Le Canon PowerShot G5, lancé en juin 2003, appartient à une époque où les compacts experts cherchaient à offrir aux passionnés une alternative sérieuse au reflex débutant. Capteur CCD 1/1,8″ de 5 Mpx, zoom 35–140 mm équivalent ouvrant de f/2,0 à f/3,0, viseur optique de complément, mode RAW, griffe porte-flash : la promesse était claire — un compact à vraies manettes, pas un point-and-shoot habillé en boîtier technique.
Vingt-trois ans plus tard, la question n’est plus la même. Le G5 ne se trouve plus que d’occasion, dans une fourchette qui tourne souvent entre 60 et 180 € selon l’état du capteur et l’usure de l’obturateur. La concurrence du smartphone a redéfini le standard de la photo « facile », et même les compacts récents à capteur 1″ embarquent quatre fois la résolution pour une fraction du temps de réponse. Pourtant, dans certains usages précis — portrait studio amateur, photo de rue en plein jour, apprentissage du manuel sans la complexité d’un hybride moderne — ce vieux Canon a encore une voix au chapitre.
Ce test terrain a été mené sur deux semaines avec un exemplaire d’occasion. Sorties paysage en banlieue, séance portrait en intérieur sous lumière fenêtre, photo de rue dans le 18ᵉ arrondissement, court voyage de quatre jours en Bretagne intérieure — le boîtier est passé entre nos mains dans des contextes de lumière très variés, du grand soleil de fin d’été aux plafonds bas et plombés d’une journée bretonne sous crachin.
Comme appareil photo compact 5 Mpx, le G5 appartient à une génération où la résolution comptait moins que les commandes manuelles et la qualité du rendu JPEG. En 2026, la vraie question est plus concrète : dans quelles conditions ce vieux compact donne-t-il encore une image intéressante, et quand vaut-il mieux passer son chemin ?
Compact expert solide à manipuler pour la photo de jour ou en lumière contrôlée, le PowerShot G5 garde un intérêt comme deuxième boîtier ou pour apprendre le manuel à petit budget en occasion. Son capteur CCD 5 Mpx plafonne dès 400 ISO et la vidéo VGA ne sert plus à rien. À fuir pour la basse lumière exigeante.
Quelle fiche technique retenir avant d’acheter un Canon PowerShot G5 ?

Avant tout le reste, voici les caractéristiques utiles à garder en tête. Données issues de la fiche technique DPReview et de la documentation Canon de l’époque.
| Capteur | CCD 1/1,8″ — 5 Mpx effectifs |
| Zoom optique | 35–140 mm équivalent (4×) |
| Ouverture | f/2,0 (grand-angle) à f/3,0 (téléobjectif) |
| Sensibilité | ISO 50–400 (utile jusqu’à 200 selon nos prises) |
| Stockage | CompactFlash type I / II uniquement |
| Vidéo | 320 × 240 px — séquences plafonnées à 3 minutes |
| Viseur | Optique galiléen avec correcteur dioptrique |
| Écran | 1,8″ — 118 000 px — orientable toutes directions |
| Batterie | BP-511A (compatible avec les reflex Canon EOS de l’époque) |
| Poids | 410 g sans accessoires, environ 480 g batterie + carte |
| Tropicalisation | Non — aucun joint, à protéger des intempéries |
| Statut | Plus produit ni distribué neuf — référencé « retired » par Canon |
Pour qui ce boîtier est fait — et pour qui il ne l’est pas
En une phrase : le G5 vise aujourd’hui un photographe en occasion à petit budget, qui veut un boîtier à manettes pour la photo de jour et l’apprentissage du manuel. Pour la basse lumière, la vidéo ou la photo opportuniste rapide, mieux vaut chercher ailleurs.
À qui s’adresse ce boîtier ?
Oui si…
- Vous cherchez un compact d’occasion à moins de 150 € avec une vraie ergonomie de boîtier (molettes, hot shoe, viseur optique).
