Test complet du Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G. Bokeh, netteté, qualité : notre avis terrain après 3 ans d’utilisation.
Mis à jour le 4 janvier 26 · Temps de lecture : 20 min
Le Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G fait partie de ces objectifs qui reviennent sans cesse dans les sacs des utilisateurs Nikon DX — souvent parce qu’il répond à une frustration très simple : le zoom de kit devient vite limitant dès que la lumière baisse, dès qu’on veut un fond plus doux, ou dès qu’on cherche un cadrage « naturel » pour du quotidien (famille, voyage, street). Sur un capteur APS-C Nikon, un 35 mm se comporte comme une focale « standard » au rendu proche de ce que l’œil perçoit, ce qui explique sa réputation d’objectif polyvalent.
Mais la vraie question en 2026 n’est pas « est-il bon sur le papier ? ». C’est : est-il encore le bon achat pour votre boîtier, votre usage, et votre trajectoire (reflex qui dure, ou migration vers Nikon Z). Parce qu’entre un 35 mm DX lumineux, un 50 mm plus portrait, un 35 mm plein format « future-proof », ou une alternative native sur Nikon Z, on peut se tromper sans s’en rendre compte — et acheter un objectif qui « force » votre pratique au lieu de l’aider.
Dans ce test orienté décision, on va donc faire l’inverse d’une fiche technique : partir de vos situations (intérieur, portrait naturel, rue, vidéo légère), lister ce qu’il faut vérifier concrètement (autofocus, contre-jour, aberrations, confort), puis comparer des alternatives réalistes encore faciles à trouver. Et si vous achetez d’occasion, vous repartez avec une méthode de contrôle en quelques minutes, sans matériel de laboratoire.
Le Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G vaut-il encore le coup en 2026 ? Oui, si vous restez sur reflex Nikon DX et cherchez une focale fixe polyvalente pour intérieur, street et portrait naturel. Son principal compromis : l’absence de stabilisation optique et une sensibilité au flare en contre-jour. Il devient moins pertinent si vous migrez rapidement vers Nikon Z — dans ce cas, mieux vaut investir directement en optique native.
Pour qui ce Nikkor 35mm f/1.8 DX est (ou n’est pas) fait
Avant de détailler les caractéristiques et les performances terrain, clarifions d’emblée les profils pour lesquels cet objectif fait sens — et ceux pour lesquels il vaut mieux regarder ailleurs.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous possédez un reflex Nikon DX (D3xxx, D5xxx, D7xxx) et cherchez votre première focale fixe lumineuse — consultez notre guide des meilleurs Nikon pour débutants si vous hésitez encore sur le boîtier
- Vous photographiez souvent en intérieur sans flash (lumière ambiante, lumière de fenêtre)
- Vous voulez un cadrage « naturel » équivalent ~52 mm sur APS-C pour du quotidien, de la street ou du reportage léger
- Votre budget est limité et vous privilégiez le rapport usage/prix sur la finition haut de gamme
- Vous appréciez la compacité et la légèreté (200 g) pour un sac discret
Non si…
- Vous prévoyez de migrer vers Nikon Z dans les 12 prochains mois (mieux vaut investir directement en natif Z)
- Vous avez besoin d’une stabilisation optique intégrée (l’objectif n’en dispose pas)
- Vous faites du sport ou de l’animalier rapide (l’AF est correct, pas conçu pour le suivi dynamique intensif)
- Vous cherchez un bokeh très prononcé type portrait serré (le 50 mm ou le 85 mm seront plus adaptés)
- Vous voulez un objectif « future-proof » compatible plein format (regardez plutôt le 35mm f/1.8G ED FX)
Ce que vous achetez vraiment (et ce que ça change sur Nikon DX)

35 mm sur DX = quel cadrage « réel » au quotidien ?
Sur un capteur APS-C Nikon (facteur de recadrage 1,5x), un objectif de 35 mm offre un angle de champ équivalent à un ~52-53 mm en plein format. C’est la focale dite « standard » : ni trop large (pas de déformation de perspective gênante sur les visages), ni trop serrée (vous pouvez photographier dans un salon sans reculer contre le mur).
En pratique, cela signifie que vous pouvez photographier une personne à table à environ 1,5 m sans distorsion perceptible, capturer une scène de rue en restant discret, ou faire un portrait à mi-corps avec un arrière-plan légèrement détaché. C’est un compromis cohérent pour ceux qui veulent « une seule optique polyvalente » sans se sentir limités par un angle trop étroit ou trop large.
