Le Fujifilm FinePix XP20 a un profil qui continue d’attirer, quinze ans après sa sortie. Sur le papier, il coche presque tout ce qu’on cherche dans un appareil photo étanche pour la plage ou la piscine : étanchéité 5 m, résistance aux chutes de 1,5 m, fonctionnement annoncé jusqu’à -10 °C, zoom 28-140 mm équivalent, stabilisation et boîtier prêt à encaisser le sable. Côté offre actuelle, le segment du compact étanche neuf s’est resserré : OM SYSTEM, Ricoh/Pentax et Kodak font partie des rares marques encore visibles sur ce créneau. Le segment reste étroit, mais pas totalement réduit à trois noms — et la plupart des recherches autour du XP20 viennent désormais de personnes qui en croisent un en occasion à petit prix.
Fujifilm a depuis classé l’appareil parmi les références arrêtées. Le constructeur maintient encore une page de firmware avec une version 1.02 centrée sur la vitesse de zoom en lecture, mais c’est tout : pas de successeur direct, pas de communication récente. Le XP20 vit aujourd’hui par ses notices, ses anciens tests et ses annonces de seconde main.
Comparer un XP20 d’occasion à un Tough TG-7 neuf n’a plus beaucoup de sens dès qu’on accepte de payer le prix du TG-7. La vraie question — celle qui fait hésiter quelqu’un devant un exemplaire à 40 ou 60 € sur une marketplace — c’est : ce vieux baroudeur tient-il encore debout sous l’eau, sait-on à quoi s’attendre côté qualité d’image, et quels exemplaires faut-il fuir ?
La décision se joue donc moins sur la fiche de 2011 que sur trois points concrets : l’état réel des joints, la lumière dans laquelle vous allez photographier le plus souvent, et le prix face aux modèles encore vendus en magasin. Les retours d’époque convergent sur deux limites structurelles — réactivité moyenne et chute rapide de la qualité dès que la lumière baisse — qui pèsent encore lourd dans l’arbitrage. Aucune surprise pour un compact à capteur CCD de 2011, mais des limites qui définissent à elles seules le créneau d’usage où le XP20 reste défendable.
Verdict express
Le Fujifilm FinePix XP20 garde un intérêt en occasion peu chère, pour des photos de jour à la plage ou à la piscine, après inspection sérieuse des joints. Dès que la lumière baisse ou que la vidéo compte vraiment, ses limites de 2011 pèsent vite : face à un Kodak WPZ2 ou un Ricoh WG-80 neuf, l’écart se voit tout de suite.
Le Fujifilm XP20 en 2026 : ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Un compact baroudeur de 2011 désormais arrêté
Lancé début 2011 aux côtés de son cousin XP30 (le modèle GPS), le FinePix XP20 prolongeait la série XP10 avec un capot blindé et une promesse claire : un appareil qu’on emmène là où on n’emmène pas un compact normal. À l’époque, la concurrence ressemblait à une vraie galaxie — Olympus Tough, Pentax Optio WG, Panasonic FT, Nikon Coolpix AW. Aujourd’hui, le segment s’est asséché.
Ce contexte explique pourquoi le XP20 continue d’attirer. Beaucoup de débutants ne veulent pas mettre 500 € dans un Tough actuel, et le smartphone reste une mauvaise idée à la piscine ou en bord de mer agitée. Un compact dédié à 50 € sur une marketplace devient alors une option qui mérite qu’on s’y arrête — à condition de ne pas se tromper d’attentes.
Ce que la fiche officielle confirme encore
La fiche officielle Fujifilm classe aujourd’hui le FinePix XP20 parmi les modèles arrêtés. Bonne nouvelle malgré tout : la page firmware française existe toujours, avec une version 1.02 documentée. Concrètement, la mise à jour porte uniquement sur la vitesse de zoom en mode lecture — rien de structurel sur la qualité d’image ou l’autofocus, mais un signal utile : un exemplaire bien tenu peut encore être flashé proprement.
