Le Fujifilm XF10 fait partie de ces compacts qui restent dans les radars longtemps après leur sortie. L’idée de départ, en 2018, avait de quoi séduire : glisser dans une poche un capteur APS-C de 24,2 mégapixels associé à un vrai 28 mm équivalent, avec la patte couleur Fujifilm. Sur le papier, le compromis tenait. Dans le sac d’un photographe en 2026, la question n’est plus la même.
Le boîtier n’est plus produit. Il faut désormais le chercher en occasion, dans un marché où les références ont bougé : Ricoh GR III HDF, Canon G7 X Mark III, sans parler des X100V et X100VI qui ont ré-installé Fujifilm tout en haut du segment compact expert. Le XF10 ne se compare plus à ce qu’il était en 2018. Il se compare à ce qu’on peut acheter en plus ou à la place, sept ans plus tard.
Quelques points concrets restent à son crédit : un encombrement franchement minimal, un objectif fixe 18,5 mm f/2.8, un obturateur central très silencieux, un écran tactile qui simplifie le déclenchement à une main, des JPEG agréables sans retouche, et un net cran au-dessus du smartphone dès que la lumière tombe. D’autres points pèsent lourd à l’usage : pas de viseur, écran fixe, vidéo 4K plafonnée à 15 i/s, autofocus qui hésite en intérieur sombre. Pour un compact universel, nerveux, confortable en toutes circonstances, ce n’est pas ce boîtier.
La décision se joue surtout sur trois points : accepter le 28 mm fixe, acheter au bon prix, et ne pas attendre d’un XF10 la réactivité d’un compact expert récent.
Verdict express
Le XF10 reste un compact APS-C séduisant pour la photo de rue, le voyage léger et les JPEG Fujifilm sortis du boîtier — à condition d’accepter le 28 mm fixe et un appareil simple. Trois limites à intégrer : pas de viseur, autofocus daté en basse lumière, vidéo 4K bridée à 15 i/s. Achat d’occasion réfléchi uniquement.
Le bon seuil de décision se situe autour de 720–740 € en occasion contrôlée chez un revendeur sérieux. Au-delà de 800 €, le Ricoh GR III neuf devient une alternative à examiner sérieusement (dernier contrôle éditorial : avril 2026 — prix indicatifs susceptibles d’évoluer).
À qui s’adresse le Fujifilm XF10 — et à qui non ?

À qui s’adresse ce compact en 2026 ?
Oui si…
- vous voulez un vrai compact APS-C de poche ;
- le 28 mm équivalent vous parle — rue, voyage, scènes de vie, intérieurs ;
- vos JPEG Fujifilm vous suffisent pour publier sans retouche, simulations de film comprises ;
- la discrétion compte plus que la polyvalence vidéo ;
- vous achetez en occasion contrôlée, avec un budget mesuré.
Non si…
- vous photographiez du sport, des enfants en mouvement ou des animaux ;
- vous filmez sérieusement — la 4K à 15 i/s rend ce mode inutilisable et le Full HD reste sans entrée micro ;
- vous avez besoin d’un viseur ;
- vous préférez un zoom ;
- vous cherchez un seul boîtier à tout faire.
Si votre usage colle plutôt aux promenades, à la photo de famille et aux sorties du week-end, notre guide sur le meilleur appareil photo Fujifilm pour le quotidien aide à voir où le XF10 se positionne face aux hybrides X-T et X-S plus polyvalents. Et si la priorité c’est de capter des scènes urbaines sans attirer l’attention, notre sélection des meilleurs appareils photo pour la photo de rue discrète remet le boîtier dans un panel plus large que sa seule fiche technique.
Fujifilm XF10 : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Le XF10 est un compact APS-C à focale fixe sorti en 2018, désormais discontinué. Le cœur du boîtier reste un capteur APS-C CMOS Bayer de 24,2 mégapixels — plus simple que les capteurs X-Trans des gammes Fujifilm supérieures — associé à un objectif fixe 18,5 mm f/2.8, soit l’équivalent d’un 28 mm en 24×36. Pas de viseur, écran tactile fixe de 3 pouces, déclencheur silencieux grâce à un obturateur central. Côté connectivité, on dispose du Wi-Fi et du Bluetooth 4.1, avec une application mobile dédiée et une charge interne via connecteur Micro USB Micro-B.
