Notre avis sur le Canon EOS 1D Mark IV en 2026 : points forts, limites, prix d’occasion, checks avant achat et alternatives sport/animalier.
Mis à jour le 28 février 2026 · Temps de lecture : 20 minutes
Le Canon EOS 1D Mark IV fait partie de ces boîtiers qui gardent une aura particulière chez les photographes d’action. Lancé par Canon en octobre 2009 comme son reflex pro rapide de cinquième génération, il ciblait un profil précis : le photographe de sport, de presse et de reportage qui a besoin de vitesse de rafale, de réactivité AF et de fiabilité sous la pluie ou dans la foule. Capteur APS-H (crop 1,3x), autofocus 45 collimateurs dont 39 croisés, rafale 10 images par seconde, construction tropicalisée en alliage de magnésium et grip intégré : sur le papier, c’est un outil de travail brut conçu pour les longues focales Canon EF.
Le problème, c’est qu’on ne peut plus l’évaluer avec la même grille qu’à sa sortie. Vous n’achetez pas un produit neuf avec garantie : vous achetez un boîtier d’occasion, avec un historique plus ou moins lisible, une usure potentielle, des batteries LP-E4 pas toujours fraîches, un écran daté, une vidéo de secours et une ergonomie qui peut être grisante ou fatigante selon votre gabarit. Côté marché, la dispersion des prix est importante : on observe des offres entre 270 et 500 € chez des revendeurs spécialisés (MPB, notamment), tandis que les annonces entre particuliers montent couramment de 350 à 800 € selon les accessoires et l’état cosmétique. Il est donc très facile de surpayer un Canon EOS 1D Mark IV si on se contente de la nostalgie ou de la fiche technique.
L’objectif de cet article : vous aider à déterminer si ce boîtier correspond encore à votre pratique, à repérer le bon prix d’achat d’occasion, à savoir quoi vérifier avant de sortir la carte bancaire, et à comprendre quand un Canon EOS R7 ou même un Canon EOS 90D devient un choix plus rationnel. Cet article est un avis documenté et un guide d’achat d’occasion ; notre protocole de test terrain complet est en cours de réalisation et viendra enrichir cette page.
Le Canon EOS 1D Mark IV reste un boîtier crédible pour le sport et l’animalier à budget serré — pertinent surtout entre 300 et 500 € en occasion — si vous privilégiez l’AF, la robustesse et le parc optique EF. Sa rafale 10 i/s et son crop 1,3x lui donnent encore un avantage sur le terrain avec des longues focales. En revanche, pour la vidéo, le confort moderne et la polyvalence quotidienne, ses limites sautent vite aux yeux face à un EOS R7 ou à un 90D.
En 30 secondes : achetez-le si vous avez déjà des optiques EF, un budget sous 500 € et un usage centré sport/animalier. Évitez-le si vous filmez, si vous voulez un boîtier léger ou si vous débutez en photo d’action. Regardez plutôt l’EOS R7 si vous êtes prêt à investir davantage pour un bond technologique complet.
Ce qu’il faut savoir avant de l’acheter
Un ancien flagship pensé pour la vitesse, pas pour la polyvalence
Le Canon EOS 1D Mark IV n’a jamais été conçu pour être un boîtier à tout faire. Il ciblait les photographes de sport, de presse et de reportage qui ont besoin de débit, de réactivité et de fiabilité dans des conditions difficiles. C’est un outil de travail brut, pensé pour être tenu à bout de bras pendant des heures avec un Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM ou un 300 mm vissé dessus. Son processeur Dual DIGIC 4 gère la rafale avec fluidité, mais ne lui demandez pas les miracles de traitement d’image des générations récentes.
En 2026, ce positionnement n’a pas changé. Le 1D Mark IV n’est pas devenu polyvalent avec le temps : il est resté ce pour quoi il a été conçu. C’est sa force si vous cherchez exactement ça, et sa limite si vous espérez autre chose.
Pourquoi le format APS-H 1,3x reste intéressant sur le terrain
Le capteur APS-H est un format aujourd’hui disparu, et c’est ce qui rend le Canon 1D Mark IV unique en occasion. Avec un facteur de recadrage de 1,3x, il se situe entre le plein format et l’APS-C. En pratique, un Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM monté sur ce boîtier offre un cadrage équivalent à environ 130-520 mm — un avantage concret pour la photo animalière ou le sport en tribune, sans la perte de luminosité supplémentaire d’un capteur APS-C.
