Le Sigma 10-18mm f/2.8 DC DN Contemporary cible un problème concret que connaissent la plupart des photographes et vidéastes sur APS-C : le manque de recul. Salon de 18 m² à cadrer en entier, ruelle trop étroite pour inclure le haut d’un bâtiment, vlog à bout de bras où le visage occupe tout le cadre sans contexte — à chaque fois, c’est le même constat. Et les zooms standard livrés en kit ne descendent pas assez bas pour résoudre le problème.
La réponse de Sigma : un zoom ultra grand-angle f/2.8 constant, couvrant 10-18 mm (équivalent 15-27 mm sur Sony/Fuji, 16-29 mm sur Canon APS-C), dans un format de 260 g et 62 mm de long. Disponible en monture Sony E, Fujifilm X, L-Mount et Canon RF (depuis septembre 2024), il promet un champ très large sans basculer dans le fisheye, avec assez de luminosité pour la basse lumière et la vidéo en intérieur. Pour situer cette plage de focales par rapport à vos repères habituels, un 10 mm sur APS-C cadre nettement plus large qu’un 16 mm sur plein format.
Mais un ultra grand-angle aussi compact à f/2.8, ça implique des compromis que la fiche technique ne montre pas. En particulier, cet objectif est conçu pour fonctionner avec des corrections numériques activées — distorsion et vignetage corrigés par le boîtier ou le logiciel RAW. Désactiver ces corrections révèle une distorsion en barillet marquée et un vignetage prononcé. C’est le fonctionnement normal et assumé par Sigma, mais c’est aussi le point le plus sous-estimé dans la plupart des tests. L’autre question clé : l’absence de stabilisation optique (OIS). Si votre boîtier n’a pas d’IBIS et que la vidéo en marche est prioritaire, ce seul point peut orienter vers une alternative (voir la section comparatif plus bas).
Dans ce test, l’objectif est de vous aider à décider en connaissance de cause. On détaille le workflow de corrections (JPEG, Lightroom, Capture One), le comportement réel en vidéo avec et sans IBIS, le piqué aux bords et dans les coins, et un comparatif orienté usage face aux deux alternatives les plus logiques. Si vous hésitez entre ultra grand-angle et grand-angle classique, clarifier vos besoins de cadrage avant l’achat évitera une déception.
Verdict express (40 mots) : ultra grand-angle APS-C compact et lumineux, convaincant pour intérieur, vlog et voyage si vous acceptez un workflow avec corrections (boîtier ou profil RAW). À éviter sans IBIS ni gimbal en vidéo, ou si vous exigez un rendu RAW brut sans retouche.
Pour qui ce zoom est (ou n’est pas) fait
Oui si…
- Vous filmez en vlog sur APS-C et cherchez un champ large à bout de bras, avec un AF rapide et un focus breathing contenu.
- Vous photographiez des intérieurs (immobilier, architecture, déco) et manquez régulièrement de recul — à 10 mm, un salon de 18 m² tient dans le cadre sans se coller au mur.
- Vous voulez un duo f/2.8 ultra compact pour voyager léger : le 10-18 + le Sigma 18-50mm f/2.8 couvre 10-50 mm (éq. 15-75 mm) en moins de 520 g.
- Vous acceptez de travailler avec les corrections de distorsion et vignetage activées — c’est le fonctionnement prévu de cet objectif.
- Vous cherchez un ultra grand-angle pour la photo urbaine ou le paysage sur un budget maîtrisé.
Non si…
- Vous refusez les corrections numériques et exigez un rendu RAW brut propre sans post-traitement de distorsion/vignetage.
- Vous filmez en marchant sans IBIS ni gimbal — l’absence d’OIS rend le résultat trop tremblant pour un usage professionnel. Un stabilisateur ou gimbal devient alors indispensable.
- Vous comptez l’utiliser principalement en plein format (le crop APS-C réduit la résolution et l’intérêt de la démarche).
- Vous visez l’astrophotographie exigeante : le coma et le vignetage en bords à f/2.8 demandent un post-traitement soigné.
- Vous êtes sur Fujifilm et tenez absolument à une bague de diaphragme physique — elle est absente ici.
Ce que les tests survolent (et qui change l’achat)

La plupart des tests de cet objectif se concentrent sur le piqué central et l’AF. C’est insuffisant pour un ultra grand-angle de ce type. Voici les quatre points qui impactent réellement le workflow et que nous détaillons dans les sections suivantes.