Fiche technique rapide
En résumé : le XF10 est un compact APS-C 28 mm équivalent, sans viseur, pensé pour la photo discrète et le voyage léger. Son mode 4K plafonné à 15 i/s reste anecdotique, et l’AF montre son âge en basse lumière. La qualité d’image et le rendu JPEG Fujifilm restent ses deux atouts les plus solides.
Pour les détails fins de connectique, de capacités vidéo ou d’autonomie exacte, le mieux reste de croiser ces informations avec les spécifications officielles Fujifilm XF10. Avant l’achat d’un exemplaire d’occasion, un détour par la page de firmware XF10 permet de vérifier que le boîtier est à jour : la dernière version officielle, 1.12, date de mai 2020.
Ne pas confondre. Le XF10 succède dans l’esprit au Fujifilm X70, mais ce n’est pas son successeur direct. Il a été repositionné sur un segment plus accessible, avec un capteur plus moderne mais une ergonomie simplifiée — moins de molettes, pas de capot supérieur en alliage, contrôles plus dépouillés. Si vous hésitiez entre les deux, c’est avant tout un choix d’ergonomie et de plaisir de prise en main — l’un n’est pas la version améliorée de l’autre.
Méthodologie : un avis documenté, pas un test exclusif
Pourquoi parler d’avis Fujifilm XF10 plutôt que de test terrain complet ?
Le XF10 n’a pas été repris en main spécifiquement pour cette mise à jour. La rédaction n’a donc pas reproduit en interne, en avril 2026, les protocoles de test traditionnels (résolution, dynamique mesurée, AF chronométré). Cet article est donc un avis documenté qui croise plusieurs sources, pas un banc de test refait ce mois-ci. Cette précision change la lecture des constats à venir : ce qui est rapporté est étayé, pas mesuré dans nos conditions exactes.
Sources et limites de cet avis
Quatre sources sont mobilisées : la fiche technique officielle Fujifilm XF10, les anciens tests publics francophones et anglophones (Les Numériques, Le Labo Fnac, DPReview, Cameralabs), les retours d’usage francophones publiés en 2025–2026 (notamment MPB France), et les essais antérieurs en interne sur les boîtiers de comparaison cités plus loin (Ricoh GR III, Fujifilm X100V/VI, Canon G7 X Mark III).
Ce qui n’a pas été mesuré pour cette mise à jour : aucune mesure quantitative refaite en 2026, ni reprise en main d’un exemplaire physique du XF10. Les seuils de bruit et de dynamique mentionnés s’appuient sur les tests publiés à la sortie du boîtier, recoupés avec ce que nous observons sur les autres compacts APS-C 28 mm passés entre nos mains.
Les prix cités proviennent de relevés effectués fin avril 2026 sur Amazon.fr, MPB France, Fnac.com et le site Fujifilm. Ils sont indicatifs et peuvent évoluer.
Sources et matériel de comparaison mobilisés
Page firmware Fujifilm-X (1.12, mai 2020)
Ricoh GR III (essais antérieurs)
Fujifilm X100V (essais antérieurs)
Fujifilm X100VI (essais antérieurs)
Canon G7 X Mark III (essais antérieurs)
Ce que nous vérifierions sur un exemplaire physique avant achat
- compteur de déclenchements idéalement sous les 10 000 ;
- caoutchouc de prise en main intact — il a tendance à se décoller avec le temps ;
- écran tactile sans pixel mort ni rayure profonde, vérifié sur fond noir uniforme ;
- obturateur central propre, sans claquement métallique anormal ;
- connecteur Micro USB Micro-B fonctionnel pour la charge interne (pas de chargeur externe livré sur ce modèle) ;
- firmware à jour — la dernière version officielle est la 1.12, publiée en mai 2020.
Qualité d’image : le vrai point fort qui justifie encore l’achat

Sur la qualité d’image, le XF10 conserve ses arguments les plus solides. Le capteur APS-C de 24,2 mégapixels reste un cran au-dessus de tout ce que produit un smartphone, surtout dès qu’on sort des conditions idéales. À 200–400 ISO en lumière naturelle, les fichiers JPEG ont cette densité de couleur particulière à Fujifilm : verts qui ne virent pas au plastique, peaux respectées, ciels qui ne se vident pas dans les hautes lumières. Un rendu qu’on n’obtient pas en post-traitement automatique sur un téléphone, même haut de gamme.
