Pour un photographe APS-C prêt à travailler avec une ouverture f/0,95 entièrement manuelle, le Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II garde un intérêt réel ; pour une optique de tous les jours, l’intérêt devient beaucoup plus fragile.
Son attrait vient d’abord de ce qu’il promet : une profondeur de champ très courte, un rendu marqué, une vraie capacité à isoler un sujet et une approche plus lente de la prise de vue. C’est précisément ce qui peut séduire en portrait, en basse lumière ou en vidéo posée. C’est aussi ce qui peut frustrer dès qu’il faut suivre un sujet mobile, photographier vite ou produire une série régulière avec un taux de réussite élevé.
Ce 35 mm ne doit donc pas être lu comme une alternative directe à un 35 mm autofocus moderne. Il joue dans une autre logique : celle d’une optique manuelle de caractère, avec des qualités visibles quand le photographe accepte ses contraintes. Les retours publiés convergent sur un point : le centre peut rester exploitable à pleine ouverture, le bokeh est l’un de ses grands arguments, mais les bords, les aberrations et la précision de mise au point rappellent vite qu’un f/0,95 n’est jamais un objectif neutre.
Cette page croise les caractéristiques disponibles, les retours publiés et le contexte du marché actuel pour répondre à une question simple : ce Mitakon mérite-t-il encore une place dans un sac photo en 2026, ou vaut-il mieux partir sur une alternative plus moderne, plus sûre ou plus facile à vivre ? Elle ne remplace pas une prise en main terrain : elle synthétise les données disponibles pour aider à décider.
Verdict express
Intéressant pour un photographe créatif qui cherche un rendu lumineux et accepte la mise au point manuelle ; beaucoup moins pertinent pour celui qui veut un 35 mm rapide, fiable, autofocus et polyvalent. Le bon choix dépend moins de la fiche technique que de votre tolérance aux compromis.
Verdict rapide : pour qui ce Mitakon 35mm f/0.95 a encore du sens ?
À choisir si vous cherchez un rendu créatif et manuel
Le Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II s’adresse avant tout à un photographe qui sait ce qu’il achète : un objectif 100 % manuel, conçu pour un travail lent et intentionnel, dont le principal argument est la luminosité extrême et le rendu visuel qui en découle.
Les profils qui y trouvent le plus de valeur se recoupent dans les retours publiés. Un portraitiste attentif à la décomposition de la lumière en fond d’image, un vidéaste qui tourne en plans fixes ou en mouvements accompagnés, un photographe de rue qui travaille la nuit sans flash, un amateur avancé Fuji X ou Sony APS-C qui veut expérimenter un rendu très ouvert : voilà les cas d’usage où ce 35 mm f/0,95 tient ses promesses.
Ce Mitakon est fait pour vous si…
- Vous travaillez en mise au point manuelle et maîtrisez le focus peaking
- Vous cherchez un bokeh marqué et une très courte profondeur de champ sur APS-C
- Vos sujets sont statiques ou se déplacent lentement (portraits posés, still life, paysages)
- Vous acceptez de fermer légèrement le diaphragme dès que la netteté prime sur la sensation
- Vous utilisez un boîtier Fuji X, Sony E APS-C, Canon EOS-M ou Micro 4/3
Pas fait pour vous si…
- Vous cherchez une optique polyvalente, rapide à dégainer, autofocus
- Vous photographiez des sujets mobiles : enfants, sports, animaux, scènes de rue vives
- Vous voulez un taux de réussite élevé sans travail de mise au point
- Vous souhaitez une optique donnant des résultats homogènes sur tout le champ à pleine ouverture
- Vous avez besoin d’un 35 mm de reportage, de voyage ou de photo de famille
À éviter si vous voulez une optique polyvalente
Le Mitakon 35mm f/0.95 n’est pas taillé pour une utilisation quotidienne diversifiée. Sa construction entièrement manuelle, son gabarit et sa profondeur de champ extrêmement courte à f/0,95 en font un objectif à utiliser dans des conditions précises, sur un sujet choisi. Les retours publiés par des photographes Fuji X — notamment sur Fuji X Passion et Jonas Rask Photography — soulignent que la prise en main demande un apprentissage : on ne remplace pas un zoom polyvalent ou un prime autofocus avec ce type d’optique.
