Le Canon EOS 650 occupe une place à part dans l’histoire photo : ce n’est pas seulement un vieux reflex argentique Canon, c’est le premier boîtier EOS, lancé le 2 mars 1987 pour le 50e anniversaire de Canon, qui inaugure la monture EF et la logique électronique structurant tout le système Canon pendant plus de trente ans. Quand on regarde un EOS 650 aujourd’hui, on n’achète pas juste un appareil 24×36 autofocus bon marché : on entre dans un écosystème optique entier.
Le problème, c’est qu’un boîtier aussi ancien peut vite être mal jugé dans les deux sens. Soit on le surestime parce qu’il est « historique », soit on l’écarte trop vite parce qu’il n’est ni mécanique ni spectaculaire sur le papier. La vraie question est plus simple : est-ce qu’un Canon EOS 650 reste un achat intelligent en 2026 pour découvrir l’argentique Canon, profiter d’objectifs EF faciles à trouver, et photographier sans ergonomie archaïque ?
C’est là que beaucoup de contenus restent trop courts. Ils rappellent que le 650 est sorti en 1987, qu’il a lancé l’EOS, et s’arrêtent là. Ce que le lecteur veut vraiment savoir, c’est autre chose : quelle pile il faut prévoir, quels défauts vérifier avant achat, si l’autofocus tient encore la route, quel prix payer sur le marché de l’occasion, et surtout s’il ne vaut pas mieux monter directement vers un Canon EOS 620, un Canon EOS 630 ou un EOS plus récent.
Dans ce guide, l’objectif est de vous faire gagner du temps : replacer le Canon EOS 650 dans son contexte, traduire ses caractéristiques en conséquences concrètes, pointer ses limites sans nostalgie excessive, et le comparer à des alternatives plus logiques selon votre budget et votre usage.
Bon point d’entrée dans l’argentique Canon autofocus : boîtier simple, ergonomie déjà moderne pour 1987, compatibilité totale avec tous les objectifs EF. Surtout pertinent si vous avez déjà du verre Canon. Limite principale : un AF à collimateur unique qui montre son âge en basse lumière. Achat en occasion à vérifier soigneusement.
Canon EOS 650 : ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Le premier EOS de Canon, lancé en mars 1987
Le Canon EOS 650 est lancé le 2 mars 1987, simultanément avec le Canon EOS 620, lors du passage stratégique de Canon de la monture FD à la monture EF. Ce basculement est total et délibéré : les objectifs FD ne s’adaptent pas à la nouvelle monture — Canon assume une rupture nette pour proposer un autofocus entièrement électronique, moteur dans l’objectif, plus rapide et plus évolutif. Pour mieux comprendre ce contexte, la chronologie Canon Camera Museum 1987–1991 retrace précisément ce tournant stratégique.
Le 650 est le modèle d’entrée de gamme du duo inaugural — le 620 est légèrement plus avancé en termes de modes et de réactivité. Acheter un EOS 650 aujourd’hui, c’est avoir accès à tout l’écosystème EF : pas seulement les objectifs vintage de 1987, mais aussi les EF sortis en 2005, 2015 ou 2020. C’est l’un des rares boîtiers argentiques qui vous permet d’utiliser un objectif récent sans adaptateur.
La place du 650 dans la gamme des boîtiers argentiques Canon est aussi abordée dans notre test du Canon EOS 850, un autre point d’entrée intéressant de la même famille.
Ne pas confondre Canon EOS 650 et Canon EOS 650D
Ne pas confondre
La confusion est fréquente en SERP, le « D » passant facilement inaperçu. Si vous cherchez un boîtier numérique Canon abordable, l’EOS 650D entre dans une catégorie entièrement différente. Ici, on parle exclusivement du modèle argentique de 1987.
Pourquoi la monture EF change encore la donne aujourd’hui
La monture EF reste l’un des grands avantages pratiques du Canon EOS 650. Elle signifie que vous pouvez monter sur ce boîtier un objectif EF acheté d’occasion pour 20 €, un EF 50 mm encore disponible neuf, ou un zoom EF de seconde main sans aucun adaptateur. C’est un avantage concret que n’ont pas les boîtiers Nikon FM ou FE de la même époque. Attention cependant : les objectifs EF-S (conçus pour les capteurs APS-C numériques Canon) ne doivent pas être montés sur un EOS 650 — le miroir risque d’entrer en collision avec la lentille arrière. Pour vérifier les spécifications d’origine, la fiche officielle Canon Camera Museum reste la source la plus fiable.
