Le Canon PowerShot S10 (DCC460) n’est pas un compact qu’on cherche par hasard. En général, on tombe dessus de trois manières : un boîtier oublié dans un tiroir familial, une fiche d’occasion repérée en vide-grenier ou sur une plateforme spécialisée, ou un détour curieux par les digicams Canon de la fin des années 90. À chaque fois, la même question revient : est-ce que ce vieux compact a encore quelque chose à offrir, ou vaut-il mieux le laisser dormir ?
Le Canon PowerShot S10 DCC460 est un compact numérique Canon lancé en octobre 1999, équipé d’un capteur CCD 1/2 pouce d’environ 2,11 Mpx au total, d’un zoom 35-70 mm équivalent f/2,8-4 et d’un stockage CompactFlash. La référence DCC460 correspond à son entrée dans le Canon Camera Museum, utile pour éviter les confusions avec les PowerShot S100 (sorti en 2011) ou SX10 IS (2008).
Sur le papier, la fiche est courte. Capteur CCD 1/2 pouce, zoom 35-70 mm équivalent f/2,8-4, CompactFlash, pile 2CR5 ou pack NB-5H rechargeable optionnel, boîtier métal de 270 g. Pris seuls, ces chiffres ne disent rien. Ce qui compte, c’est leur conséquence en 2026 : ce que ces choix techniques permettent encore, ce qu’ils interdisent, et ce qu’ils impliquent au moment d’acheter un exemplaire d’occasion.
Le S10 n’est plus disponible neuf depuis longtemps. Canon France conserve une page support avec la documentation d’origine. Mais Canon USA, de son côté, classe désormais le produit comme retiré, sans nouvelles mises à jour de pilotes ni de contenu. Le plus important n’est pas de réciter la fiche : c’est de savoir si l’exemplaire que vous avez devant vous démarre, écrit correctement sur CompactFlash et se transfère sans mauvaise surprise. C’est sur ces trois points que se joue le vrai verdict d’achat — pas sur les caractéristiques d’origine.
Le Canon PowerShot S10 reste intéressant comme compact historique ou comme digicam plaisir, à condition de trouver un exemplaire sain et d’accepter un usage lent. Si votre priorité est la photo simple au quotidien, commencez plutôt par le comparatif plus bas : c’est là que l’écart avec un compact moderne devient évident.
Le Canon PowerShot S10 en bref

Le Canon PowerShot S10 DCC460 est un compact numérique Canon de 1999 — boîtier métal de 270 g, capteur CCD 1/2 pouce d’environ 2,11 Mpx au total, zoom 35-70 mm équivalent f/2,8-4, stockage CompactFlash et alimentation par pile 2CR5 ou pack NB-5H optionnel. C’est le premier modèle de la lignée PowerShot S de Canon.
Fiche technique rapide
Qu’est-ce que le Canon PowerShot S10 DCC460 ?
DCC460 est l’identifiant interne attribué par Canon au PowerShot S10 dans son musée numérique. C’est ce code qu’on retrouve sur les fiches de patrimoine de la marque, et c’est par lui que beaucoup d’acheteurs vérifient qu’un exemplaire correspond bien au modèle annoncé. Croiser la référence DCC460, l’aspect du boîtier et les caractéristiques officielles du Canon Camera Museum reste la méthode la plus simple pour éviter une confusion avec un PowerShot proche au nommage approchant.
Ne pas confondre
Et bien sûr, rien à voir avec un PowerShot SX10 IS — un bridge superzoom sorti en 2008.
Méfiance face aux fiches automatiques
Plusieurs catalogues d’occasion en ligne affichent des caractéristiques erronées sur le PowerShot S10, souvent issues de fiches générées sans relecture. Trois erreurs reviennent souvent :
- Une définition annoncée à 15 Mpx ou plus, alors que Canon donne environ 2,11 Mpx au total.
- Un zoom supérieur à 2x — la plage est strictement 35-70 mm équivalent.
