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    Test Pentax K-5 II : le reflex tropicalisé qui vaut encore en occasion

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    Pentax K-5 II avec objectif SMC Pentax-DA 18-55 mm f/3,5-5,6 monté, vue trois quarts avant sur parquet bois clair.
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    Pentax K-5 II en 2026 : notre test terrain du reflex d’occasion, ses limites vidéo, ses profils d’usage et les alternatives neuves à comparer.

    Dernière mise à jour : 21 avril 2026 · Temps de lecture : 17 minutes

    Maël Andrieux-Valmont
    Spécialiste reflex & hybrides experts — tests longue durée
    17 ans d’expérience terrain, basé à Grenoble

    Le Pentax K-5 II revient régulièrement dans les discussions entre photographes quand on parle de matériel d’occasion sérieux. Pas parce qu’il est récent. Pas parce qu’il coche toutes les cases d’un appareil moderne. Parce qu’il reste l’un des rares reflex APS-C à combiner châssis dense, tropicalisation à 77 joints, stabilisation capteur et un capteur 16 Mpx qui a bâti sa réputation sur sa tenue en photo fixe — pour un budget d’occasion resté contenu.

    En 2026, la question utile pour un acheteur tient en deux lignes : oui en occasion pour la photo fixe outdoor, face à un parc K-mount disponible à prix abordables ; non si la vidéo, le Live View moderne ou le Wi-Fi natif comptent dans votre pratique. La SERP française reste dominée par des tests de lancement qui répondaient aux enjeux de 2012 — la valeur du boîtier à sa sortie — pas à ceux d’un acheteur actuel confronté à un marché de l’occasion Pentax moins liquide que celui de Nikon ou Canon, et à un Pentax KF neuf qui repositionne la ligne d’achat.

    Ce test s’appuie sur un exemplaire d’occasion à faible kilométrage, acquis chez un revendeur photo spécialisé avec garantie. Trois semaines d’usage continu : sorties montagne (Vercors et Belledonne), marche urbaine à Grenoble, deux séances portrait en lumière intérieure faible. Optiques montées : 18-135 mm WR, 35 mm f/2,4 AL, et un 50 mm f/1,7 SMC Pentax-M manuel pour valider l’intérêt de la stabilisation boîtier avec de l’optique ancienne. Pas de mesure labo, pas de mires, pas de graphiques de bruit. Ce qui suit, c’est ce qu’un photographe voit sur le terrain — avec ce que ça implique comme arbitrages d’achat aujourd’hui.

    Pour la photo fixe d’extérieur avec viseur optique et parc K-mount disponible, le Pentax K-5 II reste un excellent achat d’occasion entre 300 et 400 € chez un revendeur photo garanti. Pour un usage vidéo sérieux, pour un photographe attaché au Live View moderne, ou pour un débutant sans écosystème Pentax, le Pentax KF neuf ou un hybride APS-C récent sont plus logiques.

    Sommaire

    Toggle
    • Le Pentax K-5 II en 2026 : à qui parle encore ce reflex ?
    • Fiche rapide : ce qu’il faut savoir avant d’aller plus loin
        • Fiche technique rapide
      • Les caractéristiques qui comptent encore
      • Les caractéristiques qui ont vieilli
    • Pour qui ce boîtier est — ou n’est pas — fait
        • À qui s’adresse ce reflex ?
    • Méthodologie de test
        • Conditions de test
        • Matériel utilisé pour ce test
      • Ce que nous avons cherché à mesurer
      • Live View et vidéo : ce que nous avons testé, et ce que nous n’avons pas poussé
    • Ce que nous avons constaté sur le terrain
      • Prise en main : dense, compact, rassurant
      • En paysage et photo d’extérieur : là où il reste convaincant
      • En basse lumière : le capteur tient mieux que son âge ne le laisse penser
      • Autofocus en basse lumière : progrès réel ou simple retouche ?
      • En action modérée : ça passe… jusqu’à un certain point
    • Marketing vs réalité terrain
        • Verdict terrain vs marketing
    • Qualité d’image : le vrai point fort qui lui permet encore d’exister
      • Couleur, dynamique, JPEG Pentax
      • Fichiers RAW et marge de reprise
      • Jusqu’où monter en ISO sans se mentir
      • K-5 II ou K-5 IIs : faut-il payer la version sans filtre AA ?
    • Avis Pentax K-5 II : limites, défauts et points agaçants
        • Inconvénients concrets
    • Comparatif rapide : Pentax K-5 II face à KF, D7500 et EOS 90D
      • Si vous voulez rester chez Pentax
        • Pentax K-5 II (occasion)
        • Pentax KF (neuf)
      • Si vous n’êtes pas attaché à la monture K
    • Pentax K-5 II vs K-5 : faut-il payer l’écart en occasion ?
        • Ce qui change réellement entre K-5 et K-5 II
    • Avant d’acheter : 7 contrôles sur un K-5 II d’occasion
    • Pentax K-5 II ou Pentax KF : lequel choisir aujourd’hui ?
      • Quel prix raisonnable payer pour un K-5 II en 2026 ?
    • Où acheter un Pentax K-5 II (ou son alternative neuve, le Pentax KF) ?
    • Verdict : pour qui, à quel prix, à quelles conditions
    • FAQ — Pentax K-5 II

    Le Pentax K-5 II en 2026 : à qui parle encore ce reflex ?

