Le Leica M (Typ 240) occupe une place inhabituelle dans le paysage 2026. Sorti en 2012, arrêté en 2017, il n’a plus été produit depuis bientôt une décennie. Les fiches Amazon.fr du boîtier neuf affichent toutes la mention « actuellement indisponible » ; aucun successeur direct n’existe en dehors des M10 et M11 produits par Leica lui-même, qui se positionnent sur des fourchettes de prix très différentes. Pourtant, le Typ 240 reste l’un des télémétriques numériques les plus recherchés sur le marché de l’occasion — et pas par nostalgie pure.
Capteur CMOS plein format de 24 mégapixels, processeur Maestro, Live View, focus peaking, vidéo Full HD : c’est le premier M numérique qui assume vraiment d’être un appareil moderne tout en gardant la visée télémétrique d’un M3 de 1954. Reste à savoir si, en 2026, ce boîtier de quatorze ans tient encore sa promesse face à un M9 CCD plus ancien et moins cher, à un M (Typ 262) plus dépouillé, à un M10 plus compact, ou à un M11 neuf nettement plus onéreux.
Le segment du télémétrique numérique plein format neuf reste étroit en 2026 : la gamme Leica M11/M11-P d’un côté, le Pixii Max français (24,5 Mpx, monture Leica M, autour de 4 800 € TTC) de l’autre — apparu après l’arrêt du Typ 240 et qui change la donne pour qui hésite entre occasion vérifiée et neuf récent. Le Fujifilm X-Pro3, dernier rangefinder-style APS-C, est arrêté depuis fin 2022, son successeur attendu en 2027. Ce qui suit s’appuie sur la fiche constructeur Leica, les retours longue durée publiés entre 2013 et 2025, la relecture comparative de fichiers DNG publics et la veille des prix d’occasion observés sur les deux dernières années.
Verdict express. Le Leica M (Typ 240) reste, en 2026, le meilleur compromis entre maturité numérique et identité M sur le marché de l’occasion contrôlée — autour de 2 500 à 4 500 € selon état. Capteur 24 Mpx solide jusqu’à 1 600 ISO, ergonomie classique, vidéo dispensable. À éviter sans vérification du shutter count et de l’alignement du télémètre.
Pour qui le Leica M Typ 240 est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse vraiment ce boîtier ?
Oui si…
- Vous venez d’un M argentique (M6, MP, M7) et voulez prolonger en numérique sans changer d’optiques M.
- Votre pratique tient en quelques mots : street photography télémétrique, voyage léger, reportage lent, portrait posé à f/2 ou f/2,8.
- Vous refusez l’autofocus pour ce qu’il vous fait perdre (le geste, le rythme), pas parce que vous ne savez pas faire la mise au point.
- Votre budget tient entre 2 500 et 4 500 € pour un boîtier nu d’occasion vérifié, ou jusqu’à 6 500 € avec un Summicron 35 ou 50 mm.
Non si…
- Vous photographiez du sport, de l’animalier ou tout sujet qui exige rafale soutenue et AF prédictif.
- La vidéo est centrale dans votre pratique — le Full HD du Typ 240 a vieilli, l’audio interne aussi.
- Vous achetez « parce que c’est un Leica » sans avoir manipulé un télémètre auparavant.
- Vous comptez sur un service après-vente local rapide : la révision Leica passe par Wetzlar ou Lisbonne, avec des délais qu’il faut planifier.
Méthodologie : ce que ce test fait, et ce qu’il ne fait pas
Le Typ 240 n’est plus un boîtier neuf qu’on reçoit en prêt presse en 2026. Notre lecture s’appuie sur trois sources convergentes, croisées entre elles pour limiter le biais d’un seul utilisateur ou d’une seule période — la synthèse documentée ci-dessous remplace, à dessein, un banc de test labo : les chiffres de plage dynamique ou de sensibilité ISO viennent des sources publiques citées, pas d’une mesure propre.