La focale 18,5 mm f/2.8, équivalente à un 28 mm en plein format, ne plaira pas à tout le monde. Elle oblige à se rapprocher, à composer avec ses pieds, à intégrer le décor dans la scène. Pour la rue, les marchés, les intérieurs urbains, les scènes de vie, l’angle classique fonctionne. Pour du portrait isolé, c’est trop large : à un mètre, vous risquez la déformation des visages ; à trois mètres, vous attrapez tout le café autour du sujet.
En basse lumière, le boîtier tient la route jusqu’à 1 600 ISO sans réelle inquiétude. À 3 200 ISO, le bruit reste correct sur les tons clairs et les visages, mais commence à manger les détails dans les ombres profondes. Pour un usage web, réseaux sociaux, tirages 10×15 ou 13×18, c’est largement suffisant. Pour un tirage A3 ou plus, les fichiers à haute sensibilité montreront leur âge.
L’ouverture maximale f/2.8 n’est pas la plus lumineuse de la catégorie. Un X100V ouvre à f/2, un Ricoh GR III à f/2.8 également mais avec un capteur stabilisé — la différence se sent en intérieur. Sur le XF10, l’absence de stabilisation impose de surveiller la vitesse minimale dès qu’on passe sous les 1/30 s. Un point que la fiche technique ne crie pas, mais qui se sent dès la première soirée d’hiver passée à shooter en intérieur sans flash.
Côté connexion, l’application Fujifilm Camera Remote permet de transférer rapidement les JPEG vers un smartphone — utile pour publier sur les réseaux dans la journée, beaucoup moins fluide que ce qu’on attend en 2026. Si vous prévoyez d’en faire un usage intensif, jetez un œil à notre guide de l’application Fujifilm Camera Remote : la logique d’appairage diffère selon les boîtiers, et le XF10 reste sur une génération qui demande un peu de patience la première fois.
Verdict terrain vs promesse constructeur
Ce que les tests anciens ne disent plus en 2026
Les anciens tests du Fujifilm XF10, publiés à la sortie du boîtier en 2018–2019, restent utiles pour juger la qualité d’image et l’AF dans leurs conditions d’origine. Ils ne répondent plus à la question d’un achat en 2026 : prix d’occasion, concurrence redessinée, smartphone qui a évolué, firmware figé. Quatre éléments ont changé depuis et pèsent dans la décision aujourd’hui.
Le smartphone a comblé une partie de l’écart en lumière correcte. Un iPhone 15 Pro ou un Pixel 8 Pro, en plein jour, donne des fichiers exploitables qui rivalisent avec les JPEG sortis d’un capteur APS-C en termes de définition apparente. L’écart se creuse à nouveau dès qu’on monte en ISO ou qu’on tire. Pour un usage exclusivement web et lumière correcte, l’argument du capteur APS-C ne joue plus seul.
Le marché du compact expert s’est densifié au-dessus. En 2018, le concurrent direct du XF10 était essentiellement le Ricoh GR III. Depuis sont arrivés le Ricoh GR IIIx en 40 mm équivalent, le Ricoh GR III HDF avec son filtre diffuseur de hautes lumières, et surtout les Fujifilm X100V et X100VI qui ont redéfini le segment haut de gamme. La pénurie qui a suivi l’arrêt du X100V maintient son tarif d’occasion à un niveau élevé, ce qui repositionne mécaniquement le XF10 comme l’option la plus accessible — pas comme un compact APS-C ordinaire.
Le rapport prix d’occasion / prix neuf alternatif a changé. Un XF10 à 730 € face à un Ricoh GR III neuf à 850 €, ce n’est plus la même décision qu’en 2019 face au même Ricoh à 750 € neuf. La marge de manœuvre s’est réduite, et l’arbitrage doit aujourd’hui intégrer la garantie revendeur et l’âge du boîtier d’occasion.
Le firmware n’évolue plus depuis mai 2020. La dernière version officielle, 1.12, date de cette époque. Aucun ajout fonctionnel ne viendra plus combler les limites originelles d’AF ou de connectivité, contrairement à des boîtiers encore activement suivis par leur fabricant. Un point que les anciens tests, écrits avant l’arrêt de la production, ne pouvaient pas anticiper.
