Un Lumix G6 d’occasion reste défendable autour de 150 à 200 € boîtier nu si l’exemplaire est sain, que l’absence de 4K ne vous bloque pas et que vous voulez surtout accéder au parc d’objectifs Micro 4/3. Ce boîtier Panasonic de 2013 ne se juge plus comme un hybride moderne : il se juge comme un accès économique à une monture encore bien fournie, avec un capteur 16 Mpix, un viseur OLED, un écran tactile orientable et une vidéo Full HD suffisante pour des usages simples.
La vraie question n’est donc pas de savoir s’il rivalise avec les Lumix récents, mais si son état, son prix et ses accessoires justifient encore l’achat face à un G7, un GX80 ou un OM-D E-M10 II. Ses limites sont nettes : pas de stabilisation intégrée, pas de 4K, autofocus à détection de contraste, autonomie à surveiller et comportement en haute sensibilité à considérer avec prudence dès 3200 ISO selon les tests publiés.
Ce guide doit aider à trier les annonces, comprendre les caractéristiques qui comptent vraiment et repérer les situations où le G6 reste cohérent — apprentissage photo, voyage léger, premier boîtier Micro 4/3 — autant que celles où il vaut mieux passer à un modèle plus récent.
Verdict express
Le Lumix G6 peut encore convenir à un photographe amateur qui cherche un hybride léger et peu coûteux pour débuter en Micro 4/3, mais seulement sous un seuil de prix raisonnable, avec batterie et chargeur en bon état, et en acceptant clairement ses limites vidéo, stabilisation et autonomie.
Verdict rapide : à quelles conditions le Lumix G6 reste intéressant ?
Le Panasonic Lumix G6 n’est plus un boîtier qu’on achète neuf. Le raisonnement utile en 2026 consiste à examiner trois éléments avant tout : le prix demandé, l’état de l’exemplaire et le besoin réel du photographe. Si l’un de ces trois éléments n’est pas aligné, un G7 ou un GX80 d’occasion devient rapidement plus pertinent.
Le bon scénario d’achat
Un G6 garde du sens dans plusieurs cas précis. D’abord pour un débutant qui souhaite apprendre la photo sur un hybride à viseur électronique sans engager plus de 200 € sur le boîtier. Ensuite pour un photographe déjà équipé en optiques Micro 4/3 Panasonic ou Olympus, qui cherche un second boîtier léger pour la balade ou le voyage. Enfin pour un usage essentiellement diurne, en photo de famille, de voyage ou d’apprentissage, sans contrainte vidéo 4K ni rafale soutenue.
Pour qui le Lumix G6 reste cohérent en 2026
Convient
- Photographe débutant avec budget serré (moins de 200 € boîtier nu)
- Possesseur d’objectifs Micro 4/3 cherchant un second boîtier léger
- Usage voyage et apprentissage sans exigence vidéo 4K
- Photo de famille, paysage diurne, portrait posé
Ne convient pas
- Vidéaste ayant besoin de 4K
- Sport, animalier, sujets rapides
- Photographe travaillant souvent au-delà de 3200 ISO
- Recherche d’un boîtier neuf, garantie constructeur et stabilisation intégrée
Les cas où il vaut mieux passer au G7, au GX80 ou à l’E-M10 II
Plusieurs profils ont peu d’intérêt à viser un G6 plutôt qu’une alternative. Un photographe qui filme régulièrement gagnera à chercher un Panasonic Lumix G7, l’alternative 4K la plus logique dans cette gamme d’occasion. Un photographe sensible aux flous de bougé, en intérieur ou en basse lumière, a tout intérêt à viser un Panasonic Lumix GX80, autre Micro 4/3 d’occasion à comparer grâce à sa stabilisation capteur. Enfin, un photographe qui souhaite un boîtier plus polyvalent et tropicalisé peut viser un G80 d’occasion, à budget supérieur.
Le Panasonic Lumix G6 en bref : un hybride Micro 4/3 de 2013

Position dans la gamme Panasonic G
Le Panasonic Lumix DMC-G6, référence complète du boîtier dans la nomenclature Panasonic, a été lancé en 2013 et succède au Panasonic Lumix G5, prédécesseur direct du G6. Il s’insère dans une lignée d’hybrides Micro 4/3 à viseur électronique au format reflex compact, conçue pour offrir une alternative légère aux reflex d’entrée de gamme. Au-dessus de lui, Panasonic a ensuite proposé le G7 (2015, premier de la lignée à intégrer la 4K), puis le G80 (2016, avec stabilisation capteur et tropicalisation) et plus récemment le G90/G91 puis le Panasonic Lumix G97, successeur moderne hors budget occasion.
