Le Canon PowerShot S110 fait partie de ces appareils qu’on retrouve souvent dans les recherches longtemps après leur sortie. Ce n’est pas un hasard. Sur le papier, il coche plusieurs cases devenues rares dans un vrai boîtier de poche : un zoom 24-120 mm équivalent, une ouverture f/2 au grand-angle, l’enregistrement en RAW, une bague de contrôle autour de l’objectif, un écran tactile de 3 pouces et un gabarit qui reste franchement compact à moins de 200 g en ordre de marche. Canon l’a lancé en octobre 2012, comme l’indique sa fiche au Canon Camera Museum, à une époque où le compact expert servait de vrai second boîtier — pas encore de produit nostalgique.
Le souci, c’est qu’un bon appareil en 2012 n’est pas automatiquement un bon achat en 2026. Entre-temps, les smartphones ont progressé d’une génération entière, les compacts premium ont changé d’échelle, et Canon rappelle clairement sur ses pages support que certains anciens produits ne sont plus pleinement pris en charge par les logiciels actuels. En parallèle, la demande sur les compacts est repartie fortement au premier trimestre 2026 — ce qui remet sur le marché des modèles anciens parfois proposés trop cher pour ce qu’ils offrent encore. Les anciens tests du Canon PowerShot S110 restent utiles pour comprendre son lancement, mais l’achat d’occasion en 2026 demande un autre filtre.
La fiche technique seule ne suffit plus : le vrai tri se fait sur le prix d’occasion, l’état réel de la batterie et la tolérance aux limites vidéo et Wi-Fi. C’est ce qui fait la différence entre un achat malin et un boîtier qui finit dans un tiroir au bout de trois sorties.
Le PowerShot S110 reste défendable comme compact expert de poche pour la rue, le voyage léger et le RAW au quotidien. En occasion saine, il garde du sens face au smartphone tant que le prix reste contenu. Au-delà, son télé f/5,9, sa batterie courte et son écosystème connecté daté ne tiennent plus face au Canon PowerShot S120 ou à un compact moderne.
Pourquoi le Canon PowerShot S110 revient dans les recherches en 2026
Trois forces se croisent : une vague de fond sur le retour des compacts, une fiche technique qui résiste mieux que prévu sur le format de poche, et un environnement logiciel qui montre clairement son âge. Comprendre ces trois axes permet de décider sans s’accrocher à la nostalgie.
Le retour de la demande sur les compacts en 2026
Canon a communiqué début 2026 sur une hausse marquée des ventes de compacts au premier trimestre. La tendance, déjà sensible en 2024-2025 sur des modèles comme le PowerShot V1 ou le G7 X Mark III, s’est confirmée. Une partie du public cherche un appareil clairement séparé du téléphone — pour des raisons de plaisir d’usage, de discipline visuelle ou simplement de plaisir de tenir un boîtier. Cette vague tire mécaniquement les compacts experts anciens vers le haut, S110 compris.
Ce que le S110 promet encore sur le papier

La fiche technique reste cohérente pour un usage de poche en 2026. Les spécifications officielles Canon confirment un capteur 1/1,7″ de 12,1 mégapixels, un zoom 24-120 mm équivalent, une ouverture f/2 au grand-angle, un écran tactile, une bague de contrôle programmable autour de l’objectif, le RAW au format CR2 et un Wi-Fi intégré. Le boîtier annonce 198 g batterie et carte comprises pour un encombrement qui tient réellement dans une poche de chemise. Aucun smartphone actuel n’offre cette combinaison — bague physique, ouverture lumineuse à f/2, RAW côtoyant un grip dédié — dans un objet aussi petit.
