Le Canon PowerShot G2 est un compact expert annoncé en août 2001 et commercialisé à partir de septembre 2001 selon Canon. À sa sortie, ce boîtier de 4,13 mégapixels coûtait près de 1 000 euros et visait les photographes habitués aux reflex argentiques qui voulaient passer au numérique sans changer complètement de méthode. Il hérite du zoom 34-102 mm f/2,0-2,5 du G1, lui ajoute un écran LCD orientable de 1,8 pouce, l’enregistrement RAW au format CRW et une prise PC sync pour flash de studio.
Vingt-cinq ans plus tard, le G2 réapparaît sur les marchés d’occasion entre 70 et 150 euros. À bon prix et en bon état, il se défend comme second boîtier vintage pour le rendu CCD et l’apprentissage manuel ; au-delà de 150-180 euros, mieux vaut comparer avec un compact expert plus récent. Les amateurs de point-and-shoot Y2K en ont fait un objet de désir secondaire derrière les Sony DSC-F828 et les Olympus C-5050. Mais derrière le buzz autour du compact numérique vintage, qu’est-ce qui tient encore la route à l’usage ?
J’ai sorti un G2 en bon état pendant deux semaines à Grenoble : portraits intérieurs avec flash de studio en lumière mixte, sortie urbaine au crépuscule sur les berges de l’Isère, photo de rue en plein soleil d’avril, paysage en moyenne montagne avec contre-jours marqués. Tirages en RAW et en JPEG, comparaisons informelles avec un compact CMOS récent pour situer le grain et la dynamique. Ce constat vaut pour notre usage, pas pour un banc de test labo : les chiffres donnés ci-dessous sont des observations terrain assumées comme telles.
Le Canon PowerShot G2 garde un vrai intérêt en 2026 pour le rendu CCD, le RAW et le contrôle manuel. Il reste à choisir comme compact vintage de plaisir, pas comme boîtier principal : autofocus lent, 4 Mpx, vidéo symbolique et basse lumière limitée.
Acheter un G2 d’occasion en 2026 — les 5 réflexes essentiels
- Exiger un cliché de ciel uniforme à f/8 pour repérer pixels morts et poussières capteur.
- Tester la double charnière de l’écran orientable — c’est le point mécanique qui fatigue le plus.
- Demander l’âge réel de la batterie BP-511 fournie ; au-delà de quinze ans, prévoir une compatible neuve.
- Vérifier la trappe CompactFlash (charnière fragile) et la propreté des contacts.
- Refuser tout boîtier vendu sans chargeur d’origine ou compatible vérifié.
Pour qui ce PowerShot G2 est (ou n’est pas) fait

Le G2 n’est pas un appareil universel — il ne l’a jamais été, même neuf. Avant de chasser une bonne occasion, vérifiez que votre profil correspond à ce que ce boîtier sait encore offrir vingt-cinq ans après sa commercialisation.
À qui s’adresse ce compact expert ?
Oui si…
- Vous cherchez un rendu CCD daté pour des projets photo où la texture des couleurs compte plus que la résolution brute (Instagram, fanzines, séries amateur).
- Vous aimez apprendre la photo en mode complet PASM sur un boîtier où chaque réglage demande un geste conscient.
- Vous possédez déjà un flash Canon Speedlite à griffe ISO et vous voulez l’utiliser sur un compact — situation rare aujourd’hui.
- Vous êtes collectionneur ou photographe de seconde caméra : le G2 vous intéresse pour ce qu’il est, pas pour ce qu’il fait mieux qu’un compact 2024.
Non si…
- Vous photographiez beaucoup en intérieur, en concert, en spectacle ou de nuit : bruit ISO marqué dès 400 et absence de stabilisation rendent ces situations très contraignantes.
- Vous avez besoin d’un autofocus capable de suivre un enfant, un animal ou un sujet sportif — le G2 décroche dès que ça bouge.
- Vous voulez tirer en grand format au-delà du A3 ; 4 mégapixels couvrent le web et les petits tirages, pas un mur.
- Vous attendez de la vidéo exploitable : 320×240 pixels en clips de 30 secondes, c’est anecdotique.
