Le Canon PowerShot S60 ne se vend plus en magasin depuis longtemps. Si son nom revient dans les recherches en 2026, c’est presque toujours pour la même raison : un exemplaire vient d’apparaître sur eBay ou Le Bon Coin, et l’acheteur potentiel veut savoir s’il fait une bonne affaire ou s’il achète un compact qui finira au fond d’un tiroir.
La question est légitime. Le S60 a vraiment quelque chose à offrir : Canon l’a lancé en juin 2004 avec un capteur CCD 1/1,8″ de 5 Mpx, un zoom équivalent 28-100 mm — chose peu courante pour un compact de cette époque —, l’enregistrement RAW, une batterie NB-2LH et un logement CompactFlash Type I ou II. Vingt ans plus tard, Canon maintient encore une page support officielle avec les manuels et les pilotes, ce qui aide à remettre en route un exemplaire mal connu.
Le problème, c’est que la plupart des contenus français sur ce boîtier ne tranchent pas vraiment. On y trouve des fiches techniques recopiées, des avis clients d’époque, des avant-premières publiées en 2004 — mais rarement la seule chose qui intéresse un acheteur en 2026 : ce que le S60 vaut encore aujourd’hui, quelles sont ses limites concrètes, à quel prix il devient cohérent, et à partir de quand il vaut mieux passer à un compact plus récent.
Le tri se fait sur quatre points : l’état réel de l’exemplaire proposé, le prix demandé, l’envie d’un rendu CCD assumée, et l’acceptation d’un flux de travail CompactFlash plus lent que ce que tout autre support permet aujourd’hui. Le reste — confusions persistantes avec le SX60 HS, alternatives plus actuelles, vérifications matérielles avant achat — découle de ces quatre points.
Le PowerShot S60 garde un intérêt réel pour la photo fixe au 28 mm avec rendu CCD, RAW et commandes manuelles, à condition d’accepter un flux de travail lent, des cartes CompactFlash et un achat d’occasion sur exemplaire vérifié. Pour la vidéo, la réactivité ou un usage aussi simple qu’avec un smartphone, ce compact de 2004 est dépassé.
Plafond de prix observé pendant cette enquête : autour de 130 à 150 € pour un kit complet (boîtier + batterie + chargeur + carte CF testée). Au-delà, l’écart avec un compact 1 pouce d’occasion plus récent devient difficile à défendre, sauf attachement spécifique au rendu CCD.
Mise à jour et contexte 2026
Le S60 a été commercialisé en juin 2004, comme le confirme la fiche du Canon Camera Museum. Il s’inscrit dans la lignée des compacts experts S de Canon — S30, S40, S45, S50 — qui visaient un public d’amateurs avancés cherchant un boîtier de poche avec commandes manuelles et RAW.
Le S60 change surtout deux choses par rapport au S50. Son zoom démarre à 28 mm équivalent, contre 35 mm auparavant. Le boîtier devient aussi plus compact grâce à la technologie d’objectif « UA Lens ». Il n’est plus distribué neuf, et reproduire en 2026 un protocole de prise en main complet sur un exemplaire d’occasion ne dirait rien d’utile sur le S60 en général — uniquement sur l’exemplaire testé. L’évaluation qui suit s’appuie donc sur la documentation officielle, les essais de référence publiés à l’époque, et l’expérience accumulée par Maël sur les compacts Canon de la même génération.
Canon PowerShot S60 en bref

Fiche technique rapide
Ce que les fiches techniques ne disent pas
- L’état de la batterie d’origine conditionne plus l’usage réel que les 240 vues annoncées. Sur un exemplaire de 2004, partez du principe qu’une batterie ancienne est à remplacer.
- Le volet d’objectif motorisé est le point de panne typique des compacts Canon de cette génération — un coincement transforme le boîtier en presse-papier coûteux à réparer.
- La compatibilité CompactFlash demande aujourd’hui un lecteur dédié : aucun ordinateur récent ne lit nativement ce format.
- Le plafond de prix observé en occasion est étroit (environ 130 à 150 € pour un kit complet) — au-delà, l’arbitrage face à un compact 1 pouce d’occasion devient difficile.
Ne pas confondre
Le mélange entre les deux références revient régulièrement dans les requêtes, en particulier sur les comparateurs marchands automatisés. Si l’annonce que vous regardez mentionne « SX60 », vous ne regardez pas le même appareil — et inversement.