Ce format offre aussi un compromis en profondeur de champ et en collecte de lumière par rapport à l’APS-C : les photosites plus grands que ceux d’un APS-C de résolution comparable captent davantage de signal, même si la comparaison avec un plein format moderne reste défavorable. La fiche Camera Museum de Canon permet de resituer précisément le 1D Mark IV dans l’histoire des boîtiers 1D.
Ce qui a vieilli… et ce qui a très bien vieilli
Soyons directs : l’écran arrière de 3 pouces paraît petit et peu contrasté face aux dalles actuelles. Le Live View est lent, la vidéo est basique, la connectivité se limite à l’USB 2.0, et le boîtier pèse environ 1,2 kg nu (selon les spécifications Canon). Ce sont des réalités qu’il faut accepter, pas minimiser.
En revanche, le système autofocus 45 points (dont 39 croisés selon Canon) reste efficace dans son domaine : le suivi AI Servo sur sujet rapide en lumière correcte. C’est d’ailleurs ce que notaient déjà les tests de référence à sa sortie, et l’AF du Mark IV avait été salué comme une nette amélioration après les problèmes qui avaient affecté le 1D Mark III. La construction tropicalisée en alliage de magnésium et le grip intégré avec ses commandes dupliquées en portrait n’ont pas pris une ride en termes de sensation de solidité.
Pour qui ce boîtier est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse le Canon EOS 1D Mark IV en 2026 ?
Oui si…
- Vous faites du sport amateur exigeant, de l’animalier ou du reportage extérieur et vous cherchez un AF réactif couplé à une rafale rapide.
- Vous possédez déjà des optiques Canon EF (surtout des télézoom ou des longues focales) et vous voulez un boîtier à la hauteur de ces optiques.
- Vous aimez les boîtiers pro massifs avec un grip intégré, des commandes directes et un viseur large.
- Vous achetez en occasion avec méthode, en vérifiant le nombre de déclenchements et l’état mécanique.
- La vidéo n’est pas votre priorité — ou seulement un usage de secours très occasionnel.
Non si…
- Vous voulez un boîtier léger et polyvalent pour tous les jours.
- Vous filmez souvent ou sérieusement : la vidéo Full HD est très limitée, sans AF continu exploitable ni stabilisation capteur.
- Vous attendez la détection de sujet moderne (yeux, oiseaux, véhicules) et le confort d’un hybride récent.
- Vous débutez complètement en photo d’action — la courbe d’apprentissage du système AF est raide.
- Vous refusez les contraintes inhérentes à l’occasion : usure, batteries à remplacer, cartes CompactFlash, entretien à surveiller.
Fiche technique utile, pas décorative
Fiche technique rapide — Canon EOS 1D Mark IV
Pour vérifier un point de compatibilité ou retrouver la documentation d’origine, la page support Canon France reste la référence la plus fiable.
Ce que le Canon EOS 1D Mark IV fait encore très bien
AF et rafale : là où il reste pertinent
Le système autofocus 45 collimateurs du Canon 1D Mark IV a représenté à son lancement une nette amélioration par rapport au 1D Mark III, dont les problèmes AF avaient été largement documentés. Les 39 points croisés assurent une accroche solide sur les sujets contrastés en mouvement, et le mode AI Servo II offre un suivi prédictif personnalisable (sensibilité au changement de sujet, vitesse de réaction, priorité mise au point/déclenchement).
Couplé à la rafale de 10 images par seconde avec suivi AF continu, le 1D Mark IV conserve un intérêt réel pour le sport amateur, le spectacle ou la faune en mouvement — à condition de travailler en lumière suffisante et avec des optiques AF rapides. C’est un domaine où l’écart avec un boîtier d’entrée de gamme récent reste significatif.
Ergonomie pro : le vrai plus quand on shoote longtemps
C’est peut-être l’argument le plus sous-estimé du 1D Mark IV. Le grip intégré transforme la prise en main avec un téléobjectif lourd comme le Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM ou un Canon EF 300mm f/2.8L. Les commandes dupliquées en orientation portrait, le joystick arrière et l’ensemble des boutons tombent sous les doigts sans quitter le viseur. Pour une session de sport de 2 à 3 heures, cette logique d’interface fait une vraie différence par rapport à un boîtier non grippé.