Ce que la fiche dit toujours juste pour qui hésite : capteur CCD 14,2 Mpx, zoom 5x équivalent 28-140 mm, ouverture f/3,9-4,9, stabilisation mécanique CCD-Shift, écran 2,7 pouces, vidéo HD 720p à 30 i/s, étanchéité 5 m et résistance aux chutes 1,5 m. Pour 2011, c’est une fiche cohérente. Pour 2026, c’est une fiche où chaque ligne demande à être relue avec un œil critique.
Pourquoi la vraie question est celle de l’occasion, pas du neuf
Plus aucun revendeur sérieux ne propose le XP20 neuf. La page constructeur ne renvoie d’ailleurs vers aucun acheteur. La quasi-totalité des exemplaires en circulation a entre 13 et 15 ans, avec ce que cela implique côté joints, écran, cellule photoélectrique et batterie d’origine. Acheter un XP20 en 2026 revient donc à acheter un appareil dont la promesse marketing originelle (étanchéité 5 m) ne tient plus mécaniquement sans inspection sérieuse.
Ne pas confondre
| Étanchéité d’origine (2011) | Étanchéité réelle d’un exemplaire 2026 |
|---|---|
| 5 m, garantie constructeur, joints neufs. | Conditionnelle : dépend du nombre d’ouvertures de trappe, du sable accumulé, du séchage et des chocs subis depuis 13 à 15 ans. |
Pour comprendre comment lire une fiche technique d’étanchéité et ce que valent encore les anciennes promesses constructeurs, notre guide sur les indices IPX et l’étanchéité des appareils photo rentre dans le détail. C’est utile à relire avant d’engager même 40 €.
Pour qui ce produit est, ou n’est pas, fait
À qui s’adresse vraiment le Fujifilm FinePix XP20 ?
Oui si…
- vous cherchez un compact étanche à très bas prix (40 à 70 € en occasion) pour la plage, la piscine ou un bateau familial — pas votre boîtier principal ;
- vous photographiez surtout en plein jour, avec des sujets statiques ou peu mobiles, et vous acceptez le rendu CCD un peu plat ;
- vous préférez un vrai appareil dédié à un smartphone exposé au sable ou aux gouttes (un téléphone à 800 €, ce n’est pas la même perte qu’un XP20 à 50 €) ;
- vous achetez à un proche en qui vous avez confiance, qui peut documenter l’état réel des joints et de l’objectif.
Non si…
- vous photographiez régulièrement en intérieur, en soirée ou en basse lumière — la montée en ISO du CCD est dure dès 400 ;
- vous voulez de la vidéo exploitable aujourd’hui : le 720p de 2011 est largement dépassé ;
- vous comptez plonger ou faire du snorkeling sérieux — un Tough ou un Ricoh moderne va beaucoup plus profond ;
- vous comptez sur l’étanchéité affichée sans vérifier l’état réel de l’exemplaire (joints, trappe, ressort) ;
- votre budget peut grimper à 200 à 500 € : à ce niveau, un WG-80, un WPZ2 ou un TG-7 font une vraie différence.
Fiche technique utile : ce qu’elle change encore sur le terrain
En résumé pour qui repère un XP20 sur une annonce : capteur CCD de 14,2 Mpx, zoom 28-140 mm équivalent, stabilisation mécanique, écran de 2,7 pouces et vidéo 720p. Sur le papier, la fiche reste cohérente avec un usage plage/piscine en plein jour ; en intérieur ou en vidéo moderne, chaque ligne accuse son âge.
Fiche technique rapide — Fujifilm FinePix XP20
14,2 Mpx CCD, zoom 5x, vidéo 720p : ce que cela veut dire vraiment

Le capteur CCD 1/2,3 pouce de 14 Mpx était une norme correcte en 2011 et un compromis discutable dès 2013. Aujourd’hui, sa signature visuelle reste lisible : couleurs un peu chaudes en plein jour, dynamique courte sur un ciel exposé, et une montée en bruit qui décroche dès qu’on dépasse ISO 400. Le rendu plaira à qui aime les compacts d’avant l’ère CMOS, agacera tous les autres dès la première photo en intérieur.