Pourquoi il n’est plus un produit neuf à considérer
Le G6 a été retiré du catalogue Panasonic et figure désormais en archive sur le site du constructeur. Toute promesse de disponibilité neuve doit être considérée avec scepticisme : l’achat passe presque obligatoirement par l’occasion ou le reconditionné. La vérification de l’état devient donc plus déterminante que pour un boîtier sous garantie.
Ce que la monture Micro 4/3 change pour un débutant
L’argument principal du G6 en 2026 n’est plus son boîtier, mais sa monture. Le standard Micro 4/3, partagé avec Olympus et OM System, donne accès à un parc d’objectifs particulièrement fourni en occasion, du zoom 14-42 mm bon marché aux focales fixes lumineuses, en passant par les téléobjectifs compacts. Pour un débutant, cela signifie qu’un budget modéré sur le boîtier peut être complété par un ou deux objectifs d’occasion sans changer de système ensuite.
Fiche technique du Panasonic Lumix G6
Tableau des caractéristiques essentielles

Les points encore utiles aujourd’hui

Plusieurs caractéristiques du G6 restent solides à son niveau de prix. D’après les tests publiés, le viseur OLED est apprécié pour sa netteté à cette génération de boîtiers. L’écran tactile orientable, peu courant à l’époque sur ce segment, reste fonctionnel pour les angles bas, le portrait à hauteur d’enfant ou la vidéo. Le Wi-Fi intégré permet un transfert rapide vers smartphone, fonction toujours pertinente pour un usage voyage. Enfin, la prise en main reste compacte, sans toutefois rivaliser avec les GX80 ou E-M10 plus tardifs.
Les limites techniques à ne pas minimiser
Les limites du G6 sont elles aussi claires. L’absence de stabilisation intégrée oblige à composer avec la stabilisation d’objectif quand elle existe, ou avec une vitesse d’obturation plus élevée. L’absence de 4K ferme la porte aux usages vidéo modernes. L’autofocus à détection de contraste, sans détection de phase, montre ses limites sur les sujets en mouvement. Et la définition de 16 Mpix, encore confortable pour un usage écran ou tirage A3, reste en retrait des standards actuels.
Une erreur fréquente à corriger
Plusieurs fiches en ligne mentionnent un capteur 18 Mpix ou 18,31 Mpix pour le Lumix G6. Il s’agit d’une confusion avec la définition totale du capteur ou avec d’autres modèles. La fiche Panasonic est claire : la définition effective est de 16 Mpix. C’est sur cette valeur que reposent les mesures DXOMark et l’ensemble des tests publiés.
Qualité d’image : ce que disent les tests publiés sur le Lumix G6
Capteur Live MOS 16 Mpix et score DXOMark
Le capteur du Lumix G6 a été mesuré par DXOMark, qui lui attribue un score global de 61. Ce chiffre place le boîtier dans la moyenne des hybrides Micro 4/3 de sa génération, avec une qualité d’image cohérente avec son segment et son année de lancement. Le score est honorable pour le prix d’occasion observé, sans représenter une référence absolue : il faut le lire comme un repère relatif, pas comme un argument décisif face à des capteurs plus récents.
Plage dynamique et montée ISO
Selon les mesures DXOMark, le capteur du Lumix G6 atteint une plage dynamique de l’ordre de 11,5 EV à sensibilité native, valeur correcte pour un Micro 4/3 de 2013.
Cette plage dynamique permet de récupérer raisonnablement les hautes lumières et les ombres en post-traitement, à condition de partir d’un fichier RAW. Sur la montée ISO, les tests publiés convergent : la qualité d’image reste exploitable jusqu’à 1600 ISO, devient discutable à 3200 ISO selon le rendu attendu, et n’a plus grand intérêt au-delà. D’après Les Numériques, le traitement haute sensibilité tend à lisser les détails fins, comportement typique des Micro 4/3 de cette époque.
