Avant de comparer les dpi, comptez d’abord combien de tirages A2 vous imprimez réellement chaque mois. Pour choisir la meilleure imprimante photo A2 pour des tirages fine art, la cadence, le chemin papier et la capacité des cartouches pèsent davantage dans la décision que la résolution maximale. Une Canon imagePROGRAF PRO-1100, une Epson SureColor SC-P900 et une SureColor SC-P5300 ne répondent pas au même rythme de travail.
Le terme « fine art » désigne des tirages photographiques destinés notamment à l’exposition ou à la vente, réalisés sur des papiers artistiques avec une gestion des couleurs adaptée. Le point de départ consiste donc à regarder vos supports, la place disponible dans votre studio et votre fréquence d’impression avant de comparer les raffinements de chaque système d’encre.
Pour des tirages fine art en A2, la Canon imagePROGRAF PRO-1100 reste la référence quand l’essentiel du travail se fait sur feuilles. L’Epson SureColor SC-P900 et la SureColor SC-P5300 répondent à d’autres rythmes de production. Ce qui départage ces trois machines n’est pas la résolution annoncée, mais votre cadence mensuelle et la façon dont chacune charge feuilles et rouleaux.
La capacité des cartouches et le mode de chargement deviennent des critères concrets dès que votre fréquence de tirage augmente : 50 ml sur la SC-P900, 80 ml sur la PRO-1100, 200 ml sur la SC-P5300. Ne déduisez toutefois jamais un coût par A2 à partir du seul volume nominal des cartouches.
Quelle est la meilleure imprimante photo A2 pour des tirages fine art ?
Trois machines couvrent aujourd’hui ce format chez Canon et Epson, avec trois logiques d’atelier distinctes. Commencez par repérer celle qui ressemble le plus à votre semaine de travail : le reste de la comparaison en découle.
Tirages d’exposition
Canon imagePROGRAF PRO-1100
À privilégier si vous travaillez surtout sur feuilles fine art et visez la génération Canon A2 actuelle.
Studio compact
Epson SureColor SC-P900
Plus cohérente si la place manque et si le papier en rouleau reste un besoin ponctuel.
Séries régulières
Epson SureColor SC-P5300
À envisager lorsque rouleau, coupe et cadence deviennent des besoins quotidiens.
Ces trois cartes ne hiérarchisent pas la qualité d’image : elles répondent à trois rythmes de production. Un photographe qui sort quelques tirages d’exposition par mois n’a pas les mêmes contraintes qu’un atelier qui enchaîne des séries pour une galerie ou une boutique en ligne. Le premier charge ses feuilles une par une et surveille surtout le rendu sur papier coton ; le second perd du temps dès qu’il faut remplacer une cartouche ou couper un rouleau à la main. La meilleure imprimante photo A2 est donc celle dont le chemin papier et la capacité d’encre correspondent à votre rythme réel. Le tableau qui suit replace les trois modèles dans cette logique, avec leurs volumes de cartouches et leur mode d’alimentation.
| Profil | Modèle | Capacité d’encre | Chargement des supports | À privilégier pour | Prix |
|---|---|---|---|---|---|
| Fine art sur feuilles | Canon imagePROGRAF PRO-1100 Fine art feuille | 80 ml par couleur | Feuilles ; pas d’alimentation rouleau | Exposition et beaux-arts sur feuilles | |
| Studio compact | Epson SureColor SC-P900 Compact polyvalent | 50 ml par couleur | Feuilles ; unité rouleau en option | Petites et moyennes séries | 1 095,00 € |
| Production régulière | Epson SureColor SC-P5300 Cadence pro | 200 ml par couleur | Rouleau intégré, coupe automatique, cassette | Atelier et séries suivies | 2 138,45 € |
Trois imprimantes, trois rythmes de production
Chaque machine est présentée par ce qu’elle change dans une semaine de travail. Les caractéristiques d’encre et de format viennent ensuite, parce qu’elles n’éclairent la décision qu’une fois la cadence connue.
