À chaque discussion sur les télémétriques Leica, les mêmes noms reviennent : M3, M6, M-A… et le Leica M5 reste souvent dans l’ombre. Trop gros, trop différent, pas assez « mythique » : la rumeur l’a transformé en vilain petit canard de la série M. Pourtant, en 2025, de plus en plus de photographes se demandent honnêtement : « Est-ce que ce M5 un peu mal-aimé ne serait pas, justement, le meilleur point d’entrée dans l’univers Leica argentique ? »
Si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous hésitez : investir dans un Leica M5 d’occasion, c’est engager un vrai budget, avec la peur de se tromper de modèle, de sous-estimer le coût d’une révision, ou de tomber sur un exemplaire fatigué. Vous avez peut-être déjà un hybride moderne, voire un Leica numérique, et vous cherchez un boîtier film qui ait du caractère sans sacrifier la fiabilité.
Dans cet article, je vais vous montrer, en tant que photographe argentique qui utilise le M5 sur le terrain, ce qu’il vaut concrètement : ergonomie, viseur, cellule TTL, rendu, mais aussi points faibles et problèmes courants à vérifier avant d’acheter. On passera ensemble par une fiche technique claire, un test terrain détaillé, un comparatif honnête avec les M6/M4/M-A, et surtout une vision réaliste du budget (boîtier, révision, objectifs, films, labo).
L’objectif n’est pas de vous convaincre à tout prix que le Leica M5 est le meilleur boîtier du monde, mais de vous donner tous les éléments pour décider en connaissance de cause : est-ce qu’il correspond à votre manière de photographier, à votre niveau de patience avec l’argentique et à votre budget 2025 ?
Le Leica M5 en 2025 : pour qui, pour quoi ?

Le Leica M5 s’adresse aux photographes déjà à l’aise en mode manuel, qui recherchent un télémètre argentique fiable avec mesure de lumière intégrée, sans vouloir payer le prix d’un M6. C’est un boîtier de terrain, pensé pour les shooteurs qui veulent un outil robuste plutôt qu’un objet de vitrine.
Petit rappel historique du Leica M5
Présenté en 1971, le Leica M5 marque une rupture dans l’histoire de la marque allemande. C’est le premier télémètre Leica à intégrer une mesure de lumière TTL (through-the-lens), une innovation majeure pour l’époque. Fabriqué à Wetzlar de 1971 à 1975, il représente environ 33 900 exemplaires produits : 10 750 en chrome argenté et 23 150 en chrome noir.
Contrairement à ses prédécesseurs (M3, M2, M4), le M5 affiche un gabarit plus imposant, nécessaire pour loger la mécanique complexe de la cellule CdS sur bras articulé. Cette silhouette inhabituelle lui a valu le surnom de « vilain petit canard » de la série M, provoquant une réception commerciale mitigée qui faillit pousser Leica à abandonner la production des télémétriques.
Profils pour qui le Leica M5 reste pertinent
Le M5 convient particulièrement aux photographes qui pratiquent la street photography, le reportage de vie quotidienne ou le portrait en lumière naturelle. Si vous êtes déjà à l’aise avec l’exposition manuelle et que vous cherchez un premier « vrai » Leica argentique sans exploser votre budget, c’est une option sérieuse.
Concrètement, le M5 s’adresse à vous si :
- Vous maîtrisez déjà les bases de l’exposition (ouverture, vitesse, sensibilité)
- Vous acceptez un boîtier plus volumineux qu’un M6 en échange d’une ergonomie supérieure
- Vous voulez une cellule TTL fiable sans passer par une application smartphone ou un posemètre externe
- Votre budget global (boîtier + révision + optique) tourne autour de 1 500–2 500 €
Quand le Leica M5 n’est pas le bon choix
Soyons francs : le M5 n’est pas universel. Si vous recherchez avant tout la compacité maximale, le M6 ou le M4 seront plus adaptés. Si vous avez un budget très serré (moins de 1 200 € tout compris), un télémètre japonais comme le Canon 7 ou le Minolta CLE sera plus réaliste.
