Le Canon PowerShot S100 ne se compare plus à un compact qui sort en boutique. En 2026, c’est un boîtier de fin 2011 que l’on cherche presque exclusivement sur le marché de l’occasion — et cette réalité change la lecture qu’il faut en faire. Sur le papier, il garde des arguments solides pour un appareil de cette taille : un vrai zoom 24-120 mm équivalent, une ouverture f/2 au grand-angle, un capteur CMOS 1/1,7″ de 12,1 mégapixels, l’enregistrement RAW, les modes P/A/S/M, une bague de contrôle autour de l’objectif et la vidéo Full HD à 1080p. Cette combinaison reste plus sérieuse que ce que proposent encore beaucoup de petits compacts anonymes vendus en grande surface.
Le piège, c’est que la fiche technique n’a jamais raconté toute l’histoire. Dès qu’on quitte le 24 mm, l’ouverture glisse progressivement jusqu’à f/5,9 au télé ; l’autonomie CIPA tourne autour de 200 vues par charge ; et Canon a publiquement reconnu un défaut d’objectif sur certaines séries — un lens error documenté dans une note de service Canon de juin 2012 qui concerne les boîtiers dont les deux premiers chiffres du numéro de série vont de 29 à 41.
L’angle traité ici n’est pas celui d’un test terrain reproduit en 2026. Notre avis croise les données constructeur, les tests historiques de référence (Les Numériques, CNET, 01net) et un relevé du marché d’occasion effectué en avril 2026 sur MPB, eBay et les annonces particulières françaises. Si un exemplaire est remis en banc d’essai, la section terrain devra être mise à jour avec les fichiers, les conditions de prise de vue et l’état précis du boîtier. La vraie question reste donc simple : que vaut ce compact expert face à un smartphone récent, face aux compacts encore vendus aujourd’hui, et avec quelles précautions à l’achat ?
En 2026, le Canon PowerShot S100 garde un intérêt pour la photo légère en journée — voyage, rue, balade — grâce à son RAW, son 24-120 mm et sa bague de contrôle dans 198 grammes. Mais l’autonomie courte, le télé peu lumineux et l’historique du lens error imposent une inspection sérieuse à l’achat.
Pourquoi le Canon PowerShot S100 intrigue encore aujourd’hui
Le S100 occupe une place particulière dans la mémoire des amateurs de compacts experts. À sa sortie en décembre 2011, il a poussé Canon à enfermer dans un boîtier de 198 grammes ce qu’on attendait alors d’un compact expert sérieux : un zoom qui démarre à 24 mm, une ouverture f/2 utile en intérieur, le RAW, des modes manuels complets et une bague paramétrable autour de l’objectif. L’association n’avait rien d’évident à l’époque, et elle reste rare aujourd’hui dans un format aussi fin.
Ce qu’il offrait déjà de rare
Le 24-120 mm équivalent est le détail qui change tout. Beaucoup de compacts contemporains du S100 démarraient à 28 mm — suffisant pour la rue, juste pour le paysage, frustrant en intérieur. Les 24 mm du S100 ouvrent vraiment l’image, et le 120 mm permet d’isoler un sujet sans changer d’appareil. Ajoutez l’enregistrement RAW, encore peu courant en compact à ce niveau de prix, et la bague paramétrable autour de l’objectif (ISO, exposition, focale ou balance des blancs selon le mode), et le boîtier ressemble à un vrai outil photographique.
Ce qui impressionnait en 2011 vs ce que ça vaut en 2026
| Aspect | Ce qui impressionnait en 2011 | Ce que ça vaut en 2026 |
|---|---|---|
| Capteur 1/1,7″ | Plus grand que la moyenne des compacts d’alors | Largement dépassé par les capteurs 1 pouce des G7 X et concurrents directs |
| Ouverture f/2 | Argument fort pour intérieur et basse lumière | Vrai à 24 mm uniquement ; la promesse s’évanouit dès qu’on zoome |
| RAW + P/A/S/M | Différenciation forte vs compacts grand public | Toujours pertinent, surtout pour qui veut sortir du tout-automatique smartphone |
| Vidéo 1080p / 24 i/s | Au niveau de ce que faisaient les hybrides de l’époque | Datée — pas de 4K, pas de stabilisation hybride moderne, AF vidéo lent |
| GPS intégré | Geste marketing fort sur un compact | Pratique pour le tri voyage, mais grignote l’autonomie déjà courte |
| Compacité 198 g | Deux pas en avant sur les compacts experts précédents | Toujours imbattable face aux compacts modernes plus volumineux |
Ce qui a vieilli — et ce qui ne l’a pas tant que ça
Quatorze ans plus tard, certaines limites se sont creusées. La vidéo Full HD à 24 i/s sans stabilisation moderne paraît datée à côté de n’importe quel smartphone récent. La sensibilité au-delà de 800 ISO ne tient plus la comparaison avec un capteur 1 pouce moderne, encore moins avec les chaînes de traitement IA des téléphones. En revanche, le rendu colorimétrique Canon, le contrôle manuel direct et la discrétion du boîtier — il s’oublie au fond d’une poche — n’ont pas vieilli. Pour un second appareil léger, c’est exactement ce qui compte.
