Le Fujifilm FinePix XP170 a un profil qui attire encore l’œil quand on tombe sur une annonce d’occasion. Sur le papier, la recette reste séduisante : un compact étanche jusqu’à 10 mètres, antichoc jusqu’à 2 mètres, capable de tenir à -10 °C, avec un zoom 28-140 mm, la vidéo Full HD et, surtout, ce fameux Wi-Fi qui faisait figure d’argument moderne en 2012. Le souci, c’est qu’on n’achète pas une promesse de lancement quatorze ans plus tard. On achète un boîtier ancien, classé « arrêté » par Fujifilm, avec tout ce que cela implique côté batterie, joints, applications mobiles et valeur réelle face aux modèles encore vendus aujourd’hui.
La vraie question n’est donc plus « était-il intéressant à sa sortie ? ». Elle est bien plus concrète : que vaut un XP170 maintenant, face à un smartphone qu’on préfère ne pas mouiller, face à un Kodak Pixpro WPZ2 toujours en rayon, ou face à un OM System Tough TG-7 qui joue clairement un cran au-dessus ? Les essais publiés à la sortie — notamment chez ePHOTOzine et Pocket-lint — convergent sur les limites : qualité d’image moyenne dès qu’on quitte le plein soleil, écran sous-dimensionné, autofocus moyen sur sujet en mouvement.
Le point le plus piégeux, aujourd’hui, c’est sans doute le Wi-Fi. C’était ce qui le distinguait vraiment du XP150 à sa sortie. Or les pages de support Fujifilm actuelles sont tout sauf limpides : les guides historiques mentionnent encore le XP170, mais la documentation Camera Remote précise que certaines fonctions ne sont pas disponibles avec ce boîtier — notamment le live view à distance et la réception de données de localisation. Si vous regardiez ce compact précisément pour le transfert smartphone, c’est un détail qui n’en est pas un.
Le bon angle consiste donc à juger l’exemplaire, pas seulement le modèle. État des joints, tenue de la batterie NP-50A, comportement de l’écran en plein soleil, transfert Wi-Fi testé sur votre téléphone : c’est là que se joue l’achat utile.
En 2026, le Fujifilm FinePix XP170 garde un sens uniquement en occasion très bien choisie : petit budget, usage simple plage/piscine, lecteur prévenu de ses limites. Sur tout le reste — qualité d’image, Wi-Fi fiable, durée de vie — un Kodak Pixpro WPZ2 neuf ou un OM System Tough TG-7 répondront mieux.
Mise à jour et contexte 2026

Pour cadrer la décision avant d’aller plus loin : Fujifilm classe le XP170 parmi ses produits arrêtés, le manuel reste consultable dans les pages support de la série FinePix XP, et l’écosystème mobile a connu plusieurs générations d’applications depuis 2012. Trois faits structurants pour ce qui suit.
Ce que Fujifilm confirme officiellement
La page produit du FinePix XP170 chez Fujifilm France existe toujours, mais le boîtier y figure parmi les modèles arrêtés. Le manuel reste téléchargeable côté support de la série XP, ce qui dépanne pour vérifier les menus, le format de carte mémoire ou la procédure de mise à jour firmware avant un achat d’occasion. Côté écosystème mobile, l’application Camera Remote actuelle indique noir sur blanc que certaines fonctions — live view à distance, réception de données de localisation — ne sont pas disponibles avec le XP170. Ce n’est pas anecdotique pour un boîtier vendu à l’époque sur sa connectivité.
Pourquoi cette requête cache une question d’achat d’occasion
Quand on tape « Fujifilm XP170 » aujourd’hui, on tombe surtout sur des fiches d’occasion, des accessoires, des batteries compatibles et quelques pages d’archives. Ce n’est pas un hasard : le boîtier n’est plus distribué neuf en France. La requête recouvre donc trois questions distinctes — est-ce que ce modèle vaut le détour à bas prix, comment éviter d’acheter un exemplaire fatigué, à partir de quel tarif il devient plus malin de basculer vers un compact étanche encore vendu neuf. Notre comparatif des compacts sous-marins et notre guide des appareils photo subaquatiques situent le XP170 face aux modèles qui sont, eux, encore mis à jour côté firmware et écosystème mobile.