Erreur à corriger : le G6 n’est pas un 18 Mpix
La question revient suffisamment souvent pour mériter une clarification. Le Lumix G6 dispose d’un capteur Live MOS de 16 Mpix effectifs. Les valeurs intermédiaires (18 Mpix, 18,31 Mpix) correspondent à la définition totale du capteur avant masquage, et non à la définition utilisable pour la photo. Toute annonce affichant 18 Mpix doit être interprétée comme une approximation marketing ou une erreur de saisie, et non comme un argument technique.
Autofocus, rafale et réactivité : suffisant pour quel usage ?
AF contraste 23 points : adapté aux sujets calmes

Le G6 fonctionne en autofocus à détection de contraste sur 23 collimateurs. Cette technologie, dépourvue de détection de phase, reste précise sur des sujets fixes ou peu mobiles, mais montre ses limites dès qu’il s’agit de suivre un sujet rapide. Pour la photo de paysage, de portrait posé, de scène de rue à pied, de famille en intérieur, le système suffit dans la grande majorité des cas. Il devient limitant pour le sport, l’animalier ou les enfants en mouvement.
Limites pour sport, animalier et faible lumière
En basse lumière, l’AF à contraste devient plus hésitant, avec des allers-retours visibles avant la mise au point finale. Les tests publiés à la sortie du boîtier, notamment par Les Numériques et DPReview, mentionnent ce comportement comme un point faible identifié dès l’origine. Si vous photographiez régulièrement en intérieur peu éclairé ou en concert, c’est un critère qui doit peser dans la décision face à un GX80, lui aussi en AF contraste mais épaulé par la technologie DFD (Depth From Defocus) plus récente.
Rafale et réactivité selon les sources publiées
Selon les caractéristiques constructeur, le G6 atteint une rafale autour de 7 images par seconde en mise au point fixe, valeur cohérente pour un boîtier de cette gamme et de cette époque. Le rythme baisse en suivi continu. Le tampon mémoire reste limité, ce qui borne l’utilité réelle de la rafale pour de longues séquences d’action. Pour un usage occasionnel — saisir un sourire d’enfant, un saut, une scène brève — le boîtier reste suffisant.
Vidéo : Full HD correcte, mais pas de 4K
Ce que permet le 1080p du G6
La vidéo du Lumix G6 culmine à 1080p en 50 ou 25 images par seconde. Pour de la vidéo de famille, du voyage, du vlog statique ou une captation simple, la définition reste exploitable. La possibilité de filmer en 50p autorise un léger ralenti à la lecture, fonction toujours utile. La prise en main vidéo bénéficie de l’écran tactile orientable, qui facilite la mise au point et le suivi en autofilmage.
Présentation vidéo du Panasonic Lumix G6 publiée en 2015, utile pour visualiser l’ergonomie et le menu, à recontextualiser pour 2026.
Pourquoi l’absence de 4K compte selon les usages
Pour quelques usages, l’absence de 4K change concrètement la qualité finale : montage avec recadrage, livraison sur télévision 4K, extraction de photos depuis un flux vidéo, conservation à long terme. Si l’un de ces points compte pour vous, le G6 n’est plus le bon choix. Pour un usage exclusivement web, réseaux sociaux ou archivage familial, le Full HD reste pertinent et plus économe en stockage.
Faut-il choisir plutôt un Lumix G7 pour la vidéo ?
Sur le plan vidéo, le G7 introduit la 4K UHD et un encodage plus complet. C’est la principale différence qui justifie l’écart de prix d’occasion entre les deux boîtiers. Pour un photographe qui filme rarement, le G6 reste suffisant. Pour un usage mixte photo-vidéo, l’écart de quelques dizaines d’euros vers un G7 d’occasion est presque toujours justifié.
Autonomie et batterie DMW-BLC12
Donnée constructeur vs autonomie relevée par les tests tiers
Selon la fiche constructeur archivée, l’autonomie annoncée par Panasonic pour le G6 est de l’ordre de 340 vues par charge selon la norme CIPA. Cette valeur correspond à un usage normalisé, viseur actif et flash sollicité une fois sur deux. En usage réel, l’autonomie peut varier sensiblement selon la part de visualisation à l’écran, l’utilisation du Wi-Fi, la vidéo et la température ambiante. D’après Les Numériques, l’autonomie mesurée reste cohérente avec la valeur constructeur, sans surprise particulière dans un sens ou dans l’autre.