    Réponse courte : oui en occasion (300–400 € selon l’état) pour le photographe d’extérieur qui fait surtout de la photo fixe et possède ou veut acquérir des optiques K-mount. Non si la vidéo, le Live View moderne ou l’AF de suivi rapide comptent — dans ces cas, un Pentax KF neuf ou un hybride récent seront plus pertinents.

    Ce boîtier ne se vend plus neuf. Pentax concentre aujourd’hui ses ventes APS-C neuves sur le KF, et ses ventes plein format sur le K-1 Mark II. Le traiter comme un produit encore vendu neuf aujourd’hui serait mentir au lecteur. L’angle utile, c’est l’occasion raisonnée.

    Dans cette grille, le K-5 II rend encore service à un profil précis : photographe d’extérieur qui fait surtout de la photo fixe, qui accepte un boîtier ancien mais solide, et qui possède déjà — ou veut constituer — un parc K-mount d’occasion. Pour un photographe paysage qui sort par temps voilé avec un 18-135 WR monté, l’équation tient. Pour un vidéaste YouTube amateur qui tourne du B-roll entre deux séances portrait, elle ne tient plus.

    Les limites sont connues. La vidéo est datée. Le Live View peine en autofocus. L’AF en suivi d’action rapide n’est pas au niveau des reflex postérieurs à 2015. Pas de Wi-Fi natif. Écran fixe. Acheter un boîtier de plus de dix ans impose un contrôle réel de l’état — pas la confiance dans sa réputation de brique indestructible.

    Test vidéo indépendant du Pentax K-5 II — environ 16 minutes, en anglais, centré sur l’usage outdoor prolongé.

    Fiche rapide : ce qu’il faut savoir avant d’aller plus loin

    Fiche technique rapide

    Capteur
    APS-C CMOS 16,28 Mpx
    Monture
    Pentax K (KAF2, compatible K-mount)
    Viseur
    Pentaprisme, couverture 100 %, grossissement 0,92x
    Autofocus
    SAFOX X, 11 collimateurs dont 9 en croix, sensibilité jusqu’à -3 EV
    Obturateur
    1/8000 s — synchro flash 1/180 s
    Rafale
    7 images/seconde en JPEG
    Stabilisation
    Stabilisation capteur (SR) intégrée au boîtier
    Tropicalisation
    77 joints d’étanchéité, résistance jusqu’à -10 °C
    Vidéo
    Full HD 1080p 25 i/s, Motion JPEG, entrée micro externe
    Stockage
    SD / SDHC / SDXC
    Poids
    ≈ 760 g avec batterie

    Les caractéristiques officielles complètes figurent sur la fiche technique Ricoh Imaging du K-5 II.

    Les caractéristiques qui comptent encore

    Trois piliers tiennent bon avec l’âge : le viseur optique 100 %, la tropicalisation à 77 joints et la stabilisation intégrée au capteur. Le viseur, en particulier, reste l’un des meilleurs de sa catégorie toutes générations confondues — clair, lumineux, avec couverture totale et un grossissement de 0,92x qui dépasse la plupart des reflex APS-C concurrents de son époque. À l’usage, dans les moments de doute sur la composition, c’est une différence concrète.

    La stabilisation SR reste un atout rare chez les reflex APS-C. Toute optique K-mount montée — y compris les vieux cailloux manuels des années 80 ramassés en occasion — bénéficie de deux à trois stops récupérables. Sur le terrain, un 50 mm f/1,7 SMC Pentax-M manuel à 1/15 s tient la route en intérieur faiblement éclairé sans trépied — ce que le même objectif monté sur un Nikon D7500 ne permet pas, faute de stabilisation boîtier chez Nikon.

    Les caractéristiques qui ont vieilli

    La vidéo du K-5 II est celle de 2012 : format Motion JPEG, fichiers lourds, pas de suivi AF digne de ce nom. Une entrée micro externe existe bien, mais l’ensemble vidéo reste trop daté pour un usage documentaire sérieux — ni 4K, ni profil log, ni codec efficace pour le post-traitement moderne. Le Live View lui-même est pénible à utiliser en AF : lent, hésitant, bruyant. Absence de Wi-Fi natif. Écran fixe de 921 000 points non tactile. Pour qui attend autre chose qu’un outil de photo fixe, le décalage avec les standards 2026 est criant.

