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    Nikon F100 : Le Reflex Argentique Pro Qui Fait Encore Rêver les Photographes

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    Nikon F100 : test complet du reflex argentique pro. Performance, ergonomie, compatibilité. Notre verdict terrain.
    Dernière mise à jour : 20 février 2026

    Temps de lecture : 18 minutes

    Héloïse Caradec-Morin
    Photographe argentique — portrait & reportage
    20 ans d’expérience terrain

    Le Nikon F100 est le reflex argentique qui se rapproche le plus de l’ergonomie d’un Nikon numérique : modes P/A/S/M, autofocus Multi-CAM 1300 à 5 collimateurs (dont 3 en croix), mesure matricielle 3D, cadence de 4,5 images/seconde. Le tout dans un boîtier film en alliage de magnésium de 785 g, produit de 1999 à 2006. Sur le papier, c’est le meilleur rapport performance/prix en argentique Nikon. En occasion, la vraie question est double : comment éviter un exemplaire fatigué, et comment s’assurer que vos objectifs sont pleinement compatibles.

    Verdict 2026 : le Nikon F100 reste le choix le plus cohérent pour un photographe Nikon qui veut passer à l’argentique sans réapprendre une ergonomie — à condition d’acheter un exemplaire vérifié (dos collant, porte-piles, loquets) et de posséder des objectifs AF-D, AF-S ou G. Attention : le boîtier fonctionne avec 4 piles AA (pas de CR123A sans l’accessoire MS-13 optionnel), et 3 des 5 collimateurs AF sont de type croisé, pas un seul.

    Dans ce guide d’achat d’occasion, vous trouverez ce qu’il faut pour décider en connaissance de cause : la fiche technique traduite en bénéfices concrets, un tableau de compatibilité objectifs complet (AF-D, AF-S, G, AI/AI-S, E, AF-P), les trois défauts récurrents à repérer, et surtout une check-list « 10 minutes » pour évaluer un boîtier chez un vendeur, complétée d’un mini film-test diagnostic à 6 photos. Le tout avec une comparaison franche entre le F100 et ses alternatives naturelles : le Nikon F80 pour un budget serré, le F6 pour zéro compromis.

    Avant de vous lancer, prenez aussi un moment pour comparer l’expérience argentique et numérique : le workflow (film → développement → numérisation) surprend beaucoup de photographes habitués à l’instantanéité du numérique.

    Nikon Corps F100 uniquement
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    Sommaire

    Toggle
    • Nikon F100 en 2026 : pour qui c’est le bon choix (et pour qui ça ne l’est pas)
      • Ce que Nikon visait : un boîtier « semi-pro » inspiré du F5 (sans le poids)
      • À qui s’adresse le F100 aujourd’hui — et à qui il ne convient pas
        • Oui si… / Non si…
    • Fiche technique utile : ce qui compte vraiment au quotidien
        • Fiche technique rapide — Nikon F100
      • AF Multi-CAM 1300 : 5 collimateurs dont 3 en croix — ce que ça implique
      • Vitesses 30 s à 1/8000 s et synchro flash 1/250 s
      • Alimentation : 4 piles AA en standard (pas des CR123A)
      • Cadence 4,5 i/s — à relativiser en argentique
    • Compatibilité objectifs : ce qui marche, ce qui marche « à moitié », ce qui coince
      • AF-D / AF-S / G : l’option simple pour débuter
      • AI/AI-S : utilisables, mais automatismes limités
      • Et si je n’ai que des optiques manuelles ?
        • Ne pas confondre
      • AF-P et objectifs récents : pourquoi « F-mount » ne veut pas toujours dire « plug & play »
    • Les défauts connus (et comment les repérer avant de payer)
      • Le « dos collant » : fréquence, gravité, options raisonnables
      • Accessoires et porte-piles : les pièces qui manquent souvent
      • Loquets, fourche, capteur DX : les pannes sournoises
        • Marketing vs réalité terrain
    • Acheter un Nikon F100 d’occasion : check-list 10 minutes + film-test
        • Ce que cette méthode couvre
      • Inspection express : les 6 contrôles physiques
      • Test fonctionnel sans film : AF, mesure, déclenchement
      • Film-test : 6 photos « diagnostic » qui révèlent les problèmes cachés
      • Ce qu’il faut demander au vendeur (et les réponses qui doivent alerter)
    • Le coût réel pour démarrer (boîtier + piles + film + scan)
      • Prix du Nikon F100 en 2026 : ordre de grandeur et comment vérifier
      • Alimentation : 4×AA, CR123A ou grip — choisir selon votre usage
      • Pellicules : quelle ISO pour quel usage
      • Scan & développement : le poste de coût n°1
    • Ce qui surprend quand on vient du numérique
    • Alternatives crédibles : quand elles sont plus logiques
      • Nikon F80 : moins cher, plus léger (mais concessions)
        • Nikon F100
        • Nikon F80
      • Nikon F6 : l’option « sans compromis » (si budget)
        • Nikon F100
        • Nikon F6
      • Nikon F5 : « tank » et ergonomie pro (si vous acceptez le poids)
      • Raccourci décisionnel : quel boîtier selon vos priorités
    • FAQ: Nikon F100
      • Le Nikon F100 vaut-il le coup en 2026 ?
      • Quelles piles faut-il pour le Nikon F100 ?
      • Quels objectifs Nikon sont 100 % compatibles avec le F100 ?
      • Les objectifs AF-P sont-ils compatibles avec le F100 ?
      • Quel film choisir pour débuter avec le F100 ?
      • Le dos collant est-il inévitable ?
      • Nikon F100 vs F80 : lequel pour débuter ?
      • Nikon F100 vs F6 : qu’est-ce qui change vraiment ?
      • Que vérifier absolument sur un F100 d’occasion ?
      • Le Nikon F100 est-il adapté à la photo de nuit ?
        • Votre plan d’action en 3 étapes