Pourquoi une batterie de secours est presque indispensable
Sur un boîtier de cette génération, l’usure des batteries est un facteur central. Un Lumix G6 d’occasion vendu avec une seule batterie d’origine, déjà ancienne, peut tenir nettement moins que la valeur constructeur. Une batterie de secours, qu’il s’agisse d’une DMW-BLC12 d’origine ou d’une compatible bien notée, est presque indispensable pour un usage voyage ou une journée complète de prise de vue.
Que vérifier avant d’acheter une batterie compatible ?
Plusieurs points méritent vérification avant l’achat d’une batterie tierce : la compatibilité explicite avec la référence DMW-BLC12, la mention d’une capacité réaliste — la DMW-BLC12 d’origine est annoncée par Panasonic autour de 1200 mAh, méfiance face aux valeurs gonflées —, la présence d’une puce de gestion compatible avec l’affichage de niveau de batterie, et la qualité du chargeur fourni si la batterie est vendue en kit. Une batterie d’origine reste l’option la plus sûre quand elle est disponible à prix raisonnable.
Achat d’occasion : prix, état et pièges à éviter
Fourchettes de prix observées
Les prix observés sur le marché de l’occasion varient sensiblement selon la configuration et le canal de vente. À titre indicatif, les fourchettes suivantes ont été relevées à la date de rédaction et doivent être considérées comme des repères, non comme des valeurs stables.
| Configuration | Fourchette observée | Canal principal |
|---|---|---|
| G6 boîtier nu (particulier) | environ 100 à 180 € | petites annonces |
| G6 boîtier nu reconditionné | environ 150 à 200 € | plateformes de reconditionné |
| G6 kit 14-42 mm | environ 200 à 310 € | particuliers et boutiques photo |
| G6 kit 14-140 mm | autour de 399 € | boutiques photo occasion |
Au-delà de ces fourchettes, l’achat devient discutable face à un G7 d’occasion. En dessous, méfiez-vous d’un exemplaire trop attractif : il cache souvent une usure marquée, une batterie en fin de vie ou un objectif rayé.
Check-list avant achat
Boîtier nu ou kit 14-42 mm : quel choix pour débuter ?
Pour un débutant sans optique Micro 4/3, le kit 14-42 mm reste l’option la plus simple et la plus économique au total. Le zoom de kit, sans être exceptionnel, couvre les usages quotidiens et permet de commencer immédiatement. Le surcoût face à un boîtier nu est généralement inférieur au prix d’un 14-42 mm acheté séparément. Pour un photographe déjà équipé en optiques Micro 4/3, le boîtier nu reste évidemment plus pertinent.
Le kit 14-140 mm vaut-il son surcoût ?
Le kit 14-140 mm représente un saut de prix sensible, autour de 400 € selon les annonces observées. Ce zoom polyvalent couvre du grand angle au téléobjectif, ce qui le rend séduisant pour un usage voyage. La question à se poser est néanmoins celle du rapport qualité-prix d’ensemble : à ce niveau de budget, un G7 d’occasion avec un 14-42 mm peut offrir une polyvalence supérieure grâce à la 4K, l’objectif 14-140 mm pouvant être ajouté plus tard d’occasion.
Panasonic Lumix G6 vs G7, GX80, G80 et OM-D E-M10 II
Le G6 ne se compare plus à des modèles neufs, mais à ses voisins d’occasion. Quatre alternatives se présentent naturellement dans une recherche similaire. Le tableau ci-dessous, établi selon les fiches constructeur des modèles concernés, synthétise les écarts techniques principaux, à compléter par les analyses détaillées qui suivent.
| Modèle | Année | Capteur | Stabilisation boîtier | Vidéo max | AF |
|---|---|---|---|---|---|
| Lumix G6 | 2013 | 16 Mpix M4/3 | Non | Full HD 50p | Contraste, 23 collimateurs |
| Lumix G7 | 2015 | 16 Mpix M4/3 | Non | 4K UHD | Contraste DFD |
| Lumix GX80 | 2016 | 16 Mpix M4/3 | Oui, 5 axes | 4K UHD | Contraste DFD |
| Lumix G80 | 2016 | 16 Mpix M4/3 | Oui, 5 axes | 4K UHD | Contraste DFD |
| OM-D E-M10 II | 2015 | 16 Mpix M4/3 | Oui, 5 axes | Full HD | Contraste |
G6 vs G7 : la 4K change la donne
Le G7 reste, à budget similaire, le successeur logique du G6 pour la grande majorité des profils. Il apporte la 4K UHD, un AF amélioré par la technologie DFD, un viseur plus défini et une ergonomie revue. Pour quelques dizaines d’euros d’écart sur le marché de l’occasion, le compromis devient nettement favorable au G7, surtout pour un usage mixte photo et vidéo.