Pour qui ce boîtier est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse le Canon EOS 650 ?
Oui si…
- Vous cherchez un reflex argentique Canon simple, autofocus et peu coûteux pour débuter.
- Vous avez déjà des objectifs EF et voulez les utiliser en argentique.
- Vous voulez une porte d’entrée dans l’histoire du système EOS sans dépenser plus de 60 €.
- Vous acceptez un autofocus ancien (1 seul collimateur central) et un boîtier entièrement électronique.
- Votre usage est tranquille : paysage, portrait en lumière correcte, photo de rue en journée.
Non si…
- Vous voulez une expérience argentique manuelle et mécanique — tournez-vous vers un Nikon FM2 ou un Canon AE-1.
- Vous shootez souvent en basse lumière difficile ou avec des sujets en mouvement rapide.
- Vous refusez de passer du temps à inspecter un boîtier d’occasion avant achat.
- Vous voulez un boîtier plus rapide, avec plusieurs collimateurs AF ou plus de personnalisation.
- Vous cherchez un vrai boîtier semi-pro argentique Canon — regardez alors du côté du Canon EOS 3.
Le Canon EOS 650 est-il totalement automatique ?Non. L’EOS 650 ne dispose pas de mode « vert » (programme plein auto) comme les EOS 1000 series. Il propose les modes P, Av, Tv, M et profondeur de champ — ce qui demande de connaître au moins les bases de l’exposition. Pour un débutant absolu voulant tout déléguer à l’appareil, un EOS 1000F sera plus adapté.
Fiche technique : ce que les chiffres changent vraiment sur le terrain
Fiche technique rapide — Canon EOS 650
AF TTL, 1/2000 s, synchro 1/125 s, 3 i/s, couverture viseur 94 % : ce que ça donne en pratique
Un collimateur central unique, ça fonctionne bien tant que vous photographiez dans un axe central et que la lumière est suffisante. Dès que le sujet est excentré, vous devez faire le point au centre puis recomposer — réflexe habituel sur les boîtiers d’entrée de gamme de l’époque. En lumière de jour, aucun problème notable. En intérieur sombre ou face à un sujet peu contrasté, l’AF peut chercher longuement ou se tromper. La vitesse de 1/2000 s est honnête pour ce gabarit. La synchro flash à 1/125 s est standard pour un reflex argentique de l’époque.
Modes P / Av / Tv / M / profondeur de champ : encore utiles en 2026 ?
La présence du mode Manuel complet est un vrai point fort. Beaucoup de contemporains du 650 se limitaient au programme et à une semi-automatique. Ici, vous avez P, Av, Tv, M et profondeur de champ. La compensation d’exposition est accessible depuis le viseur. Cela suffit pour apprendre les bases de l’exposition argentique sans être contraint par un mode unique. Ce n’est pas un boîtier école trop verrouillé, mais ce n’est pas non plus un boîtier qui s’adapte aux photographes exigeants en autofocus.
La pile 2CR5 : coût, disponibilité, contrainte réelle
Le Canon EOS 650 est entièrement électronique : sans pile, rien ne fonctionne — pas même le déclencheur. La pile 2CR5 6 V (lithium) est encore fabriquée par Duracell, Panasonic, Energizer ou Camelion. Elle se trouve facilement en ligne et dans les grandes surfaces. En boutique photo de quartier ou papeterie locale, c’est moins systématique — prévoyez toujours une pile de rechange avant une sortie importante.
Verdict terrain vs marketing
Méthodologie de test
Conditions de test
- Durée : 4 semaines d’utilisation régulière, 3 pellicules exposées (Kodak ColorPlus 200, Ilford HP5 400, Kodak Gold 200).
- Sujets : photo de rue (Strasbourg, centre historique), portrait en lumière naturelle, paysage urbain, séquences en intérieur faiblement éclairé.
- Conditions de lumière : journée ensoleillée, ciel couvert, intérieur avec fenêtre, début de soirée — lumière naturelle uniquement sur cet exemplaire.
- Pellicules développées : laboratoire local, scan numérique pour évaluation.