    Nikon F100 en 2026 : pour qui c’est le bon choix (et pour qui ça ne l’est pas)

    Le point décisif : le Nikon F100 est le reflex argentique le plus « numérique » dans sa prise en main. En 2026, il reste pertinent pour ceux qui veulent un boîtier film fiable, rapide et compatible avec le parc optique AF Nikon — à condition de savoir quoi vérifier avant achat et de comprendre ses limites réelles.

    Ce que Nikon visait : un boîtier « semi-pro » inspiré du F5 (sans le poids)

    Lancé en 1999, le Nikon F100 a été conçu comme un pont entre le F5 professionnel (environ 1,4 kg avec son grip intégré et ses 8 piles AA) et les boîtiers grand public de l’époque. L’idée de Nikon : reprendre l’essentiel de la technologie du F5 — module AF Multi-CAM 1300, mesure matricielle 3D à 10 segments, obturateur 1/8000 s — dans un corps en alliage de magnésium plus compact (environ 785 g sans objectif). Produit jusqu’en 2006, il a été adopté aussi bien par des amateurs avertis que par des professionnels qui l’utilisaient comme second boîtier, notamment en mariage et en reportage.

    Ce qui le distingue des autres reflex argentiques « vintage » : sa logique de commandes est quasiment identique à celle des reflex numériques Nikon (D700, D750…). Si vous avez déjà utilisé un reflex Nikon numérique, la transition est immédiate — molettes, boutons, disposition de l’AF, tout est au même endroit.

    À qui s’adresse le F100 aujourd’hui — et à qui il ne convient pas

    Oui si… / Non si…

    Oui si…

    • Vous possédez déjà des objectifs Nikon AF-D, AF-S ou G : ils fonctionnent tous avec mesure matricielle complète, sans adaptation.
    • Vous venez du numérique Nikon et voulez une transition fluide vers l’argentique, sans réapprendre une ergonomie.
    • Vous cherchez un boîtier rapide pour le reportage, l’action ou le mariage sur film (4,5 i/s, AF suivi, synchro flash 1/250 s).
    • Vous voulez un appareil photo argentique « moderne » avec automatismes complets — pas un projet de restauration.
    • Votre budget est contenu : en occasion, le F100 coûte une fraction du prix d’un F6 pour 90 % des fonctionnalités.

    Non si…

    • Vous cherchez un boîtier mécanique indépendant des piles (regardez plutôt le Nikon FM2 ou FM3A).
    • Votre collection est principalement composée d’objectifs pré-AI ou AI des années 60–70 : le F100 ne peut pas être modifié pour les accepter, contrairement au F5.
    • Vous voulez un objet « vintage » avec le charme d’un boîtier manuel : le F100 ressemble (et sonne) comme un reflex numérique, ce qui déplaît à certains puristes.
    • Vous n’êtes pas prêt à gérer les contraintes d’un boîtier 100 % électronique vieux de plus de 25 ans (pannes électroniques, pièces de rechange qui se raréfient).
    • Vous cherchez avant tout un appareil argentique pour débuter en douceur : le F100 peut impressionner par sa complexité, un F80 ou un FM10 sera plus simple pour un premier contact.

    Fiche technique utile : ce qui compte vraiment au quotidien

    Nikon F100 test

    À retenir : la fiche technique du F100 est longue. Voici ce qui change la vie en pratique — le reste, c’est de la brochure. Pour les caractéristiques constructeur détaillées, la brochure Nikon (PDF) détaille notamment le module AF Multi-CAM 1300 et les modes de mesure.