Caractéristiques clés à connaître
Fiche technique rapide
Le moteur Silent Wave (SWM) permet un autofocus silencieux et la possibilité de reprendre la main en manuel à tout moment (mode M/A) sans basculer de commutateur. C’est un vrai confort en photo de rue ou en reportage discret. Pour la base factuelle (conception DX, ouverture, description), on peut recouper avec la page officielle Nikon.
Compatibilité autofocus : la règle simple
Règle à retenir : AF-S = moteur dans l’objectif = autofocus OK sur la grande majorité des reflex Nikon DX, y compris les séries D3xxx et D5xxx qui ne disposent pas de moteur AF dans le boîtier.
Contrairement aux anciens objectifs AF (sans « S ») qui dépendent d’un moteur intégré au boîtier, le 35 mm f/1.8G DX embarque son propre moteur Silent Wave. Concrètement : l’autofocus fonctionne sur tous les reflex Nikon DX, du D3100 au D7500, en passant par les D40, D60, D3000, D5000 et suivants. C’est un point souvent mal compris, et une raison supplémentaire de la popularité de cet objectif auprès des débutants.
Compatibilité Nikon Z via FTZ/FTZ II : ce qu’il faut savoir
Si vous utilisez un hybride Nikon Z (ou envisagez la transition), la question de la bague change tout. Notre retour détaillé sur la FTZ II vous évite les mauvaises surprises de compatibilité.
Ce que le mode DX implique vraiment sur Nikon Z
Sur un boîtier Nikon Z plein format (Z5, Z6, Z7, Z8…), l’objectif DX active automatiquement le mode crop. Vous perdez ~2,25× de surface capteur :
- Sur un capteur 24 MP (Z5, Z6) : ~10-11 MP exploités
- Sur un capteur 45 MP (Z7, Z8) : ~19-20 MP exploités
L’intérêt reste limité si vous avez investi dans un capteur haute résolution. Sur un Nikon Z50 ou Z50 II (capteur DX natif), l’association est plus cohérente, même si les optiques natives Z DX offrent une intégration plus fluide (AF plus réactif, compacité optimisée).
Pour un retour terrain sur la bague d’adaptation, consultez notre test de la bague FTZ.
Méthodologie de test (simple, reproductible, traçable)
Pour éviter les affirmations invérifiables, voici le protocole que nous appliquons — et que vous pouvez reproduire si vous achetez d’occasion.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 3 semaines, sur différentes situations (intérieur lumière naturelle, extérieur contrasté, basse lumière urbaine)
- Types de prises de vue : portrait naturel, scènes de rue, intérieur domestique, tests de contre-jour volontaires
- Conditions de lumière : lumière de fenêtre diffuse, plein soleil avec contre-jour, crépuscule urbain, intérieur éclairage artificiel
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D5600
Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G
Trépied Manfrotto BeFree
Scènes de test (intérieur / extérieur / contre-jour / mouvement)
Nous structurons nos observations autour de quatre types de scènes qui révèlent les forces et les limites d’un objectif de ce type :
- Intérieur lumière ambiante : évaluation du comportement AF en basse lumière, rendu des couleurs sous éclairage mixte, niveau de bruit acceptable selon les ISO nécessaires
- Extérieur contrasté : test du piqué en plein soleil, comportement en contre-jour (flare, perte de contraste), aberrations chromatiques sur les transitions fortes
- Contre-jour volontaire : source lumineuse dans le cadre ou juste hors cadre pour évaluer la résistance au flare
- Mouvement modéré : sujet en déplacement lent (enfant qui marche, passant) pour évaluer la réactivité et la précision de l’AF
Série « AF + piqué » : distances et ouvertures
Pour juger objectivement du piqué et de la précision AF, nous réalisons des séries à trois distances (distance minimale ~0,30 m, distance moyenne ~1,5 m, infini/paysage) et quatre ouvertures (f/1.8, f/2.8, f/4, f/5.6). Cela permet de voir où l’objectif excelle et où il décroche.
Ce que l’on ne conclut pas sans mesure (et comment le mesurer)
Méthode de vérification reproductible : si vous voulez évaluer vous-même le piqué, photographiez une mire imprimée (ou un journal) à 1,5 m, tripod + retardateur, à chaque ouverture. Comparez les fichiers à 100 % sur écran. Pour l’AF, faites une série de 20 déclenchements sur un sujet fixe (œil, texte) et comptez le taux de mises au point « au bon endroit ».
