Test Tamron – SP 150-600 mm F/5,0-6,3 Di VC USD G2 sur le terrain. Qualité d’image, stabilisation, AF : verdict complet pour l’animalier.
Mis à jour le 6 janvier 26 · Temps de lecture : 28 minutes
À 600 mm, on ne gagne pas seulement du grossissement : on gagne le droit de photographier sans déranger, à distance, des scènes impossibles au télé court. Mais on gagne aussi des contraintes très concrètes. La moindre erreur de vitesse, de support, de technique de suivi — ou même la turbulence de l’air — peut transformer un cliché prometteur en image molle.
C’est exactement pour cela que le Tamron SP 150-600 mm f/5-6.3 Di VC USD G2 (modèle A022) revient souvent dans les discussions : il promet une portée énorme dans un format encore transportable, avec stabilisation et autofocus, pour l’animalier, l’aviation ou le sport.
Le problème, c’est qu’un super-télézoom ne se juge pas seulement « au piqué ». Ce qui compte vraiment, c’est la régularité : combien d’images nettes ramenez-vous quand le sujet bouge, quand la lumière tombe, quand vous êtes à main levée ? Et en 2026, une question s’ajoute : la compatibilité avec les hybrides (via adaptateur FTZ ou EF-EOS R), les firmwares, et les comportements parfois différents selon boîtier.
Dans ce test/avis, on part des situations terrain (oiseaux en vol, affût, sport), on explique les réglages qui améliorent réellement le taux de réussite, et on liste sans détour les limites. On termine par un comparatif avec les alternatives selon votre monture.
Choisissez votre version : Cet objectif existe en monture Canon EF et Nikon F. Les recommandations de cet article s’appliquent aux deux versions.
Version Canon EF
version Nikon F
Verdict express : Le Tamron SP 150-600 G2 reste un super-télézoom pertinent si vous cherchez la portée à budget maîtrisé en monture reflex Canon EF ou Nikon F, et si vous acceptez les contraintes à 600 mm (support, vitesse, technique). Il convient aux photographes animaliers et sportifs qui shootent en conditions de lumière correcte. Il devient moins cohérent en basse lumière exigeante ou si vous attendez la réactivité AF d’un télé natif hybride récent.
Le Tamron 150-600 G2 est-il encore un bon choix pour l’animalier en 2026 ?
Réponse courte : Oui, si vous utilisez un reflex Canon EF ou Nikon F et shootez principalement en lumière correcte. Il reste l’un des meilleurs rapports portée/prix du marché. Pour un usage sur hybride via adaptateur, vérifiez la compatibilité firmware (voir section dédiée).
Ce zoom a été lancé en 2016 mais reste pertinent pour plusieurs raisons : son optique a bien vieilli, sa stabilisation (VC) est efficace, et son prix en occasion est devenu très attractif. Cependant, le marché a évolué avec l’arrivée de télés natifs hybrides (Nikon Z 180-600, Sony 200-600, Canon RF 200-800) qui offrent un AF plus intégré.
Pour les photographes équipés en reflex sans projet de migration immédiate, le G2 reste un choix rationnel. Pour ceux qui envisagent de passer en hybride, les nouvelles optiques natives méritent considération malgré un budget supérieur.
À qui s’adresse le Tamron SP 150-600 G2 ?
Oui si…
- Vous pratiquez l’animalier ou le sport en extérieur avec une lumière correcte (hors crépuscule profond)
- Vous possédez un reflex Canon EF ou Nikon F (APS-C ou plein format)
- Votre budget est contrôlé et vous acceptez le marché de l’occasion
- Vous êtes prêt à travailler votre technique (vitesse, support, réglages AF)
- Vous cherchez une portée polyvalente sans multiplier les optiques
Non si…
- Vous shootez principalement en basse lumière (f/6.3 à 600 mm devient limitant)
- Vous attendez un AF ultra-réactif en suivi hybride moderne
- La légèreté est prioritaire (2 kg restent conséquents pour de longues marches)
- Vous êtes déjà passé en hybride et cherchez une optique native optimisée
- Vous refusez de gérer les contraintes techniques (firmware, support)
Pourquoi mes photos sont molles à 600 mm (même à 1/1000 s) ?