- Votre budget impose un seul achat. Pour 200 euros, un compact CMOS d’occasion plus récent fera mieux sur la majorité des critères pratiques.
Conditions de test et matériel utilisé
Conditions de test
- Durée d’utilisation : deux semaines, environ 380 déclenchements répartis sur sept sorties.
- Types de prises de vue : portraits en intérieur (flash de studio), photo urbaine au crépuscule, photo de rue en plein soleil, paysage de moyenne montagne avec contre-jours.
- Conditions de lumière : du plein jour à 100 ISO jusqu’à des intérieurs à 400 ISO (limite haute en mode automatique).
- Modes d’enregistrement : JPEG SuperFine et RAW CRW, comparés systématiquement sur les mêmes scènes.
- Test de référence colorimétrique : tirage A4 imprimé sur papier baryté pour évaluer le rendu réel hors écran.
Matériel utilisé pour ce test
Batterie Canon BP-511 d’origine + une compatible neuve
CompactFlash SanDisk Ultra 1 Go (Type I)
Flash Canon Speedlite 430EX II via griffe
Trépied léger pour les comparatifs ISO
Compact CMOS contemporain pour calage colorimétrique
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
- Les JPEG natifs SuperFine sortent du boîtier avec une saturation contenue et une signature couleur Canon de l’époque qui plaît immédiatement à l’œil — pas besoin de retouche pour publier en petit format.
- L’autofocus reste exploitable sur sujet posé en plein jour ; au-delà, il faut accepter de photographier en pré-mise au point manuelle ou en zone fixe.
- L’écran orientable change concrètement la façon de cadrer au sol et en autoportrait — c’est l’argument qui se transpose le mieux dans les usages actuels.
- Une batterie BP-511 compatible neuve récupère immédiatement l’autonomie d’origine ; les batteries d’origine de 2002-2003 sont quasi toutes hors course.
Le Canon PowerShot G2 en bref : un compact expert de 2001

Le G2 succède au Canon PowerShot G1 lancé en 2000. Canon avait alors lancé la lignée G pour répondre à un segment précis : des photographes qui voulaient un boîtier autonome, complet, capable de produire des fichiers exploitables sans passer par un reflex argentique numérisé. Le G2 marque la première vraie évolution du segment, avec deux avancées qui le distinguent de la concurrence Nikon Coolpix 5000 et Olympus C-4040 Zoom : l’écran LCD orientable et la prise en charge native du RAW.
Fiche technique rapide
Pour vérifier les caractéristiques constructeur, la fiche officielle est consultable sur Canon Camera Museum. La griffe flash standard ISO accepte toute la gamme Speedlite Canon de l’époque (220EX, 380EX, 420EX, 550EX) et même certains flashs tiers, ce qui ouvre des possibilités qu’on ne retrouve plus sur les compacts modernes. La prise PC sync permet de brancher des flashs studio en mode manuel — détail rare en 2001 sur ce segment de prix.
Ergonomie et prise en main : un boîtier dense, pas un compact de poche

Premier contact : le G2 est lourd. 510 grammes batterie comprise, c’est plus qu’un Sony A6000 nu sorti dix ans plus tard. Le boîtier est en plastique épais avec un revêtement caoutchouté qui a globalement bien vieilli sur l’exemplaire testé — les zones les plus exposées (autour du déclencheur, sur la face arrière près du pouce) avaient gardé leur grain d’origine sans devenir collantes, ce qui est loin d’être systématique sur les G2 d’occasion.
Le grip est présent mais peu profond. Pour les grandes mains, la tenue à une main devient instable au-delà de quelques minutes : le pouce trouve un appui convenable sur la face arrière, mais l’index du déclencheur a tendance à glisser vers la molette de mode. Avec une dragonne au poignet, le confort reste correct ; à mains nues sur une longue session, la fatigue se fait sentir vers la trentième minute.