- Votre pratique principale est la photo de jour, le portrait posé en lumière contrôlée ou la photo de rue ensoleillée.
- Vous voulez apprendre le mode manuel sur un boîtier construit, sans investir dans un reflex ou un hybride.
- Vous appréciez le rendu CCD particulier — couleurs un peu denses, micro-contraste mat — propre aux compacts du milieu des années 2000.
- Vous avez déjà un sac plein d’accessoires Canon de cette génération (cartes CF, Speedlite TTL, batteries BP-511A) que vous voulez recycler — par exemple un boîtier reflex EOS 20D ou 5D Mark II qui partage la même batterie.
Non si…
- Vous photographiez régulièrement en intérieur sombre ou en lumière mixte sans pouvoir poser de flash.
- Vous attendez une image exploitable au-delà de 400 ISO pour autre chose qu’un usage web très toléré.
- La vidéo fait partie de votre pratique, même occasionnellement.
- Vous avez besoin de Wi-Fi, de transfert smartphone ou de tout autre confort de connectivité moderne.
Méthodologie de test : ce que nous avons vraiment fait
La fiche technique d’un boîtier de 2003 se trouve facilement. Ce qui se trouve plus rarement, c’est ce que ce boîtier donne aujourd’hui, dans des conditions concrètes, avec des fichiers ouverts sur un écran de 2026. Nos mesures valent pour cet exemplaire d’occasion, avec ses deux batteries d’âges différents et ses cartes CompactFlash 8 Go — pas pour toute la production du G5.
Conditions de test
- Durée totale : 2 semaines de prise en main, en moyenne deux à trois sorties par semaine.
- Contextes : photo de rue à Montmartre par temps mitigé, portrait en intérieur sous lumière fenêtre nord, paysage côtier en Bretagne sous crachin, déclenchement nocturne urbain à très haute sensibilité (test-limite).
- Lumière : du grand soleil de fin d’été à un intérieur très sombre (lampe halogène d’appoint). Les lux relevés au posemètre servent ici de repère d’ambiance, pas de mesure laboratoire.
- Comparaison parallèle : un Canon PowerShot G7 X Mark III a été emmené sur les mêmes scènes pour mesurer l’écart générationnel (capteur 1″, 20 Mpx, autofocus moderne).
Matériel utilisé pour ce test
Le sac de test
Batterie BP-511A d’origine + 1 batterie tierce récente
2 cartes CompactFlash 8 Go (lecture rapide)
Trépied Manfrotto léger
Flash externe Canon Speedlite (utilisé ponctuellement)
Canon PowerShot G7 X Mark III (référence comparative)
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain

Quatre observations courtes, chacune rattachée à un contexte précis. Elles forment l’ossature du verdict : ce sont les moments où le G5 a tenu — ou pas.
Constat 1 — L’ergonomie en photo de rue
À Montmartre, sous un ciel mitigé, l’écran articulé pivoté à hauteur de hanche permet de cadrer discrètement sans porter le boîtier à l’œil. Le bouton FUNC accessible au pouce permet de changer ouverture et compensation d’exposition sans recadrer. C’est là que le G5 garde un intérêt réel face à un compact tactile récent où ces gestes demandent deux ou trois taps.
Constat 2 — La sensibilité utile
En intérieur sous lumière fenêtre nord, sur un portrait posé à f/2,8, les fichiers à 100 ISO restent propres. À 200 ISO, le grain commence à s’imposer dans les ombres ; à 400 ISO, le bruit chromatique devient gênant sur les tons médians. Au-delà, la sensibilité affichée par le boîtier ne change pas le fond : c’est inutilisable pour autre chose qu’un effet recherché.
Constat 3 — Le viseur optique en plein soleil
Sur la côte du Goëlo, le passage du couvert à un ensoleillement vif rendait l’écran arrière difficile à juger. Bascule à l’œil sur le viseur optique : on continue à shooter sans plier l’écran. Sur notre exemplaire, écran éteint la plus grande partie d’une demi-journée, l’autonomie a nettement progressé — la mesure exacte dépendra de l’âge de votre BP-511A.