Pour qui ce produit est — ou n’est pas — fait
À qui s’adresse le Canon PowerShot S100 en 2026 ?
Oui si…
- vous voulez un compact qui tient dans une poche de jean, pas seulement de manteau, avec du RAW et de vrais modes P/A/S/M ;
- vous photographiez surtout en journée — rue, voyage, balade, famille — avec une priorité au 24 mm ;
- vous aimez avoir une bague de contrôle sous l’index plutôt qu’un menu tactile à fouiller ;
- vous achetez en occasion en sachant inspecter un boîtier avant de payer ;
- votre budget réaliste se situe entre 180 et 280 €, pas plus.
Non si…
- vous attendez une caméra vidéo moderne (4K, log, stabilisation hybride) ;
- vous travaillez souvent au télé en basse lumière, là où le boîtier tombe à f/5,9 ;
- vous avez besoin d’une autonomie longue sans batterie de rechange ;
- vous n’êtes pas prêt à vérifier sérieusement un exemplaire d’occasion (mécanique, optique, firmware) ;
- vous comptez en faire votre seul appareil pour des projets exigeants.
Méthodologie : sources, marché occasion et limites de cet avis
Sources et protocole d’analyse
- Spécifications officielles : fiche Canon Camera Museum, manuel constructeur, note de service Canon de juin 2012, notice firmware v1.0.2.0.
- Tests français de référence consultés : Les Numériques, CNET France, 01net — depuis le lancement 2011 jusqu’aux dernières mises à jour disponibles. Les Numériques mesurait notamment un démarrage à 2,4 s et une autonomie courte ; CNET soulignait l’impact du GPS sur la batterie ; 01net pointait la perte de luminosité dès qu’on zoome.
- Prix et disponibilités observés sur le marché d’occasion en avril 2026 : MPB France et MPB Europe, eBay (vendeurs particuliers et professionnels), annonces des principaux revendeurs photo français. Boîtiers fonctionnels uniquement, hors exemplaires incomplets ou non testés par le vendeur.
- Comparaison avec les compacts experts encore vendus aujourd’hui (Canon G7 X Mark III, Panasonic TZ99, Sony HX99) sur la base de leurs fiches officielles et de tests récents.
Matériel mobilisé pour cette analyse
Aucun exemplaire S100 n’a été remis en banc d’essai complet pour cette mise à jour. Si un test direct est conduit, il devra documenter : numéro de série, état cosmétique, version du firmware, batterie d’origine ou compatible, carte SD utilisée, scènes shootées (intérieur, plein soleil, nuit, portrait, sport léger), logiciel de traitement RAW et smartphone récent de référence pour la comparaison basse lumière.
Ce que le S100 apporte encore — analyse croisée des sources

Fiche technique rapide
24-120 mm, RAW, bague : les bons arguments
Posé à plat sur la table, le S100 fait à peine plus qu’un smartphone récent en épaisseur. C’est cette compacité — alliée au 24 mm qui ouvre vraiment la scène et au RAW exploitable dans Lightroom, Capture One ou DxO PhotoLab — qui explique pourquoi des photographes le gardent encore comme appareil d’appoint. La bague paramétrable change réellement le rapport au boîtier : on règle l’ISO ou la compensation d’exposition sans quitter l’écran des yeux, ce que peu de compacts de cette taille proposent encore.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Ce que les sources convergentes permettent d’affirmer
Quatre constats traversent les tests historiques sérieux et les retours utilisateurs : le rendu JPEG reste flatteur en lumière naturelle ; le RAW se redresse bien jusqu’à 800 ISO ; le 24 mm tient ses promesses optiques ; l’autonomie est l’un des deux sujets qui reviennent le plus souvent dans les retours d’utilisateurs, l’autre étant la chute d’ouverture au télé.
