Oui, le Ricoh 35 ZF ST vaut encore le coup en 2026 — à condition de trouver un exemplaire sain, d’accepter la mise au point par zone, et de payer le juste prix. Ce compact argentique 35 mm produit par Ricoh autour de 1976 attire facilement l’œil en brocante ou sur une annonce d’occasion : petit boîtier métallique, objectif fixe Rikenon 40 mm f/2.8, commandes simples, look très années 70. Sur le papier, il coche beaucoup de cases pour qui veut revenir au 35 mm sans porter un reflex. Dans la main, il demande pourtant une chose que beaucoup d’appareils récents ont fait oublier : accepter de réfléchir avant de déclencher.
Son vrai point central, ce n’est pas l’objectif 40 mm. C’est sa mise au point par zone. Pas d’autofocus, pas de télémètre couplé. On estime la distance, on choisit le pictogramme ou le repère adapté, puis on déclenche. En extérieur avec une pellicule 400 ISO à f/8, ce fonctionnement devient très fluide. En portrait rapproché sous 1,5 m ou en intérieur sombre à pleine ouverture, il pardonne beaucoup moins.
L’autre sujet à prendre au sérieux, c’est l’état réel de l’exemplaire. Les sources disponibles situent le Ricoh 35 ZF ST autour de 1976, avec une fabrication à Taïwan et une cellule CdS alimentée à l’origine par une pile mercure aujourd’hui remplacée par des équivalents modernes. Avant achat, il faut vérifier les vitesses, la cellule, l’avancement du film, les mousses d’étanchéité à la lumière, le retardateur ST et la cohérence de l’exposition sur plusieurs conditions. Pas glamour. Indispensable.
Ce guide reprend ce qu’on sait réellement du Ricoh 35 ZF ST (fiche technique, filiation avec les autres compacts Ricoh argentiques, différence entre 35 ZF et 35 ZF ST), ce que nous avons constaté sur les exemplaires passés entre nos mains, les points à contrôler avant d’acheter en occasion, le prix cohérent en 2026 et les alternatives sérieuses si l’exemplaire trouvé vous paraît douteux.
Compact argentique 35 mm simple et bien construit, le Ricoh 35 ZF ST reste un vrai candidat pour la photo de rue posée si l’exemplaire tient la route et si la mise au point par zone ne rebute pas. Excellent à f/8 en extérieur avec un film 400 ISO, limité dès qu’on passe sous f/4 ou sous 1,5 m. Raisonnable à acheter fonctionnel entre 60 et 80 € ; discutable au-delà.
À retenir en 10 secondes
- Budget fonctionnel cohérent : 60–80 € avec mousses refaites et cellule qui répond.
- Réglage par défaut qui marche : film 400 ISO, f/8, distance zone moyenne (~2,5 m).
- Trois points à tester avant de payer : vitesses d’obturation, cellule, mousses.
Ricoh 35 ZF ST : ce qu’il faut retenir avant d’acheter
On parle d’un compact argentique 35 mm non-télémétrique, produit par Ricoh entre 1976 et 1980 environ, vendu en deux variantes quasi identiques : le 35 ZF et le 35 ZF ST. Objectif fixe Rikenon 40 mm f/2.8, obturateur mécanique, cellule CdS, mise au point par symboles. Rien de révolutionnaire à l’époque, rien de honteux cinquante ans plus tard — tant que l’exemplaire trouvé n’a pas trop souffert.
Fiche technique compacte

Fiche technique rapide
La fiche n’a rien d’exceptionnel comparée à un Canonet QL17 ou un Olympus 35 RC de la même période. Ce qui distingue le Ricoh 35 ZF ST, c’est surtout l’équilibre général : un 40 mm f/2.8 correct une fois fermé à f/5.6, un boîtier métallique qui traverse bien le temps, une cellule basique mais fonctionnelle quand elle tient encore, et un prix d’occasion généralement plus sage que celui des compacts vintage les plus médiatisés.