Sur Sony APS-C, SonyAlpha.blog note que la mise au point manuelle reste praticable grâce aux aides numériques intégrées aux boîtiers Sony, mais que le flux de travail change profondément. Sur Micro 4/3, l’équivalence focale plus resserrée modifie encore l’usage : voir la section compatibilité plus bas.
Les limites à accepter avant achat
Trois limites non négociables
- Pas d’autofocus. Le Mitakon 35mm f/0.95 Mark II est un objectif entièrement manuel. Il n’existe pas de version autofocus de ce modèle.
- Bords d’image à pleine ouverture. Les retours publiés sont unanimes : à f/0,95, la netteté aux bords et dans les coins reste inférieure au centre. Exploitable selon l’usage, mais visible.
- Disponibilité variable selon les montures. Le statut de production du Mark II en 2026 est à confirmer auprès du revendeur, en particulier pour la version Micro 4/3.
Fiche technique du Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II

Mitakon Zhongyi Speedmaster 35mm f/0.95 Mark II
f/0,95
Fuji X, Sony E, Canon EOS-M
Variante spécifique annoncée en 2021 — disponibilité à confirmer
~52 mm (×1,5 Fuji X / Sony E) ou ~56 mm (×1,6 Canon EOS-M)
~70 mm (×2)
Manuelle uniquement
Aucune
Milieu des années 2010 (Mark II) ; extension Micro 4/3 annoncée en 2021
Les données de poids, de distance minimale de mise au point et de construction optique varient selon la monture. La fiche technique officielle publiée par ZY Optics reste la référence à consulter pour la version exacte qui vous intéresse.
Rendu optique : bokeh, piqué et caractère à f/0,95
Netteté à pleine ouverture : exploitable au centre, plus faible sur les bords selon les retours publiés
C’est le point sur lequel les retours publiés sont les plus convergents. À f/0,95, le centre de l’image peut rester exploitable — Jonas Rask Photography et The Phoblographer le signalent tous deux dans leurs analyses sur Fuji X : le piqué central à pleine ouverture est suffisant pour beaucoup d’usages créatifs, surtout en portrait avec un sujet net et un fond déconstruit.
En revanche, les bords et les coins présentent une netteté sensiblement réduite, des aberrations chromatiques plus prononcées et un vignettage marqué. Ces caractéristiques sont inhérentes à la conception d’un objectif f/0,95 à ce niveau de prix : obtenir une pleine ouverture aussi extrême implique des compromis que la formule optique ne peut pas entièrement corriger. Fstoppers le note dans son approche orientée usage créatif : cet objectif est pensé pour un sujet central fort, pas pour une correction de champ uniforme.
En fermant entre f/1,4 et f/2, la situation s’améliore sensiblement sur l’ensemble du champ. Pour les usages qui demandent une bonne homogénéité — paysage, architecture, photo de groupe —, cette plage de diaphragmes est plus adaptée que la pleine ouverture.
Bokeh et rendu de caractère

Le bokeh est sans doute l’argument principal du Mitakon 35mm f/0.95 sur APS-C. La profondeur de champ extrêmement courte à pleine ouverture produit un dégradé de netteté rapide, avec une transition entre le plan net et l’arrière-plan qui peut prendre un caractère pictural marqué. Alik Griffin, qui a publié des séries de portraits réalisées avec cet objectif, souligne la qualité du rendu hors-champ comme un élément différenciant par rapport à des optiques plus modernes et plus corrigées.
Ce rendu n’est pas universellement apprécié : certains photographes trouvent que des fonds complexes révèlent des cercles de confusion moins lisses que sur des optiques premium récentes. C’est précisément ce qui en fait un objectif de caractère plutôt qu’un objectif de référence technique.
Aberrations, vignettage et compromis optiques

À f/0,95, le vignettage est prononcé. Les aberrations chromatiques — notamment les franges violettes sur les contours à fort contraste — sont visibles à pleine ouverture et se réduisent significativement en fermant d’un ou deux pas. OpticalLimits classe ce type d’aberrations comme prévisibles pour un objectif ultra lumineux non corrigé par traitement numérique interne. La correction en post-traitement reste possible mais demande une étape supplémentaire dans le flux de travail.