Qualité d’image en 2026
JPEG et RAW : ce qu’il faut attendre à 24, 50 et 120 mm
À 24 mm f/2, la zone nette est généreuse au centre et plus molle dans les angles à pleine ouverture — un comportement classique pour un grand-angle de compact, qui s’améliore nettement à f/4. Les tests Les Numériques signalaient une distorsion en barillet marquée sur le RAW non corrigé à cette focale ; les JPEG la corrigent automatiquement, parfois au prix d’un léger recadrage. À 50 mm équivalent, le S100 trouve son équilibre : ouverture autour de f/3,5-4, piqué homogène selon les sources historiques, focale par défaut très souvent recommandée. À 120 mm, l’ouverture est descendue à f/5,9 et les retours convergent : utilisable en plein jour, plus risqué dès qu’on rentre à l’intérieur.
Jusqu’où monter en ISO sans se mentir
Le capteur 1/1,7″ reste petit. Jusqu’à 400 ISO, le rendu est propre en JPEG comme en RAW. À 800 ISO, le bruit devient visible dans les ombres mais reste discret sur les tons clairs. À 1 600 ISO, le RAW garde encore une marge si on accepte un débruitage soigné en post-traitement ; le JPEG, lui, lisse trop pour rester crédible sur un tirage A4. Au-delà, c’est de la photo de témoin, pas de la photo qu’on archive. Pour un compact de 2011, c’est un comportement attendu — pour comprendre comment ce bruit se traite et où placer ses seuils, notre guide sur le bruit en photographie détaille les marges utiles selon le type de capteur.
Smartphone récent vs S100 : quand sortir le compact
Ne pas confondre deux logiques d’image
Trois cas concrets dictent le choix au quotidien. Voyage avec besoin de zoom : le S100 garde un avantage sur la facilité de cadrage entre 50 et 120 mm équivalent, là où un téléphone passe par un crop numérique qui dégrade le fichier. RAW volontaire en lumière correcte : le S100 reste cohérent, le téléphone moderne offre rarement un RAW aussi simple à traiter. Basse lumière automatique : le téléphone récent gagne sans débat — et de loin. Pour creuser ce face-à-face, notre article appareil photo vs smartphone détaille où chacun reste pertinent en 2026.
Ergonomie, batterie et usage quotidien
Prise en main, bague, démarrage, réactivité

Le S100 ne pèse rien — 198 g batterie incluse — mais il tient bien en main grâce à un revêtement légèrement structuré. Côté réactivité, les tests historiques ne donnent pas tous le même ressenti : Les Numériques mesurait un démarrage à 2,4 s, ce qui est correct pour un compact de cette génération sans être brillant. Sur un exemplaire d’occasion, ce délai peut s’allonger si le bloc optique fatigue — point à vérifier sur le boîtier acheté. La bague autour de l’objectif reste l’élément ergonomique qui marque le plus à l’usage : assignée à l’ISO ou à la compensation d’exposition, elle évite de plonger dans les menus. Les boutons restent petits, ce qui est inévitable sur un boîtier aussi fin.
NB-5L, GPS, carte SD : ce qui se ressent à chaque sortie

L’autonomie est le talon d’Achille assumé du S100. La batterie NB-5L donne environ 200 vues selon la norme CIPA — l’une des plus courtes de sa catégorie, même à l’époque. Activer le GPS en continu enfonce encore le clou. Concrètement, sur une journée de voyage active, tout shooter avec une seule batterie est un pari risqué. Le boîtier accepte les cartes SD/SDHC/SDXC standards, sans limite gênante.
Faut-il une seconde batterie ?
Oui, sans hésiter — c’est probablement le premier accessoire à acheter avec le boîtier. Une NB-5L originale tient mieux dans le temps, mais des compatibles correctes existent à un prix modeste. Notre comparatif des batteries compatibles Canon aide à éviter les modèles douteux qui chauffent ou tiennent moins de 100 vues. Avec deux batteries, le S100 devient un vrai compagnon de journée. Avec une seule, il reste un boîtier qu’on rationne.
