Le Sony FE 35mm f/1.8 (SEL35F18F) fait partie de ces focales fixes qu’on achète souvent pour une raison simple : arrêter de se poser mille questions. Un 35mm, c’est l’entre-deux pratique — assez large pour raconter une scène (street, voyage, reportage), mais pas au point de déformer dès qu’on s’approche. Et avec une ouverture f/1.8, on gagne en confort en intérieur, on baisse l’ISO, et on obtient un flou d’arrière-plan plus propre qu’avec un zoom de kit.
Le problème, c’est qu’un « objectif polyvalent » peut vite devenir un compromis frustrant : coins mous à pleine ouverture, vignettage marqué même corrigé, autofocus irrégulier en faible lumière, rendu trop clinique, et en vidéo une respiration de mise au point qui saute aux yeux dès qu’on fait un rack focus. Sans parler de la vraie question de budget : si vous êtes prêt à investir plus, un 35mm f/1.4 peut apporter un rendu et une séparation des plans différents — mais avec d’autres contraintes.
Dans cet avis, l’objectif est concret : vous aider à décider si ce 35mm f/1.8 colle à votre façon de photographier ou filmer. On part des faits vérifiables (gabarit, mise au point rapprochée, équivalence sur APS-C), puis on déroule une méthode de test simple, reproductible, avec des scènes réelles (rue, intérieur, contre-jour, vidéo). Pour vérifier les points factuels (équivalence APS-C, formule optique), je m’appuie sur les caractéristiques techniques Sony plutôt que sur une fiche revendeur.
Le Sony FE 35mm f/1.8 est un choix cohérent si vous cherchez une focale fixe compacte et « passe-partout » sur Sony E, surtout pour street, voyage et reportage. À 280 g et avec un filtre de 55 mm, il reste discret sur n’importe quel boîtier. Ses compromis apparaissent surtout à pleine ouverture sur les bords/coins et via un vignettage élevé, et si le rendu/bokeh est votre priorité absolue, un 35mm f/1.4 sera souvent plus satisfaisant.
Fiche terrain express — est-ce le bon 35mm pour vous ?
3 usages où il excelle : street/voyage (compacité + discrétion), reportage événementiel (AF fiable + proximité MAP 0,22 m), contenu hybride photo/vidéo sur gimbal léger.
2 compromis à connaître : coins en retrait à f/1.8 (fermer à f/2.8–f/4 pour du paysage/archi), vignettage élevé même avec corrections.
Alternative directe selon votre priorité n°1 :
- Bokeh/rendu → Sony FE 35mm f/1.4 GM ou Sigma 35mm f/1.4 DG DN Art
- Coins parfaits dès PO → Sony 35mm f/1.4 GM
- Vidéo avec Breathing Compensation → Sony 35mm f/1.4 GM (compatible sur A7 IV, A7C II…)
Pour qui ce 35mm f/1.8 est (ou n’est pas) fait

Ce 35mm s’adresse à une cible précise. Voici une grille de lecture rapide pour savoir s’il correspond à votre pratique réelle — pas aux promesses marketing.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous voulez une focale fixe légère (~280 g) pour street, voyage ou reportage sans vous encombrer.
- Vous cherchez un 35mm « à tout faire » sur boîtier Sony plein format, sans casser votre budget.
- Vous filmez en hybride et avez besoin d’un AF silencieux et d’un gabarit compatible gimbal léger.
- Vous appréciez la proximité de mise au point (0,22 m) pour des plans détails ou du proxy.
- Vous acceptez de fermer à f/2.8–f/4 quand vous avez besoin d’un piqué homogène jusqu’aux coins.
Non si…
- Vous êtes exigeant sur le bokeh et la séparation des plans : un f/1.4 (Sony GM, Sigma Art, Samyang) fera mieux.
- Vous shootez régulièrement en basse lumière extrême et chaque demi-diaphragme compte.
- Vous attendez un piqué parfait coin à coin dès f/1.8 — ce n’est pas la force de cet objectif.
- Vous faites de l’astrophoto : les coins à f/1.8 présentent coma et astigmatisme (voir section dédiée).
- Vous montez sur APS-C Sony et trouvez un équivalent ~52,5 mm trop serré pour votre cadrage habituel.