- Des fonctions de stabilisation ou de détection de visage qui n’existent tout simplement pas sur ce boîtier de 1999.
Avant tout achat, croiser systématiquement la fiche du vendeur avec la page officielle du Canon Camera Museum.
Pourquoi ce compact de 1999 intéresse encore certains photographes
Canon PowerShot S10 DCC460 : ce que désigne cette référence

Le code DCC460 n’est pas un nom commercial — Canon ne l’a jamais imprimé sur l’emballage du boîtier. C’est un identifiant patrimoine, utilisé en interne et repris par le Canon Camera Museum. Pour un acheteur d’occasion, son intérêt est pratique : entré dans un moteur de recherche, il renvoie directement vers la fiche officielle Canon, sans passer par les portails marchands ou les pages d’archive douteuses. C’est aussi le seul moyen fiable de distinguer le S10 d’origine d’un modèle voisin sur lequel un vendeur se serait trompé.
Le S10 dans la chronologie PowerShot
Le S10 n’est pas un boîtier isolé : il ouvre une lignée. Comprendre ce qui vient avant et après aide à fixer ce qu’il représente.
Pour creuser cette filiation côté experts, notre fiche sur le Canon PowerShot G1 (2000) éclaire bien la stratégie produit Canon à ce moment charnière du tout numérique.
Le regain d’intérêt pour les digicams change la lecture du produit

Depuis 2023, les compacts numériques antérieurs à 2010 reviennent dans certaines pratiques amateurs : recherche d’un rendu CCD perçu comme moins lisse, lassitude des images sur-traitées des smartphones récents, plaisir d’un objet qui impose un rythme. Le S10 entre dans cette catégorie de digicam vintage Canon. Il ne fait pas tout : il fait ce qu’il fait. Pour les utilisateurs qui s’y intéressent aujourd’hui, c’est l’argument central — un boîtier sans menus à rallonge, sans connexion permanente, sans mise à jour à appliquer.
L’engouement récent pour les digicams ne suffit pas à transformer un boîtier fatigué en bon achat. Un S10 dont la batterie tient mal, dont la trappe carte ferme mal, ou dont l’autofocus peine à accrocher ne procurera aucun plaisir — juste de la frustration. Ce point compte plus que la mode.
Fiche technique utile : ce que les chiffres veulent encore dire aujourd’hui
La fiche technique du Canon PowerShot S10 n’a d’intérêt que si on la traduit en contraintes concrètes : définition limitée, carte CompactFlash à gérer, batterie ancienne, transfert par lecteur externe. Trois points méritent un détour précis avant d’acheter.
Environ 2 Mpx : à quoi cela correspond vraiment
Environ 2,02 mégapixels effectifs, c’est un cliché de 1 600 × 1 200 pixels en pleine résolution. Un cadre Full HD moderne, pour donner une référence, c’est 1 920 × 1 080. Autrement dit, le S10 produit une image plus haute mais moins large qu’un écran TV actuel — et nettement en deçà du 4K. À ce niveau de définition, on tire correctement en 13×18 cm, péniblement au format A4. Au-delà, le grain pixel devient visible. Notre dossier sur les résolutions et mégapixels aide à se représenter concrètement ce que cette définition permet.
Pour 1999, c’était dans la moyenne haute des compacts grand public. En 2026, cela suffit pour un usage écran, des tirages modestes ou une intention esthétique assumée. Pas pour recadrer agressivement, pas pour imprimer en grand, et clairement pas pour des usages où le détail compte.
Le zoom 35-70 mm f/2,8-4 : ce qu’il permet, ce qu’il interdit
Sur le S10, on a affaire à un zoom 2x, ouvrant à f/2,8 au plus court et à f/4 au plus long. La plage 35-70 mm équivalent couvre le portrait serré, la photo de rue de proximité, la nature morte, le souvenir de famille. Elle ignore le grand-angle paysage et oublie complètement le téléobjectif. Pour qui sort d’un smartphone moderne où l’on jongle entre 13 mm et 100 mm équivalent en deux gestes, le contraste est franc.
