Les meilleures cartes CFast 2.0 selon leur débit soutenu et la compatibilité caméra — comparatif de cinq modèles pour vidéastes et photographes.
Mis à jour le 14 juillet 2026 — références, compatibilités documentées et disponibilités revues.
Une carte peut afficher un débit spectaculaire et pourtant interrompre un plan RAW si sa vitesse d’écriture continue ne suit pas. Pour une carte CFast, le débit d’écriture soutenu et la validation par la caméra comptent davantage que la vitesse maximale imprimée. Les meilleures cartes CFast ne se départagent donc pas seulement sur un chiffre : il faut vérifier la référence exacte, la capacité, le codec et la cadence acceptés par le fabricant de la caméra. Ce guide retient cinq modèles encore pertinents pour les appareils qui imposent le CFast 2.0, puis les compare selon la continuité d’enregistrement, la capacité et le coût.
Réponse rapide : pour une caméra qui valide cette référence, la SanDisk Extreme PRO CFast 2.0 de 256 Go est le choix le plus équilibré. L’Angelbird AV PRO CF 256 Go vise les modes exigeant un débit soutenu élevé, tandis que la Wise 512 Go privilégie la durée. Vérifiez toujours la référence, la capacité et le mode d’enregistrement. La certification VPG-130 et le débit soutenu comptent davantage qu’un maximum isolé. L’Integral peut réduire la dépense si la caméra l’accepte officiellement ; la Transcend CFX650 reste surtout pertinente pour certains équipements anciens. Le CFast n’est pas un achat universel pour un futur boîtier : il conserve son intérêt lorsqu’un appareil existant l’impose.
Quelles sont les meilleures cartes CFast encore pertinentes en 2026 ?
Les trois recommandations à retenir
Choix le plus équilibré
SanDisk Extreme PRO CFast 2.0 256 Go
VPG-130 et documentation solide, à retenir seulement si la caméra valide cette référence et cette capacité.
Budget contrôlé
Integral UltimaPro X2 256 Go
Des maxima élevés sur la fiche, mais une validation préalable reste indispensable faute de minimum soutenu aussi clairement documenté.
Débit soutenu
Angelbird AV PRO CF 256 Go
Pour les modes exigeants, avec une vérification appareil par appareil et sans confusion avec la variante ARRI.
Ces trois repères accélèrent la décision, mais ils ne suffisent pas à valider l’achat. Une carte peut être acceptée dans une capacité et refusée dans une autre, ou convenir à un codec sans tenir une cadence plus élevée. Le tableau complet doit donc être confronté à la liste de supports publiée pour la caméra.
Le verdict en une minute
| Carte | Profil | Écriture annoncée | Garantie ou repère | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| Meilleur équilibre SanDisk Extreme PRO 256 Go |
Caméra compatible, usage général | Jusqu’à 450 Mo/s | VPG-130 | Prix élevé pour 256 Go |
| Débit soutenu Angelbird AV PRO CF 256 Go |
Modes vidéo exigeants | Débit soutenu élevé publié | Compatibilité à contrôler | Variante exacte à identifier |
| Prix/performance Integral UltimaPro X2 256 Go |
Budget maîtrisé | Jusqu’à 540 Mo/s | Maximum constructeur | Débit soutenu moins documenté |
| Matériel ancien Transcend CFX650 256 Go |
Appareil qui la cite explicitement | Jusqu’à 370 Mo/s | Mémoire MLC documentée | Référence ancienne |
| Grande capacité Wise 3500x 512 Go |
Sessions longues | Jusqu’à 450 Mo/s | VPG-130 | Coût et disponibilité |
Les prix sont dynamiques et peuvent varier. Consulter la liste de supports publiée par le fabricant de la caméra avant tout achat.
CFast, CompactFlash et CFexpress : trois formats incompatibles
Le CFast 2.0 utilise une interface de type SATA et se distingue physiquement de la CompactFlash traditionnelle, qui repose sur une technologie plus ancienne, ainsi que de la CFexpress, qui exploite PCIe/NVMe. Malgré des noms proches — et dans le cas de CFexpress, une dénomination qui semble en être la suite logique — ces trois formats ne sont pas interchangeables.