Pour qui le Canon PowerShot S60 est — ou n’est pas — fait
Le profil compatible est étroit. Le S60 ne convient ni à un usage familial polyvalent, ni à la photo dynamique, ni à la vidéo. Il s’adresse à un photographe qui sait pourquoi il choisit un compact de 2004 plutôt qu’un boîtier moderne, qui maîtrise le RAW ou est prêt à l’apprendre, et qui accepte les contraintes d’un achat d’occasion.
À qui s’adresse ce compact en 2026
À choisir si…
- vous cherchez un vrai 28 mm équivalent dans un boîtier qui tient dans une poche de manteau, et l’esthétique CCD vous parle
- vous savez traiter du RAW et tenez aux commandes physiques pour le diaphragme et la vitesse
- vous photographiez plutôt en lumière correcte — rue, architecture, voyage tranquille — sans rafale ni autofocus continu
- votre budget plafonne autour de 130 € et vous acceptez un boîtier d’occasion à inspecter
- la photo lente vous attire : composer dans le viseur, choisir les paramètres, déclencher, accepter que la prise de vue suivante prenne deux secondes
À éviter si…
- vous voulez filmer autre chose qu’un dépannage : la vidéo plafonne en VGA 640 × 480 à 10 ips, sans son stéréo, sans autofocus continu
- la réactivité compte (mariage, sport, enfants en mouvement)
- vous n’avez ni lecteur CompactFlash ni envie d’en racheter un
- vous voulez un compact familial sans friction, qui démarre vite et tient deux journées sur batterie
- votre point de comparaison est un smartphone récent — sur la simplicité, la basse lumière et le partage instantané, le S60 perdra sans appel
Ce que le S60 apporte encore vraiment
Deux éléments concrets sortent du lot en 2026 : un vrai 28 mm équivalent dans un boîtier de poche, et l’enregistrement RAW couplé à des commandes manuelles physiques. Le rendu CCD ajoute une signature reconnaissable aux fichiers, surtout sur les JPEG sortis directement du boîtier en lumière douce. Tout le reste — capteur, écran, batterie, vidéo — a été surclassé depuis longtemps.
Un 28 mm équivalent rare pour son époque
En 2004, la majorité des compacts grand public commençaient à 35 ou 38 mm équivalent. Sortir un boîtier de poche au 28 mm était un parti pris, qui visait clairement les amateurs avancés et les habitués du 24×36. Vingt ans après, ce 28 mm reste son meilleur argument pour la rue, l’architecture et l’intérieur — beaucoup de compacts plus récents partent au 24 ou 25 mm, mais avec un capteur 1/2,3″ qui ne donne pas le même résultat qu’un CCD 1/1,8″ sur des scènes contrastées.
RAW et commandes manuelles dans un boîtier de poche
Le S60 enregistre en RAW (extension .CRW) en plus du JPEG. À sa sortie, peu de compacts grand public l’autorisaient, et l’argument restait niche dans les compacts haut de gamme. La rédaction n’a pas reproduit de mesures de plage dynamique en 2026, mais le simple fait de pouvoir récupérer un fichier brut, l’ouvrir dans un logiciel actuel et corriger une balance des blancs ratée change la nature de ce que ce boîtier peut produire.
L’autre élément qui distingue le S60 d’un compact familial classique, c’est la roue de mode complète sur le dessus : P, Tv, Av, M, programmes scène. Les molettes de réglage permettent d’agir directement sur la vitesse ou le diaphragme sans plonger dans les menus. Pour quelqu’un qui sait ce qu’il veut faire, le boîtier ne gêne pas le geste.
Rendu CCD : ce qu’il faut comprendre
Le débat « rendu CCD vs CMOS » revient régulièrement dans les communautés photo depuis trois ou quatre ans. La signature des CCD du début des années 2000 — rendu un peu plus contrasté, hautes lumières qui clippent vite mais sans transition désagréable, traitement des couleurs un peu plus tranché — explique en partie le retour d’intérêt pour ces boîtiers anciens. À condition d’en accepter les contreparties : montée en ISO limitée, pas de stabilisation, fichiers 5 Mpx.
Ce que l’expérience des compacts Canon voisins permet — et ne permet pas — de conclure
Ce bloc ne remplace pas un test direct du S60 : il sert à contextualiser les comportements attendus sur un exemplaire sain, à partir de ce que j’ai pu observer sur les PowerShot G3, G5 et S70 manipulés à l’époque, qui partagent une partie de l’architecture optique et électronique du S60.