Ce qui a objectivement vieilli depuis octobre 2012
Trois points pèsent. L’ouverture chute vite avec le zoom : f/2 à 24 mm, mais f/5,9 à 120 mm. À ce niveau, par lumière intérieure, on monte vite à 800 ou 1600 ISO sans que le capteur 1/1,7″ puisse vraiment suivre. L’autonomie officielle CIPA tourne autour de 200 vues, ce qui se traduit en pratique par une demi-journée de balade tranquille — pas un week-end. Enfin, le Wi-Fi reste présent dans le menu, mais la promesse d’origine — partager facilement vers un téléphone ou un Mac — repose sur un environnement logiciel qui a vieilli, et Canon a publié dès l’origine un firmware 1.0.2.0 corrigeant des problèmes de déconnexion Wi-Fi avec iOS et le comportement de la bague zoom, signe que cet écosystème connecté n’a jamais été aussi limpide qu’annoncé.
Canon PowerShot S110 ou smartphone récent : l’arbitrage qu’attendent vraiment les acheteurs
Le S110 ne bat pas un smartphone récent en vidéo, en partage immédiat ou en traitement automatique. Il garde un intérêt précis : le RAW exploitable sur ordinateur, la bague physique autour de l’objectif, le zoom optique sans recadrage logiciel, et une prise de vue plus volontaire que le geste réflexe au téléphone.
Le téléphone gagne là où la couche logicielle fait le travail : exposition automatique fiable, HDR computationnel, vidéo 4K stabilisée, partage instantané. Le S110 perd ces batailles sans appel. En revanche, dès qu’on veut sortir d’une chaîne smartphone-cloud-réseaux, garder la main sur la mise au point, ouvrir un fichier RAW dans Lightroom et zoomer optiquement à 120 mm, le compact reprend l’avantage. Notre dossier appareil photo vs smartphone détaille ce que chaque catégorie peut réellement vous rendre au quotidien.
Pour qui ce produit est — ou n’est pas — fait
À choisir si…
- Vous voulez un vrai appareil de poche (moins de 200 g) avec RAW et bague de contrôle, pour sortir du tout-smartphone sans entrer dans un système à objectifs interchangeables.
- Le 24 mm f/2 vous parle plus que le 120 mm peu lumineux — autrement dit, vous shootez surtout des scènes proches, du quotidien, de la rue.
- Vous trouvez un exemplaire sain en occasion à un prix contenu, avec batterie d’origine en bon état et chargeur fourni.
- Vous développez vos RAW sur ordinateur et le rendu Canon couleurs naturelles vous convient.
À éviter si…
- La vidéo compte autant ou plus que la photo. Le S110 plafonne en Full HD, sans micro externe ni stabilisation moderne.
- Vous photographiez régulièrement des sujets en mouvement rapide.
- Vous attendez un transfert smartphone aussi fluide qu’avec un téléphone actuel.
- L’autonomie d’environ 200 vues CIPA vous obligerait à emporter deux batteries pour chaque sortie un peu longue.
- Le télé compte autant que le grand-angle dans votre pratique.
Les profils où le S110 reste cohérent en 2026
Au-delà de la grille rapide, quelques profils méritent qu’on s’y arrête. Le profil le plus crédible aujourd’hui, c’est le photographe de rue ou de voyage léger qui veut sortir du smartphone tout en restant invisible. Un boîtier qui rentre dans une poche, qu’on dégaine sans cérémonie, et qui propose un mode P, A, S, M comme un vrai appareil. À 24 mm f/2, le S110 fait ce qu’on attend de lui — discret, rapide à sortir, avec un fichier RAW qui tient bien tant qu’on reste raisonnable en sensibilité.
Un autre profil tient encore la route : l’utilisateur qui cherche un deuxième boîtier ultra-léger pour compléter un reflex ou un hybride. Pas pour les mêmes situations, pas avec les mêmes attentes — juste pour les jours où sortir un appareil normal n’est pas une option. À condition d’accepter que les fichiers ne supporteront pas le même recadrage qu’un APS-C ou un plein format.