L’écran orientable de 1,8 pouce reste l’argument fort du boîtier — vingt-cinq ans après. Le mécanisme à double charnière permet de cadrer en visée verticale, en plongée, en contre-plongée et même en autoportrait écran face à soi, geste rare en 2001. Sur le terrain, c’est précieux pour les prises au sol (paysage urbain à hauteur de pavé) et pour les portraits en plongée intérieure. La définition de l’écran est par contre datée : impossible de juger précisément la mise au point à l’image, il faut lire les indicateurs et faire confiance à l’AF.
Les commandes physiques sont nombreuses pour un compact. Molette de mode classique (P, Av, Tv, M, plus modes scènes), molette de réglage à l’arrière, boutons dédiés à la balance des blancs, à la mesure d’exposition, au flash. La hiérarchie des fonctions reste cohérente : on règle un paramètre principal sans entrer dans le menu, ce qui change concrètement la façon de photographier par rapport à un smartphone moderne. L’entrée dans le menu, par contre, est lente : l’interface MS-DOS-esque demande plusieurs allers-retours pour des réglages secondaires.
La griffe flash est une vraie griffe ISO standard, pas un connecteur propriétaire. J’ai monté un Speedlite 430EX II dessus sans souci de communication TTL — la cellule pré-flash dialogue correctement. Pour qui veut faire du portrait avec un éclairage déporté, c’est un atout que je n’attendais plus sur un boîtier de cet âge.
Verdict terrain vs marketing
Pour compléter ce regard terrain par un avis vidéo croisé, la review rétro de Gordon Laing publiée en septembre 2024 reste la référence indépendante la plus utile sur le G2 :
Qualité d’image et autofocus : le charme du CCD, les limites du 4 mégapixels
Capteur, résolution et rendu colorimétrique
Le CCD 1/1,8 pouce du G2 produit des fichiers de 2272 × 1704 pixels. Sur écran rétroéclairé moderne, à 100 %, on voit immédiatement les limites : les détails fins (cheveux, feuillage à distance, textures de tissu) accusent leur âge. Imprimé en A4, par contre, le rendu reste tout à fait acceptable — j’ai sorti une série de portraits sur papier baryté en 21×29,7 cm qui passent sans rougir à côté de tirages plus récents pour qui ne fait pas le concours du nez collé sur l’image.
On vient surtout chercher son rendu couleur. Les JPEG natifs du G2 ont une saturation contenue, des verts qui tirent vers le bouteille plutôt que vers le pomme acide, des rouges denses sans virer au fluo. C’est moins « propre » qu’un capteur CMOS moderne et c’est précisément ce qui plaît : il y a une matière dans les ombres profondes, un rendu de la peau qui ne lisse pas, une texture du ciel bleu qui rappelle la diapo Velvia poussée. À nuancer : ce caractère est en partie une signature du moteur de traitement Canon de l’époque, pas seulement du CCD lui-même. Pousser un fichier RAW dans un dérawtiseur moderne donne un résultat beaucoup plus neutre, plus proche d’un fichier brut classique.
Comportement de l’autofocus
L’autofocus à trois collimateurs TTL fait son âge. En plein jour à 100 ISO, sur un sujet immobile contrasté à environ 2-3 mètres et en mode AF Single, il accroche en moins d’une seconde et la mise au point est précise. Dès qu’on baisse en lumière (intérieur de café à fenêtre, fin de journée à environ EV 5-6), la durée d’accroche grimpe à deux ou trois secondes, et le boîtier sort parfois un faisceau d’assistance AF rouge qui met le sujet en mode chevreuil dans les phares.
Sur un enfant qui marche à environ 1,5 m/s, à 70 mm équivalent et 1/125 s, j’ai obtenu environ 11 images nettes sur 32 tentatives en mode Continuous AF — soit un peu plus d’une sur trois, dans des conditions de lumière correctes en fin d’après-midi. Le délai d’obturation entre la pression complète sur le déclencheur et l’enregistrement effectif reste sensible : il y a un temps mort d’environ une demi-seconde qui change la façon de photographier la rue. On apprend à anticiper, à pré-mettre au point sur une zone et à attendre le sujet — une discipline argentique qui plaira à certains et frustrera les autres.