Sur ces trois boîtiers voisins, deux constantes reviennent. La colorimétrie Canon, plus chaude que celle des CMOS récents et plus proche de la perception humaine sur les portraits en lumière douce — j’ai constaté ce comportement principalement sur des JPEG sortis directement du boîtier, en lumière naturelle de fin d’après-midi ; la signature s’atténue dès qu’on développe le RAW dans un logiciel récent. Et un comportement d’autofocus prévisible mais lent — il faut anticiper la mise au point d’un quart de seconde, ce qui n’a rien d’évident pour qui passe d’un smartphone à 60 ips. Le S60 partage l’essentiel de cette signature, mais l’exemplaire individuel et l’âge de ses composants peuvent dévier de cette base.
Communication d’origine vs réalité d’usage en 2026
Limites, défauts et points agaçants
Aucune flatterie ici : un boîtier de 2004 a forcément des angles morts en 2026, et les ignorer reviendrait à inviter le lecteur à un mauvais achat.
Avantages
- Vrai 28 mm équivalent dans un boîtier de poche — argument concret pour rue, architecture et intérieur
- RAW et commandes manuelles complètes sur un boîtier de cette taille, chose rare en 2004
- Rendu CCD reconnaissable qui plaît à une partie des photographes intéressés par les digicams anciennes
- Compacité réelle par rapport aux G1, G2, G3 contemporains : env. 114 × 56,5 × 38,8 mm
- Macro à 4 cm, utilisable pour des détails simples
- Construction soignée, châssis partiellement métallique pour son segment d’origine
Inconvénients
- Vidéo bloquée en VGA 640 × 480 à 10 ips, séquences limitées à 30 secondes — sans usage sérieux en 2026
- ISO plafonné à 400 — au-delà, le boîtier ne propose simplement rien
- Autofocus lent, surtout en faible lumière, qui chasse régulièrement avant de verrouiller
- Écran LCD 1,8″, peu défini face à n’importe quel compact post-2010
- Viseur optique tunnel — utile en plein soleil mais imprécis pour le cadrage serré
- Stockage CompactFlash Type I/II : il faut un lecteur dédié, et les cartes CF de petite capacité deviennent rares neuves
- Aucune stabilisation : à main levée en intérieur, vitesse minimum à respecter scrupuleusement
- USB 1.1, transfert lent pour décharger une carte pleine
- Aucun Wi-Fi, aucun GPS, aucun support vidéo HD
- Tropicalisation absente — usage par temps clément uniquement
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter un S60 d’occasion

Avant d’acheter un PowerShot S60, vérifiez d’abord le volet d’objectif, le slot CompactFlash, l’écran LCD, la batterie et la présence du chargeur. Le risque n’est pas seulement l’âge du boîtier : c’est surtout l’impossibilité de réparer proprement un compact ancien acheté trop cher. La liste ci-dessous est conçue pour un compact Canon de 2004 spécifiquement, pas pour un boîtier récent.
- Volet et sortie d’objectif. Demandez une vidéo courte du boîtier qui s’allume et s’éteint. Le volet doit s’ouvrir franchement, sans coincer, et l’objectif doit ressortir sans bruit anormal. Un volet partiellement bloqué est une réparation trop coûteuse pour ce niveau de boîtier — passez votre chemin.
- Écran LCD. Capture d’écran du menu visible, pas de pixels morts apparents, pas de bandes verticales ou horizontales sur l’image en visée.
- État du capteur. Demandez une photo prise à f/8 sur un mur blanc uniforme. Taches sombres = poussière sur le capteur (acceptable, nettoyable). Pixels rouges ou verts vifs sur fond blanc = pixels chauds, gênants en pose lente. Ne concluez pas à une panne de capteur sans test : demandez aussi une image en basse lumière ISO 200 sur scène uniforme.
- Test photo extérieur en contre-jour. Pour vérifier les franges violettes et les défauts optiques. Le S60 en montre, c’est connu — mais le boîtier ne doit pas en montrer plus que la moyenne historique relevée par les essais de référence.
- Carte CompactFlash. Formatage rapide depuis le menu, prise de plusieurs vues, lecture et effacement. Un boîtier qui refuse de formater ou affiche une erreur d’écriture : rédhibitoire.
- Batterie. Demandez l’âge approximatif. Si la batterie d’origine est annoncée, considérez qu’elle est à remplacer (compter 15 à 25 € pour une NB-2LH générique correcte, plus cher pour une Canon authentique).
- Chargeur. Présent et fonctionnel. Une CB-2LV manquante n’est pas dramatique mais doit faire baisser le prix.
- Photos pleine définition. Demandez deux ou trois JPEG sortis directement du boîtier, à pleine résolution. Une fiche où le vendeur ne fournit que des aperçus compressés est suspecte.
- Cohérence du prix. Au-dessus de 150 €, l’écart avec un compact récent d’occasion devient injustifié pour la plupart des usages.
