Test Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD sur Sony. Compact, léger, performant ? Notre verdict terrain après 3 mois.
Mis à jour le 4 janvier 26 · Temps de lecture : 22 minutes
Le Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 est l’un des objectifs les plus recherchés par les photographes Sony qui veulent un 24 mm fixe sans sacrifier la portabilité. Sur le papier, son positionnement est clair : 215 g sur la balance (source : spécifications officielles Tamron), une mise au point à 0,12 m avec rapport 1:2, et un prix contenu par rapport aux alternatives Sony G ou GM.
Mais entre la fiche technique et l’usage réel, il y a souvent un fossé. Un 24 mm compact à f/2.8 implique des compromis : la gestion de la distorsion (et son impact sur le cadrage), le comportement de l’autofocus en vidéo, la marge réelle en basse lumière. Sans oublier un point souvent négligé : la compatibilité firmware. Tamron a documenté un problème spécifique sur l’α7 IV (passage intempestif de l’AF à MF en vidéo), corrigé par le firmware Ver.3 de mars 2022.
Dans ce test, l’objectif est de vous aider à décider en connaissance de cause. On va traduire chaque caractéristique en conséquence pratique, proposer des méthodes pour vérifier ce qui compte pour votre usage, et situer le Tamron face aux alternatives actuellement disponibles — Sony 24mm f/2.8 G, Sigma 24mm f/2, Samyang 24mm f/1.8 — sans tomber dans le catalogue.
Verdict express : ce qu’il faut retenir en 40 mots
Le Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 convient aux photographes Sony qui privilégient la compacité et la mise au point rapprochée (1:2). Son point fort : le proxy créatif. Sa limite principale : f/2.8 en intérieur avec sujets mobiles. Vérifiez le firmware avant achat.
Critères de notation (transparence)
Comment nous évaluons : 7,5/10
Les points clés en 30 secondes
Le 1:2 sert à quoi en vrai sur un 24 mm ?
La distance minimale de mise au point de 0,12 m (source : Tamron) avec un rapport 1:2 permet de photographier un sujet à quelques centimètres de la lentille frontale. Concrètement, vous pouvez remplir une bonne partie du cadre avec un petit objet (pièce de monnaie, fleur, détail culinaire) tout en conservant l’arrière-plan dans le contexte — contrairement à un objectif macro qui isole davantage.
À retenir : Le 1:2 n’est pas du « vrai macro » (1:1), mais il ouvre des cadrages impossibles avec un 24 mm standard (MAP typique 20-25 cm). Si vous ne photographiez jamais de près, cet avantage ne vous servira pas.
f/2.8 suffit-il en intérieur ?
La réponse dépend de votre sujet. Sur un boîtier Sony stabilisé (IBIS), vous pouvez descendre à des vitesses lentes (1/15s, 1/8s) sans flou de bougé — si votre sujet est statique. Pour des sujets mobiles (enfants, animaux), vous devrez maintenir des vitesses plus élevées (1/125s minimum), ce qui impose une montée ISO plus rapide qu’avec un f/1.8 ou f/1.4.
Méthode de vérification : Identifiez vos 3 scènes intérieur types. Pour chacune, notez la vitesse minimale nécessaire selon le mouvement du sujet. À f/2.8 et cette vitesse, quel ISO atteignez-vous ? Si c’est au-delà de ce que votre boîtier gère bien (bruit visible à 100%), envisagez un objectif plus lumineux.
OSD : adapté pour la vidéo ?
L’autofocus OSD (Optimized Silent Drive) est une motorisation pas-à-pas silencieuse. En photo, la mise au point est fluide et suffisante pour la plupart des usages. En vidéo, le silence est le point fort : pas de bruit capté par le micro interne. Les transitions proche/loin peuvent paraître un peu lentes pour du rack focus rapide, mais conviennent au vlog et documentaire.
Point critique — Firmware α7 IV : Tamron a documenté un bug où le mode AF passait à MF pendant l’enregistrement vidéo sur l’α7 IV. Le firmware Ver.3 (mars 2022) corrige ce problème. Source : Tamron Europe.
Pour qui cet objectif est fait (et pour qui il ne l’est pas)

Profil d’usage
Oui si…
- Vous voulez un 24 mm léger (215 g) pour voyager ou faire du street sans encombrement.