Que signifie « ST » sur Ricoh 35 ZF ST ?

ST renvoie au self-timer — autrement dit, le retardateur mécanique. C’est la seule différence notable entre le Ricoh 35 ZF et le Ricoh 35 ZF ST : ce dernier intègre un retardateur déclenché par un petit levier sur la façade du boîtier. Tout le reste — optique, vitesses, cellule, viseur — est identique d’un modèle à l’autre selon les fiches et les manuels disponibles. Si vous hésitez entre les deux à prix équivalent, autant prendre la version ST : ça ne coûte pas plus cher et ça dépanne pour un autoportrait ou une pose lente sur trépied.
À retenir. Entre 35 ZF et 35 ZF ST, seule la présence du retardateur change. Ce n’est pas un critère majeur d’achat, mais autant tester son fonctionnement avant de payer : un retardateur ST qui ne tourne plus ou reste bloqué à mi-course est un bon indicateur de boîtier fatigué en interne.
Pour qui ce Ricoh est fait… et pour qui il ne l’est pas

À qui s’adresse ce compact argentique ?
Oui si…
- vous aimez l’idée de réfléchir à la distance avant chaque photo et d’accepter la mise au point par zone ;
- vous photographiez surtout en extérieur, à ouverture intermédiaire (f/5.6–f/11), avec une pellicule 400 ISO ;
- vous cherchez un compact 35 mm discret, léger pour du vintage (autour de 400 g) et facile à glisser dans un sac ;
- vous acceptez de tester sérieusement l’exemplaire avant achat, quitte à y passer trente minutes en boutique ou à exiger des photos détaillées en ligne ;
- vous visez un budget d’entrée en argentique sans passer par un appareil jetable ni un boîtier neuf à 300 €.
Non si…
- vous voulez un autofocus ou n’importe quelle assistance au cadrage ;
- vous shootez beaucoup de portraits serrés à pleine ouverture ou en lumière basse ;
- vous cherchez un appareil garanti, neuf ou récemment révisé par un atelier reconnu ;
- vous détestez l’idée d’estimer les distances à l’œil ;
- vous voulez pouvoir commander pile, pièces détachées et réparations en France sans chercher longtemps.
Ce profil très situé explique beaucoup de retours mitigés qu’on croise sur les forums : le Ricoh 35 ZF ST n’essaie pas de remplacer un Olympus XA ni un Yashica T4. Il joue sur un terrain différent, plus proche de la balade posée que de la street photo réactive.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Héloïse passe régulièrement des compacts argentiques vintage entre ses mains — dépôts-vente, successions, achats personnels pour alimenter les articles du site. Voici ce que cette pratique remontée sur plusieurs exemplaires de la famille Ricoh 35 ZF permet de confirmer, en étant honnête sur ce qui est vraiment reproductible et ce qui dépend de l’unité testée.
Matériel utilisé lors de nos passages en revue
Pellicule couleur : Kodak Gold 200, Kodak Portra 400
Pellicule N&B : Ilford HP5+ 400
Pile : zinc-air 675 (substitut PX625)
Posemètre externe de contrôle : Sekonic L-308X
Conditions de test
- Scènes : rue en journée (Strasbourg, quartier Petite France), portraits à 1 m, 2,5 m et infini, paysage urbain, intérieur lumineux (café), contre-jour modéré.
- Météo : plein soleil, ciel couvert, fin de journée — pour vérifier que la cellule CdS ne décroche pas en basse lumière.
- Durée : plusieurs pellicules étalées sur plusieurs sorties, car un compact vintage ne se juge pas sur un rouleau.
Ce qui se confirme, sortie après sortie
L’objectif Rikenon 40 mm f/2.8. À pleine ouverture, le centre est utilisable pour de la photo souvenir mais les bords manquent de contraste et de définition — typique des Tessar-like 70s à quatre éléments. Dès f/5.6, le rendu se resserre nettement sur l’ensemble du champ. À f/8, on obtient un piqué homogène qui supporte très bien un tirage 20×30 cm. Pour du portrait rapproché à f/2.8, ne comptez pas sur un flou crémeux : la profondeur de champ est courte mais le bokeh reste nerveux, un peu nerveux même, avec des arêtes marquées sur les lumières ponctuelles en arrière-plan.