Le zoom 28-140 mm équivalent est en réalité l’argument optique le plus convaincant de la fiche. Le grand-angle 28 mm permet vraiment de cadrer une scène de plage ou un groupe à table sans reculer dans le sable, et 140 mm suffit pour isoler un visage à distance courte. La contrepartie est l’ouverture qui ferme vite (f/4,9 au télé), ce qui aggrave le problème de basse lumière.
La vidéo 720p à 30 i/s tient encore lieu de dépannage pour un partage WhatsApp ou un mail rapide. Au-delà, son écart avec n’importe quel téléphone vendu après 2018 saute aux yeux : son mono, stabilisation qui décroche sur des enfants en mouvement, image perçue comme datée sur une TV moderne. Pour comparer ce que peut faire un compact étanche moderne en vidéo, le test du Fujifilm XP140 donne le bon repère.
Eau, chocs, froid : la promesse d’époque, lue avec un œil de 2026

Étanchéité 5 m, chutes 1,5 m, fonctionnement à -10 °C. La logique « four-way protection » de Fujifilm était bien construite pour 2011 et tenait ses promesses sur du matériel neuf. Le souci, en 2026, ce ne sont pas les chiffres : c’est le temps. Sur un boîtier de quinze ans, la trappe batterie/carte a pu être ouverte des centaines de fois ; ses joints ne doivent plus être considérés comme fiables sans inspection. C’est vrai pour le XP20 ; c’est vrai pour tous les compacts étanches de la même époque.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs argumentaire constructeur
Méthodologie : ce que nous avons vérifié, et ce que nous ne prétendons pas avoir mesuré
Méthode de cette réévaluation
- Croisement des essais d’époque (presse spécialisée 2011-2013) avec les retours d’utilisateurs récents publiés sur les agrégateurs internationaux et les marketplaces françaises.
- Lecture de la documentation officielle Fujifilm encore en ligne — fiche produit, page firmware 1.02, manuel utilisateur PDF.
- Veille du marché d’occasion sur trois mois (février à mai 2026) — annonces eBay France, Leboncoin, Fnac Occasion, brocantes photo régionales.
- Élaboration d’une checklist d’inspection à appliquer avant achat — dérivée de l’expérience générale acquise sur les compacts baroudeurs de la même période, toutes marques confondues.
Sources et références mobilisées
Firmware v1.02 — page consultée en mai 2026
Veille marché d’occasion FR (relevé : mai 2026)
Référentiels TG-7, WG-80/WG-90, WPZ2 pour comparaison
Cette vidéo date de l’époque du lancement : elle sert surtout à voir l’ergonomie et le gabarit, pas à juger la valeur d’achat en 2026.
Qualité d’image, ergonomie et réactivité aujourd’hui
En une phrase pour qui hésite : en plein soleil, le XP20 reste correct et même flatteur sur les bleus de piscine ; dès qu’on entre dans une salle ou que la lumière baisse, le capteur CCD montre clairement son âge.
Ce que cette réévaluation permet — et ne permet pas — de conclure
Cette lecture 2026 s’appuie sur les essais d’époque, la documentation Fujifilm encore en ligne et la connaissance du segment compact étanche que nous suivons depuis l’arrivée des premiers Olympus Tough. Elle ne remplace pas un test labo récent sur un exemplaire calibré : ce constat vaut pour notre usage et pour la décision d’achat d’occasion, pas pour un banc de mesure ISO ou un protocole de chambre noire.
Ce que vous trouvez plus bas est donc une lecture critique d’observations connues, projetée dans un contexte d’achat 2026. La distinction compte pour décider : c’est l’état réel de l’exemplaire qui prime sur la fiche de 2011, et c’est aussi pourquoi la checklist d’inspection plus loin a plus de valeur qu’une note chiffrée maison.
Sur un XP20 fonctionnel, d’après les essais d’époque et les retours encore exploitables aujourd’hui, le premier avantage tient au gabarit : autour de 160 g avec batterie et carte, l’appareil se glisse dans une poche de short de bain là où un TG-7 ou un WG-80 demandent une poche dédiée. Cet argument poids-encombrement reste valable en 2026 — et c’est probablement ce qui fait la longévité de la série XP dans les recherches d’occasion.
