Le Ricoh GR IV n’est pas un appareil photo pour tout le monde — et c’est précisément ce qui le rend intéressant. Depuis son lancement officiel le 21 août 2025, il occupe une place très particulière sur le marché : celle d’un compact expert APS-C conçu avant tout pour photographier vite, léger et discret, sans transformer chaque sortie en expédition photo. Sur le papier, Ricoh livre la formule GR affinée : nouveau 28 mm f/2,8, capteur APS-C de 25,74 Mpx, stabilisation sensor-shift SR 5 axes, autofocus revu, mémoire interne d’environ 53 Go et démarrage annoncé autour de 0,6 seconde. En février 2026, la marque a ajouté via firmware 1.11 un obturateur électronique montant jusqu’au 1/16 000 s, pour travailler à pleine ouverture en forte lumière sans filtre ND.
La vraie question, celle que ce test cherche à trancher, n’est pas « est-il bon ? » — mais « ses compromis valent-ils plus de 1 300 € pour votre pratique précise ? » Un GR IV peut être remarquable pour la rue, le voyage léger, le quotidien, les repérages et les images capturées à l’instinct. Il peut aussi devenir frustrant si vous aimez varier les focales, cadrer dans un viseur, filmer sérieusement, ou suivre des sujets rapides. Pour les caractéristiques exactes — capteur, cadence vidéo, stockage interne ou autonomie CIPA — les spécifications officielles Ricoh restent la source de référence.
Dans cet article, l’objectif n’est pas de répéter la fiche technique. Nous allons voir ce que le GR IV change réellement face au GR III, pour qui le 28 mm fixe reste un atout décisif, dans quels cas un GR IIIx ou un Fujifilm X100VI serait plus cohérent, et si son tarif actuel se défend en 2026. Si vous maîtrisez déjà le 28 mm fixe, poursuivez directement vers la section terrain. Si vous hésitez entre focales ou entre philosophies de boîtier, allez au comparatif.
Verdict express : Le Ricoh GR IV est probablement la version la plus aboutie de la formule GR pour la street et le quotidien exigeant. Sa stabilisation 5 axes change la donne en basse lumière. Limite principale : pas de viseur, focale unique, vidéo Full HD seulement. Parfait en second boîtier ou comme appareil du quotidien au 28 mm.
Mise à jour mars 2026 : où en est vraiment le Ricoh GR IV ?
Lancement, disponibilité, statut officiel
Ricoh a annoncé le développement du GR IV le 22 mai 2025, puis officialisé le boîtier via son communiqué de lancement du 21 août 2025. La mise à disposition progressive en France s’est étalée sur l’automne 2025, avec des stocks initiaux tendus. Au 29 mars 2026, la boutique officielle GR Europe affiche le GR IV à 1 349,99 € (prix de référence constructeur constaté à cette date) avec un statut « Notify me » — signe d’une demande encore supérieure à l’approvisionnement disponible. Ce contexte de disponibilité partielle est à intégrer dans votre décision : il vaut la peine de vérifier chez les revendeurs photo agréés avant de chercher uniquement en ligne.
Ce que change le firmware 1.11
Le firmware 1.11, publié le 13 février 2026, apporte une évolution concrète pour les photographes qui travaillent à pleine ouverture en extérieur : l’obturateur électronique monte désormais jusqu’au 1/16 000 s contre 1/4 000 s pour l’obturateur mécanique. En pratique, cela permet de shooter à f/2,8 en plein soleil sans filtre ND — une contrainte que les GR III et IIIx imposaient dans ces conditions. Les détails complets du firmware sont disponibles sur la page de support officielle Ricoh GR IV. À noter : l’obturateur électronique peut générer un effet de rolling shutter sur les sujets en mouvement rapide — c’est un compromis à avoir en tête avant de l’activer par défaut.
Prix constaté et positionnement actuel
À 1 349,99 € (prix de référence constructeur constaté au 29 mars 2026), le GR IV se positionne dans la tranche haute des compacts experts APS-C à focale fixe. Ce tarif a le mérite d’être cohérent avec la niche : vous payez un capteur APS-C, une optique taillée pour ce format, et un gabarit que vous n’obtiendrez nulle part ailleurs à ce niveau de qualité d’image. Le vrai débat ne porte pas sur le prix en absolu, mais sur la question traitée plus bas : est-ce que les gains face au GR III — ou face à un X100VI légèrement plus cher — justifient ce choix pour votre pratique précise ?