Limites, défauts et points agaçants
Le lens error connu sur certaines séries
À vérifier avant tout achat : le numéro de série. La note de service Canon de juin 2012 reconnaît qu’une partie des PowerShot S100 fabriqués peut afficher un message lens error à cause d’une pièce déconnectée à l’intérieur du bloc optique. Les exemplaires concernés tombent dans une plage précise : les deux premiers chiffres du numéro de série vont de 29 à 41. Canon proposait alors une réparation gratuite. Quatorze ans plus tard, le programme officiel n’est plus actif partout, mais le risque résiduel demeure : un boîtier de cette plage qui n’aurait jamais été ramené pour réparation peut développer le problème à tout moment, particulièrement par fortes chaleurs ou humidité. Bonne pratique en occasion : demander au vendeur le numéro de série, croiser avec la note Canon, exiger une démonstration du zoom complet à l’achat.
L’ouverture qui chute vite au zoom
Le f/2 du 24 mm est la signature marketing du S100. Le terrain est plus nuancé. À 35 mm équivalent, on est déjà à f/2,8 ; à 50 mm autour de f/3,5 ; à 85 mm proche de f/5 ; à 120 mm, c’est f/5,9. En intérieur faible lumière, dès qu’on cadre serré, la marge s’évapore — il faut alors monter dans les ISO et accepter du bruit, ou se rabattre vers le grand-angle. Une caractéristique structurelle des compacts experts à zoom de cette génération.
L’autonomie trop juste
200 vues CIPA, c’est court pour 2011 et c’est court pour 2026. Sur une demi-journée de voyage avec GPS actif, on flirte avec la barre rouge ; sur une journée complète, on l’atteint. Une seconde batterie n’est plus un confort, c’est une nécessité.
Une vidéo datée pour 2026
Le 1080p à 24 i/s était correct en 2011. En 2026, c’est dépassé : pas de 4K, pas de stabilisation hybride moderne, autofocus vidéo lent et bruit de zoom audible si on zoome pendant l’enregistrement. Si la vidéo compte dans votre usage, le S100 n’est pas le bon choix — un smartphone récent fait mieux dans la plupart des cas, et un compact moderne comme le Canon G7 X Mark III change carrément de catégorie.
Avantages
- Vrai 24-120 mm équivalent dans 198 g — un format de poche qui couvre du grand-angle au petit télé.
- Ouverture f/2 utile à 24 mm en intérieur ou en fin de journée.
- RAW + modes P/A/S/M dans un compact de cette taille — rare encore aujourd’hui à ce niveau de prix.
- Bague paramétrable autour de l’objectif (ISO, exposition, focale) qui transforme le rapport au boîtier.
- GPS intégré pratique pour le tri voyage, à condition d’accepter le coût en autonomie.
- Compacité réelle : se glisse dans une poche de jean, pas seulement de manteau ou de sac.
Inconvénients
- Ouverture qui descend à f/5,9 dès 120 mm — la promesse « f/2 » disparaît au télé.
- Autonomie CIPA d’environ 200 vues — courte par défaut, plus encore avec le GPS actif.
- Lens error documenté par Canon sur les séries 29 à 41 : vrai risque sur le marché d’occasion.
- Vidéo 1080p / 24 i/s sans 4K ni stabilisation moderne — datée pour 2026.
- Capteur 1/1,7″ qui plafonne au-delà de 800 ISO en JPEG basse lumière.
- Pas de viseur, écran LCD fixe non tactile.
Que vérifier avant d’acheter un Canon PowerShot S100 d’occasion
Avant d’acheter un Canon PowerShot S100 d’occasion, vérifiez le numéro de série, le zoom complet, la bague de contrôle, l’état de la batterie NB-5L, l’écran, le capteur et le firmware. Le point non négociable reste le risque de lens error sur les séries 29 à 41 reconnues par Canon.
Le S100 d’occasion n’est pas un achat à l’aveugle. La fourchette observée en avril 2026 — environ 180 à 300 € selon l’état — laisse peu de marge à l’erreur. À 250 € pour un boîtier qui tombe en panne d’objectif six semaines plus tard, l’affaire devient mauvaise. Une inspection en règle prend cinq minutes et change tout. Comme compact expert d’occasion, le S100 ne se juge pas seulement sur sa fiche technique : son état mécanique compte autant que son rendu.