En plein jour : ce qui reste correct
À midi, sur une plage, un XP20 fonctionnel ne déçoit pas vraiment. La balance des blancs en mode auto a tendance à tirer un peu vers le chaud, ce qui flatte les peaux et les ciels d’été sans donner ce rendu vidéo-surveillance que produisent certains capteurs CMOS d’entrée de gamme. Les couleurs de l’eau bleue piscine ressortent souvent mieux que sur un smartphone ancien, parce que le CCD ne sature pas autant les bleus que les algorithmes mobiles modernes. Ça surprend, et c’est l’argument honnête qu’on peut encore donner au XP20 sur ce terrain précis.
La mise au point centrale tient en plein soleil. L’autofocus à 9 zones n’est pas réactif, mais sur un sujet qui ne court pas, il accroche bien. Le délai entre déclenchement et capture reste perceptible, surtout si le flash se déclenche : compter une bonne demi-seconde, parfois plus.
En intérieur et en basse lumière : là où ça décroche vite
C’est sans doute la limite la plus connue, et la mieux documentée par les tests d’époque. Dès qu’on entre dans une maison, dans un restaurant ou qu’on photographie au crépuscule, le XP20 perd pied. À ISO 400, le bruit chromatique commence à se voir clairement dans les ombres. À ISO 800, les détails fins du visage disparaissent dans une texture grumeleuse caractéristique du CCD poussé au-delà de sa zone de confort. À ISO 1600, l’image est exploitable en très petit format seulement. Le mode 3200 ISO n’a pratiquement aucun intérêt photographique — il fait juste joli en colonne dans la fiche.
L’ouverture f/3,9 au grand-angle limite aussi la marge de manœuvre. Comparé à un compact moderne ouvrant à f/2 ou un Ricoh WG-80 plus récent, le XP20 doit monter en ISO bien plus tôt. Sur ce point précis, l’écart de génération avec n’importe quel compact étanche actuel est massif. C’est peut-être là, plus que la vidéo ou l’écran, que la fiche montre vraiment son âge.
Écran, mise au point, démarrage, rafale, autonomie

L’écran 2,7 pouces de 230 000 points est petit et peu lumineux. Au soleil de juillet, il devient rapidement difficile à lire — un problème qu’aucun firmware ne corrige. Pour cadrer en bord de mer, on shoote souvent un peu à l’aveugle, en se fiant à la composition brute. Le démarrage tourne autour de 2 secondes, ce qui est lent par rapport aux Olympus Tough de la même époque. La rafale plafonne sous 1 image/seconde en pleine résolution : à oublier pour un enfant qui court ou un saut depuis le ponton.
Côté autonomie, la batterie NP-45A est donnée pour environ 200 vues CIPA dans le manuel constructeur. En usage réel actuel, sur un exemplaire d’occasion dont la batterie d’origine a fatigué, compter plutôt 120 à 150 vues. Heureusement, des batteries compatibles NP-45A se trouvent encore facilement à petit prix ; pensez à vérifier la capacité annoncée, les avis utilisateurs et la compatibilité exacte avec le XP20 avant achat — les compatibles photo sont parfois génériques pour plusieurs modèles.
Limites, défauts et points agaçants
Les points qui doivent peser dans la décision, classés en avantages réels et limites structurelles que rien ne corrigera.
Avantages
- Format compact très réussi : autour de 160 g avec batterie et carte, glissable dans une poche, vraiment baroudeur dans son enveloppe d’origine.
- Plage focale 28-140 mm équivalent utile pour la photo de famille en vacances : groupe au grand-angle, portrait à 100 mm.
- Rendu CCD plaisant en plein jour, avec des bleus d’eau et des couleurs chaudes flatteuses.
- Prix d’occasion désormais très bas : 40 à 70 € pour un exemplaire propre, ce qui le place dans la zone « si je le casse, ce n’est pas grave ».