Cadre du travail
- Fiche constructeur Leica — spécifications complètes du Typ 240 et du M-P (Typ 240), firmware 3.7.0.0 considéré comme version stable de référence.
- Retours d’utilisateurs longue durée publiés entre 2013 et 2025 sur Leica User Forum, L-Camera Forum et la presse spécialisée internationale (LFI, Steve Huff, Ming Thein, Reid Reviews) — tri pour ne garder que les points sur lesquels les retours convergent.
- Relecture comparative de fichiers DNG publics issus du Typ 240, du M9-P et du M10 sur des scènes équivalentes (DPReview Studio Scene, galeries Imaging Resource).
- Veille marché 2024–2026 sur les prix d’occasion observés chez MPB.com, Fnac Occasion, Leica Store Paris (boîtiers reconditionnés) et eBay vendeurs professionnels uniquement.
Marketing vs réalité documentaire — origine du capteur
Le Leica M Typ 240 dans la lignée des M numériques
Du M3 argentique au M9 CCD : ce que le 240 hérite
Tout ce qui fait le caractère du Typ 240 — la visée par fenêtre claire, le patch télémétrique central, la mise au point manuelle au correcteur de parallaxe, la couronne d’objectifs à baïonnette M — est posé en 1954 sur l’iconique Leica M3 argentique. Le M numérique qui apparaît cinquante-cinq ans plus tard, en 2009, est le Leica M9, prédécesseur à capteur CCD de 18 mégapixels, plein format. Le Typ 240 prend la suite directe en 2012 : même corps trapézoïdal, même squelette mécanique, même monture — mais nouvelle génération de capteur.
Le passage au CMOS et au processeur Maestro : ce qui change concrètement
Trois changements structurants vis-à-vis du M9.
Le capteur CMOS Max permet ce que le CCD ne savait pas faire : Live View, focus peaking, vidéo. Le grain à haute sensibilité devient régulier et film-like jusqu’à 1 600 ISO, là où le M9 décrochait dès 800 ISO en banding rouge dans les ombres. La cadence d’écriture sur carte SD reste contenue (le bus n’est pas UHS-II), mais l’autonomie progresse réellement — on parle d’un saut de batterie d’un cran, pas d’un alignement avec un hybride contemporain.
Le rendu colorimétrique change. Le M9 produisait une signature de couleurs ramenées à plat dans les hautes lumières, fortement aimée par certains utilisateurs pour ses verts et ses peaux. Le Typ 240 livre un rendu plus neutre, plus malléable, qui accepte mieux le post-traitement. Rarement un argument tranché dans un sens ou dans l’autre — c’est une bascule de caractère.
L’enveloppe physique grossit légèrement. Le Typ 240 pèse 680 g boîtier nu, contre 585 g pour un M9. C’est sensible à la sangle, sur une journée complète.
Les variantes du Typ 240 : ce qui les distingue
Le millésime 240 a généré quatre dérivés que les acheteurs d’occasion confondent souvent. Les écarts sont concrets et chiffrables.
| Variante | Année | Particularité | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Leica M (Typ 240) | 2012–2017 | Référence du millésime. Live View, vidéo Full HD, logo Leica frontal apparent. | L’acheteur qui veut le plus polyvalent à prix d’occasion contenu. |
| Leica M-P (Typ 240) | 2014–2017 | Verre saphir sur l’écran arrière, mémoire tampon doublée à 2 Go, frame-line preview, logo Leica retiré du plastron. | Le photographe discret qui veut la version plus durable et qui photographie en rafale courte. |
| Leica M (Typ 262) | 2015–2018 | Version simplifiée du 240. Pas de Live View, pas de vidéo, top en aluminium plus léger (≈ 600 g). | Celui qui veut un M numérique le plus proche d’un M argentique, avec un capteur 240. |
| Leica M-E (Typ 240) | 2019–2020 | Variante budget de fin de cycle, sans Live View ni vidéo, plastron noir mat, finition épurée. | Le budget contraint qui accepte de perdre les fonctions modernes pour gagner 500 à 1 000 € sur la facture. |
| Leica M Monochrom (Typ 246) | 2015–2018 | Capteur dérivé du 240, monochrome natif (pas de matrice de Bayer). Sensibilité accrue d’environ un diaphragme par rapport au 240 standard. | Le photographe noir et blanc strict, qui sait pourquoi il renonce à la couleur. |
Conséquence pratique : un M-P (Typ 240) à 4 200 € en occasion vérifiée et un M (Typ 262) au même prix ne s’adressent pas du tout au même acheteur. Lire le numéro de référence sur la base du boîtier avant de payer reste la première précaution.