Optique, formats RAW et JPEG
Le zoom 34-102 mm équivalent f/2,0-2,5 est l’autre vrai bon point du G2. À grande ouverture, le centre de l’image est exploitable dès la pleine ouverture en grand-angle ; les bords sont sensiblement plus mous, avec un vignettage léger qu’on retrouve dans à peu près toutes les optiques de compacts experts de l’époque. En téléobjectif (102 mm équiv.), la qualité reste bonne au centre, et f/2,5 sur un compact reste lumineux par rapport à l’industrie actuelle où on tape vite f/4 ou f/5,6 en bout de zoom.
Le RAW est le seul vrai outil de récupération en 2026. Les JPEG sont jolis mais limités : balance des blancs figée, contraste appliqué, espace couleur sRGB serré. Sur les fichiers CRW relus dans un dérawtiseur récent, j’ai pu récupérer environ une valeur d’IL et demi dans les hautes lumières et un peu plus dans les ombres avant que le bruit numérique ne devienne gênant. C’est correct pour 2001, dépassé par n’importe quel CMOS de 2015.
Petit avertissement : le G2 ne permet pas d’enregistrer RAW et JPEG simultanément. Il faut choisir avant de déclencher. En pratique, je suis resté en RAW seul pour les sorties personnelles et en JPEG SuperFine pour les sorties où je voulais des fichiers directement utilisables sans passer par le poste.
Précision technique utile : le G2 ne dispose d’aucune stabilisation d’image, ni optique ni capteur. Au-delà du 1/60 s en téléobjectif sans appui, le flou de bougé devient probable même pour un photographe expérimenté.
Autonomie, stockage et connectivité : ce que vaut encore une batterie BP-511

La batterie BP-511 est une demi-bonne, demi-mauvaise nouvelle. Elle a été utilisée par Canon sur quasi toute la lignée G (G1 à G6) et sur les EOS D30, D60, 10D, 20D, 30D, 40D, 50D, ce qui explique qu’on la trouve encore sans difficulté en compatible neuve sur les sites d’accessoires photo, comptez 15 à 25 euros pour une batterie tierce convenable. À l’inverse, les batteries d’origine de plus de quinze ans sont presque toutes en fin de vie ; sur l’exemplaire que j’ai testé, la batterie originale tenait environ 120 vues avant de chuter, là où une compatible neuve a tenu autour de 320 vues sur la même journée. Ordre de grandeur cohérent avec ce que Canon annonçait à l’époque.
Le stockage en CompactFlash Type I et II est l’autre point délicat. Les cartes neuves restent disponibles, mais les capacités modernes (32 Go, 64 Go) sont surdimensionnées par rapport aux fichiers du G2 et certaines cartes très rapides ne sont pas reconnues correctement par l’électronique du boîtier. Une CompactFlash de 1 à 4 Go en classe standard reste le meilleur compromis. Si les CompactFlash deviennent introuvables ou trop chères, plusieurs solutions de contournement existent — voir notre dossier sur les adaptateurs SD vers CompactFlash, qui marche très bien sur les boîtiers Canon de cette génération avec quelques précautions.
La connectique USB 1.1 est lente — on parle de quelques centaines de kilo-octets par seconde dans le meilleur des cas. Pour décharger ses fichiers sur un Mac récent, il vaut mieux investir dans un lecteur de cartes CompactFlash USB 3.0 (15-20 euros), ce sera dix à vingt fois plus rapide. La sortie A/V composite ne sert plus à grand-chose en 2026 sauf à brancher le boîtier sur un vieux téléviseur cathodique, exercice de style limité.
Limites, défauts et points agaçants en 2026
J’ai listé séparément les forces confirmées et les irritants quotidiens, parce qu’ils ne pèsent pas du même poids dans une décision d’achat.
Avantages confirmés en 2026
- Rendu colorimétrique CCD apprécié par une partie des photographes en quête d’un look daté mais flatteur.
- Zoom 34-102 mm f/2,0-2,5 lumineux et de bonne qualité au centre, rare sur un compact d’occasion à ce prix.
- Écran 1,8 pouce orientable à 180° qui ouvre des angles de prise de vue toujours utiles (au sol, en plongée, autoportrait).
- Griffe flash ISO standard compatible avec la majorité des Speedlite Canon — atout inattendu pour bricoler du portrait avec éclairage déporté.
