Sorti à l’automne 2005 en remplacement du S70, le Canon PowerShot S80 occupe une place particulière dans la généalogie des compacts experts Canon. C’est l’un des rares boîtiers de poche de cette génération à proposer un grand-angle 28 mm équivalent, dans un corps tout-métal à fermeture coulissante, avec des modes P, Av, Tv et M accessibles directement par molette. Vingt ans plus tard, on le retrouve régulièrement sur les plateformes d’occasion entre 40 et 90 € selon l’état — ce qui ravive l’intérêt des amateurs de digicam vintage et des photographes qui cherchent un compact d’appoint à petit budget.
L’attrait nostalgique ne dit pas, en revanche, si le boîtier tient encore la route pour des usages réels en 2026. Le capteur CCD 8 MP de 2005 n’a pas la sensibilité d’un capteur CMOS récent. Le S80 a notamment abandonné le mode RAW que proposait pourtant son prédécesseur S70 — un choix qui a fait grincer des dents à l’époque, et qui pèse encore lourd aujourd’hui pour un photographe qui veut retoucher ses images. La vidéo XGA 1024×768 à 15 images/seconde n’a plus aucun sens face à n’importe quel smartphone récent. Et l’écran 2,5 pouces de 115 000 points reste loin de ce qu’on attend d’un viseur arrière utilisable en plein soleil.
Voici un avis documenté du Canon S80 pour aider à décider entre achat d’occasion, conservation d’un exemplaire dormant ou choix d’un autre boîtier de la même époque. La méthode est simple : croiser la fiche officielle Canon, les mesures publiées en 2005–2006 par DPReview, Imaging Resource et Ken Rockwell, et les retours actuels de la communauté digicam. Tout ce qui n’est pas vérifiable est indiqué comme tel ou renvoyé à une vérification en main propre sur l’exemplaire visé. Une seule question oriente l’analyse : ce boîtier mérite-t-il les 60 € qu’on pourrait y mettre en 2026, et pour quel profil de photographe précisément ?
Le PowerShot S80 garde du sens dans deux cas précis : amateur de rendu CCD pour la photo de jour à ISO 50–100, ou collectionneur Canon attaché à un boîtier emblématique de la fin de l’ère argentique-numérique. Pour tout autre usage — voyage léger, basse lumière, vidéo, retouche poussée — un smartphone récent ou un compact d’occasion plus jeune sera nettement plus cohérent.
Pour qui ce boîtier est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse le Canon PowerShot S80 ?
Oui si…
- Vous cherchez le rendu CCD typique des digicams du milieu des années 2000, avec une vraie texture sur les hautes lumières et des couleurs plus tranchées que les capteurs CMOS contemporains.
- Vous photographiez essentiellement en lumière du jour à ISO 50 ou 100, en JPEG, sans intention de retoucher lourdement.
- Vous voulez un grand-angle 28 mm équivalent dans un boîtier de poche, avec des commandes manuelles directes — une association rare encore aujourd’hui dans ce format.
- Vous collectionnez les compacts experts Canon ou cherchez un boîtier d’appoint à moins de 80 € pour la photo de rue.
Non si…
- Vous photographiez régulièrement en intérieur, en soirée ou en basse lumière : au-delà de ISO 200, le bruit devient envahissant et difficilement récupérable sans RAW.
- Vous attendez un mode RAW pour la post-production — le S80 n’en propose pas, contrairement au S70 qu’il remplace.
- Vous comptez l’utiliser en vidéo : le format XGA 15 ips n’est exploitable nulle part en 2026.
- Vous cherchez une stabilisation ou un vrai mode portrait à grande ouverture sur toute la plage focale (le f/5.3 à 100 mm pèse vite en intérieur).
- Vous voulez un appareil pour la photo d’action ou de sport : autofocus lent, rafale d’environ 1,8 image/seconde sur quelques vues.
Méthode d’analyse et sources mobilisées
Ce constat vaut pour un avis documenté en 2026, pas pour un banc d’essai mené en laboratoire ni pour une prise en main de plusieurs semaines en 2026. Le Canon S80 est sorti il y a vingt ans, et le travail consiste ici à croiser des sources publiques fiables pour distinguer ce que les spécifications imposent, ce que les mesures d’époque ont établi, et ce qui doit être vérifié en main propre sur chaque exemplaire d’occasion.