    Pour qui ce boîtier est — ou n’est pas — fait

    À qui s’adresse ce reflex ?

    Oui si…

    • Vous photographiez surtout en fixe (paysage, urbain, portrait posé, street).
    • Vous possédez déjà des optiques Pentax K, ou vous voulez profiter du parc d’occasion K-mount souvent abordable.
    • Vous sortez en conditions humides, en montagne, en randonnée, et vous voulez un boîtier qui ne vous fait pas paniquer à la première averse.
    • Vous préférez un viseur optique à une visée électronique.
    • Vous acceptez d’acheter d’occasion en contrôlant sérieusement l’état du boîtier.

    Non si…

    • La vidéo fait partie de votre pratique, même en amateur régulier.
    • Vous photographiez du sport ou de la faune en suivi rapide.
    • Vous voulez du Wi-Fi natif, un écran orientable, une ergonomie des années 2020.
    • Vous démarrez la photo et cherchez un boîtier sans contrainte de contrôle d’occasion.
    • Votre priorité est le Live View moderne pour la macro sur trépied.

    Méthodologie de test

    Conditions de test

    • Trois semaines d’usage en continu sur une période mêlant sorties montagne (Vercors et Belledonne), marche urbaine à Grenoble et deux séances portrait en lumière intérieure.
    • Temps alternant soleil dur, ciel voilé, pluie fine et une matinée à -2 °C avec gelée blanche.
    • Prises de vue en RAW + JPEG, traitement Lightroom Classic pour la lecture des fichiers.
    • Suivi d’un sujet mobile modéré (chien en course, cycliste en ville) au viseur optique, jamais en Live View.
    • Comparaison à l’œil et sur écran avec des fichiers issus d’un Pentax K-3 II et d’un Nikon D7500 conservés en référence.

    Matériel utilisé pour ce test

    Pentax K-5 II (boîtier d’occasion à faible kilométrage, revendeur garanti)
    Pentax-DA 18-135 mm f/3,5-5,6 ED AL DC WR
    Pentax-DA 35 mm f/2,4 AL
    SMC Pentax-M 50 mm f/1,7 (occasion, manuel)
    Carte SanDisk Extreme Pro SDXC 64 Go UHS-I
    Batterie D-LI90 + batterie tierce de secours
    Trépied Manfrotto Befree pour comparaisons paysage

    Ce que nous avons cherché à mesurer

    Trois axes concrets : tenue du capteur en basse lumière jusqu’à 6 400 ISO, comportement de l’AF au viseur dans des conditions qui piègent habituellement les reflex anciens (contre-jour, faible contraste, lumière mixte en intérieur), et confort réel d’un boîtier tropicalisé de plus de dix ans en sortie humide. Ce qui suit décrit ce que nous avons observé ; pas de banc de test, pas de mires, pas de graphiques de bruit.

    Live View et vidéo : ce que nous avons testé, et ce que nous n’avons pas poussé

    
Face arrière du Pentax K-5 II : écran LCD, œilleton, molette AF/SEL/AUTO, bouton LV, pavé OK avec WB, INFO, MENU.

    Notre protocole sur ces deux usages est volontairement limité et nous le posons clairement. Sur le Live View, deux tests concrets : cadrage bas en macro fleur au 35 mm f/2,4, et cadrage en plongée pour un détail d’architecture. Dans les deux cas, l’AF en Live View a pompé plusieurs secondes avant d’accrocher — là où un reflex Canon récent basculerait en Dual Pixel quasi instantané. Sur la vidéo, nous nous sommes limités à deux clips de 30 secondes pour documenter l’ergonomie et l’encodage. Aucun usage documentaire prolongé, aucun test de stabilisation en vidéo, aucune mesure de chauffe. Le verdict vidéo que vous lirez plus bas vaut pour cet échantillon et les retours convergents des sources d’époque, pas pour un banc complet.

    Ce que nous avons constaté sur le terrain

    Prise en main : dense, compact, rassurant

    Le boîtier tient dans la main comme un outil dessiné pour tenir. Sous une veste polaire, en marche d’approche sur sentier humide dans le Vercors, aucune glissade ni fatigue de préhension sur une journée de six heures avec le 18-135 WR monté. Le grip est assez profond pour être tenu avec des gants fins — testé à -2 °C au petit matin, molette avant accessible sans retirer la protection. Les commandes physiques sont directement sous les doigts : molette avant, molette arrière, bouton vert pour remettre les paramètres à zéro, levier de mode AF. Une ergonomie directe, faite pour qu’on oublie le boîtier. Sur ce plan, elle vieillit mieux que beaucoup de reflex récents encombrés de menus tactiles.