Canon imagePROGRAF PRO-1100 : priorité aux tirages fine art sur feuilles
Canon présente la imagePROGRAF PRO-1100 comme une imprimante 17 pouces à encres pigmentaires LUCIA PRO II, avec douze encres et un Chroma Optimiser. Ce dernier n’ajoute pas de couleur : il uniformise la surface du tirage, en particulier sur les papiers brillants et satinés où les zones sombres renvoient la lumière autrement que le reste de l’image.
La machine se destine avant tout au tirage feuille à feuille. Vous chargez une feuille A2, vous contrôlez le résultat, vous recommencez. Ce fonctionnement correspond à la production d’exposition : peu de tirages, mais des tirages soignés, souvent sur papier coton ou baryté, avec une vérification visuelle entre chaque sortie. Les cartouches de 80 ml par couleur espacent les remplacements par rapport à une machine de bureau, sans imposer pour autant l’encombrement d’un équipement d’atelier.
Douze encres, cela signifie surtout davantage de nuances disponibles dans les transitions délicates : un ciel qui se dégrade lentement, une peau en lumière rasante, un noir et blanc qui doit rester neutre du gris clair au gris profond. Le bénéfice se joue sur ces zones précises, pas sur l’image entière ni sur n’importe quel support. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une comparaison honnête entre deux imprimantes A2 se mène sur un même papier, avec le profil correspondant, et non sur deux tirages sortis de supports différents.
La limite est claire : la PRO-1100 ne prévoit pas d’alimentation en rouleau. Si vos panoramiques ou vos séries à format libre passent par du papier au mètre, cette machine vous obligera à travailler en feuilles préformatées. Pour un photographe qui expose, vend des tirages numérotés et travaille support par support, la contrainte reste théorique. Pour un atelier qui produit des séries, elle devient quotidienne.
Un point de vigilance avant de commander : vérifiez que la référence correspond bien à la PRO-1100 et non à la génération précédente, les deux machines cohabitant encore chez certains revendeurs.
Le choix le plus direct si votre production tient en tirages d’exposition sur feuilles, contrôlés un par un.
Pour qui la PRO-1100 a du sens
À privilégier
Vous imprimez principalement des tirages d’exposition sur feuilles et voulez la génération Canon A2 actuelle.
Moins adaptée
Vous avez besoin d’un rouleau intégré et d’une production continue.
Ce que change réellement la PRO-1100
Epson SureColor SC-P900 : l’A2+ dans un espace plus compact
Epson décrit la SureColor SC-P900 comme une imprimante A2+ équipée du jeu d’encres UltraChrome Pro10, soit dix encres pigmentaires. La marque met également en avant le Black Enhance Overcoat, un dépôt d’encre claire appliqué par-dessus les zones sombres pour densifier les noirs sur les papiers brillants et satinés.
Son argument principal reste la place occupée. La machine tient sur un plan de travail solide. Cet encombrement réduit compte lorsque la même pièce sert aussi à la prise de vue ou à la retouche. L’unité rouleau existe, mais Epson la propose en option : elle se monte à l’arrière, puis se retire quand vous revenez aux feuilles. La nuance est importante, parce qu’un rouleau utilisé ponctuellement et une production sur rouleau ne demandent pas la même mécanique.
Les cartouches de 50 ml constituent le revers de ce format réduit. À quelques tirages par mois, la fréquence de remplacement passe inaperçue. Dès que vous enchaînez des séries A2 sur papier coton, elle devient un poste d’organisation : il faut stocker des rechanges et accepter des interruptions plus fréquentes en cours de série.
Un détail change beaucoup de choses au quotidien : la manière dont vous engagez les papiers épais. Les cotons et les barytés supportent mal les trajets courbes, et le passage réservé aux supports rigides réclame un dégagement à l’arrière de la machine. Mesurez cet espace avant de pousser l’imprimante contre un mur, faute de quoi vous la déplacerez à chaque tirage sur papier d’art.
Pour un photographe qui alterne prise de vue, retouche et tirage dans la même pièce, ce compromis tient très bien. Pour un atelier dédié à l’impression, il finit par peser sur chaque journée de production.
À privilégier si votre studio doit rester compact et si le rouleau relève de l’usage occasionnel plutôt que du mode de production.