La cellule CdS. Sur les exemplaires fonctionnels que nous avons pu mesurer, la cellule lit généralement dans une fourchette de plus ou moins un IL par rapport au Sekonic en lumière frontale — acceptable pour du négatif couleur qui pardonne largement. Dès qu’on passe en contre-jour ou en lumière très basse, plusieurs exemplaires décrochent ou sous-exposent d’un à deux crans. Ce n’est pas un défaut de conception : c’est le vieillissement classique des cellules CdS.
Le viseur. Clair et lumineux quand il est propre, souvent voilé ou terne sur les exemplaires sortis de grenier. Le cadre est simple, sans correction de parallaxe visible — il faut apprendre à corriger mentalement à courte distance, particulièrement sous 1,5 m où la différence entre ce qu’on voit et ce que l’objectif capte devient perceptible sur le tirage final.
Le déclenchement. Bruit mécanique discret, plus proche du « clic feutré » que du claquement sec d’un télémétrique à lame. On peut travailler en intérieur calme sans alerter le sujet, ce qui reste un vrai atout pour la photo de rue posée ou les portraits au café.
Le retardateur ST. Sur nos exemplaires, le mécanisme tourne environ 10 à 12 secondes quand il est en bon état. Il devient capricieux dès que la graisse interne s’épaissit : blocage à mi-course, retour lent de l’armature, déclenchement incertain. C’est souvent la première pièce qui fatigue sur un boîtier peu utilisé depuis longtemps.
Limite importante à reconnaître. Ces observations restent celles d’un passage en revue éditorial, pas d’un banc de test laboratoire. L’écart entre deux exemplaires du même modèle peut être plus grand que l’écart entre deux modèles différents — cinquante ans d’histoire individuelle, ça se voit. Un Ricoh 35 ZF ST révisé récemment n’a pas grand-chose à voir avec un exemplaire sorti d’une cave humide.
Points à contrôler avant d’acheter en occasion

Acheter un Ricoh 35 ZF ST sans test, c’est jouer. Les boîtiers survivants ont cinquante ans, un obturateur mécanique qui peut avoir pris du jeu, des mousses d’étanchéité qui se transforment en poussière noirâtre, et une cellule dont la résistance à la lumière se dégrade discrètement. Voici le protocole que nous suivons systématiquement quand un exemplaire passe entre nos mains.
- Vitesses mécaniques. Déclencher à chaque vitesse, oreille contre le boîtier. Le 1/500 s doit claquer sec, le 1 s et le 1/8 s doivent tenir leur durée sans traîner. Une vitesse lente qui reste ouverte une demi-seconde de trop trahit un obturateur gras — réparation possible mais à chiffrer avant l’achat.
- Cellule CdS. Mettre une pile fraîche adaptée, pointer vers une source lumineuse, puis vers une zone sombre. L’aiguille du posemètre (ou la diode selon la version) doit réagir immédiatement et revenir au repos. Une cellule morte ou paresseuse condamne l’automatisme d’exposition et oblige à tout mesurer au posemètre externe.
- Retardateur ST. Armer, déclencher. Le mécanisme doit tourner entre 8 et 12 secondes sans se bloquer.
- Mousses et étanchéité. Ouvrir le dos, inspecter les rebords de la chambre film. Des mousses noires qui s’effritent sous le doigt signifient fuite de lumière garantie sur la prochaine pellicule. C’est réparable par un artisan ou en kit maison, mais à chiffrer dans le budget total.
- Avancement et rembobinage. Simuler un chargement sans pellicule. Vérifier que la bobine réceptrice tourne, que le compteur avance, que la manivelle de rembobinage tire sans à-coup.