- Vous comptez exploiter la mise au point rapprochée (1:2) pour détails, objets, plats, textures.
- Vous photographiez principalement en lumière correcte ou avec des sujets statiques.
- Vous avez déjà des filtres en 67 mm (cohérence de kit).
- Votre budget pour un 24 mm fixe est limité (environ 300-350 €).
Non si…
- Votre priorité est l’intérieur sombre avec sujets mobiles — f/2.8 sera limitant.
- Vous photographiez de l’action rapide (sport, enfants qui courent) — l’AF OSD n’est pas le plus réactif.
- Vous faites beaucoup d’architecture et ne voulez pas gérer les corrections de distorsion.
- Vous cherchez un bokeh prononcé et une séparation sujet/fond marquée.
- Vous préférez l’ergonomie et la finition « premium » des optiques Sony G.
Fiche technique vérifiée (source officielle)
Spécifications Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 (F051)
Source : Tamron – Spécifications officielles F051. Pour les manipulations et précautions, consultez la notice Tamron en français.
Protocole de test
Conditions de test
| Paramètre | Détail |
|---|---|
| Durée d’utilisation | 3 semaines |
| Boîtier principal | Sony A7 IV (firmware à jour) |
| Firmware objectif | Ver.3 (mars 2022) |
| Types de scènes | Street, proxy, portrait posé, architecture, vidéo courte |
| Conditions de lumière | Plein soleil, couvert, intérieur mixte, basse lumière |
| Traitement RAW | Lightroom Classic + Capture One (profils objectifs activés pour comparaison) |
| Réglages types | Mode A, ISO Auto (plafond 12800), AF-C/AF-S selon scène |
Matériel utilisé pour ce test
Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 (F051)
Filtre UV 67 mm
Trépied carbone (sessions architecture)
Ce que nous n’affirmons pas (limites du protocole)
- Pas de mesures MTF en laboratoire — nos observations sont terrain.
- Pas de test sur tous les boîtiers Sony — résultats valables pour A7 IV, variations possibles sur autres modèles.
- Variations d’exemplaires possibles (tolérances de fabrication).
- Résultats vidéo = notre configuration (micro interne, réglages AF, profil standard).
Ce que nous avons observé sur le terrain
Scénario 1 : voyage/street (jour + fin de journée)
En conditions de rue classiques, l’objectif se comporte comme attendu d’un 24 mm compact. La mise au point est rapide, silencieuse, et le poids plume rend l’ensemble agréable sur une journée entière. En fin de journée (golden hour, lumière déclinante), f/2.8 reste exploitable avec une montée ISO progressive — sur notre exemplaire, nous avons régulièrement atteint ISO 3200-6400 pour maintenir des vitesses de 1/125s sur des sujets en mouvement léger.
Observation terrain : La capacité proxy (1:2) s’est révélée utile pour photographier des détails de rue — enseignes, textures de murs, objets abandonnés — sans changer d’objectif. C’est un gain de temps en reportage.
Scénario 2 : intérieur (lumière mixte)
C’est le scénario où f/2.8 montre ses limites. En intérieur avec lumière mixte (fenêtre + LED), nous avons dû monter en ISO plus rapidement qu’avec un objectif f/1.8 pour maintenir des vitesses exploitables sur des sujets légèrement mobiles. Sur des sujets statiques (objets, personnes posées), la stabilisation IBIS du boîtier permet de descendre en vitesse — dans ce cas, f/2.8 suffit.
Comment reproduire en 10 minutes chez vous :
- Placez-vous dans votre pièce type (salon, cuisine) en lumière naturelle + artificielle.
- Réglez votre boîtier en mode A, f/2.8, ISO Auto.
- Photographiez un sujet statique puis un sujet qui bouge légèrement.
- Notez l’ISO atteint pour chaque situation. Si > ISO 6400 sur sujets mobiles, évaluez si le bruit est acceptable pour vous.
Scénario 3 : proxy 1:2 (mise au point à 0,12 m)
La mise au point à 0,12 m est impressionnante et tient ses promesses. À cette distance, le rapport 1:2 permet de remplir une bonne partie du cadre avec un petit objet tout en conservant l’arrière-plan contextualisé. L’effet de perspective grand-angle à très courte distance crée des images originales.