Les sources mobilisées sont de quatre ordres. La fiche officielle Canon Camera Museum donne les caractéristiques constructeur — capteur 1/1,8″ CCD 8 MP, zoom 28–100 mm f/2.8–5.3, batterie NB-2LH, écran 2,5″ 115 000 points, vidéo XGA 1024×768 à 15 ips, poids d’environ 225 g pour le boîtier seul. Les reviews techniques publiées en 2005–2006 par DPReview, Imaging Resource et Ken Rockwell ont mesuré la qualité d’image en JPEG, le bruit ISO et les performances autofocus dans des conditions reproductibles. Les retours communautaires sur les forums photo et les groupes digicam vintage permettent d’identifier les points faibles qui apparaissent avec l’âge — charnière du capot coulissant, batteries d’origine fatiguées, comportement avec les cartes SD récentes. Enfin, les caractéristiques mesurables du capteur CCD 1/1,8 pouce, partagé avec plusieurs compacts experts contemporains, bornent ce qu’on peut attendre du S80 en sensibilité et en plage dynamique.
Cette approche a une limite : elle ne remplace pas une mesure récente sur l’exemplaire que vous achetez. Quand un constat tient à une donnée vérifiable, la source est citée. Quand il s’agit d’un consensus, c’est précisé. Quand l’information dépend de l’état de l’exemplaire (capteur, batterie, capot), la vérification est renvoyée à l’achat lui-même.
Review vidéo du Canon PowerShot S80 par Alexander JPEG. Publiée en août 2025, en anglais.
Ce que les spécifications imposent — et ce qu’il faut vérifier en main propre
| Faits Canon vérifiables (sources officielles & mesures 2005–2006) | Points à vérifier sur l’exemplaire d’occasion |
|---|---|
| Capteur CCD 1/1,8″ 8 MP effectifs, plage ISO 50–400. | Présence de pixels chauds : photographier un cadre noir bouchon fermé à 400 ISO, 2 secondes. |
| Zoom 28–100 mm équivalent f/2.8–5.3, 9 lentilles en 7 groupes. | Absence de moisissure ou de voile interne dans l’optique (orienter vers une lumière forte). |
| Boîtier d’environ 225 g hors batterie et carte selon Canon. | Capot coulissant : clic franc, déclenchement sans jeu, position fermée verrouillée. |
| Batterie NB-2LH ou NB-2L, environ 200 vues CIPA écran allumé. | Capacité réelle de la batterie : chute brutale après 20 ans sur les NB-2LH d’origine. |
| Stockage : cartes SD selon le tableau de compatibilité Canon (pas SDHC ni SDXC). | Tester avec une carte SD 1 ou 2 Go formatée dans l’appareil avant achat à distance. |
| Pas de mode RAW (régression vs S70), pas de stabilisation, pas de griffe flash. | État du flash intégré (souvent fatigué), bouton de mode pas grippé, écran sans pixels morts visibles. |
Qualité d’image : ce que vaut le capteur CCD 8 MP en 2026
Réponse rapide : le S80 reste correct à ISO 50 et 100 en JPEG, perd nettement à partir d’ISO 200, et touche sa limite à ISO 400. L’optique 28–100 mm est l’un des meilleurs arguments du boîtier — propre dès f/4 au centre, faible en bordure de cadre au grand-angle, sans bokeh marqué possible compte tenu du format de capteur.
Optique 28–100 mm f/2.8–5.3 : un vrai grand-angle pour 2005
L’objectif est sans doute le meilleur argument du S80, et il l’est resté. Le 28 mm équivalent au grand-angle était rare sur un compact en 2005, où la majorité des concurrents commençaient à 35 ou 38 mm. Ouvert à f/2.8 au plus court, l’optique permet une vraie photo d’intérieur en lumière naturelle à ISO 100 — à condition d’accepter la profondeur de champ étendue qu’impose un capteur 1/1,8 pouce.