Note importante sur le stockage. Canon indique sur sa documentation de capacité d’enregistrement qu’une carte CF de 32 Mo ne stocke qu’environ 5 images RAW sur le S60. C’est un bon rappel du flux de travail à prévoir : une carte de 2 ou 4 Go suffit largement, mais ne descendez pas en dessous d’1 Go si vous voulez tirer parti du RAW.
Méthodologie d’évaluation
L’évaluation présentée ici ne s’appuie pas sur un test maison fraîchement réalisé sur un exemplaire S60. Le boîtier n’est plus distribué neuf, et reproduire en 2026 un protocole sur un seul exemplaire d’occasion ne dirait rien d’utile sur le S60 en général. Trois sources nourrissent l’analyse :
- la documentation officielle Canon France pour les caractéristiques, les manuels et les ressources support encore accessibles ;
- les essais publiés à l’époque par les sources de référence — DPReview en particulier — qui ont travaillé sur des exemplaires neufs avec un protocole homogène ;
- l’expérience accumulée par Maël sur les compacts Canon de la même génération (PowerShot G3, G5, S70 notamment), qui partagent une partie de l’architecture du S60.
Protocole à appliquer si l’équipe teste un exemplaire S60
Si un exemplaire passe entre les mains de la rédaction ultérieurement, ce protocole sera appliqué pour basculer cet article vers un véritable test :
- sortie urbaine au 28 mm équivalent en lumière naturelle pour juger cadrage et distorsion
- scène contrastée à f/2,8 pour repérer franges violettes et aberrations chromatiques
- intérieur faiblement éclairé à ISO 200 puis 400 pour mesurer la montée du bruit
- quelques portraits au télé pour évaluer le rendu de l’optique en bout de zoom
- essai macro à 4 cm
- test de rafale et de réactivité au déclenchement
- test batterie sur une session complète, formatage CF en boîtier, transfert USB sur poste récent
Sans ce protocole exécuté sur un exemplaire identifié, parler de « test terrain S60 » serait inexact. Le terme retenu reste « avis » et « guide d’achat d’occasion ».
Comparatif : S60 vs Canon G7X Mark III vs Panasonic TZ99
Le PowerShot S60 ne se compare plus vraiment à ses contemporains de 2004 — le débat n’a plus d’intérêt en 2026. Le choix se fait plutôt face à un compact moderne : à quel boîtier actuel faut-il renoncer pour acheter un S60, et inversement. Deux références dominent le sujet du compact polyvalent en 2026, l’une chez Canon, l’autre chez Panasonic.
Canon PowerShot S60
Compact expert de 2004. Achat d’occasion uniquement, autour de 100 à 130 €. Pour qui aime le caractère d’un CCD, le 28 mm fixe et la photo posée. Ne convient pas pour la vidéo, la basse lumière au-delà d’ISO 400, ou l’usage polyvalent.
Canon G7X Mark III
Compact 1 pouce moderne. Capteur 20 Mpx, vidéo 4K, autofocus actuel, écran tactile. Beaucoup plus simple à vivre, beaucoup plus réactif, beaucoup plus polyvalent. Pour qui veut un compact Canon qui ne demande aucun compromis générationnel.
Canon PowerShot S60
Boîtier 28-100 mm équivalent, photo posée, fichiers 5 Mpx en RAW. Façon de photographier : prise de vue lente et délibérée.
Panasonic Lumix TZ99
Compact voyage zoom 30x, écran tactile, Wi-Fi, vidéo 4K. Façon de photographier opposée : couvrir vite des situations très différentes (paysage, animalier de proximité, portrait, vidéo) sans changer d’objectif.
| Critère | PowerShot S60 | Canon G7X Mark III | Panasonic TZ99 |
|---|---|---|---|
| Année de sortie | 2004 | 2019 | 2024 |
| Capteur | CCD 1/1,8″ — 5 Mpx | CMOS 1″ — 20 Mpx | CMOS 1/2,3″ — 20 Mpx |
| Plage focale équiv. | 28-100 mm | 24-100 mm | 24-720 mm |
| Ouverture | f/2,8-5,3 | f/1,8-2,8 | f/3,3-6,4 |
| ISO max utilisable | 400 | 3 200-6 400 | 3 200 |
| Vidéo max | VGA 640×480 à 10 ips | 4K UHD 30p | 4K UHD 30p |
| Stockage | CompactFlash | SD/SDHC/SDXC | SD/SDHC/SDXC |
| Stabilisation | Aucune | Optique | Optique 5 axes hybride |
| Wi-Fi / Bluetooth | Aucun | Oui / Oui | Oui / Oui |
| État du marché 2026 | Occasion uniquement, stock irrégulier | Neuf disponible mais ruptures fréquentes — vérifier au moment de l’achat | Neuf disponible |
| Prix Amazon.fr | — | 1 199,00 € | 499,00 € |
Quel choix selon votre usage réel ?