Deux profils n’ont aucune raison de regarder le S110. Celui qui filme régulièrement — la vidéo Full HD à 24p sans micro externe ni stabilisation moderne ne tient pas la comparaison avec un smartphone actuel. Et celui qui photographie des sujets rapides : l’AF du S110 reste fiable sur des scènes posées, beaucoup moins quand le sujet bouge dans le cadre.
Fiche technique courte et ce qu’elle signifie vraiment
La fiche officielle se lit aujourd’hui avec un filtre 2026 : ce qui paraissait moderne en 2012 (Wi-Fi, tactile) sert peu en pratique, tandis que des éléments plus discrets (bague de contrôle, ouverture f/2 au grand-angle) gardent une valeur intacte.
Fiche technique rapide
24-120 mm f/2-5,9 : la vraie plage utile
Sur un compact de cette taille, faire entrer une plage 24-120 mm avec f/2 au grand-angle relevait déjà du prodige en 2012. Mais l’ouverture glisse vite : à 35 mm équivalent, on est déjà à f/2,8 ; à 50 mm, autour de f/4 ; et à 120 mm, on tombe à f/5,9. Concrètement, la zone vraiment lumineuse se situe entre 24 et 35 mm. Cette plage sert surtout la rue, le voyage léger et le quotidien — peu de gens shootent réellement au télé en compact expert de poche. Pour qui veut un zoom plus généreux et stable côté ouverture, c’est un autre cahier des charges qui se dessine, plutôt du côté du Sony HX99 pour le voyage ou d’un compact à grand capteur fixe.
Capteur 1/1,7″, RAW, tactile, bague : ce qui compte encore
Le capteur 1/1,7″ est petit comparé aux 1″ arrivés massivement après 2014 sur les compacts premium. À sensibilité basse, en lumière correcte, les fichiers tiennent la route — les retours longue durée convergent sur une marge confortable jusqu’à 400 ISO, plus serrée au-delà. Le RAW en CR2 reste précieux car il permet de récupérer des hautes lumières que le JPEG verrouillait, et le format est toujours lu sans souci par Lightroom, Capture One et DxO PhotoLab à jour.
La vraie différence par rapport au PowerShot S100, c’est l’écran tactile et le Wi-Fi. Le tactile sert surtout à choisir le point de mise au point d’un geste, et c’est plus utile qu’on ne le pense au quotidien. La bague de contrôle autour de l’objectif, héritée du S100, reste l’un des bons arguments du modèle : on l’assigne à l’ouverture, à la vitesse ou au zoom pas à pas, et ça change la sensation de prise en main par rapport à n’importe quel compact tout-automatique de la même époque.
Autonomie et batterie NB-5L : le point à ne pas sous-estimer

Canon annonce environ 200 vues CIPA — un chiffre déjà bas en 2012, et qui le reste en 2026. En usage réel, sans abuser de la visée écran ni du Wi-Fi, on peut espérer 220 à 280 photos par charge selon les retours utilisateurs. Mais avec le Wi-Fi actif, la lecture d’images, le tactile manipulé fréquemment, on retombe vite sous les 200. Concrètement, pour une journée de sortie touristique, il faut prévoir une seconde batterie. C’est d’autant plus vrai en occasion : la NB-5L d’origine, après une décennie, conserve rarement 100 % de sa capacité initiale. Un photographe habitué aux batteries hybrides actuelles (700 à 1000 vues) trouvera le rythme contraignant — il faut le savoir avant l’achat, pas après.
Les usages où le S110 reste défendable en 2026
Sur un compact expert ancien, la question n’est jamais « est-ce que ça photographie ? ». La question, c’est : dans quelles conditions précises est-ce qu’il tient encore ses promesses, et où les concurrents modernes le dépassent. L’analyse qui suit s’appuie sur les fiches officielles Canon, les tests historiques (Les Numériques, DPReview) et les retours longue durée recoupés sur les forums Canon — pas sur un test propriétaire d’un exemplaire neuf, le S110 n’étant plus vendu en neuf depuis longtemps.