- Batterie NP-45A et chargeurs encore disponibles en compatible — la pièce d’usure la plus courante reste accessible.
Inconvénients
- Étanchéité 5 m affichée, mais joints d’origine vieillissants : aucun exemplaire d’occasion ne peut être considéré comme fiable sans inspection.
- Basse lumière médiocre dès ISO 400 — la plus grosse limite par rapport à la concurrence actuelle.
- Vidéo 720p datée au point de devenir un quasi non-argument en 2026.
- Écran 2,7 pouces peu lumineux, difficile à lire en plein soleil de plage.
- Réactivité globale moyenne : démarrage lent, rafale anémique, AF parfois hésitant en lumière mixte.
- Aucun Wi-Fi, aucun Bluetooth : transfert obligatoire par câble ou lecteur de carte. Une corvée à côté d’un XP140 ou d’un TG-7.
Comparatif rapide : XP20 face aux alternatives encore vendues
En une phrase : si vous pouvez monter à 200 € minimum, n’importe quel compact étanche actuel vous donnera plus en qualité d’image, en vidéo et en fiabilité d’étanchéité — le XP20 ne garde l’avantage que sur le prix d’occasion.
Trois compacts étanches sont encore disponibles neufs en France et représentent les vraies alternatives à comparer. Le tableau ci-dessous les positionne en fonction de l’écart d’usage avec un XP20 d’occasion.
| Modèle | Positionnement | Étanchéité | Vidéo | Apport vs XP20 | Prix neuf Amazon.fr |
|---|---|---|---|---|---|
| Fujifilm FinePix XP20 | Baroudeur d’entrée 2011, occasion uniquement | 5 m / chute 1,5 m | 720p | Référence du comparatif — point de départ | Non applicable — occasion uniquement |
| OM SYSTEM Tough TG-7 | Premium baroudeur actuel | 15 m / chute 2,1 m | 4K UHD | Autofocus nettement plus moderne, mode microscope, 4K, GPS | 469,99 € |
| Ricoh WG-80 | Robuste mid-range | 14 m / chute 1,6 m | Full HD | Étanchéité bien plus profonde, écran plus net, ergonomie « grosses pattes » | 308,99 € |
| Kodak PIXPRO WPZ2 | Budget actuel — rival direct sur le créneau « petit prix » | 15 m / chute 2 m | Full HD | Vrai concurrent en neuf : étanchéité plus profonde, vidéo plus moderne, garantie | 177,00 € |
Note sur le successeur Pentax : le Ricoh WG-80 est aujourd’hui prolongé par le Pentax WG-90, listé sur le site Pentax Europe avec étanchéité 14 m, résistance aux chocs 1,6 m et fonctionnement jusqu’à -10 °C. Si le WG-80 devient difficile à trouver neuf en France, le WG-90 prend le relais sur le même positionnement — à vérifier selon la disponibilité du moment chez les revendeurs photo. Pour la fiche officielle complète, voir la page Ricoh WG-80 et la page Kodak WPZ2 pour les caractéristiques détaillées.
Pour un détail produit-par-produit, nos articles dédiés rentrent dans le concret : test de l’OM SYSTEM Tough TG-7, test du Ricoh WG-80, avis sur le Kodak PIXPRO WPZ2. Si vous voulez l’écart maximal de génération avec un Fujifilm, comparez aussi avec le XP120 qui a marqué le vrai tournant moderne dans la série XP.
Là où les chiffres ne disent pas tout, deux cas reviennent souvent dans les hésitations d’achat :
Fujifilm XP20 (occasion 50 €)
Si l’usage se résume à protéger un appareil contre une chute dans le sable ou des éclaboussures de piscine, en plein jour, et qu’un échec n’est pas grave. Le XP20 est la solution minimale acceptable si l’usage reste léger et que la perte de l’appareil ne serait pas dramatique.
Kodak PIXPRO WPZ2 (neuf)
Si l’on veut un appareil étanche neuf, garanti, capable de descendre à 15 m, avec une vraie vidéo Full HD et des accessoires standards encore disponibles. Le surcoût se justifie dès qu’on prévoit du snorkeling un peu sérieux ou un usage plus que ponctuel.