Les 4 points à vérifier avant d’acheter :
- Angle de champ réel après corrections : la correction de distorsion recadre légèrement l’image. L’angle utile à 10 mm est donc un peu moins large que l’angle optique brut — une différence subtile mais mesurable.
- Bruit dans les coins après correction du vignetage : corriger le vignetage en RAW amplifie le bruit dans les angles. Sur des scènes sombres à ISO élevé, c’est visible.
- Ergonomie en mise au point manuelle et pare-soleil : la bague MF est très étroite et affleure le fût. Le pare-soleil push-on (à ressort) est pratique au quotidien mais peut s’user à l’usage.
- Stabilité vidéo sans OIS : sans IBIS boîtier, la vidéo en mouvement est inutilisable professionnellement. C’est le facteur décisif pour beaucoup de vlogueurs.
Fiche technique et promesse constructeur vs réalité terrain
Le Sigma 10-18mm est présenté par le constructeur comme le zoom ultra grand-angle AF f/2.8 le plus compact et le plus léger pour boîtiers APS-C hybrides (donnée Sigma d’octobre 2023). Pour les spécifications complètes, la fiche officielle Sigma reste la référence.
Fiche technique — Sigma 10-18mm f/2.8 DC DN Contemporary
Marketing vs réalité terrain
Ouverture f/2.8 : ce que ça apporte concrètement
L’ouverture constante f/2.8 procure trois avantages mesurables : un AF plus réactif en basse lumière (davantage de signal pour le moteur pas à pas), une vitesse d’obturation plus rapide en intérieur sans monter excessivement en ISO, et la possibilité d’un léger détachement du sujet en mise au point très proche. En revanche, à 10 mm sur APS-C, la profondeur de champ reste très large même à f/2.8 — c’est la physique d’un ultra grand-angle, pas un défaut de l’objectif.
Ne pas confondre
Corrections numériques : le workflow réel en JPEG, Lightroom et Capture One

C’est le sujet le plus sous-estimé dans les tests de cet objectif. Le Sigma 10-18mm est conçu pour fonctionner avec des corrections numériques activées. En RAW brut (corrections désactivées), les mesures publiées par des testeurs indépendants rapportent une distorsion en barillet marquée à 10 mm et un vignetage prononcé aux coins. À 18 mm, la distorsion s’inverse légèrement en coussinet.
Faut-il activer les corrections de distorsion et vignetage ?
Oui, c’est le fonctionnement prévu par Sigma. En JPEG, les corrections s’appliquent automatiquement via le boîtier. En RAW, appliquez le profil d’objectif dans votre logiciel. Sans corrections, distorsion et vignetage sont visibles et gênants, surtout à 10 mm. C’est un compromis normal pour un objectif aussi compact.
Workflow par logiciel : ce qui change selon votre outil
JPEG boîtier : corrections appliquées automatiquement. Rendu propre, aucune intervention. C’est le chemin le plus simple.
Lightroom Classic / Camera RAW : le profil Sigma est disponible et s’applique automatiquement si « Activer les corrections de profil » est coché. La distorsion disparaît, le vignetage se réduit fortement. Point à surveiller : la correction de vignetage amplifie le bruit dans les angles sur les scènes sombres. Pour les tirages exigeants, un passage en correction manuelle avec dosage partiel est préférable.
Capture One : le profil est également disponible mais les corrections ne sont pas identiques à celles de Lightroom — les résultats aux coins peuvent varier légèrement. Vérifiez le rendu sur vos propres images.
DxO PhotoLab : DxO applique ses propres corrections optiques mesurées. Les résultats sont généralement très propres, y compris aux coins.
Les corrections réduisent-elles l’angle de champ ?
Oui, légèrement. La correction de distorsion recadre les bords de l’image pour redresser les lignes, ce qui réduit l’angle utile par rapport à l’angle optique brut. La différence est subtile en pratique (quelques degrés), mais elle existe. La correction « étire » aussi les pixels des bords, ce qui peut réduire le piqué perçu dans les coins extrêmes.
Qualité d’image : piqué, bords, flare et astro
Méthode : pour évaluer un ultra grand-angle, le centre seul ne suffit pas. Ce qui différencie un bon 10 mm d’un médiocre, c’est le comportement aux bords et dans les coins, la gestion du flare en contre-jour, et — pour l’astro — le coma en périphérie.