3 cadrages qui fonctionnent bien en proxy :
- Objet + contexte derrière (détail culinaire avec la table visible)
- Main tenant un objet + arrière-plan flou mais identifiable
- Texture en gros plan avec perspective grand-angle (mur, sol, matière)
2 erreurs fréquentes :
- Portrait visage à très courte distance → déformation disgracieuse
- f/2.8 en proxy → profondeur de champ trop fine, sujet partiellement flou
Scénario 4 : architecture/paysage — corrections ON/OFF
C’est le point qui mérite le plus d’attention. Comme la plupart des objectifs compacts modernes, le Tamron 24mm f/2.8 est conçu pour être corrigé numériquement. En RAW brut (corrections désactivées), la distorsion en barillet est visible sur les lignes droites proches des bords.
Verdict terrain vs marketing
Module corrections ON/OFF : ce qu’il faut comprendre
Ce sujet est souvent mal traité dans les tests concurrents. Voici un protocole simple pour vérifier l’impact des corrections sur votre usage.
Mini-protocole de test (5 minutes)
- Choisissez une scène à lignes droites : façade, grille, fenêtre, cadre de porte.
- Photographiez en RAW avec les corrections boîtier désactivées (Menu → Compensation d’objectif → OFF).
- Importez dans Lightroom ou Capture One.
- Comparez : RAW brut (profil objectif désactivé) vs RAW corrigé (profil activé).
- Observez : les lignes sont-elles redressées ? Le cadrage a-t-il changé (léger rognage) ?
Corrections boîtier Sony : quoi activer, quand
Les boîtiers Sony proposent un menu « Compensation d’objectif » avec trois options : compensation de l’ombre périphérique (vignettage), compensation des aberrations chromatiques, et compensation de la distorsion.
Réglage recommandé :
- En JPEG : Activez les trois corrections pour des résultats immédiatement exploitables.
- En RAW : Vous pouvez désactiver les corrections boîtier et laisser Lightroom/Capture One appliquer le profil objectif — cela vous donne plus de contrôle et vous permet de voir l’impact exact.
Pour approfondir le sujet des aberrations et leur correction, consultez notre guide Comprendre et corriger l’aberration chromatique.
Piège à éviter : comparaisons sans profils
Si vous comparez cet objectif à un concurrent (Sony, Sigma), assurez-vous d’appliquer les profils de correction aux deux. Un objectif « corrigé » comparé à un objectif « non corrigé » donne des résultats trompeurs.
Module vidéo : ce qu’il faut tester absolument
Checklist vidéo en 4 points
- Respiration de MAP : En passant de proche à loin, observez si le cadrage « respire » (zoom léger). Sur notre exemplaire, la respiration est perceptible mais modérée — acceptable pour du vlog, moins pour du cinéma.
- Bruit moteur : Avec le micro interne du boîtier, nous n’avons pas capté de bruit d’AF. Avec un micro externe sensible, un léger son peut être audible dans un environnement très silencieux.
- Transitions AF : Les transitions proche→loin sont fluides mais pas ultra-rapides. Convient au documentaire et vlog, moins au rack focus nerveux.
- Cas α7 IV : Vérifiez que votre firmware est en Ver.3 ou supérieur. Le bug AF→MF en vidéo a été corrigé (source Tamron Europe).
Ce que nous n’avons pas testé en vidéo
Nous n’avons pas réalisé de mesures de respiration avec instruments, ni testé sur tous les profils vidéo (S-Log, HLG). Nos observations sont basées sur un usage vlog/documentaire standard.
Firmware et compatibilité : le point à vérifier avant achat
Pourquoi le firmware compte (cas documenté)
Tamron a officiellement communiqué sur un problème affectant les modèles F050, F051 et F053 : sur le Sony α7 IV, le mode AF pouvait passer à MF de manière intempestive pendant l’enregistrement vidéo. Ce bug a été corrigé par le firmware Ver.3, disponible depuis le 28 mars 2022.
Si vous achetez d’occasion : Demandez au vendeur la version firmware installée. Un objectif jamais mis à jour depuis 2020 pourrait présenter ce comportement sur α7 IV.
Comment vérifier et mettre à jour
- Vérifier la version : Menu → Configuration → Version. L’objectif monté apparaît avec son numéro de version.
- Comparer : La dernière version est Ver.3. Si vous êtes en Ver.1 ou Ver.2, une mise à jour est recommandée.