Quand la SC-P900 est la plus cohérente
Bon profil
Vous voulez rester sur une machine relativement compacte et utiliser occasionnellement un rouleau.
À reconsidérer
Vous imprimez suffisamment de séries pour que rouleau, coupe et grandes cartouches deviennent structurants.
La SC-P900 sur feuilles et rouleau
Epson SureColor SC-P5300 : quand l’impression devient une production régulière
Epson positionne la SureColor SC-P5300 comme une imprimante photo 17 pouces conçue pour des volumes plus importants. L’écart avec la SC-P900 ne porte pas sur une supériorité de rendu : il porte sur la manière dont la machine est construite. Le rouleau est intégré, la coupe est automatique et une cassette accueille les feuilles. Cette architecture permet d’enchaîner les tirages sans intervention entre deux sorties.
Les cartouches de 200 ml prolongent la même logique. Sur une série d’une trentaine de tirages A2, la question n’est plus de savoir si la machine sait le faire, mais combien de fois vous devrez interrompre le travail pour la recharger. Epson documente aussi un Carbon Black Mode, destiné à obtenir des noirs encore plus sombres.
Les essais publiés par Northlight Images détaillent ce fonctionnement : chargement motorisé du rouleau, alimentation en feuilles et comportement sur papiers épais. Le test publié de l’Epson SC-P5300 montre bien la différence entre une machine que l’on charge et une machine que l’on lance.
La cassette à feuilles compte tout autant. Elle permet de charger une pile de supports au même format et de lancer une série sans rester devant la machine, là où une alimentation manuelle vous immobilise entre chaque page. Sur des commandes répétées dans un format fixe, cette cassette réduit les interventions manuelles entre les tirages.
L’encombrement dépasse celui d’une machine de bureau et l’investissement initial se situe à un autre niveau. Une SC-P5300 installée pour six tirages par mois reste sous-employée : la cadence ne justifie pas la place occupée, et une faible fréquence d’impression n’allège en rien les contraintes de maintenance.
Pertinente quand rouleau, coupe et cadence structurent vos semaines, pas quand ils servent trois fois par an.
La SC-P5300 selon votre cadence
Pertinente si
Votre atelier produit régulièrement des séries et exploite le rouleau.
Surdimensionnée si
Vous imprimez seulement quelques feuilles A2 ponctuellement.
Rouleau, coupe et feuilles sur la SC-P5300
50, 80 ou 200 ml : adaptez le système d’encre à votre cadence
Les trois machines partagent le même terrain technique : des encres pigmentaires, un format A2 ou A2+, des papiers artistiques. Ce qui les sépare tient à l’échelle de production que chacune suppose. Une imprimante A2 à encres pigmentaires ne se choisit donc pas sur une valeur maximale, mais selon la façon dont sa capacité d’encre et son alimentation correspondent à votre volume mensuel.
Un exemple simple : trente tirages A2 par mois sur papier coton n’exigent pas les mêmes réserves d’encre que trois tirages destinés à un accrochage annuel. Dans le premier cas, la fréquence de remplacement dicte votre organisation, votre stock de rechanges et le moment où vous pouvez lancer une série sans surveiller la machine. Dans le second, elle passe totalement inaperçue.
Voici les points à pondérer selon votre usage. Les valeurs ci-dessous donnent un ordre d’importance de départ, à ajuster en fonction de votre atelier.
| Ce qui pèse dans la décision | Points à pondérer selon votre usage |
|---|---|
| Cadence et capacité du système d’encre | 30 % |
| Chargement des feuilles, des rouleaux et des papiers épais | 25 % |
| Gestion colorimétrique et système d’encres | 20 % |
| Maintenance et pérennité | 15 % |
| Encombrement et installation | 10 % |
| Total | 100 % |
Si vous imprimez surtout des panoramiques, reportez une partie des points de la première ligne vers la deuxième.
Ces poids n’ont rien d’universel. Un photographe de paysage qui sort deux grandes images par trimestre pour une galerie donnera presque tout le poids à la gestion colorimétrique et à la maintenance, parce que sa machine passe plus de temps éteinte qu’en service. Un illustrateur qui vend des reproductions en boutique inversera complètement l’ordre et placera la capacité d’encre devant le reste. Le tableau donne un point de départ à ajuster, pas un verdict à appliquer tel quel.