Trois cas d’usage défendent encore le boîtier en 2026, à condition de respecter ce que la fiche technique impose réellement.
Photo de rue et quotidien : un vrai appareil de poche
C’est sans doute son territoire le plus solide. À 24 mm f/2, déclenchement quasi silencieux, boîtier tenu bas avec cadrage à l’écran fixe, le S110 disparaît dans la main. Les compacts experts modernes — un G7 X Mark III ou un RX100 VII — sont plus performants techniquement, mais ils ont aussi pris du volume. Le S110, lui, garde son format de paquet de cigarettes. C’est un vrai avantage en photo de rue où l’invisibilité prime sur les ISO élevés.
Basse lumière au grand-angle : là où il reste intéressant
Tant qu’on shoote à 24 mm avec l’ouverture à f/2, le S110 garde une marge de manœuvre que beaucoup de compacts du même prix d’occasion n’offrent plus. Les retours convergents indiquent que les fichiers restent exploitables jusqu’à 800 ISO en JPEG soigné, voire 1600 ISO si on accepte un peu de bruit dans les ombres et qu’on développe le RAW à la main. Dans les scènes intérieures correctement éclairées, on récupère un fichier qui se tient. La limite arrive vite : dès qu’on zoome au-delà de 35 mm, l’ouverture glisse à f/2,8 puis f/3,5, et la marge s’écroule. C’est un appareil qu’on apprend à utiliser en restant grand-angle.
RAW et bague de contrôle : le plaisir photo avant la fiche

L’argument qui fait encore mouche aujourd’hui n’est pas technique. C’est ergonomique. Tenir un appareil avec une vraie bague autour de l’objectif, un déclencheur à mi-course franc, un mode P/A/S/M accessible directement par molette, change la posture mentale par rapport à un téléphone. Pour un photographe qui veut sortir de la chaîne smartphone-cloud-réseaux, le S110 impose un flux de travail plus classique — carte SD, développement RAW sur ordinateur, export choisi vers les destinations utiles.
Verdict terrain vs marketing
Limites, défauts et points agaçants
Quatre faiblesses pèsent réellement sur la décision d’achat en 2026 : autonomie, ouverture au télé, écosystème connecté, vidéo. Aucune n’est rédhibitoire prise isolément, mais leur cumul change la valeur du boîtier face à un compact moderne ou même à un smartphone récent.
Avantages
- Format réellement de poche, sous 200 g.
- Ouverture f/2 au grand-angle — rare dans cette taille, encore aujourd’hui — qui sauve les scènes intérieures à 24 mm.
- RAW CR2 toujours bien pris en charge par Lightroom, Capture One et DxO PhotoLab.
- Bague de contrôle programmable autour de l’objectif, qui change concrètement la prise en main.
- Couleurs Canon naturelles dès la sortie en JPEG — particulièrement convaincantes sur les tons chair en lumière tamisée, là où beaucoup de concurrents de l’époque tiraient vers le froid.
Inconvénients
- Autonomie courte : 200 vues CIPA, à peine plus en pratique sans Wi-Fi.
- Ouverture qui chute vite : f/5,9 à 120 mm, peu utile en intérieur ou en soirée.
- Vidéo Full HD 24p sans micro externe, sans 4K, sans stabilisation moderne — datée.
- Wi-Fi présent mais expérience d’appairage qui montre son âge avec les versions actuelles de Canon Camera Connect.
- Pas de viseur électronique, écran fixe non orientable.
- Capteur 1/1,7″ qui montre vite ses limites dès 1600 ISO.
Une batterie courte, même sur la fiche officielle
Ce n’est pas une question de vieillissement — c’est une caractéristique d’origine. La NB-5L est une petite batterie cylindrique, et le boîtier la consomme vite, surtout avec le tactile actif. Côté pratique, prévoir au minimum un deuxième accumulateur. Les batteries compatibles tierces se trouvent à des prix bas, les NB-5L Canon d’origine restent plus rares — fourchette à contrôler le mois de l’achat sur les principaux revendeurs photo et marketplaces. C’est non négociable pour qui prévoit plus d’une heure de prises de vue active.