Fiche express : ce que le Ricoh GR IV apporte sur le papier

Fiche technique rapide — Ricoh GR IV
Toutes les spécifications détaillées sont vérifiables sur la fiche produit officielle du Ricoh GR IV.
Ce qui change face au Ricoh GR III
Évolutions clés du GR IV face au GR III
Nouveau capteur, nouvel objectif, GR Engine 7
Le capteur APS-C monte à 25,74 Mpx, ce qui offre davantage de latitude en post-traitement : recadrage, impression grand format, extraction de détails fins en street. L’objectif 28 mm f/2,8 est optimisé pour ce capteur avec le GR Engine 7 : le rendu final, notamment la correction automatique des aberrations en JPEG, progresse face au GR III. Ricoh conserve sciemment la même focale et la même ouverture maximale. Le GR IV n’est pas une reconfiguration du concept — c’est son affûtage. Ceux qui avaient un grief fondamental avec le 28 mm fixe n’y trouveront pas de réponse.
Notre retour complet sur le Ricoh GR III reste une référence utile pour comprendre la base dont part le GR IV : la philosophie de prise en main, les modes de mise au point hérités et la logique d’usage sont très proches.
Stabilisation et autofocus : ce qui change concrètement
La stabilisation sensor-shift SR 5 axes du GR IV contre SR 3 axes sur le GR III ouvre une plage d’usage en basse lumière qui était nettement plus restreinte sur la génération précédente. Ricoh annonce un gain allant jusqu’à 6 stops : c’est le maximum en conditions idéales, que nous nuançons dans la section terrain. L’AF bénéficie d’un système de détection de sujet, visage et œil plus intégré, utile pour les portraits de rue. La poursuite de sujets rapides reste une limite structurelle de la formule GR — aucun firmware ne l’effacera.
Stockage, batterie, ergonomie
La mémoire interne de ~53 Go est l’une des vraies nouveautés pratiques. En voyage ou en sortie impromptue, s’affranchir d’une carte microSD et shooter directement dans la mémoire interne change la réactivité au départ. La batterie reste modeste en autonomie CIPA (~250 vues) : une donnée à prendre avec précaution en usage réel, surtout avec Bluetooth actif. Une seconde batterie reste fortement conseillée pour toute journée de sortie. Côté ergonomie, le boîtier conserve le gabarit GR familier : compact, sans superflu, avec le minimum de boutons physiques.
Pour qui le Ricoh GR IV est — ou n’est pas — fait

À qui s’adresse vraiment le Ricoh GR IV ?
Oui si…
- Vous aimez le 28 mm fixe et l’assumez comme choix esthétique, pas comme contrainte subie.
- Vous voulez un boîtier de poche capable de produire des fichiers de qualité professionnelle, sans sac photo.
- Vous pratiquez la street photography, le voyage léger, le quotidien ou les repérages.
- Vous cherchez un second boîtier ultra-discret en complément d’un hybride principal, pour les situations où sortir un reflex serait contre-productif.
- Vous venez d’un smartphone haut de gamme et cherchez un saut qualitatif tangible sans adopter un kit complet.
Non si…
- Vous avez besoin de varier les focales ou de zoomer, même ponctuellement.
- Vous cadrez exclusivement dans un viseur optique ou électronique.
- La vidéo fait partie de votre flux de travail régulier : le GR IV est limité au Full HD.
- Vous photographiez des sujets rapides (sport, enfants en mouvement, animaux) : l’AF n’est pas conçu pour ça.
- Vous n’êtes pas certain de tirer parti d’un 28 mm fixe au quotidien pour ce niveau de budget.
Méthodologie de test
Conditions de test
- Durée : 4 semaines d’utilisation continue, dont 3 sorties dédiées street et urbain (Grenoble et Lyon), 1 week-end voyage léger sans matériel d’appoint, et plusieurs sessions en soirée et basse lumière.
- Types de prises de vue : rue à la main, portraits de rue avec détection visage/œil, scènes macro/proches en basse lumière, intérieurs d’espaces publics (gares, marchés couverts), plein air en journée et au crépuscule.