Limites et défauts à connaître avant d’acheter

Voici la section qu’on ne saute pas. Acheter un XF10 sans connaître ces points, c’est accepter une mauvaise surprise dans les deux semaines qui suivent.
Avantages
- capteur APS-C 24 Mpx vraiment supérieur au smartphone en basse lumière ;
- JPEG Fujifilm exploitables sans retouche, simulations de film incluses ;
- encombrement minimal — il tient dans une poche de veste ;
- obturateur central très silencieux, parfait pour les scènes discrètes ;
- focale 28 mm équivalent qui correspond à l’œil pour la rue et le voyage ;
- Snap Focus accessible via la touche dédiée — utile pour figer une scène rapide.
Inconvénients
- pas de viseur — vraie contrainte en plein soleil ;
- écran fixe, pas de bascule pour le selfie ou la prise au ras du sol ;
- autofocus qui hésite en basse lumière, surtout sur sujets contrastés faibles ;
- vidéo 4K bridée à 15 i/s — inexploitable en pratique ;
- focale fixe 28 mm équivalent : pas de zoom, pas de portrait serré ;
- autonomie CIPA de 330 vues — prévoir au moins une batterie NP-95 de rechange ;
- boîtier plastique, sans tropicalisation, à protéger sous la pluie ou en bord de mer.
Le défaut le plus pénalisant en 2026 reste l’autofocus. Pas catastrophique en lumière correcte — le XF10 trouve son sujet, fait le point, et la cadence reste utilisable pour de la photo posée ou semi-posée. Mais dès que la luminosité tombe ou que le sujet bouge, les hésitations se multiplient. Pour des enfants qui jouent dans un jardin l’après-midi, ça passe. Pour un événement dans une salle peu éclairée, ça frustre.
La 4K à 15 i/s mérite un mot supplémentaire. Sur le papier, c’est de la 4K. En pratique, à 15 images par seconde, on est sous le seuil du rendu vidéo fluide standard (24 i/s minimum). Le mode existe pour cocher la case fiche technique, pas pour produire un livrable utilisable. Si la vidéo compte dans votre choix, considérez que ce boîtier n’en fait pas — réellement.
Voir aussi : la review vidéo de référence
La vidéo qui suit reste ancienne, mais elle montre bien le gabarit réel du boîtier en main, l’usage de l’écran tactile et le comportement de l’AF dans des conditions de prise en main classiques. À regarder en complément, pas comme source unique pour décider en 2026.
Comparatif : XF10 face à ses vrais concurrents en 2026

Le XF10 ne se compare plus aux compacts neufs sortis cette année. Il se compare à trois alternatives bien établies, chacune avec sa philosophie propre.
Fujifilm XF10
Compact APS-C 28 mm parmi les options les plus accessibles du segment en occasion contrôlée (autour de 720–740 € chez MPB en avril 2026). Idéal pour qui cherche un boîtier discret, un rendu Fujifilm, et un budget contenu sans concession majeure sur la qualité d’image.
Ricoh GR III HDF
Le concurrent direct le plus exigeant : capteur APS-C stabilisé, autofocus revu, filtre HDF qui adoucit les hautes lumières. Plus cher en neuf, mais plus complet pour un usage rue intensif et la basse lumière.
| Modèle | Capteur / focale | Viseur | Vidéo max | Stabilisation | Prix indicatif | Profil idéal |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Fujifilm XF10 | APS-C 24 Mpx — 28 mm équiv. fixe | Non | 4K 15 i/s | Aucune | ≈ 720–740 € occasion | Photo de rue, voyage léger, budget serré |
| Ricoh GR III HDF | APS-C 24 Mpx — 28 mm équiv. fixe | Non | Full HD 60 i/s | Capteur (3 axes) | 1 224,29 € | Photo de rue exigeante, basse lumière |
| Canon G7 X Mark III | 1 pouce 20 Mpx — 24-100 mm équiv. | Non | 4K 30 i/s | Optique | 1 199,99 € | Voyage polyvalent, vlog, zoom utile |
| Fujifilm X100VI | APS-C 40 Mpx — 35 mm équiv. fixe | Hybride OVF/EVF | 6K 30 i/s | Capteur (5 axes) | 1 798,90 € | Compact expert haut de gamme, photo et vidéo sérieuses |
Comment trancher selon votre usage
Pour aider à décider, voici les scénarios concrets qui basculent vers un modèle plutôt qu’un autre :
- Vous photographiez surtout en ville de jour, en JPEG, sans recadrer : le XF10 reste le plus accessible et son rendu Fujifilm fait le travail.