L’ouverture f/2,8 au grand-angle est correcte : elle laisse de quoi photographier en intérieur sans systématiquement déclencher le flash. À f/4 au 70 mm, on perd un peu de marge en lumière basse — fréquent à l’époque, peu pénalisant si l’on accepte de se rapprocher du sujet plutôt que de zoomer. La vraie limite n’est pas optique : c’est la combinaison entre cette plage courte et la lenteur de l’autofocus, qui force à anticiper.
CompactFlash, batterie 2CR5, NB-5H : les vraies conséquences d’usage

Trois choix techniques de 1999 ont aujourd’hui des conséquences très concrètes.
Le stockage en CompactFlash Type I et II reste fonctionnel — les cartes existent toujours et tiennent bien dans le temps. Mais on ne les trouve plus dans tous les magasins, et leur lecture sur un ordinateur moderne demande un lecteur dédié. Aucun lecteur SD intégré ne suffit. Pour ne pas se retrouver bloqué, mieux vaut prévoir d’emblée un adaptateur ou un lecteur externe ; à ce sujet, notre guide sur les adaptateurs SD vers CompactFlash détaille les compatibilités, et notre sélection des meilleures cartes CompactFlash aide à choisir une carte fiable plutôt qu’une vieille carte 8 Mo retrouvée avec le boîtier.
L’alimentation se fait au choix par une pile lithium 2CR5 — encore disponible, mais coûteuse à long terme — ou par un pack rechargeable NB-5H. La NB-5H d’origine n’est plus produite par Canon. Trouver un pack en bon état tient parfois du jeu de patience. Sur le marché parallèle, des batteries compatibles existent avec des niveaux de qualité variables — privilégier un vendeur qui accepte le retour reste la précaution la plus utile. Sur ce type de boîtier ancien, l’autonomie transforme vite l’expérience : un compact agréable devient pénible si la batterie s’effondre au bout de quelques minutes.
Le transfert se faisait à l’origine via un câble propriétaire et des pilotes Windows 95/98/NT4 ou Macintosh classique. Inutile d’espérer le reproduire sur un Windows 11 ou un macOS Sequoia : la voie pratique aujourd’hui passe par l’extraction de la carte CompactFlash et son lecteur externe, point.
Ce que le S10 fait encore bien, et là où il date franchement
Ce qui reste agréable
Le boîtier impressionne toujours en main. 270 g pour un châssis métal, c’est un objet dense qu’on remarque dès la prise — bien plus solide en perception que les compacts plastique d’entrée de gamme contemporains. La forme reste compacte, le cache optique intégré protège bien la lentille frontale, et le déclencheur a un toucher mécanique précis qu’on retrouve rarement sur les compacts d’entrée de gamme actuels. Pour qui tient en main un S10 après dix ans de smartphones, le rapport au geste change.
Le rendu CCD du S10, comme celui de plusieurs compacts Canon de la fin des années 90, est souvent décrit dans les comparatifs récents par des constantes : couleurs un peu plus chaudes que les CMOS modernes en lumière tungstène, transitions plus douces dans les hautes lumières, traitement JPEG embarqué moins lissant qu’un compact des années 2020. Pas de magie technique — simplement les choix d’une autre génération de capteurs et de chaînes de traitement. Le résultat plaît à un public précis ; il ne convient pas à qui cherche du piqué propre et neutre.
Ce qui pèse aujourd’hui
L’usage rencontre vite trois limites concrètes.
La lenteur, d’abord. Les tests d’époque, à citer comme tels, ont mesuré environ 1,1 seconde entre la pression sur le déclencheur et la prise effective en mode autofocus complet, et 0,19 seconde avec pré-focus appliqué — ces relevés sont issus des bancs de mesure standards de la fin des années 90, pas d’un test réalisé en 2026. Pour de la photo posée sur un sujet immobile, c’est gérable. Pour saisir un enfant qui court dans une cour, c’est un autre métier.
