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    Tirages noir et blanc : réglages et astuces pour éviter les dominantes

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    Tirage noir et blanc sans dominante
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    Mis à jour: novembre 2025 • Temps de lecture : 18 minutes

    Vous avez passé des heures à peaufiner vos photos en noir et blanc, le contraste est comme vous l’aimez, les gris sont subtils… et, au moment de recevoir vos tirages noir et blanc, douche froide : un voile verdâtre, une nuance magenta, ou simplement une impression « sale » par rapport à l’image impeccable de votre écran. Si vous avez déjà vécu ça, rassurez-vous : ce n’est pas (que) votre œil qui est difficile, il y a de vraies raisons techniques derrière ces dominantes.

    Entre le fichier, l’écran, le logiciel, l’imprimante (ou le labo en ligne) et même la lumière sous laquelle vous regardez le tirage, chaque étape peut ajouter sa petite dérive de couleur. Résultat : un tirage photo noir et blanc sans dominante devient un vrai défi. La bonne nouvelle, c’est qu’avec quelques réglages impression noir et blanc bien ciblés et une méthode simple, vous pouvez reprendre le contrôle et obtenir des tirages cohérents, que vous fassiez de l’impression photo noir et blanc à la maison ou que vous passiez par un labo.

    Dans ce guide, je vais vous montrer comment préparer un fichier noir et blanc propre, comment régler votre écran sans devenir ingénieur colorimétrie, quels paramètres choisir dans Lightroom / Photoshop et dans le pilote d’imprimante, et comment dialoguer efficacement avec un labo pour éviter dominante couleur tirage noir et blanc. L’objectif n’est pas de vous noyer sous les profils ICC, mais de vous donner une check-list concrète, testée sur le terrain, pour que chaque tirage ressemble enfin à l’image que vous voyez à l’écran – que vous le vouliez parfaitement neutre, légèrement chaud ou froid… mais surtout jamais verdâtre par accident.

    Sommaire

    Toggle
    • Pourquoi vos tirages noir et blanc ont des dominantes (et comment les reconnaître)
      • D’où viennent les dominantes ? fichier, écran, imprimante, lumière
      • Dominante verte, magenta, chaude ou froide : apprendre à les identifier
      • C’est quoi le métamérisme en tirage noir et blanc ?
    • Comment préparer un fichier noir et blanc propre avant l’impression ?
      • RAW, balance des blancs et exposition : partir d’un fichier neutre
      • Conversion couleur → noir et blanc : mixer les canaux plutôt que désaturer
      • Ajuster contraste, micro-contraste et grain pour le tirage
      • Vérifier la neutralité : pipette, histogramme, zones de gris de référence
    • Faut-il calibrer son écran pour avoir de beaux tirages noir et blanc ?
      • Calibration minimale : température, luminosité, profil ICC
      • Soft proofing : simuler le papier et le profil labo sur écran
      • Éclairage de la pièce : pourquoi la lumière ambiante fausse votre perception
    • Quels réglages choisir sur l’imprimante pour imprimer en noir et blanc sans dominante ?
      • « Gestion des couleurs » : par le logiciel ou par l’imprimante ?
      • Modes Noir & Blanc dédiés (Advanced B&W, Photo Monochrome, etc.)
      • Profils ICC papier/encre : comment les installer et les utiliser
      • Bandes de test, densité des noirs et réglage de la tonalité (neutre, chaude, froide)
    • Tirages noir et blanc en labo : comment éviter les mauvaises surprises ?
      • Résolution, taille et marges : préparer le fichier pour le labo
      • Profils et recommandations des labos : comment les appliquer dans LR/PS
      • Comment briefer le labo sur la tonalité souhaitée (neutre, chaude, froide)
      • Tirage test, relecture, corrections : installer une vraie boucle de feedback
    • Quel papier choisir pour un tirage noir et blanc neutre ?
      • Mat, satiné, brillant : impact sur le contraste et la perception des dominantes
      • Papiers Fine Art pour le noir et blanc : quand ça vaut le coup
      • Grandeurs à surveiller : Dmax, blanc du papier, texture
    • Check-list express : tirage noir et blanc sans dominante en 10 étapes
      • Avant l’export du fichier
      • Avant l’impression maison
      • Avant l’envoi au labo
    • FAQ : vos questions sur les tirages noir et blanc sans dominante
    • Conclusion : reprendre le contrôle de vos tirages noir et blanc
      • À propos de l’auteur : Lucien Cazeviel-Perrin

    Pourquoi vos tirages noir et blanc ont des dominantes (et comment les reconnaître)

    Réponse rapide : Une dominante sur un tirage noir et blanc vient d’un décalage entre l’intention du fichier numérique et le rendu papier, causé par un écran mal calibré, un profil colorimétrique inadapté, un mode d’impression incorrect, ou le métamérisme (changement de couleur selon l’éclairage).

    Avant de corriger quoi que ce soit, encore faut-il comprendre d’où vient le problème. Parce que si vous commencez à bidouiller les réglages sans diagnostic, vous risquez de créer une nouvelle dominante pour en masquer une autre.

    D’où viennent les dominantes ? fichier, écran, imprimante, lumière

    Les causes possibles se regroupent en quatre grandes familles :

    1. Le fichier source
    Si votre image RAW avait déjà une dominante de couleur avant la conversion en noir et blanc, celle-ci peut « transparaître » dans les canaux RGB. Une balance des blancs trop froide ou trop chaude au départ laisse des traces : votre noir et blanc n’est jamais vraiment RGB 128-128-128 partout, mais plutôt 130-125-120 par exemple, ce qui donne une légère teinte.

    2. L’écran non calibré
    Votre moniteur peut afficher un « blanc » qui tire vers le bleu (réglage usine trop froid) ou vers le jaune (luminosité excessive). Vous corrigez alors l’image pour qu’elle vous paraisse neutre à l’écran… mais cette correction va dans le mauvais sens, puisque c’est l’écran qui ment. Résultat : le tirage révèle la vraie teinte du fichier.