- Ce qui a été mesuré : comportement AF en lumière variable, consommation de pile sur 3 semaines (1 seule pile 2CR5 Duracell sur la durée), avancement et rewind film, LCD supérieur, déclenchement, mesure d’exposition.
Matériel utilisé pour ce test
Canon EF 50mm f/1.8 II
Canon EF 28-80mm f/3.5-5.6 II
Pile 2CR5 Duracell (neuve à la réception)
Kodak ColorPlus 200 / Ilford HP5 400 / Kodak Gold 200
Ce que ce test ne prouve pas :
- Les observations ci-dessous sont rattachées à cet exemplaire précis, dans ces conditions précises — elles ne sont pas généralisables à tous les EOS 650.
- Ce test ne mesure pas la vitesse d’obturation réelle ni la précision de la mesure d’exposition en laboratoire.
- L’autonomie de pile constatée ne représente pas une norme : un exemplaire avec fuite électronique peut vider une pile en 48 h.
- Le test ne couvre pas le flash TTL, ni le suivi de sujets en mouvement rapide.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Prise en main et ergonomie
La première surprise sur cet exemplaire, c’est que l’EOS 650 ne vieillit pas mal dans la main. La molette de sélection de mode en haut à gauche, le déclencheur bien positionné, la roue de réglage à l’arrière — tout ça a une logique qui semble évidente mais qui était vraiment novatrice en 1987. Canon avait visé une ergonomie « moderne », et elle tient encore. Le boîtier est légèrement plus grand qu’un EOS 1000F, avec un meilleur grip en main. Sur notre exemplaire en bon état, aucune hésitation dans les commandes après une prise en main de 20 minutes.
Le LCD supérieur lit clairement la vitesse, l’ouverture, la sensibilité ISO et le numéro de pose. En lumière diffuse, lisible sans difficulté. En plein soleil direct, un peu moins commode — commun à tous les LCD de l’époque.
Autofocus en usage simple
Avec le 50 mm f/1.8 II par temps couvert dans les ruelles de Strasbourg, l’AF de cet exemplaire accroche nettement sur un visage, une façade, un piéton marchant à rythme modéré — résultat satisfaisant sur la majorité des situations de rue en plein jour. En revanche, dans l’obscurité d’un marché couvert avec seulement des loupiotes au plafond, l’AF a décroché suffisamment souvent pour nous faire basculer en mise au point manuelle sur environ un tiers des vues avec HP5 400. Ce n’est pas un défaut spécifique à notre exemplaire : c’est la limite logique d’un AF à collimateur unique de 1987 face à la basse lumière.
Exposition et mesure
La mesure évaluative 6 zones est sérieuse pour son époque. En lumière douce ou diffuse, l’exposition est généralement juste sur Kodak ColorPlus 200. En contre-jour, une correction de +1 à +1,7 IL s’est révélée souvent nécessaire sur notre série rue : le boîtier sous-expose le premier plan pour conserver les hautes lumières du fond. Comportement attendu sur un système matriciel simple — il suffit de l’anticiper. L’affichage de la compensation dans le viseur aide à garder le contrôle sans sortir l’œil du viseur.
Compatibilité avec des objectifs EF modernes
Le Canon EF 50mm f/1.8 II monte et fonctionne sans aucun problème sur cet EOS 650 — autofocus, commande de diaphragme électronique. Un zoom EF 28-80 de seconde main se comporte de la même façon. Seule restriction à retenir : les EF-S ne doivent jamais être montés. Tous les EF plein format s’adaptent sans restriction.
Ce que donne un boîtier EOS film quand on vient du numérique
Si vous avez un Canon EOS 5D, 6D, 90D ou un EOS R avec adaptateur EF, vous connaissez déjà le maniement d’un objectif EF. Monter ce verre sur l’EOS 650 n’a rien d’exotique. Le boîtier « pense » différemment (pas d’écran de prévisualisation, pas de correction ISO en temps réel), mais la logique des modes et des commandes est reconnue immédiatement. C’est l’un des vrais atouts du 650 pour un photographe déjà dans l’écosystème Canon.