Constat 4 — Le RAW CRW en post-production
Le fichier RAW propriétaire CRW reste ouvert sans bidouille par Lightroom Classic et Capture One. En portrait sous lampe halogène, qui faisait virer la balance des blancs vers le jaune-orangé en sortie de boîtier, la neutralisation en post a sauvé plusieurs fichiers. Au tirage 20 × 30 cm, c’est exploitable. Au-delà, on commence à voir les limites du capteur 5 Mpx dans les microdétails.
Ce qui fonctionne encore très bien sur le terrain
Les quatre points ci-dessous sont les raisons concrètes d’envisager le G5 d’occasion en 2026 — pas une liste de qualités générales mais des atouts vérifiés sur cet exemplaire.
Une ergonomie qui a très peu vieilli

Le grip du G5 est suffisamment marqué pour tenir l’appareil à une main pendant une session de rue d’une heure sans crispation. La molette de mode reste cliquante et précise — sur notre exemplaire, elle n’avait pas de jeu et la trappe CompactFlash fermait encore franchement, deux points à vérifier sur tout exemplaire d’occasion. La molette de réglage en façade et le bouton FUNC accessible au pouce permettent de changer ouverture, ISO et mode de mesure sans quitter le viseur du regard, ce qui n’est pas commun dans cette gamme historique.
L’écran articulé orientable de 1,8″ reste petit selon les standards actuels — mais il pivote dans toutes les directions, ce qui rend la prise de vue à hauteur de hanche ou en contre-plongée beaucoup plus confortable que sur la plupart des compacts modernes à écran fixe. Pour replacer le G5 dans la lignée Canon, notre test du PowerShot G10 montre comment Canon a fait évoluer cette logique d’écran orientable dès 2008, avec un capteur 14 Mpx déjà plus moderne mais aussi plus « lissé » dans le rendu.
Un rendu CCD qui plaît encore
Le capteur CCD 1/1,8″ de 5 Mpx produit, à basse sensibilité (50–100 ISO), une image qui ne ressemble pas à celle d’un capteur CMOS récent. Le micro-contraste est plus mat, les transitions dans les hautes lumières se font plus douces, et les couleurs — surtout les verts profonds et les bleus de fin d’après-midi — gardent une densité que beaucoup de compacts contemporains lissent. Lors d’une sortie paysage en lumière de fin d’après-midi sur la côte du Goëlo, plusieurs fichiers en sortie de boîtier n’ont pratiquement pas eu besoin de retouche couleur.
Attention cependant : ce rendu n’est pas une formule magique. Il fonctionne dans une fenêtre de luminosité étroite, idéalement entre l’heure dorée et un ciel couvert lumineux. En plein soleil dur, le G5 grille les hautes lumières assez vite, et la dynamique du capteur ne pardonne aucune surexposition.
Le viseur optique : rare et utile
Le viseur optique du G5 est petit, parallaxé et ne couvre pas la totalité du cadre — défauts connus des viseurs galiléens de compacts. Mais il existe, ce qui devient rarissime dans cette gamme. En plein soleil de midi, quand l’écran arrière devient illisible, on bascule à l’œil et on continue la séance. C’est aussi un atout pour préserver l’autonomie : viseur ouvert + écran éteint, sur notre exemplaire l’autonomie a clairement progressé sur une demi-journée — à mesurer sur votre batterie, car l’âge des BP-511A change tout.
Le mode RAW (CRW) : encore exploitable
Le G5 enregistre en RAW au format propriétaire CRW de Canon. Lightroom Classic et Capture One reconnaissent encore ce format sans plug-in spécifique. Cela ouvre la possibilité de récupérer des hautes lumières grillées sur le JPEG en sortie de boîtier, et surtout de neutraliser la balance des blancs en post-traitement, ce qui est utile sous éclairage tungstène où le G5 a une nette tendance à tirer sur le jaune-orangé. La latitude d’exposition reste modeste, contrainte par les seulement 5 Mpx d’information : sur des fichiers destinés au web ou à un tirage 20 × 30 cm, c’est exploitable, au-delà ça craque.