Votre cadence réelle, croisée avec le volume des cartouches
Les fiches constructeurs annoncent une capacité unitaire, jamais un nombre de tirages. Comptez vos A2 sur les trois derniers mois, puis divisez : c’est ce chiffre, et non la résolution, qui vous dit quelle architecture vous convient. Quelques tirages par mois, et le volume des cartouches ne change presque rien à votre journée. Plusieurs séries par mois, et chaque remplacement devient une interruption au milieu d’un travail en cours.
Les volumes de 50, 80 et 200 ml annoncés par Epson et Canon indiquent une échelle, pas un prix de revient. Le nombre d’A2 réellement obtenus dépend de vos images, de vos supports et des cycles de nettoyage : ce point varie selon les conditions réelles d’utilisation.
Feuilles ou rouleau : regardez le chemin papier avant les dpi
Le chemin papier influe sur votre confort quotidien bien avant la résolution. La classe 17 pouces correspond à une largeur d’impression d’environ 43 cm, soit l’A2 en largeur et un peu plus : c’est ce format qui rassemble la PRO-1100, la SC-P900 et la SC-P5300 dans la même catégorie, malgré des usages différents.
Trois cas de figure cohabitent. La PRO-1100 fonctionne en feuille à feuille. La SC-P900 accepte une unité rouleau vendue séparément : elle devient une imprimante A2 compatible avec le papier en rouleau, mais seulement une fois le module installé. La SC-P5300 intègre le rouleau, la coupe automatique et une cassette à feuilles. Confondre ces trois situations est l’erreur la plus coûteuse en temps, parce qu’elle ne se voit sur aucune fiche technique comparative.
Vérifiez aussi le conditionnement de vos papiers. Les supports d’art se vendent en feuilles A2 ou A3+, mais aussi en rouleaux de largeurs variées, et tous les papetiers ne proposent pas les mêmes références dans les deux formats. Si le papier sur lequel vous avez calé votre rendu n’existe qu’en feuilles, une machine à rouleau ne vous apportera rien ; s’il n’existe qu’en rouleau, la question est tranchée avant même de comparer les modèles.
Entre le fichier RAW retouché et le tirage encadré, la chaîne d’impression compte autant que la machine. Un écran calibré, un profil adapté au papier et une simulation avant impression évitent la plupart des tirages ratés. Pour la partie colorimétrique, vous pouvez comprendre les profils ICC avant même de choisir votre imprimante : les principes valent pour les trois modèles.
Le chemin papier
Un support difficile à charger ou un rouleau absent vous coûtera plus de temps qu’un écart de résolution invisible à l’œil. Vérifiez comment la machine accepte les papiers épais, et surtout si le rouleau reste monté en permanence ou s’ajoute au besoin. Sur une série, cette différence peut réduire le nombre de manipulations répétées.
Encres et couleur
Le rendu final naît du couple encre-papier, pas de la machine seule. Le gamut, c’est-à-dire l’étendue des couleurs restituables, change avec le support : un coton mat et un baryté brillant ne rendent pas le même bleu. Un profil adapté à votre papier fait davantage pour la cohérence entre écran et tirage qu’une encre supplémentaire. Un paysage saturé, un portrait en tons chair et un noir et blanc n’appellent d’ailleurs pas le même support : reste à choisir entre papier baryté, mat ou brillant selon le rendu recherché.
Maintenance
Une machine pigmentaire laissée éteinte plusieurs semaines demande plus d’attention qu’une machine utilisée chaque semaine. Canon et Epson prévoient des cycles de nettoyage automatiques, qui consomment de l’encre dans des proportions variables selon l’usage. Si vous imprimez peu, prévoyez une sortie régulière, même modeste, plutôt qu’un long silence suivi d’une série urgente.
Installation du studio
Mesurez la profondeur du meuble et le dégagement devant la machine avant de commander. Les papiers épais passent par un chemin dédié qui demande de la place à l’arrière, et une feuille A2 qui sort doit pouvoir le faire sans buter contre un mur. Prévoyez aussi l’accès pour changer les cartouches sans déplacer l’imprimante.