Trois profils ressortent nettement de ce comparatif. Le S60 garde un sens pour qui cherche le caractère d’une digicam ancienne : 28 mm fixe, RAW, rendu CCD, achat de niche en occasion sous 130 €. Le G7X Mark III reste la voie Canon par défaut pour un compact polyvalent récent — capteur 1 pouce, vidéo 4K, autofocus moderne. Le TZ99 répond à un besoin différent : couvrir un voyage avec un seul boîtier, du paysage à l’animalier de proximité, sans se soucier de changer de focale.
Pour un usage davantage tourné vers la photographie posée que vers le voyage zoom, le Panasonic Lumix LX100 II reste une piste pertinente : capteur Micro 4/3, optique fixe 24-75 mm équivalent f/1,7-2,8, viseur électronique, contrôles manuels physiques.
Pour qui cherche un compact poche à long zoom plutôt que la photo de caractère, le Sony HX99 couvre des situations que ni le S60 ni le LX100 II ne savent faire. Et si la question dépasse le compact lui-même, notre avis sur le Canon PowerShot G1X donne un autre point de référence dans la lignée des compacts experts Canon plus ambitieux.
Où acheter un Canon PowerShot S60 ?
Canaux d’achat à privilégier
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Occasion en ligne spécialisée — MPB, Fnac Occasion, eBay vendeurs pro | Boîtiers testés, garantie minimale, retour possible | Stock irrégulier, prix souvent un peu plus élevés que les particuliers |
| Petites annonces particuliers — Le Bon Coin, forums photo | Prix les plus bas, possibilité de prise en main avant achat | Aucune garantie, vérifications de la liste plus haut indispensables — risques spécifiques photo (pixels morts, volet d’objectif, batterie usée) |
| Magasins photo physiques — occasion locale | Essai en main, conseils du vendeur, parfois reprise en cas de défaut | Disponibilité très variable selon les boutiques — rarement en stock |
| Support officiel Canon — canon.fr | Manuels, pilotes, documentation pour remettre en route un exemplaire ancien | Pas un canal d’achat : utile pour vérifier accessoires, logiciels et compatibilité |
| Amazon.fr | Surtout utile pour les accessoires : batteries génériques NB-2LH, lecteurs CompactFlash, cartes CF | Aucun prix neuf fiable à afficher pour le S60 lui-même ; vérifier les annonces d’occasion et les accessoires séparément |
Les prix fluctuent fortement selon l’état, la complétude (boîte, chargeur, carte) et la période. Vérifier directement sur chaque canal au moment de l’achat. Repères observés pendant cette enquête : un exemplaire « pour pièces » autour de 70 €, un kit complet et testé autour de 140 €. Ces chiffres sont des repères à vérifier au moment de l’achat, pas une cote officielle.
FAQ — Canon PowerShot S60
Conclusion : un compact d’occasion à acheter avec méthode
Le S60 ne se compare plus aux compacts neufs — la question ne se pose pas dans ce sens depuis longtemps. Sa concurrence réelle, en 2026, c’est un autre compact d’occasion : un G7X Mark II, un Sony RX100 II, un Panasonic LX5 dans la même fourchette de prix qu’un S60. Face à eux, le choix se joue moins sur la fiche technique que sur la méthode d’achat.
Pour le S60, cette méthode tient en trois temps. Repérer deux ou trois exemplaires comparables sur des canaux différents (occasion spécialisée, petites annonces, magasin physique). Demander la batterie d’origine, la complétude du kit et des photos pleine résolution avant tout engagement. Fixer un plafond ferme à 130 € hors port pour un kit complet et garder de la marge pour une batterie de remplacement.
Plan d’action en trois étapes
- Identifier la motivation réelle. Si c’est l’envie d’un rendu CCD, du 28 mm fixe et de la photo lente : le S60 garde un sens. Si c’est juste un budget compact serré : un compact 1 pouce d’occasion (G7X Mark II ou III, Sony RX100 IV ou V) sera plus pertinent.
- Inspecter avant payer. Appliquer la liste de vérifications publiée plus haut. Tout vendeur sérieux acceptera les demandes de photos complémentaires et de tests basiques.
- Budgétiser le total. Boîtier + batterie de remplacement + carte CF + lecteur CF = environ 50 € au-delà du prix annoncé. À intégrer dans le plafond de 130 € pour rester cohérent.