- Viseur. Regarder à travers, vers une scène contrastée. Le viseur doit être clair, sans voile laiteux. Un verre terne ternit aussi le plaisir d’usage au quotidien.
- Cadre optique. Inspecter l’objectif à la lampe : champignons, poussières internes, rayures profondes. Une légère poussière n’affecte pas le rendu. Un champignon, oui.
Signal d’alarme. Si l’obturateur reste collé en pose B, si la cellule ne répond jamais, ou si les mousses sont complètement désagrégées : passer son chemin, sauf à payer le prix d’un boîtier à réviser — c’est-à-dire très peu. Un Ricoh 35 ZF ST non fonctionnel n’a pas de valeur marchande réelle, tout juste une valeur sentimentale.
Un compact vintage acheté sans test, c’est parfois une bonne surprise, souvent un budget révision de 80 à 150 € chez un réparateur indépendant, et parfois un appareil mort dans un tiroir. Le prix d’achat seul ne dit rien du coût total.
Mise au point par zone : le vrai point clé du Ricoh 35 ZF ST
Pourquoi ce n’est pas un télémètre
Attention à la confusion fréquente sur les forums anglophones : plusieurs reviews qualifient le Ricoh 35 ZF de rangefinder. C’est imprécis. Un vrai télémètre couplé, comme celui du Ricoh 500G ou d’un Canonet QL17, superpose deux images dans le viseur pour fusionner la mise au point à la distance réelle. Rien de tout ça ici.
Le Ricoh 35 ZF ST est-il un télémètre ?
Non. C’est un compact à viseur galiléen avec mise au point par zone : trois symboles sur la bague de distance (typiquement un buste à 1 m, un petit groupe à 2,5–3 m, une montagne à l’infini). Rien ne confirme la netteté dans le viseur — vous estimez la distance vous-même. Pour un vrai télémètre couplé chez Ricoh, il faut regarder le Ricoh 500G.
Ne pas confondre
Cette différence explique une bonne partie du positionnement prix : un Ricoh 500G fonctionnel se négocie généralement plus cher qu’un 35 ZF ST équivalent, parce que son télémètre change vraiment la manière de travailler à moins de deux mètres.
Comment régler les distances sans rater ses photos

La mise au point par zone n’est pas un handicap si on l’utilise dans son terrain de jeu. Voici les règles qui marchent sur le Ricoh 35 ZF ST :
Pellicule 400 ISO, diaphragme à f/8 minimum.À 40 mm f/8, la profondeur de champ s’étale d’environ 2 m à l’infini si la bague est réglée sur 3 m. C’est le réglage « zone focale » par défaut — on cadre, on déclenche, c’est net dans la plupart des cas en extérieur.
Trois distances mentales, pas plus.1 m pour un portrait à hauteur de buste, 2,5 m pour un groupe serré ou une personne en pied, infini pour le paysage. Le reste relève de la micro-adaptation.
Pleine ouverture réservée aux cas précis.À f/2.8 et 1 m de distance sujet, la profondeur de champ descend sous les 15 cm. Sans télémètre, on vise un œil mais on attrape parfois l’oreille. Pour un portrait rapproché, soit on mesure vraiment la distance (mètre ruban au début, c’est instructif), soit on ferme à f/5.6 en montant la sensibilité du film.
Cette gymnastique devient naturelle après une cinquantaine de déclenchements. Elle ne le deviendra jamais si vous attendez de votre boîtier qu’il pense à votre place.
Review vidéo du Ricoh 35 ZF ST
Limites, défauts et points agaçants du Ricoh 35 ZF ST
Avantages
- Rikenon 40 mm f/2.8 qui donne un piqué homogène dès f/5.6 — au-dessus de ce qu’on attend d’un compact entrée de gamme de cette période.
- Boîtier métallique de 400 g environ, encore très rigide cinquante ans plus tard sur les exemplaires préservés.
- Obturateur mécanique qui survit aux décennies quand il a été utilisé régulièrement.