    3. L’imprimante ou le labo
    Les imprimantes jet d’encre standard mélangent des encres cyan, magenta, jaune et noire pour créer du « gris ». Sans mode noir et blanc dédié ou profil ICC adapté, le pilote improvise un mélange qui donne souvent du vert sale ou du magenta. Les labos en ligne grand public utilisent parfois des profils génériques sRGB qui ne gèrent pas la neutralité fine.

    4. La lumière d’observation (métamérisme)
    Un tirage peut paraître neutre sous la lumière du jour (température de couleur ~5500–6500 K) et virer au vert sous un éclairage LED domestique (souvent ~3000 K, spectre discontinu). C’est le métamérisme : les encres et le papier réagissent différemment selon l’illuminant. On y reviendra.

    Si vous découvrez à peine ce qu’est une dominante magenta ou verdâtre, commencez par notre guide sur les dominantes de couleur et comment les corriger pour poser des bases solides avant d’attaquer les tirages noir et blanc.

    Dominante verte, magenta, chaude ou froide : apprendre à les identifier

    Voici comment les reconnaître sur un tirage papier :

    • Dominante verte (ou cyan-vert) : les gris moyens tirent vers le kaki, les hautes lumières ont un aspect « sale » verdâtre. Très fréquente en impression maison quand l’imprimante équilibre mal les encres cyan/magenta.
    • Dominante magenta (ou rose) : les zones de gris clair virent au rose pâle, l’ensemble manque de fraîcheur. Souvent liée à un excès de magenta dans le profil ou à un éclairage trop chaud qui révèle cette teinte.
    • Dominante chaude (jaune-orangé) : les blancs semblent crème, le tirage a un aspect « vieilli » ou sépia involontaire. Peut venir d’un papier RC bas de gamme qui jaunit, ou d’un pilote qui force une teinte chaude par défaut.
    • Dominante froide (bleutée) : les noirs semblent légèrement bleutés, l’ambiance est « glaciale ». Moins fréquente, mais arrive quand on force trop le virage froid en post-traitement ou qu’on utilise un profil inadapté.

    Astuce terrain (Lucien) : Pour identifier une dominante subtile, placez votre tirage à côté d’une feuille de papier blanc neutre (papier imprimante standard) sous la même lumière. Si le blanc de votre tirage semble différent, vous avez un indice sur la dominante. Comparez aussi les gris moyens (ciel, béton) avec un objet gris de référence (carte grise photo ou dos d’un iPhone).

    C’est quoi le métamérisme en tirage noir et blanc ?

    Réponse rapide : Le métamérisme est le phénomène où un tirage change de teinte selon la source lumineuse utilisée pour l’observer, parce que les encres et le papier réagissent différemment aux spectres lumineux. Un tirage neutre en lumière du jour peut virer au vert sous LED domestique.

    Le métamérisme, c’est l’ennemi invisible du tirage noir et blanc. En théorie, un « gris » devrait rester gris quelle que soit la lumière. En pratique, les encres cyan, magenta et jaune utilisées pour composer du gris ont des courbes de réflectance spectrale différentes : sous une lumière au spectre complet (soleil, lampe D50), elles s’équilibrent et donnent du gris neutre ; sous une LED à dominante verte ou une ampoule tungstène à dominante orange, l’équilibre se rompt et une teinte émerge.

    Exemple concret (Lucien) : J’ai réalisé une série de tirages noir et blanc pour une expo dans un appartement niçois aux murs blancs, baigné de lumière méditerranéenne très chaude en journée et éclairé par des LED 2700 K le soir. Sous la lumière naturelle à midi, mes tirages barytés paraissaient parfaitement neutres. Le soir, sous les LED, ils viraient légèrement au vert-jaune. Problème : mes visiteurs voyaient surtout l’expo le soir. J’ai dû refaire les tirages avec un léger virage chaud (+2 en teinte dans Lightroom) pour compenser le métamérisme nocturne. Leçon : toujours tester le tirage sous l’éclairage final d’accrochage.

    Comment limiter le métamérisme ?

    • Choisir des imprimantes avec encres noires multiples (noir photo + gris clair + gris foncé) : elles utilisent moins de CMY pour composer les gris, donc moins de métamérisme.
    • Privilégier les papiers Fine Art barytés, qui ont moins de variations que les RC brillants bas de gamme.
    • Tester le tirage sous plusieurs éclairages (jour, LED, halogène) avant validation finale.
    • Si vous imprimez pour un lieu précis (galerie, salon), demander la température de couleur et le type d’éclairage au client ou organisateur.

    Comment préparer un fichier noir et blanc propre avant l’impression ?

    Réponse rapide : Préparer un fichier noir et blanc pour l’impression consiste à partir d’un RAW neutre (balance des blancs correcte), convertir en noir et blanc via un mixeur de couches (pas par désaturation), ajuster contraste et micro-contraste, puis vérifier la neutralité avec la pipette et l’histogramme avant export en 300 ppp, profil Adobe RGB ou ProPhoto RGB.

    Un tirage sans dominante commence dans Lightroom ou Photoshop, pas dans le pilote d’imprimante. Si votre fichier est déjà biaisé, aucun profil ICC ne fera de miracle.

    RAW, balance des blancs et exposition : partir d’un fichier neutre

    Avant même de penser noir et blanc, assurez-vous que votre fichier RAW est propre :

    • Balance des blancs : réglez-la correctement en prise de vue ou en post-traitement. Un fichier avec une dominante jaune ou bleue au départ donnera un noir et blanc « coloré » dans les hautes lumières ou les ombres.
    • Exposition : évitez les zones cramées (blancs purs sans détail) et les noirs bouchés. Un tirage noir et blanc révèle les défauts d’exposition plus qu’une photo couleur.
    • Contraste global : n’ajoutez pas trop de contraste dans le RAW ; vous affinerez après conversion NB.