Le viseur optique pentaprisme avec couverture 100 % reste agréable : lumineux, sans latence, et avec un affichage lisible. C’est un point que certains photographes regrettent en passant sur un EVF, même si les viseurs électroniques récents ont considérablement progressé.
Le crop APS-H 1,3x est-il encore un vrai avantage ?
Le crop 1,3x est souvent présenté comme un avantage décisif pour la photo animalière. La réalité est plus nuancée. Oui, un 400 mm cadre comme un 520 mm équivalent sur ce boîtier, ce qui offre un gain de portée appréciable. Mais ce gain s’accompagne de seulement 16,1 mégapixels, ce qui limite fortement la marge de recadrage en post-production comparé à un boîtier moderne de 32 MP. En clair : si le sujet remplit le cadre, le crop 1,3x aide. S’il est trop loin et que vous comptez recadrer agressivement, les 16 MP montrent vite leurs limites.
Pour le sport en tribune (football, athlétisme, meeting aérien), le crop 1,3x reste un vrai plus : il allonge la focale sans changer d’optique. Pour l’animalier pur, le bénéfice dépend beaucoup de votre distance de travail et de votre tolérance au recadrage.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Ce qui date vraiment en 2026
Ce qui tient encore
- AF 45 points rapide et fiable en AI Servo sur sujets contrastés.
- Rafale 10 i/s avec suivi AF — peu de boîtiers d’occasion en font autant à ce prix.
- Construction tropicalisée magnésium : robustesse de référence.
- Grip intégré et ergonomie pro pour longues sessions.
- Crop 1,3x utile en sport/animalier avec longues focales EF.
- Autonomie batterie LP-E4 confortable pour une journée de travail.
Ce qui a pris un coup
- Vidéo Full HD très basique : pas d’AF continu exploitable, pas de stabilisation capteur.
- Écran LCD fixe 3 pouces — peu contrasté, pas tactile.
- Live View lent et peu exploitable.
- Poids : environ 1,4 kg équipé, sans l’objectif. Avec un 100-400 mm, le couple dépasse facilement 2,5 kg.
- Pas de détection de sujet (yeux, oiseaux, véhicules).
- Stockage : CompactFlash (en voie de disparition) + SD limité au SDHC.
- Connectivité : USB 2.0, pas de Wi-Fi, pas de Bluetooth.
- 16,1 MP : suffisant pour le web ou un tirage A3, mais limité pour le recadrage intensif.
Vidéo, Live View, écran, connectivité
La vidéo du Canon 1D Mark IV en 2026, c’est un dépannage. La Full HD à 24 ou 30 i/s est fonctionnelle, mais sans AF continu exploitable pendant l’enregistrement, sans stabilisation capteur, et avec une ergonomie qui oblige à utiliser la mise au point manuelle. Pour un clip rapide de coulisses, ça passe. Pour du contenu YouTube ou de la vidéo événementielle, il existe des solutions infiniment plus adaptées.
Poids, encombrement, fatigue sur longues sessions
Le 1D Mark IV est un gros boîtier (environ 156 × 156 × 80 mm selon les spécifications). Ajoutez un 70-200 f/2.8 (environ 1,5 kg) et vous portez près de 3 kg au cou ou à l’épaule pendant des heures. C’est acceptable pour un photographe habitué aux boîtiers pro sur une demi-journée de sport. C’est en revanche disqualifiant pour de la street, du voyage léger ou une utilisation quotidienne.
Flux de travail et stockage : ce qu’il faut accepter
Les cartes CompactFlash sont encore disponibles, mais leur offre se réduit et les prix au gigaoctet sont moins compétitifs que les cartes SD modernes. Le slot SD du boîtier est limité au SDHC (pas d’UHS-II), ce qui freine les débits. Le transfert USB 2.0 est lent : prévoyez un lecteur de cartes CF avec interface USB 3.0 pour accélérer l’import.
Le Canon EOS 1D Mark IV monte-t-il encore bien en ISO ?