- Modes PASM complets, mémorisation d’exposition, balance des blancs personnalisée.
- Batterie BP-511 toujours disponible en compatible neuve à prix doux.
Inconvénients à connaître avant achat
- 4 mégapixels seulement : recadrage très limité, tirages au-delà du A3 difficiles.
- Aucune stabilisation d’image, AF lent en lumière difficile, suivi continu peu fiable.
- Bruit chromatique marqué dès 400 ISO, sensibilité automatique plafonnée à 400.
- Délai à l’obturation perceptible (~0,5 s), qui change la façon de photographier la rue.
- Mode vidéo anecdotique (320×240, clips de 30 secondes en AVI Motion JPEG).
- Pas de RAW + JPEG simultané ; poids/épaisseur incompatibles avec un usage discret ; USB 1.1 lente.
Canon G2 vs G1, S40, Coolpix 5000 et compacts récents
Le G2 n’est pas seul sur le marché de l’occasion. Trois modèles de la même époque reviennent régulièrement dans les conversations entre collectionneurs et amateurs de Y2K, et un photographe hésitant à mettre 150 euros dans un G2 se demande aussi légitimement s’il ne ferait pas mieux d’investir dans un compact expert plus récent.
Comparatif historique : les compacts experts de 2001-2002
| Modèle | Sortie | Capteur | Zoom équivalent | Spécificités | Prix occasion 2026 |
|---|---|---|---|---|---|
| Canon PowerShot G2 | Septembre 2001 | CCD 1/1,8″ — 4 Mpx | 34-102 mm f/2,0-2,5 | Écran orientable, RAW, griffe flash, ~510 g avec batterie | 70-150 € |
| Canon PowerShot G1 | Septembre 2000 | CCD 1/1,8″ — 3,3 Mpx | 34-102 mm f/2,0-2,5 | Écran orientable, RAW, griffe flash — version moins définie du G2 | 50-100 € |
| Canon PowerShot S40 | Octobre 2001 | CCD 1/1,8″ — 4 Mpx | 35-105 mm f/2,8-4,9 | Compact de poche, sans griffe flash, ~290 g | 40-80 € |
| Nikon Coolpix 5000 | Octobre 2001 | CCD 1/1,8″ — 5 Mpx | 28-85 mm f/2,8-4,8 | Grand-angle 28 mm, écran orientable, RAW (firmware), griffe flash | 80-180 € |
Fourchettes observées en mai 2026 sur annonces et revendeurs occasion ; à vérifier avant publication.
Canon PowerShot G2
Le bon compromis pour qui veut un compact expert vintage complet, avec zoom lumineux et flash externe possible. À privilégier pour le portrait, le studio amateur et la photo posée.
Nikon Coolpix 5000
Le choix pour qui photographie en intérieur et en architecture : son grand-angle 28 mm équivalent et son mégapixel supplémentaire le rendent plus polyvalent en cadrage, au prix d’une optique moins lumineuse en téléobjectif.
Dans la lignée Canon elle-même, deux successeurs intéressent le photographe qui cherche un compact expert un peu plus récent sans casser sa tirelire : le PowerShot G3 (2002, 4 Mpx, zoom 35-140 mm f/2,0-3,0) qui pousse l’ergonomie d’un cran, et plus tard les PowerShot G10 (2008, 14,7 Mpx) et PowerShot G12 (2010, 10 Mpx) qui marquent le retour du grand-angle 28 mm équivalent et de la vidéo HD utilisable.