- Conditions lumineuses : plein soleil en milieu de journée (test obturateur électronique après firmware 1.11), lumière de fin de journée, intérieurs sombres, éclairage urbain nocturne.
- Protocoles spécifiques : Snap Focus et Full Press Snap sur sujets statiques et en déplacement modéré, batterie en usage réel avec Bluetooth actif puis désactivé, transfert Bluetooth vers smartphone en conditions de sortie, comparaison fichiers RAW avec un boîtier hybride full-frame de référence.
- Contexte de comparaison : le GR IV a été utilisé en parallèle d’un hybride full-frame — non nommé pour éviter un duel de marque non représentatif — afin de situer concrètement ce que le compact couvre et ce qu’il ne remplace pas.
Matériel utilisé pour ce test
Carte microSD 256 Go V30
Batterie de rechange DB-110
Application Ricoh GR (iOS)
Câble USB-C pour transferts filaires
Boîtier hybride full-frame (comparaison fichiers — non nommé)
Observations vérifiées dans nos conditions de test
- Démarrage : le temps entre la sortie de poche et le premier déclenchement possible s’est révélé cohérent avec l’annonce Ricoh (~0,6 s) dans nos sorties — sans mesure instrumentée de notre part.
- Autonomie réelle : sur une sortie de 5 à 6 heures avec Bluetooth actif, la batterie a couvert environ 150 à 180 déclenchements dans nos conditions — bien en dessous des 250 vues CIPA, ce qui est habituel en usage réel. Bluetooth désactivé, l’autonomie est nettement améliorée.
- Stabilisation : sur sujets statiques et éclairage urbain, des poses à 1/15–1/20 s tenues à la main ont été régulièrement récupérables avec bonne technique. Nous n’avons pas conduit de protocole de mesure formalisé ; ces chiffres reflètent des observations de terrain, pas des résultats de banc.
- Autofocus : en mode AF standard sur marcheur face caméra à déplacement modéré, le taux de mise au point nette est satisfaisant dans nos sorties. En contre-jour marqué ou sur sujet rapide, le Snap Focus s’est révélé plus fiable.
Qualité d’image, réactivité et Snap Focus sur le terrain
Qualité d’image et rendu du 28 mm
C’est là que le GR IV convainc le plus nettement. Le 28 mm f/2,8, optimisé pour le capteur 25,74 Mpx avec le GR Engine 7, produit une qualité de fichier qui n’a plus rien d’un compact de compromis. La définition au centre est excellente dès f/2,8 ; la correction automatique des aberrations en JPEG est transparente. En RAW, les fichiers offrent une marge de travail réelle sur les hautes lumières en extérieur. Le rendu colorimétrique naturel — ni saturé, ni aseptisé — est fidèle à la réputation de la série. En haute sensibilité, la montée ISO progresse face au GR III sans changer de catégorie : le GR IV n’est pas un capteur de référence basse lumière absolue, mais il avance.
Réactivité, Snap Focus et Full Press Snap
Le Snap Focus reste le mode le plus mal compris — et le plus efficace — du GR IV pour la street photography. En fixant la distance de mise au point à une valeur préréglée (1,5 m ou 2,5 m en usage classique), vous éliminez totalement le temps de latence AF. Le GR IV devient alors une extension de votre regard : vous visez, vous appuyez, la photo est prise. Le Full Press Snap pousse cette logique encore plus loin : une pression directe à fond sur le déclencheur bypass complètement l’AF et utilise la distance Snap préréglée, même si l’appareil est en mode autofocus. C’est brutal, instinctif, et parfaitement adapté aux situations de rue où l’hésitation fait rater l’image.
Le GR IV tient-il vraiment en basse lumière et sur le vif ?
Stabilisation sensor-shift SR 5 axes en conditions réelles
La stabilisation sensor-shift SR 5 axes du GR IV ouvre une plage d’usage en basse lumière qui était nettement plus restreinte sur le GR III et sa stabilisation SR 3 axes. En pratique, des poses à 1/15 s–1/20 s sur sujets statiques en éclairage urbain ont été régulièrement récupérables dans nos conditions, avec bonne technique de tenu de l’appareil. Le gain de 6 stops annoncé par Ricoh est un maximum en conditions contrôlées. En usage dynamique de rue — marcher, réagir vite, déclencher sans appui fixe — un gain de 2 à 3 stops est une attente plus réaliste et plus honnête.