Comment reconnaître le logement de votre appareil
Le manuel de l’appareil reste la première référence. Le logement CFast 2.0 ressemble à celui d’une CompactFlash mais diffère sur le positionnement des connecteurs internes : une carte CF insérée dans un logement CFast ne s’enclenchera pas correctement, et inversement. Sur certains boîtiers récents, le compartiment CFexpress Type B occupe un espace similaire mais utilise un connecteur différent. En cas de doute, la liste de supports publiée par le fabricant de la caméra lève toute ambiguïté, souvent en citant les références exactes admises.
Pourquoi une carte CFexpress ne remplace pas une CFast
La confusion entre CFast et CFexpress reste fréquente, notamment parce que certaines caméras Blackmagic ont successivement proposé des logements pour chacun de ces formats selon le modèle. Une carte CFexpress Type B, même rapide, reste physiquement et électriquement incompatible avec un logement CFast 2.0. Pour comparer les cartes CFexpress Type B, un guide dédié recense les modèles courants selon les mêmes critères de débit soutenu et de compatibilité.
Pourquoi le débit soutenu et la validation de la caméra priment sur la vitesse maximale
Un maximum annoncé décrit la vitesse de pointe atteinte dans des conditions favorables, pendant une durée courte. Ce chiffre n’indique pas la vitesse tenue pendant un plan de plusieurs minutes. Un enregistrement en BRAW, ProRes RAW ou ARRIRAW peut exiger 300 à 600 Mo/s de façon continue : si la carte n’assure pas ce niveau d’écriture tout au long du plan, l’enregistrement s’interrompt ou perd des images.
Les mesures publiées par StorageReview sur la SanDisk Extreme PRO CFast 2.0 illustrent cet écart : les valeurs relevées pendant leur protocole restent inférieures aux maxima annoncés par le constructeur. Ce résultat soutient l’angle éditorial de ce guide sans permettre de généraliser à toutes les configurations.
Compatibilité de la caméraVérifiez la référence, la capacité et, lorsque le fabricant le précise, le firmware ou le mode d’enregistrement concernés. Une carte non citée dans la liste reste inutilisable, quelle que soit sa vitesse.
Débit d’écriture soutenuLe maximum annoncé ne décrit pas nécessairement la vitesse tenue pendant tout un plan. Recherchez un minimum garanti, une certification vidéo ou une mesure publiée par un média spécialisé.
Capacité et débit du codecCalculez la durée à partir du débit binaire du mode choisi plutôt qu’à partir de la seule résolution. Un plan en BRAW 12K n’exige pas le même espace qu’un ProRes HQ en 4K.
Formatage et pérennitéFormatez le support dans la caméra, testez le mode le plus exigeant avant le tournage et copiez les séquences avant de réutiliser la carte.
Ce que signifie réellement VPG-130
VPG-130 indique une garantie minimale d’écriture vidéo de 130 Mo/s dans les conditions prévues par la certification. Ce repère aide à évaluer la continuité d’un enregistrement, contrairement à une vitesse maximale atteinte ponctuellement. SanDisk associe cette garantie à sa gamme Extreme PRO CFast 2.0 ; Wise l’indique également sur la 3500x. Il faut néanmoins vérifier que la caméra accepte la référence et la capacité concernées, car la certification VPG-130 ne remplace pas la liste constructeur.
Pourquoi la capacité exacte peut modifier la compatibilité
Certains fabricants de caméras publient des listes qui distinguent les capacités : une référence SanDisk en 256 Go peut figurer dans la liste officielle tandis que la variante 512 Go de la même gamme n’y apparaît pas encore. Ce point varie selon la caméra, le codec et le firmware installé. Avant d’opter pour une capacité plus grande, il convient donc de consulter la liste à jour publiée par le fabricant de l’appareil, et non seulement la liste de la gamme de cartes.
Vitesse maximale, minimum garanti et débit soutenu
Ces trois notions recouvrent des réalités différentes. La vitesse maximale est la pointe mesurée dans les meilleures conditions. Le minimum garanti — exprimé par une certification comme VPG-130 — assure que la carte ne descendra pas en dessous d’un seuil défini. Le débit soutenu désigne la vitesse maintenue sur la durée d’un plan, telle qu’elle peut être mesurée par un essai en conditions réelles. C’est ce troisième critère qui conditionne l’absence d’interruption pendant un enregistrement RAW ou ProRes long.