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Les observations ci-dessous sont issues de sessions réalisées en décembre 2025 et janvier 2026, en région parisienne, sur des boîtiers Nikon D7500 et D5600. Les réglages utilisés : AF-S point unique central, mesure matricielle, fichiers RAW développés sous Lightroom sans correction de profil forcée (pour voir le rendu « brut » de l’optique).
Comportement autofocus : ce que nos séries montrent
Sur 3 séries de 20 déclenchements en intérieur (lumière de fenêtre, ISO 800-1600, collimateur central, sujet contrasté), nous avons constaté 2 à 3 images hors focus par série sur D5600 — soit un taux de réussite d’environ 85-90 %. Sur D7500 (système AF plus performant), le taux monte à environ 95 % dans les mêmes conditions.
En basse lumière plus marquée (crépuscule, ISO 3200+), l’AF hésite davantage et le taux de réussite diminue. C’est un comportement attendu pour un objectif de cette gamme de prix — et cohérent avec ce que rapportent d’autres utilisateurs sur les forums Nikon.
Gain en luminosité : ce que ça change concrètement
L’ouverture f/1.8 représente un gain d’environ 2 à 3 stops par rapport au zoom de kit 18-55 à f/5.6 (à 35 mm). En pratique, cela signifie que vous pouvez shooter à ISO 800 là où le zoom de kit vous forçait à ISO 3200. Le bruit reste maîtrisé, les couleurs plus justes.
Qualité d’image : ce qu’il faut vérifier
Piqué et contraste : centre vs bords, et à quelles ouvertures
À pleine ouverture (f/1.8), le piqué au centre est déjà correct — suffisant pour du portrait ou de la street où le sujet est centré. Les bords sont plus doux, ce qui peut gêner en paysage si vous cherchez une netteté uniforme. Dès f/2.8, le centre gagne en détail, et les bords se rattrapent nettement. À f/4 et f/5.6, l’objectif atteint son pic de performance : piqué homogène du centre aux bords, contraste élevé.
Règle simple : pour un portrait ou une scène où le sujet est au centre, f/1.8 à f/2.8 suffit. Pour du paysage ou une scène où vous voulez tout net, fermez à f/5.6 minimum.
Bokeh : à quelles distances il devient « joli »
Le bokeh du 35 mm f/1.8G DX est agréable, avec des transitions douces et des ronds de lumière plutôt circulaires (grâce aux 7 lamelles arrondies). Cependant, sur un capteur APS-C, la profondeur de champ reste plus grande qu’avec un équivalent sur plein format.
Repère pratique pour le bokeh sur DXPour obtenir un flou d’arrière-plan vraiment prononcé : rapprochez-vous du sujet (< 1,5 m), ouvrez à f/1.8, et éloignez l’arrière-plan (> 3-4 m derrière le sujet). Si vous êtes à 3 m du sujet, le bokeh s’écrase et l’arrière-plan reste plus présent — c’est la limite physique du capteur DX.
Verdict terrain vs marketing
Distorsion : ce qu’on observe
La distorsion en barillet est légère mais présente, visible sur des lignes droites proches des bords (mur de briques, encadrements de portes). Elle se corrige facilement en post-traitement (profil Lightroom/Camera Raw), mais si vous livrez des JPEG non retouchés, elle sera perceptible sur des sujets architecturaux.
Aberrations chromatiques : où elles apparaissent
Légères franges violettes/vertes sur les transitions à fort contraste (branches sur ciel clair, bords métalliques, contours de fenêtres). Corrigibles en un clic dans Lightroom (onglet « Corrections de l’objectif » > « Supprimer l’aberration chromatique »), mais présentes à l’œil nu sur les fichiers bruts.
Flare et contre-jour : le point faible à connaître
C’est le point faible le plus notable de cet objectif. En situation de contre-jour marqué (soleil dans le cadre ou juste hors cadre), on observe une perte de contraste et parfois des reflets parasites (voile laiteux, halos).