Les mesures de DPReview en 2005 ont montré un piqué satisfaisant au centre dès f/4, avec une distorsion visible au 28 mm — typique d’un grand-angle de compact à cette époque — et une chute de netteté en bordure de cadre. Au télé 100 mm, l’ouverture maximale tombe à f/5.3, ce qui pèse vite en intérieur. En portrait, le 100 mm équivalent f/5.3 sur un capteur 1/1,8″ ne produira pas de flou d’arrière-plan marqué : c’est physiquement impossible avec ce format de capteur, peu importe la composition.
Bruit ISO : la frontière des 100 ISO
C’est là que le capteur de 2005 montre son âge. Les capteurs CCD 1/1,8″ de cette génération étaient déjà mesurés comme bruyants au-delà de 200 ISO sur les bancs DPReview de l’époque, et l’ergonomie du S80 plafonne d’ailleurs à ISO 400 — un signal clair de Canon sur la limite de ce que le boîtier peut produire d’exploitable.
- ISO 50 et 100 : zone confortable. Le rendu CCD donne ses meilleurs résultats en JPEG sur lumière du jour, avec des couleurs saturées et une texture propre. C’est là que le S80 tient ses promesses, et nulle part ailleurs.
- ISO 200 : déjà un compromis. Le grain monte sur les aplats sombres et dans les ombres. Acceptable pour le web, plus discutable pour un tirage A4.
- ISO 400 : limite haute du boîtier. Bruit chromatique marqué, perte de détail, lissage du logiciel interne qui floute les textures fines (cheveux, tissus). Utilisable seulement en dépannage.
L’absence de RAW pèse particulièrement ici. Sur un boîtier moderne, on aurait pu rattraper du bruit sous Lightroom ou DXO PureRAW. Sur le S80, ce que produit le processeur DIGIC II en JPEG est définitif. Pour un photographe habitué à retoucher ses fichiers, c’est une frustration constante — et un argument pour préférer le S70 (RAW présent) ou le S90 (RAW de retour) à équipement comparable.
Autofocus et rafale : conçus pour des sujets statiques
Les reviews de 2005 décrivaient un autofocus correct sur sujet immobile en bonne lumière, et lent à dramatique en intérieur ou face à un sujet à faible contraste. Vingt ans plus tard, ce constat reste valable — la techno AF par contraste pure du S80 n’a pas évolué pendant qu’il dormait dans un tiroir. Suivre un enfant qui court ou un chien en mouvement n’est pas réaliste avec ce boîtier.
La rafale tourne autour de 1,8 image/seconde sur quelques vues, le temps que le buffer se vide vers la carte SD. C’est utilisable pour de la photo de rue lente, un portrait posé, un paysage où on hésite entre deux compositions. C’est inutilisable pour de l’action.
Écran et viseur optique : le combo daté

L’écran ACL 2,5 pouces 115 000 points était dans la moyenne haute en 2005 ; il est aujourd’hui visiblement pixelisé et peu utilisable en plein soleil. Le viseur optique zoomant intégré est un dépannage pratique en lumière forte, mais il ne couvre qu’environ 80 % du cadre réel et ne donne aucune information de mise au point ni d’exposition. C’est un héritage des compacts argentiques que beaucoup d’utilisateurs trouvent charmant aujourd’hui — à condition d’accepter qu’on cadre approximativement.
Vidéo, flash et fonctions secondaires
La vidéo XGA 1024×768 à 15 ips était une curiosité en 2005 — la majorité des compacts plafonnaient à VGA 30 ips. En 2026, c’est inutilisable : la fluidité de 15 ips donne un effet saccadé permanent, le format XGA est plus carré que toutes les normes vidéo actuelles, et le son mono compressé est de qualité dictaphone. À considérer comme un mode aperçu, jamais comme une fonction de capture vidéo réelle.
Le flash intégré à diaphragme fixe surchauffe les visages en portrait rapproché, comportement classique des compacts de cette génération. Il n’y a pas de griffe pour brancher un flash externe, contrairement à la série G du même âge. La connectique se limite à un mini-USB 2.0 — lent à transférer des cartes pleines — et à une sortie A/V analogique. Aucun HDMI, aucune connexion sans fil, aucune option de transfert moderne.