    Fiche technique rapide — Nikon F100

    Autofocus
    Multi-CAM 1300, 5 collimateurs dont 3 en croix (central, gauche, droite), suivi dynamique
    Vitesses
    30 s à 1/8000 s + pose B
    Synchro flash
    1/250 s — TTL, compatible Speedlights série SB-28, SB-80DX (D-TTL)
    Mesure
    Matricielle 3D (10 segments), pondérée centrale (75/25), spot
    ISO
    DX auto 25–5000, réglage manuel étendu
    Cadence
    4,5 i/s (5 i/s avec grip MB-15)
    Alimentation
    4 × AA standard (porte-piles MS-12). Option : 2 × CR123A (porte-piles MS-13). Grip MB-15 : 6 × AA
    Poids
    ~785 g (boîtier nu, sans piles), construction magnésium + joints d’étanchéité

    AF Multi-CAM 1300 : 5 collimateurs dont 3 en croix — ce que ça implique

    Le module Multi-CAM 1300 à 5 collimateurs est le même que celui du F5. Trois des cinq capteurs sont de type croisé (central, gauche et droit) : ils détectent aussi bien les détails horizontaux que verticaux, ce qui les rend plus polyvalents. Les deux capteurs restants (haut et bas) sont unidirectionnels — ils peuvent rater la mise au point si les détails de la scène sont alignés perpendiculairement à leur axe de sensibilité. Le mode AF dynamique avec suivi de sujet (« Subject Tracking ») anticipe le déplacement et bascule entre les collimateurs automatiquement. Pour du sport amateur ou du reportage de rue, c’est largement suffisant — ne vous attendez pas au suivi d’un Z9, mais c’est incomparablement plus rapide qu’un système AF des années 80.

    Retour terrain : dans nos conditions habituelles de reportage (cérémonie de mariage, lumière naturelle mixte, objectif AF-S 85 mm f/1.8), le collimateur central en AF-S assure une mise au point fiable sur les portraits posés. En AF-C dynamique pour les mouvements (entrées/sorties de cérémonie), le taux de netteté reste bon tant que la lumière est raisonnable. En intérieur très sombre (nef d’église sans éclairage artificiel), l’illuminateur AF d’un flash cobra de type SB-28 ou SB-80DX aide considérablement l’accroche.

    Vitesses 30 s à 1/8000 s et synchro flash 1/250 s

    La plage 30 s – 1/8000 s couvre la quasi-totalité des situations. Le 1/8000 s est indispensable si vous aimez shooter à grande ouverture (f/1.4, f/1.8) en plein soleil avec un film 400 ISO — sans filtre ND, c’est la seule solution pour éviter la surexposition. La synchro flash à 1/250 s est un atout rarement mentionné : elle permet de combiner flash de fill-in et lumière naturelle avec une marge confortable, mieux que beaucoup de reflex numériques récents limités à 1/200 s.

    Alimentation : 4 piles AA en standard (pas des CR123A)

    Erreur fréquente : beaucoup d’articles en ligne affirment que le F100 fonctionne « avec 2 piles CR123A ». C’est partiellement vrai, mais trompeur. La configuration standard du F100 utilise 4 piles AA (alcalines ou lithium) via le porte-piles MS-12 fourni d’origine. Nikon propose en option le porte-piles MS-13, qui accepte 2 piles lithium CR123A — une solution plus légère et performante par grand froid, mais plus coûteuse à l’usage. Avec la poignée MB-15, on passe à 6 piles AA, ce qui augmente l’autonomie et la cadence (5 i/s au lieu de 4,5).

    Cadence 4,5 i/s — à relativiser en argentique

    4,5 images par seconde, c’est rapide pour un boîtier film. Mais en argentique, chaque déclenchement coûte (film + développement + scan). Cette cadence est précieuse quand elle est utilisée ponctuellement — une série courte sur une action sportive, une séquence de 3–4 images en reportage — mais tirer en rafale longue sur un film 36 poses revient cher. Le grip MB-15 pousse la cadence à environ 5 i/s et offre surtout une meilleure autonomie et un confort de grip vertical appréciable avec des téléobjectifs lourds.

    Compatibilité objectifs : ce qui marche, ce qui marche « à moitié », ce qui coince

    Le point décisif : les objectifs AF-D, AF-S et G Nikon fonctionnent parfaitement. Les AI/AI-S marchent en modes semi-automatiques mais sans mesure matricielle. Les objectifs « E » à diaphragme électronique, les AF-P et les pré-AI sont incompatibles ou à éviter.

    Type d’objectif AF Mesure matricielle 3D Affichage ouverture Verdict
    AF-D Oui (moteur boîtier) Oui Oui 100 % compatible
    AF-S (moteur intégré) Oui (moteur objectif) Oui Oui 100 % compatible
    G (sans bague de diaph) Oui Oui Oui (via molette) 100 % compatible
    AI / AI-S (MF) Manuel uniquement Non (pondérée/spot) Non affiché Partiel — OK en priorité ouverture
    AF-P Variable Variable Variable Non recommandé — compatibilité non garantie
    E (diaph électronique) — — — Incompatible (ouverture max uniquement)
    Pré-AI — — — Ne pas monter (risque de dommage)

    AF-D / AF-S / G : l’option simple pour débuter

    Si vous achetez un F100 aujourd’hui, les objectifs AF-D, AF-S et G sont le choix naturel. La mesure matricielle 3D fonctionne pleinement, l’autofocus est opérationnel, et le boîtier contrôle l’ouverture via la molette arrière (indispensable pour les objectifs G qui n’ont pas de bague de diaphragme). Si la notion d’objectif « G » vous est floue, Nikon explique ce que cela implique côté contrôle d’ouverture. Les objectifs VR (stabilisés) fonctionnent aussi — la stabilisation optique est gérée par l’objectif, pas par le boîtier, donc elle est active même sur un boîtier film.