Comparatif des cinq cartes CFast retenues
Le tableau ci-dessus présente les cinq cartes retenues avec leurs caractéristiques annoncées par les constructeurs et leurs limites principales. Pour chaque produit, la compatibilité avec la caméra reste le premier filtre. Les fiches détaillées qui suivent développent les situations d’usage, les nuances de chaque référence et les duels entre cartes proches.
Cinq cartes CFast pour cinq contraintes différentes
SanDisk Extreme PRO 256 Go : la recommandation la plus équilibrée
SanDisk annonce jusqu’à 525 Mo/s en lecture et jusqu’à 450 Mo/s en écriture pour sa gamme Extreme PRO CFast 2.0, avec la certification VPG-130. C’est la carte qui associe une documentation claire, une présence dans le plus grand nombre de listes constructeurs et un minimum garanti documenté. Les mesures publiées par StorageReview montrent des valeurs inférieures aux maxima en conditions de protocole, ce qui confirme l’écart habituel entre la fiche et la situation réelle — sans remettre en cause l’intérêt de la VPG-130 comme repère de continuité.
Son prix reste élevé pour 256 Go, et la validation par la caméra demeure indispensable : une SanDisk Extreme PRO en 256 Go n’est pas automatiquement acceptée par tous les appareils qui utilisent le CFast 2.0. Certains systèmes distinguent la variante 256 Go de la variante 512 Go dans leur liste officielle.
Pour une caméra qui valide la référence
À retenir si la carte figure dans la liste
La SanDisk convient à un tournage courant sur une caméra Blackmagic ou Canon Cinema EOS qui la cite dans sa documentation officielle.
À écarter si la caméra ne cite pas cette capacité
Si la liste du fabricant ne mentionne pas la variante 256 Go ou si le mode d’enregistrement exige un débit soutenu supérieur à 450 Mo/s, envisager l’Angelbird.
Angelbird AV PRO CF 256 Go : pour une écriture soutenue élevée
Angelbird publie pour la génération actuelle de l’AV PRO SE CF un débit soutenu annoncé de 480 Mo/s. La référence présente sur les marchands sous l’appellation AV PRO CF correspond à cette gamme générique : elle cible les modes vidéo à fort débit, ProRes RAW ou BRAW à haute cadence notamment. La variante exacte disponible à la commande peut différer légèrement de la dénomination SE CF utilisée sur le site du fabricant ; il convient de vérifier la référence précise avant l’achat.
Un point à ne pas négliger : Angelbird précise explicitement que la version générique de l’AV PRO CF n’est pas compatible avec les ARRI AMIRA ni les ALEXA Mini. Les utilisateurs de ces systèmes doivent se tourner vers l’AV PRO AR, une variante spécifiquement conçue et certifiée pour ces caméras, comme le confirme ARRI dans sa documentation sur les cartes CFast 2.0 reconnues. L’essai publié par Newsshooter sur l’Angelbird AV PRO CF porte sur une génération antérieure, mais reste utile pour comprendre le comportement de la carte dans un contexte de tournage vidéo.
Ce que montre ce retour d’usage sur l’Angelbird
Pour les modes à écriture soutenue élevée
Convient aux plans à haut débit documenté
Sur une caméra Blackmagic ou une Canon Cinema EOS qui la valide, l’Angelbird répond aux modes BRAW ou ProRes à cadence élevée où 450 Mo/s ne suffirait pas.
Moins adaptée sans contrôle de la variante
Sur un système ARRI, il faut l’AV PRO AR. Sur une caméra dont la liste ne cite pas l’Angelbird générique, la SanDisk reste le choix plus sûr.
Integral UltimaPro X2 256 Go : l’option plus abordable à valider
Integral annonce jusqu’à 550 Mo/s en lecture et jusqu’à 540 Mo/s en écriture pour l’UltimaPro X2 256 Go. Ces maxima constructeurs sont parmi les plus élevés du segment, mais Integral ne publie pas de minimum garanti ni de certification VPG équivalente aussi clairement documentée. Son prix peut être intéressant face à la SanDisk ou à l’Angelbird, mais cette différence ne compense pas l’absence d’un débit minimal garanti si la caméra exige une écriture continue soutenue.
La validation officielle par la caméra reste indispensable avant d’y consacrer un tournage important. Si l’appareil cite cette référence dans sa liste, l’Integral représente une piste sérieuse pour un budget maîtrisé. Sans cette confirmation, la dépense n’est pas justifiée.