Voir aussi : review vidéo du Canon EOS 650
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- Premier EOS : compatibilité totale avec toute la gamme EF plein format
- Ergonomie moderne pour l’époque, bien en main, molettes claires
- Modes complets : P, Av, Tv, M, profondeur de champ
- Prix d’occasion très bas (25 à 60 € boîtier nu)
- Mesure évaluative 6 zones efficace en lumière standard
- Bon point d’entrée si vous avez déjà du verre EF
Inconvénients
- AF à collimateur unique : limité en basse lumière et sur sujets peu contrastés
- Entièrement électronique : aucun fonctionnement sans pile, aucun mode de secours
- Pile 2CR5 moins disponible en boutique physique locale
- Certains exemplaires ont des traces de graisse sur l’obturateur ou une consommation de pile anormale au repos
- Pas de mode plein auto (Green Zone) — moins accessible qu’un EOS 1000F pour un débutant absolu
- Marché occasion très hétérogène : l’état varie fortement d’un exemplaire à l’autre
Checklist d’inspection avant achat
C’est la section que les fiches historiques ne donnent jamais. Avant d’acheter un EOS 650 en occasion, voici les 6 points à vérifier systématiquement. La notice officielle Canon EOS 620/650 (Canon Camera Museum) aide à valider que le vendeur maîtrise toutes les fonctions annoncées.
| Point à vérifier | Symptôme à chercher | Test rapide | Niveau de risque |
|---|---|---|---|
| Obturateur | Traces de graisse sur les lames | Observer à travers le boîtier ouvert, objectif retiré, lumière vive — lames propres sans reflet huileux | 🔴 Éliminatoire si taches visibles (taches sur les images) |
| Autonomie de pile | Pile à plat en quelques jours sans utilisation | Pile neuve insérée, boîtier éteint 48 h, revérifier — doit rester à charge normale | 🔴 Éliminatoire (fuite électronique interne) |
| LCD supérieur | Segments manquants ou écran vide | Allumer le boîtier et parcourir tous les modes — chaque segment doit s’afficher | 🟡 Problématique si segments vitaux absents |
| Autofocus | AF ne s’accroche jamais en lumière de jour | Pointer sur un sujet contrasté (brique, texte) en pleine lumière — doit accrocher | 🟡 Défaut module AF si blocage systématique |
| Avancement film | Blocage, bruit anormal ou rewind bloqué | Insérer une pellicule usagée, tester transport complet et rewind | 🟡 Usure moteur possible |
| État général | Chocs visibles, fissures, boutons collés | Inspecter visuellement boîtier et vérifier chaque commande | 🟢 Souvent cosmétique sans impact fonctionnel |
Quels objectifs EF monter sur un Canon EOS 650 ?
Le kit rationnel : 50 mm léger et bon marché
Le duo boîtier EOS 650 + 50 mm reste l’une des façons les plus économiques de profiter de la monture EF sans alourdir le sac. Le Canon EF 50mm f/1.8 STM (ou son prédécesseur le 50 f/1.8 II, plus courant en occasion) est parfaitement adapté : léger, peu cher, et il couvre la plupart des usages courants — portrait serré, photo de rue, paysage urbain.
Le kit reportage/street : 35 mm
Pour un usage street ou reportage, le 35 mm offre un cadrage plus généreux qu’un 50 mm sans les contraintes d’un grand angle. Le Canon EF 35mm f/2 IS USM est excellent mais son prix neuf dépasse l’équation d’un kit économique. Le 35 mm f/2 non IS est une alternative plus abordable en occasion. La stabilisation IS est par ailleurs moins critique en argentique qu’en numérique haute sensibilité.
Le zoom si vous voulez un seul objectif
Un zoom EF 28-80 mm ou 28-105 mm de seconde main est cohérent avec ce boîtier. Ces zooms EF des années 1990–2000 se trouvent souvent pour 15 à 30 € en occasion et couvrent la plupart des situations courantes. Le Canon EF 28-70 f/3.5-4.5 de première génération (contemporain du 650) est cité positivement par les utilisateurs pour sa compacité.
Les objectifs à éviter
- EF-S : incompatibles physiquement — risque de collision avec le miroir. Ne pas tenter.
- FD : la monture FD ne s’adapte pas à l’EF sans lentille correctrice qui dégrade l’image.
- Téléobjectifs très lourds (300 mm+) : l’AF à collimateur unique du 650 devient insuffisant pour un usage sérieux en téléphoto.