Ancienne promesse 2012 vs question 2026
Quatre arguments ont nourri le marketing du XP170 à sa sortie. Voilà ce qu’ils deviennent quatorze ans plus tard, du point de vue d’un acheteur d’occasion.
| Argument 2012 | Ce qu’il faut vérifier en 2026 |
|---|---|
| Étanchéité 10 m, antichoc 2 m | État réel des joints en silicone et de la trappe batterie après 14 ans — la spec d’origine ne dit rien d’un exemplaire d’occasion. |
| Wi-Fi pour partage smartphone | Compatibilité partielle avec Camera Remote actuelle ; certaines fonctions explicitement indisponibles. À tester avec votre téléphone avant l’achat. |
| Vidéo Full HD 1080p | Standard de 2012 — un smartphone récent fait souvent mieux à sec, le XP170 reprend l’avantage là où le téléphone ne peut pas aller. |
| Autonomie environ 300 vues (CIPA, NP-50A) | Une batterie de 14 ans ne tient plus sa charge d’origine. Vérifier la tenue réelle après une nuit hors charge. |
Ce que les tests historiques ne disent pas

Les essais de référence — Les Numériques, ePHOTOzine, Pocket-lint, Imaging Resource — datent tous des mois qui ont suivi le lancement. Ils sont précieux pour comprendre les limites du capteur et du traitement d’image, mais ils décrivent un boîtier neuf, dans un environnement qui n’existe plus. Trois angles n’apparaissent jamais dans ces tests parce qu’ils n’avaient pas encore de sens en 2012.
D’abord, le vieillissement matériel. Joints durcis par les UV et le sel, batterie NP-50A qui perd sa capacité, contacts qui s’oxydent dans les zones humides : un XP170 d’occasion pose des questions que la presse ne posait pas à l’époque. Ensuite, l’écosystème mobile — l’application Fujifilm a été refondue plusieurs fois depuis 2012, et la compatibilité avec le XP170 s’est érodée par tranches successives. Enfin, l’arbitrage face à un smartphone moderne, qui n’avait pas lieu d’être quand un iPhone 4S tirait des photos plates et un Galaxy S3 sortait à peine. C’est précisément ce qu’un avis 2026 doit traiter — et c’est ce que la suite de cet article met en place.
Pour qui ce produit est — ou n’est pas — fait

Réponse rapide : un Fujifilm XP170 d’occasion peut dépanner pour la plage, la piscine ou un enfant qui débute, à condition d’être inspecté avant achat et payé à un tarif cohérent. Pour tout usage qui dépasse ce cadre — qualité d’image en intérieur, transfert mobile fluide, snorkeling régulier — il vaut mieux regarder un compact étanche encore commercialisé.
À qui s’adresse encore le FinePix XP170 en occasion ?
Oui si…
- vous cherchez un compact très simple pour la plage, la piscine, le bateau ou un enfant qui n’a pas à manipuler du matériel cher ;
- vous l’achetez à bas prix (à valider sur les annonces du moment, batterie et chargeur d’origine inclus) auprès d’un vendeur qui accepte un test à la livraison ;
- vous privilégiez la robustesse perçue à la finesse d’image — un boîtier qui peut tomber dans le sable sans drame ;
- vous shootez surtout en JPEG plein soleil, avec un cadrage large ;
- vous voulez débrancher du smartphone le temps d’une journée à la mer.