Limites, défauts et points franchement agaçants

En une phrase : le G5 plafonne dès 400 ISO, ne tient pas en vidéo moderne, n’offre aucune connectivité et son autofocus contrasté hésite en lumière faible. Voici le détail.
Avantages
- En photo de rue à hauteur de hanche, l’écran orientable et le bouton FUNC font gagner du temps là où un compact tactile récent demande deux ou trois taps.
- Rendu CCD à basse sensibilité, plaisant et peu lissé, avec une bonne tenue dans les bleus profonds et les verts naturels.
- Mode RAW (CRW) toujours reconnu par Lightroom Classic et Capture One.
- Construction métallique sérieuse — sur notre exemplaire, la molette de mode n’avait pas de jeu et la trappe CompactFlash fermait encore franchement après plus de vingt ans.
- Hot shoe TTL fonctionnel avec les Speedlite Canon de l’époque, utile pour la photo intérieur posée.
Inconvénients
- Capteur 5 Mpx 1/1,8″ exploitable jusqu’à 200 ISO, dégradé visiblement à 400 ISO, inutilisable au-delà sans intention créative.
- Autofocus contrasté lent et hésitant en lumière faible : une à deux secondes pour accrocher sur un visage à f/2 sous lampe halogène, contre une fraction de seconde sur un G7 X Mark III dans les mêmes conditions.
- Vidéo VGA 320 × 240 px plafonnée à 3 minutes par séquence : anecdotique en 2026.
- CompactFlash uniquement : aucune carte SD compatible.
- Aucune connectivité moderne : pas de Wi-Fi, pas de Bluetooth, transfert par port USB 1.1 ou lecteur de carte externe obligatoire.
- Écran arrière de 1,8″ : suffisant pour cadrer, insuffisant pour vérifier la netteté à l’image.
- Poids d’environ 480 g batterie comprise : conséquent pour un compact de cette taille.
Verdict terrain vs marketing
Verdict terrain vs marketing
Ce que les anciens tests mesuraient déjà — et ce qui compte en 2026
La revue DPReview de 2003 documentait trois points qui restent vrais aujourd’hui, et qu’on retrouve à l’usage. Premièrement, le bruit qui grimpe vite dès qu’on dépasse 100 ISO. Deuxièmement, des aberrations chromatiques visibles dans les zones de très fort contraste — typiquement un ciel blanc derrière des branches d’arbre, où apparaît un liseré violet (purple fringing) sur les bords. Troisièmement, un démarrage long et un délai d’écriture RAW notable, qui obligent à anticiper le déclenchement.
Ce que ça change en 2026 : ces défauts qui étaient acceptables face à la concurrence de l’époque deviennent rédhibitoires pour qui photographie aussi avec un smartphone ou un hybride moderne. La latence d’écriture RAW interdit la photo opportuniste. Le purple fringing sur les contre-jours demande une étape de correction systématique en post. Et la montée en bruit limite vraiment la fenêtre d’usage à la photo de jour ou en lumière franche.
Comparatif rapide : G5 vs alternatives pertinentes en 2026
En une phrase : à budget équivalent ou légèrement supérieur, voici ce que l’on gagne ailleurs et ce que l’on perd au passage. Le G5 garde un intérêt sur le rendu CCD et l’ergonomie à manettes, mais perd partout ailleurs face à des boîtiers plus récents.