XP20 d’occasion ou smartphone récent ?
Beaucoup de lecteurs hésitent en réalité moins entre deux compacts étanches qu’entre un vieux XP20 et leur propre téléphone. Le tableau qui suit synthétise les vrais critères de décision.
| Critère | Fujifilm XP20 (occasion) | Smartphone récent (2022+) |
|---|---|---|
| Qualité image en plein jour | Correcte, rendu CCD plaisant | Meilleure dans presque tous les cas |
| Qualité image en intérieur / soirée | Médiocre dès ISO 400 | Largement supérieure |
| Étanchéité | Conçue pour eau (5 m d’origine) | Coque ou indice IP variable, jamais aussi fiable nu |
| Risque sable / sel | Inclus dans la conception | Étui rigide à part — souvent oublié |
| Vidéo | 720p mono, daté | 4K stabilisée, son stéréo |
| Coût en cas de casse | 50 € perdus | 600 à 1 500 € de réparation ou remplacement |
Pour qui veut élargir le tour d’horizon, notre guide des meilleurs appareils photo étanches et notre sélection des meilleurs boîtiers baroudeurs ouvrent les options au-delà du compact étanche pur.
Vérifications indispensables avant d’acheter un XP20 d’occasion

Avant d’acheter un Fujifilm XP20 d’occasion, inspectez dans l’ordre la trappe batterie, le joint principal, la corrosion du compartiment, l’écran, l’autofocus et la batterie. Le test d’étanchéité ne doit venir qu’après inspection visuelle, sans batterie ni carte, jamais directement en mer.
Faut-il acheter un Fujifilm XP20 d’occasion ?

Oui, à trois conditions cumulatives : un prix sous 70 €, un exemplaire dont les joints, la trappe et l’écran passent l’inspection visuelle, et un usage limité à la photo de jour en contexte humide. Hors de ce cadre, basculer vers un Kodak WPZ2 ou un Ricoh WG-80 neuf devient l’arbitrage le plus rationnel.
- Trappe batterie/carte : vérifier que le mécanisme de verrouillage à double action ferme franchement, sans jeu. Le ressort doit claquer fermement. Un fonctionnement mou est le signal d’un joint qui ne presse plus correctement.
- Joint torique principal : ouvrir la trappe et inspecter visuellement le joint orange. Il doit être souple, intact, sans grain de sable, sans coupure ni écrasement. Tout dépôt blanchâtre ou cassant est rédhibitoire.
- Cache lentille : regarder sous la lumière oblique. Pas de fissure, pas de moisissure interne, pas de buée résiduelle prise entre la vitre et l’élément avant.
- Corrosion du compartiment batterie : contacts cuivrés brillants, sans dépôt vert ou blanc. Les exemplaires laissés des années avec une pile usée sont les plus à risque.
- Écran LCD : allumage uniforme, pas de bandes mortes, pas de pixels chauds en mode photo nocturne (allumer dans une pièce sombre, pointer vers le noir, vérifier la matrice).
- Autofocus : faire la mise au point sur trois sujets différents — un visage, une page imprimée, un objet contrasté à 1 m. Un AF qui pompe systématiquement signe une cellule fatiguée.
- Démarrage et déclenchement : tout ce qui dépasse 3 secondes entre allumage et première photo signale une électronique qui faiblit.
- Batterie NP-45A d’origine ou compatible : exiger qu’elle tienne au moins une heure d’allumage avant de couper. Sinon, prévoir un budget batterie générique (10 à 15 €).
- Firmware : consulter la version installée (menu réglages). Si elle est antérieure à 1.02, possibilité de flasher proprement avec un ordinateur Windows ou macOS via la page Fujifilm officielle.
- Test d’étanchéité maison : jamais en piscine ou en mer directement. Première étape : appareil éteint, sans batterie ni carte, dans un saladier d’eau froide pendant 5 minutes. Sortir, sécher au chiffon, ouvrir, vérifier l’absence d’eau dans le compartiment. Si tout est sec, on peut envisager une baignade prudente. Si la moindre goutte est entrée, l’appareil est bon pour le sec.