Verdict terrain vs marketing
AF, détection et limites sur sujets en mouvement
La détection de visage et d’œil, déjà introduite sur le GR III/IIIx via firmware, est ici native et mieux intégrée dans un système AF global revu. En portrait de rue — sujet face à vous, marchant lentement ou à l’arrêt — elle fonctionne bien. Sur des sujets plus dynamiques (enfant qui court, sujet se retournant rapidement), les limites structurelles de la formule GR apparaissent clairement. La méthode la plus efficace pour la street reste la combinaison : Snap Focus pour les situations rapprochées et impromptues, AF zone pour les scènes plus posées. Ne pas essayer d’en faire un boîtier de suivi continu : ce n’est pas son architecture.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
En sortie de rue : Le GR IV disparaît. Un boîtier de ce gabarit dans la poche d’un manteau ne change pas la posture, ne trahit pas le photographe, et ne crée pas de distance avec les sujets. Lors de nos sessions à Grenoble et Lyon, l’approche de scènes sans déclencher la méfiance qu’induit un hybride avec objectif apparent a produit des images qu’on n’aurait pas faites autrement. Cette valeur est concrète — pas seulement une question de confort.
Comme boîtier « toujours sur soi » : Un hybride reste au sac dès que vous ne prévoyez pas de photographier. Le GR IV rentre dans la poche, donc il va partout. Cette logique d' »appareil du quotidien » est réelle à condition d’avoir des habitudes de prise de vue instinctives. Sinon, un smartphone haut de gamme remplit ce rôle à moindre coût.
Ce qu’un hybride fait encore mieux : La polyvalence. Sujet en mouvement rapide, téléobjectif, adaptation de cadrage, vidéo qualitative : un hybride avec objectif adapté reste supérieur sur ces plans. Le GR IV ne cherche pas à les concurrencer là-dessus. Il complète un hybride de façon très cohérente pour la street et le voyage — il ne le remplace pas dans un sac polyvalent.
Ce qu’un smartphone ne remplace pas : La latitude RAW, la gestion des hautes lumières en contre-jour, le bokeh naturel du f/2,8 sur APS-C à 28 mm, et le rendu colorimétrique du fichier brut sans traitement algorithmique visible. La différence est perceptible dès le premier lot de fichiers comparé côte à côte.
Le Ricoh GR IV vaut-il vraiment son prix en 2026 ?
À 1 349,99 € (prix de référence constructeur au 29 mars 2026), le GR IV se paye très cher pour un outil qui refuse de zoomer, n’a pas de viseur, ne filme pas en 4K et tient environ 150 à 180 déclenchements par sortie en usage réel. Ce constat est factuel — et pourtant la réponse à « vaut-il son prix ? » dépend entièrement du profil d’acheteur.
Si vous êtes un photographe de rue ou de voyage qui maîtrise le 28 mm, cherche la discrétion absolue et veut des fichiers APS-C directement exploitables dans un flux professionnel, la réponse est probablement oui. Il n’existe pas d’alternative sur ce gabarit avec ce niveau de capteur et cette optique — le GR IV n’a pas de concurrence directe sur ce segment très précis. Si vous cherchez un compact « pour tout faire », d’autres choix s’imposent à ce budget.
Résumé décisionnel : Le GR IV est rationnel pour un photographe qui a une pratique régulière au 28 mm fixe et un usage clair (street, voyage, second boîtier). Il est discutable pour quelqu’un qui achète par réputation de la série sans avoir validé la contrainte focale unique.