G6 vs GX80 : la stabilisation comme avantage majeur
Le GX80 introduit la stabilisation 5 axes intégrée, absente du G6. Cet écart est particulièrement sensible en intérieur, en basse lumière, sur les focales fixes non stabilisées et en vidéo à main levée. Le GX80 propose également la 4K et un boîtier plus compact au format rangefinder. En contrepartie, son viseur est plus modeste et son ergonomie moins reflex que celle du G6.
G6 vs G80 : option plus complète mais plus chère
Le Panasonic Lumix G80, option stabilisée et tropicalisée, joue un cran au-dessus. Il propose stabilisation 5 axes, 4K, tropicalisation et un boîtier plus robuste. Son prix d’occasion reste sensiblement supérieur à celui du G6. Le choix se fait davantage par budget que par usage : si l’enveloppe permet le G80, il rend presque toujours le G6 obsolète pour un acheteur en 2026.
G6 vs OM-D E-M10 II : l’alternative Olympus à surveiller
L’Olympus OM-D E-M10 Mark II, concurrent Micro 4/3 d’occasion, partage la monture Micro 4/3 et propose la stabilisation 5 axes. Son rendu de fichier diffère légèrement, avec une signature couleur Olympus que beaucoup apprécient pour le portrait et la photo de rue. Son ergonomie au format rétro plaît à un autre type de photographe que celui visé par le format reflex compact du G6 : davantage le photographe attiré par le boîtier de voyage compact et la sobriété visuelle, là où le G6 vise plutôt l’apprentissage classique avec prise en main façon reflex. Il s’agit d’une alternative crédible, à comparer annonce par annonce selon les prix observés et la sensibilité au rendu de chaque marque.
Objectifs Micro 4/3 compatibles : un vrai point fort
Panasonic, Olympus / OM System, Sigma, Voigtländer
L’argument le plus durable du G6 reste sa monture. Le standard Micro 4/3 est partagé entre Panasonic et Olympus / OM System, avec des contributions de Sigma, Voigtländer, Samyang, Laowa et plusieurs fabricants chinois. Toutes les optiques Micro 4/3 sont mécaniquement compatibles avec le G6, et la grande majorité des fonctions électroniques (autofocus, ouverture, communication EXIF, stabilisation d’objectif) le sont également. Pour explorer ce parc, notre dossier sur les meilleurs objectifs Micro 4/3 Panasonic et Olympus reste un point d’entrée utile.
Les objectifs simples à privilégier pour débuter
Pour un débutant, plusieurs optiques d’occasion sont régulièrement recommandées. Le Panasonic 14-42 mm de kit, peu coûteux et polyvalent, reste la base. Le Panasonic 25 mm f/1.7 ou l’Olympus 25 mm f/1.8 offrent une focale fixe lumineuse à prix accessible, idéale pour le portrait et la basse lumière. Le 45-150 mm Panasonic complète l’ensemble pour un usage téléobjectif occasionnel. Cet écosystème permet de constituer un kit complet pour un budget global maîtrisé.
Où acheter le Panasonic Lumix G6 d’occasion ?
Reconditionné, petites annonces et boutiques photo
Trois canaux principaux se partagent le marché du G6 d’occasion. Les plateformes de reconditionné (Back Market notamment) offrent une garantie limitée et un état grading clair, au prix d’une marge plus élevée. Les petites annonces (Leboncoin, Vinted, forums photo) proposent les prix les plus bas mais imposent une vigilance accrue sur l’état réel et la cohérence du vendeur. Les boutiques photo spécialisées d’occasion (réseau MPB, Camara, photographes locaux) proposent des exemplaires expertisés, parfois retouchés, avec garantie courte.
Pour un débutant peu à l’aise avec l’examen technique, un reconditionné ou une boutique spécialisée représente le meilleur compromis sécurité-prix. Pour un photographe déjà familier des hybrides, les petites annonces peuvent offrir d’excellentes affaires, à condition de respecter la check-list présentée plus haut.