Règle de prudence : aucun acheteur sérieux ne plonge un compact étanche de 15 ans sans test maison préalable. La promesse 5 m d’origine n’a aucune valeur juridique sur un appareil d’occasion, et il n’y a pas de garantie constructeur à invoquer si l’eau entre.
Combien coûte vraiment un XP20 d’occasion en bon état
Le prix affiché sur l’annonce est rarement le prix final. Pour estimer le budget réaliste à prévoir, il faut additionner : appareil + batterie compatible (10 à 15 €) si l’originale fatigue, + carte SD/SDHC compatible (5 à 10 €) si elle manque, + risque d’échec étanchéité au premier test maison (perte sèche). Sur un XP20 acheté 50 €, le total fonctionnel monte vite à 70 ou 80 € avec accessoires neufs. À ce niveau, la comparaison avec un Kodak WPZ2 neuf garanti devient honnête — la décision se prend sur l’usage prévu, pas seulement sur l’écart de prix.
Pour qui veut creuser la logique d’étanchéité au-delà du XP20, notre guide sur les compacts sous-marins compare les vraies normes d’usage et non les chiffres marketing.
Où acheter
Où acheter un Fujifilm XP20 (et où regarder pour ses alternatives) ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Site constructeur (fujifilm-x.com) | Confirmation officielle de l’arrêt commercial, page firmware 1.02 toujours accessible | Aucune vente directe — utile pour vérifier l’historique et la compatibilité accessoires |
| Amazon.fr | Pas pertinent pour le XP20 neuf, utile pour comparer le prix des alternatives encore vendues | Kodak WPZ2 177,00 € — prix indicatif susceptible d’évoluer |
| Revendeurs photo spécialisés (Fnac, Photo Hall, camara…) |
Essai en main des alternatives modernes, conseils vendeur, reprise possible d’ancien matériel | XP20 rarissime en stock neuf — utile surtout pour orienter vers WG-80, WG-90 ou TG-7 |
| Occasion contrôlée (Fnac Occasion, MPB) |
État vérifié par le revendeur, garantie courte, retours possibles selon politique en vigueur | Stock XP20 très variable — prévoir une alerte plutôt qu’une recherche immédiate |
| Marketplaces et particuliers (eBay pro, Leboncoin) |
Choix le plus large, prix les plus bas observés (annonces consultées en mai 2026) | Risques spécifiques photo : joints fatigués, écran qui blanchit, batterie à plat, buée interne — inspection obligatoire |
Les prix fluctuent fortement selon l’état, la batterie, les accessoires et la période. Vérifiez chaque canal avant décision, surtout pour un compact étanche ancien dont l’étanchéité dépend de l’état réel de la trappe.
FAQ — Fujifilm FinePix XP20
Que faire selon votre cas
Trois situations, trois décisions
- Vous tombez sur un XP20 à moins de 50 € avec joints visibles et batterie qui tient la charge. Appliquez la checklist d’inspection complète, faites le test d’étanchéité maison dans un saladier, puis utilisez l’appareil pour la plage et la piscine en plein jour — pas comme boîtier principal. Le rapport prix/fiabilité reste défendable à ce niveau de prix.
- Vous hésitez entre un XP20 d’occasion et une alternative neuve. Calculez le coût total réel : appareil + batterie compatible + carte SD + risque d’échec étanchéité. Si le total dépasse 80 €, regardez sérieusement le Kodak WPZ2 en neuf garanti — étanchéité 15 m, vidéo Full HD, et plus aucun pari sur l’état des joints.
- Votre usage prévu inclut soirée, intérieur, snorkeling sérieux ou voyage long. Passez directement aux compacts étanches actuels. Le saut de qualité avec n’importe lequel — TG-7, WG-80, WPZ2 — fait une vraie différence sur la basse lumière, la vidéo et la fiabilité de l’étanchéité. Notre guide des meilleurs appareils photo étanches aide à arbitrer selon le profil exact.