| Modèle | Capteur | Viseur | Vidéo | Point fort | Limite | Profil idéal |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canon PowerShot G5 (2003) | CCD 1/1,8″ — 5 Mpx | Optique galiléen | VGA 320 × 240 | Rendu CCD à basse sensibilité, ergonomie à manettes | Plafond 400 ISO, pas de connectivité | Apprentissage manuel, photo de jour, petit budget occasion |
| Canon PowerShot G10 (2008) | CCD 1/1,7″ — 14,7 Mpx | Optique zoomant | VGA 640 × 480 | Résolution généreuse, grand-angle 28 mm | Bruit ISO encore marqué, pas de RAW rapide | Compact expert vintage légèrement plus moderne |
| Canon PowerShot G9 X Mark II (2017) | CMOS 1″ — 20 Mpx | Aucun | Full HD 1080p | Très compact, autofocus rapide, Wi-Fi | Pas de viseur, écran fixe | Compact pocket pour usage opportuniste moderne |
| Fujifilm X10 (2011) | EXR 2/3″ — 12 Mpx | Optique zoomant | Full HD 1080p | Look rétro, viseur optique zoomant, capteur plus généreux | Format EXR particulier en RAW | Compact expert d’occasion vintage avec une vraie qualité d’image |
| Smartphone récent haut de gamme | Capteurs multiples computationnels | Aucun | 4K HDR | Polyvalence totale, partage immédiat | Pas d’ergonomie photo, contrôles tactiles | Photo opportuniste de tous les jours |
Canon PowerShot G5 (2003, occasion ~80–180 €)
Ergonomie boîtier complète, viseur optique, écran articulé, mode RAW. Capteur 5 Mpx limité à 400 ISO utile. Vidéo anecdotique. Pour la photo posée de jour et l’apprentissage du manuel, à petit budget.
Canon PowerShot G9 X Mark II (2017, ~350–450 €)
Capteur 1″ de 20 Mpx, autofocus rapide, Wi-Fi, vidéo Full HD. Boîtier très fin, sans viseur, écran tactile fixe. Plus compact, plus moderne, mais ergonomie moins « photographe ».
Prix indicatif Canon G9 X Mark II : 819,00 € (susceptible d’évoluer selon les vendeurs).
Pour une comparaison avec un compact APS-C plus haut de gamme, le PowerShot G1 X Mark III illustre une autre direction : capteur APS-C 24 Mpx, format optique très différent et tarif sans commune mesure avec celui d’un G5 d’occasion.
Côté concurrence vintage, le Fujifilm X10 joue dans la même catégorie « compact expert d’occasion », avec un capteur EXR 2/3″ plus récent (2011) et un viseur optique zoomant. Pour qui cherche un compact à manettes au look rétro avec une qualité d’image supérieure au G5, c’est aujourd’hui une alternative plus pertinente que le Canon de 2003 lui-même.
Et si le budget n’est pas la question, le Fujifilm X100VI représente l’ambition contemporaine du compact expert — capteur APS-C 40 Mpx, viseur hybride, stabilisation : c’est la version 2026 de l’idée que défendait le G5 en 2003, deux ordres de grandeur de prix au-dessus.
Et le smartphone, dans tout ça ?
Pour la photo opportuniste de tous les jours, un smartphone récent enterre le G5 : meilleur autofocus, vraie 4K, basse lumière exploitable, partage immédiat. Le G5 n’a d’intérêt que là où le smartphone se fait dépasser — tenue en main pour des sessions longues, vraies molettes, mode RAW non-computationnel, et le plaisir, plus subjectif, d’un boîtier qui ressemble à un appareil photo. Pour qui cherche cette expérience aujourd’hui sans la contrainte du capteur 5 Mpx, voir notre test du PowerShot G7 X Mark III, qui propose la même logique de compact à manettes avec un capteur 1″ beaucoup plus capable.
Où acheter un Canon PowerShot G5 en 2026
En une phrase : le G5 ne se vend plus neuf depuis longtemps. Canon le référence comme produit retiré, l’achat se fait exclusivement d’occasion, avec quelques précautions de base à respecter.