Non si…
- vous comptez sur une vraie qualité d’image en basse lumière — sur un capteur 1/2,3 pouces de 2012, le bruit prend la main dès qu’on quitte les conditions diurnes idéales ;
- vous vouliez ce boîtier pour son Wi-Fi : la documentation Camera Remote signale plusieurs fonctions indisponibles ;
- vous prévoyez du snorkeling régulier ou de la plongée en apnée plus engagée que le simple barbotage ;
- le tarif d’occasion s’approche d’un Kodak Pixpro WPZ2 neuf — la balance bascule alors clairement de l’autre côté ;
- vous photographiez vos enfants en mouvement : l’autofocus de la série XP n’a jamais brillé sur sujet mobile, et il a vieilli.
Pour un usage de tous les jours — rando-bivouac, montagne, sortie famille où l’appareil n’est pas qu’un boîtier étanche — il faut plutôt regarder du côté de notre sélection de boîtiers baroudeurs, dont les options actuelles ouvrent davantage de portes en vidéo, en autofocus et en gestion du bruit.
Méthode d’audit occasion : comment examiner un XP170 avant achat

Le XP170 n’étant plus distribué neuf, l’évaluation utile porte surtout sur l’état réel de l’exemplaire : joints, batterie, trappe, écran, Wi-Fi et comportement en basse lumière. Aucun banc de mesure 2026 n’a été refait sur ce boîtier — Fujifilm ne le distribue plus, et les constats ci-dessous croisent la fiche officielle, les essais historiques encore accessibles (notamment ePHOTOzine et Pocket-lint) et l’expérience plus large des compacts étanches anciens. Méthode d’achat, pas test labo.
Conditions d’évaluation idéales si vous pouvez prendre l’exemplaire en main
- Une journée ensoleillée pour vérifier la lisibilité de l’écran 2,7 pouces 230k points en plein cagnard.
- Une scène à l’ombre dense pour observer la montée du bruit dans les sous-bois ou les zones d’ombre profonde — c’est là que les capteurs 1/2,3 pouces de cette génération décrochent en premier.
- Un test d’immersion court (20 cm d’eau claire, 30 secondes), après contrôle visuel des joints — jamais avant.
- Un essai vidéo Full HD de 30 à 60 secondes pour entendre le bruit du zoom dans la bande son.
- Une tentative de transfert Wi-Fi vers le smartphone du vendeur ou le vôtre, application Camera Remote installée à jour.
Matériel à demander avec le boîtier
Chargeur Fujifilm
Câble USB
Carte SD/SDHC testée
Dragonne flottante
Boîte ou pochette d’origine
Check-list d’audit si vous achetez à distance
Quand l’exemplaire vous arrive par la poste, l’inspection se fait dans un ordre précis. Le compartiment batterie/carte est le talon d’Achille de tous les compacts étanches : c’est lui qu’il faut regarder en premier, avant même d’allumer le boîtier.
Avant la première mise en route :
- Trappe fermée : vérifier que les deux loquets verrouillent bien — le double système du XP170 doit demander une vraie pression, pas un simple appui.
- Trappe ouverte : inspecter le joint en silicone, traquer les fissures, le sable incrusté, les traces blanches de sel cristallisé.
- Logement carte/batterie : aucune trace de corrosion verte sur les contacts, pas d’humidité résiduelle.
- Boîtier extérieur : objectif rétractable propre, pas de jeu, déclencheur ferme, molette de mode qui clique sans hésitation.
- Batterie NP-50A : vérifier qu’elle conserve une charge raisonnable après une nuit hors charge — une cellule de 2012 qui se vide en deux heures, c’est un signal.
L’étanchéité d’origine annoncée à 10 mètres ne dit rien de l’étanchéité réelle d’un exemplaire de 14 ans. Les joints en silicone se durcissent avec le temps, le sel et l’exposition UV. Sur un compact étanche d’occasion, la règle prudente reste de ne jamais le pousser à plus de 1 à 2 mètres pour les premières immersions, le temps de constater qu’il ne prend pas l’eau dans des conditions douces.