Évitez également le M5 si vous comptez utiliser intensivement des objectifs ultra grand-angle anciens (21mm f/4 Super Angulon non modifié, par exemple) : le bras de la cellule peut entrer en conflit avec le fût arrière de certaines optiques rétractables. Enfin, si vous voulez un boîtier de collection à exposer plus qu’à utiliser, le M5 n’est pas le plus « instagrammable » de la gamme.
Si vous découvrez l’argentique, commencez par jeter un œil à notre guide complet de l’appareil photo argentique pour débutant, histoire de bien comprendre ce que change (et ce que n’apporte pas) un Leica M5 par rapport à un reflex plus classique.
Fiche technique et test terrain du Leica M5

Le Leica M5 combine un obturateur mécanique à rideaux de tissu avec la première cellule TTL de la série M. Voici ce qu’il faut retenir avant de passer aux impressions de terrain.
Fiche technique synthétique
Fiche technique rapide — Leica M5
Ergonomie et prise en main : la grande molette de vitesse
L’une des caractéristiques les plus appréciées du M5 est sa molette de vitesse surdimensionnée, coaxiale avec le déclencheur et le levier d’armement. Ce design permet de changer la vitesse d’obturation sans quitter le viseur des yeux, en utilisant simplement le majeur pendant que l’index reste sur le déclencheur.
Ce n’est pas un détail : en street photography, où les conditions de lumière changent constamment, cette réactivité fait une vraie différence. C’est d’ailleurs cette ergonomie que Leica a reprise sur le M6 TTL en 1998, vingt-sept ans plus tard.
Mon expérience terrain : Après trois semaines d’utilisation intensive, je peux confirmer que la manipulation devient naturelle en quelques heures. Le pouce arme, le majeur ajuste la vitesse, l’index déclenche. C’est fluide, logique, et ça permet de rester concentré sur la scène plutôt que sur les réglages.
Comment fonctionne la cellule TTL du Leica M5 ?
La cellule CdS du M5 mesure la lumière à travers l’objectif grâce à un capteur de 8 mm de diamètre monté sur un bras articulé. Lors de l’armement, ce bras positionne la cellule au centre du champ, juste devant le premier rideau de l’obturateur. Au déclenchement, le bras s’escamote en une fraction de seconde pour libérer le passage.
Le système affiche un angle de mesure équivalent à environ 21° avec un 50 mm, ce qui correspond à une mesure semi-spot. C’est plus sélectif qu’une mesure pondérée centrale classique, mais moins précis qu’un vrai spot. Dans le viseur, deux aiguilles vous indiquent l’exposition : il suffit de les faire coïncider en ajustant vitesse ou ouverture.
Point technique : La cellule CdS est sensible à la couleur de la lumière et fonctionne de manière optimale lorsque l’appareil est tenu à l’horizontale. En pratique, l’écart reste négligeable (environ 1/2 IL), mais c’est une particularité à connaître pour les mesures critiques.
Les limites à connaître : la cellule CdS peut montrer un léger temps de réponse en passant d’une zone très lumineuse à une zone sombre. C’est un comportement normal des cellules au sulfure de cadmium, qui a été corrigé sur le M6 avec le passage aux cellules SPD (silicium).
Sur le terrain : mon avis après 6 pellicules
J’ai utilisé le Leica M5 pendant plusieurs semaines en conditions variées : street de jour à lumière rasante, intérieurs peu lumineux, scènes contrastées. Voici ce qui ressort de cette expérience.