    Un fichier déjà teinté au départ donnera presque toujours un tirage problématique ; d’où l’intérêt de maîtriser la balance des blancs en prise de vue et en post-traitement avant de convertir en noir et blanc. Pour les utilisateurs Lightroom, notre guide sur la balance des blancs Auto dans Lightroom détaille comment corriger Température et Teinte pour obtenir un point de départ neutre.

    Conversion couleur → noir et blanc : mixer les canaux plutôt que désaturer

    Règle d’or : ne désaturez JAMAIS une image couleur pour obtenir du noir et blanc. Utilisez toujours un mixeur de couches ou un calque de réglage dédié.

    Dans Lightroom :
    Passez l’image en mode Noir et Blanc (touche V), puis jouez avec les curseurs Rouge / Orange / Jaune / Vert / Cyan / Bleu / Violet / Magenta pour contrôler la luminosité de chaque teinte. Par exemple, si vous voulez un ciel plus sombre, baissez le curseur Bleu.

    Dans Photoshop :
    Utilisez un calque de réglage « Noir et blanc » ou « Mélangeur de couches » (Channel Mixer en mode Monochrome). Ajustez les pourcentages de chaque canal RGB pour sculpter les gris. Si vous souhaitez aller encore plus loin dans les réglages fins de la conversion, la documentation officielle Adobe sur la conversion en noir et blanc détaille chaque option du module Photoshop.

    Pour une méthode complète, consultez notre tutoriel Convertir une photo en Noir & Blanc sous Photoshop qui compare les 6 techniques pro (désaturation, niveaux de gris, mélangeur de couches, calque de réglage NB, filtres couleur, Camera Raw).

    Pourquoi c’est important pour le tirage ?
    Une désaturation simple (Saturation à -100) crée un gris « plat » en ramenant R = G = B partout, mais sans prendre en compte les nuances de luminosité perceptuelle de chaque couleur. Résultat : un ciel bleu et un pull rouge auront le même gris, et votre tirage manquera de relief. Le mixeur de couches, lui, préserve les différences de luminosité et vous donne un contrôle total sur le rendu final, donc moins de surprise à l’impression.

    Ajuster contraste, micro-contraste et grain pour le tirage

    Une fois en noir et blanc pur, affinez le rendu en pensant « papier » :

    • Contraste global : un tirage papier a toujours moins de dynamique qu’un écran. Poussez légèrement le contraste (+5 à +15 dans Lightroom) pour compenser.
    • Micro-contraste (Clarté / Texture) : augmente la séparation tonale locale, donne du « punch » sans écraser les noirs. Attention à ne pas créer de halos.
    • Courbe des tonalités : relevez légèrement le pied de courbe (ombres) pour éviter les noirs totalement bouchés sur papier mat, qui absorbent toute la lumière.
    • Grain : ajouter un léger grain numérique (grain 15–25, taille moyenne) peut masquer les défauts de banding et donner un aspect « film » apprécié en tirage Fine Art. Mais pas obligatoire.

    Retour terrain (Lucien) : Sur mes tirages barytés A2 destinés à des intérieurs lumineux, j’ajoute systématiquement +10 de clarté et +5 de contraste par rapport à l’image que je garde pour le web. Pourquoi ? Parce qu’un mur blanc reflète beaucoup de lumière, et le tirage y paraît toujours un peu plus « mou » que sur l’écran. À l’inverse, pour des tirages destinés à une pièce sombre (restaurant, galerie intimiste), je garde le contraste plus doux, sinon les noirs deviennent des trous noirs.

    Vérifier la neutralité : pipette, histogramme, zones de gris de référence

    Avant d’exporter, vérifiez que votre noir et blanc est vraiment neutre :

    1. Pipette couleur
    Dans Photoshop, sélectionnez la pipette (I) et passez-la sur une zone de gris moyen (béton, ciel couvert, vêtement gris). Regardez les valeurs RGB dans la palette Info : elles doivent être très proches (ex : R 130, G 132, B 128). Un écart de plus de 5 points entre R, G et B indique une dominante résiduelle.

    2. Histogramme
    Affichez l’histogramme en mode RGB. Dans un noir et blanc pur, les trois courbes (rouge, vert, bleu) doivent être quasiment superposées. Si une courbe est décalée, vous avez une dominante.

    3. Zones de référence
    Si vous avez pris en photo une charte grise ou un objet blanc/gris neutre lors de la prise de vue, utilisez-le comme témoin. Sinon, cherchez dans l’image des zones censées être neutres (nuages blancs, asphalte sec, mur blanc).

    Correction si nécessaire :
    Si vous détectez une dominante, retournez dans le mixeur de couches (Photoshop) ou ajustez légèrement la température/teinte dans Lightroom (oui, ça influence le noir et blanc via les canaux). Par exemple, une dominante verte se corrige en ajoutant du magenta (curseur Teinte vers la droite dans Lightroom).

    Faut-il calibrer son écran pour avoir de beaux tirages noir et blanc ?

    Réponse rapide : Oui, calibrer son écran est fortement recommandé pour obtenir des tirages noir et blanc fidèles. Un écran non calibré affiche des couleurs et une luminosité fausses, ce qui vous pousse à corriger l’image dans le mauvais sens. Une calibration simple (sonde d’entrée de gamme, 150–250 €) suffit pour la plupart des usages.

    Beaucoup de photographes pensent que la calibration, c’est pour les pros de la retouche couleur. Erreur : en noir et blanc, la moindre déviation de température de couleur de l’écran fausse votre perception des gris, donc vos réglages.

    Calibration minimale : température, luminosité, profil ICC

    Une calibration basique consiste à régler trois paramètres :

    • Température de couleur (point blanc) : 6500 K (D65) est le standard pour la photo. Un écran réglé à 5000 K sera trop chaud (jaunâtre), à 9300 K trop froid (bleuté).
    • Luminosité : 120 cd/m² pour un écran destiné à l’impression papier (le papier réfléchit moins de lumière qu’un écran). Si vous travaillez aussi pour le web, compromettez à 140 cd/m².
    • Gamma : 2.2 (standard sRGB/Rec.709). Certains pros de l’impression Fine Art utilisent 2.4, mais c’est optionnel.