La plage ISO native du Canon 1D Mark IV s’étend de 100 à 12 800, avec un mode étendu pouvant atteindre 102 400. À son lancement, cette performance était remarquable. En 2026, la montée en ISO reste exploitable dans la plage native basse et moyenne, mais elle ne peut pas rivaliser avec les capteurs actuels. Le seuil au-delà duquel la perte de détail et le bruit deviennent gênants dépend fortement de votre usage final (web, tirage A3, magazine) et de votre tolérance au post-traitement. Les ISO étendus au-delà du natif sont à évaluer au cas par cas selon le rendu attendu — il serait imprudent de fixer un plafond absolu sans contexte d’usage précis. Notre test terrain en cours permettra de fournir des repères concrets par scénario.
Le Canon EOS 1D Mark IV est-il encore fiable pour du reportage ?
La construction du 1D Mark IV — boîtier magnésium, tropicalisation, obturateur conçu pour un usage intensif — en fait un candidat crédible pour le reportage extérieur, à condition que l’exemplaire acheté soit en bon état mécanique. La fiabilité d’un boîtier d’occasion dépend directement de son historique : nombre de déclenchements, conditions d’utilisation passées, entretien réalisé. Un exemplaire bien entretenu avec un nombre de déclenchements raisonnable peut encore encaisser des sessions de reportage exigeantes. Mais un boîtier fatigué ou mal entretenu peut lâcher au pire moment — d’où l’importance de la check-list avant achat détaillée plus bas.
Ce que les anciens tests n’avaient pas à arbitrer
Voir aussi : review vidéo
Ce que nous allons vérifier sur le terrain
Note de transparence : cette section décrit notre protocole de test. Les résultats terrain seront publiés ici dès la fin du test. Nous ne publions jamais de données simulées ni de constats inventés.
Protocole de test prévu
- Durée : une semaine complète avec au minimum 2 sessions sport/action et 2 sorties animalier.
- Scénarios : oiseaux en vol au télézoom, action latérale (course, vélo), sujet venant de face, contre-jour, lumière grise, gymnase en basse lumière.
- Mesures objectives prévues : taux de prises nettes par séquence AF, nombre d’images en buffer, temps d’écriture carte, autonomie par charge.
- Ressenti subjectif documenté : confort de prise en main, sensation de réactivité AF, fatigue en fin de session, qualité perçue du rendu couleur.
- Prise en main avec gants fins et sous pluie légère pour évaluer la logique « boîtier pro » en conditions réelles.
Matériel prévu pour ce test
Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM
Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM
Canon EF 50mm f/1.4 USM
Cartes CompactFlash UDMA 7 + SD 32 Go
Batterie LP-E4 d’origine + batterie compatible
Canon EOS 1D Mark IV occasion : quel prix en 2026 ?

Le bon prix d’occasion
Le prix d’occasion du Canon EOS 1D Mark IV varie considérablement. Voici les repères observés fin février 2026 :
| Source | Fourchette observée | Commentaire |
|---|---|---|
| Revendeurs spécialisés (MPB, etc.) | Environ 270 – 500 € | État garanti, classé par grade |
| Annonces entre particuliers (Leboncoin, etc.) | Environ 350 – 800 € | Variable selon accessoires et état cosmétique |
Un bon prix en 2026 se situe entre 300 et 500 € pour un exemplaire en bon état fonctionnel avec un nombre de déclenchements raisonnable et au minimum une batterie LP-E4 fonctionnelle. Au-dessus de 550 €, vérifiez que l’état et les accessoires justifient le surcoût — sinon un Canon EOS 90D neuf ou un Canon EOS 7D Mark II d’occasion devient plus rationnel.
Pour recouper le prix d’occasion, un revendeur spécialisé comme MPB donne un point d’ancrage plus fiable qu’une annonce isolée. Dernier contrôle : février 2026.
Les questions à poser avant achat
- Quel est le nombre total de déclenchements ? Demander une preuve logicielle ou un rapport atelier.
- Le boîtier a-t-il été révisé ou réparé par Canon ou un réparateur agréé ? Quand, et pour quel problème ?
- Le vendeur est-il le propriétaire d’origine ? Combien de propriétaires ?
- Le lot inclut-il le chargeur d’origine LC-E4 et au moins une batterie LP-E4 fonctionnelle ?