    En paysage et photo d’extérieur : là où il reste convaincant

    Le 16 Mpx du K-5 II suffit largement pour du paysage imprimé jusqu’au A2. À 100 ISO, sur trépied, un fichier RAW offre une dynamique confortable : marge réelle dans les ombres sans bruit chromatique gênant, récupération des hautes lumières tant qu’on ne clippe pas franchement. Sur notre matinée brumeuse dans le Vercors, les transitions entre zones voilées et ciel bleu émergent ont été tenues sans effort particulier. Pour un tirage A2 imprimé, c’est suffisant. Ce constat vaut pour notre exemplaire et nos scènes, pas pour une donnée labo stable.

    Le JPEG Pentax, lui, reste l’un des plus agréables de sa génération : tons chair convaincants en portrait posé à la lumière de fenêtre, verts feuillus qui ne virent pas au fluo en randonnée forestière, rouges qui ne saturent pas trop vite sur toit de tuile provençale. Pour un usage « prêt à publier » sans passer par le RAW, un argument concret.

    En basse lumière : le capteur tient mieux que son âge ne le laisse penser

    Pentax annonce une sensibilité AF jusqu’à -3 EV grâce au module SAFOX X. Face au K-5 original et son SAFOX IX+, le gain face est tangible au viseur — surtout dans les scènes d’intérieur faiblement éclairées. Sur un portrait en bougies à 3 200 ISO testé dans notre conditions, la mise au point accroche sur l’œil en une seule passe sans pompage, ce qui n’était pas toujours le cas du K-5.

    À 3 200 ISO, le bruit reste géré sur les tons clairs. La chrominance commence à s’exprimer dans les ombres profondes, mais rien d’insurmontable en traitement. À 6 400 ISO, la limite haute d’un usage sérieux : on perd du micro-détail et la montée est visible sur un tirage grand format, mais les fichiers restent exploitables pour du web ou un tirage A4 classique. Au-delà — le boîtier monte jusqu’à 51 200 en extension — l’intérêt devient limité au dépannage.

    Autofocus en basse lumière : progrès réel ou simple retouche ?

    La réponse courte : progrès réel, mais strictement borné à la basse lumière fixe. Le passage du SAFOX IX+ du K-5 au SAFOX X du K-5 II descend la sensibilité AF de -1 EV à -3 EV, soit deux stops gagnés. Sur notre portrait aux bougies à 3 200 ISO, la MAP accroche en une seule passe sur l’œil, là où le K-5 original pompait dans les mêmes conditions. Le gain disparaît dès que le sujet bouge. Sur du suivi rapide, le K-5 II reste au niveau d’un module de 2012 amélioré, pas d’un système AF moderne.

    En action modérée : ça passe… jusqu’à un certain point

    Sept images/seconde sur le papier, avec un AF 11 points dont 9 en croix. Sur un chien en course à vitesse constante dans un parc de Grenoble, le mode AF-C (autofocus continu) tient correctement sur plusieurs déclenchements consécutifs avant de commencer à lâcher. Dès que la direction devient imprévisible — cycliste qui slalome, enfant qui change d’angle — le taux de déchets monte nettement. La limite structurelle d’un système conçu en 2012 : même amélioré, il n’est pas pensé pour le suivi moderne. Un Pentax KP ou, mieux, un Pentax K-3 Mark III changent la donne à ce niveau.

    Marketing vs réalité terrain

    Verdict terrain vs marketing

    Marketing : un autofocus sensible jusqu’à -3 EV pour photographier dans l’obscurité.
    Terrain : le gain par rapport au K-5 est réel au viseur, en basse lumière fixe. Dès que le sujet bouge, on retrouve les limites d’un module AF de 2012.
    Marketing : 77 joints d’étanchéité et résistance au froid jusqu’à -10 °C.
    Terrain : le châssis tient ses promesses sur un boîtier en bon état, avec un objectif WR monté dessus. Sur un K-5 II d’occasion de plus de dix ans, la tropicalisation d’origine n’est plus une garantie automatique — joints de portes de compartiment, caoutchoucs de molettes et trappes de carte méritent un contrôle visuel avant achat, et un simple joint durci invalide la promesse constructeur.
    Marketing : reflex expert polyvalent, photo et vidéo.
    Terrain : polyvalent en photo seulement. Y chercher un usage vidéo moderne est une erreur d’intention d’achat.

    Qualité d’image : le vrai point fort qui lui permet encore d’exister

    Couleur, dynamique, JPEG Pentax

    Le capteur Sony 16,28 Mpx embarqué dans le K-5 II — partagé à l’époque avec le Nikon D7000 et le Sony NEX-5N — était déjà considéré comme l’un des meilleurs APS-C de sa génération. Treize ans plus tard, ses qualités restent exploitables : dynamique généreuse, neutralité colorimétrique, bonne tolérance à la surexposition. Dans nos fichiers traités sous Lightroom Classic, les ombres remontent proprement sans artefact lourd ; les hautes lumières se récupèrent tant qu’on ne clippe pas franchement.