Comparatif : Canon EOS 650 vs EOS 620 vs EOS 630 vs EOS 1000F
Le Canon EOS 650 n’est pas le seul choix d’entrée dans l’argentique autofocus Canon. Voici une synthèse orientée usage avant d’acheter.
| Modèle | Pour qui | Avantage principal | Limite principale | Prix occasion (mars 2026) |
|---|---|---|---|---|
| EOS 650 | Débutant avec verre EF, collectionneur, budget très serré | Premier EOS, prix très bas, modes complets | AF le moins réactif de la famille, tout électronique | 25 à 60 € boîtier nu entre particuliers |
| EOS 620 | Photographe voulant plus de modes et un AF un peu plus réactif | Modes plus étendus, AF légèrement plus rapide | Prix souvent légèrement supérieur au 650 | 30 à 70 € environ |
| EOS 630 | Utilisateur cherchant confort et réactivité dans le même budget | AF amélioré, moteur plus rapide, meilleure réactivité générale | Légèrement plus grand ; pas de saut spectaculaire sur les specs brutes | 40 à 80 € |
| EOS 1000F | Débutant absolu voulant un mode plein auto simple | Green Zone (mode plein auto), compact, très accessible | Moins de modes créatifs, moins de personnalisation | 20 à 50 € |
Quel EOS choisir selon votre profil ?
| Votre profil | Boîtier recommandé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Débutant absolu, veut tout déléguer | EOS 1000F | Mode plein auto, très compact, le plus accessible |
| Débutant avec du verre EF déjà en main | EOS 650 | Entrée argentique peu coûteuse dans l’écosystème EOS |
| Photographe cherchant meilleur rapport confort/fiabilité | EOS 630 | AF plus réactif, même budget, meilleure réactivité globale |
| Curieux de l’histoire du système EOS | EOS 650 ou EOS 620 | Les deux premiers EOS, prix similaires, au choix selon budget |
| Amateur confirmé cherchant ergonomie et AF évolué | EOS 50 | Multi-collimateurs AF, boîtier bien plus abouti |
Canon EOS 650 ou EOS 620 ?Pour un usage photographique actif, le Canon EOS 620 est généralement préférable : AF légèrement plus rapide, modes un peu plus étendus, pour un prix souvent similaire. L’EOS 650 s’impose si vous cherchez spécifiquement le premier EOS historique, ou si vous avez trouvé un exemplaire 650 nettement moins cher.
Canon EOS 650 ou EOS 630 ?Pour la grande majorité des usages, l’EOS 630 est un meilleur achat : autofocus plus réactif, moteur plus rapide, meilleure réactivité d’ensemble. L’écart de prix en occasion est souvent faible (10 à 20 €). Le 650 ne s’impose que si vous cherchez le premier EOS historique ou si vous êtes contraint par un budget très serré.
Le Canon EOS 650 est-il fiable ou trop électronique ?Un exemplaire en bon état et correctement stocké est tout à fait fiable pour un usage argentique régulier. La fragilité vient surtout du marché d’occasion : un boîtier mal conservé ou avec une fuite électronique peut rapidement devenir inutilisable. Sur un exemplaire sain (vérifications faites — voir tableau d’inspection), la fiabilité est correcte pour un usage paysage, portrait ou rue en lumière de jour.
Prix, cote et disponibilité en 2026
Fourchette entre particuliers
Sur Leboncoin et les groupes de vente photo, les prix observés en mars 2026 tournent autour de 25 à 60 € pour un EOS 650 boîtier nu en état fonctionnel déclaré. Les annonces les moins chères (25–35 €) correspondent souvent à des boîtiers vendus « sans garantie » ou dont l’état n’est pas documenté. Entre 40 et 60 €, on trouve généralement des exemplaires testés avec une pile neuve et quelques pellicules passées.
Ces prix sont ponctuels — constatés en mars 2026 sur des annonces actives. Le marché fluctue selon les vendeurs présents au moment de votre recherche.
Prix en boutique d’occasion / vendeur pro
Les boutiques spécialisées proposent l’EOS 650 entre 50 et 90 € selon l’état. Un kit EOS 650 + zoom 28-80 en état B peut atteindre 100 à 150 €. Sur eBay France, les vendeurs pros proposent parfois le boîtier autour de 45 à 65 €, avec note de satisfaction et garantie courte (30 jours). C’est un compromis raisonnable entre le prix particulier et la sécurité boutique.