Ergonomie et autonomie : ce que la conception du S80 impose encore aujourd’hui

Le boîtier tout-métal pèse environ 225 g hors batterie et carte selon Canon — avec batterie et carte, le poids réel en main est sensiblement supérieur. Le format passe en poche de manteau mais pas en poche de jean. La fermeture coulissante du capot sert à la fois de bouton marche-arrêt et de protection d’objectif : un système élégant, qui a tendance à se fragiliser avec les années sur certains exemplaires (vérifier en occasion que le clic est franc et que la lentille n’est pas exposée au repos).
La roue de mode au-dessus permet d’accéder directement à P, Av, Tv et M sans plonger dans les menus — c’est ce qui distingue le S80 d’un compact grand public et qui justifie l’étiquette « expert ». Les molettes de réglage sont petites mais réactives, et l’accès aux fonctions secondaires (balance des blancs, mesure, AF) passe par un bouton FUNC dédié.
Côté autonomie, Canon annonce environ 200 vues selon la norme CIPA avec écran allumé, et jusqu’à 700 vues avec écran éteint en utilisant le viseur optique uniquement. Ces chiffres datent de 2005 sur batterie neuve. Sur une NB-2LH d’origine vieillie de vingt ans, l’autonomie réelle dépend surtout de l’état de la batterie : un pack neuf de remplacement (entre 15 et 25 €, marques tierces compatibles) reste l’investissement obligé pour exploiter le boîtier au quotidien.
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Comparatif : S70, S80, S90, S100 et l’arrivée du Sony RX100
Le S80 prend tout son sens — ou tout son inconvénient — quand on le replace dans la généalogie des compacts experts Canon. Voici comment il se positionne face à ses voisins immédiats et au boîtier qui a redéfini la catégorie en 2012, le Sony RX100.
| Modèle | Année | Capteur | Optique | RAW | Stabilisation | Écran | Prix occasion indicatif |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Canon S70 | 2004 | 1/1,8″ 7,1 MP | 28–100 f/2.8–5.3 | Oui | Non | 1,8″ | 30–60 € |
| Canon S80 | 2005 | 1/1,8″ 8 MP | 28–100 f/2.8–5.3 | Non | Non | 2,5″ | 40–90 € |
| Canon S90 | 2009 | 1/1,7″ 10 MP | 28–105 f/2.0–4.9 | Oui | Oui | 3,0″ | 80–150 € |
| Canon S100 | 2011 | 1/1,7″ 12 MP CMOS | 24–120 f/2.0–5.9 | Oui | Oui | 3,0″ | 120–200 € |
| Sony RX100 | 2012 | 1″ 20 MP CMOS | 28–100 f/1.8–4.9 | Oui | Oui | 3,0″ 1,2 Mpx | 180–280 € |
Le passage du S70 au S80 est un cas d’école : on gagne 1 mégapixel et un grand écran 2,5 pouces, mais on perd le RAW. Pour un photographe qui retouche, c’est un mauvais marché — d’où la cote curieuse du Canon PowerShot S70 sur le marché de l’occasion, parfois plus chère que celle du S80 à équipement comparable. Le Canon PowerShot S90 de 2009 marque la vraie différence : capteur 1/1,7″ plus sensible, RAW de retour, stabilisation optique, ouverture f/2.0 au grand-angle. Le Canon S100 (2011) ajoute le 24 mm équivalent et un capteur CMOS qui change tout en basse lumière.
Le Sony RX100 (2012) appartient à une autre catégorie. Son capteur 1 pouce — soit environ quatre fois la surface du capteur 1/1,8″ du S80 — change tout en sensibilité, en plage dynamique et en flou d’arrière-plan. Notre analyse du Sony RX100 détaille pourquoi ce boîtier reste, plus de dix ans après sa sortie, un meilleur achat d’occasion qu’un S80 pour la majorité des usages — quitte à payer trois à quatre fois plus.