Le vignettage suit le même schéma : marqué à f/0,95, il diminue rapidement à partir de f/1,4 et devient quasiment imperceptible à f/2. Certains photographes l’intègrent délibérément comme un élément de composition qui concentre l’attention sur le centre.
Ce qui s’améliore en fermant le diaphragme
À retenir sur le comportement optique
La plage f/1,4–f/2 constitue le meilleur compromis entre rendu lumineux, piqué aux bords et contrôle des aberrations. À f/0,95, les qualités créatives sont au maximum, et les limites techniques aussi. Dès f/2,8, cet objectif devient un 35 mm nettement plus homogène, sans être exceptionnel face à des optiques conçues dès l’origine pour cette plage.
Mise au point manuelle : le vrai filtre à l’achat
Pourquoi f/0,95 demande de la précision
À f/0,95 sur APS-C, la profondeur de champ est si courte qu’un déplacement de quelques centimètres suffit à sortir un visage de la zone nette. C’est à une distance portrait typique — entre 1 et 2 mètres — que ce comportement est le plus sensible. Un œil parfaitement net, l’autre légèrement flou : c’est le résultat attendu à cette ouverture, voulu ou non selon la position exacte du sujet dans le plan de mise au point.
Cette contrainte technique est documentée de manière convergente dans les retours publiés sur Fuji X Passion et SonyAlpha.blog : la précision de mise au point demandée à pleine ouverture est significativement plus élevée qu’avec un f/1,4 ou f/1,8 classique. Ce n’est pas un défaut propre au Mitakon — c’est une conséquence physique de l’ouverture.
Focus peaking, loupe numérique et boîtiers modernes
Les boîtiers Fuji X, Sony APS-C et Canon EOS-M récents disposent tous d’aides à la mise au point manuelle : focus peaking (affichage coloré des zones nettes) et loupe numérique activable par bouton personnalisable. Ces deux outils changent sensiblement l’expérience avec un objectif comme ce Mitakon.
Le focus peaking seul reste insuffisant à f/0,95 pour une précision maximale : la zone de contours détectés est si fine qu’elle peut induire en erreur sur un plan légèrement en retrait. La loupe numérique à fort grossissement disponible sur les boîtiers Fuji X-T ou X-S récents — et les options comparables sur les boîtiers Sony APS-C — est l’outil le plus fiable pour valider la mise au point avant de déclencher. Le coût en réactivité est réel : cette vérification prend du temps, incompatible avec un sujet qui se déplace.
Usage photo vs usage vidéo
En photo, la mise au point manuelle à f/0,95 implique une discipline de travail : trépied ou surface stable pour les sujets très proches, anticipation du déplacement du sujet, vérification systématique en loupe avant chaque déclenchement important. Le taux de déchets à pleine ouverture est structurellement plus élevé qu’avec un objectif autofocus — c’est un constat que les retours publiés formulent sans ambiguïté.
En vidéo posée, la situation change. Un vidéaste qui tourne en plans fixes, avec un sujet stable et un éclairage maîtrisé, peut tirer parti de la pleine ouverture avec moins de contraintes qu’en photo réactive. La bague de mise au point manuelle — décrite comme douce et progressive dans plusieurs retours publiés — convient aux panoramiques lents et aux racks focus intentionnels. C’est l’usage vidéo qui revient le plus fréquemment chez les photographes qui témoignent de leur pratique sur Fstoppers pour ce type d’optique.
Compatibilité : Fuji X, Sony E APS-C, Canon EOS-M et Micro 4/3

Sur Fuji X
La monture Fuji X est celle pour laquelle le Mitakon 35mm f/0.95 Mark II est le plus documenté dans les sources disponibles. L’équivalence focale donne un champ de vision proche d’un 52 mm en plein format — un standard légèrement serré, confortable en portrait et en photo de rue à distance. Fuji X Passion et Jonas Rask Photography ont tous deux publié des essais avec des boîtiers de la série X-T, soulignant la complémentarité entre les aides numériques Fuji et la mise au point manuelle à grande ouverture.