Numéro de série, historique de réparation, firmware

- Numéro de série : demander la photo du dessous du boîtier au vendeur avant tout déplacement. Croiser avec la note de service Canon — si l’exemplaire entre dans la plage 29-41, exiger la preuve d’une réparation passée chez Canon.
- Firmware : Canon a publié une mise à jour v1.0.2.0 qui corrige un comportement lié au contrôle du zoom par la bague. Vérifier la version installée dans le menu de l’appareil ; un firmware obsolète n’est pas rédhibitoire, mais c’est un signe sur l’entretien général.
- Historique : demander si le boîtier a déjà été ouvert, réparé ou ramené chez Canon. Une réponse vague est un signal.
Bloc optique, bague, zoom, autofocus, batterie

- Zoom complet : faire zoomer du 24 au 120 mm plusieurs fois. Un bruit anormal, un blocage, un mouvement saccadé sont éliminatoires.
- Bague de contrôle : tester sa fluidité et son retour cranté. Une bague molle ou capricieuse trahit un boîtier malmené.
- Autofocus : faire la mise au point sur trois cibles à différentes distances, en intérieur peu lumineux. La phase de pompage doit rester courte.
- Capteur et écran : shooter un mur clair uniforme à 100 ISO et vérifier l’absence de pixels morts à l’écran et sur la photo téléchargée.
- Batterie : demander à voir la batterie d’origine. Une NB-5L gonflée ou très usée doit être remplacée — c’est un coût à intégrer dans le prix d’achat. Voir notre guide des batteries compatibles Canon pour les modèles fiables.
Quel prix payer pour un Canon S100 d’occasion en 2026 ?
Relevé éditorial avril 2026, sur la base d’annonces MPB, eBay et particuliers (boîtiers fonctionnels uniquement, hors exemplaires incomplets ou non testés) : la fourchette utile va d’environ 180 à 300 €. Au-dessus de 280 €, le rapport qualité-prix se dégrade nettement face à un Canon G7 X Mark III d’occasion ou même neuf en promotion. En dessous de 160 €, la prudence s’impose : un prix anormalement bas signifie souvent défaut caché ou batterie morte. La zone raisonnable pour un exemplaire propre, fonctionnel, avec batterie d’origine en bon état et accessoires, se situe entre 220 et 260 €. Privilégier un vendeur professionnel ou semi-professionnel qui accepte le retour : c’est la seule vraie garantie face au défaut d’objectif différé.
Comparatif rapide : S100 vs G7 X Mark III, TZ99 et HX99
Canon PowerShot S100
Le compact de poche pur, RAW + 24-120 mm, à acheter d’occasion à un prix maîtrisé pour la photo légère en journée.
Compacts modernes
Trois alternatives encore vendues, chacune corrigeant un point précis où le S100 montre son âge — capteur, zoom voyage, ou viseur intégré.
| Modèle | Ce qu’il fait mieux que le S100 | Ce qu’il fait moins bien | Prix repère |
|---|---|---|---|
| Canon S100 (point de comparaison) | — | — | 180 à 300 € (occasion, avril 2026) |
| Canon G7 X Mark III | Capteur 1 pouce 20,1 Mpx (bien plus de marge en basse lumière), vidéo 4K, écran tactile orientable, ouverture f/1,8-2,8 plus utile en zoom | Plus volumineux et plus lourd que le S100, autonomie correcte sans être brillante | 1 199,99 € |
| Panasonic TZ99 | Zoom 30x (24-720 mm équivalent), 4K, viseur électronique, autonomie correcte — vrai compact de voyage | Capteur 1/2,3″ plus petit que celui du S100, ouverture maximale plus modeste, ergonomie plus « touristique » | 546,00 € |
| Sony HX99 | Zoom 24-720 mm équivalent, viseur électronique escamotable, format réellement compact pour un super-zoom | Capteur 1/2,3″, qualité d’image en basse lumière limitée, disponibilité commerciale variable | – |
Pour un usage voyage centré sur le zoom et la 4K, le Panasonic TZ99 change de catégorie sur la longue focale. Le Sony HX99 joue la même partition avec un viseur intégré. Si la priorité est plutôt un capteur plus grand pour le rendu, deux pistes complémentaires méritent un détour : le Canon PowerShot G1 X côté Canon, et le Panasonic Lumix LX100 II côté micro 4/3. Pour un compromis voyage en occasion plus accessible, le Panasonic TZ95 reste une piste cohérente.