Spécifications clés et fiche technique commentée

Capteur CMOS plein format de 24 Mpx, viseur télémétrique 0,68×, ISO 200–6 400 nominaux, Live View avec focus peaking, vidéo Full HD, batterie BP-SCL2, monture Leica M et adaptation R, poids 680 g boîtier nu pour 139 × 80 × 42 mm. Voici comment chaque ligne se traduit en pratique.
Fiche technique rapide — Leica M (Typ 240)
Pour télécharger des fichiers DNG bruts et juger soi-même du rendu, l’archive DPReview du Leica M Typ 240 reste la base la plus exhaustive. La plage dynamique mesurée et la sensibilité ISO objective sont documentées sur la fiche DxOMark — utile pour comparer avec un capteur CMOS plein format moderne et relativiser la performance brute.
Ce que ça donne dans la main : prise en main et usage réel
Visée télémétrique : la courbe d’apprentissage honnête

La fenêtre claire du M (Typ 240) ne montre pas ce que voit l’objectif — elle affiche un cadre flottant, plus large que le champ réel, avec un patch central jaune-vert qu’on aligne pour faire le point. Quelqu’un qui découvre cette visée rate ses premières dizaines de photos en cadrages décalés, en mises au point juste-à-côté et en mauvaises estimations de profondeur de champ à grande ouverture.
Au bout de deux semaines d’usage régulier, le geste s’apprivoise. À f/2,8 et au 35 mm, on enchaîne sans effort. À f/1,4 et au 50 mm, l’alignement précis du patch reste exigeant — on cale l’œil, on respire, on déclenche. C’est ce ralentissement-là qui fait l’attrait du télémètre. Pour qui vient d’un M argentique mécanique — un M3, un M6 — la transition est immédiate sur le geste de mise au point, mais le poids supplémentaire (le Typ 240 dépasse de 100 g un M6 sans batterie) se ressent à la sangle après une journée. Avant l’achat, notre guide des appareils photo télémétriques aide à valider que c’est bien ce mode de visée — et pas seulement la marque — qui motive le choix.
Live View et focus peaking : la béquille bienvenue

Le Typ 240 est le premier M numérique à proposer le Live View. C’est une rupture avec la tradition. Sur le terrain, on s’en sert dans trois cas précis : avec une optique très grand-angle (le télémètre n’a pas de frame-line pour le 21 mm), avec une optique R adaptée par bague (le télémètre n’est pas couplé), ou avec un Noctilux 50 mm f/0,95 dont la profondeur de champ est si fine que le patch télémétrique laisse une marge d’erreur visible.
Le focus peaking surligne en rouge les contours nets. Réactivité correcte, pas instantanée — le boîtier doit alimenter le capteur, ce qui ralentit la réponse globale et ponctionne la batterie. C’est utilisable, ce n’est pas un Sony A7. À considérer comme une fonction de secours.
Vidéo Full HD : un héritage qu’on ignore plutôt qu’on n’utilise
La vidéo est arrivée sur le M par effet de mode. En 2026, le Full HD 24/25 fps avec micro mono interne ne tient pas la comparaison avec un smartphone récent. Aucun ralenti, aucun profil log, aucun audio externe sans accessoire d’occasion difficile à trouver. Si la vidéo compte vraiment, le Typ 240 n’est pas la bonne réponse — c’est une fonction qu’on désactive le premier jour, ou qu’on oublie.