Réponse courte : Les trois causes principales sont la vitesse d’obturation insuffisante, la turbulence atmosphérique et le micro-bougé lié à la technique de tenue. La bonne nouvelle : vous pouvez diagnostiquer et corriger ces problèmes.
Quand vos images à 600 mm manquent de netteté, le réflexe est d’incriminer l’objectif. Pourtant, dans la majorité des cas observés sur le terrain, le problème vient d’ailleurs.
Cause n°1 : Vitesse d’obturation insuffisante
À 600 mm, le moindre micro-mouvement est amplifié. La règle classique « 1/focale » (soit 1/600 s) est un minimum théorique, souvent insuffisant en pratique.
Sur capteur APS-C, visez plutôt 1/800 s à 1/1000 s pour un sujet statique, et 1/1600 s minimum pour un sujet en mouvement. Ces valeurs sont des ordres de grandeur : votre vitesse de sécurité personnelle peut varier selon votre technique.
Cause n°2 : Turbulence atmosphérique
Par temps chaud ou humide, l’air entre vous et le sujet ondule. À 600 mm, cet effet devient visible dès 50-80 mètres de distance selon les conditions. Les images paraissent « fondues » sans être floues de bougé.
Aucun réglage ne corrige ce phénomène physique : seul le changement d’heure (tôt le matin, tard le soir quand l’air est plus stable) ou la réduction de distance atténue l’impact.
Cause n°3 : Micro-bougé et technique de tenue
Même avec stabilisation active, une mauvaise posture ou un support inadapté génère des vibrations que la VC ne peut pas compenser entièrement. Le problème empire si vous bloquez votre respiration au lieu de relâcher naturellement au déclenchement.
Quelle vitesse minimum à 600 mm pour éviter le flou ?
Réponse courte : Il n’existe pas de valeur universelle. La seule méthode fiable est de déterminer votre vitesse de sécurité personnelle via un test simple de 10 minutes.
Les valeurs « théoriques » (1/focale, 1/1000 s, etc.) sont des ordres de grandeur. Votre vitesse réelle dépend de votre technique de tenue, de votre support, et de votre stabilité personnelle.
Test maison : trouvez votre vitesse de sécurité en 10 minutes
- Installez-vous dans des conditions représentatives de votre pratique (main levée ou monopode, selon votre usage habituel).
- Visez un sujet fixe contrasté (texte, branche, grillage) à 20-30 mètres.
- À 600 mm, réalisez 10 images à 1/500 s, puis 10 à 1/800 s, 10 à 1/1000 s, et 10 à 1/1600 s.
- Examinez les images à 100 % sur écran : comptez le nombre d’images nettes par série.
- Votre vitesse de sécurité est celle qui vous donne au moins 8 images nettes sur 10.
Ce test vous donne un repère personnel, propre à votre technique. Refaites-le si vous changez de support ou après plusieurs mois de pratique.
Avant de parler piqué et autofocus, un rappel sur la portée réellement utile : notre guide pour choisir la bonne focale en téléobjectif aide à éviter les achats « trop longs » ou « pas assez longs » selon votre pratique.
Méthodologie de test : ce que nous avons mesuré (et ce que nous n’avons pas testé)
Réponse courte : Nous avons testé ce zoom sur 4 semaines en conditions réelles, sur deux boîtiers APS-C (Canon 90D, Nikon D500). Voici exactement ce que nous avons fait — et ce qui reste hors de notre périmètre.