Ce que disent les specs (et ce que ça implique sur le terrain)
Les fiches techniques ne mentent pas, mais elles ne racontent pas tout. Voici ce que les données officielles Sony signifient concrètement selon votre usage.
Plein format vs APS-C : cadrage et équivalence (52,5 mm)
Sur un boîtier plein format Sony (A7 IV, A7C II, A7R V…), le 35mm cadre comme un 35mm — logique. Sur un APS-C Sony (A6700, ZV-E10 II…), le facteur de recadrage 1,5× donne un équivalent d’environ 52,5 mm. C’est donc plus proche d’un 50mm classique : plus serré pour la street ou les intérieurs, plus confortable pour le portrait en contexte. Si vous hésitez entre 35mm et 50mm, gardez en tête que sur APS-C, ce 35mm se comportera davantage comme un petit téléobjectif standard. Pour une comparaison complète des deux focales, notre guide objectif 35mm ou 50mm détaille les cas d’usage.
À retenir : sur APS-C Sony, l’équivalent ~52,5 mm peut être trop serré si vous aimez intégrer beaucoup de contexte (rue, paysage urbain). Dans ce cas, un 24mm (équivalent ~36 mm) comme le Sony FE 24mm f/2.8 G peut mieux correspondre.
Gabarit et filtre 55 mm : impact en voyage / gimbal
Avec 280 g sur la balance et un diamètre de filtre de 55 mm, le SEL35F18F reste l’un des 35mm les plus compacts pour monture Sony E plein format. Sony communique aussi les éléments de gabarit sur la page produit officielle, utile si vous cherchez un setup léger.
En pratique : il passe sur un gimbal type DJI RS 3 Mini sans contrepoids excessif, il se glisse dans une sacoche compacte, et il ne fatigue pas le poignet en street photo pendant plusieurs heures. Le filtre 55 mm est un format courant, ce qui facilite le partage de filtres ND ou de protection avec d’autres optiques compactes. Pour les accessoires utiles (filtre, pare-soleil de rechange), le budget reste raisonnable.
Mise au point rapprochée : quels usages concrets à 0,22 m ?
La distance minimale de mise au point de 0,22 m (avec un rapport de grossissement de 0,24×) n’en fait pas un vrai objectif macro, mais elle ouvre des possibilités intéressantes : plans détails sur un marché, textures, petits objets en voyage, ou inserts vidéo sans changer d’optique. On peut cadrer serré sur une main, un plat, un élément de décor — ce qu’un 35mm plus « classique » (distance mini ~30 cm) ne permet pas toujours.
Méthodologie de test (protocole reproductible)

Pour que cet avis soit utile et vérifiable, voici comment nous avons procédé — et comment vous pouvez reproduire ces observations vous-même.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, incluant 2 reportages événementiels, plusieurs sorties street/voyage et des sessions vidéo dédiées.
- Types de prises de vue : street photo (Paris), reportage intérieur (faible lumière), portraits en contexte, vidéo hybride (interviews, B-roll).
- Conditions de lumière : plein soleil, ciel couvert, intérieur faiblement éclairé (restaurants, musées), contre-jour direct.
Matériel utilisé pour ce test
Sony A7C II (firmware 2.01)
Sony ZV-E10 (APS-C, pour test équivalence)
Filtre UV B+W 55 mm
DJI RS 3 Mini (test gimbal)
Transparence : limites de ce test
- 1 seul exemplaire testé — la variabilité copie-à-copie existe sur tous les objectifs.
- Résultats dépendants des corrections optiques — nos constats sont avec profils activés (réglage par défaut). Le comportement RAW non corrigé peut différer.
- Firmwares à jour au moment du test (janvier 2026) — les versions exactes sont visibles dans Menu > Version sur chaque boîtier.
Tableau protocole : ce que nous vérifions et comment
| Scène | Réglages | Distance | Ce que nous vérifions | Critère de réussite |
|---|---|---|---|---|
| Mur de briques / affiche texte | f/1.8 puis f/2.8, f/4 | ~1,5 m | Piqué centre vs coins | Coins lisibles à f/2.8 |
| Piéton en mouvement (street) | AF-C, Eye AF, f/2–f/2.8 | 2–5 m | Accroche AF, régularité | Taux de netteté acceptable >80% |
| Intérieur faible lumière | f/1.8, ISO auto | Variable | AF en basse lumière, piqué à PO | AF verrouille sans pompage excessif |
| Rack focus vidéo (proche → lointain) | f/1.8, 4K 25p | 0,3 m → 5 m+ | Focus breathing, pompage AF | Changement de cadrage mesuré |
| Ciel nocturne (étoiles) | f/1.8 puis f/2.8, 15s, ISO 3200 | Infini | Coma, astigmatisme aux coins | Étoiles rondes au centre, déformation mesurée aux coins |
Mini-protocole reproductible : testez vous-même en 5 minutes
- Test coins à f/1.8 : photographiez un mur de briques ou une affiche texte à ~1,5 m. Zoomez à 100% sur les coins dans votre logiciel : comparez avec le centre. Si acceptable pour votre usage, c’est validé.