- Prix d’occasion généralement plus doux qu’un Ricoh 500G ou un Canonet QL17 équivalent.
- Présence du retardateur ST (absent du 35 ZF standard), utile pour les poses lentes sur trépied.
- Déclenchement discret, bien adapté à la photo de café ou de rue posée.
Inconvénients
- Cellule CdS vieillissante : beaucoup d’exemplaires lisent d’un à deux IL à côté en lumière difficile.
- Pile mercure PX625/675 d’origine introuvable légalement — nécessite un substitut zinc-air ou un adaptateur MR-9.
- Viseur simple, sans information de distance ni correction de parallaxe visible — les portraits rapprochés serrés sont un exercice d’équilibriste.
- Mise au point imprécise à pleine ouverture à moins de 2 m, inadaptée aux portraits rapprochés en lumière basse.
- Mousses d’étanchéité presque toujours à refaire après cinquante ans.
- SAV inexistant en France — toute réparation passe par un artisan indépendant spécialisé argentique.
- État très variable d’un exemplaire à l’autre : deux boîtiers du même modèle peuvent donner des résultats radicalement différents.
Quelle pile utiliser avec un Ricoh 35 ZF ST ?
La pile d’origine PX625 ou PX675 mercure 1,35 V n’est plus commercialisée. Trois substituts actuels : pile zinc-air 675 (tension très proche, durée de vie d’environ trois mois après ouverture), adaptateur MR-9 avec pile alcaline SR44 (solution la plus stable dans le temps), ou pile alcaline LR44 seule avec correction manuelle d’environ un diaph.
Marketing d’époque contre réalité actuelle
Verdict terrain vs discours vintage
Comparatif rapide : Ricoh 35 ZF ST face à ses alternatives
Trois options reviennent systématiquement quand un lecteur hésite sur le 35 ZF ST : rester dans l’univers Ricoh vintage avec le 500G (télémétrique), sortir du compact et prendre un Ricoh FF-1 plus petit, ou passer au neuf réutilisable avec un Kodak M38. Trois bornes utiles pour trancher.
Ricoh 35 ZF ST
Compact vintage à mise au point par zone. Pour qui aime l’objet, accepte l’approximation de distance et photographie surtout en extérieur à f/5.6–f/8. Prix d’occasion raisonnable si fonctionnel.
Ricoh 500G
Compact vintage télémétrique. Pour qui veut la précision de mise au point à courte distance et assume un prix d’occasion généralement plus élevé. Meilleur pour le portrait rapproché, moins discret au déclenchement.
| Modèle | Type | Mise au point | Avantage principal | Limite principale | Prix indicatif 2026 |
|---|---|---|---|---|---|
| Ricoh 35 ZF ST | Vintage occasion | Zone focus (3 symboles) | Rikenon 40 mm f/2.8 dès f/5.6, boîtier robuste | État variable, pile d’origine obsolète | Occasion 60–100 € |
| Ricoh 500G | Vintage occasion | Télémètre couplé | Précision à courte distance, portrait sous 2 m | Prix d’occasion généralement plus haut | Occasion 100–160 € |
| Kodak M38 | Neuf réutilisable | Fixe (hyperfocale) | Disponible neuf, sans risque de panne | Optique plastique très basique | 42,90 € |
Quel est le prix correct d’un Ricoh 35 ZF ST en occasion en 2026 ?
Entre 60 et 100 € pour un exemplaire fonctionnel avec cellule réactive et mousses refaites. Entre 30 et 50 € pour un exemplaire non testé à réviser. Au-delà de 120 €, d’autres compacts vintage révisés deviennent plus rationnels. Les prix fluctuent selon les périodes, les vendeurs et l’état réel — vérifier directement sur chaque plateforme.
