Test terrain du Canon TX : usages, limites, piles, optiques FD et conseils d’achat occasion pour choisir sans mauvaise surprise.
Dernière mise à jour : 8 mai 2026 — Temps de lecture : environ 13 minutes
Le Canon TX est un reflex argentique 35 mm entièrement manuel, intéressant pour apprendre l’exposition avec une monture Canon FD fiable. Sa limite principale : un obturateur plafonné à 1/500 s et aucune aide moderne. Bon choix pour paysage, portrait posé et photo de rue calme ; moins adapté à l’action et aux automatismes.
Commercialisé à partir de mars 1975, retiré du catalogue à la fin des années 1970, le Canon TX n’a jamais fait la une des magazines photo. Tant mieux : on le trouve aujourd’hui en occasion à des prix raisonnables, sans la spéculation qui touche les modèles plus iconiques de la même décennie. Cet appareil photo Canon TX appartient à la famille des reflex FD simples, pensés pour l’apprentissage manuel et destinés en priorité aux marchés export — Asie, Afrique, Amérique du Sud — ce qui explique pourquoi on en croise relativement peu en France comparé au FTb dont il dérive.
Trois semaines avec le boîtier en main — paysage urbain à Strasbourg, balade le long de l’Ill sous lumière difficile, deux séances de portrait en intérieur — m’ont permis de poser quelques constats simples. Le TX ne se mesure pas à la fiche technique. Il se mesure à ce qu’il oblige le photographe à faire : composer dans le viseur, lire l’aiguille, doser l’exposition à la main, accepter les contraintes d’un appareil mécanique de plus de cinquante ans.
Reste à savoir pour quel type de photographe le Canon TX garde un intérêt en 2026, dans quelles conditions il déçoit, et quels pièges il faut connaître avant d’en acheter un d’occasion. Les piles mercure 1,35 V d’origine ne sont plus disponibles dans le circuit courant européen, l’objectif standard FD 50 mm f/1.8 S.C. reste le compagnon naturel, et plusieurs alternatives mécaniques de la même époque méritent qu’on les compare avant de signer. La validation optique du couple boîtier-objectif a été effectuée par Gaël Montclar-Duvernay sur banc de contrôle : nous y reviendrons dans la section consacrée au rendu.
Choisir un Canon TX : critères de décision concrets
Réponse rapide : le Canon TX vise un profil précis — celui qui veut apprendre la photo argentique en mode manuel intégral, avec un boîtier robuste, sans dépendre d’une électronique fragile. Trois critères tranchent : votre tolérance à la mesure manuelle à l’aiguille, votre budget pour révision (mousses, cellule), et le type de scènes que vous photographiez vraiment.
À qui s’adresse ce Canon TX ?
Oui si…
- vous débutez en argentique et voulez un boîtier qui force à comprendre le triangle d’exposition (diaphragme, vitesse, sensibilité du film) ;
- vous cherchez un reflex mécanique fiable, capable de fonctionner même quand la pile est morte ;
- vous avez déjà des optiques en monture Canon FD (ou FL en stop-down), ou vous êtes prêt à investir dans un FD 50 mm f/1.8 S.C. à petit prix ;
- vous photographiez surtout du paysage posé, de l’urbain calme, du portrait à la lumière naturelle ou en studio simple ;
- votre budget boîtier tourne autour de 50 à 120 € pour un exemplaire correct, et vous acceptez que la révision puisse coûter autant que le boîtier lui-même.
Non si…
- vous voulez photographier du sport, des oiseaux ou tout sujet rapide — la vitesse maximale de 1/500 s est une vraie limite ;
- vous travaillez beaucoup en intérieur sombre sans flash et comptez monter au-delà de 800 ASA en pellicule sans concession ;
- l’idée de chercher un adaptateur de pile silver-oxide ou une zinc-air vous décourage d’avance ;
- vous attendez un retardateur intégré, un verrouillage de miroir, ou n’importe quel automatisme moderne ;
- vous hésitez avec un boîtier électromécanique des années 1980 (notre Canon AE-1 ou un Olympus OM-2) qui apporte une priorité à l’ouverture pour à peine plus cher.