Ce qui fait monter la cote
- Boîtier complet avec bouchon, sangle d’origine, notice
- Version QD (dos quartz dateur) — prisée des collectionneurs, peu utile en usage courant
- Kit avec un objectif EF en bon état (50 mm f/1.8, 28-80 mm)
- Vendeur qui documente un test récent avec pellicule développée
Combien payer pour un kit cohérent
- Boîtier seul entre particuliers, état vérifié : 35 à 55 €
- Kit boîtier + 50 mm EF en occasion : 50 à 80 €
- Achat en boutique pro avec garantie courte : 60 à 100 €
Au-delà de 100 € pour un EOS 650 nu, le rapport qualité/prix devient difficile à justifier face à un EOS 630 ou un EOS 50 plus performants à budget comparable.
Où acheter un Canon EOS 650 ?
Canaux de distribution recommandés
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Boutiques photo d’occasion spécialisées (Pelloche-Moi, Panajou, Photo Hall, camara…) |
Boîtier testé, état documenté, garantie courte, conseils vendeur | Prix 20 à 50 % plus élevés qu’entre particuliers — prime de sécurité justifiée sur un boîtier tout électronique |
| Leboncoin / groupes Facebook photo | Prix les plus bas, large choix, négociation possible | État très variable — exiger un test film récent ou une pile neuve fournie ; rencontre physique recommandée |
| eBay France — vendeurs pros | Notation vendeur visible, retours possibles, expédition sécurisée | Vérifier le statut « professionnel » et la note de satisfaction. Prix autour de 45–65 € |
| Amazon.fr (pile 2CR5 uniquement) |
Pile 2CR5 facilement disponible, livraison rapide, large choix de marques | 8,59 € — Camelion 2CR5, prix indicatif susceptible d’évoluer. Le boîtier photo Canon EOS 650 ne dispose pas de fiche Amazon.fr fiable et vérifiable — utiliser les canaux spécialisés ci-dessus pour le boîtier |
| Canon France | Spécifications officielles, notice disponible | Boîtier hors production — utile uniquement pour la documentation et la vérification des caractéristiques d’origine |
Les prix fluctuent selon les périodes et les vendeurs — vérifier directement sur chaque canal au moment de votre recherche.
Questions fréquentes sur le Canon EOS 650
Le Canon EOS 650 est-il le premier EOS ?
Le Canon EOS 650 fonctionne-t-il avec les objectifs Canon EF modernes ?
Le Canon EOS 650 est-il totalement automatique ?
Quelle pile faut-il pour le Canon EOS 650 ?
Le Canon EOS 650 est-il un bon choix pour débuter en argentique ?
Faut-il choisir un EOS 650 ou un EOS 630 ?
Quels défauts vérifier avant d’acheter un Canon EOS 650 d’occasion ?
Quel prix payer pour un Canon EOS 650 en bon état en 2026 ?
Faut-il encore acheter un Canon EOS 650 en 2026 ?
La réponse honnête : oui, dans un contexte précis. Si vous cherchez un reflex argentique Canon autofocus à moins de 60 €, que vous avez déjà des objectifs EF, et que votre usage principal est le paysage, le portrait ou la photo de rue en lumière de jour — le Canon EOS 650 remplit ce contrat. Sa compatibilité EF intégrale reste un atout réel qu’aucun boîtier argentique concurrent de l’époque ne peut égaler aussi simplement.
Mais ce n’est pas le boîtier de toutes les situations. Son autofocus à collimateur unique est fonctionnel, pas performant. Sa dépendance totale à l’électronique est un facteur de risque non négligeable en occasion. Et pour à peine 10 à 20 € de plus, un EOS 630 ou un EOS 1000F offre souvent une meilleure expérience au quotidien.
Si votre budget dépasse 100 € et que vous cherchez un boîtier argentique Canon sérieux, regardez du côté du Canon EOS 50 — multi-collimateurs AF, boîtier bien plus abouti — ou consultez notre test du Canon EOS 3 pour un saut en gamme encore plus marqué. La monture EF est la même sur tous ces boîtiers : votre verre vous suivra sans problème.