Mini-protocole pour tester le flare
Pour évaluer vous-même le comportement en contre-jour, testez 3 positions :
- Soleil dans le cadre (10h ou 14h, angle ~45°)
- Soleil juste hors cadre (à la limite du champ)
- Soleil hors cadre avec pare-soleil HB-46
Le pare-soleil aide significativement en position 2, mais ne suffit pas toujours en position 1. En contre-jour créatif, vous pouvez utiliser votre main pour créer une ombre supplémentaire.
Vignettage : visible mais corrigible
À f/1.8, les coins sont plus sombres d’environ 1 stop (valeur perçue, non mesurée au labo). Le vignettage disparaît quasi totalement dès f/2.8. Corrigible en un clic dans Lightroom, mais à prendre en compte si vous livrez des JPEG non retouchés.
Autofocus et usage en basse lumière (photo + vidéo légère)

AF-S/SWM : vitesse perçue, précision, et pièges classiques
Le moteur Silent Wave (SWM) offre un autofocus silencieux et relativement rapide pour un objectif de cette gamme de prix. La mise au point est fluide, sans à-coups, et le mode M/A permet de reprendre la main en manuel sans basculer de commutateur — un vrai plus en reportage.
En basse lumière, l’AF reste fonctionnel mais ralentit sensiblement. Sur un D5600 ou D3500, vous constaterez parfois une légère hésitation (le « pompage » avant accroche). Sur un D7500 avec son système AF plus performant, le comportement est plus réactif.
Piège classique : front/back focus
Sur les boîtiers d’entrée de gamme, un décalage systématique de la mise au point (front/back focus) peut passer inaperçu. Si vous constatez que vos photos sont régulièrement floues alors que le collimateur était bien placé, faites un test de calibration (mire + série de photos).
Important : certains boîtiers (D3xxx, D5xxx) ne disposent pas de fonction « AF Fine Tune » pour corriger ce décalage. Si votre test révèle un problème, votre seule option est de retourner l’objectif (neuf) ou de négocier/passer (occasion).
Vidéo : bruit d’AF, respiration de focus
Pour de la vidéo légère (YouTube, vlogs, clips courts), le 35 mm f/1.8G DX est utilisable mais avec des limites. Le moteur SWM est silencieux en photo, mais en vidéo, le micro interne du boîtier peut capter un léger ronronnement lors des reconfigurations de mise au point. Si vous enregistrez le son en interne, prévoyez un micro externe ou acceptez un bruit de fond discret.
La respiration de focus (léger changement d’angle lors du refocus) est présente mais modérée. Pour du contenu « parlant face caméra » sans mouvement, c’est acceptable. Pour du suivi de sujet en mouvement, les optiques natives Z ou les objectifs conçus pour la vidéo seront plus adaptés.
Les 3 erreurs fréquentes avec cet objectif (et comment les éviter)
Erreur n°1 : flou de bougé sans stabilisationSans VR, vous devez respecter la règle classique « vitesse ≥ 1/focale équivalente », soit environ 1/50 s minimum sur DX. En pratique, pour éviter le flou de bougé en intérieur, visez plutôt 1/80 ou 1/100 s — ce qui force à monter en ISO. Si vous avez un sujet en mouvement (enfant qui bouge), montez encore plus haut. Consultez notre guide sur la stabilisation OIS vs IBIS pour comprendre les différences.
Erreur n°2 : contre-jour non anticipéLe flare peut ruiner une série entière si vous ne vérifiez pas votre cadrage avant de shooter. En présence d’une source lumineuse forte, prenez l’habitude de faire un test rapide (une photo, vérification écran) avant la série. Le pare-soleil HB-46 aide, mais ne fait pas de miracles en contre-jour direct.
Erreur n°3 : espérer un bokeh « full frame » sur DXSur APS-C, la profondeur de champ est intrinsèquement plus grande qu’en plein format. Pour maximiser le bokeh : rapprochez-vous du sujet (< 1,5 m), éloignez l’arrière-plan (> 3-4 m), et ouvrez à f/1.8. Si vous attendez un rendu « portrait 85mm f/1.4 sur plein format », vous serez déçu — ce n’est pas la faute de l’objectif, c’est la physique du capteur.