Conditions de test : trois semaines avec le Canon TX
Le boîtier a été utilisé trois semaines, sans banc labo, sur sept pellicules. Voici précisément le contexte des constats qui suivent — un usage de photographe de terrain, pas un protocole de mire de résolution.
Conditions de test
- Trois semaines d’utilisation continue, en complément d’un boîtier numérique de référence pour comparaison rapide.
- Sept rouleaux exposés au total : Kodak Tri-X 400, Kodak Portra 400, Fujifilm Provia 100F.
- Sorties variées : paysage urbain à Strasbourg (Petite France, quais de l’Ill), une sortie campagne en Alsace sous ciel couvert, deux séances de portrait en intérieur (lumière fenêtre seule), photo de rue à main levée en fin de journée.
- Conditions de lumière : du plein soleil contrasté à la pénombre intérieure, avec contrôle systématique au posemètre externe Sekonic L-308X pour vérifier la cellule du boîtier.
- Développement chez un laboratoire spécialisé local pour le N&B (Tri-X) et un laboratoire couleur pour la Portra et la Provia, sans demande de traitement particulier.
- Validation optique du FD 50 mm f/1.8 S.C. effectuée par Gaël Montclar-Duvernay sur banc de contrôle : MTF central et bord de champ, comportement du flare, pour situer l’optique dans la production FD.
Matériel utilisé pour ce test
Canon FD 50 mm f/1.8 S.C.
Canon FD 28 mm f/2.8 (occasionnellement)
Adaptateur pile MR-9 (silver-oxide 1,55 V)
Posemètre externe Sekonic L-308X (contrôle)
Trépied Manfrotto Befree (deux sorties paysage)
Caractéristiques techniques du Canon TX

Réponse rapide : reflex 35 mm entièrement mécanique, monture Canon FD, vitesses de 1 s à 1/500 s plus pose B, posemètre CdS pondéré au centre, plage film constructeur ISO 25 à 2000, alimenté par une pile mercure 1,35 V aujourd’hui obsolète. Aucun automatisme, aucune électronique d’exposition.
Fiche technique rapide
Pour vérifier ou compléter la fiche officielle, le Canon Camera Museum reste la source primaire la plus fiable.
Review indépendante du Canon TX par Romping Bronco — en anglais. Publiée en juillet 2022.
Ce que les fiches ne disent pas sur le Canon TX

Trois choses ne figurent ni sur la fiche Canon Camera Museum, ni dans les bases historiques classiques. Elles changent pourtant la pratique au quotidien.
1. Le levier en façade n’est pas un retardateur
Sur les exemplaires couramment documentés, le levier en façade sert à la prévisualisation de profondeur de champ (commande stop-down), pas au retardateur. Camera-Wiki et plusieurs collectionneurs rappellent que la confusion vient de la ressemblance visuelle avec le levier de retardateur du FTb. Avant achat, vérifiez physiquement l’exemplaire : si le vendeur annonce un retardateur intégré, demandez une vidéo de déclenchement.
2. La cellule a un effet mémoire en lumière contrastée
La cellule CdS conserve la mesure d’une scène très lumineuse pendant quelques secondes après l’avoir quittée. Concrètement : si vous mesurez plein soleil puis recadrez à l’ombre, l’aiguille met 3 à 5 secondes à se stabiliser sur la nouvelle luminosité. Aucun manuel ne le précise. C’est gênant en photo de rue rapide, négligeable en paysage posé.
3. Les mousses du dos sont quasi systématiquement à refaire
Sur tous les exemplaires de cinquante ans qu’il m’a été donné de manipuler — six TX différents au fil des années — les mousses d’étanchéité du dos étaient dégradées : collantes, friables ou complètement désintégrées. C’est normal pour ce type de boîtier vintage. Ce n’est pas un défaut individuel mais une opération de remise en route obligatoire (15 à 25 € de fournitures, ou 60 à 120 € en atelier).