Pour situer ce 35 mm dans le paysage optique Fuji X, nos synthèses sur le Fujifilm XF 35mm f/2 R WR, le choix compact et autofocus et le Fujifilm XF 33mm f/1.4 R LM WR, le standard Fuji moderne offrent des points de comparaison utiles.
Sur Sony E APS-C
Sur les boîtiers Sony APS-C — A6700, A6400 et leurs prédécesseurs —, l’équivalence est identique : environ 52 mm en plein format. SonyAlpha.blog décrit une utilisation praticable grâce au focus peaking Sony et à la loupe numérique, mais insiste sur le changement de rythme que cela implique. Les photographes Sony habitués à l’autofocus de tracking de leurs boîtiers trouveront le passage à la mise au point 100 % manuelle particulièrement dépaysant.
Pour un 35 mm manuel Sony E de positionnement différent, la synthèse du Zeiss Loxia 35mm f/2, un 35 mm manuel pour Sony E offre un point de comparaison utile sur ce segment.
Sur Canon EOS-M
La version Canon EOS-M cible un parc boîtier plus restreint — la gamme EOS-M est techniquement en fin de développement chez Canon, qui a orienté son APS-C vers la monture RF. L’équivalence focale donne environ 56 mm avec le facteur de recadrage ×1,6, soit un standard légèrement plus serré encore. L’usage reste cohérent avec les boîtiers EOS-M dotés d’un viseur électronique, comme l’EOS-M5 ou l’EOS-M6 Mark II, qui proposent des aides à la mise au point manuelle comparables. La disponibilité de cette monture spécifique est à confirmer auprès du revendeur.
Sur Micro 4/3 : attention à l’équivalence plus serrée
Micro 4/3 : une équivalence à bien mesurer
Sur Micro 4/3, le facteur de recadrage ×2 transforme ce 35 mm en un équivalent ~70 mm plein format. Ce n’est plus un standard : c’est un petit téléobjectif de portrait, beaucoup plus proche d’un cadrage serré que d’un angle de vue naturel. Réponses Photo et DPReview ont signalé l’annonce de cette variante en 2021 — la disponibilité actuelle est à confirmer auprès du revendeur. Elle peut convenir à un photographe de portrait sur OM System ou Panasonic, mais doit être évaluée comme un 70 mm, pas comme un 35 mm.
Pour mieux comprendre les équivalences de focales selon le capteur, le guide sur le fonctionnement et les limites du capteur APS-C et le comparatif comprendre la différence entre 35 mm et 50 mm donnent un cadre de référence utile.
Mitakon 35mm f/0.95 Mark II vs alternatives
Le tableau ci-dessous compare les quatre grandes options sur ce segment. Les positionnements tarifaires indiqués restent indicatifs et doivent être vérifiés au moment de l’achat, car aucun prix 2026 fiable n’est disponible pour l’ensemble de ces produits.
| Objectif | Ouverture | Autofocus | Montures disponibles | Usage principal |
|---|---|---|---|---|
| Mitakon 35mm f/0.95 Mark II | f/0,95 | Non | Fuji X, Sony E, EOS-M, MFT | Portrait posé, basse lumière, vidéo posée |
| TTArtisan 35mm f/0.95 | f/0,95 | Non | Fuji X, Sony E, MFT, Nikon Z | Portrait posé, basse lumière, usage créatif |
| Laowa Argus 33mm f/0.95 | f/0,95 | Non | Fuji X, Sony E | Portrait, basse lumière — piqué central supérieur selon retours publiés |
| Fujifilm XF 33mm f/1.4 R LM WR | f/1,4 | Oui | Fuji X uniquement | Polyvalent, quotidien, reportage, famille |
TTArtisan 35mm f/0.95
Mitakon 35mm f/0.95 Mark II
Optique plus ancienne, retours publiés nombreux, rendu documenté sur plusieurs montures APS-C. Bokeh apprécié, bords moins nets à f/0,95. Disponibilité neuve à confirmer en 2026.
TTArtisan 35mm f/0.95
Alternative directe, disponibilité généralement plus large sur les plateformes spécialisées. Retours publiés récents sur Fuji X et Sony E. Même contrainte fondamentale : 100 % manuel, même catégorie d’usage créatif. Positionnement tarifaire à comparer au moment de l’achat.