À quelle ouverture est-il le meilleur ?
Le sweet spot se situe entre f/5.6 et f/8. Au centre, le piqué est excellent dès f/2.8 et reste constant sur toute la plage focale. Aux bords et coins : à 10 mm f/2.8, un affaiblissement est visible en crop 100 %. Fermer à f/5.6 améliore nettement l’homogénéité. À 18 mm, l’image est plus homogène dès la pleine ouverture. Pour le paysage ou l’architecture où le détail dans les coins compte, privilégiez f/5.6 à f/8. Pour le vlog ou l’intérieur avec sujet centré, f/2.8 est parfaitement utilisable.
Flare et contre-jour
Le flare est globalement bien contenu pour un ultra grand-angle de cette catégorie. En contre-jour modéré, le traitement multicouche fait son travail. En contre-jour dur (soleil dans le cadre), des artefacts restent possibles — c’est attendu sur un 10 mm. Le pare-soleil réduit le risque.
Est-ce adapté à la voie lactée et au ciel étoilé ?
Utilisable pour de l’astro occasionnel (voie lactée en voyage), mais pas optimal. À f/2.8, la luminosité est suffisante pour capturer le ciel. Mais le coma dans les coins et le vignetage en RAW demandent un post-traitement soigné : correction vignetage dosée, empilement éventuel, et crop des coins les plus affectés. Pour de l’astrophotographie exigeante, un prime dédié ou un objectif à plus grande ouverture avec une meilleure correction de coma sera plus performant. Notre guide pour photographier les étoiles détaille les critères optiques à privilégier.
AF et vidéo : vlog, gimbal, IBIS et focus breathing

Le moteur pas à pas offre un autofocus rapide, silencieux et fluide. La détection des visages et des yeux fonctionne sans accroc sur les boîtiers récents (Sony a6700, Fuji X-T5, Canon R7/R50). Le focus breathing est contenu : lors des transitions proche/infini, le champ de vision ne varie que très légèrement, ce qui est un avantage pour le vlog et les plans en mouvement.
IBIS suffit-il pour filmer en marchant ?
Avec IBIS (Sony a6700, Fuji X-H2, Canon R7), la stabilisation est correcte pour du vlog statique ou avec mouvements lents. Pour de la marche active, un petit gimbal donnera un résultat nettement plus fluide — et les 260 g de l’objectif facilitent l’équilibrage. Sans IBIS et sans gimbal, le résultat est trop tremblant pour un usage professionnel.
Réglages recommandés pour le vlog
- Cadrage face-cam : à bout de bras (~50-60 cm), 10 mm offre un cadrage visage + environnement. L’AF accroche le visage instantanément en AF-C avec détection visage/œil.
- Basse lumière intérieure : f/2.8 permet de rester à des ISO raisonnables (800-1600) et de capturer une pièce entière sans éclairage additionnel.
- Zoom en filmant : l’objectif n’est pas parfocal. Si vous zoomez pendant un plan, l’AF devra rattraper la mise au point. Évitez les zooms lents si la netteté constante est critique.
- Firmware : Sigma publie des mises à jour micrologicielles — vérifiez votre version avant une session importante.
Scénarios vidéo : face-cam, marche, intérieur, transition
Face-cam statique : à 10 mm bras tendu, le cadrage est large et immersif. L’AF accroche le visage instantanément. Idéal pour les créateurs qui filment seuls.
Marche en extérieur : l’absence d’OIS se ressent si le boîtier n’a pas d’IBIS. Avec IBIS, le résultat est exploitable. Avec gimbal, c’est fluide — et le faible poids est un atout pour l’équilibrage.
Intérieur sombre : f/2.8 + ISO modéré + champ large permettent de capturer une pièce entière sans éclairage additionnel dans la plupart des cas.
Transition proche → loin : le focus breathing contenu rend ces transitions naturelles à l’écran.
Méthodologie de test
Conditions de test
- Durée : 3 semaines d’usage régulier.
- Prises de vue : intérieur (appartements parisiens, cages d’escalier), architecture urbaine (lignes droites, perspectives), vlog face-cam (statique + marche), ciel nocturne (coma/bords).
- Lumière : plein soleil, lumière mixte intérieure, basse lumière, contre-jour direct.
- Développement : RAW avec corrections activées ET désactivées (Lightroom Classic, profil Sigma appliqué vs brut). JPEG boîtier en complément.