    Le moteur JPEG Pentax fait partie des plus plaisants de sa génération, avec un rendu couleur qui flatte sans tomber dans la saturation criarde. Sur nos tests, le profil « Bright » a donné les paysages les plus directement publiables ; « Natural » est resté plus fidèle en portrait intérieur ; « Reversal Film » produit des contrastes agressifs qu’on aimera ou pas selon le sujet.

    Fichiers RAW et marge de reprise

    Les RAW DNG ouvrent proprement dans tous les logiciels récents sans plugin spécifique — un avantage concret pour un boîtier ancien. La marge de reprise dans les ombres reste bonne sur des scènes bien exposées à 100 ISO, mais la latitude est inférieure à celle d’un capteur APS-C de 2020. L’écart perceptible se réduit au traitement — surtout si on imprime en format raisonnable.

    Jusqu’où monter en ISO sans se mentir

    De 100 à 800 ISO, aucune discussion : qualité excellente, bruit invisible, détails fins. De 1 600 à 3 200 ISO, le bruit s’installe dans les ombres sans être gênant pour un tirage A4 ou une publication web. À 6 400 ISO, la limite haute d’un usage sérieux : on perd du micro-contraste, mais les fichiers restent publiables après traitement. Au-delà, c’est du dépannage. Pas de miracle, mais rien de déshonorant pour un capteur de 2012.

    K-5 II ou K-5 IIs : faut-il payer la version sans filtre AA ?

    La différence entre les deux modèles tient à un seul point : le K-5 IIs supprime le filtre passe-bas. Gain : un piqué légèrement supérieur, perceptible sur mire ou à fort agrandissement. Risque : apparition occasionnelle de moiré sur certains motifs répétitifs (tissus, grilles, toitures). Pour un usage paysage ou portrait classique, la différence ne justifie pas un écart de prix significatif en occasion. Pour un photographe de studio ou de reproduction d’œuvres, le IIs peut se défendre. Notre test du Pentax K-5 IIs détaille ce point plus précisément.

    Avis Pentax K-5 II : limites, défauts et points agaçants

    Inconvénients concrets

    • Vidéo datée. Motion JPEG, fichiers lourds, pas de suivi AF vidéo digne de ce nom. À oublier pour un usage documentaire sérieux.
    • Live View désagréable. AF lent, bruyant, hésitant. Cadrer écran en macro ou en plongée devient un exercice de patience.
    • AF en suivi en retrait. 11 collimateurs dont 9 en croix — suffisant pour de l’action modérée, dépassé sur sport rapide ou faune imprévisible.
    • Pas de Wi-Fi natif. Transfert obligatoire par carte ou câble. Carte Eye-Fi possible à l’époque, compliquée aujourd’hui.
    • Écran fixe. 921 000 points, non orientable, non tactile. Handicap réel pour les angles de prise de vue exigeants.
    • Vieillissement d’occasion à contrôler. Joints, molettes, trappe de carte, trappe batterie : tous les points d’usure méritent un œil attentif avant achat.
    • Marché Pentax moins liquide. Moins de boîtiers disponibles en occasion que chez Canon ou Nikon, choix restreint, délais possibles pour tomber sur un exemplaire en bon état.

    Comparatif rapide : Pentax K-5 II face à KF, D7500 et EOS 90D

    Trois boîtiers couvrent les cas d’usage où un lecteur hésite concrètement entre un K-5 II d’occasion et une alternative récente — dans ou hors de la monture Pentax. Le tableau ci-dessous est orienté profil d’usage, pas simple alignement de specs.

    Boîtier Capteur AF Vidéo Prix neuf Profil cible
    Pentax K-5 II
    (occasion)
    APS-C 16 Mpx SAFOX X, 11 pts, -3 EV Full HD 25p datée N/A — occasion Photographe fixe Pentax, budget contenu, parc K-mount existant
    Pentax KF
    (neuf)
    APS-C 24,24 Mpx SAFOX IX, 11 pts Full HD 60p 879,99 € Pentax neuf avec garantie, écran orientable, démarrage chez Pentax
    Nikon D7500
    (neuf/occasion)
    APS-C 20,9 Mpx Multi-CAM 3500 II, 51 pts 4K 30p 979,00 € Photographe mixte photo/vidéo légère, AF plus moderne
    Canon EOS 90D
    (neuf/occasion)
    APS-C 32,5 Mpx 45 pts tous en croix, Dual Pixel 4K 30p 1 549,90 € Hybride photo/vidéo sérieux, écran orientable, résolution maxi

    Si vous voulez rester chez Pentax

    Pentax K-5 II (occasion)

    L’équation robustesse/prix difficile à battre sur du fixe outdoor si vous êtes déjà dans l’écosystème K-mount et acceptez le contrôle d’un boîtier d’occasion. Tropicalisation annoncée sérieuse, à valider sur l’exemplaire réel. Contrainte : trouver un exemplaire sain, accepter l’âge du système.