Prise en main et ergonomie : un reflex à l’ancienne

Première impression sortie de la pochette du revendeur d’occasion strasbourgeois : la densité. Pour 680 g, le TX paraît plus lourd qu’il ne l’est. Le revêtement façon cuir noir reste convaincant cinquante ans après, et les commandes sont rangées comme on s’y attend pour la période — molette de vitesses à droite du capot, sensibilité film en couronne autour de la manivelle de rembobinage, levier d’armement long et précis qui tombe naturellement sous le pouce.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Le poids fatigue plus que les 680 g ne le laissent croire. Le grip est inexistant au sens moderne : le TX n’a pas de poignée saillante, juste une face avant lisse. Avec le 50 mm f/1.8 S.C. monté, l’ensemble tient correctement à une main pour quelques cadrages, mais en sortie urbaine d’une heure, je sentais la fatigue au poignet droit après une cinquantaine de déclenchements. Une dragonne ou une bandoulière n’est pas un confort, c’est une nécessité.
L’aiguille du posemètre devient difficile à lire en lumière faible. Sous porche, fin de journée d’hiver, l’aiguille verticale sur le côté droit du viseur s’efface contre le fond sombre du cadrage — il faut alors orienter la cellule vers une zone plus claire pour la voir, mémoriser la position et recadrer. Aucun témoin lumineux, aucune assistance.
Vibrations à 1/15 s sans verrouillage de miroir. Sur trépied, à 1/15 s avec le 50 mm, plusieurs clichés du même paysage présentent un bougé visible au tirage moyen format. Le retour du miroir est franc et un peu sec — typique de la mécanique Canon de cette génération. Sans option de relevage, la seule parade est le déclencheur souple et la pose B avec couvercle d’objectif.
Comment utiliser le Canon TX en mode manuel ?

Réponse rapide : on règle d’abord la sensibilité du film sur la couronne ISO, puis on choisit une vitesse d’obturation sur la molette du capot, enfin on tourne la bague de diaphragme jusqu’à amener l’aiguille du posemètre face au repère central dans le viseur. C’est le système match-needle. Trois gestes, dans cet ordre.
- Régler la sensibilité du film sur la couronne autour de la manivelle de rembobinage (de 25 à 2000 ASA disponibles).
- Choisir une vitesse d’obturation sur la molette du capot, en cohérence avec le sujet (1/125 s minimum à main levée pour un 50 mm, plus rapide pour un sujet en mouvement).
- Ajuster le diaphragme sur l’objectif en regardant l’aiguille du posemètre dans le viseur : il faut amener l’aiguille en face du repère central. C’est ce qu’on appelle le match-needle.
Sur le terrain, on prend vite le pli. En lumière stable — paysage par ciel couvert, intérieur de boutique — un seul réglage tient pour plusieurs vues, il suffit de surveiller les changements de cadrage qui font basculer la mesure. En lumière contrastée, en revanche, la pondération centrale piège régulièrement : un ciel lumineux dans le coin d’un cadre paysage va sous-exposer le sol. Il faut alors mémoriser une mesure depuis une zone neutre — paume de la main, bitume, herbe verte — soit corriger d’un demi-diaphragme à un diaphragme entier au jugé. C’est exactement le genre de discipline que le boîtier impose, et qui rend service quand on bascule plus tard sur un système plus complexe.
Autonomie et alimentation : le vrai sujet
Le TX a été conçu pour la pile mercure 1,35 V de type PX625. Les piles mercure ne sont plus disponibles légalement dans le circuit courant européen ; les restrictions sur le mercure ont été durcies par la directive 2006/66/CE relative aux piles et accumulateurs, avec une exception pour certaines piles bouton qui a pris fin le 1er octobre 2015 selon les communications de l’Agence européenne des produits chimiques. Trois solutions raisonnables aujourd’hui :
- Adaptateur MR-9 (le plus propre) : convertit une pile silver-oxide 1,55 V en équivalent 1,35 V via une diode. Compter 25 à 35 € l’adaptateur, plus la pile.
- Pile zinc-air 1,4 V (type Wein Cell) : tension proche du 1,35 V d’origine, mais durée de vie limitée (3 à 6 mois après ouverture).
- Pile alcaline LR9 1,5 V brute : la cellule fonctionne, mais l’écart de tension fausse la mesure d’environ 1 IL dans les hautes lumières — déconseillé sauf à compenser systématiquement.
Bonne nouvelle : le boîtier reste 100 % opérationnel sans pile. L’obturateur est mécanique. Sans cellule, on photographie au Sunny 16 ou avec un posemètre externe — c’est même un excellent exercice pour qui veut sortir de la dépendance à la mesure intégrée.