- Vous shootez beaucoup en intérieur sombre ou en soirée : la stabilisation capteur du Ricoh GR III HDF change tout — un cran d’ouverture utile gagné sur les sujets statiques.
- Vous voulez aussi filmer (vlog, vidéo de voyage, YouTube) : le Canon G7 X Mark III est le seul du panel à proposer une 4K 30 i/s exploitable et un zoom 24-100 mm.
- Vous avez besoin d’un viseur, en plein soleil ou par habitude : seul le X100VI en propose un — hybride OVF/EVF, ce qui change l’expérience de cadrage.
- Vous imprimez régulièrement en grand format : les 40 Mpx du X100VI offrent une marge de recadrage et un piqué que les 24 Mpx du XF10 ne tiendront pas en A3 ou plus.
Face au Canon G7 X Mark III, c’est un autre débat. Le Canon mise sur un zoom 24-100 mm équivalent et une vraie 4K à 30 i/s — il s’adresse au voyageur qui veut tout faire, vlog inclus, avec un capteur 1 pouce qui reste correct sans atteindre l’APS-C. Choisir entre les deux, c’est trancher entre deux philosophies : focale fixe APS-C (XF10) ou zoom polyvalent à plus petit capteur (G7 X III).
Face au Fujifilm X100VI, le XF10 est dans la même famille mais pas dans la même cour. Le X100VI propose un viseur hybride exceptionnel, un capteur 40 Mpx stabilisé, une vidéo 6K et la finition haut de gamme qui justifie son tarif. Si le budget suit, c’est l’aboutissement de tout ce que le XF10 esquissait — au prix d’un encombrement supérieur et d’un investissement très différent. Pour qui hésitait avec la génération précédente, notre avis sur le Fujifilm X100V permet aussi de mesurer l’écart en occasion.
Une mention pour le Panasonic Lumix LX100 II : capteur micro 4/3, zoom 24-75 mm équivalent f/1.7-2.8, viseur intégré. Profil très différent du XF10 (zoom + viseur, capteur plus petit), mais pertinent pour qui cherche un compact expert polyvalent à prix contenu en occasion.
Fujifilm XF10 d’occasion : prix, disponibilité et seuil à ne pas dépasser
Le XF10 n’est plus produit. Sur Amazon.fr, la recherche remonte surtout des accessoires (étuis, batteries de rechange, cartes SD compatibles), pas une fiche boîtier neuf fiable. Sur Fnac.com, la fiche existe encore mais affiche le statut « produit indisponible ». Le terrain de jeu réel, c’est l’occasion.
Chez MPB France, principal revendeur d’occasion photo en Europe, plusieurs exemplaires apparaissent entre 719 et 734 € selon l’état (relevé fin avril 2026). Les prix incluent généralement la garantie 12 mois maison et les accessoires d’origine. Pour comparer sans mélanger neuf et occasion :
- Ricoh GR III d’occasion : à partir de 854 €, jusqu’à 1 159 € pour les exemplaires les plus récents ;
- Fujifilm X100V d’occasion : 1 339 à 1 489 € selon l’état — la pénurie qui a suivi son arrêt de production maintient les tarifs élevés ;
- Canon G7 X Mark III neuf : autour de 1 199,99 € sur Amazon.fr ;
- Fujifilm X100VI neuf : à partir de 1 798,90 € sur Amazon.fr ;
- Ricoh GR III HDF neuf : 1 224,29 € sur Amazon.fr.
Le coût du compromis : ce que 100 à 400 € de plus apportent vraiment
À 720 € en occasion, le XF10 reste légitime. À partir de 850 €, le Ricoh GR III neuf devient difficile à ignorer — capteur stabilisé, autofocus revu, filtre HDF sur la version la plus récente, garantie constructeur deux ans. Pour environ 130 € de plus, vous gagnez la stabilisation capteur (utile dès que la lumière tombe), un AF moins hésitant et une meilleure intégration logicielle. Au-delà, le saut vers le X100VI à partir de 1 799 € change de catégorie : viseur hybride, 40 Mpx, 6K vidéo, finition haut de gamme. C’est un autre projet, pas une évolution naturelle du XF10.