S80 ou smartphone récent ? La question qu’il faut poser
C’est la décision la plus honnête à prendre avant tout achat. Pour la photo de rue spontanée, le voyage léger et tout usage où la rapidité de partage compte, un smartphone milieu de gamme récent produit des images plus propres en basse lumière, gère le HDR automatique, intègre l’autofocus de visage et permet l’envoi instantané. Le S80 ne fait rien de cela.
Le S80 n’a de sens que si vous cherchez quelque chose qu’un smartphone ne donne pas : le rendu CCD spécifique en JPEG sur lumière de jour, l’expérience d’un boîtier dédié avec roue de mode physique, ou la valeur d’usage d’un boîtier de collection. Si la réponse à ces trois propositions est « non », un smartphone restera plus pertinent. Si c’est « oui » sur au moins une, le S80 a une place — à condition de l’utiliser pour ce qu’il sait faire et pas pour combler les lacunes que le smartphone laisse vides.
Limites, défauts et points qui agacent
Avantages
- Optique 28–100 mm f/2.8–5.3 propre dès f/4 au centre, avec un grand-angle 28 mm rare sur un compact de cette époque.
- Boîtier tout-métal robuste et compact, fermeture coulissante élégante qui sert de protection d’objectif.
- Modes P, Av, Tv et M accessibles directement par molette physique, comme sur un boîtier expert.
- Rendu CCD recherché pour le grain spécifique sur les hautes lumières et la saturation typique des digicams 2005.
- Coût d’entrée très bas en occasion — un boîtier d’appoint pour 60 €.
Inconvénients
- Pas de mode RAW — régression franche par rapport au S70, qui en proposait un.
- Bruit visible à partir d’ISO 200, sévère à ISO 400 (limite haute du boîtier), et impossible à corriger en post sans RAW.
- Pas de stabilisation optique : tenir 1/30s à 100 mm équivalent demande une vraie technique.
- Autofocus lent en intérieur, rafale d’environ 1,8 ips — inadapté à toute photo d’action.
- Vidéo XGA 1024×768 à 15 ips inutilisable en 2026.
- Connectique limitée au mini-USB 2.0 et à l’A/V analogique. Pas de HDMI, aucune connexion sans fil.
- Batterie NB-2LH d’origine souvent fatiguée sur les exemplaires d’occasion : prévoir un remplacement.
- Compatibilité carte mémoire limitée à la SD selon Canon (pas de SDHC ni SDXC officiellement).
Ce que les autres tests ne disent pas

La plupart des reviews disponibles sur le S80 datent de 2005–2006 et se concentrent sur les mesures de l’époque. Quatre points pratiques sont rarement abordés et changent pourtant la décision d’achat.
- Compatibilité carte mémoire : le tableau Canon classe le S80 en SD uniquement, sans support officiel des cartes SDHC. Acheter une SDHC 16 ou 32 Go en pensant que ça marchera peut conduire à des erreurs de lecture sur certains exemplaires. La carte sûre reste une SD classique 1 ou 2 Go formatée dans l’appareil.
- Risque batterie : les NB-2LH d’origine ont vingt ans. La capacité réelle s’effondre sans préavis, parfois en quelques cycles. Compter sur la batterie d’origine pour un voyage est risqué.
- Capot coulissant fragilisé : c’est le talon d’Achille mécanique du S80. Sur des exemplaires très utilisés, le clic devient mou ou la lentille reste partiellement exposée au repos. À tester avant d’acheter.
- Cannibalisation S70/S90 : à équipement comparable en occasion, le S70 garde le RAW et le S90 propose un saut de génération. Le S80 ne se justifie qu’à un prix nettement inférieur aux deux ou pour son rendu CCD spécifique.
À retenir avant un achat d’occasion

- Capot coulissant : tester le clic, vérifier que la lentille n’est jamais exposée au repos.
- Optique : orienter le boîtier vers une lumière forte pour repérer une éventuelle moisissure ou un voile interne.
- Capteur : photographier un cadre noir bouchon fermé à ISO 400 sur 2 secondes, et chercher les pixels chauds visibles.