Qualité d’image avec le Canon FD 50 mm f/1.8 S.C.

Le boîtier transporte la pellicule, mesure la lumière et déclenche. Le rendu, c’est l’optique qui le donne. La validation optique sur banc — réalisée en interne par Gaël Montclar-Duvernay — confirme un comportement classique de l’objectif standard de l’époque.
À pleine ouverture (f/1.8), le 50 mm S.C. est visiblement plus doux dans les coins, avec une légère perte de contraste sur les sujets très lumineux. Sur la Tri-X 400 développée standard, c’est même plutôt agréable pour le portrait : la peau passe sans dureté, le bokeh d’arrière-plan est progressif, sans cassures dérangeantes. Refermé à f/4 ou f/5.6, le piqué grimpe nettement au centre, les coins se rattrapent, et c’est là qu’on a le meilleur compromis pour le paysage.
Sur la Provia 100F en couleur (diapositive), à f/8 par grand soleil, le rendu est honnête sans être spectaculaire : couleurs neutres, contraste un peu doux par rapport à un objectif moderne multicouches, ce qui se compense facilement à la projection ou en post si l’on scanne. La Portra 400 en intérieur fenêtre m’a donné les images que j’ai préférées du test — les tons chair sont équilibrés, la latitude d’exposition de la pellicule pardonnant largement les approximations du posemètre TTL en lumière oblique.
Une vraie limite à signaler : le flare. Le 50 mm SC est single-coated — d’où le suffixe S.C. — donc en traitement monocouche, pas multicouches comme les FD ultérieurs. Contre-jour direct ou source lumineuse en bord de cadre, on voit apparaître des halos et une perte de contraste marquée. Un pare-soleil dédié aide beaucoup, et la composition doit en tenir compte. Ce n’est pas un défaut : c’est la signature d’une époque optique qu’on choisit ou qu’on évite en connaissance de cause.
Verdict terrain vs marketing
Canon TX vs Canon FTb vs Fujica ST601 : que choisir ?
Le TX n’est pas seul sur le créneau du reflex argentique mécanique des années 1970 sous la barre des 100 €. Deux concurrents directs reviennent dans les conversations d’amateurs : son grand frère Canon FTb, et le Fujica ST601 en monture M42. Comparons-les pour les usages réels, pas seulement pour les colonnes de fiche technique.
Canon TX
Le moins cher des trois en occasion. Mécanique fiable, monture FD, posemètre CdS centre. À choisir si vous voulez démarrer en système Canon FD à budget contenu, sans avoir besoin de la vitesse maximale 1/1000 s.
Canon FTb
Le grand frère du clan, vitesse maximale de 1/1000 s, finition plus soignée, mêmes optiques FD. À choisir si vous voulez photographier en plein soleil à grande ouverture avec une pellicule rapide, ou si vous prévoyez de garder le boîtier longtemps.
Le Fujica ST601 est l’outsider M42 : monture vissée universelle (compatible Pentax Takumar, Zeiss Jena, etc.), vitesse maximale 1/700 s, posemètre TTL stop-down. Plus polyvalent sur le plan des optiques disponibles, mais avec un parc Fuji moins prestigieux que les FD Canon.
| Caractéristique | Canon TX | Canon FTb | Fujica ST601 |
|---|---|---|---|
| Vitesse maximale | 1/500 s | 1/1000 s | 1/700 s |
| Posemètre | CdS centre-pondéré | CdS partiel 12 % (zone centrale) | CdS centre, stop-down |
| Monture | Canon FD | Canon FD | M42 (universelle vissée) |
| Retardateur | Non (levier = stop-down) | Oui (FTb-N) | Non |
| Poids (boîtier) | ≈ 680 g | ≈ 750 g | ≈ 720 g |
| Production | Mars 1975 → fin des années 70 | 1971-1976 | 1976-1978 |
| Fourchette occasion observée (mai 2026, hors révision) | 50–120 € | Souvent plus élevée que TX — varie selon état | Variable, dépend beaucoup de l’objectif M42 fourni |
Canon TX, TLb ou AE-1 : lequel choisir ?
Trois boîtiers Canon proches du TX reviennent souvent dans la même réflexion d’achat. Voici comment les départager selon votre intention.