    AI/AI-S : utilisables, mais automatismes limités

    Les objectifs AI et AI-S (manuels, fabriqués à partir de 1977) se montent physiquement sans problème. Vous pourrez utiliser les modes priorité ouverture (A) et manuel (M), et la mesure pondérée centrale et spot fonctionneront. Ce que vous perdez : la mesure matricielle 3D et l’affichage de l’ouverture dans le viseur et sur l’écran LCD. En pratique, c’est tout à fait utilisable si vous êtes à l’aise avec l’exposition manuelle — mais ce n’est pas la configuration idéale pour profiter pleinement du F100.

    Et si je n’ai que des optiques manuelles ?

    Si votre parc optique est principalement composé d’objectifs AI/AI-S, le F100 fonctionnera mais ne sera pas dans son élément. Pour exploiter pleinement des optiques manuelles avec mesure matricielle, le Nikon F6 est le seul reflex argentique Nikon qui offre cette compatibilité. Autre option : le F5 peut être modifié par Nikon (ou un réparateur spécialisé) pour accepter les objectifs pré-AI, mais cette modification n’est pas disponible pour le F100.

    Ne pas confondre

    Objectifs « G » — pas de bague de diaphragme, l’ouverture est contrôlée uniquement par le boîtier. Parfaitement gérés par le F100 via la molette de commande.
    VS
    Objectifs « E » — diaphragme à commande électronique (récents, type AF-S 105 mm f/1.4E). Le F100 ne peut pas piloter ce diaphragme : l’objectif reste bloqué à pleine ouverture. À éviter sur ce boîtier.

    AF-P et objectifs récents : pourquoi « F-mount » ne veut pas toujours dire « plug & play »

    Les objectifs AF-P (gamme récente, principalement des kits DX) utilisent un moteur pas-à-pas dont le protocole de communication n’est pas supporté par le F100. Dans certains cas, l’objectif peut se monter mais l’autofocus ne fonctionnera pas, ou le comportement sera erratique. La règle de prudence : avant d’acheter un objectif pour votre F100, vérifiez toujours la désignation exacte et consultez la page de compatibilité sur le site Nikon de votre pays.

    Les défauts connus (et comment les repérer avant de payer)

    Erreur fréquente : sous-estimer l’impact des défauts d’âge sur un boîtier qui a plus de 20 ans. Trois problèmes récurrents à surveiller : le revêtement arrière collant, le logement de piles fragile, et l’usure des loquets de la porte film. Aucun n’est rédhibitoire si vous savez quoi vérifier.

    Le « dos collant » : fréquence, gravité, options raisonnables

    Le problème le plus documenté du F100 est la dégradation du revêtement caoutchouté du dos et du grip. Avec le temps, l’humidité et la transpiration, ce revêtement devient collant, voire poisseux. C’est un problème esthétique et de confort, pas un problème mécanique — le boîtier fonctionne parfaitement même avec un dos collant. Le phénomène est bien documenté par la communauté, avec des pistes de nettoyage (à appliquer prudemment, test sur une petite zone d’abord).

    Solutions raisonnables :

    • Nettoyage doux : alcool isopropylique à 70 % sur un chiffon microfibre, frotter en cercles. Tester sur une zone discrète avant de traiter tout le boîtier.
    • Ne pas utiliser de solvants agressifs (acétone, dissolvant) : ils peuvent endommager le plastique sous le revêtement.
    • Accepter l’imperfection : beaucoup de photographes vivent très bien avec un F100 légèrement collant. Si le prix d’achat est ajusté en conséquence, ce n’est pas un motif de refus.

    Accessoires et porte-piles : les pièces qui manquent souvent

    Le F100 utilise des porte-piles amovibles : le MS-12 (4×AA, standard) ou le MS-13 optionnel (2×CR123A). Ces petits accessoires en plastique sont le vrai point faible mécanique du boîtier : ils peuvent se fissurer ou se perdre, et un remplacement coûte entre 15 et 30 € en occasion (quand on en trouve — ordre de grandeur observé, à vérifier au moment de l’achat). Vérifiez systématiquement que le porte-piles est présent, intact, et que les contacts sont propres.

    Point de vigilance : un F100 vendu sans porte-piles est un boîtier inutilisable tant que vous n’en trouvez pas un. C’est un élément de négociation important — ou un motif pour passer votre chemin.

    Les accessoires à connaître : MS-12 = porte-piles 4×AA (standard, fourni d’origine). MS-13 = porte-piles 2×CR123A (optionnel, idéal par grand froid). MB-15 = poignée-alimentation 6×AA, avec déclencheur vertical et molette de commande, monte la cadence à 5 i/s. MF-29 = dos dateur (impression date/données entre les vues).

    Loquets, fourche, capteur DX : les pannes sournoises

    Autres faiblesses à connaître selon les retours de la communauté : la fourche de rembobinage en plastique (sur les premiers modèles, remplacée par du métal sur les versions ultérieures), le capteur DX qui peut mourir (le boîtier ne reconnaît plus la sensibilité du film chargé), et le mode multi-exposition qui ne se désactive pas automatiquement après une prise — pensez à vérifier.