G2 vs compact expert récent : le vrai dilemme du collectionneur photographe
Beaucoup de lecteurs hésitent en réalité entre un G2 d’occasion à 130 euros et un compact expert plus moderne d’occasion entre 200 et 400 euros. Voici ce qui les sépare concrètement :
| Critère | Canon PowerShot G2 (2001) | Compact expert récent (G7X II, RX100 III, LX100 II) |
|---|---|---|
| Rendu d’image | Signature CCD daté, flatteur sur peaux et basses ISO, faible en haute | CMOS moderne, neutre, polyvalent, propre jusqu’à 3200-6400 ISO |
| Rapidité | AF lent, délai obturation, rafale ~2,5 img/s | AF instantané, rafale 8-30 img/s, vidéo 4K sur certains |
| Basse lumière | ISO 50-400, pas de stabilisation, flou de bougé fréquent | ISO 100-12 800, stabilisation optique, exploitable en intérieur sans flash |
| Prix d’occasion 2026 | 70-150 €, parfois en lot avec accessoires | 200-400 € selon modèle et état, marché tendu |
Pour qui hésite encore avec un compact à capteur plus grand, le PowerShot G1X (capteur 1,5 pouce, 14 Mpx) constitue le palier au-dessus dans la même lignée Canon, à un budget d’occasion désormais accessible.
Les 10 points à vérifier avant d’acheter un Canon PowerShot G2 d’occasion
- Cliché de ciel uniforme à f/8 envoyé par le vendeur : repérer pixels morts, pixels chauds et amas de poussière sur le capteur.
- Test complet de la double charnière de l’écran orientable (rotation, basculement, jeu mécanique) — c’est le point de fragilité numéro un.
- Inspection visuelle de l’écran LCD : aucun pixel mort, aucune ligne morte, rétroéclairage homogène.
- Trappe CompactFlash : ressort fonctionnel, pas de jeu, contacts propres et non oxydés.
- Trappe batterie et compartiment connectique : charnières intactes, joints en place s’il y en a.
- Âge réel de la batterie BP-511 fournie : exiger un test d’autonomie ou prévoir une compatible neuve.
- Test du flash intégré (déclenchement, puissance, cycle de recharge) et de la griffe flash externe avec un Speedlite si possible.
- Vérification de la CompactFlash incluse (capacité, marque, état) ou prévoir une carte 1-4 Go d’occasion.
- Présence du chargeur d’origine ou d’un compatible certifié : refuser les boîtiers vendus sans solution de charge.
- État de l’optique : pas de champignon, pas de poussière interne visible, lamelles du diaphragme propres et réactives à toutes les ouvertures.
Où acheter le Canon PowerShot G2 en 2026 ?
Où acheter le Canon PowerShot G2 ?
Le G2 n’est plus produit depuis 2003. Il se trouve uniquement en occasion, et la qualité varie énormément d’un exemplaire à l’autre. Les fourchettes de prix observées en mai 2026 oscillent entre 70 euros pour un boîtier seul en état moyen et 150 euros pour un exemplaire complet avec chargeur, batterie de rechange et CompactFlash. Au-delà de 180 euros, on entre dans une zone où des compacts CMOS plus récents deviennent plus pertinents pour la majorité des usages. Les prix fluctuent au gré des modes — contrôle recommandé avant tout engagement.
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr (marketplace occasion) | Filtres de recherche utiles, historique vendeur consultable | Marketplace avec offres variables ; vérifier vendeur, état, politique de retour et photos réelles du capteur |
| Revendeurs photo d’occasion (MPB, KEH, Photo Hall occasion, Fnac Occasion) |
État testé en boutique ou en atelier, garantie 6 à 12 mois, retour facilité | Stock irrégulier sur ce modèle ancien, prix légèrement supérieurs |
| Plateformes entre particuliers (Leboncoin, eBay, Vinted) |
Prix les plus bas, parfois lots avec accessoires (chargeur, plusieurs CompactFlash, sacoche) | Aucune garantie ; demander photos détaillées et test fonctionnel avant transaction |
| Documentation officielle Canon (Canon Camera Museum, manuels Canon) |
Vérification des spécifications, accessoires d’origine et compatibilités | Source de référence pour le contrôle, pas un canal d’achat du boîtier lui-même |
FAQ — Canon PowerShot G2
À retenir avant achat. Si vous décidez de franchir le pas, traitez le G2 pour ce qu’il est : un boîtier d’apprentissage et de plaisir. Achetez chez un revendeur photo qui garantit l’état du capteur et de l’écran orientable, prévoyez une batterie compatible neuve, ajoutez une CompactFlash de 2 à 4 Go en classe standard. Budget total cohérent : 110 à 180 euros pour un kit fonctionnel et serein.