Le zoom ensuite. 2x seulement, là où n’importe quel téléphone récent propose des plages bien plus larges. Le sujet qu’on aimerait isoler à 100 mm équivalent, on n’y arrivera pas. Il faudra recadrer en post-traitement — sur 2 Mpx, le résultat se voit vite.
Le support logiciel, enfin. Canon USA classe le boîtier comme retiré, et la chaîne de transfert d’origine n’a plus de pertinence opérationnelle. Le S10 fonctionne très bien sans son logiciel d’époque, mais il faut l’aborder en autonomie technique, sans s’attendre à un accompagnement constructeur.
Verdict terrain vs marketing
Acheter un Canon PowerShot S10 d’occasion : la check-list avant de payer
Acheter un Canon PowerShot S10 d’occasion en 2026 demande de tester le boîtier sur place ou auprès d’un vendeur acceptant le retour. Vérifier le démarrage à froid, l’écriture sur CompactFlash, l’état des trappes, la recharge du flash et la lecture de la carte sur ordinateur via lecteur CompactFlash externe permet d’éviter la plupart des mauvais coups.
Ce que ce dossier vérifie — et ce qu’il ne remplace pas
Cet article s’appuie sur les fiches techniques officielles Canon (Camera Museum, support France), les bancs de test indépendants d’époque et une méthode d’inspection d’occasion validée auprès de revendeurs photo. Il ne remplace pas un test terrain d’un exemplaire précis : sur un S10 de plus de vingt-cinq ans, l’état réel du boîtier compte parfois plus que la fiche technique.
La méthode qui suit reprend les vérifications standards utilisées par les acheteurs avertis et les revendeurs d’occasion photo. Quatre minutes suffisent à filtrer une grande partie des mauvais coups, à condition de ne pas griller les étapes.
Méthode de vérification d’un PowerShot S10 d’occasion
Quatre étapes ciblées, dans cet ordre. Si l’une d’elles échoue, négocier le prix à la baisse — ou passer son tour.
Batterie, charge et autonomie : ce qu’il faut vérifier d’abord
Premier réflexe : demander si le vendeur fournit une 2CR5 neuve ou un pack NB-5H. Avec la pile lithium, c’est le scénario le plus simple — on en glisse une neuve dans le boîtier, on démarre, on observe le comportement. Avec un pack NB-5H, attention : un pack qui se charge mais s’effondre en quelques minutes n’a plus de valeur d’usage. Demander de voir le boîtier allumé, écran actif, depuis au moins cinq minutes avant la transaction.
Le compartiment pile mérite aussi un coup d’œil. Une trace blanche poudreuse sur les contacts trahit une fuite ancienne. Cela ne condamne pas toujours le boîtier, mais cela complique nettement la suite — et peut servir à négocier le prix à la baisse, voire à passer son tour.
Peut-on encore transférer les photos du PowerShot S10 sur un ordinateur récent ?
Oui, mais pas par le câble d’origine. La méthode pratique en 2026 consiste à insérer une carte CompactFlash dans le boîtier (idéalement la vôtre, pour éviter les surprises), à la formater depuis le menu, à prendre deux ou trois clichés, puis à retirer la carte et à la lire sur un ordinateur via un lecteur CompactFlash externe USB.
Trois écueils possibles : l’appareil refuse l’écriture (problème de cache logique ou de connectique), il enregistre mais corrompt l’image (problème capteur ou bus interne), ou il enregistre proprement (cas idéal). Si vous voyez les fichiers JPEG s’ouvrir sans artefact aberrant sur l’ordinateur, vous avez l’essentiel — la chaîne complète d’acquisition fonctionne.