Deux prolongements méritent votre attention une fois la machine installée. Si vos papiers ne disposent pas de profils publiés, les spectrophotomètres pour profiler imprimante et papier permettent de créer les vôtres. Et si vous imprimez des séries avec des impératifs de mise en page ou de gestion de files, les RIP pour Epson et Canon prennent le relais du pilote standard.
PRO-1100 ou SC-P900 : comment trancher pour un studio photo ?
Ces deux machines se retrouvent systématiquement face à face dès qu’il s’agit d’A2, et les mesures publiées par Guide Gestion des Couleurs les traitent comme des concurrentes directes : ses essais 2026 privilégient la PRO-1100 sur papier baryté, pour un rendu plus modelé, et jugent la SC-P900 plus polyvalente, notamment en panoramique. Ce constat porte sur les papiers et les conditions de ces essais ; sur un autre support, l’écart peut se réduire. Pour la plupart des studios, le duel se joue ailleurs : sur la place disponible, la manière de charger le papier et la fréquence à laquelle vous ouvrez le capot pour changer une cartouche.
| Comparaison | Ce qui départage | Le choix cohérent |
|---|---|---|
| La PRO-1100 ou la SC-P900 | Tirage sur feuilles contre gain de place et rouleau optionnel | La PRO-1100 si la feuille fine art domine votre production ; la SC-P900 si la place manque et que le rouleau reste ponctuel. |
| La SC-P900 ou la SC-P5300 | Fréquence des séries et architecture d’alimentation | La SC-P900 pour des séries modestes ; la SC-P5300 dès que rouleau, coupe et cadence deviennent réguliers. |
| La PRO-1100 ou la SC-P5300 | Tirage à l’unité contre organisation d’atelier | La PRO-1100 pour le tirage soigné pièce par pièce ; la SC-P5300 pour une production structurée et répétitive. |
La troisième comparaison se règle presque toujours d’elle-même. Une PRO-1100 et une SC-P5300 ne s’adressent pas au même métier : la première accompagne un travail d’auteur tiré pièce par pièce, la seconde une activité qui livre des commandes à échéance fixe. Hésiter entre ces deux-là signale généralement que votre activité est en train de changer de nature.
Une règle simple pour trancher les deux autres : si vous hésitez encore après avoir compté vos tirages, c’est que votre cadence reste modérée. La question devient alors celle de la place disponible et du rouleau, pas celle de la puissance de la machine.
Deux alternatives à considérer

Deux autres modèles peuvent entrer dans votre réflexion, dans des situations précises : une bonne affaire sur la génération précédente, ou un parc d’imprimantes déjà constitué autour d’une plateforme Epson plus ancienne.
Canon PRO-1000
À envisager si vous possédez déjà la machine ou si une offre nettement plus basse se présente. Elle appartient à la génération précédente : comparez la référence exacte, le prix et la disponibilité des consommables avant de commander.
Epson SC-P5000
Intéressante surtout si votre atelier tourne déjà avec cette plateforme 17 pouces. Pour une nouvelle installation, la SC-P5300 correspond davantage au matériel actuel : vérifiez le support, les consommables et la maintenance avant de vous engager.
Canon PRO-1000 : quand l’ancienne génération reste envisageable
La PRO-1000 partage la même vocation que la PRO-1100 : le tirage fine art sur feuilles, sans alimentation rouleau. Si vous en possédez déjà une et qu’elle fonctionne, rien n’impose de la remplacer pour la seule raison qu’une génération plus récente existe. À l’achat, en revanche, l’écart de prix doit être réel et vérifiable, et la disponibilité des cartouches confirmée auprès du revendeur avant la commande. Un point mérite d’être anticipé : les consommables d’une génération sortante se raréfient progressivement, et une imprimante immobilisée faute d’une couleur reste une imprimante inutilisable, quel que soit son prix d’achat.