Les disponibilités Amazon évoluent vite sur ce type de boîtier ancien. À confirmer auprès du revendeur au moment de l’achat, et à comparer avec une annonce équivalente sur le marché reconditionné spécialisé avant validation.
FAQ Panasonic Lumix G6
Le Panasonic Lumix G6 est-il encore bon en 2026 ?
Oui, dans un cadre précis. Le G6 reste cohérent pour un débutant cherchant à apprendre la photo sur un hybride Micro 4/3 à petit budget, ou pour un possesseur d’objectifs Micro 4/3 cherchant un second boîtier léger. Il devient discutable dès qu’on a besoin de 4K, de stabilisation intégrée ou de performances en basse lumière.
Combien coûte un Panasonic Lumix G6 d’occasion ?
Un Lumix G6 d’occasion s’observe généralement entre 100 et 200 € boîtier nu, et entre 200 et 310 € en kit 14-42 mm, selon l’état et le canal de vente. Le kit 14-140 mm grimpe autour de 400 € et mérite d’être comparé à un G7 d’occasion équivalent.
Le Panasonic G6 fait-il de la 4K ?
Non. Le Lumix G6 plafonne en Full HD 1080p à 50 ou 25 images par seconde. La 4K est arrivée chez Panasonic sur le Lumix G7 en 2015. Pour la 4K dans la gamme G, il faut viser au minimum un G7 d’occasion.
Le Panasonic Lumix G6 est-il stabilisé ?
Non, le G6 ne dispose pas de stabilisation intégrée au boîtier. La stabilisation dépend entièrement de l’objectif utilisé. Pour disposer d’une stabilisation 5 axes capteur dans la gamme Panasonic, il faut viser un GX80, un G80 ou un modèle plus récent.
Quelle batterie utilise le Lumix G6 ?
Le Lumix G6 utilise une batterie DMW-BLC12, partagée avec d’autres boîtiers Panasonic de la même époque (notamment G5, G7, GH2). Une batterie de secours, d’origine ou compatible bien notée, reste fortement conseillée pour un usage prolongé.
Quelle différence entre Panasonic G6 et G7 ?
Le G7 apporte trois différences principales : la vidéo 4K UHD, un autofocus amélioré par la technologie DFD et un viseur plus défini. L’écart de prix d’occasion entre les deux modèles reste généralement modéré, ce qui rend le G7 plus pertinent pour la majorité des profils, sauf budget très contraint.
Le G6 est-il compatible avec les objectifs Olympus ?
Oui. Le G6 utilise la monture Micro 4/3, partagée entre Panasonic et Olympus / OM System. Toutes les optiques Micro 4/3 Olympus sont mécaniquement et électroniquement compatibles avec le G6, autofocus inclus. La stabilisation d’objectif d’Olympus reste opérationnelle ; la stabilisation capteur n’existe pas sur le G6, indépendamment de l’objectif monté.
Le Panasonic Lumix G6 garde une place étroite mais réelle sur le marché de l’occasion : il peut encore servir de premier hybride Micro 4/3 à petit budget, à condition que le prix reste cohérent avec son âge, que l’exemplaire soit propre et que ses limites soient assumées dès le départ. Face à un G7 ou un GX80, il perd surtout sur la vidéo, la stabilisation et la marge d’évolution, mais il conserve l’intérêt d’un boîtier léger compatible avec un vaste parc d’objectifs.
Il reste pertinent pour un amateur qui apprend les bases de la photo, pour un possesseur d’objectifs Micro 4/3 cherchant un second boîtier simple, ou pour un usage voyage léger sans exigence vidéo 4K.
Il est à écarter pour filmer régulièrement, photographier du sport ou des sujets rapides, travailler souvent en basse lumière, ou chercher un appareil récent avec garantie constructeur et stabilisation intégrée.
Avant achat, vérifiez l’état du capteur, l’écran orientable, le viseur, la présence d’une batterie DMW-BLC12 et du chargeur, l’état de l’objectif de kit, les traces de choc, et le prix face à un G7, un GX80 ou un E-M10 II. Demandez aussi des photos récentes de l’appareil allumé et privilégiez une annonce où le vendeur décrit précisément les accessoires fournis.
Un exemplaire propre, complet et vendu au bon niveau de prix reste le seul scénario vraiment cohérent pour ce G6.