    Une sonde de calibration (type X-Rite i1Display Pro, Datacolor SpyderX, Calibrite ColorChecker Display) automatise tout ça en 10 minutes. Elle crée un profil ICC spécifique à votre écran, que macOS ou Windows applique en arrière-plan.

    Si vous n’avez jamais touché à la gestion des profils ou à la calibration, notre guide de l’étalonnage couleur photo & vidéo vous expliquera, étape par étape, comment poser des bases fiables sans vous perdre dans le jargon.

    Erreur classique : Augmenter la luminosité de l’écran au maximum pour « mieux voir » les détails. Résultat : vous assombrissez vos images pour qu’elles vous paraissent correctes à l’écran, et vos tirages sortent trop sombres. Réglez la luminosité de l’écran une bonne fois pour toutes avec une sonde, puis ne touchez plus au bouton de luminosité.

    Soft proofing : simuler le papier et le profil labo sur écran

    Le soft proofing (épreuvage écran), c’est la fonction qui simule à l’écran ce que donnera le tirage sur un papier donné, en tenant compte de son profil ICC. Indispensable pour anticiper les dominantes.

    Dans Photoshop :
    Affichage > Format d’épreuve > Personnalisé. Choisissez le profil ICC du papier (fourni par le fabricant ou le labo), cochez « Simuler la couleur du papier » et « Simuler l’encre noire ». Vous voyez alors à quoi ressemblera vraiment le tirage : gris moins lumineux, dominante éventuelle, noirs moins profonds.

    Dans Lightroom :
    Module Développement > Affichage > Épreuve écran (ou S). Cliquez sur « Créer une épreuve… », sélectionnez le profil papier, choisissez le mode de rendu (Perceptuel pour les photos). Lightroom ajuste l’aperçu. Vous pouvez même créer une copie virtuelle « épreuve » pour ajuster spécifiquement l’image en vue du tirage.

    Conseil terrain (Lucien) : Quand je prépare une série de tirages pour une expo, je crée systématiquement deux copies virtuelles dans Lightroom : une « web/écran » et une « tirage baryta A2 profil Canson ». Je booste légèrement le contraste et la clarté sur la version tirage, car le soft proofing me montre que le papier mat absorbe du micro-contraste. Sans cet ajustement, mes tirages paraissaient « plats » comparés à l’écran.

    Éclairage de la pièce : pourquoi la lumière ambiante fausse votre perception

    Même avec un écran calibré, si votre pièce de travail est éclairée par une lampe tungstène à 2700 K (très jaune-orange), votre cerveau s’adapte et vous percevez les gris de l’écran comme légèrement bleutés. Vous compensez en réchauffant l’image… et le tirage sort trop chaud.

    Solution :

    • Travaillez dans une pièce éclairée à ~5000–6500 K (lumière du jour ou lampes D50/D65 spéciales photo).
    • Évitez les murs colorés derrière l’écran (le reflet influence votre perception). Privilégiez du gris neutre mat.
    • Réduisez la lumière ambiante pour que l’écran soit la source principale (mais pas de noir total, ça fatigue les yeux).

    Quels réglages choisir sur l’imprimante pour imprimer en noir et blanc sans dominante ?

    Réponse rapide : Pour imprimer en noir et blanc sans dominante, activez le mode « Noir & Blanc » ou « Advanced B&W » du pilote d’imprimante, choisissez « Gestion des couleurs par l’application » (Photoshop/Lightroom), appliquez le profil ICC du couple papier/encre, et désactivez toute correction automatique. Testez avec une bande de calibration avant le tirage final.

    C’est dans les réglages d’impression que beaucoup de photographes perdent pied. Entre les modes couleur/monochrome, les profils ICC et les options de gestion des couleurs, il y a de quoi s’arracher les cheveux.

    « Gestion des couleurs » : par le logiciel ou par l’imprimante ?

    Première décision à prendre : qui gère les couleurs, le logiciel (Photoshop/Lightroom) ou l’imprimante ?

    Gestion par le logiciel (recommandé) :
    Vous appliquez le profil ICC du papier dans Photoshop/Lightroom, et vous désactivez toute gestion des couleurs dans le pilote d’imprimante. C’est la méthode la plus précise et reproductible.

    Gestion par l’imprimante :
    Vous laissez le pilote gérer l’interprétation des couleurs. Simple, mais peu de contrôle : l’imprimante utilise un profil générique qui ne connaît pas votre papier précis, d’où les dominantes.

    Réglage recommandé (impression Photoshop) :

    1. Fichier > Imprimer.
    2. Dans « Gestion des couleurs », sélectionnez « Photoshop gère les couleurs ».
    3. Profil de l’imprimante : choisissez le profil ICC fourni par le fabricant du papier (ex : « Canson_Baryta_310_MK.icc »).
    4. Mode de rendu : Perceptuel ou Colorimétrie relative (les deux fonctionnent, Perceptuel préserve mieux les transitions).
    5. Cliquez sur « Réglages de l’imprimante… », et dans le pilote, désactivez TOUTE gestion des couleurs (« Pas de gestion des couleurs » ou « Couleur désactivée »).

    Pour les utilisateurs de Canon, le guide Canon sur le réglage des couleurs en impression noir et blanc montre en détail comment utiliser le mode monochrome sans laisser le pilote « coloriser » votre tirage.

    Modes Noir & Blanc dédiés (Advanced B&W, Photo Monochrome, etc.)

    Les imprimantes photo jet d’encre haut de gamme (Canon imagePROGRAF, Epson SureColor, etc.) proposent des modes spéciaux pour le noir et blanc :

    • Advanced B&W (Canon) : utilise les encres grises en plus du noir pour minimiser le métamérisme et les dominantes.
    • Advanced B&W Photo (Epson) : idem, avec réglage fin de la tonalité (neutre, chaud, froid).
    • Monochrome / N&B (HP, Epson) : force l’imprimante à n’utiliser que les encres noires + grises, sans CMY (ou très peu).