    Marketing vs réalité terrain

    Marketing : « Corps en alliage de magnésium avec joints d’étanchéité pour résister à l’humidité et à la poussière. »
    Terrain : Le F100 est construit solidement, mais c’est un boîtier de plus de 25 ans. Les joints d’étanchéité se dégradent avec le temps. Le dos est en plastique, pas en magnésium. Les loquets de la porte film sont en plastique et peuvent casser avec un usage brusque. Utilisez-le avec soin sous la pluie — la résistance d’un exemplaire d’occasion dépend entièrement de la façon dont il a été stocké et utilisé.

    Acheter un Nikon F100 d’occasion : check-list 10 minutes + film-test

    Nikon F100 design

    À retenir : 10 minutes d’inspection visuelle et fonctionnelle + 1 pellicule de test à 6 photos « diagnostic » permettent de repérer la majorité des problèmes avant de s’engager.

    Ce que cette méthode couvre

    • Inspection physique rapide (5 min) : capots, dos, joints, trappe, porte-piles.
    • Test fonctionnel sans film (3 min) : AF, mesure, déclenchement dans chaque mode.
    • Film-test diagnostique (1 pellicule) : à faire après achat ou sur place si possible.

    Matériel nécessaire : 4 piles AA neuves (ou 2 CR123A si vous avez un MS-13), 1 objectif AF Nikon, 1 pellicule économique (Kodak Gold 200 ou équivalent).

    Inspection express : les 6 contrôles physiques

    1. Capots et grip : passez le doigt sur toutes les surfaces caoutchoutées. Niveau de « collant » ? Acceptable ou rédhibitoire pour vous ? Notez-le pour la négociation.
    2. Porte film : ouvrez et fermez le dos 3–4 fois. Les loquets cliquent-ils fermement ? Aucun jeu, aucune fissure visible sur les clips plastique ?
    3. Porte-piles : retirez-le, inspectez les contacts (oxydation ?), vérifiez qu’il se clipse correctement. Présent et intact = bien. Absent = problème.
    4. Joints de lumière : ouvrez le dos et inspectez les mousses noires autour de la porte et du canal film. Elles doivent être souples et noires, pas sèches, effritées ou absentes.
    5. Fourche de rembobinage : regardez la petite fourche métallique (ou plastique sur les premiers modèles) dans la chambre film. Intacte ? Pas de fissure ?
    6. Monture d’objectif : examinez la baïonnette (usure anormale, jeu ?). Le verrou d’objectif fonctionne-t-il correctement ?

    Test fonctionnel sans film : AF, mesure, déclenchement

    1. Insérez des piles neuves (4×AA ou 2×CR123A selon le porte-piles) et allumez le boîtier. L’écran LCD s’affiche correctement ? Compteur de vues, mode, vitesse, ouverture — tout est lisible ?
    2. Montez un objectif AF (AF-D ou AF-S de préférence). Testez l’AF en AF-S et AF-C : le moteur accroche ? La mise au point est rapide ? Testez chacun des 5 collimateurs.
    3. Déclenchez à vide dans chaque mode (P, A, S, M). L’obturateur sonne-t-il proprement ? Pas de bruit suspect, pas de blocage ?
    4. Testez les vitesses extrêmes : 30 s (vous devez entendre un long temps de pose) et 1/8000 s (claquement très bref). La différence doit être nette.
    5. Testez le flash : montez un Speedlight ou utilisez le contact central. Le boîtier reconnaît-il le flash ? L’affichage TTL apparaît-il ?
    6. Vérifiez le posemètre : pointez vers une zone claire puis une zone sombre. L’affichage réagit-il correctement ?

    Film-test : 6 photos « diagnostic » qui révèlent les problèmes cachés

    Si le vendeur le permet (ou dès réception) : chargez un film 24 ou 36 poses économique et réalisez ces 6 prises de vue diagnostiques :

    • Photo 1 : sujet contrasté en plein soleil, mode P — vérifie l’exposition automatique et l’obturateur.
    • Photo 2 : même sujet, 2 stops de surexposition volontaire (+2 EV) — vérifie que la compensation fonctionne.
    • Photo 3 : sujet en intérieur, flash TTL — vérifie la synchro et le dosage flash/ambiante.
    • Photo 4 : sujet en mouvement, AF-C dynamique — vérifie le suivi autofocus.
    • Photo 5 : pose longue (2–4 s), boîtier sur surface stable — vérifie l’obturateur en vitesse lente et les éventuelles fuites de lumière.
    • Photo 6 : photo « à blanc » avec le bouchon d’objectif — vérifie l’absence de fuites de lumière internes. Le négatif développé doit être totalement opaque.

    Faites développer rapidement (ou scannez vous-même) et vérifiez : exposition cohérente, pas de bandes ou voiles parasites, netteté correcte sur les images AF. Un problème sur l’un de ces tests indique une panne à investiguer avant de s’engager sur des pellicules coûteuses.