- Les deux slots mémoire (CF + SD) fonctionnent-ils correctement ?
- L’obturateur a-t-il été remplacé ? (Canon conçoit les obturateurs de la série 1D pour un usage intensif, mais sur un boîtier de 15 ans, la question se pose.)
Les zones à inspecter sur le boîtier
- Monture EF : absence de jeu, de rayures profondes ou de traces de choc sur les contacts.
- Joints et trappes : ouvrir les compartiments batterie et cartes, vérifier la souplesse des joints caoutchouc (absence de craquelures).
- Viseur : vérifier l’absence de poussières internes, taches ou champignons sur le verre de visée.
- Capteur : prendre une photo de ciel uniforme à f/16 et chercher les taches de poussière sur le fichier.
- Boutons et molettes : tester chaque commande. Sur un boîtier à fort kilométrage, les contacts peuvent être intermittents.
- Son de l’obturateur : déclencher plusieurs rafales. Un bruit irrégulier ou un accroc peut signaler une usure avancée.
- AF en AI Servo : tester sur un sujet en mouvement, pas seulement en One Shot.
Les accessoires indispensables
- Au minimum une batterie LP-E4 fonctionnelle — une batterie dégradée se vide en quelques centaines de photos.
- Le chargeur LC-E4 d’origine.
- Au moins une carte CompactFlash rapide (UDMA, 32 Go minimum).
- Le bouchon de boîtier et idéalement la courroie.
Quand il faut passer votre tour
Refusez l’achat si l’un de ces signaux est présent :
- Le vendeur refuse de communiquer le nombre de déclenchements ou ne peut pas le prouver.
- Le nombre de déclenchements est très élevé sans preuve de révision récente.
- Un des deux slots mémoire ne fonctionne plus.
- L’AF présente des hésitations répétées en AI Servo sur un sujet en mouvement.
- Les joints des compartiments sont desséchés ou absents.
- Aucune batterie LP-E4 fonctionnelle n’est fournie.
Canon EOS 1D Mark IV vs 7D Mark II vs 90D vs EOS R7

Note méthodologique : ce comparatif met en regard un boîtier d’occasion (1D Mark IV) et des alternatives plus récentes — dont certaines sont encore disponibles neuves. Les logiques d’usage et de budget sont donc différentes. La comparaison porte sur l’intérêt pratique en 2026, pas sur une opposition générationnelle brute.
| Canon EOS 1D Mark IV | Canon EOS 7D Mark II | Canon EOS 90D | Canon EOS R7 | |
|---|---|---|---|---|
| Capteur | APS-H 16,1 MP (1,3x) | APS-C 20,2 MP (1,6x) | APS-C 32,5 MP (1,6x) | APS-C 32,5 MP (1,6x) |
| Autofocus | 45 pts (39 croisés) | 65 pts (tous croisés) | Dual Pixel CMOS AF | Dual Pixel CMOS II — détection sujet IA |
| Rafale | 10 i/s | 10 i/s | 10 i/s (11 Live View) | 15 i/s mécanique — 30 i/s électronique |
| Vidéo | 1080p 30 i/s — basique | 1080p 60 i/s — correct | 4K 30 i/s non recadrée | 4K 60 i/s — AF continu, stab capteur |
| Stab. capteur | Non | Non | Non | Oui (IBIS) |
| Viseur | Optique 100 % | Optique 100 % | Optique 100 % | Électronique OLED |
| Monture | Canon EF | Canon EF | Canon EF/EF-S | Canon RF (EF via bague) |
| Poids boîtier | ~1 390 g équipé | ~910 g équipé | ~700 g équipé | ~612 g équipé |
| Prix indicatif | 300–500 € occasion | 729,00 € | 1 549,90 € neuf | 1 445,60 € neuf |
| Profil idéal | Sport/animalier budget, grip pro, parc EF | Sport/animalier, AF plus dense, compact | Reflex APS-C le plus moderne, vidéo 4K | Hybride complet, AF IA, vidéo + photo |
Canon EOS 1D Mark IV
Le plus « outil de terrain brut » : grip pro, robustesse maximale, crop 1,3x unique. Idéal pour qui possède un parc EF complet et veut un boîtier de travail à prix réduit, sans se soucier de la vidéo.