Qualité d’image : 24 Mpx CMOS dans la pratique de 2026
Le capteur 24 Mpx du Typ 240 reste solide jusqu’à 1 600 ISO, malléable au post-traitement, avec environ 13 IL de plage dynamique mesurée selon les sources publiques. Au-delà de 3 200 ISO, le banding apparaît dans les ombres récupérées en post — la limite réelle se situe là, et non pas aux 6 400 ISO annoncés.
Rendu colorimétrique : que vaut la « signature Leica » sur ce capteur
Sur les fichiers DNG publics que nous avons relus, le Typ 240 livre des couleurs neutres, équilibrées, sans la marque très typée du M9 dans les peaux et les verts. C’est volontaire. Leica a cherché un rendu plus universel, qui s’aligne sur les attentes d’un workflow Lightroom/Capture One sans accentuation post hoc. Pour qui cherche le « rendu CCD du M9 », ce capteur peut décevoir — pour qui post-traite ses RAW de toute façon, il est plus malléable.
Une particularité subsiste : la balance des blancs en lumière mixte (tungstène + LED) reste imprévisible. À régler manuellement plutôt qu’en auto, sur les scènes intérieures complexes.
Comportement ISO : la frontière 1 600–3 200 décryptée
À 3 200 ISO, le bruit reste maîtrisé sur les tons clairs ; c’est dans les ombres profondes que la montée en ISO commence à faire des dégâts — acceptable pour du web, discutable pour un tirage en 60 cm de large. À 6 400 ISO, banding visible signalé par plusieurs utilisateurs en zones sous-exposées récupérées en post : c’est la limite réelle, au-delà des chiffres constructeur.
Plage dynamique : ce qu’on peut récupérer en post-traitement
Plage dynamique mesurée autour de 13 IL à la sensibilité de base selon les sources publiques — un cran sous un Sony A7R II contemporain, deux crans sous un capteur moderne (M11, A7 V). En pratique, on récupère sans peine deux à trois diaphragmes dans les ombres, beaucoup moins dans les hautes lumières cramées. Habitude à prendre : exposer pour les hautes lumières, pas pour les ombres.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- Capteur CMOS Leica Max 24 Mpx, conçu en partenariat avec CMOSIS et fabriqué par STMicroelectronics — le premier M numérique exploitable jusqu’à 1 600 ISO sans le banding rouge dans les ombres qui pénalisait le CCD du M9.
- Construction laiton et magnésium qui supporte sans broncher dix ans d’usage régulier — la coque ne plie pas.
- Compatibilité directe avec toute la monture M depuis 1954, plus les optiques R via adaptateur officiel.
- Bouton Live View dédié, transparence d’usage avec optiques exotiques (Noctilux, R adaptés).
- Obturateur à rideaux métalliques mécaniques notablement plus discret qu’un reflex à miroir — l’absence du « pop » du miroir, qui distingue tout Leica M dans une cérémonie ou un musée silencieux.
Inconvénients
- Autonomie annoncée à 1 800 vues, autonomie constatée par les utilisateurs autour de 600–800 vues en usage Live View intensif. Penser à une seconde batterie, voire une troisième en reportage.
- Boîtier lourd (680 g nu) — sur sangle journée complète avec un Summilux 50 mm, l’épaule s’en souvient.
- Pas d’écran tactile, pas de stabilisation, pas d’AF. Fonctions absentes par choix, mais à dire au lecteur qui vient d’un hybride moderne.
- Écriture lente sur carte SD (bus non-UHS-II) : rafale qui sature vite après quelques vues.
- Coût d’entretien chez Leica élevé : un alignement de télémètre est généralement facturé entre 300 et 400 € selon les retours utilisateurs récents (estimation à confirmer auprès du SAV Leica officiel avant intervention), hors expédition vers Wetzlar ou Lisbonne.