Flash, LCD, viseur, trappes et cache optique

Le flash doit recycler en quelques secondes après un déclenchement ; un flash qui met vingt secondes à se recharger ou qui se déclenche par intermittence indique un condensateur fatigué. Le LCD doit afficher une image lisible, sans bandes verticales ni zones mortes ; sur les S10 de cet âge, des décolorations légères sont fréquentes, mais une zone aveugle au centre est rédhibitoire.
Le viseur optique, lui, n’a pas grand-chose à révéler — vérifier juste qu’aucune poussière flagrante ne gêne le cadrage. Côté boîtier, ouvrir et refermer la trappe carte, la trappe pile, et le cache optique : un cache qui accroche ou refuse de se rétracter complètement signe un mécanisme à terme défaillant.
Quel prix payer pour un Canon PowerShot S10 d’occasion ?
Sur le marché français, un S10 fonctionnel, propre, avec batterie ou pile et carte, se négocie autour de 60 à 110 € selon l’état et les accessoires. Un boîtier sans batterie, sans carte, dont on n’a pas pu vérifier le démarrage en main, ne devrait pas dépasser 30 à 40 € — le risque est trop élevé. Au-delà de 130 €, on entre dans une zone où, sauf neuf en boîte d’origine quasiment introuvable, le rapport plaisir/prix se discute sérieusement.
Fourchette indicative établie sur consultation d’annonces françaises actives et de ventes terminées. Dernier contrôle : mai 2026. À revérifier avant tout achat — les prix d’un compact aussi ancien dépendent fortement de l’état et des accessoires fournis, plus que d’un cours de marché stable.
Pour ce budget de 100 à 150 €, plusieurs alternatives — y compris des PowerShot S plus récents — deviennent franchement plus cohérentes pour un usage régulier.
Comparatif rapide : le S10 face au S20, au S110 et à trois compacts encore vendus
Deux comparaisons utiles selon le profil d’acheteur. La première replace le S10 dans la lignée Canon, pour qui hésite entre plusieurs modèles anciens. La seconde élargit aux compacts modernes, pour qui se demande s’il ne vaudrait pas mieux acheter neuf.
Le S10 dans la lignée Canon PowerShot S
| Modèle | Année | Capteur | Zoom | Profil d’acheteur |
|---|---|---|---|---|
| PowerShot S10 | 1999 | CCD 1/2 pouce, ~2 Mpx | 35-70 mm équiv. (2x) | Collection, plaisir digicam, premier de la lignée |
| PowerShot S20 | 2000 | CCD, 3,3 Mpx | 35-70 mm équiv. (2x) | Même approche que le S10, définition supérieure pour qui veut tirer plus grand |
| PowerShot S110 | 2012 | CMOS 1/1,7 pouce, 12 Mpx | 24-120 mm équiv. (5x) | Compact expert moderne, pour qui veut un PowerShot S réellement utilisable au quotidien |
Le S20 prolonge le S10 sans le surpasser franchement en sensation d’usage — il garde le même esprit, ce qui rend l’état de l’exemplaire parfois plus décisif que le choix du modèle. Le S110, en revanche, change de catégorie : c’est un compact expert moderne, qui n’a plus rien d’un objet de patrimoine — mais beaucoup à offrir comme appareil principal.
Le S10 face à trois compacts modernes encore vendus neufs
| Modèle | Capteur | Zoom | Prix neuf indicatif | Profil d’acheteur |
|---|---|---|---|---|
| PowerShot S10 (1999) | CCD 1/2 pouce, ~2 Mpx | 35-70 mm équiv. | Occasion uniquement | Plaisir, collection, rendu CCD |
| Canon PowerShot G7 X Mark III | CMOS 1 pouce, 20 Mpx | 24-100 mm équiv. | 1 199,00 € | Compact expert polyvalent, photo + vidéo 4K |
| Panasonic Lumix TZ99 | CMOS 1/2,3 pouce, 20 Mpx | 24-720 mm équiv. (30x) | 499,00 € | Compact voyage, polyvalence maximale en focales |
| Sony RX100 VII | CMOS 1 pouce, 20 Mpx | 24-200 mm équiv. | 1 174,04 € | Compact expert haut de gamme, autofocus de référence |
Prix indicatifs et susceptibles d’évoluer ; vérifier la disponibilité directement sur chaque fiche avant de comparer. Le shortcode du G7 X Mark III est laissé en attente d’une offre Amazon.fr disponible et confirmée — au moment de la relecture, la fiche affichait « Aucune offre mise en avant » et Canon France indiquait le modèle noir en rupture.