- Batterie : demander si la NB-2LH est d’origine ou un pack neuf. Prévoir 15–25 € pour un remplacement compatible.
- Carte mémoire : tester avec une SD classique 1 ou 2 Go formatée dans l’appareil avant tout achat à distance.
- Écran ACL : vérifier l’absence de pixels morts visibles sur fond uniforme blanc et noir.
- Bouton de mode : tourner sur les 8 positions et vérifier qu’aucun cran n’est grippé.
- Connectique : tester le port mini-USB et la sortie A/V si vous comptez transférer ou connecter à un téléviseur.
Combien coûte un Canon S80 en 2026
Le S80 n’est plus produit depuis longtemps et n’est disponible qu’en occasion. Les fourchettes de prix observables sur les principales plateformes au printemps 2026 vont de 40 € pour un boîtier complet en état moyen (rayures, batterie morte) à 90 € pour un exemplaire en bon état avec batterie neuve, chargeur d’origine et carte SD adaptée. Au-delà de 100 €, on entre dans la zone collector, où le prix paie davantage la rareté de la boîte d’origine que la valeur d’usage du boîtier.
Plafond de prix raisonnable : à équipement comparable, le S70 en occasion donne le RAW pour à peine plus cher, et le S90 marque un vrai saut de génération pour environ deux fois le prix d’un S80. Au-delà de 80–90 €, le S80 perd presque toujours dans une comparaison directe avec ses voisins de gamme. Le bon prix d’achat se situe entre 40 et 70 € pour un exemplaire en bon état — au-delà, il faut une vraie raison (collection, rendu CCD spécifique, exemplaire exceptionnel).
Où acheter un Canon PowerShot S80
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Boutiques d’occasion photo (MPB, La Boutique du Photographe, KEH) | Boîtiers évalués et notés par des techniciens, garantie courte (3 à 6 mois), photos détaillées des défauts visibles. | Stock de S80 limité — modèle peu présent par rapport aux Canon G ou aux Sony RX. Prix généralement 10 à 20 € au-dessus du particulier. |
| Marketplaces avec protection acheteur (Leboncoin, eBay vendeurs pro, Vinted) | Tarifs les plus bas observables (40–70 €), large choix d’états et de configurations. Protection acheteur en cas de litige. | Pas de garantie constructeur, vérifier scrupuleusement les photos, demander une vidéo de mise en route si possible. Privilégier la remise en main propre pour appliquer la checklist d’achat. |
| Canon & revendeurs agréés (canon.fr, Fnac, camara, Photo Hall) | Source primaire pour vérifier les caractéristiques officielles et constater l’absence de disponibilité neuve. Repère utile en amont. | Achat uniquement en occasion ailleurs : pas de stock neuf depuis longtemps, pas de garantie constructeur sur un exemplaire ancien. |
Les prix indiqués fluctuent selon les périodes — vérifier directement sur chaque plateforme avant achat. Les pics de demande apparaissent typiquement après une mention du boîtier sur les réseaux sociaux ou dans une vidéo YouTube grand public.
FAQ — Canon PowerShot S80
Quel est l’avis sur le Canon PowerShot S80 en 2026 ?
Le S80 reste un compact expert 8 MP intéressant pour le rendu CCD en lumière du jour à ISO 50–100, avec un grand-angle 28 mm et des contrôles manuels directs. Mais ses limites pèsent en 2026 : pas de RAW, bruit marqué dès ISO 200, vidéo obsolète, pas de stabilisation. À considérer pour la collection ou le rendu vintage spécifique, pas comme appareil principal.
Quelle batterie utiliser pour le Canon S80 et quelle autonomie ?
Le S80 utilise la batterie Canon NB-2LH (compatible NB-2L). Canon annonce environ 200 vues selon la norme CIPA avec écran allumé, et jusqu’à 700 vues avec viseur optique uniquement, sur batterie neuve. Sur une batterie d’origine vieillie de vingt ans, comptez beaucoup moins. Une batterie de remplacement neuve (entre 15 et 25 €) est généralement indispensable pour exploiter le boîtier au quotidien.
Quelle carte SD fonctionne vraiment avec le Canon PowerShot S80 ?