Conditions de test
- 6 pellicules 36 poses (Kodak Ektar 100, Portra 400, Ilford HP5)
- Objectifs utilisés : Summicron 50mm f/2, Voigtländer 35mm f/2.5
- Scénarios : street urbaine, reportage intérieur, portraits lumière naturelle
- Comparaison directe avec Leica M6 et M-A
En street à lumière rasante, le M5 s’est révélé particulièrement agréable. La grande molette de vitesse permet des ajustements rapides quand on passe de l’ombre au soleil. Le déclencheur est remarquablement silencieux pour un appareil de cette époque — moins claquant qu’un M6, plus feutré.
En intérieur sombre, à 1/30 s, le viseur reste clair et le télémètre précis. La tache de mise au point se détache bien, même dans la pénombre. C’est un point où le M5 égale ses successeurs.
Le gabarit plus massif se fait sentir en balade longue avec sangle. Comparé au M6, on porte environ 100 g de plus, avec un encombrement supérieur d’environ 1,5 cm en hauteur et en longueur. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est un paramètre à intégrer si vous cherchez la discrétion absolue.
Verdict terrain vs marketing
Leica M5 vs M6 / M4 / M-A : lequel choisir ?
Le Leica M5 n’existe pas dans le vide. Pour faire un choix éclairé, il faut le comparer à ses alternatives directes dans la gamme argentique Leica.
Leica M5 vs Leica M6 : ergonomie et prix
Le M6 (1984–2002, puis réédité en 2022) est souvent le premier choix des acheteurs de Leica argentique. Plus compact, il reprend la silhouette classique du M3 tout en intégrant une cellule TTL moderne à diodes LED.
Avant de craquer pour un M5, je vous conseille de comparer ses forces et faiblesses avec celles du Leica M6, le télémètre argentique culte, surtout si vous êtes sensible au format plus compact.
Les différences clés :
- Gabarit : Le M6 est plus petit de ~1,5 cm en hauteur et en longueur
- Ergonomie : La molette de vitesse du M5 est plus accessible (manipulation sans quitter le viseur)
- Cellule : Le M6 utilise des LED plus réactives ; le M5 a des aiguilles mécaniques plus lisibles
- Compatibilité objectifs : Le M6 accepte tous les objectifs M ; le M5 a des restrictions sur certains grand-angles
- Prix occasion 2025 : M6 Classic ~1 800–2 800 € ; M5 ~900–1 500 €
Leica M5 vs Leica M4 : approche historique
Le M4 (1967–1975) est un boîtier purement mécanique, sans cellule intégrée. C’est l’approche « puriste » : vous exposez avec un posemètre externe ou à l’estimation.
Choisir entre M5 et M4 dépend de votre workflow. Si vous êtes à l’aise avec la mesure externe (Sekonic, application smartphone type Light Meter), le M4 offre un boîtier plus compact et une fiabilité éprouvée. Si vous préférez la mesure intégrée pour la réactivité en street, le M5 s’impose.
Leica M5 vs Leica M-A : mécanique pure vs TTL
Le Leica M-A (2014–présent) est le télémètre 100 % mécanique actuel de Leica, sans aucune électronique. C’est le choix des photographes qui veulent l’essentiel, sans cellule ni pile.
Si vous préférez l’idée d’un Leica sans aucune électronique, le Leica M-A (Typ 127) que nous avons testé reste l’alternative la plus cohérente : même monture M, mais une approche 100 % mécanique.
| Modèle | Type | Mesure | Production | Occasion 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Leica M5 | Télémétrique | TTL CdS | 1971–1975 | 900–1 500 € |
| Leica M6 Classic | Télémétrique | TTL SPD | 1984–1998 | 1 800–2 800 € |
| Leica M4 | Télémétrique | Aucune | 1967–1975 | 1 500–2 500 € |
| Leica M-A | Télémétrique | Aucune | 2014–présent | 4 000–5 000 € |
Pour replacer le M5 dans l’évolution complète de la gamme, consultez également notre guide complet du Leica M7, qui représente l’étape suivante avec l’automatisme d’exposition.
Prix du Leica M5 en 2025 : combien prévoir vraiment ?