Matériel utilisé
Sigma 10-18mm f/2.8 DC DN (monture Sony E)
Trépied Manfrotto BeFree Advanced
Filtre UV Hoya Pro1 67 mm
Biais possibles : firmware v1.1 lors du test ; profils de développement RAW non identiques entre Lightroom et Capture One ; IBIS activé (impact sur le piqué à basse vitesse) ; type d’obturateur (mécanique vs électronique — rolling shutter possible en vidéo sur certains boîtiers).
Ce qu’on ferait différemment
Un test plus complet inclurait une comparaison directe du piqué coins sur 26 MP (Sony) vs 40 MP (Fuji X-H2), pour quantifier l’impact de la résolution sur les faiblesses aux bords. Et un test vidéo systématique avec/sans IBIS sur trois boîtiers différents aurait permis de chiffrer le gain de stabilisation réel.
Ce que nous avons constaté sur le terrain
1. Intérieur — appartement parisien (salon ~18 m²) : à 10 mm, la pièce entière tient dans le cadre sans se coller au mur. À 12 mm, le rendu est moins « dramatique » et plus naturel — un bon compromis pour l’immobilier.
2. Architecture — ruelles et contre-jour : les lignes verticales restent droites avec corrections activées. En RAW brut, la distorsion en barillet est évidente. Le flare en contre-jour reste gérable : quelques voiles légers en soleil direct, rien de rédhibitoire.
3. Vlog face-cam — marche en ville : le champ à 10 mm est parfait pour se filmer avec le contexte autour. L’AF accroche le visage en continu. Sans IBIS, la stabilité en marchant est insuffisante pour un rendu professionnel — avec l’IBIS du a6700, c’est exploitable. Sur gimbal, l’équilibrage est immédiat.
4. Paysage — parc au coucher du soleil : à f/5.6-f/8, l’image est homogène du centre aux bords. Piqué convaincant pour tirages et affichage web. Couleurs fidèles, bon contraste.
5. Nuit — ciel étoilé : à f/2.8, 10 mm, 15 s d’exposition, les étoiles au centre sont ponctuelles. Dans les coins : allongement (coma) et assombrissement marqué (vignetage RAW). En corrigeant le vignetage, le bruit remonte dans les angles. Utilisable pour des images d’ambiance, pas pour de l’astro exigeante.
6. Compacité quotidienne : l’objectif rentre dans une poche de veste épaisse. Avec le Sigma 18-50mm f/2.8, on obtient un duo 10-50 mm f/2.8 complet en moins de 520 g — un avantage pratique majeur pour le voyage.
Limites, défauts et points de friction
Avantages
- Compacité et légèreté exceptionnelles pour un zoom f/2.8 ultra grand-angle (260 g).
- Piqué central excellent dès f/2.8, très bon à f/5.6-f/8 sur tout le champ.
- AF rapide, silencieux, focus breathing contenu — très adapté à la vidéo.
- Filtre 67 mm standard (courant, abordable, compatible avec beaucoup de setups).
- Mise au point minimale très courte (11,6 cm à 10 mm) — compositions créatives en proxy.
- Pare-soleil push-on compact et pratique.
- Prix contenu par rapport à la concurrence directe.
Inconvénients
- Dépendance aux corrections numériques : distorsion et vignetage marqués en RAW brut.
- Aucune stabilisation optique — problématique sur boîtiers sans IBIS, surtout en vidéo.
- Bague de mise au point étroite et peu ergonomique pour la MF en vidéo.
- Tropicalisation limitée (joint de monture uniquement, pas de joints internes).
- Pas de bague de diaphragme physique (surtout gênant pour les utilisateurs Fujifilm).
- Coins plus doux à 10 mm f/2.8 — à fermer pour les usages exigeants.
- Non parfocal : remet la mise au point lors d’un changement de focale en vidéo.
Les deux « deal-breakers » potentiels sont l’absence de stabilisation (si votre boîtier n’a pas d’IBIS et que la vidéo est prioritaire) et la dépendance aux corrections (si vous tenez à un rendu RAW brut propre). Le reste relève de compromis normaux pour un objectif de cette taille et à ce prix. Cas concret où on ne le recommande pas : un vlogueur sur Canon R50 (pas d’IBIS) qui filme en marchant sans gimbal — le résultat sera trop instable.