- Vidéo Full HD obsolète, micro mono interne médiocre.
- Plage dynamique sous celle des capteurs modernes — pénalisant en photographie de paysage à fort écart de luminance.
Pièges à l’achat en occasion : la check-list du non-débutant

Acheter un Typ 240 d’occasion en 2026 sans contrôle, c’est jouer à la roulette. Voici les cinq points à vérifier avant de signer.
- Vérifier le shutter count. Le compteur d’obturations n’est pas accessible dans le menu du boîtier — il faut un utilitaire de lecture EXIF (ExifTool en ligne de commande, ShutterCount sur Mac App Store, ou les services en ligne dédiés Leica) qui lit l’EXIF complet d’un fichier DNG fraîchement déclenché. Demandez au vendeur d’envoyer un fichier brut et passez-le dans l’outil avant rendez-vous. En dessous de 50 000 déclenchements, l’usure est négligeable. Au-dessus de 100 000, l’obturateur peut nécessiter un remplacement à moyen terme — facture à anticiper autour de 600 à 800 € selon les retours utilisateurs récents (à confirmer auprès du SAV Leica avant intervention).
- Tester l’alignement du télémètre à pleine ouverture. Mettez une optique 50 mm f/2 ou f/1,4 sur le boîtier. Visez un sujet contrasté à 2 mètres (texte d’affiche, contour net). Faites le point au télémètre, déclenchez, vérifiez sur l’écran arrière à 100 %. Le piqué doit tomber pile sur le sujet. Un télémètre désaligné fait la mise au point devant ou derrière — c’est le défaut le plus courant sur les exemplaires anciens, et la réparation chez Leica coûte cher. Refaire le test à 1 mètre puis à l’infini pour confirmer.
- Inspecter le capteur. Photographiez un mur blanc à f/16, ISO 200, en RAW. Ouvrez le fichier en post-traitement et inspectez à 100 %. Cherchez les poussières (normales, nettoyables), les pixels chauds (rouges/verts isolés, acceptables sur un capteur de cet âge), et surtout les traces de corrosion sur les premiers exemplaires de production. Le problème de capteur corrosion Leica, signalé sur quelques boîtiers d’avant 2014, est documenté sur la section dédiée du Leica User Forum. Si c’est confirmé, passer son chemin — la réparation passe par un changement de capteur, à un coût qui n’a aucun rapport avec la valeur du boîtier.
- Contrôler la batterie et le firmware. Demandez si la batterie BP-SCL2 d’origine est fournie — ou si le vendeur a remplacé par un compatible. Une batterie d’origine en bon état tient encore aujourd’hui. Une compatible à 30 € sur Amazon, c’est pile une raison pour avoir des comportements de charge erratiques. Vérifiez aussi que le firmware est en version 3.7.0.0 (la dernière officielle pour le Typ 240) — sinon, prévoir une mise à jour avant utilisation, gratuite mais nécessaire.
- Documenter la traçabilité. Demandez la facture d’origine, le carnet de garantie, la trace d’une éventuelle révision Leica, les accessoires d’origine (chargeur, sangle, capuchon). Sur un boîtier à 3 500 €, l’absence de carnet ou d’accessoires baisse la valeur de revente future de 15 à 20 %. Ce n’est pas un détail.
Comparatif : Leica M (Typ 240) face à ses voisins de gamme
Leica M (Typ 240)
Capteur 24 Mpx CMOS, Live View, vidéo. Ergonomie classique, body trapu en laiton (680 g). Prix d’occasion 2026 entre 2 500 et 4 500 € selon état. Le compromis le plus polyvalent du millésime, avec quelques points faibles assumés (autonomie, vidéo dépassée).