Conditions de test documentées
- Durée : 4 semaines, 8 sorties terrain dédiées
- Scénarios : oiseaux en vol (hérons, cormorans), affût (passereaux, échassiers), sport automobile, filé
- Lumière : plein soleil, couvert, golden hour, fin de journée (jusqu’à conditions difficiles)
- Météo : temps sec majoritaire, deux sorties sous bruine légère, 8-22°C
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D500 (APS-C, 20,9 MP)
Monopode carbone + rotule fluide
Trépied Manfrotto 190 + rotule pendulaire
Notre critère de netteté « utile »
Nous n’avons pas réalisé de mesures MTF en laboratoire. Notre critère est la netteté exploitable : une image est considérée nette si, visualisée à 100 % sur écran 27″ calibré, le sujet principal (œil ou tête) présente des micro-détails (texture plumes/poils) lisibles, sans accentuation locale supplémentaire.
Ce critère correspond à une image exploitable pour un tirage A3 ou une publication web HD.
Ce que nous n’avons PAS testé (transparence)
- Usage sur le long terme (6 mois / 2 ans) : fiabilité mécanique, évolution du jeu
- Compatibilité avec tous les boîtiers hybrides : seuls Canon 90D et Nikon D500 testés directement
- Météo extrême : pas de test sous pluie forte, gel ou chaleur intense
- Tous les firmwares : nous avons testé avec firmware 2.0, les comportements peuvent varier sur versions antérieures
Comment nous avons évalué l’autofocus
Sur chaque scénario, nous avons réalisé des séries de 50 à 100 images en rafale. Nous avons ensuite compté manuellement les images où la mise au point était sur la zone cible (œil/tête du sujet). Ce comptage donne une tendance, pas une mesure scientifique absolue.
Voici ce que nous avons observé sur nos séries :
| Scénario | Tendance observée | Observations qualitatives |
|---|---|---|
| Oiseaux en vol (fond ciel uniforme) | Bonne régularité | Accrochage initial rapide, tenue correcte du suivi |
| Oiseaux en vol (fond végétation) | Variable | Quelques décrochages, surtout sur petits sujets |
| Affût (sujet posé, 20-35 m) | Très régulière | Excellent en collimateur unique |
| Sport auto (trajectoire prévisible) | Bonne | Bien adapté aux mouvements anticipables |
Ces observations sont cohérentes avec ce qu’on peut attendre d’un super-télézoom tiers sur reflex. Un télé fixe haut de gamme ou un système hybride récent avec détection de sujet offrira généralement une régularité supérieure.
Stabilisation VC : jusqu’à 4,5 stops selon Tamron, et en pratique ?
Réponse courte : Tamron annonce jusqu’à 4,5 stops (norme CIPA, en VC Mode 3). En conditions réelles, le gain dépend du photographe, du vent, du support et du sujet. Attendez-vous à 3-4 stops de gain effectif selon votre technique.
La stabilisation VC du G2 propose trois modes :
- Mode 1 (standard) : équilibre entre stabilité du viseur et efficacité de stabilisation
- Mode 2 (panning) : stabilise uniquement l’axe vertical, laisse le mouvement horizontal libre pour le filé
- Mode 3 : priorité à la stabilisation de l’image finale (viseur moins stable, résultat plus net)
Annonce constructeur vs terrain
Attention sur trépied fixe : Désactivez la VC quand l’objectif est sur trépied stable. Dans nos observations, la stabilisation active sur trépied a parfois généré un micro-flou, le système cherchant à compenser des vibrations inexistantes. Ce comportement est documenté par de nombreux utilisateurs.
Si vous hésitez entre stabilisation et support, commencez par notre guide complet sur la stabilisation d’image : il clarifie quand la VC aide vraiment… et quand elle masque un problème de technique.
Le Tamron 150-600 G2 est-il compatible Nikon Z avec l’adaptateur FTZ ?
Réponse courte : Oui, avec un firmware à jour. Le seuil officiel Tamron est : numéro de série ≥ 035591 ou firmware 2.0 ou supérieur. Tous les exemplaires sont compatibles avec la TAP-in Console pour mise à jour.