Comparatif : Sigma 10-18mm f/2.8 vs Canon RF-S 10-18mm vs Sony 10-20mm PZ

Deux alternatives crédibles selon l’usage, avec un tableau orienté décision.
| Critère | Sigma 10-18mm f/2.8 | Canon RF-S 10-18mm f/4.5-6.3 IS STM | Sony E 10-20mm f/4 PZ G |
|---|---|---|---|
| Monture | Sony E / Fuji X / L-Mount / Canon RF | Canon RF uniquement | Sony E uniquement |
| Ouverture | f/2.8 constant | f/4.5-6.3 variable | f/4 constant |
| Stabilisation | Non | Oui (OIS 4 stops) | Non |
| Éq. plein format | 15-27 mm (Sony/Fuji) / 16-29 mm (Canon) | 16-29 mm | 15-30 mm |
| Vidéo / power zoom | Bon AF vidéo, pas de power zoom | Bon AF, IS utile, pas de power zoom | Power zoom électronique — atout vidéo |
| Poids | 260-270 g | ~150 g | ~178 g |
| Prix indicatif | 693,00 € (Sony E) | 369,98 € | 724,90 € |
| Usage principal | Photo + vidéo polyvalent, basse lumière | Photo voyage ultra léger, budget serré | Vidéo prioritaire (zoom motorisé fluide) |
Sigma 10-18mm f/2.8
Le choix logique si la luminosité compte (basse lumière, vlog intérieur, AF rapide) et si vous voulez un seul objectif compatible avec plusieurs systèmes. Deux stops plus lumineux que le Canon, ce qui change la donne en intérieur.
Canon RF-S 10-18mm f/4.5-6.3 IS STM
L’option la plus légère et la moins chère, avec une stabilisation optique intégrée. Mais l’ouverture variable (jusqu’à f/6.3 à 18 mm) est un handicap en basse lumière — plus de deux stops de différence avec le Sigma. Pour comparer les approches, la fiche officielle Canon détaille les avantages de la stabilisation.
Sigma 10-18mm f/2.8
Plus lumineux, plus compact, champ légèrement plus large à 10 mm. Meilleur en photo et en basse lumière.
Sony E 10-20mm f/4 PZ G
Le power zoom électronique change la donne en vidéo : zooms fluides, reproductibles, contrôlables à distance. Plage focale un peu plus longue (20 mm vs 18 mm). Mais un stop moins lumineux, et limité à Sony E. La fiche Sony détaille les avantages du zoom motorisé.
Prix, montures et occasion : les pièges à éviter
L’erreur la plus fréquente : acheter la mauvaise monture. Le Sigma 10-18mm existe en 4 montures distinctes (Sony E, Fuji X, L-Mount, Canon RF). Elles ne sont pas interchangeables. Vérifiez deux fois avant de commander, surtout en occasion. Sigma propose un service de conversion de monture (payant, avec délai).
Prix neuf indicatif (Amazon.fr, février 2026) :
Ces prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
Occasion : points à vérifier
- Lentille frontale : chercher micro-rayures et champignons (examiner à contre-jour).
- Bague de zoom : doit être ferme et régulière, sans jeu excessif.
- AF : tester en AF-C avec détection visage sur votre boîtier — un AF hésitant peut signaler un problème de communication monture.
- Firmware : vérifier la version dans le menu du boîtier et mettre à jour si nécessaire.
- Pare-soleil push-on : vérifier qu’il clipse correctement (le ressort peut s’user).
Quel filtre 67 mm choisir ?
Le diamètre de 67 mm est un format standard et abordable. Pour le paysage, un filtre polarisant circulaire (CPL) ou un filtre ND variable sont les plus utiles. Évitez d’empiler plusieurs filtres à 10 mm : le vignetage mécanique risque d’augmenter.
Est-ce un bon plan en mode crop sur plein format ?
Techniquement oui : les boîtiers Sony et Leica L plein format peuvent utiliser cet objectif en mode APS-C/crop. Mais vous perdez une part significative de résolution (un capteur 61 MP passe à ~26 MP en crop). C’est un dépannage, pas une stratégie. Si vous êtes en plein format, un 16-35 mm natif est plus logique — notre test du Sony 16-35mm GM II explique cette différence de cible.
FAQ: Sigma 10-18mm f2.8 DC DN

Le Sigma 10-18mm f/2.8 est-il un bon choix pour le vlog APS-C ?