Limites, défauts & points à connaître avant d’acheter
Points forts
- Compacité et discrétion incomparables pour un capteur APS-C
- Qualité d’image en progression nette face au GR III, sur RAW comme JPEG natifs
- Stabilisation sensor-shift SR 5 axes : basse lumière nettement plus abordable
- Mémoire interne ~53 Go : liberté réelle en sortie légère
- Snap Focus / Full Press Snap : réactivité imbattable pour la street
- Obturateur électronique 1/16 000 s (firmware 1.11) : pleine ouverture en plein soleil
- AF plus abouti avec détection de sujet, visage et œil
- Rendu colorimétrique naturel, cohérent avec la philosophie GR
Inconvénients
- Pas de viseur (ni optique, ni électronique) — cadrage uniquement sur écran
- Focale unique 28 mm : aucune adaptation de cadrage possible
- Vidéo limitée au Full HD : à exclure d’un flux vidéo sérieux
- Autonomie réelle en dessous des 250 vues CIPA avec Bluetooth actif
- AF perfectible sur sujets rapides ou en contre-jour marqué
- Rolling shutter potentiel avec l’obturateur électronique sur sujets en mouvement
- Prix premium de 1 349,99 € pour un outil très spécialisé
- Disponibilité encore tendue en France au T1 2026
Comparatif rapide : Ricoh GR IV vs GR IIIx vs Fujifilm X100VI

Ricoh GR IV
Le choix du 28 mm et de la discrétion absolue. Version la plus aboutie de la formule GR, avec stabilisation sensor-shift SR 5 axes et mémoire interne généreuse. Pour le photographe qui maîtrise sa focale fixe et cherche le compact APS-C le plus réactif et le plus discret.
Ricoh GR IIIx
La même philosophie GR, au 40 mm équivalent. Pour les photographes qui trouvent le 28 mm trop large ou préfèrent un cadrage plus serré. Notre test complet du GR IIIx aide à trancher selon votre sensibilité focale.
Ricoh GR IV
Plus compact, sans viseur, 28 mm fixe, discrétion maximale. Pour celui qui veut un boîtier de poche APS-C ultra-réactif, sans aucun compromis sur le gabarit.
Fujifilm X100VI
Viseur hybride OVF/EVF, 40,2 Mpx, vidéo 4K, simulations film Fujifilm au 35 mm équivalent. Plus encombrant, généralement plus cher, mais nettement plus polyvalent. Pour qui le viseur est indispensable, c’est l’alternative la plus logique. Voir notre test complet du X100VI.
| Critère | Ricoh GR IV | Ricoh GR IIIx | Fujifilm X100VI |
|---|---|---|---|
| Focale équivalente | 28 mm f/2,8 | 40 mm f/2,8 | 35 mm f/2 |
| Capteur | APS-C 25,74 Mpx | APS-C 24,24 Mpx | APS-C 40,2 Mpx |
| Stabilisation | SR 5 axes (sensor-shift) | SR 3 axes / 4 steps | IBIS 5 axes |
| Viseur | Non | Non | Hybride OVF/EVF |
| Vidéo | Full HD | Full HD | 4K |
| Gabarit | Très compact (poche) | Très compact (poche) | Compact (veste) |
| Simulations / effets | Effets image GR | Effets image GR | Simulations film Fujifilm |
| Prix indicatif | 1 349,00 € | 1 099,00 € | 1 799,00 € |
Quelle différence entre le Ricoh GR IV et le GR IIIx ? La différence décisive est la focale : 28 mm sur le GR IV, 40 mm sur le GR IIIx. Le GR IV bénéficie en plus d’une stabilisation SR 5 axes (contre SR 3 axes sur le GR IIIx), d’une résolution légèrement supérieure et de la mémoire interne de ~53 Go. Si vous hésitez entre les deux, la vraie question est : lequel des deux cadres correspond à votre instinct visuel ? Le GR IIIx HDF (version rendu Highlight Diffusion intégré) est aussi à considérer si le traitement créatif natif vous intéresse.
Pour les données de spécification du X100VI, la fiche officielle Fujifilm X100VI fait référence. Notre test complet du X100VI détaille son positionnement réel pour aider à trancher entre les deux philosophies.
Faut-il l’acheter neuf, attendre, ou viser une alternative ?
Le cas du lecteur déjà équipé d’un GR III
Si vous avez un GR III et êtes satisfait de votre pratique au 28 mm, le passage au GR IV mérite d’être évalué sans pression. Les gains sont réels — SR 5 axes, résolution, AF revu, mémoire interne — mais pas révolutionnaires sortie par sortie. Si votre usage se concentre sur de la street en lumière correcte et des sujets statiques, le GR III remplit encore très bien son rôle. En revanche, si la basse lumière vous pose régulièrement des problèmes de stabilité, ou si vous manquez de capacité de stockage en sortie, le GR IV répond concrètement à ces besoins. Le retour sur le GR III aide à objectiver ce que vous avez déjà avant de décider.