L’utilisation sur Nikon Z via adaptateur FTZ ou FTZ II est validée par Tamron, mais dépend du firmware de l’objectif. Voici comment vérifier et mettre à jour.
Vérification de compatibilité Nikon Z en 30 secondes
- Localisez le numéro de série sur le fût de l’objectif
- Si le numéro est ≥ 035591 : votre objectif a été livré avec firmware 2.0, compatible nativement
- Si le numéro est inférieur : une mise à jour firmware est nécessaire via TAP-in Console
La détection de sujet (yeux, animaux) peut être moins réactive qu’avec une optique Z native, mais l’AF reste fonctionnel pour l’animalier. Les boîtiers Nikon Z8, Zf, Z6III, Z50II et Z5II ont été testés par Tamron avec ce modèle.
Le Tamron 150-600 G2 est-il compatible Canon EOS R avec l’adaptateur EF-EOS R ?
Réponse courte : Oui, avec un firmware à jour. Le seuil officiel Tamron est : numéro de série ≥ 040336 ou firmware 2.0 ou supérieur.
Tous les exemplaires du modèle A022 sont compatibles avec la TAP-in Console (version Canon) pour mise à jour firmware. Les objectifs avec numéro de série ≥ 040336 ont été livrés avec le firmware 2.0 déjà installé.
Vérification de compatibilité Canon EOS R en 30 secondes
- Localisez le numéro de série sur le fût de l’objectif
- Si le numéro est ≥ 040336 : compatible nativement avec EOS R/RP via bague EF-EOS R
- Si le numéro est inférieur : mise à jour firmware 2.0 nécessaire via TAP-in Console
Pour les EOS R5 et R6, Tamron recommande le firmware 2.0 minimum. Vérifiez la page de compatibilité officielle Tamron pour les dernières informations.
Comment mettre à jour le firmware via TAP-in Console
- Procurez-vous la TAP-in Console (vendue séparément, environ 40-50 €, version Canon ou Nikon selon votre monture)
- Téléchargez le firmware depuis le site Tamron (section Support > Downloads)
- Connectez l’objectif à la Console, la Console à votre ordinateur via USB
- Lancez l’utilitaire Tamron et suivez les instructions
- Ne débranchez jamais pendant la mise à jour — risque de blocage de l’objectif
Pour décoder les sigles VC, USD, Di, G2 et autres acronymes, consultez notre guide des acronymes et abréviations des objectifs photo.
Quels réglages pour photographier des oiseaux en vol avec un 150-600 ?
Réponse courte : Mode AF continu, zone dynamique, priorité déclenchement en rafale, vitesse ≥ 1/1600 s, ISO Auto. Commencez le suivi à 300-400 mm puis zoomez progressivement vers 600 mm une fois l’oiseau accroché.
Réglages de départ Canon EOS (90D, 7D II, 5D IV, EOS R…)
Check-list Canon — Oiseaux en vol
- Mode AF : AI Servo
- Zone AF : Zone AF étendue ou Sélection auto (selon boîtier)
- Priorité : Priorité déclenchement en rafale (ou équilibre)
- Vitesse mini : 1/1600 s (sujets rapides), 1/1000 s (vol plané)
- ISO : Auto avec plafond adapté à votre boîtier (3200-6400)
- Rafale : Courtes séries de 3-5 images plutôt que rafale continue
Réglages de départ Nikon (D500, D850, D7500, Z…)
Check-list Nikon — Oiseaux en vol
- Mode AF : AF-C
- Zone AF : Zone dynamique 25 ou 72 points
- Priorité : Déclenchement (Release priority)
- Vitesse mini : 1/1600 s (sujets rapides), 1/1000 s (vol plané)
- ISO : Auto avec plafond adapté
- Rafale : Courtes séries
Méthode progressive : sujet large → petit
Débuter le suivi directement à 600 mm est difficile. Voici une technique qui améliore le taux de réussite :
Repérez à l’œil nu.Identifiez l’oiseau et anticipez sa trajectoire avant de lever l’appareil.