    Ce qu’il faut demander au vendeur (et les réponses qui doivent alerter)

    • « Combien de rouleaux avez-vous tirés avec ce boîtier ? » — Un F100 utilisé régulièrement est souvent en meilleur état qu’un exemplaire stocké 15 ans dans un placard humide.
    • « Le porte-piles est-il inclus ? Lequel (MS-12 ou MS-13) ? » — Si absent, négociez ou passez votre chemin.
    • « Le dos a-t-il été nettoyé ? » — Si oui, avec quoi ? Un nettoyage agressif peut avoir endommagé le plastique.
    • « Y a-t-il eu des messages d’erreur (« Err ») ? » — Des erreurs récurrentes indiquent un problème de contacts ou d’électronique.
    • « Le rembobinage est-il normal ? » — Un rembobinage précoce (avant la fin du film) est un problème connu sur certains exemplaires.

    Signaux d’alerte : vendeur qui refuse un test avec piles, absence de porte-piles, loquets de porte film visiblement fissurés, prix « trop beau » sans explication (souvent = panne connue non déclarée).

    Le coût réel pour démarrer (boîtier + piles + film + scan)

    À retenir : le Nikon F100 n’est qu’une partie du budget. Le vrai coût se joue souvent au développement et à la numérisation. Voici comment estimer votre budget réaliste.

    Prix du Nikon F100 en 2026 : ordre de grandeur et comment vérifier

    En occasion, un boîtier F100 en état correct se négocie généralement entre 150 et 300 € (ordre de grandeur observé sur les principales plateformes d’occasion françaises et européennes — vérifiez les prix actuels au moment de votre recherche, car le marché de l’argentique évolue). Un exemplaire avec grip MB-15 et porte-piles MS-13 inclus se vend logiquement plus cher. Les boîtiers présentant un dos collant ou des défauts cosmétiques peuvent descendre en dessous de 150 €.

    Méthode de vérification : comparez les prix sur 3-4 plateformes (eBay, Leboncoin, MPB, les forums spécialisés comme Chasseur d’Images ou Summilux) pour vous faire une idée réaliste du marché du moment.

    Alimentation : 4×AA, CR123A ou grip — choisir selon votre usage

    En configuration standard, le F100 utilise 4 piles AA via le porte-piles MS-12. C’est la solution la plus pratique et économique : les AA sont disponibles partout. Avec le porte-piles optionnel MS-13, vous passez à 2 piles CR123A, plus légères et meilleures par grand froid — mais plus coûteuses et plus difficiles à trouver. Avec le grip MB-15, ce sont 6 piles AA qui alimentent le boîtier, avec une autonomie accrue et le bonus d’un déclencheur vertical.

    Autonomie estimée (ordre de grandeur, variable selon usage de l’AF continu, du flash et de la température) : entre 10 et 20+ rouleaux de 36 poses avec des piles neuves en conditions normales.

    VARTA Piles CR123A, lot de 2, 3V, piles spéciales pour petits appareils électroniques, longue durée de vie, hautes performances
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    Prix indicatif des piles CR123A, susceptible d’évoluer.

    Pellicules : quelle ISO pour quel usage

    Le choix du film dépend de vos sujets principaux :

    • Extérieur / voyage / paysage : un film 100 ou 200 ISO (Kodak Ektar 100, Kodak Gold 200) pour un grain fin et des couleurs saturées.
    • Polyvalent (intérieur/extérieur, reportage) : un film 400 ISO (Kodak Portra 400, Ilford HP5+) — le choix le plus versatile.
    • Action / basse lumière : un film 800 ISO (Kodak Portra 800, Ilford Delta 3200 poussé) — plus de grain, mais plus de possibilités.

    Pour approfondir, consultez notre guide complet sur le choix des pellicules. Budget pellicule : comptez environ 12 à 20 € par rouleau de 36 poses pour un film professionnel (Portra, Ektar), 6 à 10 € pour un film grand public (Gold, ColorPlus) — prix indicatifs, susceptibles d’évoluer.

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    Kodak Portra 400 — lot de 5 rouleaux. Prix indicatif, susceptible d’évoluer.

    Scan & développement : le poste de coût n°1

    C’est ici que le budget explose si on ne planifie pas. Le développement + scan d’un rouleau couleur coûte entre 10 et 20 € en labo, selon la résolution. Pour 10 rouleaux, cela représente 100 à 200 €. Deux approches :

    • Labo local ou par correspondance : pratique, résultats constants, mais coûteux à long terme. Comparez les tarifs de 2–3 labos avant de vous fixer.
    • Scanner personnel : investissement initial (un bon scanner film coûte entre 200 et 500 €), mais le coût par image chute drastiquement après quelques mois. Le développement C-41 (couleur) peut aussi se faire à domicile avec un kit pour environ 25–30 € (une dizaine de rouleaux).
    Budget « premier trimestre » réaliste
    Boîtier F100 occasion : 150–300 € | Piles : 5–15 € | 10 pellicules 400 ISO : 80–150 € | Dev + scan (labo) : 100–200 €. Total estimé : 335–665 € pour le premier trimestre, en partant de zéro (hors objectif). Ordre de grandeur basé sur les prix observés en février 2026 — à ajuster selon vos choix.
    Avec un scanner personnel, le coût « dev + scan » chute à ~30 € de chimie pour 10 rouleaux après l’investissement initial.