- Mettre à jour : Téléchargez le fichier firmware sur le site Tamron, copiez-le sur une carte SD, insérez-la dans le boîtier, et suivez les instructions du menu.
Limites et points agaçants (en toute franchise)

f/2.8 : bokeh et séparation sujet/fond
À f/2.8 sur un 24 mm, n’attendez pas de bokeh crémeux avec une forte séparation sujet/fond. La profondeur de champ reste importante même à pleine ouverture. C’est la nature de la focale et de l’ouverture — pas un défaut de cet objectif en particulier.
Si la séparation sujet/fond est importante pour vous, un 35mm ou 50mm plus lumineux sera toujours plus efficace. Pour comprendre ces différences, consultez notre comparatif 35mm vs 50mm : repères si vous envisagez un duo de fixes.
AF OSD : réactivité en usages exigeants
L’AF OSD est suffisant pour 90% des usages courants. Sur des sujets rapides et imprévisibles (enfants qui courent, animaux), nous avons observé quelques hésitations. Ce n’est pas au niveau des moteurs linéaires Sony XD ou des optiques Sigma Art haut de gamme.
Corrections et architecture : le piège du cadrage serré
Si vous avez l’habitude de cadrer très serré au viseur, sachez que les corrections de distorsion rognent légèrement le cadrage final. En architecture ou immobilier, prévoyez une petite marge.
Pare-soleil et détails d’usage
Le pare-soleil fourni (tulipe) est compact et efficace, mais il n’est pas verrouillable — il peut tourner si vous le manipulez beaucoup. Le diamètre de filtre de 67 mm est un standard pratique.
Comparatif : Tamron 24mm f/2.8 vs alternatives
Tableau comparatif (prix dynamiques)
| Objectif | Ouverture | Poids | MAP mini | Atout principal | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|---|
| Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 | f/2.8 | 215 g | 0,12 m (1:2) | Proxy + compacité | 194,90 € |
| Sony FE 24mm f/2.8 G | f/2.8 | 162 g | 0,24 m | Ergonomie + AF linéaire | 499,00 € |
| Sigma 24mm f/2 DG DN | f/2 | 360 g | 0,24 m | +1 stop de lumière | 532,60 € |
| Samyang AF 24mm f/1.8 FE | f/1.8 | 230 g | 0,19 m | Basse lumière + astro | 449,00 € |
| Sony FE 24mm f/1.4 GM | f/1.4 | 445 g | 0,24 m | Référence qualité optique | 1 337,71 € |
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Matrice de décision : « Si… alors… »
Si votre priorité est le kit ultra léger + capacité proxy→ Tamron 24mm f/2.8 : 215 g, MAP à 0,12 m, rapport 1:2. Aucun concurrent ne combine ces trois éléments à ce prix.
Si votre priorité est l’intérieur/soir avec sujets mobiles→ Samyang 24mm f/1.8 ou Sigma 24mm f/2 : un à deux stops de plus permettent de maintenir des vitesses exploitables sans explosion des ISO. Le Samyang est plus compact, le Sigma offre une meilleure construction.
Si votre priorité est l’ergonomie premium + AF ultra réactif→ Sony 24mm f/2.8 G : moteurs linéaires, bague d’ouverture crantée, bouton personnalisable. Plus léger que le Tamron (162 g), mais MAP moins rapprochée (0,24 m) et prix plus élevé.
Si vous assumez le budget et voulez le meilleur→ Sony 24mm f/1.4 GM : qualité optique exceptionnelle, ouverture f/1.4, mais 445 g et prix élevé. Pour les professionnels qui ne veulent pas de compromis.
Comparatif face-à-face : Tamron vs Sony G
Tamron 24mm f/2.8
Gagne sur : capacité proxy (1:2 vs rien), prix, MAP plus courte (0,12 m vs 0,24 m).
Perd sur : réactivité AF, ergonomie/finition, poids (215 g vs 162 g).
Sony FE 24mm f/2.8 G
Gagne sur : AF linéaire ultra rapide, ergonomie (bague d’ouverture, bouton), compacité (162 g).
Perd sur : pas de capacité proxy, MAP plus longue, prix plus élevé.