Leica M10
Capteur 24 Mpx CMOS revu, dynamique élargie d’un cran. Body affiné de 4 mm, masse réduite (660 g). Pas de vidéo. Molette ISO physique réintroduite. Prix d’occasion 2026 plutôt entre 4 000 et 5 500 € — saut tarifaire net pour gagner en compacité et en sensibilité haute lumière.
Le tableau étendu ci-dessous remet les variantes du Typ 240 à côté de leur prédécesseur CCD, du successeur compact et des références neuves actuelles — Leica M11 d’un côté, Pixii Max français de l’autre.
| Modèle | Capteur | Particularité | Prix occasion 2026 |
|---|---|---|---|
| Leica M9-P | CCD 18 Mpx | Rendu CCD typé, montée ISO limitée à 800. | 1 500–2 800 € |
| Leica M (Typ 240) | CMOS 24 Mpx | Référence du millésime, Live View + vidéo. | 2 500–4 500 € |
| Leica M-P (Typ 240) | CMOS 24 Mpx | Verre saphir, mémoire tampon doublée, logo discret. | 3 500–5 200 € |
| Leica M (Typ 262) | CMOS 24 Mpx | Sans Live View ni vidéo, top aluminium, plus léger. | 3 200–4 800 € |
| Leica M-E (Typ 240) | CMOS 24 Mpx | Variante budget, finition noir mat, sans vidéo. | 2 800–3 800 € |
| Leica M10 | CMOS 24 Mpx revu | Body affiné, molette ISO, dynamique élargie. | 4 000–5 500 € |
| Pixii Max | CMOS 24,5 Mpx | Télémétrique français, monture Leica M, viseur 28 mm, sans écran arrière, mémoire interne 32 Go. | Neuf production active |
| Leica M11 | CMOS BSI 60 Mpx | Triple résolution, mémoire interne 64 Go, dynamique 15 IL. | Neuf production active |
Les fourchettes d’occasion sont des observations 2024–2026 sur MPB.com, Fnac Occasion et Leica Store Paris (boîtiers reconditionnés) — elles fluctuent selon l’état, la révision et la traçabilité. Vérifier au moment de l’achat. La généalogie complète des dérivés du Typ 240 est synthétisée dans l’historique du Leica M sur Wikipédia, utile pour replacer chaque variante dans son contexte.
Quels objectifs M choisir pour démarrer ?
Optiques recommandées pour un premier kit
Summicron-M 50 mm f/2
Summarit-M 35/50/75 mm f/2,4
Voigtländer Nokton 35 mm f/1,4
Zeiss ZM Biogon 35 mm f/2
Les Summicron 35 et 50 mm restent les références de démarrage les plus raisonnables sur monture M : compacité, rendu reconnaissable, valeur de revente stable. À budget plus serré, les Summarit f/2,4 offrent l’essentiel du rendu Leica à un coût d’occasion divisé par deux. Et pour ouvrir à grande luminosité sans entrer dans les Summilux, les Voigtländer Nokton 35 et 50 mm en monture VM (compatible M) tiennent largement la comparaison sur le terrain. Les références complètes sont détaillées dans les meilleurs objectifs Leica M.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs promesses constructeur
Où acheter un Leica M Typ 240 en 2026
Où acheter un Leica M Typ 240 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Spécialistes occasion photo (MPB.com, Fnac Occasion, Photo Hall occasion) |
Notation d’état standardisée, garantie 6 mois minimum, traçabilité du shutter count | Prix légèrement plus élevés qu’en particulier, mais le contrôle technique justifie l’écart |
| Revendeurs Leica agréés (Leica Store Paris, Phox haut de gamme) |
Boîtiers parfois reconditionnés Leica avec garantie courte, conseil vendeur réel, essai en main | Prix premium ; stock irrégulier sur le Typ 240, plus orienté M10/M11 |
| Site officiel Leica Camera | Programme Certified Pre-Owned quand disponible, garantie Leica étendue | Le Typ 240 y apparaît rarement aujourd’hui — la gamme CPO se concentre sur M10 et M11 |
| Amazon.fr (occasion vendeur tiers) | Garanties Amazon en cas de litige, retours simples | Fiches officielles souvent en « actuellement indisponible » ; disponibilité aléatoire selon vendeur tiers, à surveiller |
| Location courte durée (SpotPix, loueurs photo parisiens) |
Tester le télémètre sur 2–3 jours avant achat (200–300 €) | Pertinent surtout en complément d’un essai en main, pour un acheteur incertain |
| Alternative neuf 2026 — Leica M11 ou Pixii Max | Production active, garantie constructeur. M11 : 60 Mpx, dynamique élargie. Pixii Max : alternative française à 24,5 Mpx, sans écran arrière. | Pixii Max vendu en direct (pixii.fr), autour de 4 800 € TTC. |
Les prix fluctuent selon les périodes — vérifier directement sur chaque site. Acheter en particulier sur Leboncoin ou eBay non-pro n’est conseillé qu’à un acheteur capable d’appliquer la check-list de contrôle complète au moment de la transaction.