    Ce qui surprend quand on vient du numérique

    Si vous ne devez retenir qu’une chose : le passage au F100 depuis un reflex numérique Nikon est plus fluide en ergonomie qu’en workflow. C’est le flux « après la prise de vue » qui demande le plus d’adaptation.

    • Pas de review instantanée : vous ne verrez vos images qu’après développement. L’exposition doit être maîtrisée avant le déclenchement — la mesure matricielle 3D du F100 est excellente, mais elle ne remplace pas la vérification sur écran.
    • Chaque image coûte : avec le film + développement + scan, chaque déclenchement revient entre 0,50 et 1,50 € selon le film et le labo. Cela change radicalement la façon de cadrer et de décider du moment de déclencher.
    • Le scan est un goulot d’étranglement : même avec un bon scanner personnel, numériser un rouleau de 36 poses prend entre 30 minutes et 2 heures selon la résolution et le workflow. C’est un poste de temps souvent sous-estimé.
    • L’ISO est fixe par rouleau : contrairement au numérique où l’on change l’ISO image par image, un rouleau chargé impose sa sensibilité pour 24 ou 36 poses. Choisir le bon film avant de sortir fait partie du processus.
    Nikon Corps F100 uniquement
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    Alternatives crédibles : quand elles sont plus logiques

    À retenir : le F100 n’est pas toujours le meilleur choix. Selon votre budget, votre gabarit et vos priorités, un F80, un F6 ou un F5 peut être plus cohérent.

    Nikon F80 : moins cher, plus léger (mais concessions)

    Nikon F100

    Construction magnésium, synchro 1/250 s, 4,5 i/s, AF Multi-CAM 1300 à 5 collimateurs dont 3 en croix, viseur 96 %. Le choix « semi-pro » : robuste, rapide, complet. Budget occasion : 150–300 €.

    VS

    Nikon F80

    Construction polycarbonate, synchro 1/125 s, 2,5 i/s, AF à 5 collimateurs (Multi-CAM 900, module différent), viseur 92 %. Plus léger (~480 g), plus silencieux, alimentation 2×CR123A. Budget occasion : 50–120 €. Idéal pour débuter sans pression financière.

    Choisissez le F80 si votre priorité est la légèreté, le budget serré, et que vous ne faites pas de sport/action sur film. Notre test du Nikon F80 détaille les concessions. Choisissez le F100 si vous voulez un boîtier qui encaisse les conditions exigeantes et que la synchro 1/250 s et la cadence comptent pour vous.

    Nikon F6 : l’option « sans compromis » (si budget)

    Nikon F100

    90 % des fonctionnalités du F6 pour une fraction du prix. Pas de mesure matricielle avec les objectifs MF, pas de mirror lock-up, construction légèrement inférieure. Budget : 150–300 €.

    VS

    Nikon F6

    Le dernier reflex argentique pro Nikon : mesure matricielle avec tous les objectifs AI/AI-S, mirror lock-up, construction supérieure, AF amélioré (11 collimateurs Multi-CAM 2000). Budget occasion : 800–1 500 €, parfois plus.

    Choisissez le F6 si vous avez une collection d’objectifs AI/AI-S et que la mesure matricielle avec ces optiques est importante pour votre workflow. Restez au F100 si votre parc optique est principalement AF-D/AF-S/G et que le budget économisé peut financer 30 à 50 rouleaux de film supplémentaires.

    Nikon F5 : « tank » et ergonomie pro (si vous acceptez le poids)

    Le F5 partage le même module AF que le F100, mais avec un corps beaucoup plus robuste (étanchéité supérieure), un grip intégré, une cadence de 8 i/s, et la possibilité de le faire modifier pour accepter les objectifs pré-AI. Inconvénient majeur : il pèse environ 1,4 kg avec ses 8 piles AA intégrées. Budget occasion : 200–400 € (ordre de grandeur). C’est le choix logique si la robustesse absolue et la compatibilité totale avec les anciens objectifs sont vos priorités.

    Raccourci décisionnel : quel boîtier selon vos priorités

    Votre priorité Meilleur choix Pourquoi
    Budget serré + légèreté F80 3× moins cher, 300 g de moins, suffisant pour un usage tranquille
    Meilleur rapport fonctionnalités/prix F100 90 % du F6, 5× moins cher, très bon parc d’objectifs AF
    Aucun compromis, objectifs MF inclus F6 Mesure matricielle universelle, construction ultime, miroir relevable
    Robustesse extrême + pré-AI F5 Étanchéité pro, modifiable pour pré-AI, cadence 8 i/s

    FAQ: Nikon F100

    Le Nikon F100 vaut-il le coup en 2026 ?

    Oui, si vous cherchez un reflex argentique rapide, ergonomique et compatible avec les objectifs AF Nikon modernes (AF-D, AF-S, G). C’est le meilleur rapport fonctionnalités/prix en argentique Nikon — à condition d’acheter un exemplaire en bon état et de vérifier les défauts d’âge (dos collant, porte-piles, loquets).