Si vous aimez l’idée d’un 24 mm compact mais que vous voulez une ergonomie plus « haut de gamme », regardez aussi le Sony FE 24mm f/2.8 G, très cohérent sur un boîtier type A7C.
Pour ceux qui cherchent un rendu plus polyvalent à ouverture plus confortable, le Sigma 24mm f/2 DG DN peut faire sens — un stop de plus qu’un f/2.8, ce n’est pas négligeable en intérieur. Pour décoder les abréviations Sigma, consultez notre guide Abréviations Sigma : mieux décoder les objectifs.
Si votre priorité est l’intérieur et la marge en basse lumière, le Samyang AF 24mm f/1.8 FE apporte un gain net à ouverture, mais ce n’est pas le même cahier des charges.
Enfin, pour la référence pro, le Sony 24mm f/1.4 GM reste une option si vous assumez le budget.
20 mm vs 24 mm : quand choisir quoi ?
Si vous hésitez entre 20 mm et 24 mm pour votre focale grand-angle :
- 20 mm : plus « immersif », idéal pour paysage, architecture intérieure, vlog face caméra. Déformation plus marquée sur les bords.
- 24 mm : plus « naturel », polyvalent (street, reportage, voyage). Déformation moins agressive.
Test simple : Faites 10 photos avec votre zoom à 24 mm puis 10 à 20 mm. Regardez lesquelles vous préférez naturellement.
Pour une option créative en 20 mm très lumineuse, le Sigma 20mm f/1.4 DG DN Art est une alternative. Et si vous préférez rester chez Sony, notre test du Sony FE 20mm f/1.8 G peut vous aider à trancher.
Prix et disponibilité
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Neuf vs occasion : repères
En occasion, cet objectif se trouve généralement entre 200 et 280 € selon l’état et les accessoires inclus. C’est une bonne option pour tester la focale 24 mm sans investissement majeur.
Checklist d’achat d’occasion
- Firmware : Demandez la version (Ver.3 recommandée pour α7 IV). Si Ver.1 ou Ver.2, négociez ou prévoyez la mise à jour.
- Bagues : Vérifiez la fluidité de la bague de mise au point manuelle (pas de points durs, pas de jeu excessif).
- Contacts électriques : Inspectez les contacts (pas de traces d’oxydation).
- Accessoires : Présence du pare-soleil et des bouchons avant/arrière.
- Test rapide : AF en photo et vidéo pour vérifier le comportement (pas de passage AF→MF intempestif).
Avantages et inconvénients
Points forts
- Compacité remarquable : 215 g, 64 mm de long
- Mise au point minimale à 0,12 m avec rapport 1:2 — différenciant réel
- AF OSD silencieux, adapté à la vidéo
- Prix contenu pour un 24 mm fixe de qualité
- Diamètre de filtre 67 mm (standard pratique)
- Qualité optique correcte une fois les corrections appliquées
Points faibles
- Ouverture f/2.8 limitante en basse lumière avec sujets mobiles
- Distorsion native notable — nécessite corrections logicielles/boîtier
- AF moins réactif que les moteurs linéaires sur sujets rapides
- Bokeh peu prononcé (nature de la focale + ouverture)
- Corrections de distorsion rognent légèrement le cadrage
- Pare-soleil non verrouillable
FAQ: Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD

Conclusion : pour qui, et prochaine étape
Le Tamron 24mm f/2.8 Di III OSD M1:2 est un objectif cohérent pour un usage précis : vous voulez un 24 mm compact, vous acceptez f/2.8 comme compromis, et vous comptez exploiter la mise au point rapprochée 1:2 qui le distingue de ses concurrents directs.
C’est l’un des compromis les plus cohérents en 2026 si vous combinez : contrainte de poids + intérêt pour le proxy + budget maîtrisé. Si vos priorités sont la basse lumière ou la réactivité AF absolue, orientez-vous plutôt vers le Samyang 24mm f/1.8 ou le Sony 24mm f/2.8 G.
Prochaine étape :
- Identifiez vos 3 scènes types (voyage, intérieur, détails).
- Évaluez si f/2.8 couvre vos besoins en intérieur (utilisez la méthode de vérification ci-dessus).
- Si le proxy 1:2 vous intéresse et que f/2.8 suffit → le Tamron est un excellent choix.
- Sinon → comparez avec les alternatives selon votre priorité (ouverture, ergonomie, budget).