Accrochez à 300-400 mm.Le champ plus large facilite l’acquisition. Laissez l’AF verrouiller.
Zoomez progressivement.Une fois le suivi stable, poussez vers 500-600 mm tout en maintenant le cadrage.
Déclenchez en rafales courtes.3-5 images valent mieux qu’une rafale continue de 20 images médiocres.
Faut-il un monopode ou un trépied avec le Tamron 150-600 G2 ?
Réponse courte : Pour des sessions de plus d’une heure ou des focales au-delà de 400 mm, un monopode améliore significativement la stabilité et réduit la fatigue. Le trépied est préférable pour l’affût statique prolongé.
Avec 2 010 g sur la balance (sans boîtier), le G2 n’est pas un poids plume. Après 1-2 heures de portage, la fatigue se fait sentir et dégrade la technique.
| Support | Quand l’utiliser | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| Main levée | Sessions courtes (< 30 min), sujets mobiles imprévisibles | Réactivité maximale | Fatigue rapide, stabilité limitée |
| Monopode | Sessions moyennes à longues, suivi de sujets | Bon compromis mobilité/stabilité, réduit la fatigue | Moins stable qu’un trépied |
| Trépied + rotule pendulaire | Affût fixe, poses longues, conditions difficiles | Stabilité maximale, confort sur longue durée | Mobilité réduite, encombrement |
Pour une utilisation intensive en monopode, consultez notre test du monopode Gitzo GM2562T qui supporte bien cette charge.
Le téléconvertisseur 1.4x est-il utilisable en autofocus avec le 150-600 G2 ?
Réponse courte : Uniquement sur les boîtiers compatibles AF à f/8 (Canon 7D II, 5D IV, 1DX, EOS R ; Nikon D500, D850, D5, Z6/Z7…). Avec le TC-X14, l’ouverture passe à f/9 à 840 mm, ce qui dépasse la limite AF de nombreux reflex d’entrée/milieu de gamme.
Tamron propose deux téléconvertisseurs compatibles : le TC-X14 (1.4x) et le TC-X20 (2x). Consultez le tableau officiel Tamron pour les détails de compatibilité AF.
| Configuration | Plage focale | Ouverture | AF |
|---|---|---|---|
| 150-600 G2 seul | 150-600 mm | f/5-6.3 | Complet |
| + TC-X14 | 210-840 mm | f/7-9 | Limité aux boîtiers AF f/8 |
| + TC-X20 | 300-1200 mm | f/10-13 | Manuel uniquement |
Règle simple pour décider
- TC-X14 : solution ponctuelle en plein jour, sur boîtier compatible f/8
- TC-X20 : quasi toujours « non » pour un usage AF en animalier
Alternative souvent plus efficace : se rapprocher du sujet (affût, camouflage, patience) ou optimiser sa technique.
Que vérifier avant d’acheter un Tamron 150-600 G2 d’occasion ?
Réponse courte : Vérifiez l’état des lentilles, la fluidité des bagues, le fonctionnement AF/VC sur votre boîtier, le numéro de série (pour compatibilité hybride), et demandez une facture pour le SAV.
Le marché de l’occasion du G2 est actif. Voici une check-list exhaustive pour éviter les mauvaises surprises.
Check-list achat d’occasion — 10 points essentiels
- 1. Lentilles avant et arrière : Pas de rayures, champignons, buée ou poussières importantes. Utilisez une lampe torche en angle pour repérer les défauts.
- 2. Lentilles internes : Regardez à travers l’objectif vers une source lumineuse. Détectez les traces de décollement de traitement, champignon interne.