Quand le prix devient le premier arbitrage
Pertinente après validation officielle
Si la caméra cite explicitement l’Integral UltimaPro X2 256 Go dans sa liste de supports admis, cette carte offre des maxima élevés à un coût potentiellement inférieur.
Préférez une autre carte si le minimum soutenu est décisif
Pour un plan RAW long ou un mode à très haut débit binaire, l’absence de minimum garanti documenté rend la SanDisk VPG-130 plus rassurante.
Transcend CFX650 256 Go : pour certains équipements plus anciens
La documentation Transcend indique jusqu’à 510 Mo/s en lecture et jusqu’à 370 Mo/s en écriture pour la CFX650, avec une mémoire MLC documentée. Cette technologie de mémoire a l’avantage d’être bien connue sur certains systèmes d’enregistrement anciens qui citent explicitement la Transcend CFX650 dans leur liste officielle. C’est dans ce seul contexte que cette référence reste pertinente en 2026.
En dehors de ce cas précis, son débit d’écriture maximal annoncé est inférieur aux autres cartes de ce comparatif, et sa disponibilité varie selon les marchands. Stock et prix peuvent fluctuer de façon marquée selon les périodes. Un essai publié par The-Digital-Picture recense ses performances dans un contexte photo, utile pour les boîtiers compatibles.
Pour un équipement CFast plus ancien
À retenir avec un appareil qui la cite
Si la liste du fabricant de l’appareil mentionne la Transcend CFX650 comme support admis, c’est une référence ancienne encore utile pour certains appareils photo ou enregistreurs de la même génération.
À laisser de côté pour un achat sans liste de compatibilité
Sans citation explicite dans la documentation de l’appareil, la SanDisk ou l’Angelbird offrent un débit d’écriture supérieur et une couverture de compatibilité plus large.
Wise 3500x 512 Go : pour limiter les changements de carte
Wise annonce jusqu’à 525 Mo/s en lecture et jusqu’à 450 Mo/s en écriture pour la 3500x, avec la certification VPG-130. La capacité de 512 Go distingue cette carte des autres références de ce guide et répond à un besoin précis : réduire les changements de support pendant une longue prise ou une journée de tournage intense. À débit comparable à la SanDisk Extreme PRO, elle double la capacité disponible.
Le coût est proportionnellement élevé, et la disponibilité peut varier selon les marchands. Une capacité de 512 Go concentre davantage de données sur un seul support, ce qui renforce l’importance d’une procédure de sauvegarde rigoureuse après chaque session.
Quand 512 Go réduisent vraiment les changements
Pensée pour les longues sessions
Pour un tournage documentaire, une journée de mariage ou une conférence filmée en continu, la Wise 3500x limite les interruptions liées aux changements de support.
Surdimensionnée pour des séquences courtes
Pour un tournage en séquences courtes ou un usage photo, la SanDisk 256 Go est plus économique, plus facile à gérer et couvre la plupart des situations sans l’espace supplémentaire.
256 ou 512 Go : combien de temps pouvez-vous enregistrer ?
Le choix de la capacité se calcule à partir du débit binaire du mode d’enregistrement choisi, pas seulement à partir de la résolution affichée. Un plan en 4K ProRes HQ n’occupe pas le même espace qu’un plan en 4K H.264, même à résolution identique.
Convertir un débit vidéo en durée
La formule de base : durée approximative en secondes = capacité en Go × 8 000 ÷ débit du codec en Mb/s. Rappel de conversion : Mo/s désigne des mégaoctets par seconde, Mb/s désigne des mégabits par seconde, et 1 Mo/s correspond à 8 Mb/s. Le tableau ci-dessous donne des estimations indicatives pour deux niveaux de débit courants.
| Capacité | 500 Mb/s (ex. ProRes RAW HQ 4K) | 1 000 Mb/s (ex. BRAW 12K) | 2 000 Mb/s (ex. ARRIRAW 4K) |
|---|---|---|---|
| 256 Go | environ 68 min | environ 34 min | environ 17 min |
| 512 Go | environ 137 min | environ 68 min | environ 34 min |
Ces valeurs sont mathématiques et indicatives. Le débit variable, les métadonnées et le formatage peuvent modifier la durée affichée par la caméra.