    Ces modes ne sont efficaces QUE si vous les combinez avec le bon profil ICC et la gestion des couleurs par le logiciel. Sinon, l’imprimante fait un mix hasardeux.

    Compatibilité : Les modes Advanced B&W ne sont disponibles que sur les imprimantes équipées de cartouches grises (Photo Black, Light Gray, Light Light Gray…). Si votre imprimante n’a que CMYK standard, elle composera du gris avec du cyan + magenta + jaune, d’où les dominantes fréquentes. Dans ce cas, une calibration fine via profil ICC custom (payant, chez un prestataire spécialisé) peut aider, mais les limites physiques de l’imprimante restent.

    Profils ICC papier/encre : comment les installer et les utiliser

    Un profil ICC, c’est un fichier qui décrit comment une imprimante + un papier + un jeu d’encres rend les couleurs. Chaque combinaison a son propre profil.

    Où trouver les profils ICC ?

    • Site du fabricant du papier (Canson, Hahnemühle, Epson, Ilford, etc.) : télécharger le profil correspondant à votre modèle d’imprimante.
    • Site du fabricant de l’imprimante : profils génériques pour papiers courants.
    • Labo photo en ligne : certains labos fournissent leurs profils pour soft proofing (ex : theprintspace, Picto, CEWE Pro).

    Installation :

    • macOS : copier le fichier .icc dans /Library/ColorSync/Profiles ou ~/Library/ColorSync/Profiles.
    • Windows : clic droit sur le fichier .icc > Installer le profil. Ou copier dans C:\Windows\System32\spool\drivers\color.

    Une fois installé, le profil apparaît dans la liste des profils d’imprimante de Photoshop / Lightroom.

    Utilisation :

    1. Dans Lightroom : Module Impression > Gestion des couleurs > Profil : choisir le profil papier.
    2. Dans Photoshop : Fichier > Imprimer > Gestion des couleurs > Profil de l’imprimante : choisir le profil papier.
    3. Dans le pilote d’imprimante : désactiver toute gestion des couleurs (vous l’avez déjà faite dans le logiciel).

    Bandes de test, densité des noirs et réglage de la tonalité (neutre, chaude, froide)

    Avant de tirer votre image finale A3, imprimez une bande de test : un dégradé de gris du blanc au noir, avec des patches RGB 128-128-128, des zones de hautes lumières et d’ombres.

    À vérifier sur la bande de test :

    • Les gris moyens sont-ils vraiment neutres, ou tirent-ils vers une couleur ?
    • Les noirs sont-ils profonds, ou grisâtres/marron ?
    • Les blancs sont-ils propres, ou crème/verdâtres ?

    Si vous détectez une dominante légère mais systématique, certains pilotes d’imprimante permettent d’ajuster la tonalité :

    • Neutre (Neutral Tint) : RGB équilibrés, gris « froid-neutre ».
    • Chaud (Warm Tone) : léger virage sépia, gris tirant vers le beige.
    • Froid (Cool Tone) : gris légèrement bleutés, ambiance « hivernale ».

    Utilisez ces options avec parcimonie : elles sont là pour ajouter une intention artistique, pas pour corriger une mauvaise gestion des couleurs.

    Étude de cas : comparaison mode couleur vs mode Advanced B&W (Lucien)

    J’ai imprimé la même image de paysage montagneux en noir et blanc sur papier Canson Baryta 310 g, avec une imprimante Canon imagePROGRAF équipée de 12 encres (dont Photo Black, Matte Black, Gray, Photo Gray).

    • Tirage A : mode couleur standard, profil ICC générique sRGB, gestion des couleurs par l’imprimante.
      → Résultat : dominante verte bien visible dans les gris moyens (ciel, rochers), noirs légèrement brunâtres.
    • Tirage B : mode Advanced B&W, profil ICC Canson_Baryta_310_PBK, gestion des couleurs par Photoshop, tonalité neutre.
      → Résultat : gris parfaitement neutres, noirs profonds, aucune dominante sous lumière du jour D65. Sous LED 3000 K, léger métamérisme verdâtre (limite acceptable).

    Le mode Advanced B&W a fait toute la différence : l’imprimante utilise majoritairement les encres grises pures, au lieu de mélanger CMY. Coût : aucun (juste le bon réglage). Mais il faut une imprimante qui le propose.

    Tirages noir et blanc en labo : comment éviter les mauvaises surprises ?

    Réponse rapide : Pour éviter les dominantes en labo, préparez un fichier en 300 ppp minimum, profil Adobe RGB ou ProPhoto RGB, 16 bits si possible. Téléchargez et appliquez le profil ICC du labo (soft proofing), ajoutez un calque de correction si nécessaire, et indiquez clairement au labo la tonalité souhaitée (neutre, chaude, froide). Commandez un tirage test avant une série.

    Confier vos tirages noir et blanc à un labo, c’est déléguer une partie du contrôle. Mais avec les bons réflexes, vous maximisez vos chances d’obtenir exactement ce que vous voulez.

    Résolution, taille et marges : préparer le fichier pour le labo

    Résolution : 300 ppp (pixels par pouce) minimum pour un tirage de qualité. 240 ppp peut suffire pour des grands formats vus de loin (poster A0), mais en noir et blanc, où chaque détail compte, ne descendez pas en dessous de 300 ppp.

    Taille en pixels : Si vous commandez un 30×45 cm, votre fichier doit faire au moins 3543×5315 pixels (30 cm ÷ 2,54 × 300 ppp). Avant d’envoyer le fichier au labo ou à l’imprimante, vérifiez aussi que la taille en pixels est cohérente avec votre format de tirage en suivant notre tutoriel pour redimensionner une image pour l’impression sans perdre en qualité.

    Proportions et marges : Vérifiez le format exact du labo (certains coupent au format standard, d’autres respectent vos proportions). Laissez une petite marge de sécurité si vous voulez des bords blancs ou si le cadrage est serré.