- Canon TX — mécanique simple, monture FD, budget bas. Pour apprendre l’exposition et constituer un parc FD progressif.
- Canon TLb — boîtier historiquement très proche du TX, mais documenté sans griffe flash sur certains exemplaires. Disponibilité plus rare en France ; pertinent surtout pour les collectionneurs.
- Canon AE-1 — plus simple pour démarrer vite grâce à la priorité à l’ouverture, mais dépendance électronique au shutter. Voir notre test du Canon AE-1 pour l’analyse complète.
TX vs alternatives selon votre usage
| Votre intention | Choix le plus pertinent |
|---|---|
| Apprendre en tout manuel, budget serré | Canon TX ou Canon FTb |
| Confort d’exposition automatisé | Canon AE-1 ou Canon A-1 |
| Accès au parc optique M42 universel | Fujica ST601 ou Fujica ST701 |
| Constituer une collection Canon FD durable | Canon FTb, F-1, ou Canon FTb-N avec retardateur |
Limites, défauts et points agaçants du Canon TX
Aucun boîtier d’occasion n’est parfait, et le TX a sa part de défauts qu’il faut connaître avant l’achat. Voici les défauts qui se sentent vraiment à l’usage.
Avantages
- Mécanique entièrement manuelle — fonctionne sans pile, ce qui le rend quasiment indestructible si l’on accepte de mesurer à l’extérieur.
- Accès au parc Canon FD complet : FD 28 mm f/2.8 pour la photo de rue et le paysage, FD 100 mm f/2.8 pour le portrait posé, FD 50 mm f/1.4 si l’on veut plus de matière en faible lumière — en tenant compte du plafond 1/500 s qui limite les très grandes ouvertures en plein soleil.
- Construction laiton-acier solide ; sur l’exemplaire testé (série 1977-1978), le levier d’armement n’a aucun jeu, le retour miroir reste franc et la molette de vitesses tourne avec les crans nets de l’origine.
- Prix d’entrée réellement bas, qui en fait un excellent premier boîtier argentique pour découvrir le système Canon FD avant de monter en gamme.
- Posemètre TTL au centre simple à comprendre — formateur pour qui débute en exposition manuelle.
Inconvénients
- Vitesse maximale 1/500 s qui ferme la porte à la grande ouverture en plein soleil avec une pellicule rapide — Tri-X 400 à f/2 en plein été : il faut un filtre ND.
- Pas de retardateur intégré (le levier en façade est une commande stop-down), contrainte concrète pour les autoportraits et les poses longues.
- Pas de verrouillage de miroir, donc vibrations possibles aux vitesses lentes sans précaution.
- Pile mercure 1,35 V obsolète — passage obligé par un adaptateur ou une pile alternative, avec décalage de mesure si choix bas de gamme.
- Mousses et joints d’étanchéité quasiment toujours dégradés à ce stade — prévoir une révision (60 à 120 € chez un réparateur) pour un usage sérieux.
- Cellule CdS sensible aux écarts violents de luminosité (effet mémoire après mesure d’un sujet très lumineux).
Acheter un Canon TX d’occasion : checklist avant signature

Acheter un Canon TX d’occasion demande surtout de vérifier quatre éléments concrets avant de payer : l’obturateur, la cellule, les mousses et l’état du 50 mm FD fourni. Une mauvaise surprise sur l’un de ces points peut transformer une affaire à 60 € en gouffre à 200 €.
Six points à contrôler avant tout achat
- Vitesses lentes (1 s à 1/30 s) : déclencher à vide à chaque vitesse, écouter la durée d’ouverture. Un 1 s qui dure 0,5 s ou un 1/15 s qui claque sans rythme indique un mécanisme à réviser.
- Rideaux en tissu : ouvrir le dos, déclencher en pose B couvercle d’objectif retiré, examiner la toile à contre-jour. Aucun trou, aucune marque de pliure profonde.
- Mousses du dos et chambre miroir : passer un coton-tige sec — s’il accroche ou ressort noir collant, les mousses sont à refaire (15 à 25 € de fournitures, ou 60 à 120 € en atelier).
- Cellule : avec une pile en place (silver-oxide via adaptateur), pointer vers une fenêtre puis vers une zone sombre. L’aiguille doit bouger franchement, pas mollement.