Limites, défauts et points agaçants (à dire clairement)
Avantages
- Rapport usage/prix très cohérent sur le marché Nikon DX
- Compacité et légèreté (200 g, filtre 52 mm)
- Ouverture f/1.8 : gain réel en basse lumière et contrôle du bokeh
- Autofocus silencieux avec reprise manuelle (M/A)
- Piqué correct dès la pleine ouverture, très bon à f/4-f/5.6
- Cadrage « standard » polyvalent (portrait, street, intérieur)
- Compatible avec tous les reflex Nikon DX (moteur AF intégré)
Inconvénients
- Pas de stabilisation optique (VR) : vitesse minimum à respecter
- Sensible au flare en contre-jour marqué
- Construction plastique : robuste mais pas « premium »
- Vignettage visible à f/1.8 (corrigible en post)
- Bokeh moins spectaculaire que sur plein format (limite du capteur DX)
- Moins pertinent si migration vers Nikon Z prévue à court terme
- Pas de fonction AF Fine Tune sur boîtiers entrée de gamme
Construction et ergonomie : le fût est en plastique, la bague de mise au point est fine et sans butée dure. Certains apprécieront la légèreté, d’autres regretteront l’absence de feeling « pro ». Le pare-soleil HB-46 est lui aussi en plastique, mais remplit sa fonction. Vérifiez s’il est inclus dans le pack que vous achetez — certaines offres ne l’incluent pas.
Cas où cet objectif n’est pas le bon outil : pour du sport rapide, de l’animalier en mouvement, ou des conditions de très basse lumière nécessitant une stabilisation, cherchez ailleurs. Ce 35 mm est un « quotidien polyvalent », pas un spécialiste de l’extrême.
Matrice de décision : quel 35 mm selon votre trajectoire ?
Votre choix dépend autant de votre usage actuel que de votre trajectoire (rester en reflex DX, migrer vers Nikon Z DX, ou viser le plein format). Voici une matrice simplifiée pour décider :
| Votre situation | Recommandation | Pourquoi |
|---|---|---|
| Je reste sur reflex DX (D3xxx, D5xxx, D7xxx) | Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G | Rapport usage/prix optimal, conçu pour DX, compact |
| Je passe à Nikon Z DX (Z50, Zfc, Z30) | NIKKOR Z DX 24mm f/1.7 | Natif Z, AF moderne, plus compact, équiv. ~36 mm |
| Je vise le plein format (reflex FX ou Z plein format) | Nikon 35mm f/1.8G ED (FX) | Compatible DX (en crop) et exploitable sur plein format |
Comparatif rapide : 35 mm DX f/1.8G vs alternatives réalistes
Vous hésitez entre un « standard » 35 mm et un portrait plus serré ? Notre test du Nikon AF-S 50mm f/1.8G aide à trancher selon votre distance de prise de vue habituelle.
Tableau comparatif « décision »
| Option | Pourquoi c’est adapté | Pourquoi c’est moins adapté | Prix neuf indicatif |
|---|---|---|---|
| Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G | Polyvalent DX, lumineux, compact, bon rapport usage/prix | Pas de stabilisation, sensible au flare | 177,46 € |
| Nikon AF-S 50mm f/1.8G | Portrait plus serré (~75 mm sur DX), bokeh plus marqué, compatible FX | Plus long en intérieur étroit, recul nécessaire | 194,00 € |
| Nikon AF-S 35mm f/1.8G ED (FX) | Future-proof si passage au plein format, meilleure finition | Plus cher, surdimensionné pour un usage 100% DX | 599,00 € |
| Nikon AF-S DX Micro 40mm f/2.8G | Polyvalence + macro 1:1, piqué exceptionnel | Moins lumineux (f/2.8), moins de bokeh | 262,00 € |
| NIKKOR Z DX 24mm f/1.7 | Natif Z, compact, AF moderne, équiv. ~36 mm | Nécessite un boîtier Nikon Z (Z50, Z50 II, Zfc) | 249,00 € |
Nikon 35mm f/1.8G DX
Cohérent si vous restez sur reflex DX, voulez la polyvalence « standard » (~52 mm équiv.), et privilégiez le budget. Convient pour l’intérieur, la street, le quotidien.
Nikon 50mm f/1.8G
Plus adapté si vous faites du portrait régulier, voulez un bokeh plus prononcé, ou envisagez un passage au plein format. Attention au recul nécessaire en intérieur.
Prix et disponibilité (neuf / occasion) + repères anti-erreur
Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026
Neuf : repère dynamique
Le Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G se trouve généralement autour de 177,46 € en neuf. C’est l’un des objectifs Nikon DX les plus accessibles, ce qui explique sa popularité durable.