    Profondeur de couleur : Exportez en 16 bits (TIFF ou PSD) si le labo l’accepte, surtout pour les dégradés subtils du noir et blanc. Sinon, 8 bits JPEG qualité maximale (95–100 %).

    Profil colorimétrique : Adobe RGB (1998) ou ProPhoto RGB pour conserver le maximum d’information. Évitez sRGB, trop limité pour l’impression Fine Art.

    Profils et recommandations des labos : comment les appliquer dans LR/PS

    Les labos sérieux (theprintspace, Picto, CEWE Pro, Saal Digital Fine Art, etc.) fournissent leurs profils ICC sur leur site. Téléchargez celui correspondant au papier choisi (ex : « theprintspace_Baryta_Hahnemuhle_325.icc »).

    Workflow recommandé :

    1. Finalisez votre image en noir et blanc dans Lightroom / Photoshop.
    2. Activez le soft proofing avec le profil du labo (voir section précédente).
    3. Ajustez si besoin (contraste, tonalité) pour compenser ce que vous voyez dans l’épreuve écran.
    4. Exportez le fichier en appliquant le profil du labo :
      Lightroom : Fichier > Exporter > Profil colorimétrique : choisir le profil du labo.
      Photoshop : Fichier > Enregistrer sous > Format TIFF ou PSD > Inclure le profil ICC : cocher le profil du labo.
    5. Uploadez le fichier sur le site du labo.

    Si vous imprimez chez un labo Fine Art, le guide d’impression noir et blanc de labo pro theprintspace détaille comment préparer vos fichiers pour profiter pleinement des profils ICC fournis.

    Astuce : Certains labos grand public (Pixum, Photoweb, Fnac Photo) n’offrent pas de profils ICC téléchargeables. Dans ce cas, exportez en sRGB (leur standard par défaut), et ajoutez +5 à +10 de contraste et de clarté, car leurs machines sont calibrées pour des photos couleur « grand public » qui sortent souvent molles en noir et blanc.

    Comment briefer le labo sur la tonalité souhaitée (neutre, chaude, froide)

    Si le labo propose un champ « commentaires » ou « instructions », soyez précis :

    • « Tirage noir et blanc strictement neutre, aucune dominante. Merci de ne pas ajouter de virage. »
    • « Noir et blanc avec légère tonalité chaude (sépia discret), proche du rendu papier baryta vintage. »
    • « Noir et blanc froid, gris légèrement bleutés, type Ansel Adams. »

    Joignez éventuellement une capture d’écran de votre image avec soft proofing activé, pour montrer ce que vous attendez.

    Vocabulaire à éviter : « Je veux du noir et blanc *normal* » (ça ne veut rien dire), « Faites comme d’habitude » (le labo ne vous connaît pas). Soyez technique et factuel.

    Tirage test, relecture, corrections : installer une vraie boucle de feedback

    Ne commandez JAMAIS une série de 20 tirages A2 sans avoir fait un tirage test au format final (ou au moins A4/A3 si le budget est serré).

    Process recommandé :

    1. Commandez 1 tirage test sur le papier choisi.
    2. À réception, observez-le sous plusieurs éclairages (jour, LED, halogène).
    3. Notez les écarts : dominante, contraste, densité des noirs, hautes lumières cramées.
    4. Ajustez le fichier dans Lightroom/Photoshop (courbes, tonalité, soft proofing).
    5. Commandez un 2e tirage test avec les corrections.
    6. Si OK, lancez la série finale.

    Oui, ça coûte 2 tirages de plus. Mais ça vous évite de recevoir 20 tirages ratés à 15 € pièce.

    Quel papier choisir pour un tirage noir et blanc neutre ?

    Réponse rapide : Pour un tirage noir et blanc neutre, privilégiez un papier Fine Art mat ou satiné (type baryta) avec un Dmax élevé (densité maximale des noirs > 2,0) et un blanc neutre (ni crème, ni bleuté). Les papiers brillants RC révèlent plus les dominantes ; les mats les masquent légèrement mais perdent en contraste.

    Le choix du papier n’est pas anodin : il influence directement la perception des dominantes, le contraste et la profondeur du noir.

    Mat, satiné, brillant : impact sur le contraste et la perception des dominantes

    Papier mat :

    • Avantages : masque les légers défauts de dominante, ne reflète pas les lumières parasites, rendu « doux » apprécié en Fine Art.
    • Inconvénients : Dmax plus faible (noirs moins profonds), contraste réduit, nécessite un tirage bien exposé.
    • Usage : portraits, paysages intimistes, séries d’auteur.

    Papier satiné (semi-brillant, luster) :

    • Avantages : bon compromis contraste / douceur, Dmax correct, résiste mieux au métamérisme que le brillant.
    • Inconvénients : un peu de reflet (mais gérable), rendu moins « galerie » que le mat.
    • Usage : tirages polyvalents, accrochage domestique ou expo mixte.

    Papier brillant (glacé) :

    • Avantages : Dmax maximal (noirs très profonds), contraste élevé, rendu « claquant ».
    • Inconvénients : révèle impitoyablement les dominantes et le métamérisme, reflets gênants sous éclairage direct, rendu « photo de labo » moins artistique.
    • Usage : tirages techniques, comparaisons de test, photos « réalistes » (reportage, sport).

    Le choix du support joue énormément sur la perception des dominantes : un papier brillant pardonne moins qu’un mat, comme on l’explique en détail dans notre comparatif photos mates ou brillantes dédié au choix du bon papier photo.

    Retour terrain (Lucien) : Pour mes tirages d’expo destinés à des murs blancs très éclairés, je privilégie systématiquement le papier baryta mat (type Canson Baryta Photographique 310 g, Hahnemühle Photo Rag Baryta 315 g). Pourquoi ? Parce que sous un éclairage intense, le brillant génère des reflets qui masquent l’image, et le spectateur doit bouger la tête pour voir correctement. Le mat offre une lecture uniforme de n’importe quel angle. En bonus, il masque les légères dominantes dues au métamérisme LED, fréquent dans les lieux d’expo modernes.