Méthode de relevé prix d’occasion
Plutôt que de viser une fourchette nominale qui se périme vite, mieux vaut une méthode reproductible : relever 8 à 10 annonces complètes au moment de l’achat (XP170 + batterie + chargeur), exclure les lots accessoires et les annonces sans test possible, puis ne valider que sous le prix médian observé. Le seuil critique reste celui d’un Kodak Pixpro WPZ2 neuf : au-dessus, l’occasion perd son intérêt.
Firmware, manuel et application : ce qu’il faut tester avant de garder le boîtier
Le firmware du XP170 ne s’est plus mis à jour depuis longtemps, mais le manuel officiel reste accessible côté Fujifilm — utile pour vérifier que les menus correspondent à la documentation officielle. Côté appli, c’est plus délicat : le guide Photo Receiver mentionne encore le XP170, mais la liste actuelle des compatibilités Camera Remote est moins claire. Pour comprendre ce que la marque propose côté mobile aujourd’hui, mieux vaut commencer par notre guide des applications Fujifilm avant de juger l’expérience XP170 isolément.
Fiche technique utile, pas décorative

Réponse rapide : trois lignes comptent encore — la protection quatre voies, le zoom 28-140 mm et le format poche. Trois lignes ont mal vieilli — l’écran 230k points, le capteur 1/2,3 pouces de 14 Mpx et l’autofocus par contraste. C’est cette grille qu’il faut garder en tête, pas l’argumentaire 2012.
FinePix XP170 — l’essentiel
Les specs qui comptent encore
La protection quatre voies — eau, choc, froid, poussière — correspond toujours au cahier des charges de base d’un compact baroudeur, et le froid à -10 °C reste un domaine où peu de smartphones tiennent leur rang. Le zoom 28-140 mm offre une amplitude de cadrage suffisante pour passer du paysage de plage au portrait serré sans bouger les pieds, ce qu’un capteur de smartphone ne donne toujours pas en zoom optique réel. La taille et le poids enfin : on glisse un XP170 dans un short de bain, ce que peu d’appareils plus récents permettent.
Les specs qui vieillissent le plus mal
L’écran 2,7 pouces 230 000 points, déjà juste à la sortie, est aujourd’hui clairement sous-dimensionné — illisible en plein soleil, douloureux pour vérifier la netteté d’une image en zoomant. Le capteur 1/2,3 pouces de 14 Mpx, très petit, plafonne dès qu’on quitte les conditions diurnes idéales : ePHOTOzine pointait déjà à la sortie une dégradation sensible à partir de 400 ISO. La vidéo Full HD 1080p reste tolérable pour des souvenirs de vacances, mais elle fait pâle figure face aux 4K stabilisées d’un téléphone récent. L’autofocus, conçu pour des scènes statiques, perd pied dès que le sujet bouge un peu vite.
Wi-Fi, application et partage mobile : le vrai nœud du dossier
Réponse rapide : le Wi-Fi du Fujifilm XP170 peut encore servir à certains transferts basiques avec les anciennes logiques Fujifilm, mais il ne faut pas l’acheter pour une expérience mobile moderne. Les fonctions Camera Remote actuelles ne couvrent pas tout : Fujifilm exclut notamment le XP170 de plusieurs fonctions comme le live view à distance et la réception de données de localisation.
Ce que Fujifilm promettait à l’époque
En 2012, le XP170 remplaçait le GPS du XP150 par le Wi-Fi, et c’était un choix éditorial fort de la part de la marque. L’argumentaire tenait en deux idées : transférer ses photos sur un smartphone sans câble, et déclencher à distance pour les autoportraits ou les groupes. Concrètement, l’application Fujifilm de l’époque, déclinée en versions iOS et Android, était présentée comme la passerelle naturelle vers les réseaux sociaux. Pour un compact familial, sur le papier, c’était cohérent.