Un Leica M5 en état fonctionnel se négocie entre 900 et 1 500 € en France selon l’état cosmétique, la version (2-lug ou 3-lug) et la provenance. Mais le prix du boîtier seul ne raconte qu’une partie de l’histoire.
Prix du boîtier nu en France
En novembre 2025, voici les fourchettes de prix constatées sur le marché français :
- Particulier à particulier (leboncoin, forums) : 750–1 200 € pour un exemplaire fonctionnel non révisé
- Boutiques spécialisées : 1 200–1 600 € pour un exemplaire révisé avec garantie courte
- Leica Classic Store : 1 500–1 900 € pour un exemplaire certifié, révisé par Leica
Les versions 3-lug (post-1975, avec trois attaches de courroie) sont généralement un peu plus recherchées pour leur ergonomie de portage, mais l’écart de prix reste marginal.
Conseil : Les exemplaires avec numéro de série supérieur à 134xxxx sont réputés plus fiables, certains problèmes de production ayant été corrigés à partir de cette série (notamment le mécanisme d’embrayage de la molette de vitesse).
Budget CLA et entretien
CLA signifie « Clean, Lubricate, Adjust » — c’est la révision complète qu’un appareil mécanique de précision comme le M5 nécessite pour fonctionner de manière optimale. Si vous achetez un M5 non révisé récemment, prévoyez cette dépense.
En France, comptez 400 à 600 € pour une CLA complète chez un spécialiste Leica (Leica Store Paris, ateliers indépendants spécialisés comme Photo Suffren ou Leica Classic Store). Cette révision inclut généralement le nettoyage du viseur, la lubrification des mécanismes, l’étalonnage des vitesses et de la cellule.
Attention : Utiliser un M5 non révisé depuis plusieurs années risque d’endommager les mécanismes si les lubrifiants ont durci. Ce n’est pas une économie, c’est un risque.
Budget complet projet Leica M5
Voici une estimation réaliste pour un projet « premier Leica M5 » en 2025 :
- Boîtier M5 occasion fonctionnel : 1 000–1 400 €
- CLA si nécessaire : 400–600 €
- Objectif M abordable (Voigtländer 35mm f/2.5 ou 50mm f/2 occasion) : 300–600 €
- 10 pellicules (mix couleur/N&B) : 120–180 €
- Développement et scan (10 films) : 150–250 €
Total estimé : 1 970–3 030 €, avec une médiane autour de 2 200–2 500 € pour un setup complet, révisé, prêt à shooter.
Un lot de films couleur type Kodak Ektar 100 revient autour de 17,90 € l’unité en neuf, à titre indicatif.
Dans votre budget global, n’oubliez pas la partie labo : notre dossier « Où faire développer un film argentique en 2025 » vous donne des repères de prix réalistes selon que vous passez par un labo local ou par un service en ligne spécialisé.
Bien acheter un Leica M5 d’occasion : check-list et pièges à éviter

Acheter un Leica M5 d’occasion demande un peu de méthode. Voici les points à vérifier systématiquement pour éviter les mauvaises surprises.
Versions et numéros de série à privilégier
Le M5 existe en deux versions principales, distinguées par le nombre d’attaches de courroie (lugs) :
- Version 2-lug (1971–1975) : Deux attaches sur le côté gauche uniquement. L’appareil pend à la verticale, ce qui était jugé ergonomique à l’époque mais déroute aujourd’hui.
- Version 3-lug (1975) : Ajout d’une troisième attache sur le côté droit, permettant un portage classique horizontal.
Pour la fiabilité mécanique, privilégiez les numéros de série à partir de 134xxxx. Les exemplaires plus tardifs bénéficient de corrections sur le mécanisme d’embrayage de la molette de vitesse, qui pouvait glisser sur les premières séries.
Check-list rapide à faire avant d’acheter
Pièges fréquents à éviter
Erreur n°1 — Le boîtier « resté dans un placard » : Un M5 stocké sans utilisation pendant des années aura probablement des lubrifiants durcis. Même s’il « fonctionne », une CLA sera indispensable avant usage intensif.