Le TTArtisan 35mm f/0.95 est probablement l’alternative la plus directe à évaluer en parallèle. Notre synthèse sur le TTArtisan 35mm f/0.95, l’alternative APS-C la plus directe permet une comparaison documentée des deux approches.
Laowa Argus 33mm f/0.95
Le Laowa Argus 33mm f/0.95 appartient au même segment — ultra lumineux, mise au point manuelle — mais avec une formule optique différente et une focale légèrement plus courte. Les retours publiés lui attribuent généralement un piqué central à pleine ouverture supérieur au Mitakon, avec un gabarit plus imposant à prendre en compte selon l’usage. Notre analyse du Laowa Argus 33mm f/0.95, autre standard ultra lumineux détaille les différences de rendu.
Fuji XF 35mm f/2 / XF 33mm f/1.4
Le Fujifilm XF 35mm f/2 R WR et le XF 33mm f/1.4 R LM WR jouent dans une autre catégorie : autofocus rapide, construction soignée, rendu neutre à moderne. Ils ne produisent pas le même bokeh extrême qu’un f/0,95, mais ils produisent des images nettes et cohérentes en toutes circonstances. Pour un photographe Fuji X qui veut une optique fiable au quotidien, le XF 33mm f/1.4 ou le XF 35mm f/2 seront dans la grande majorité des cas un choix plus adapté.
35 mm autofocus : moins spectaculaire, souvent plus pratique
Le 7Artisans AF 35mm f/1.4, option autofocus Fuji X et Sony E constitue une piste intermédiaire : autofocus, luminosité élevée, disponibilité plus large. Pour un photographe hésitant entre l’approche manuelle du Mitakon et une solution autofocus abordable, cette synthèse offre un point de repère utile.
À retenir sur les alternatives
Le Mitakon 35mm f/0.95 Mark II n’est en concurrence directe qu’avec d’autres optiques manuelles ultra lumineuses. Face à un autofocus f/1,4 ou f/1,8, les cas d’usage sont fondamentalement différents — pas seulement les fiches techniques.
Achat neuf ou occasion : les vérifications à faire
Monture exacte

Le Mitakon 35mm f/0.95 Mark II est disponible en plusieurs versions mécaniquement distinctes selon la monture : Fuji X, Sony E, Canon EOS-M, Micro 4/3. Ces versions ne sont pas interchangeables via une simple bague d’adaptation — la monture est intégrée à la construction de l’objectif. Vérifier que l’exemplaire correspond exactement à votre boîtier est la première vérification à effectuer, neuf comme occasion.
État des bagues
La bague de mise au point et la bague de diaphragme sont les deux éléments mécaniques les plus sollicités sur un objectif manuel. En occasion, vérifier que la rotation est douce, régulière, sans point dur ni jeu excessif. Un mouvement saccadé ou un couple irrégulier peut indiquer une usure ou un choc antérieur.
Lentilles, champignons, poussières, décentrement
L’inspection des lentilles est indispensable : champignons (développement fongique visible sous éclairage rasant), poussières internes importantes, rayures ou éclats sur les éléments frontaux ou arrière. Le décentrement — décalage d’un ou plusieurs éléments optiques de l’axe — peut se détecter sur une prise de vue de test sur un sujet plat et homogène : si la netteté n’est pas symétrique par rapport au centre de l’image, il faut en tenir compte dans la décision d’achat.
Prix à comparer au marché réel au moment de l’achat
Aucun prix 2026 fiable n’est disponible pour ce modèle au moment de la rédaction de cet article. Le marché de l’occasion varie selon la monture, l’état et la plateforme. Une comparaison entre plusieurs annonces récentes — et entre le neuf si disponible et l’occasion — reste indispensable avant de conclure. Certaines plateformes spécialisées dans le matériel photo d’occasion (MPB, eBay, forums photo spécialisés) permettent de se faire une idée du marché réel. La disponibilité en neuf est à confirmer auprès du revendeur selon la monture exacte.
Où acheter le Mitakon 35mm f/0.95 Mark II ?