Ce que les surfaces officielles laissent entendre aujourd’hui
L’écosystème mobile Fujifilm a connu plusieurs générations d’applications depuis. La page Photo Receiver historique mentionne encore le XP170 dans ses guides, ce qui suggère qu’un transfert basique reste possible avec la bonne version installée. Mais l’application Camera Remote actuelle, distribuée sur l’App Store et le Play Store, met en avant les boîtiers X et GFX récents — et la documentation d’aide signale explicitement que certaines fonctions (live view à distance, réception de données de localisation, import direct d’image dans certains scénarios) ne sont pas disponibles avec le XP170. La promesse 2012 et la réalité 2026 ne sont plus tout à fait alignées.
Ce que cela signifie pour un acheteur en 2026
Si vous comptez sur le Wi-Fi du XP170 pour automatiser votre flux photo, attendez-vous à une expérience hachée. Si vous l’achetez surtout pour la robustesse et que le transfert mobile est un bonus, le risque de déception baisse. La règle simple, si vous tenez à valider ce point : tester la connexion Wi-Fi avant l’achat, avec votre propre smartphone, l’application à jour, et au moins un transfert réussi.
Verdict terrain vs marketing
Qualité d’image, ergonomie et usage réel
Réponse rapide : sur un compact 1/2,3 pouces de cette génération, la qualité d’image se juge contre le smartphone que la personne va laisser dans son sac. À sec et en bonne lumière, le XP170 a perdu la partie. Là où le téléphone n’a pas le droit de cité — eau, sable, ressac, froid — il garde un avantage simple et net.
Ce que l’expérience des compacts étanches anciens change dans la décision
Sur un compact 1/2,3 pouces de cette génération, je ne juge plus la qualité d’image dans l’absolu — je la juge contre le smartphone que la personne va laisser dans son sac. Avec les compacts étanches plus récents que j’ai pu suivre côté OM System, le rapport de force change radicalement selon le contexte. À sec, en lumière correcte, un smartphone récent fait souvent mieux. Dès qu’on entre dans l’eau, le sable, la neige ou le froid sec, le compact étanche reprend la main — pas par excellence d’image, par disponibilité. C’est à ce niveau-là que le XP170 d’occasion garde encore un sens, pas plus.
Ce que disent les retours concordants sur les JPEG, l’écran et l’AF
Les constats ci-dessous croisent la fiche officielle, les essais historiques encore accessibles et une lecture terrain des limites classiques des petits capteurs étanches de cette génération. Les essais publiés à la sortie du XP170 — Pocket-lint, ePHOTOzine, Imaging Resource — pointent tous dans la même direction. En plein soleil, à ISO 100, le boîtier produit des JPEG corrects, contrastés, avec des couleurs Fujifilm reconnaissables. Dès qu’on baisse la lumière, le traitement de bruit lisse les détails fins : un visage à 400 ISO commence à perdre son grain de peau, à 800 ISO les textures disparaissent — c’est précisément ce qu’ePHOTOzine documentait à la sortie.
L’autofocus, lui, fonctionne bien sur les scènes statiques mais hésite régulièrement quand le contraste est faible. En sous-bois, en intérieur, en fin de journée, il faut s’attendre à du hunting — le mécanisme classique d’un AF par contraste sur petit capteur de 2012. Pour figer un enfant qui court, ce n’est pas le bon outil. Les tests historiques pointaient déjà un autofocus moins à l’aise que certains concurrents ; sur un achat d’occasion, il faut donc le tester sur sujet mobile et en faible contraste avant validation.
Là où un smartphone récent reprend la main
À sec, en lumière correcte, un smartphone récent fera souvent mieux grâce au HDR automatique, au mode nuit et au traitement logiciel. La comparaison dépend toutefois du modèle, de la lumière et du niveau de zoom utilisé : sur un détail à 4x ou 5x, un compact à zoom optique réel garde un avantage qu’un téléphone milieu de gamme ne rattrape pas en zoom numérique. Notre dossier sur l’arbitrage appareil photo vs smartphone détaille les cas où le compact reste pertinent et ceux où il a perdu la partie.