    VS

    Pentax KF (neuf)

    Le choix neuf raisonnable chez Pentax. 24 Mpx, écran orientable, viseur à 0,95x (supérieur au K-5 II sur ce point précis, contrairement à une idée parfois lue), ISO étendus, garantie constructeur. Moins expert dans le toucher qu’un K-5 II en bon état, mais plus polyvalent et pérenne. Logique si vous démarrez chez Pentax sans parc optique.

    Si votre budget permet de monter en gamme sur le marché de l’occasion Pentax plutôt que de basculer sur le KF neuf, le Pentax K-3 reste une alternative solide pour un usage plus orienté action grâce à son AF à 27 points et sa rafale à 8,3 i/s.

    Si vous n’êtes pas attaché à la monture K

    Le Nikon D7500 est l’alternative la plus pertinente pour le photographe d’extérieur qui veut un reflex APS-C moderne sans partir en hybride : 51 points AF, 4K, écran inclinable, tropicalisation correcte. Son ergonomie reste très proche des attentes d’un ancien utilisateur Pentax. Le Pentax K-70, dans un registre plus abordable et toujours chez Pentax, peut aussi se considérer comme alternative plus récente dans l’écosystème.

    Le Canon EOS 90D va plus loin si la vidéo compte autant que la photo : 32,5 Mpx, Dual Pixel AF en Live View exceptionnel, 4K 30p propre, écran orientable tactile. Plus cher, mais plus complet. Aucun intérêt si votre pratique est 95 % photo fixe en extérieur — la dépense supplémentaire ne se justifie pas.

    Pentax K-5 II vs K-5 : faut-il payer l’écart en occasion ?

    Ce qui change réellement entre K-5 et K-5 II

    ↑
    Module AF SAFOX X. Sensibilité descendue à -3 EV contre -1 EV sur le K-5. Gain concret en basse lumière fixe au viseur.
    ↑
    Écran LCD renforcé. Plus robuste, meilleure visibilité en plein soleil.
    ↑
    Compatibilité SDXC. Support des cartes mémoire de plus grande capacité.
    ↑
    Compatibilité GPS O-GPS1. Géolocalisation native des fichiers via le module dédié.

    Hors de ces quatre points, le capteur, l’obturateur, la rafale et la tropicalisation sont identiques. La FAQ officielle Ricoh Imaging du K-5 II précise ces différences. Le K-5 original, si vous le trouvez en bon état à un prix sensiblement plus bas, reste un très bon choix — notre test du Pentax K-5 original couvre le sujet. L’écart de prix entre les deux en occasion justifie rarement de choisir le II si vous ne photographiez jamais en basse lumière mouvante au viseur. Dans le cas inverse, le gain AF suffit à payer la différence.

    Avant d’acheter : 7 contrôles sur un K-5 II d’occasion

    • Compteur d’obturateur. Demander l’historique précis. Ricoh annonce environ 100 000 déclenchements de durée de vie pour ce modèle — un exemplaire à 30 000 déclenchements rassure, un exemplaire à 80 000 justifie une décote sérieuse ou un passage à un autre boîtier.
    • État des joints caoutchouc. Contour d’écran, grip, trappe de carte, trappe de batterie, griffe flash. Un joint durci ou décollé invalide la tropicalisation d’origine — vérifier à la loupe.
    • Molettes avant et arrière. Tourner chaque molette plusieurs fois à vide : aucun saut, aucun clic fantôme. L’usure des molettes est le défaut le plus fréquent sur les exemplaires très utilisés.
    • Capteur et pixels chauds. Prendre une photo bouchon d’objectif à 3 200 ISO et 30 secondes. Examiner le fichier à 100 % — quelques pixels chauds sont normaux à cet âge, des dizaines sont un signal de fatigue.
    • Écran LCD et luminosité. Contrôler l’absence de pixels morts et la visibilité en plein jour.
    • Batterie D-LI90 d’origine. Vérifier la tenue en charge. Les batteries tierces sont souvent correctes mais méritent une sortie complète de validation avant achat définitif.
    • Facture et historique. Un vendeur qui ne peut pas fournir la facture d’achat n’est pas disqualifié, mais ça négocie — et ça impose un contrôle plus strict sur les six autres points.