La disponibilité de cet objectif en neuf varie selon la monture et le revendeur. Les revendeurs spécialisés en optiques indépendantes ainsi que le marché de l’occasion constituent les canaux les plus cohérents pour ce type de matériel. La disponibilité et le statut de production sont à confirmer au moment de l’achat.
Le prix et la disponibilité variant selon la monture et le canal d’achat, une comparaison entre le neuf et l’occasion reste utile avant de valider une commande.
FAQ — Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II
Non. Le Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II est un objectif entièrement manuel. Il ne dispose d’aucune motorisation autofocus. La mise au point s’effectue exclusivement par rotation de la bague sur l’objectif.
Au centre, la netteté à pleine ouverture est exploitable pour des usages créatifs — portrait, basse lumière, bokeh intentionnel. Les bords et les coins de l’image sont sensiblement moins nets à f/0,95. Les aberrations chromatiques et le vignettage sont également marqués à cette ouverture. En fermant entre f/1,4 et f/2, la correction de champ s’améliore nettement.
Sur APS-C avec un facteur de recadrage ×1,5 (Fuji X, Sony E), la focale équivalente est d’environ 52 mm en plein format. Avec le ×1,6 de Canon EOS-M, elle est d’environ 56 mm. Dans les deux cas, l’angle de vue est proche d’un standard légèrement serré.
Sur Micro 4/3, le facteur de recadrage ×2 donne une équivalence d’environ 70 mm en plein format. Ce n’est plus un standard : c’est un petit téléobjectif de portrait, plus adapté au cadrage serré qu’à une utilisation polyvalente.
Pour un portrait posé avec un sujet coopératif et une mise au point prise le temps nécessaire, oui. Le bokeh et la profondeur de champ très courte à f/0,95 produisent un rendu que les photographes de portrait apprécient. Pour un portrait dynamique, spontané ou avec un enfant en mouvement, la mise au point manuelle à cette ouverture génère structurellement un taux d’images hors-mise-au-point élevé.
Les deux objectifs appartiennent à la même catégorie : 35 mm f/0,95 manuel pour APS-C. Le TTArtisan dispose généralement d’une disponibilité plus large. Le choix dépend des retours publiés comparés sur votre monture spécifique et du positionnement tarifaire constaté au moment de l’achat. Notre synthèse sur le TTArtisan 35mm f/0.95 permet une comparaison directe.
Oui, dans des conditions précises : plans fixes ou mouvements accompagnés lents, sujet stable, éclairage maîtrisé. La bague de mise au point manuelle progressive convient aux racks focus intentionnels. Pour de la vidéo dynamique avec sujet mobile, la mise au point manuelle à f/0,95 est très difficile à maintenir avec régularité.
Conclusion
Le Mitakon Zhongyi 35mm f/0.95 Mark II reste un objectif intéressant, mais seulement si on le juge pour ce qu’il est vraiment : une optique manuelle ultra lumineuse au rendu marqué, pas un 35 mm moderne capable de tout faire. Son intérêt repose sur le bokeh, la basse lumière et le plaisir d’une mise au point volontaire, avec les limites que cela implique sur la régularité, les bords de l’image et les sujets rapides.
Il reste pertinent pour un photographe Fuji X ou Sony APS-C qui veut expérimenter un rendu très ouvert, pour un vidéaste qui travaille en plans posés, ou pour un portraitiste patient attiré par les optiques de caractère. Il peut aussi séduire sur Micro 4/3, à condition d’accepter une focale équivalente plus serrée.
En revanche, si vous cherchez une optique de reportage, de famille, de voyage léger ou de photo spontanée, un 35 mm autofocus f/1,4, f/1,8 ou f/2 sera souvent plus cohérent. La différence de rendu existe, mais elle ne compense pas toujours la perte de simplicité.
Avant achat, il faut vérifier la monture exacte, l’état mécanique des bagues, la propreté des lentilles, l’absence de décentrement visible et le prix réel face aux alternatives récentes. La disponibilité variant selon les montures, une comparaison avec le marché de l’occasion reste indispensable.
Vérifier la monture, l’état mécanique et le prix réel évite de transformer une optique de caractère en achat décevant.