Le tableau de compatibilité Canon classe le S80 en SD uniquement, sans support officiel des cartes SDHC ni SDXC. Pour éviter les erreurs de lecture, privilégiez une carte SD classique de 1 ou 2 Go formatée directement dans l’appareil. Les cartes SDHC de 4 à 32 Go ne doivent pas être recommandées sans test préalable sur l’exemplaire concerné.
Le Canon PowerShot S80 vaut-il mieux qu’un smartphone récent ?
Pour la qualité d’image en basse lumière, la rapidité de partage et la polyvalence quotidienne, un smartphone milieu de gamme récent fait mieux que le S80. Le S80 garde un avantage uniquement sur trois points : le rendu CCD spécifique en JPEG sur lumière du jour, l’expérience tactile d’un boîtier dédié avec roue de mode, et la valeur d’usage d’un compact de collection. Pour tout autre usage, le smartphone est plus pertinent.
Le Canon S80 est-il stabilisé ?
Non, le S80 ne dispose ni de stabilisation optique ni de stabilisation capteur. C’est l’une des grandes différences avec le S90 sorti quatre ans plus tard. En basse lumière ou au télé 100 mm équivalent, il faut compenser à la sensibilité ISO ou stabiliser le boîtier sur un appui.
Canon S80 vs S90 : quelles différences concrètes ?
Le S90 (2009) apporte un capteur 1/1,7″ 10 MP plus sensible, le retour du mode RAW abandonné par le S80, une stabilisation optique, une ouverture f/2.0 au grand-angle (contre f/2.8 sur le S80) et un écran 3 pouces. Pour la majorité des usages, le S90 est un bien meilleur achat d’occasion — comptez environ deux fois le prix d’un S80.
Le Canon S80 fait-il du RAW ?
Non, le S80 ne propose que du JPEG. C’est une régression notable par rapport au S70 (2004), son prédécesseur direct, qui proposait un mode RAW. Pour la post-production avancée — récupération des hautes lumières, traitement du bruit, étalonnage couleur — il faut soit accepter cette limite, soit se tourner vers le S70 ou le S90.
Peut-on encore acheter un Canon S80 neuf ?
Non. Le boîtier n’est plus produit depuis longtemps, aucun stock neuf n’est disponible chez Canon ou chez les revendeurs agréés. L’achat se fait exclusivement en occasion, sans garantie constructeur. Quelques boutiques spécialisées (MPB, KEH) proposent des exemplaires révisés avec une courte garantie commerciale de 3 à 6 mois.
Verdict final
Le Canon PowerShot S80 est un boîtier honnête de 2005 que le marché de l’occasion remet en circulation à des tarifs accessibles. Il a deux qualités qui n’ont pas vieilli : un grand-angle 28 mm équivalent rare dans ce format, et des commandes manuelles directes qui permettent de travailler comme avec un boîtier expert. Il a aussi des limites qui, elles, ont vieilli avec le temps : capteur CCD bruyant au-delà d’ISO 100, absence de RAW, vidéo désormais inutilisable, autofocus dépassé pour tout sujet en mouvement, compatibilité carte mémoire restreinte à la SD classique selon Canon.
L’équation se résume à un arbitrage simple. À moins de 70 € en bon état, pour un photographe qui aime le JPEG en lumière du jour et accepte les contraintes du capot coulissant et de la batterie ancienne, le S80 fait sa part du travail. Au-delà de 80–90 €, il perd presque toujours face au S70 (qui garde le RAW), au S90 (qui marque le vrai changement de génération) ou au Sony RX100 (qui change de catégorie). Et pour la photo du quotidien — voyage, partage, basse lumière — un smartphone récent reste plus efficace.
Prochaine étape : avant tout achat, prenez 15 minutes pour comparer le S80 avec son successeur direct. Notre test détaillé du Canon PowerShot S90 explique pourquoi le saut de 2009 a recentré la gamme, et pourquoi l’écart de prix se justifie souvent. Si le rendu CCD spécifique compte plus que tout pour vous, regardez aussi du côté du S70 (2004) qui garde le mode RAW pour quasiment le même tarif.