FAQ : les questions les plus posées
Oui, à condition de l’acheter chez un spécialiste occasion (MPB, Fnac Occasion) avec contrôle du shutter count et de l’alignement télémètre. Pour 2 500 à 4 500 €, c’est l’entrée de gamme la plus crédible dans le télémétrique numérique plein format — face aux deux seules vraies alternatives neuves du segment, la gamme Leica M11 et le Pixii Max français, tous deux nettement plus chers.
Trois différences concrètes. Le M-P a une mémoire tampon de 2 Go (contre 1 Go), un écran arrière en verre saphir (plus résistant aux rayures), et le logo Leica frontal retiré pour une discrétion accrue. Tout le reste — capteur, processeur, optique télémétrique, vidéo — est identique.
Oui, via une bague d’adaptation M39 vers M (souvent appelée « LTM-M »). Toutes les optiques Leica thread mount (Summicron, Summaron, Elmar) restent compatibles. Le télémètre est couplé pour les focales standards. À grand-angle (28 mm et plus large), penser à un viseur additionnel pour cadrer correctement.
Il fonctionne, sans atteindre la fluidité d’un hybride moderne. Réactivité correcte, focus peaking utilisable, mais latence sensible et consommation batterie accrue. Pratique pour les optiques R adaptées ou Noctilux à pleine ouverture, à considérer comme un complément au télémètre, pas comme un mode principal.
Le M9 (CCD, 18 Mpx) reste pertinent pour son rendu très typé — couleurs saturées, montée ISO limitée à 800. Le Typ 240 (CMOS, 24 Mpx) est plus polyvalent, plus moderne en post-traitement, exploitable jusqu’à 1 600 ISO. Pour un usage quotidien en 2026, le 240 est le choix raisonnable ; le Leica M9 est un choix de passion.
Non. Full HD 1080p à 24/25 fps, micro mono interne, pas de profil log, pas de ralenti. C’est un héritage de mode 2013, devenu obsolète. Pour la vidéo, viser un autre boîtier — la fonction du Typ 240 ne dépasse pas le clip d’ambiance occasionnel.
SD, SDHC ou SDXC, slot unique. Le bus n’étant pas UHS-II, inutile d’investir dans une carte 300 Mo/s — le boîtier ne dépasse pas l’UHS-I en pratique. Une carte 64 Go classe 10 / U3 d’une marque reconnue (SanDisk, Lexar, Sony) suffit largement pour les usages du Typ 240.
Fourchette observée : 2 500 € pour un boîtier en bon état avec shutter count modéré, jusqu’à 4 500 € pour un exemplaire récemment révisé Leica avec accessoires d’origine. Le M-P Typ 240 grimpe entre 3 500 et 5 200 €. Variations selon état, traçabilité et période.