Pour un compact zoom de poche moins haut de gamme mais bien équilibré côté voyage, le Sony HX99 reste également une référence à regarder.
Aucun de ces trois compacts modernes ne ressemble au S10, et aucun n’offre son rendu particulier. Mais aucun S10 ne rivalisera avec eux pour photographier un voyage, un anniversaire ou une commande pro. Ce ne sont pas des concurrents directs — ce sont des choix qui répondent à des besoins distincts.
Pour qui le PowerShot S10 garde du sens aujourd’hui
À qui s’adresse encore ce compact ?
Oui si…
- vous recherchez un compact historique cohérent dans une collection orientée digicams ;
- le rythme lent, l’absence de menus à rallonge et l’esthétique CCD vous intéressent comme expérience photographique à part entière ;
- vous trouvez un exemplaire propre, démarré sous vos yeux, avec batterie 2CR5 ou pack NB-5H validé et carte CompactFlash en état ;
- vous êtes prêt à gérer en autonomie le passage par lecteur CompactFlash externe pour récupérer vos fichiers — pas de plug-and-play comme sur un téléphone.
Non si…
- il vous faut un compact principal pour photographier souvent ;
- la lenteur du déclenchement et le zoom 2x risquent de vous frustrer après quelques sorties — l’écart de réactivité avec un compact moderne est franc ;
- la chaîne CompactFlash + batterie 2CR5 + transfert externe vous semble une corvée à gérer ;
- votre budget de 100 à 150 € peut, ailleurs, financer un compact moderne neuf bien plus polyvalent — la balance bascule vite.
Où acheter un Canon PowerShot S10 aujourd’hui
Où trouver un PowerShot S10 et ses accessoires en 2026
Le S10 ne se trouve plus en circuit neuf. Quatre canaux complémentaires, chacun avec une logique propre.
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Spécialistes occasion photo (MPB, Fnac Occasion, RCE Foto) |
Boîtier vérifié, garantie courte, possibilité de retour | Disponibilité très irrégulière sur ce modèle ; créer une alerte plutôt que chercher au coup par coup |
| Marketplaces vendeurs pros (eBay Pro, Leboncoin Pro) |
Choix plus large, prix souvent plus bas que les spécialistes | Vérifier les notes vendeur, les photos réelles du boîtier (pas génériques) et la politique de retour |
| Amazon.fr (accessoires & alternatives uniquement) |
Lecteurs CompactFlash USB, piles 2CR5, cartes CF, compacts modernes en alternative | Le S10 n’y figure pas en neuf — utile pour les périphériques et pour comparer avec les compacts actuels |
| Canon France — page support (canon.fr) |
Documentation officielle, manuels d’origine | Page support uniquement, pas de vente neuve ; Canon USA classe le produit comme retiré |
Risques spécifiques à l’occasion sur un compact de plus de vingt-cinq ans : pixels morts, contacts batterie corrodés, cache optique grippé, écran LCD avec zones décolorées, condensateur de flash fatigué. Les prix fluctuent selon l’état et les accessoires fournis — vérifier directement sur chaque annonce. Dernier contrôle marché : mai 2026.