Vidéo : prise en main du S100 par TheCameraStoreTV
La vidéo ci-dessous montre le S100 au moment de son lancement en 2011. Elle reste utile pour l’ergonomie, le gabarit et le bruit de fonctionnement, pas pour juger l’état du marché actuel.
Où acheter le Canon PowerShot S100 ?
Où acheter un Canon PowerShot S100 en 2026 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Revendeurs occasion spécialisés (MPB, boutiques photo occasion) | État détaillé par le revendeur, garantie de 6 à 12 mois selon les cas, retours possibles, photos précises avant achat | Stock irrégulier sur le S100 ; prix souvent supérieur à eBay mais sécurité réelle face au lens error |
| eBay vendeurs professionnels | Catalogue plus large, comparaison de plusieurs exemplaires, retours acceptés chez les vendeurs Top Rated | Réservé aux vendeurs pros ou semi-pros avec historique ; vérifier le numéro de série avant achat ; risques classiques occasion (pixels morts, batterie usée, garantie réduite) |
| Réseau physique photo (Fnac-Darty, camara, Photo Hall) | Essai en main, conseils vendeur, reprise possible d’ancien matériel, SAV en boutique | Stock S100 quasi nul aujourd’hui ; canal surtout pertinent pour les alternatives modernes (G7 X, TZ99) et la reprise de votre ancien matériel |
| Sites officiels et revendeurs agréés (canon.fr, panasonic.com/fr, sony.fr) | Source primaire pour les fiches produit et les revendeurs agréés ; prix de référence officiel sur les alternatives | Le S100 n’est plus distribué en neuf ; canal utile pour comparer ou repérer un revendeur agréé pour les alternatives modernes |
Pour le S100 lui-même, aucun prix Amazon.fr n’est affiché ici tant qu’une fiche active n’a pas été revalidée le jour de la publication ; les fluctuations sont fortes sur les compacts discontinués. Pour les alternatives modernes, les shortcodes prix dans le tableau comparatif servent uniquement de repères et peuvent évoluer — vérifier directement sur chaque site avant achat.
FAQ — Canon PowerShot S100
Le Canon PowerShot S100 shoot-il en RAW ?
Quel est le défaut connu du Canon PowerShot S100 ?
Quel prix payer pour un Canon S100 d’occasion en 2026 ?
Le Canon S100 fait-il encore de bonnes photos en 2026 ?
Le Canon S100 est-il meilleur qu’un smartphone récent ?
Quelle batterie utilise le Canon S100 ?
Le Canon S100 filme-t-il bien ?
Quelle alternative moderne au Canon S100 choisir ?
Plan d’achat — quelle décision prendre maintenant ?
La décision se joue sur trois questions, dans cet ordre. Premièrement, votre usage est-il compatible avec les limites du S100 ? Si vous photographiez surtout en journée, en RAW, avec un attachement réel au format de poche : oui. Si la vidéo, la basse lumière automatique ou l’autonomie longue sont au cœur de vos besoins : non, passez directement aux alternatives modernes.
Deuxièmement, êtes-vous prêt à inspecter sérieusement un exemplaire d’occasion ? Le numéro de série, le test du zoom complet, l’état de la batterie et le firmware ne se vérifient pas en cinq secondes. Si vous achetez à distance, exigez photos détaillées, garantie écrite et droit de rétractation. Sans cette discipline, le risque de lens error différé pèse trop lourd.
Troisièmement, quel canal d’achat choisir ? Pour un boîtier sans surprise, viser entre 220 et 260 € chez un vendeur professionnel ou semi-professionnel qui accepte le retour. Si l’inspection en main est possible (annonces locales, boutiques occasion), tester avant de payer.
Si la réponse à l’une de ces trois questions est « non », deux alternatives méritent d’être regardées en priorité avant le S100 : le Canon G7 X Mark III pour ceux qui veulent rester chez Canon avec un vrai saut de qualité d’image, et l’article appareil photo vs smartphone pour comprendre si un téléphone récent ne couvrirait pas déjà votre besoin sans investissement supplémentaire.