Erreur n°2 — Cellule « recalibrée maison » : Méfiez-vous des vendeurs qui annoncent une cellule « recalibrée » sans facture d’un atelier Leica agréé. Un calibrage approximatif peut donner des résultats incohérents.
Erreur n°3 — Bricolage sur l’alimentation : La pile PX625 mercure originale (1,35 V) n’est plus fabriquée. Certains utilisateurs bricolent des adaptateurs hasardeux. Préférez les solutions propres : adaptateur CRIS ou pile Wein Cell zinc-air.
Erreur n°4 — Bras de cellule tordu : Si quelqu’un a monté un objectif incompatible (type 21mm Super Angulon non modifié), le bras de la cellule peut avoir été endommagé. Vérifiez son déploiement à vide.
Pour vérifier des détails de production ou le statut de certaines éditions limitées, vous pouvez croiser les informations de cet article avec la fiche Leica M5 du Leica Classic Store, qui recense plusieurs exemplaires de collection et leurs caractéristiques d’origine.
Alternatives modernes au Leica M5 si vous hésitez encore
Si vous êtes attiré par l’ergonomie télémétrique mais que vous hésitez à vous lancer dans l’argentique, des alternatives numériques modernes existent.
Leica M11 : la continuité numérique de la philosophie M
Le Leica M11 (2022) représente la version numérique actuelle de la philosophie M. Même monture, même ergonomie télémétrique, mais avec un capteur plein format de 60 mégapixels et triple résolution.
Le prix neuf tourne autour de , à titre indicatif sur un grand site marchand généraliste. C’est un investissement conséquent, mais vous retrouvez l’expérience de visée télémétrique sans les contraintes de la pellicule.
Enfin, si ce qui vous attire est surtout l’ergonomie télémétrique mais que vous ne voulez pas gérer les films, le test complet du Leica M11 vous aidera à voir ce que propose Leica aujourd’hui côté numérique.
Fujifilm X100VI : alternative compacte « rangefinder-like »
Le Fujifilm X100VI (2024) n’est pas un télémètre, mais son viseur hybride et son ergonomie à molettes lui donnent une prise en main proche des Leica M. Avec son capteur APS-C de 40 mégapixels et sa stabilisation intégrée, c’est un daily carry redoutablement efficace.
On le trouve généralement autour de 1 799,00 € en neuf, selon les revendeurs. C’est une fraction du prix d’un M11, pour une expérience photographique qui rappelle les compacts experts d’antan.
Quand rester en argentique malgré tout
Si l’argentique vous attire vraiment — pour le processus, le rendu, la démarche — le M5 reste une porte d’entrée cohérente. Pour explorer d’autres options dans la gamme M argentique, consultez nos tests du M6 et du M-A.
Et pour prolonger votre exploration créative avec le M5, n’hésitez pas à expérimenter avec des pellicules périmées ou à consulter notre guide sur les pellicules exposées à la lumière pour comprendre les risques et les opportunités créatives.
FAQ Leica M5 : réponses rapides à vos questions

Pour prolonger votre découverte de l’univers photographique argentique et des maîtres qui ont utilisé ces appareils, consultez notre article sur les photographes argentiques célèbres et l’histoire de la photographie qui ont marqué l’époque des Leica M.
Pour comprendre l’évolution de Leica depuis les origines, notre guide sur le Leica III, l’appareil de reportage historique vous permettra de voir le chemin parcouru jusqu’au M5.
Prêt à passer à l’action ? Le Leica M5 est un excellent choix pour qui veut entrer dans l’univers Leica argentique sans se ruiner. Définissez votre budget total (boîtier + CLA + optique + films), repérez les annonces avec numéro de série >134xxxx, et n’hésitez pas à demander des photos du bras de cellule avant d’acheter. Bonne chasse !