FAQ — Vos questions sur le Canon PowerShot S10
Oui, à condition de tomber sur un exemplaire fonctionnel. Le boîtier prend toujours des photos, écrit toujours sur CompactFlash, et la carte se relit sans problème sur un ordinateur via un lecteur CompactFlash externe. Ce qui n’est plus utilisable, c’est la chaîne logicielle de transfert d’origine — pilotes Windows 95/98/NT4 et Macintosh classique. On contourne sans peine en passant par la carte directement.
DCC460 est l’identifiant patrimoine attribué par Canon au PowerShot S10 dans son musée numérique. Ce n’est pas un nom commercial — Canon ne l’a jamais imprimé sur l’emballage. Pour un acheteur d’occasion, son intérêt est de pouvoir vérifier instantanément qu’on a bien affaire au modèle annoncé via la fiche officielle Canon Camera Museum, sans risque de confusion avec un PowerShot voisin.
Deux options officielles : une pile lithium 2CR5 (encore disponible dans le commerce) ou un pack rechargeable NB-5H qui était proposé en accessoire optionnel à l’époque. La 2CR5 reste le choix le plus simple aujourd’hui — coûteuse à l’unité, mais sans dépendance à un pack dont la production a cessé. Pour la NB-5H, privilégier un vendeur qui accepte le retour, la qualité des batteries compatibles est variable.
Une CompactFlash Type I ou Type II. Les capacités modernes (jusqu’à plusieurs dizaines de gigaoctets) sont compatibles, à condition de respecter le format CF — pas de SD native. Pour la lecture sur ordinateur, un lecteur CompactFlash externe USB suffit ; aucun port intégré ne reconnaît une CompactFlash sans adaptateur.
L’essentiel se joue sur la définition. Le S10 propose environ 2 Mpx, le S20 monte à 3,3 Mpx. Le zoom reste identique (35-70 mm équivalent), tout comme l’esprit du boîtier et la rapidité de fonctionnement. Pour qui hésite entre les deux et veut un usage occasionnel, le S20 offre une marge plus confortable au tirage. Pour qui cherche le premier de la lignée, c’est bien le S10 — sa valeur historique est supérieure.
Oui, mais pas par le câble d’origine. La méthode pratique en 2026 consiste à retirer la carte CompactFlash du boîtier et à la lire sur un ordinateur via un lecteur CompactFlash externe USB. Les fichiers JPEG s’ouvrent ensuite avec n’importe quel logiciel actuel, sur Windows 11 comme sur macOS récent.
Le rendu CCD est souvent perçu comme différent — couleurs un peu plus chaudes en lumière artificielle, transitions plus douces dans les hautes lumières, traitement JPEG embarqué moins lissant. Mais ce n’est pas une magie technique : la différence dépend fortement de la lumière, de l’exposition et des attentes du photographe. Sur un sujet bien éclairé en lumière neutre, l’écart avec un compact CMOS récent est moins net que ce que certains contenus sur les digicams laissent entendre.
La décision dépend de trois facteurs concrets : le budget réel, l’état de l’exemplaire trouvé, et la tolérance à la lenteur. À budget équivalent (100-150 €), un compact moderne d’occasion offrira une polyvalence supérieure. Si l’exemplaire de S10 est validé en démarrage et écriture CompactFlash, et que la lenteur ne vous gêne pas, l’achat se défend pour un usage plaisir. Si l’un de ces trois feux n’est pas au vert, mieux vaut s’orienter vers un compact plus récent.
En résumé : que faire maintenant ?
Si un PowerShot S10 vous attire pour un projet précis — collection, plaisir, esthétique CCD — concentrez vos efforts sur l’inspection d’un exemplaire avec la check-list ci-dessus, et budgétez d’emblée une carte CompactFlash récente, un lecteur CF externe et une pile 2CR5 neuve. Si votre besoin réel est un compact agile au quotidien, comparez plutôt un PowerShot S110 d’occasion et un compact actuel comme le Lumix TZ99 ou le RX100 VII : la décision se prend en confrontant le besoin photo réel et la tolérance aux contraintes techniques.