Oui. Champ large à bout de bras, AF rapide avec détection visage, focus breathing contenu, 260 g. C’est l’un des zooms ultra grand-angle les plus cohérents pour le vlog APS-C si votre priorité est le cadrage large et la compacité. Seule réserve : sans IBIS ou gimbal, la stabilité en marchant sera insuffisante.
Est-ce adapté à la photo d’intérieur et d’immobilier ?
C’est l’un de ses meilleurs usages. À 10 mm (éq. 15 mm), vous cadrez une pièce entière sans recul. Avec corrections activées et un réglage entre f/5.6 et f/8 sur trépied, la netteté est homogène du centre aux bords.
Quelle différence entre le Sigma 10-18mm et le Sony 10-20mm PZ pour YouTube ?
Le Sony 10-20mm PZ dispose d’un zoom motorisé fluide (power zoom), idéal pour des zooms reproductibles en vidéo. Le Sigma est un stop plus lumineux (f/2.8 vs f/4), meilleur en basse lumière. Si la vidéo avec zooms fluides est prioritaire, le Sony est plus adapté. Si la luminosité et la polyvalence photo comptent davantage, le Sigma est préférable.
Faut-il un gimbal ou l’IBIS suffit-il pour le vlog ?
Avec IBIS (Sony a6700, Fuji X-H2, Canon R7), la stabilisation est correcte pour du vlog statique ou mouvements lents. Pour de la marche active, un petit gimbal donne un résultat nettement plus fluide. Sans IBIS ni gimbal, le résultat est trop tremblant pour un usage professionnel.
Est-ce adapté à l’astrophotographie sur APS-C ?
Utilisable pour de l’astro occasionnel (voie lactée en voyage). La luminosité f/2.8 est suffisante, mais le coma dans les coins et le vignetage en RAW demandent un post-traitement soigné. Pour de l’astro exigeante, un prime dédié sera plus performant sur les bords.
Est-ce compatible avec les boîtiers Canon RF APS-C ?
Quel filtre 67 mm choisir pour cet objectif ?
Un filtre polarisant circulaire (CPL) pour le paysage ou un filtre ND variable pour la vidéo en plein soleil. Évitez d’empiler plusieurs filtres à 10 mm pour ne pas aggraver le vignetage mécanique.
Est-ce utilisable en plein format (mode crop) ?
Techniquement oui, mais avec une perte de résolution significative (un capteur 61 MP passe à ~26 MP en crop). C’est un dépannage ponctuel, pas une stratégie régulière. Un 16-35 mm natif est plus adapté au plein format.
Notre avis final
Le Sigma 10-18mm f/2.8 DC DN Contemporary ne prétend pas être parfait — et c’est justement ce qui le rend facile à recommander en connaissance de cause. Il excelle dans ce pour quoi il est conçu : un champ ultra large et lumineux dans un format qu’on emporte partout. Les corrections numériques font partie intégrante de son fonctionnement, et une fois ce principe intégré, le workflow est fluide et les résultats convaincants. Notre angle dans ce test : les corrections, la décision vidéo (IBIS/gimbal), et le comportement réel des coins et de l’astro — les points que les tests rapides survolent.
Si votre priorité est un setup APS-C léger et polyvalent pour le voyage, l’intérieur, le vlog ou la photo urbaine, c’est un choix cohérent. Associé au Sigma 18-50mm f/2.8, vous obtenez un duo 10-50 mm f/2.8 compact qui couvre la majorité des situations. Si vous êtes chez Fujifilm, notre guide des objectifs Sigma pour Fuji aide à construire un kit cohérent. Pour les utilisateurs Sony, notre sélection Sigma pour Sony replace cet objectif dans l’écosystème.
Check-list avant achat :
- Identifiez votre monture (Sony E / Fuji X / Canon RF / L-Mount) et vérifiez-la deux fois avant de commander.
- Votre boîtier a-t-il l’IBIS ? Si non et que la vidéo en mouvement est prioritaire, prévoyez un gimbal ou regardez le Canon RF-S 10-18mm (avec OIS).
- Acceptez-vous le workflow avec corrections ? Si oui, c’est un des meilleurs rapports compacité/luminosité/prix du marché APS-C.
- Le duo 10-18 + 18-50 f/2.8 Sigma correspond-il à votre usage principal ? Si oui, vous couvrez 10-50 mm f/2.8 en moins de 520 g.