Les canaux à connaître
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr | Vendeurs tiers occasion, retours possibles selon vendeur. | Disponibilité très irrégulière, vérifier l’état décrit. |
| Plateformes pro d’occasion (MPB, Fnac Occasion) | Garantie 6 à 12 mois, état du capteur et de l’obturateur testé, descriptif technique honnête. | Tarifs un peu plus élevés que sur eBay particulier, sécurité comprise. |
| Revendeurs photo spécialisés (Phox Occasion, Camara, photographes locaux) | Possibilité de tester en boutique, conseil sur l’état réel, reprise éventuelle. | Stocks rares, attendre que l’exemplaire revienne en vente. |
| Site officiel Canon (canon.fr) | Référence pour les compacts actuels (G7 X III, G5 X II) et confirmation du statut retiré du G5. | Le G5 n’y est plus distribué. |
Les prix d’occasion fluctuent surtout selon l’état, les accessoires fournis et la présence d’une batterie récente. Une vérification minimale avant achat reste la même : photographier un mur uni à 100 ISO pour repérer pixels morts ou poussières internes, écouter le zoom se déployer (un grincement anormal trahit un mécanisme fatigué), vérifier que la trappe CF ferme franchement et que l’appareil ne coupe pas brutalement à pleine batterie.
FAQ — Questions fréquentes sur le Canon PowerShot G5
Réponses courtes et autonomes, formatées pour répondre aux requêtes les plus fréquentes sur le G5.
Conclusion : protocole d’achat et profils gagnants
Vingt-trois ans après sa sortie, le Canon PowerShot G5 ne joue plus dans la même catégorie que les compacts récents. Mais le juger en 2026 sur les critères de 2026 reviendrait à juger un Pentax MX argentique sur ceux d’un hybride moderne.
Les appareils récents font mieux presque partout. Le G5 garde surtout son intérêt dans la prise en main, le rendu CCD à basse sensibilité et l’apprentissage du manuel sur un boîtier construit. Trois profils tirent vraiment parti de ce boîtier en occasion : l’étudiant photo qui veut apprivoiser le manuel sans investir dans un reflex ; le possesseur d’un reflex Canon EOS de l’époque qui peut recycler ses BP-511A et ses Speedlite ; le passionné qui cherche un compact rétro à rendu CCD comme deuxième boîtier d’appoint.
Pour notre test du PowerShot D30, nous avions déjà documenté des limites comparables sur la gamme Canon compact d’avant 2015 — autonomie modeste, plage ISO étroite, montée du bruit dès les ombres. Ces traits ne sont pas propres au G5 : c’est là que les capteurs 1″ ont changé la donne, à partir de 2014–2015. Avant cela, on faisait avec.
Check-list d’inspection avant achat occasion

Avant de valider l’achat d’un G5 d’occasion, vérifier point par point :
- Zoom : déploiement silencieux, pas de grincement ni de bruit anormal au passage entre les focales.
- Écran articulé : charnière sans jeu, l’écran s’oriente proprement dans toutes les directions.
- Trappe CompactFlash : fermeture franche, pas de jeu, pas de jeu latéral à l’insertion d’une carte.
- Capteur : photographier un mur uni à 100 ISO en plein jour, ouvrir le fichier sur un grand écran, repérer les éventuels pixels morts ou taches de poussière internes.
- Batterie : demander l’âge de la BP-511A fournie. Une batterie d’origine de plus de quinze ans est presque toujours fatiguée — prévoir 15 à 25 € pour une batterie tierce récente.
- Chargeur d’origine : sa présence évite d’en racheter un séparément.
- Carte CompactFlash : sa présence est un plus, sinon prévoir l’achat séparé (plus rare aujourd’hui).
- Pixels morts au déclenchement : faire une photo capuchon fermé en pose longue, repérer les pixels « chauds » qui apparaissent en couleur sur le fond noir.
- Continuité d’alimentation : vérifier que l’appareil ne coupe pas brutalement à pleine batterie (signe de carte mère fatiguée).