    Papiers Fine Art pour le noir et blanc : quand ça vaut le coup

    Un papier Fine Art (aussi appelé papier d’art, papier beaux-arts, archival paper), c’est un support sans acide, souvent à base de coton 100 %, conçu pour durer 100+ ans sans jaunir ni se dégrader. Coût : 2 à 5 fois plus cher qu’un papier RC (résine) standard.

    Pourquoi c’est intéressant pour le noir et blanc ?

    • Blanc du papier plus neutre (moins de blanchisseurs optiques qui jaunissent avec le temps).
    • Texture (vergé, torchon, lisse) qui ajoute du caractère au tirage.
    • Dmax souvent très bon, surtout sur les barytés (couche de sulfate de baryum, comme les papiers argentiques d’antan).
    • Perception de « qualité » et de « valeur » supérieure (important pour vente ou expo).

    Quand ça vaut le coup :

    • Tirages destinés à la vente (éditions limitées, galerie).
    • Tirages personnels que vous voulez conserver 50+ ans (voir notre guide sur comment préserver ses photos 50 ans et plus).
    • Projets artistiques où le support fait partie de l’œuvre.

    Quand un papier RC standard suffit :

    • Tirages de travail, tests, épreuves pour validation.
    • Tirages destinés à un usage temporaire (déco saisonnière, promo).
    • Budget serré, priorité au volume.

    Grandeurs à surveiller : Dmax, blanc du papier, texture

    Si vous voulez comparer des papiers objectivement, voici les specs techniques à regarder :

    Dmax (densité maximale) :
    Mesure la profondeur du noir. Plus c’est élevé, meilleur c’est.

    • Papier RC brillant : Dmax ~2,0–2,2
    • Papier RC mat : Dmax ~1,6–1,8
    • Papier Fine Art baryta : Dmax ~2,2–2,5
    • Papier Fine Art mat coton : Dmax ~1,7–2,0

    Blanc du papier (L* en Lab) :
    Mesure la luminosité du blanc. Un blanc pur a un L* de 95+. Un blanc crème (type vélin ancien) peut descendre à 85–90. Pour du noir et blanc neutre, visez L* > 93 et a* / b* proches de 0 (pas de teinte).

    Texture :
    Lisse (smooth) vs texturé (fine grain, coarse grain). En noir et blanc, une légère texture (fine grain) ajoute du caractère sans nuire à la netteté. Une texture forte (torchon) convient surtout aux grands formats vus de loin.

    Check-list express : tirage noir et blanc sans dominante en 10 étapes

    Réponse rapide : Pour être sûr d’obtenir un tirage noir et blanc sans dominante, suivez cette check-list en 10 points : fichier RAW neutre, conversion NB par mixeur de couches, vérification neutralité à la pipette, calibration écran 6500 K / 120 cd/m², soft proofing avec profil papier, export 300 ppp Adobe RGB 16 bits, impression mode Advanced B&W avec profil ICC, gestion couleurs par le logiciel, bande de test, observation sous éclairage D50.

    Avant l’export du fichier

     1. Partir d’un RAW neutre : balance des blancs correcte, exposition propre, pas de dominante de couleur visible.
     2. Convertir en NB proprement : mixeur de couches (Lightroom, Photoshop), jamais désaturation simple.
     3. Ajuster pour le tirage : +5 à +15 contraste, +5 à +10 clarté, léger grain si souhaité.
     4. Vérifier la neutralité : pipette sur gris moyen → RGB à ±5 points, histogramme → courbes R/G/B superposées.

    Avant l’impression maison

     5. Calibrer l’écran : sonde, 6500 K, 120 cd/m², gamma 2.2. Si pas de sonde, au moins régler luminosité et température manuellement.
     6. Télécharger le profil ICC papier : site fabricant, installer dans le système.
     7. Soft proofing : simuler le papier dans Photoshop/Lightroom, ajuster si nécessaire.
     8. Régler le pilote d’imprimante : mode Advanced B&W ou Monochrome, gestion couleurs DÉSACTIVÉE (le logiciel s’en charge), profil papier sélectionné dans Photoshop/Lightroom.
     9. Bande de test : imprimer un dégradé de gris avant le tirage final, vérifier neutralité sous lumière D50 ou du jour.

    Avant l’envoi au labo

     10. Préparer le fichier labo : 300 ppp minimum, Adobe RGB ou ProPhoto RGB, 16 bits si accepté, profil ICC du labo appliqué en export, instructions claires (neutre / chaud / froid), tirage test commandé avant série.

    Si vous suivez ces 10 points à la lettre, vous éliminez 90 % des causes de dominantes. Les 10 % restants (métamérisme résiduel, limites physiques de l’imprimante/papier) sont inhérents au process et ne peuvent être totalement annulés, mais vous saurez les anticiper et les minimiser.

    FAQ : vos questions sur les tirages noir et blanc sans dominante

    Pourquoi mes tirages noir et blanc sortent verts ?

    Réponse courte : Une dominante verte tirage noir et blanc vient généralement d’un déséquilibre des encres cyan/magenta/jaune en impression, aggravé par un mode couleur standard (au lieu d’un mode monochrome dédié) et l’absence de profil ICC adapté. Le métamérisme sous LED peut aussi révéler du vert.

    Solutions : Activez le mode « Advanced B&W » ou « Monochrome » de votre imprimante, appliquez le profil ICC du papier dans Photoshop/Lightroom, et désactivez la gestion des couleurs dans le pilote. Si le vert persiste, ajoutez légèrement du magenta dans la courbe de tonalité de l’image (+2 à +5 en Teinte dans Lightroom).

    Dois-je toujours cocher « impression noir et blanc » dans le pilote ?