Un télé peu lumineux
Sur un boîtier de cette taille, c’est presque une fatalité physique. Mais ça se traduit dans l’usage par une auto-restriction : on cadre au grand-angle, on s’approche du sujet, on n’utilise le télé qu’en plein soleil. Les compacts à grand capteur fixe — un Panasonic LX100 II par exemple — font un autre choix : moins de zoom, plus de marge optique. Deux philosophies, deux usages.
Un écosystème connecté qui sent son époque

Le Wi-Fi du S110 a été pensé pour l’écosystème Canon de 2012-2013, autour de l’application CameraWindow d’origine. Aujourd’hui, on passe par Canon Camera Connect — qui fonctionne, mais dont l’expérience d’appairage avec un boîtier de cette génération demande de la patience. Le transfert se fait, mais lentement comparé à un AirDrop entre iPhones, ou à la synchronisation cloud d’un téléphone Android récent. Le support Canon du S110 conserve toujours le firmware 1.0.2.0 et plusieurs guides Wi-Fi/CameraWindow utiles, mais Canon précise que certaines passerelles vers des services tiers de l’époque ne sont plus opérationnelles. Pour qui veut publier vite sur les réseaux, ce n’est plus le bon outil.
Une vidéo Full HD devenue secondaire
En 2012, filmer en Full HD 24p sur un compact expert était suffisant. En 2026, c’est en dessous de ce que produit n’importe quel smartphone milieu de gamme — sans même parler du Sony ZV-1 côté création de contenu. Pas de prise micro externe, pas de stabilisation gyroscopique, pas de profil log. Pour un usage vidéo régulier, il faut regarder ailleurs. Si la photo prime à 95 % et que la vidéo n’est qu’un complément occasionnel, le verdict change.
Acheter un Canon PowerShot S110 d’occasion : les points à vérifier

Le S110 ne se vendant plus neuf depuis longtemps, l’achat passe entièrement par le marché de l’occasion. La méthode d’évaluation qui suit s’appuie sur les fiches officielles Canon, les tests historiques de la presse spécialisée francophone et anglophone, et les retours longue durée recoupés sur les communautés Canon Forum et DPReview — pas sur un test maison d’un exemplaire récent.
Sources et limites de l’évaluation
- Fiches techniques et support officiels Canon (Camera Museum, fiche produit, firmware 1.0.2.0).
- Tests historiques de la presse photo francophone et anglophone à la sortie du boîtier.
- Retours utilisateurs longue durée recoupés sur Canon Forum et DPReview.
- Limite assumée : aucun test propriétaire récent sur un exemplaire neuf — ce contenu doit se lire comme un guide d’achat d’occasion, non comme un protocole de laboratoire.
- Contrôle final à effectuer en main propre ou auprès d’un revendeur spécialisé occasion avant validation.
Checklist d’inspection avant achat
- Inspection visuelle : rayures sur l’objectif (lentille frontale en priorité), traces de chocs sur les coins, état de l’écran (pixels morts, taches sous la dalle), poussière dans le bloc optique visible en plein soleil.
- Test du zoom : sortir et rentrer le zoom plusieurs fois, écouter d’éventuels grincements moteur, vérifier que la stabilisation s’engage bien (l’image se stabilise visiblement quand on cadre une scène).
- Capteur et obturateur : photographier un mur uniforme à sensibilité basse, contrôler à 100 % à l’écran d’éventuels pixels chauds. Vérifier les Exif si le boîtier les expose ; sur les compacts PowerShot, ne pas faire du compteur de déclenchements un critère décisif si l’information n’est pas lisible.