    Pentax K-5 II ou Pentax KF : lequel choisir aujourd’hui ?

    La vraie question pour un acheteur hésitant entre les deux tient à la pratique et au budget. Le KF neuf (autour de 949,99 € sur la boutique Pentax Europe au moment du contrôle) se justifie si vous partez de zéro chez Pentax, si vous voulez la garantie constructeur, et si l’écran orientable change votre manière de cadrer. Le K-5 II d’occasion se justifie si vous êtes déjà dans l’écosystème K-mount, si votre budget est sous les 400 €, et si votre pratique est 80 %+ photo fixe. Dans tous les autres cas, le tableau penche vers le KF.

    Quel prix raisonnable payer pour un K-5 II en 2026 ?

    Compter entre 300 et 400 € pour un K-5 II d’occasion en bon état chez un revendeur photo garanti 6 à 12 mois. À titre indicatif, MPB France affichait au moment de ce test des K-5 II entre 314 € et 384 € selon l’état ; les annonces entre particuliers démarrent plus bas mais exigent un contrôle complet à votre charge. Au-dessus de 500 €, l’arbitrage avec un Pentax KF neuf devient légitime. Fourchette à revérifier avant achat — le marché de l’occasion Pentax est moins liquide que celui des marques mainstream et les prix varient.

    Où acheter un Pentax K-5 II (ou son alternative neuve, le Pentax KF) ?

    Le K-5 II ne se vend plus neuf. Pour l’acquérir, c’est l’occasion. Pour basculer sur du neuf chez Pentax, c’est le KF. Les trois canaux standards couvrent les deux cas ; un quatrième canal dédié à l’occasion fiable complète le panorama.

    Canal Avantages clés À noter
    Amazon.fr
    (alternative neuve — Pentax KF)
    Livraison rapide, retours facilités, prix suivi dans le temps. 879,99 € pour le Pentax KF — prix indicatif, susceptible d’évoluer.
    Réseau physique spécialisé
    (Fnac, Photo Hall, camara, revendeurs photo agréés Pentax)
    Essai en main du KF, conseils vendeur, reprise possible d’un ancien boîtier, SAV en boutique. Certains revendeurs disposent d’un rayon occasion photo avec garantie commerçant. Vérifier la disponibilité avant de se déplacer — le stock Pentax est moins systématique qu’un Canon ou Nikon.
    Site officiel Pentax
    (pentax.eu)
    Prix de référence constructeur, garantie officielle, accessoires certifiés, documentation produit la plus fiable. Prix rarement négociables — KF affiché à 949,99 € sur la boutique Pentax Europe au moment du contrôle.
    Occasion fiable
    (MPB, Fnac Occasion, revendeurs photo avec garantie)
    Boîtier inspecté, garantie 6 à 12 mois selon le vendeur, compteur d’obturateur communiqué, retour possible. À titre indicatif, MPB France affichait au moment du test des K-5 II entre 314 € et 384 € selon l’état. Risques spécifiques photo à l’occasion : pixels morts, obturateur usé, joints durcis — vérifier l’état réel de l’exemplaire.

    Les prix fluctuent selon les périodes — vérifier directement sur chaque canal avant de commander.

    Verdict : pour qui, à quel prix, à quelles conditions

    Le K-5 II reste un reflex qu’on garde par plaisir d’usage, pas par défaut. Sur un exemplaire en bon état, avec joints intacts et compteur raisonnable, il rend un service qu’aucun APS-C récent ne fait mieux dans la même fourchette d’occasion : outil dense et sobre, pensé pour l’extérieur, qui sert la photo fixe avec une ergonomie directe et un viseur optique 100 % agréable.

    Trois conditions d’achat concrètes à valider avant de passer à la caisse :

    • Vous faites au moins 70 % de photo fixe et vous acceptez le contrôle d’un boîtier de plus de dix ans.
    • Vous avez — ou comptez constituer — un parc K-mount (SMC Takumar, Pentax-M, DA WR). La stabilisation boîtier démultiplie alors la valeur de ce parc.
    • Votre budget est sous les 400 € et votre priorité est la robustesse outdoor.

    Dans l’écosystème Pentax d’occasion, à budget plus serré, le Pentax K-30 et le Pentax K-50 restent des alternatives plus modestes mais cohérentes pour qui accepte de perdre la tropicalisation à 77 joints et le grip magnésium.

    À l’inverse, si la vidéo compte dans votre pratique, si le Live View moderne est une habitude, ou si vous démarrez chez Pentax sans attache à la monture K, le Pentax KF neuf ou un hybride APS-C récent seront plus confortables à long terme.