Là où un vieux compact étanche garde encore un avantage
Trois situations très précises. La première : votre enfant veut faire ses propres photos en bord de mer, et vous ne voulez pas confier votre téléphone à 7 ans. La deuxième : vous partez en kayak ou en paddle pour la journée, et la perspective de noyer un smartphone à 800 € vous tient éveillé la nuit d’avant. La troisième : vous photographiez ou filmez en montagne en hiver, à -5 °C, et vous savez qu’un téléphone se met en sécurité bien avant. Dans ces trois cas, un XP170 d’occasion fait mieux que rien — et fait mieux qu’un smartphone, simplement parce que le smartphone n’est pas dans le jeu.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages réels en 2026
- Tarif d’occasion généralement bas — le ticket d’entrée du baroudeur jetable.
- Robustesse mécanique encore convaincante quand l’exemplaire est sain.
- Format de poche.
- Zoom optique 28-140 mm utile à la plage, qu’un smartphone n’a toujours pas en optique réelle.
- Couleurs JPEG Fujifilm reconnaissables en plein jour, sans retouche.
Inconvénients à accepter
- Écran 2,7 pouces 230k points, à la peine en plein soleil.
- Bruit dès 400 ISO documenté par ePHOTOzine, détails fins lissés au-delà.
- Wi-Fi à compatibilité partielle avec les applis Fujifilm actuelles — fonctions explicitement indisponibles.
- Étanchéité d’origine annoncée à 10 m, sans aucune garantie sur un boîtier de plus de dix ans.
- Autofocus qui décroche en lumière faible et sur sujet en mouvement — c’était déjà la limite signalée par Pocket-lint à la sortie.
- Pas de RAW, pas de 4K, pas de stabilisation moderne.
Comparatif rapide — XP170 vs OM System Tough TG-7 vs Kodak Pixpro WPZ2
Réponse rapide : trois philosophies, trois budgets. Le XP170 ne joue pas dans la même cour que le TG-7, qui est l’option la plus aboutie sur ce segment. Et il flirte au coude à coude avec le WPZ2 dès que son prix d’occasion grimpe — au-delà du tarif d’un WPZ2 neuf, l’occasion perd son sens.
OM System Tough TG-7
Le boîtier de référence pour qui veut sérieusement plonger ou faire de la macro sous-marine. RAW, 4K, modes microscope, capteurs terrain, étanchéité 15 m. Pour un budget plus conséquent.
Kodak Pixpro WPZ2
L’alternative neuve la plus accessible. Capteur 16 Mpx, zoom 4x, 1080p, étanchéité 15 m. Pas une bête de course en image, mais un compact étanche disponible aujourd’hui, avec garantie constructeur — tout ce que le XP170 ne peut plus offrir.
| Modèle | Ce qu’il fait mieux | Ce qu’il fait moins bien | Prix indicatif | Pour quel profil |
|---|---|---|---|---|
| Fujifilm FinePix XP170 — occasion uniquement | Tarif plancher, format poche, suffit en plein soleil, JPEG Fujifilm. | Écran daté, AF lent, Wi-Fi capricieux, garantie inexistante. | Occasion variable selon l’état — à vérifier sur les marketplaces le jour de l’achat. | Petit budget, usage occasionnel plage/piscine, lecteur prêt à tester avant achat. |
| OM System Tough TG-7 | RAW, 4K, macro extrême, capteurs terrain, étanchéité 15 m, robustesse documentée. | Prix nettement plus élevé que les deux autres ; capteur toujours 1/2,3 pouces (limite physique du segment). | Plongée, snorkeling régulier, randonnée engagée, vidéo 4K, photographe qui veut un vrai outil étanche. | |
| Kodak Pixpro WPZ2 | Disponible neuf, garantie constructeur, tarif accessible, étanchéité 15 m, simplicité d’usage familiale. | Pas de RAW, traitement d’image basique, ergonomie minimale. | 177,00 € | Famille, vacances, enfant, lecteur qui veut éviter les pièges de l’occasion. |
Pour aller plus loin sur l’option budget neuve, notre test du Kodak Pixpro WPZ2 détaille ce qu’on gagne — et ce qu’on perd — par rapport à un compact étanche d’occasion. Le prédécesseur du TG-7, l’Olympus Tough TG-6, donne déjà une idée de ce que cette gamme propose si vous le trouvez en occasion à bon prix. Et pour qui chercherait une autre piste d’occasion plus orientée profondeur, le Canon PowerShot D30 a longtemps détenu le record d’étanchéité des compacts grand public.