- État de la batterie : demander au vendeur le nombre approximatif de cycles, ou tester en sortie réelle 30 minutes — si le voyant batterie chute fortement après 30 vues, la NB-5L est en bout de course.
- Wi-Fi : tenter une connexion à un smartphone via Canon Camera Connect avant validation. Si l’appairage échoue de façon répétée, le module Wi-Fi peut être défaillant.
- Carte SD et chargeur : vérifier que le vendeur fournit le chargeur d’origine ou compatible. La carte SD est rarement incluse, prévoir une SDHC classe 10 fiable.
Voir aussi : review vidéo indépendante
La vidéo ci-dessous reste utile pour visualiser les menus et la prise en main d’origine. Elle ne remplace pas le filtre d’achat occasion 2026 — il s’agit d’un test de lancement.
Comparatif : Canon PowerShot S110 face à ses alternatives logiques
L’achat d’un S110 ne se fait jamais en isolation. Le tableau ci-dessous synthétise l’arbitrage face aux trois alternatives les plus probables — un autre compact expert Canon, un compact 1″ plus ambitieux, et un smartphone récent.
| Boîtier | Meilleur pour | À éviter si | Point fort | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| Canon PowerShot S110 | Rue, voyage léger, RAW de poche | Vidéo, télé, autonomie longue | f/2 à 24 mm, format minuscule, bague de contrôle | Batterie 200 vues CIPA, télé f/5,9 |
| Canon PowerShot S120 | Mêmes usages avec plus de fluidité | Budget très serré | AF plus rapide, vidéo Full HD 60p, démarrage réactif | Prix d’occasion plus élevé que le S110 |
| Sony RX100 III | Image, basse lumière, viseur EVF | Format minuscule, budget contenu | Capteur 1″, optique 24-70 mm f/1,8-2,8, viseur escamotable | Encombrement, prix d’occasion nettement supérieur |
| Smartphone récent | Vidéo, partage, traitement automatique | RAW expert, bague physique, zoom optique long | Connectivité, IA computationnelle, vidéo 4K | Pas de vrai zoom optique, ergonomie photo limitée |
S110 vs S120 : le duel historique le plus utile
Canon PowerShot S110
Capteur 1/1,7″ 12 Mpx, sorti octobre 2012. Wi-Fi intégré, écran tactile, vidéo Full HD 24p. La référence si le prix d’occasion descend nettement sous celui du S120.
Canon PowerShot S120
Capteur 1/1,7″ 12 Mpx amélioré, sorti août 2013. AF plus rapide, vidéo Full HD 60p, démarrage plus réactif, mêmes Wi-Fi et tactile. Meilleur achat si l’écart de prix reste raisonnable.
C’est le duel qui se pose en pratique. Le S120 a apporté un AF mesurablement plus réactif, une vidéo Full HD 60p au lieu du 24p, et un démarrage plus rapide. À fonction égale, c’est le successeur logique. La question devient économique : plus l’écart de prix d’occasion entre les deux modèles est réduit, plus le S120 prend l’avantage. Notre dossier complet sur le Canon PowerShot S120 détaille les différences pratiques en sortie photo.
S110 vs Sony RX100 III : qui gagne si l’image prime
Canon PowerShot S110
Capteur 1/1,7″, zoom 24-120 mm f/2-5,9, 198 g. Format réellement de poche, ergonomie experte simple.
Sony RX100 III
Capteur 1″ Exmor R, zoom 24-70 mm f/1,8-2,8, viseur électronique escamotable, 290 g. Une autre échelle de qualité d’image, à un autre prix.
Ici, on ne compare plus deux compacts experts — on compare deux générations différentes. Le RX100 III joue dans une catégorie supérieure, avec un capteur plus de deux fois plus grand en surface, une optique plus lumineuse sur toute la plage utile, et un viseur électronique. Le prix d’occasion est en conséquence : il faut compter nettement plus pour un exemplaire en bon état. Notre test du Sony RX100 III détaille ce que ce passage au 1″ change concrètement.