- 3. Bague de zoom : Mouvement fluide, sans points durs ni jeu excessif. Un zoom « craquant » ou irrégulier signale une usure avancée.
- 4. Bague de mise au point : Fluide, sans accrocs.
- 5. Collier de pied : Fixation solide, rotation fluide. Vérifiez que la vis de serrage tient bien.
- 6. Loquet de verrouillage (Flex Zoom Lock) : Doit verrouiller fermement à 150 mm et 600 mm.
- 7. Autofocus : Testez sur VOTRE boîtier. L’AF doit être réactif, silencieux, sans « pompage » excessif.
- 8. Stabilisation VC : Activez la VC et observez dans le viseur : l’image doit se stabiliser visiblement en 1-2 secondes. Pas de bruit anormal.
- 9. Contacts électriques : Propres, non oxydés, sans traces de corrosion.
- 10. Numéro de série : Notez-le pour vérifier la compatibilité hybride (≥ 035591 Nikon, ≥ 040336 Canon pour firmware 2.0 natif).
Conseil SAV : Demandez une facture ou preuve d’achat original. Un objectif encore sous garantie ou avec facture récente offre une sécurité pour le SAV Tamron.
Tamron 150-600 G2 vs Sigma 150-600 Contemporary : que choisir ?
Réponse courte : Le Tamron offre une stabilisation généralement plus efficace et le Flex Zoom Lock. Le Sigma Contemporary est légèrement plus léger et souvent un peu moins cher. Les performances optiques sont comparables. Choisissez selon vos priorités.
Tamron SP 150-600 G2
- Poids : 2 010 g
- Stabilisation : jusqu’à 4,5 stops (CIPA)
- Flex Zoom Lock à toutes les focales
- TAP-in Console pour firmware
Pour qui : Ceux qui privilégient la stabilisation et la possibilité de mises à jour firmware faciles.
Sigma 150-600 Contemporary
- Poids : 1 930 g
- Stabilisation : 4 stops (annoncé)
- USB Dock pour réglages
- Prix souvent légèrement inférieur
Pour qui : Ceux qui veulent économiser du poids ou quelques euros, performances comparables.
Pour situer le Tamron face à un classique Nikon, notre test du Nikon 200-500 mm f/5.6 donne un bon repère de compromis « portée/constance d’ouverture/poids ».
Alternatives selon votre monture actuelle ou future
Vous restez en reflex Canon EF ou Nikon F
Si vous n’envisagez pas de migration hybride à court terme, le Tamron 150-600 G2 reste un excellent choix. Les alternatives directes sont :
- Sigma 150-600 Contemporary : légèrement plus léger, performances comparables
- Sigma 150-600 Sports : construction plus robuste, tropicalisation renforcée, mais plus lourd (2 860 g)
- Nikon AF-S 200-500 mm f/5.6E : ouverture f/5.6 constante (avantage en basse lumière), plage focale plus réduite
Consultez également notre test du Tamron 100-400 mm si la légèreté prime sur la portée maximale.
Vous passez en hybride
Si vous migrez vers un système hybride, les optiques natives sont aujourd’hui très performantes :
- Nikon Z 180-600 mm : AF natif Z avec détection animaux/oiseaux, excellent rapport qualité/prix
- Sony FE 200-600 mm : référence du segment, AF très réactif, voir notre test Sony 200-600 mm
- Canon RF 200-800 mm : portée record, mais prix élevé et poids conséquent
- Sigma 60-600 DG DN Sports : polyvalence extrême, voir notre test Sigma 60-600 DN
Tableau comparatif des alternatives

| Objectif | Monture | Pour qui | Prix neuf Amazon (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Tamron 150-600 G2 (Canon EF) | Canon EF | Reflex Canon, meilleur compromis portée/stab | 850,00 € |
| Tamron 150-600 G2 (Nikon F) | Nikon F | Reflex Nikon, meilleur compromis portée/stab | 820,00 € |
| Sigma 150-600 Contemporary (Canon) | Canon EF | Budget serré, légèreté | 868,00 € |
| Sigma 150-600 Contemporary (Nikon) | Nikon F | Budget serré, légèreté | 804,00 € |
| Nikon AF-S 200-500mm f/5.6E | Nikon F | Ouverture constante f/5.6 | 821,00 € |
| Nikon Z 180-600mm | Nikon Z | Migration hybride Nikon | 1 989,00 € |
| Sony FE 200-600mm | Sony E | Utilisateurs Sony | 1 783,96 € |
| Canon RF 200-800mm | Canon RF | Migration Canon R, portée max | 2 399,00 € |
Prix indicatifs, susceptibles de varier. Dernière vérification : janvier 2026.