    Quelles piles faut-il pour le Nikon F100 ?

    En standard, 4 piles AA (porte-piles MS-12). En option, 2 piles CR123A (porte-piles MS-13) pour un gain de poids et une meilleure tenue au froid. Avec la poignée MB-15 : 6 piles AA pour plus d’autonomie et une cadence à 5 i/s. Autonomie estimée : 10 à 20+ rouleaux de 36 poses selon les conditions.

    Quels objectifs Nikon sont 100 % compatibles avec le F100 ?

    Tous les objectifs AF-D, AF-S et G sont pleinement compatibles : AF, mesure matricielle 3D, contrôle d’ouverture. Les AI/AI-S fonctionnent partiellement (pas de matricielle, pas d’affichage ouverture). Les objectifs à diaphragme électronique (« E »), les AF-P et les pré-AI sont incompatibles ou à éviter.

    Les objectifs AF-P sont-ils compatibles avec le F100 ?

    Non recommandé. Les objectifs AF-P utilisent un moteur pas-à-pas dont le protocole n’est pas pleinement supporté par le F100. L’autofocus peut ne pas fonctionner ou se comporter de manière erratique. Vérifiez toujours la compatibilité spécifique sur le site Nikon avant achat.

    Quel film choisir pour débuter avec le F100 ?

    Un film 400 ISO polyvalent est le choix le plus sûr pour commencer : Kodak Portra 400 (couleur, rendu doux) ou Ilford HP5+ (noir et blanc, très tolérant à l’exposition). Pour un budget serré, le Kodak Gold 200 offre un bon rapport qualité/prix en extérieur. Commencez avec 2–3 rouleaux pour tester le boîtier avant d’investir dans du stock.

    Le dos collant est-il inévitable ?

    Non, tous les F100 ne sont pas touchés — cela dépend des conditions de stockage. Si le dos est collant, il est nettoyable (alcool isopropylique + patience) et cela reste un levier de négociation sur le prix, pas un motif de refus si le boîtier fonctionne correctement.

    Nikon F100 vs F80 : lequel pour débuter ?

    Le F80 est plus accessible (50–120 € vs 150–300 €), plus léger et suffisant pour un premier contact avec l’argentique. Le F100 est plus polyvalent et performant (synchro flash 1/250 s, cadence, robustesse magnésium). Notre test du Nikon F80 peut vous aider à trancher.

    Nikon F100 vs F6 : qu’est-ce qui change vraiment ?

    Le F6 ajoute principalement : la mesure matricielle avec les objectifs AI/AI-S, un module AF à 11 collimateurs (Multi-CAM 2000), le mirror lock-up, et une construction encore plus robuste. Pour un utilisateur d’objectifs AF modernes, la différence en résultat final est marginale — le F6 se justifie surtout par la compatibilité étendue avec les optiques manuelles.

    Que vérifier absolument sur un F100 d’occasion ?

    5 points critiques : (1) présence et état du porte-piles, (2) loquets de la porte film (pas de fissure), (3) état du revêtement (collant ?), (4) fonctionnement AF sur les 5 collimateurs, (5) test d’obturateur aux vitesses extrêmes (30 s et 1/8000 s). Complétez avec un film-test de 6 images diagnostiques.

    Le Nikon F100 est-il adapté à la photo de nuit ?

    Oui, grâce à la pose B et à une vitesse lente de 30 s. Le viseur est lumineux (couverture 96 %), et la mesure spot est utile pour les scènes contrastées. Limites : l’AF décroche en très basse lumière (un pré-flash ou la MAP manuelle seront nécessaires), et il n’y a pas de mirror lock-up (risque de vibration entre 1/15 s et 1 s). Prévoyez un câble déclencheur 10 broches.

    Votre plan d’action en 3 étapes

    1. Décidez si le F100 correspond à votre pratique grâce au bloc « Oui si / Non si » ci-dessus. Si vos objectifs sont principalement AF-D, AF-S ou G et que vous voulez un boîtier argentique fiable et rapide, c’est probablement le bon choix.
    2. Trouvez un exemplaire et inspectez-le avec la check-list 10 minutes. Vérifiez en priorité : porte-piles, loquets, revêtement, AF. Négociez selon l’état.
    3. Faites un film-test avant de vous engager sur des pellicules coûteuses. 6 photos diagnostiques, un développement rapide, et vous saurez si votre F100 est fiable — ou s’il faut en chercher un autre.

    Héloïse Caradec-Morin est photographe argentique basée à Strasbourg. Spécialiste du 35 mm depuis plus de 20 ans, elle travaille principalement en portrait et en reportage, avec un goût marqué pour les boîtiers reflex « modernes » et les workflows propres (exposition, développement, numérisation). Sur expert-photo.fr, elle se concentre sur les guides d’achat d’occasion et les contenus qui relient matériel et pratique : compatibilités d’objectifs, choix de pellicules, et méthodes simples pour éviter les mauvaises surprises quand on revient à la photo sur film.

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