Canon EOS R7
Le choix le plus abouti pour qui accepte la bascule hybride : AF avec détection sujet, 4K 60p, stabilisation capteur, 32,5 MP, poids divisé par deux. Le parc EF reste compatible via la bague Canon EF-EOS R.
Le 7D Mark II se situe entre les deux : un reflex APS-C avec un AF 65 points performant et un poids maîtrisé, souvent le choix le plus rationnel en occasion pour qui veut rester en reflex EF. Le 90D est le dernier reflex APS-C Canon : il combine résolution supérieure (32,5 MP), vidéo 4K et Dual Pixel AF, dans un boîtier plus léger. La fiche officielle EOS 90D reste utile pour juger ce que Canon apportait encore côté reflex APS-C moderne.
Si vous cherchez à monter en gamme dans l’univers reflex pro Canon, le Canon EOS-1D X Mark II d’occasion mérite un détour avant achat. Et pour rester dans l’esprit 1D mais sur un modèle plus récent, notre test du Canon EOS 1D X Mark III aide à mesurer ce que vous gagnez réellement. La fiche du Canon EOS-1D X original peut aussi servir de repère si vous hésitez entre le 1D Mark IV et le 1D X d’occasion.
Peut-on encore l’acheter neuf ?
Non. Le Canon EOS 1D Mark IV est un boîtier discontinué depuis plusieurs années. L’achat se fait quasi exclusivement en occasion, auprès de revendeurs spécialisés ou entre particuliers. Les fiches produit que l’on trouve encore sur certaines plateformes sont généralement des offres de tiers sans garantie constructeur — pas le boîtier dans des conditions d’achat sécurisées.
Si votre réflexion vous oriente vers un boîtier neuf, les deux alternatives actuelles les plus pertinentes pour du sport et de l’animalier Canon sont :
Alternative hybride actuelle : Canon EOS R7
Si vous hésitez entre rester sur un reflex pro ou basculer vers une solution plus moderne, notre test du Canon EOS R7 aide à mesurer ce que vous gagnez réellement en AF, poids et vidéo. Si votre hésitation porte sur un remplacement récent, la fiche officielle de l’EOS R7 permet de comparer sans bruit marketing.
Alternative reflex actuelle : Canon EOS 90D
Le 90D reste une alternative crédible pour qui veut garder un viseur optique et des batteries/endurance de reflex — le meilleur boîtier Canon EF sport/animalier à petit budget encore disponible neuf.
Dernier contrôle prix et disponibilité : février 2026.
Questions fréquentes
Conclusion : à qui s’adresse vraiment le Canon EOS 1D Mark IV en 2026 ?
Le Canon EOS 1D Mark IV n’est pas un boîtier pour tout le monde, et c’est justement ce qui fait sa valeur en occasion. C’est un outil spécialisé, conçu pour la vitesse, la robustesse et le travail avec de longues focales Canon EF. En 2026, il s’adresse à trois profils :
Le photographe sport/animalier à budget serré qui possède déjà des optiques EF de qualité et veut un boîtier capable de les exploiter pleinement en action. Entre 300 et 500 € d’occasion, le rapport prix/capacité reste difficile à battre pour de la rafale pro avec AF fiable — c’est le meilleur boîtier Canon EF sport à petit budget qu’on puisse trouver en occasion.
Le passionné de matériel pro Canon qui apprécie le grip intégré, l’ergonomie directe et la solidité d’un flagship.
Le photographe en transition vers l’hybride qui veut un boîtier de secours robuste pendant sa migration vers le système EOS R. Le 1D Mark IV peut servir de second boîtier EF fiable le temps de constituer un parc RF.
Pour tous les autres — vidéaste, photographe polyvalent, voyageur, débutant en action — un Canon EOS R7 (1 445,60 € neuf) ou un Canon EOS 90D (1 549,90 € neuf) sera un choix plus adapté, plus pérenne et plus confortable.
Votre prochaine étape : si le Canon EOS 1D Mark IV vous tente, commencez par vérifier le nombre de déclenchements et l’état de la batterie avant toute négociation. Si vous hésitez avec un boîtier plus récent, comparez votre usage réel avec le tableau comparatif ci-dessus. Pour les lecteurs déjà équipés en longues focales Canon, notre retour sur le Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM est un complément logique à cet article.