S110 vs Panasonic TZ99 ou Sony ZV-1 : la voie moderne
Canon PowerShot S110
Compact expert ancien, occasion uniquement, focale lumineuse au grand-angle, RAW, format minuscule. Approche photo classique.
Panasonic TZ99 / Sony ZV-1
Approches modernes : zoom voyage 30x sur le TZ99 (545,99 €) ; capteur 1″ et écran orientable orienté création vidéo sur le ZV-1. Encore disponibles en neuf.
Si vous comparez le S110 à des compacts récents, deux logiques s’affrontent. Le Panasonic TZ99 mise sur le zoom voyage et la connectivité moderne — gros télé, capteur plus petit que le S110, mais autonomie et ergonomie de 2025. Le Sony ZV-1 cible la création vidéo : capteur 1″, écran orientable, micro intégré dirigé vers l’avant. Aucun des deux ne fait la même chose que le S110, mais l’un ou l’autre peut résoudre votre problème mieux que lui — selon que la priorité est le voyage léger avec zoom puissant, ou la création de contenu.
Où acheter le Canon PowerShot S110 aujourd’hui
Où acheter le Canon PowerShot S110 ?
Le S110 ne se vend plus en neuf depuis longtemps. L’achat passe donc par le marché de l’occasion, où la prudence s’impose — état de la batterie, nombre de déclenchements, intégrité de l’objectif. Quatre canaux à comparer :
Les prix d’occasion fluctuent fortement selon l’état, la présence du chargeur, l’état de la batterie et la complétude de la boîte. Dernier contrôle prix à effectuer le mois de l’achat sur chaque canal — les montants varient selon état, accessoires et garantie. Au-delà du seuil où le PowerShot S120 devient accessible, la décision penche logiquement vers le successeur.
FAQ — Canon PowerShot S110
Pour conclure : à qui le S110 reste-t-il utile concrètement
Plutôt que reformuler le verdict, mieux vaut répondre par profil. Au photographe de rue qui cherche un appareil discret avec RAW et bague de contrôle, le S110 fait encore le travail à 24 mm. Pas besoin d’aller plus loin tant que le télé n’est pas central dans la pratique et que l’occasion permet un achat raisonnable.
À celui qui vient du smartphone et hésite à passer à un vrai appareil, la question n’est pas vraiment le S110 contre tel autre compact. C’est plutôt le geste — voulez-vous d’un objet séparé du téléphone, avec ses contraintes propres, son chargeur, sa batterie à surveiller ? Si oui, le S110 d’occasion est un point d’entrée à coût réduit. Si l’idée du chargeur dédié et de la batterie à recharger lasse d’avance, le téléphone reste l’outil le plus cohérent.
Au collectionneur ou au photographe qui apprécie les compacts experts, le S110 garde sa place dans une lignée — successeur du S100, prédécesseur du S120, dernier maillon avant la grande bascule des capteurs 1″. À ce titre, c’est un objet cohérent, parfois plaisant à utiliser. Mais ce n’est plus un achat de premier appareil pour qui veut produire en 2026 sans concession.
À celui qui a besoin d’un compact moderne pour la vidéo, le voyage avec gros zoom ou la qualité d’image en haut ISO, il faut savoir le dire — ce n’est pas le bon boîtier. Le marché propose des réponses plus pertinentes, du Canon G1 X Mark III côté grand capteur fixe à un Sony ZV-1 côté création.
Checklist d’achat : avant validation, contrôler systématiquement les Exif si lisibles, l’état de la batterie en sortie réelle de 30 minutes, la présence du chargeur d’origine, le bon fonctionnement du zoom et de la stabilisation, l’absence de pixels morts à 100 % à l’écran, et l’appairage Wi-Fi avec un smartphone via Canon Camera Connect. Sans ces vérifications, le bon prix devient un mauvais achat.