Oui, depuis l’arrivée du Pixii Max en 2024 : télémétrique français à capteur plein format 24,5 Mpx, monture Leica M, viseur 28 mm, sans écran arrière. Vendu en direct à environ 4 800 € TTC, soit environ deux fois moins cher qu’un Leica M11 neuf. Niche absolue, mais réelle option française pour qui ne veut pas d’occasion.
Quatre points de vigilance : autonomie réelle bien en deçà de l’annonce constructeur, écriture lente sur carte SD (bus non-UHS-II), banding à 6 400 ISO en zones sous-exposées récupérées en post, et corrosion de capteur signalée sur quelques exemplaires d’avant 2014 — à vérifier impérativement avant achat. Pour comprendre le mode télémétrique en lui-même, notre guide des appareils photo télémétriques donne le contexte global.
Mise à jour & contexte de cet avis
Date de relecture : 10 mai 2026.
Firmware Leica considéré : 3.7.0.0 (dernière version officielle pour le Typ 240).
Sources prix : veille MPB.com, Fnac Occasion, Leica Store Paris (programme Certified Pre-Owned), eBay vendeurs professionnels — observations 2024 à mai 2026.
Vérification disponibilité Amazon.fr : Leica M (Typ 240) et M-P (Typ 240) confirmés « actuellement indisponibles » à la date de relecture. Leica M11 (référence ASIN B09VTLY2JH) confirmé disponible. Pixii Max confirmé en vente directe (pixii.fr). Le contexte de la gamme M chez Leica est consultable sur la page actuelle de la série M sur le site Leica (qui présente les M11/M11-P, le Typ 240 n’étant plus catalogué).
Verdict final : trois profils, trois recommandations
Si vous venez de l’argentique M
Vous avez déjà la culture du télémètre, le geste d’aligner le patch sur un sujet à 2 mètres à f/1,4, peut-être un Summicron 50 mm dans le sac. Le Typ 240 est l’entrée la plus directe vers le numérique sans rupture — vos automatismes argentiques se transposent en quelques heures. Visez un M-P (Typ 240) en bon état si le budget le permet — le verre saphir et la discrétion du logo méritent l’écart de prix. Sinon, un Typ 240 standard à 3 000–3 500 € en occasion vérifiée fait largement le travail.
Si vous venez d’un hybride moderne
Vous quittez un Sony A7 ou un Fujifilm X-Pro pour un télémétrique : passez d’abord par le mode Live View, puis sevrez-vous progressivement du retour image instantané. La courbe d’adaptation prend deux à trois semaines. Si vous n’êtes pas certain d’être prêt à ce changement, un essai en main chez Leica Store Paris ou Phox avant achat coûte zéro et économise potentiellement 3 500 €. Et pour vérifier que c’est bien le télémètre qui vous attire — pas seulement la marque — il existe le détour par l’iconique Leica M3 argentique, qui pose les mêmes principes en plus pur encore.
Si c’est votre premier Leica numérique
Évitez le Typ 240 en premier achat à l’aveugle. Soit vous louez un boîtier sur trois jours via SpotPix ou un loueur photo parisien (200–300 €), soit vous regardez d’abord vers la version M-E (Typ 240), variante allégée à 2 800–3 200 € — moins de fonctions à apprivoiser, le même capteur, l’esprit M sans l’écran tactile dont vous croyez avoir besoin. Et pour replacer ce choix dans la gamme complète, le panorama complet des appareils Leica aide à arbitrer entre digital M, Q et SL.
Plan d’action concret pour la semaine prochaine. Première étape, identifier deux ou trois exemplaires sur MPB.com et Fnac Occasion correspondant à votre budget. Deuxième étape, demander à chaque vendeur un fichier DNG fraîchement déclenché pour vérifier le shutter count. Troisième étape, exiger un essai en main avec une optique 50 mm pour tester l’alignement télémètre. Pas de précipitation : un boîtier de quatorze ans qui a survécu jusqu’ici survivra encore deux semaines, le temps de bien choisir.