Pourquoi une carte plus grande n’est pas toujours préférable
Une carte de 512 Go concentre davantage de séquences sur un seul support. En cas de défaillance ou de perte, le volume de données non sauvegardé est plus important. Une card de 256 Go impose des changements plus fréquents mais facilite aussi la gestion des sauvegardes en cours de journée. Par ailleurs, certains fabricants n’ont pas encore validé la variante 512 Go d’une gamme qu’ils citent en 256 Go : la capacité choisie doit figurer explicitement dans la liste de l’appareil.
Carte CFast, carte SD UHS-II ou SSD externe ?
Blackmagic indique que selon le modèle de caméra, l’enregistrement peut s’effectuer sur une carte CFast, sur une carte SD UHS-II ou vers un support externe via USB-C. Ce choix dépend de la configuration retenue, du codec et du mode d’enregistrement. Pour comprendre les différences entre les principaux standards de cartes mémoire, un guide sur les cartes mémoire pour appareil photo couvre l’ensemble des formats courants, y compris les cartes SDHC et SDXC.
La carte interne pour une configuration compacte
La carte CFast garde l’avantage d’une installation interne, sans câble ni support additionnel. Elle convient à un tournage en mouvement, à l’épaule ou sur un système compact. Le débit disponible sur un logement CFast 2.0 reste supérieur à celui d’un logement SD, ce qui explique pourquoi certains modes d’enregistrement exigeants ne sont disponibles qu’avec une carte CFast sur les caméras Blackmagic qui disposent des deux logements.
Le SSD externe pour augmenter la capacité
Un SSD approuvé connecté en USB-C offre souvent plus de capacité et un coût par gigaoctet plus favorable. Pour une longue session sur trépied, c’est une alternative sérieuse si la caméra la prend en charge. Blackmagic précise pour certains modèles quels types de supports externes sont admis et dans quels modes d’enregistrement.
Les limites du câble et du montage externe
Un SSD externe demande un support solide et un câble correctement fixé. Pendant un déplacement ou une prise dynamique, ce câble représente un point de fragilité supplémentaire. La carte CFast interne reste préférable dès que la configuration l’impose ou que le confort de tournage prime sur la capacité brute.
Les vérifications à faire avant la première prise
La méthode documentaire retenue pour ce guide croise les fiches constructeurs, les mesures publiées par des médias spécialisés, les retours utilisateurs qualifiés et les disponibilités observées. Ces éléments sont cités en désignant leur source, pas comme une validation directe. Les précautions ci-dessous s’appliquent à toutes les cartes CFast, quelle que soit la référence choisie.
Les cartes retenues dans ce guide croisent les fiches constructeurs, les essais publiés par des sources spécialisées, les retours publics qualifiés et les disponibilités observées.
Angelbird
Blackmagic Design
ARRI
StorageReview
Newsshooter
Formater la carte dans la caméra
Formater une carte CFast sur un ordinateur peut créer un système de fichiers que la caméra n’accepte pas. La procédure correcte consiste à formater depuis le menu de l’appareil, après avoir vérifié les précautions liées au formatage d’une carte mémoire. Cette étape efface les données existantes : assurez-vous d’avoir copié toutes les séquences avant de procéder.
Tester le mode le plus exigeant avant le tournage
Avant un tournage important, enregistrez quelques minutes dans le mode le plus exigeant prévu — débit binaire le plus élevé, cadence la plus haute — et vérifiez que la caméra ne signale aucune erreur d’écriture. Ce test prend moins de dix minutes et évite la découverte d’un problème de compatibilité en pleine prise. C’est aussi l’occasion de vérifier que la carte se comporte comme attendu après un formatage depuis la caméra.
Lire une fiche constructeur et un essai de débit
La fiche du fabricant de la carte indique les maxima. L’essai d’un média spécialisé — StorageReview pour la SanDisk, Newsshooter pour l’Angelbird — donne un ordre de grandeur en conditions réelles. Ces deux sources réunies permettent d’évaluer l’écart entre la promesse et le comportement observé. En photo, la rapidité d’écriture conditionne aussi la durée des rafales sur les boîtiers CFast compatibles : une carte dont le débit soutenu chute rapidement limitera la longueur des salves en RAW.