Où acheter le Fujifilm XF10 en 2026 ?
Où acheter le Fujifilm XF10 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr | Prix dynamiques utiles pour les accessoires (étuis, batteries NP-95, cartes SD) et les alternatives encore vendues | Pas de fiche boîtier XF10 fiable au dernier contrôle (avril 2026) ; ne pas se fier à un prix neuf affiché sans vérifier la version exacte du produit listé |
| MPB France (occasion contrôlée) | Stock régulier, garantie 12 mois, état détaillé par exemplaire, retour 14 jours | Prix observé 719–734 € selon l’état (avril 2026) ; vérifier déclenchements, écran et caoutchouc avant validation |
| Réseau spécialisé (Fnac, Photo Hall, camara) | Conseil vendeur sur les compacts experts actuels, possibilité d’essai en main des alternatives | XF10 indiqué indisponible chez Fnac au moment du contrôle — à demander en boutique pour les rares retours d’occasion |
| Site Fujifilm France (localisateur revendeurs) | Liste des revendeurs agréés, accessoires Fujifilm officiels (batterie NP-95, etc.) | XF10 non disponible neuf sur le site constructeur — utile surtout pour le SAV et les accessoires |
Les prix fluctuent selon l’état, la garantie et la rareté des exemplaires : vérifiez chaque canal au moment de l’achat. En 2026, l’occasion contrôlée reste souvent le canal le plus lisible pour un XF10 — état décrit, retour possible, garantie. Sur une plateforme entre particuliers, exigez des photos du capteur, de l’objectif, de l’écran et du compartiment batterie avant de vous déplacer.
FAQ — questions fréquentes sur le Fujifilm XF10
Le Fujifilm XF10 vaut-il encore le coup en 2026 ?
Le Fujifilm XF10 a-t-il un viseur ?
Peut-on encore acheter un Fujifilm XF10 neuf ?
Quel est le principal défaut du XF10 ?
Le XF10 est-il vraiment meilleur qu’un smartphone récent ?
Le XF10 est-il bon pour la photo de rue ?
Peut-on filmer sérieusement avec le Fujifilm XF10 ?
Quel est le meilleur concurrent direct du XF10 aujourd’hui ?
Notre conclusion : trois choses à vérifier avant d’acheter un XF10 d’occasion
Le XF10 garde un public clair en 2026 : le photographe qui veut un APS-C 28 mm de poche, accepte la focale fixe, n’a pas besoin de viseur, ne filme pas, et préfère consacrer son budget à un compact d’occasion plutôt qu’à un compact neuf récent. Pour ce profil, autour de 730 € chez un revendeur sérieux, le boîtier reste cohérent. Au-dessus, les arbitrages basculent vite vers le Ricoh GR III neuf ou le X100VI selon le budget.
Avant de valider un achat d’occasion, trois points concrets à contrôler :
- Le seuil de prix. Au-delà de 800 €, l’écart avec un Ricoh GR III neuf devient trop faible pour justifier le compromis sur l’AF et la stabilisation.
- L’état mécanique et cosmétique. Caoutchouc de prise en main, écran tactile sur fond noir, obturateur silencieux, connecteur Micro USB Micro-B fonctionnel pour la charge interne — quatre vérifications qui prennent moins de cinq minutes en boutique ou via les photos d’un revendeur en ligne.
- Le firmware. Version 1.12 publiée en mai 2020 et toujours en vigueur. Si le boîtier n’est pas à jour, la mise à jour est gratuite et corrige plusieurs points de connectivité.
Sans ces trois contrôles, le compromis bascule du bon côté ou du mauvais.
Votre prochaine étape. Listez vos trois usages principaux par ordre d’importance. Si « photo de rue / voyage discret / budget contenu » arrive dans le trio de tête, le XF10 d’occasion mérite un essai. Si « vidéo, polyvalence ou viseur » y figure, basculez sans hésiter sur l’une des alternatives identifiées plus haut — vous gagnerez un temps précieux.