Le cas du lecteur smartphone premium
Vous venez d’un iPhone Pro ou d’un Android haut de gamme et cherchez un saut qualitatif sans adopter un kit complet ? Le GR IV tient cette promesse à condition d’accepter la contrainte du 28 mm fixe. Le rendu RAW, la gestion des hautes lumières en contre-jour, le bokeh naturel à f/2,8 sur APS-C : la différence est visible et tangible. Si la contrainte focale vous bloque, le Canon PowerShot G7X Mark III (1 229,99 €) offre un zoom et une polyvalence supérieure avec un capteur 1″, pour un usage plus généraliste. Pour ceux qui acceptent un peu plus d’encombrement, le Panasonic Lumix LX100 (599,99 €) propose un compact expert à zoom intégré.
Le cas du photographe pro cherchant un second boîtier
C’est probablement le profil pour lequel le GR IV est le plus cohérent. Quand votre hybride principal est posé dans un sac entre deux missions, ou quand vous êtes en déplacement personnel sans vouloir « travailler », le GR IV prend le relais sans friction. Il produit des fichiers directement exploitables dans un flux RAW professionnel. La contrainte reste la focale unique 28 mm : à vous de voir si elle correspond à votre écriture visuelle complémentaire. Pour les photographes Fujifilm qui hésitent avec une option plus complète, le guide complet sur la série X100 apporte un éclairage utile sur l’alternative viseur + simulations film.
Où acheter le Ricoh GR IV ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr | Livraison rapide, retours facilités | 1 349,00 € — prix indicatif, susceptible d’évoluer |
| Revendeurs photo spécialisés (Fnac, Photo Hall, camara, revendeurs agréés Ricoh) | Essai en main possible, conseils spécialisés, reprise ancien matériel parfois possible | Disponibilité variable — vérifier directement avant de se déplacer |
| Boutique officielle GR Europe | Prix de référence officiel (1 349,99 € constaté au 29 mars 2026), accessoires certifiés | Statut « Notify me » au 29 mars 2026 — délais à vérifier au moment de votre achat |
| Occasion fiable (MPB, Fnac Occasion, vendeurs pro eBay) | Économie potentielle sur un produit récent encore coté neuf | Vérifier l’état de l’obturateur et des pixels, s’assurer de la garantie résiduelle — les risques propres à l’occasion photo sont réels |
Les prix fluctuent selon les périodes et les promotions — vérifier directement sur chaque canal avant d’acheter. La disponibilité varie selon les revendeurs : un appel ou un message au revendeur spécialisé le plus proche peut vous faire gagner du temps, notamment dans un contexte de stock tendu.
FAQ : Ricoh GR IV

Conclusion : le Ricoh GR IV vaut-il vraiment le coup en 2026 ?
La réponse honnête est : probablement oui, si vous savez précisément pourquoi vous en avez besoin. Le Ricoh GR IV n’est pas un appareil polyvalent. C’est l’aboutissement d’une formule très spécifique — la meilleure qualité d’image APS-C accessible dans le format le plus compact possible, avec une réactivité pensée pour la prise de vue instinctive — et sur ces critères, il a très peu de concurrence directe.
Ses limites sont connues et assumées : pas de viseur, pas de zoom, vidéo Full HD seulement, autonomie mesurée. Si l’une de ces limites est un frein fondamental dans votre pratique, passez votre chemin sans regret. Mais si le 28 mm fixe vous correspond, si vous cherchez un boîtier de rue ou de voyage discret produisant des fichiers exploitables professionnellement, le GR IV vous donnera satisfaction à chaque sortie.
Face au GR III, les gains sont réels et cohérents. Face au GR IIIx, c’est une question de focale. Face au X100VI, c’est une question de philosophie : compacité maximale contre polyvalence et viseur. À 1 349,00 € (prix indicatif, susceptible d’évoluer), c’est un investissement sérieux pour un outil très spécialisé. Évaluez-le en fonction de votre usage réel, pas de sa réputation.
Votre prochain pas : Avant d’acheter, posez-vous une question simple — est-ce que je photographie déjà naturellement à 28 mm, ou est-ce que je zoome systématiquement ? Si vous ne connaissez pas encore cette focale, une sortie de test avec votre smartphone en mode « grand angle natif » vous donnera une réponse concrète avant d’investir. Si vous hésitez entre le GR IV et le GR IIIx, notre comparatif des deux boîtiers reste la ressource la plus directe pour trancher.