Le choix dépend vraiment de ce qu’on attend du boîtier. Pour qui veut l’expérience argentique sans risque technique, le Kodak M38 ou le Kodak EKTAR H35 en demi-format règlent la question du neuf réutilisable, avec une optique modeste mais zéro crainte de pile morte ou de cellule fatiguée. Pour qui veut du vintage vrai avec un objectif plus ambitieux, le 500G est souvent un meilleur investissement si le budget suit. Le Ricoh 35 ZF ST occupe la zone intermédiaire : un compromis de chineur plus qu’un choix évident.
Pour les lecteurs qui hésitent côté neuf premium, le Pentax 17 représente l’autre extrême — appareil argentique moderne, demi-format, garanti constructeur, mais à un budget trois à quatre fois supérieur. Plus discret et plus proche du jetable rechargeable, le Kodak Ultra F9 joue dans la même famille simple que le M38. Le Ricoh 35 ZF ST joue sur un terrain tout autre : celui du petit prix et du plaisir de l’objet, avec les aléas qui vont avec.
Le Ricoh 35 ZF ST vaut-il encore le coup en 2026 ?
Oui, pour trois profils précis : le photographe de rue qui veut un second boîtier discret en 35 mm, le débutant argentique prêt à accepter la zone focus et le contrôle d’exposition manuel, et le chineur qui trouve un exemplaire fonctionnel sous 80 €. Non, pour qui veut un appareil garanti, un autofocus, ou la précision d’un télémètre couplé. À ce prix, le Ricoh 500G reste souvent un meilleur investissement si le budget le permet.
Où acheter un Ricoh 35 ZF ST ?
Où acheter un Ricoh 35 ZF ST ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Revendeurs argentiques spécialisés (MPB, Kamerastore, Collectiblend, boutiques indépendantes) |
Exemplaires souvent révisés, garantie courte, état décrit honnêtement | Disponibilité aléatoire — Kamerastore affichait récemment le modèle en rupture. Vérifier régulièrement. |
| Plateformes d’occasion généralistes (Leboncoin, Vinted, eBay vendeurs pro) |
Prix plus bas, choix plus large, négociation possible | État non garanti. Exiger photos détaillées (mousses, objectif, cellule qui bouge) et possibilité de retour. Risques spécifiques : pixels morts non concernés mais obturateur potentiellement usé. |
| Brocantes et vide-greniers | Pépites possibles, prix parfois symboliques | Zéro garantie. Budget révision à prévoir. Tester obturateur et vitesses à l’oreille sur place. |
| Amazon.fr | Pratique pour les alternatives neuves (Kodak M38 : 42,90 €) | Pas de Ricoh 35 ZF ST disponible neuf — canal pertinent uniquement pour les alternatives. |
Les prix fluctuent selon les périodes, les vendeurs et l’état réel du boîtier — vérifier directement sur chaque plateforme avant de décider.
FAQ: Ricoh 35 ZF ST
Conclusion : trois réflexes avant de passer à l’achat
Le Ricoh 35 ZF ST n’est ni le compact argentique miracle des années 70 ni un piège. C’est un outil d’une époque précise, qui fonctionne bien dans son terrain d’origine — rue lente, paysage à ouverture fermée, pellicule 400 ISO — et qui montre ses limites dès qu’on en exige plus. La mise au point par zone demande un apprentissage court mais réel. La cellule CdS vieillit. Les mousses aussi.
Trois réflexes sauvent un achat : ne jamais payer sans tester vitesses, cellule et retardateur, se tenir sous la barre des 80 € pour un exemplaire non révisé, et accepter par avance que la photo à 1 m à f/2.8 ne sera pas le terrain de jeu naturel de ce boîtier. Si ces trois réflexes vous semblent évidents, le Ricoh 35 ZF ST peut devenir un compagnon fidèle pour des années.
Pour qui veut rester dans la famille Ricoh argentique sans passer par le 500G, le Ricoh Auto Half E en demi-format ou le Ricoh FF-1 plus compact méritent aussi un coup d’œil selon le terrain d’usage visé. Pour qui préfère partir sur du neuf, le Kodak M38 reste la porte d’entrée la plus sûre — même si l’optique joue dans une autre catégorie.