Epson SC-P5000 : surtout pour un parc de production existant
La SC-P5000 relève de la plateforme 17 pouces précédente chez Epson. Elle garde du sens dans un atelier qui l’exploite déjà, avec ses profils, ses habitudes de chargement et son stock de consommables. Pour une première installation, la SC-P5300 correspond mieux à l’offre actuelle. Dans les deux cas, renseignez-vous sur le support technique et sur la disponibilité des pièces avant de vous décider. Ajouter une seconde machine identique à un parc existant présente un avantage rarement chiffré : les profils, les gabarits de chargement et les habitudes de l’atelier restent valables, et la formation des personnes qui impriment ne recommence pas de zéro.
PRO-1000 ou PRO-1100 : faut-il encore acheter l’ancienne génération ?
Canon a lancé la PRO-1100 comme la suite de la PRO-1000, avec son système d’encres LUCIA PRO II. Pour un achat neuf aujourd’hui, la PRO-1100 constitue donc la référence de la marque au format A2, et la question de l’ancienne génération ne se pose que dans un cas : une offre franchement plus avantageuse, sur une machine dont vous avez vérifié la référence exacte et l’approvisionnement en encres.
Attention aux annonces qui juxtaposent les deux modèles à des tarifs proches. Une différence de quelques dizaines d’euros ne justifie pas de partir sur la génération antérieure. Vérifiez le nom complet du produit sur la fiche du vendeur, pas seulement la photo : les visuels se ressemblent beaucoup d’une génération à l’autre.
Les erreurs qui coûtent des tirages
La plupart des déceptions en impression A2 ne viennent pas de la machine, mais d’une décision prise sur le mauvais critère. Voici celles qui reviennent le plus souvent.
- Choisir sur la seule résolution. La valeur maximale annoncée ne dit rien du chemin papier, de la capacité d’encre, ni du temps que vous passerez à recharger la machine entre deux tirages.
- Confondre compatibilité et intégration du rouleau. La SC-P900 reçoit une unité rouleau en option ; la SC-P5300 embarque rouleau, coupe automatique et cassette. Les deux situations n’impliquent pas les mêmes gestes au quotidien.
- Transformer un volume de cartouche en coût par tirage. Passer de 50 à 200 ml modifie la fréquence de remplacement, jamais mécaniquement le prix d’un A2. Seule une mesure sur vos propres images donnerait ce chiffre.
- Comparer une génération précédente et un modèle actuel à des tarifs voisins sans contrôler la référence exacte figurant sur la fiche du vendeur.
- Négliger le papier et le profil. Deux supports différents creusent un écart de rendu bien plus visible qu’un changement de machine dans la même catégorie.
- Installer une architecture de production pour quelques feuilles par mois. L’espace occupé et les contraintes de maintenance ne se justifient qu’à partir d’une cadence régulière.
- Attendre une densité de noir ou une conservation valables sur tous les papiers. Ces résultats dépendent du support, de l’encre et des conditions d’accrochage, jamais de la seule machine.
- Lire des témoignages d’utilisateurs comme des statistiques de panne. Un retour publié décrit une situation vécue, pas une fréquence d’incident sur l’ensemble d’une gamme.
Ce qu’il faut vérifier au-delà de la fiche technique
Ce guide s’appuie sur les fiches des fabricants, les essais publiés par des revues spécialisées, les retours d’utilisateurs documentés et les informations de disponibilité. Digital Camera World souligne d’ailleurs la stabilité de ce segment 17 pouces dans son guide 2026 des imprimantes grand format, tandis que le guide spécialisé des imprimantes photo détaille les mesures colorimétriques comparées des modèles Canon et Epson.
Trois vérifications changent souvent la décision finale : la largeur réelle des supports que vous utilisez déjà, l’existence de profils publiés par votre papetier pour la machine visée, et la place disponible devant comme derrière l’imprimante. Ajoutez-y une étape préalable trop souvent négligée : calibrer son écran pour la retouche photo. Un tirage jugé trop sombre vient plus souvent d’un écran non calibré que de l’imprimante.
Epson
Guide Gestion des Couleurs
Northlight Images
Digital Camera World
Questions fréquentes sur l’impression A2 fine art
Quelle imprimante A2 choisir pour des tirages fine art ?