Organiser la copie et la sauvegarde des séquences
Avant de réutiliser une carte, copiez les séquences sur au moins deux supports distincts. Un lecteur de carte CFast dédié accélère le transfert et limite l’usure du connecteur de la caméra. Pour comprendre les formats de fichiers produits en tournage — ProRes, BRAW, RAW — un guide sur les formats de fichiers vidéo détaille les compromis entre débit, compatibilité et espace occupé.
Duels d’achat : trancher entre deux cartes proches
Quatre situations reviennent fréquemment au moment de choisir entre deux références.
| Duel | Critère de départage | Décision selon le profil |
|---|---|---|
| SanDisk 256 Go contre Angelbird 256 Go | VPG-130 documenté contre débit soutenu annoncé plus élevé | SanDisk pour un tournage courant sur caméra compatible ; Angelbird pour un mode à très haut débit binaire officiellement pris en charge |
| SanDisk 256 Go contre Wise 512 Go | Prix et gestion des données contre durée sans changement de support | SanDisk pour un tournage en séquences courtes ; Wise pour réduire les interruptions lors d’une longue journée |
| Integral 256 Go contre Transcend 256 Go | Maxima plus élevés contre compatibilité d’un ancien appareil | Integral si la caméra la valide et si le budget prime ; Transcend uniquement si l’appareil la cite explicitement |
| CFast interne contre SSD externe | Configuration sans câble contre capacité et coût par gigaoctet | CFast pour un tournage en mouvement ; SSD approuvé pour une longue session sur trépied si la caméra le prend en charge |
Autres références à connaître avant d’acheter
Autres références à connaître
Lexar Professional 3500x
Une ancienne référence reconnue dans les listes de compatibilité, mais plus difficile à trouver dans une variante précisément vérifiée sur le marché français. À envisager uniquement si la caméra la cite et si le stock est confirmé auprès d’un vendeur identifiable.
Angelbird AV PRO AR
Une version distincte de l’Angelbird, conçue et certifiée pour certains systèmes ARRI (ALEXA Mini, AMIRA). Intéressant uniquement si vous travaillez sur l’un de ces boîtiers : la variante générique de ce guide ne peut pas la remplacer sur ces caméras.
Exascend Essential
Une option spécialisée pour les environnements cinéma, à envisager auprès d’un revendeur spécialisé. Aucune fiche marchande validée n’a pu être incluse dans ce guide, mais la référence mérite d’être vérifiée si votre caméra la cite.
Questions fréquentes sur les cartes CFast
CFast, CompactFlash et CFexpress sont trois formats distincts. Le CFast 2.0 utilise une interface de type SATA, tandis que la CompactFlash traditionnelle repose sur une technologie plus ancienne et que la CFexpress utilise PCIe/NVMe. Pour comprendre les cartes CompactFlash ou les cartes XQD, des guides dédiés développent les caractéristiques de chaque format. Malgré des noms proches, ces cartes ne sont pas interchangeables. Le manuel de l’appareil reste la première référence.
VPG-130 indique une garantie minimale d’écriture vidéo de 130 Mo/s dans les conditions prévues par la certification. Ce repère aide à évaluer la continuité d’un enregistrement, contrairement à une vitesse maximale atteinte ponctuellement. Il faut néanmoins vérifier que la caméra accepte la référence et la capacité concernées.
Pas nécessairement. Un maximum annoncé ne décrit ni la vitesse tenue pendant tout le plan ni la compatibilité de la carte avec la caméra. Comparez le débit du mode RAW au débit minimal ou soutenu du support, puis consultez la liste publiée par le fabricant de l’appareil.
Une carte de 256 Go suffit à de nombreux tournages et limite le volume de données concentré sur un seul support. Une carte de 512 Go réduit les changements pendant une longue prise ou une journée dense. La décision doit partir du débit du codec et de la durée à enregistrer, et la capacité choisie doit figurer dans la liste officielle de la caméra.
La carte CFast garde l’avantage d’une installation interne, compacte et sans câble. Un SSD externe offre souvent davantage de capacité, mais demande un support solide et un câble correctement fixé. Le support doit dans tous les cas figurer parmi les modèles ou types de médias reconnus par la caméra.
La compatibilité dépend du contrôleur, de la capacité, du firmware, du système de fichiers et du comportement de la carte en écriture continue. Deux cartes affichant le même maximum peuvent donc se comporter différemment. Utilisez la référence exacte validée par le fabricant et testez le mode le plus exigeant avant une prise importante.