    Réponse courte : Non, pas toujours. Cocher « impression noir et blanc » dans un pilote d’imprimante grand public force souvent une conversion simpliste (désaturation RGB), ce qui donne des résultats imprévisibles. Préférez laisser le mode couleur ET gérer vous-même la conversion NB + profil ICC dans le logiciel.

    Exception : Si votre imprimante propose un mode « Advanced B&W » ou « Photo Monochrome » avec gestion fine des encres grises, activez-le, car il est conçu spécifiquement pour le noir et blanc de qualité.

    Comment corriger une légère dominante sur un tirage déjà imprimé ?

    Réponse courte : Vous ne pouvez pas corriger chimiquement un tirage numérique déjà imprimé (contrairement à l’argentique). La seule solution est de réimprimer après avoir corrigé le fichier source dans Lightroom/Photoshop : ajoutez la teinte opposée à la dominante (+Magenta si vert, +Vert si magenta, +Bleu si jaune, etc.) et testez.

    Palliatif temporaire : Changer l’éclairage d’accrochage peut atténuer le métamérisme (ex : remplacer LED 3000 K par 5000 K), mais c’est un pansement, pas une vraie solution.

    Une sonde de calibration est-elle vraiment indispensable ?

    Réponse courte : Pas indispensable si vous imprimez chez un labo et faites systématiquement des tirages tests. Mais fortement recommandée si vous imprimez à la maison ou si vous voulez gagner du temps et de l’argent en évitant les allers-retours de correction.

    Investissement : Une sonde d’entrée de gamme (X-Rite i1Display, Datacolor SpyderX, Calibrite) coûte 150–250 €. Elle se rentabilise en quelques séries de tirages évités grâce à un meilleur contrôle à l’écran. Pour travailler le contraste, la composition et le rendu global de vos images avant même de penser au papier, je vous conseille de relire le guide complet sur la photographie noir et blanc que nous avons publié sur expert-photo.fr.

    Quelle résolution minimum pour un tirage A3 noir et blanc ?

    Réponse courte : 300 ppp minimum, soit 3508×4961 pixels pour un A3 (29,7×42 cm). En dessous, vous risquez de voir du pixellisé ou du flou dans les zones de détails fins (textures, cheveux, lignes).

    Tolérance : 240 ppp peut sufir pour un tirage vu de loin (affiche A2/A1), mais en noir et blanc où chaque nuance compte, ne descendez pas en dessous de 300 ppp pour une qualité optimale. Si votre fichier est trop petit, utilisez l’agrandissement par IA (Photoshop Super Resolution, Topaz Gigapixel) plutôt que le rééchantillonnage bicubique classique.

    Est-ce que les boîtiers « Monochrom » donnent de meilleurs tirages ?

    Réponse courte : Oui, les boîtiers monochrome dédiés (Leica M Monochrom, Phase One IQ4 Achromatic) produisent des fichiers noir et blanc natifs, sans matrice de Bayer, donc avec plus de résolution réelle, moins de bruit et une meilleure séparation tonale. Résultat : des tirages légèrement plus fins et plus riches en micro-contraste.

    Mais : La différence à l’impression n’est visible que sur des tirages grands formats (A2+) observés de près, et ces boîtiers coûtent très cher (7000 € pour le Leica M11 Monochrom). Pour 95 % des photographes, un bon boîtier couleur + conversion NB soignée donne des tirages excellents. Si vous voulez explorer ce sujet, consultez notre sélection des meilleurs appareils photo pour la photographie en noir et blanc.

    Conclusion : reprendre le contrôle de vos tirages noir et blanc

    Obtenir des tirages noir et blanc sans dominante n’est pas de la magie, c’est une question de méthode. En comprenant d’où viennent les dérives de couleur (fichier, écran, imprimante, lumière), en calibrant votre chaîne graphique (écran, profils ICC, pilote d’imprimante ou labo), et en testant systématiquement avant de lancer une série, vous transformez un processus aléatoire en workflow reproductible et maîtrisé.

    Gardez à l’esprit que la perfection absolue n’existe pas : le métamérisme, par exemple, ne peut être totalement éliminé. Mais avec les bonnes pratiques exposées dans ce guide, vous pouvez réduire les dominantes à un niveau imperceptible pour l’œil humain dans 90 % des situations d’accrochage.

    Si vous imprimez à la maison, investissez dans une sonde de calibration et des profils ICC de qualité. Si vous passez par un labo, ne faites jamais l’impasse sur le tirage test. Et dans tous les cas, observez vos tirages sous plusieurs éclairages avant de valider : un tirage neutre à midi peut surprendre le soir.

    Le noir et blanc, c’est l’art de la nuance. Vos tirages méritent la même attention que vos prises de vue et votre post-traitement. Maintenant, à vous de jouer : téléchargez cette check-list, calibrez votre écran, et transformez vos fichiers en tirages qui vous ressemblent vraiment.

    Envie d’aller plus loin ? Découvrez notre guide complet sur la différence entre photo monochrome et noir et blanc, pour comprendre comment une tonalité chaude ou froide peut devenir un choix artistique assumé, et non une dominante subie. Et si vous vous lancez dans l’impression pour conserver vos images dans le temps, ne manquez pas notre dossier sur comment préserver ses photos 50 ans et plus, avec les meilleures pratiques d’archivage et de conservation des tirages.

    À propos de l’auteur : Lucien Cazeviel-Perrin

    Basé à Nice, Lucien Cazeviel-Perrin photographie paysages, villes et ciel nocturne depuis plus de 16 ans. Spécialiste des images destinées à la décoration murale, il consacre une grande partie de son travail à l’optimisation des tirages photo : choix des papiers, encres, formats et méthodes d’accrochage. Entre repérages à l’aube sur la Côte d’Azur et longues soirées à ajuster profils ICC et soft proofing, Lucien a développé une approche très concrète du noir et blanc imprimé. Sur expert-photo.fr, il partage un regard de terrain, sans jargon inutile, pour aider les photographes à transformer leurs fichiers en tirages durables et fidèles à leur intention.

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