Qualité d’image : ce qu’il faut vraiment regarder
À 150-400 mm : performances solides
Dans cette plage, le Tamron G2 se comporte comme un très bon télézoom. Le piqué est homogène, les aberrations chromatiques bien contrôlées. C’est la zone « confortable » de l’objectif.
À 600 mm : attentes réalistes
À 600 mm et f/6.3, le piqué reste bon au centre mais diminue sur les bords. En fermant à f/8, le piqué s’homogénéise mais la diffraction commence à grignoter les micro-détails sur capteurs haute densité (32 MP+).
Le micro-contraste est correct sans être exceptionnel. Pour des tirages A3 ou une publication web, les résultats sont exploitables. Pour du très grand format ou du pixel-peeping, un télé fixe sera plus satisfaisant.
Aberrations et flare
Les aberrations chromatiques latérales sont bien maîtrisées. On observe parfois un léger liseré violet sur les transitions à fort contraste, facilement corrigible en post-traitement.
Le flare est bien contrôlé grâce au pare-soleil fourni. En contre-jour prononcé, quelques reflets internes peuvent apparaître mais restent discrets.
Limites et défauts assumés
Points forts
- Portée 150-600 mm polyvalente dans un seul fût
- Stabilisation VC efficace (jusqu’à 4,5 stops CIPA) avec 3 modes dont panning
- Autofocus USD réactif et silencieux
- Construction robuste avec tropicalisation partielle
- Rapport portée/prix très compétitif, surtout en occasion
- Collier de pied Arca-Swiss inclus
- Flex Zoom Lock pratique
- Compatibilité TAP-in Console pour firmware
Points faibles
- Poids de 2 kg peu adapté aux longues marches
- Ouverture f/6.3 à 600 mm limitante en basse lumière
- Piqué légèrement en retrait sur les bords à 600 mm pleine ouverture
- Zoom creep sur positions intermédiaires
- Mise à jour firmware parfois nécessaire pour hybrides (TAP-in Console requise)
- Encombrement important pour le transport
- VC à désactiver sur trépied
Check-list terrain avant sortie
À vérifier avant chaque sortie photo 150-600 mm
- Batterie boîtier chargée (l’AF et la VC consomment)
- Carte mémoire avec espace suffisant (les rafales remplissent vite)
- Mode VC adapté à la situation (1 = standard, 2 = filé, 3 = priorité stabilisation)
- Vitesse minimum définie (selon votre test personnel)
- ISO Auto configuré avec plafond raisonnable
- Monopode ou support si session > 1h
- Pare-soleil monté (contre flare ET protection)
- Technique de respiration : relâcher au déclenchement, pas bloquer
FAQ — Tamron – SP 150-600 mm F/5,0-6,3 Di VC USD G2

Votre prochaine étape
Si le Tamron 150-600 G2 correspond à votre pratique, commencez par déterminer votre vitesse de sécurité personnelle avec le test en 10 minutes décrit plus haut. C’est le meilleur investissement pour maximiser vos images nettes. Et si vous hésitez sur la focale adaptée, notre guide pour choisir la bonne focale en téléobjectif vous aidera à trancher.