Occasion : fourchettes et checklist de vérification
En occasion, cet objectif se trouve généralement entre 100 € et 150 € selon l’état et les accessoires inclus (parasoleil, pochette, boîte). C’est un bon rapport usage/prix si vous savez vérifier l’état.
Checklist d’achat d’occasion (5 minutes, sans matériel de labo)
- Lentilles : vérifiez l’absence de rayures, champignons (filaments visibles en lumière rasante), poussières importantes à l’intérieur
- Autofocus : montez l’objectif sur un boîtier, faites 10 mises au point rapides (proche/loin). L’AF doit être silencieux, sans à-coups ni bruits de frottement
- Jeu mécanique : secouez légèrement l’objectif près de votre oreille. Un léger mouvement interne est normal (groupe de lentilles), un claquement métallique ne l’est pas
- Bague de mise au point : doit tourner sans point dur ni jeu excessif
- Contacts électriques : propres, sans oxydation visible
- Diaphragme : regardez les lamelles à travers l’objectif (côté monture, sans soleil direct). Elles doivent être propres, sans traces d’huile
Le manuel Nikon (PDF) est utile pour vérifier les commandes (ex. M/A) et les limites d’usage.
Réglages et usages recommandés
Intérieur : vitesse mini, ISO réalistes, ouverture utile
Réglages de base pour intérieur (lumière ambiante) :
- Ouverture : f/1.8 à f/2.8 selon la profondeur de champ souhaitée
- Vitesse minimum : 1/80 s (sujet immobile) à 1/125 s (sujet en mouvement léger) — sans stabilisation, mieux vaut être conservateur
- ISO : laisser en auto avec plafond à 3200-6400 selon votre tolérance au bruit
- Mode AF : AF-S, point unique central, recomposition si nécessaire
Portrait naturel : distance / ouverture / arrière-plan
Pour un portrait à mi-corps avec un joli flou d’arrière-plan, placez-vous à environ 1,5 m de votre sujet, ouvrez à f/1.8 ou f/2, et éloignez l’arrière-plan autant que possible (au moins 3-4 m derrière le sujet). Le bokeh sera doux sans être spectaculaire — c’est la limite du capteur DX.
Street : hyperfocale « pratique » vs AF
En street photography, deux approches fonctionnent avec ce 35 mm :
- AF rapide : restez en AF-S point unique, présélectionnez votre zone de mise au point, et faites confiance au SWM pour accrocher vite
- Zone focus (hyperfocale) : réglez manuellement à ~3 m, fermez à f/5.6 ou f/8, et tout ce qui est entre 2 m et l’infini sera net. Utile pour les scènes spontanées où vous n’avez pas le temps de faire la mise au point
FAQ : Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G
Conclusion : à qui recommander ce 35 mm en 2026 ?

Le Nikon AF-S DX 35mm f/1.8G reste, en 2026, une option cohérente pour les utilisateurs de reflex Nikon DX qui cherchent leur première focale fixe lumineuse. Son rapport usage/prix est difficile à battre, son cadrage « standard » est polyvalent, et son ouverture f/1.8 change réellement la donne par rapport à un zoom de kit.
Synthèse par profil
- Vous faites surtout de l’intérieur et du quotidien : c’est une option très cohérente. Compact, lumineux, polyvalent, et abordable. Attention à la vitesse minimum sans stabilisation.
- Vous voulez du portrait plus serré : regardez plutôt le 50 mm f/1.8G pour un bokeh plus prononcé et un cadrage portrait classique.
- Vous migrez vers Nikon Z bientôt : investissez directement dans une optique native Z (comme le Z DX 24mm f/1.7) pour éviter d’accumuler du matériel qui ne suivra pas votre évolution.
- Vous hésitez entre reflex DX et plein format : le 35 mm f/1.8G ED (FX) est plus « future-proof », utilisable sur les deux formats.
Quel que soit votre choix, l’essentiel est de choisir un objectif qui correspond à votre pratique réelle — pas à celle que vous imaginez. Un bon 35 mm qui vous accompagne partout vaut mieux qu’un 85 mm « pro » qui reste dans le sac.
Prochaine étape : si vous achetez d’occasion, utilisez la checklist de vérification ci-dessus et faites un test de précision AF avant de vous engager. Si vous achetez neuf, le prix actuel autour de 177,46 € représente un bon rapport usage/prix pour un premier objectif « sérieux » sur Nikon DX.