Partez de votre cadence. Pour quelques tirages d’exposition par mois sur feuilles, la Canon imagePROGRAF PRO-1100 reste le choix le plus direct. Pour un studio où la place manque, la SureColor SC-P900 suffit tant que le rouleau demeure occasionnel. Dès que les séries deviennent hebdomadaires, la SureColor SC-P5300 et son rouleau intégré évitent les manipulations répétées.
Canon PRO-1100 ou Epson SC-P900 : laquelle choisir ?
La PRO-1100 si vos tirages passent par des feuilles chargées une par une et que vous visez la génération Canon A2 actuelle. La SC-P900 si l’encombrement compte et que le papier en rouleau reste un besoin ponctuel, couvert par l’unité optionnelle. Le rendu ne tranche pas ce duel : l’organisation de votre studio, si.
Quand une Epson SC-P5300 devient-elle plus pertinente qu’une SC-P900 ?
Dès que le rouleau cesse d’être exceptionnel. La SC-P5300 intègre le rouleau, la coupe automatique et une cassette à feuilles, là où la SC-P900 demande de monter puis de retirer un module. Ajoutez les cartouches de 200 ml : sur des séries régulières, vous vous interrompez beaucoup moins souvent. En dessous, la machine reste sous-employée.
Les encres pigmentaires sont-elles indispensables pour le fine art ?
Elles constituent la norme sur ce type de tirage, et les trois machines en sont équipées. Elles servent aussi de base au tirage giclée, c’est-à-dire à une reproduction d’art imprimée en jet d’encre sur papier beaux-arts. Attention toutefois : aucune durée de conservation universelle ne se déduit du seul type d’encre, puisqu’elle dépend du papier et des conditions d’exposition.
Que changent des cartouches de 50, 80 ou 200 ml ?
Elles changent la fréquence de remplacement et l’organisation de vos séries, pas le prix d’un tirage. Epson annonce 50 ml sur la SC-P900 et 200 ml sur la SC-P5300, Canon 80 ml sur la PRO-1100. Le nombre d’A2 obtenus dépend de vos images, de vos supports et des cycles de nettoyage : aucune règle de trois ne tient.
Peut-on imprimer sur rouleau avec une imprimante photo A2 ?
Oui, mais pas de la même manière selon la machine. La SC-P5300 embarque le rouleau et la coupe automatique. La SC-P900 accepte une unité rouleau vendue en option, à monter puis à retirer selon les travaux. La PRO-1100 fonctionne en feuilles : vos panoramiques devront passer par des formats préparés et découpés à l’avance.
Faut-il un profil ICC pour imprimer sur papier fine art ?
Oui, dès le premier tirage sérieux. Le profil décrit le comportement du trio imprimante, encre et papier, et permet à votre logiciel de simuler le rendu avant impression. Les papetiers en publient pour les machines courantes ; à défaut, un profil sur mesure devient utile. Sans lui, un tirage trop dense reste difficile à corriger à l’aveugle.
La résolution en dpi permet-elle de juger la qualité d’une imprimante photo ?
Non, prise isolément. Les trois machines produisent déjà un point invisible à distance normale de lecture. L’écart entre deux tirages vient du jeu d’encres, du papier, du profil employé et du mode d’impression choisi. Un même fichier sorti sur deux papiers différents montrera une différence bien plus nette qu’un écart de résolution annoncée.
Quelle configuration correspond réellement à votre rythme de tirage ?
Les trois machines appartiennent au même univers technique, celui du 17 pouces pigmentaire destiné au tirage photographique de qualité. Elles se distinguent par l’organisation qu’elles supposent au jour le jour : une feuille contrôlée à la sortie, un module rouleau que l’on installe pour un projet, ou une file de tirages qui s’enchaîne pendant que vous préparez le suivant.
Si votre production évolue, le passage se fait plutôt dans un sens : de la feuille vers le rouleau, de l’unité vers la série. Anticipez ce mouvement si vos commandes augmentent régulièrement depuis un an, mais ne l’anticipez pas de deux crans. Une machine surdimensionnée occupe de la place, réclame de l’entretien et attend. Une machine sous-dimensionnée, elle, se rappelle à vous à chaque série interrompue.