    FAQ — Pentax K-5 II

    À quel profil le Pentax K-5 II correspond-il en 2026 ?
    Au photographe d’extérieur qui fait surtout de la photo fixe, possède ou veut acquérir un parc K-mount d’occasion, et peut consacrer une soirée au contrôle complet d’un boîtier de plus de dix ans. Au-delà de ce profil — vidéaste même amateur, débutant sans écosystème Pentax, photographe sport — d’autres boîtiers conviennent mieux.
    Quelle différence entre Pentax K-5 II et K-5 IIs ?
    Le K-5 IIs supprime le filtre passe-bas du capteur. Résultat : piqué légèrement supérieur, mais risque de moiré sur certains tissus et motifs répétitifs. Le capteur, l’AF, l’obturateur et la tropicalisation sont identiques entre les deux modèles. La différence se justifie surtout pour un photographe de studio ou de reproduction.
    Le Pentax K-5 II est-il bon pour la photo de paysage ?
    Oui, c’est même l’un de ses meilleurs usages. Capteur 16 Mpx à la dynamique généreuse, viseur 100 % qui facilite la composition précise, tropicalisation qui permet de sortir par tous les temps, stabilisation capteur utilisable avec toute optique K-mount. Pour du paysage imprimé jusqu’au A2, aucun manque notable.
    Le K-5 II est-il vraiment tropicalisé ?
    Sur le plan constructeur, oui : 77 joints d’étanchéité et résistance officielle jusqu’à -10 °C. En pratique, cette tropicalisation dépend de l’état d’un boîtier d’occasion — joints caoutchouc, trappes, logement batterie et objectif WR monté dessus comptent autant que la promesse d’origine. Sur un exemplaire sain avec une optique WR, la protection tient ses promesses sous pluie fine.
    Peut-on filmer sérieusement avec un Pentax K-5 II ?
    Non. La vidéo est datée : Motion JPEG, fichiers lourds, autofocus vidéo inutilisable, Live View lent, pas de suivi digne de ce nom. L’entrée micro externe existe, mais l’ensemble reste trop limité pour un usage documentaire ou YouTube sérieux. Le boîtier se contente de dépanner pour un clip occasionnel.
    Quel prix raisonnable payer pour un K-5 II d’occasion ?
    Entre 300 et 400 € pour un boîtier nu en bon état chez un revendeur photo garantissant 6 à 12 mois. MPB France affichait au moment de ce test des K-5 II entre 314 € et 384 € selon l’état. Moins cher en particulier, mais sans garantie et avec un contrôle complet à votre charge. Au-dessus de 500 €, l’arbitrage avec un Pentax KF neuf devient légitime.
    Le Pentax KF remplace-t-il vraiment le K-5 II ?
    Partiellement. Le KF offre 24 Mpx contre 16, un écran orientable, un viseur à 0,95x (supérieur au K-5 II à 0,92x), une vidéo Full HD 60p et la garantie du neuf. Le K-5 II garde en contrepartie une tropicalisation annoncée plus sérieuse (77 joints), une prise en main plus dense et un parc d’occasion bon marché. Pour un photographe qui démarre chez Pentax, le KF est plus logique. Pour un passionné d’ergonomie expert déjà équipé, le K-5 II reste défendable.
    Le Pentax K-5 II est-il un bon achat pour débuter chez Pentax ?
    Non, en règle générale. Débuter chez Pentax en 2026 passe plus logiquement par un KF neuf avec garantie, écran orientable et capteur 24 Mpx plus récent. Le K-5 II n’est pertinent pour un débutant que s’il bénéficie de l’accompagnement d’un photographe Pentax expérimenté qui validera l’exemplaire et cadrera les premières sorties. Seul, le risque d’acheter un mauvais boîtier ou d’en mal exploiter les forces est trop élevé.

    Votre prochaine étape : si le K-5 II vous tente, ciblez un revendeur photo qui garantit ses boîtiers d’occasion et communique le compteur d’obturateur. Exigez les sept contrôles listés plus haut avant de valider l’achat. Si vous hésitez avec du neuf, le Pentax KF reste le comparatif le plus honnête à faire avant de trancher — capteur plus récent, écran orientable, garantie constructeur, écosystème identique.

    Maël Andrieux-Valmont est photographe-testeur basé à Grenoble. Depuis 17 ans, il travaille sur les boîtiers experts et pro, avec une préférence marquée pour les appareils conçus pour le terrain : froid, humidité, longues sorties, contraintes réelles. Son approche mêle prise en main longue durée, comparaison concrète entre générations et attention particulière à ce qui compte vraiment quand on photographie dehors — fiabilité, viseur, autofocus utile, rendu des fichiers et cohérence avec les optiques. Sur expert-photo.fr, il signe les tests de boîtiers orientés usage réel, sans enjoliver les limites quand elles pèsent sur la pratique.

    appareil photo expert appareil photo reflex monture Pentax K Pentax photo de paysage reflex tropicalisé
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