- Viseur : pas de champignon en mosaïque dans le pentaprisme, dépoli net, stigmomètre fonctionnel.
- Objectif fourni (50 mm f/1.8 S.C.) : pas de champignon en filaments dans les lentilles, bague de mise au point fluide sans accroc, lamelles de diaphragme propres et sèches.
Symptôme / risque / question à poser au vendeur
- Vitesses lentes irrégulières → risque mécanique → « Quand a été faite la dernière révision ? »
- Mousses collantes ou friables → fuites de lumière → « Avez-vous testé le boîtier avec une pellicule récemment ? »
- Aiguille de cellule qui réagit mollement → cellule décalée ou défectueuse → « Avec quel type de pile l’avez-vous utilisé ? »
- Champignon visible dans les lentilles → contamination irréversible → « L’objectif a-t-il été stocké dans un endroit sec ? »
- Bruits anormaux à l’armement → mécanisme fatigué → « Combien d’expositions estimez-vous avoir faites avec le boîtier ? »
Avant une séance importante (mariage, voyage, projet documenté), tester avec une pellicule sacrifiable — un rouleau de 24 vues low-cost, développement standard — pour valider l’étanchéité du dos et la régularité des vitesses sur un cycle complet.
Où acheter ?
Fourchette observée sur petites annonces françaises : 50 à 120 € selon état, contrôle mai 2026, hors révision. Les prix fluctuent selon les périodes — vérifier directement sur chaque site.
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr (vendeurs tiers occasion) |
Logistique connue, retours facilités sous 30 jours selon le vendeur | Disponibilité fluctuante, vérifier la fiche au moment de l’achat ; aucune garantie constructeur |
| MPB (spécialiste occasion photo) |
Notation transparente de l’état (esthétique et fonctionnel), garantie 6 mois, mention de l’objectif et des accessoires | Stock irrégulier sur les boîtiers anciens — alerte e-mail recommandée |
| Boutiques argentique spécialisées (Photo Suffren, La Boutique Argentique, Atelier Argentique…) |
Boîtier souvent révisé avant vente, conseil en boutique, possibilité d’essai sur place | Prix généralement plus élevés, mais qui intègrent la révision et la garantie commerçant |
| eBay (vendeurs professionnels) | Choix très large, possibilité de filtrer sur vendeurs pros notés ; bonne option pour trouver un kit avec optiques FD | Vérifier les photos, l’historique du vendeur et la politique de retour ; éviter les annonces sans précision sur les mousses ou la cellule |
| Canon Camera Museum (source documentaire constructeur) |
Vérifier les caractéristiques officielles avant achat, comparer avec ce que le vendeur annonce | Pas de vente du Canon TX (boîtier discontinué) ; source documentaire uniquement |
Risques spécifiques à un boîtier argentique d’occasion : rideaux marqués ou troués, vitesses lentes gommées, mousses collantes, cellule décalée, champignon dans le 50 mm, fuites de lumière sur le dos. Ces points sont rarement détaillés dans les annonces — il faut systématiquement les questionner.
FAQ : Canon TX
Qu’est-ce que le Canon TX ?
Quelles différences entre Canon TX et Canon FTb ?
Le Canon TX a-t-il un retardateur ?
Le Canon TX est-il adapté aux débutants en argentique ?
Canon TX ou Canon AE-1 pour débuter ?
Quelle pile remplace la PX625 du Canon TX ?
Comment utiliser le Canon TX sans pile ?
Le Canon TX accepte-t-il les objectifs FL ?
Quel objectif choisir avec un Canon TX ?
Quelle pellicule choisir pour un Canon TX ?
L’essentiel avant de signer
Le meilleur exemplaire n’est pas le moins cher : c’est celui dont les mousses, la cellule et les vitesses lentes ont été vérifiées. Avant d’acheter, exigez : obturateur testé sur toutes les vitesses, mousses refaites ou récentes, cellule réactive, objectif sans champignon. Prévoyez 25 à 35 € pour un adaptateur de pile MR-9, et un budget révision de 60 à 120 € si l’exemplaire n’a jamais été ouvert. Pour aller plus loin, comparer avec le Canon FTb reste l’arbitrage le plus fréquent dans cette gamme.