Où acheter le Fujifilm FinePix XP170 (et ses alternatives)
Les bons canaux selon votre profil
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr | Canal utile pour surveiller les alternatives neuves si une fiche produit fiable existe, avec prix dynamique via AAWP. | XP170 : aucune fiche neuve fiable confirmée à la rédaction. Prix susceptible d’évoluer — vérifier la fiche le jour de l’achat. |
| Marketplaces d’occasion — Leboncoin, Rakuten, eBay vendeurs pro | Le canal naturel pour un XP170 aujourd’hui ; prix flexibles, possibilité de discuter l’état. | Demander photos détaillées des joints et un test vidéo avant achat. Privilégier les vendeurs qui acceptent un essai à la livraison. Risques propres à l’occasion photo : pixels morts, joint fatigué, garantie quasi nulle. |
| Réseau spécialisé — Camara, Photo Hall, Fnac/Darty | Conseil vendeur, essai en main pour les modèles neufs (TG-7, WPZ2). Reprise possible de l’ancien matériel. | Le XP170 n’y est plus distribué neuf. Pertinent pour le TG-7 surtout. |
| Site constructeur — OM System, Kodak Pixpro | Prix de référence officiel, accessoires certifiés, garantie pleine. | Prix rarement négociables. Utile pour valider la fiche technique exacte avant un achat ailleurs. |
Les prix fluctuent selon les périodes et les vendeurs — un contrôle direct sur chaque site, le jour de votre décision, reste la seule manière fiable d’éviter les surprises. Dernier contrôle de fraîcheur indiqué dans le brief : avril 2026.
FAQ — vos questions sur le Fujifilm FinePix XP170
Le Fujifilm XP170 est-il encore étanche en 2026 ?
Peut-on encore transférer des photos du XP170 vers un smartphone ?
Le XP170 fait-il mieux qu’un smartphone à la plage ou sous l’eau ?
Quel prix d’occasion reste cohérent pour un XP170 ?
Quelle batterie faut-il pour le Fujifilm XP170 ?
Faut-il plutôt choisir un TG-7 ou un WPZ2 face au XP170 ?
Que faut-il tester avant d’acheter un compact étanche ancien ?
Conclusion : décider sans nostalgie
Avant de valider un achat de FinePix XP170, vérifiez trois voyants. Le tarif demandé reste-t-il sous celui d’un Kodak Pixpro WPZ2 neuf ? Les joints et la trappe batterie sont-ils propres, sans corrosion ni fissure ? Le transfert Wi-Fi a-t-il bien fonctionné depuis votre smartphone, application Camera Remote installée à jour ? Sans ces trois voyants au vert, l’alternative neuve devient plus rationnelle.
Pour situer ce choix dans l’ensemble du segment, notre comparatif des compacts sous-marins reste le meilleur point de départ. Si vous restez dans l’écosystème Fujifilm pour d’autres usages, notre guide pour choisir un appareil photo Fujifilm au quotidien couvre ce qui se fait de plus actuel chez la marque. Et si vous vouliez sérieusement passer à un compact étanche encore commercialisé, l’OM System Tough TG-7 reste, à ce jour, la référence à battre — pas pour son prix, pour ce qu’il sait faire que le XP170 n’a jamais su faire.