- Test AF (accroche) : série de 20–30 photos sur sujet en mouvement modéré, Eye AF activé. Comptez le taux de photos nettes acceptables.
- Test breathing vidéo : caméra sur trépied, rack focus manuel d’un objet proche (30 cm) à un arrière-plan lointain (5 m+). Observez si le cadrage « zoome » légèrement.
- Test décentrement : photographiez une mire ou une page de journal à plat, centrée dans le cadre, à f/1.8. Les 4 coins doivent être également flous/nets. Si un coin est nettement plus flou que les autres, suspectez un décentrement.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Cette section documente nos observations datées, avec les conditions et limites associées. Vous pouvez reproduire ces tests pour vérifier sur votre propre exemplaire.
AF photo : accroche et régularité
Sur Sony A7 IV et A7C II (firmwares récents), l’autofocus du SEL35F18F s’est montré fiable dans la grande majorité des situations : accroche rapide en pleine lumière, transitions fluides entre sujets proches et lointains, Eye AF réactif sur portraits en mouvement modéré. En intérieur faiblement éclairé (restaurant, musée sans flash), nous avons noté quelques hésitations ponctuelles — rien de rédhibitoire, mais un cran en dessous des optiques G Master sur ce point précis.
À f/1.8 : centre vs bords/coins
C’est le point qui revient le plus souvent dans les discussions. Notre constat rejoint celui des tests publiés (Les Numériques, OpticalLimits, The Digital Picture) : le centre est excellent dès f/1.8, les bords sont corrects, mais les coins montrent un ramollissement visible. À f/2.8, l’homogénéité devient très bonne ; à f/4, elle est quasi parfaite.
Vidéo : pompage et respiration de mise au point
Le « focus breathing » (changement de cadrage apparent lors de la mise au point) est modéré sur cet objectif — moins marqué que sur certains 35mm f/1.4 plus anciens, mais pas totalement absent. Sur un rack focus lent (proche → lointain), on perçoit un léger zoom-in/out. Pour du vlog ou des interviews où les transitions sont rares, ce n’est pas gênant. Pour des vidéastes exigeants qui font beaucoup de rack focus créatifs, cela peut devenir visible.
Breathing Compensation : compatible ?
La fonction « Breathing Compensation » disponible sur les Sony A7 IV, A7C II, A7R V (et autres boîtiers récents) n’est pas compatible avec le SEL35F18F. Si vous avez besoin de cette compensation pour la vidéo, le Sony FE 35mm f/1.4 GM la prend en charge.
Qualité d’image : piqué, bokeh, distorsion, vignettage, aberrations

Au-delà des impressions, voici ce que les tests et notre usage révèlent sur le rendu de cet objectif.
Ce que montrent les tests publiés vs ce qu’on vérifie nous-mêmes
Les mesures labo (Les Numériques, OpticalLimits, The Digital Picture) confirment un piqué central élevé dès la pleine ouverture. Plusieurs points clés à retenir :
- Distorsion : légère distorsion en coussinet (pincushion, ~0,3% selon OpticalLimits), pas en barillet. Corrigée automatiquement par le profil intégré.
- Vignettage : c’est le point faible majeur — plus de 3 IL à f/1.8 en RAW non corrigé, et il reste visible (>2 IL) même à f/5.6. Avec les corrections activées, il diminue d’environ 1,5 IL mais reste perceptible.
- Aberrations chromatiques : latérales bien corrigées par profil, mais aberrations longitudinales (LoCA/bokeh fringing) visibles à grandes ouvertures sur les zones de transition contrastées.
Corrections optiques : ce que ça change VRAIMENT
Ce sujet mérite un « moment de clarté » parce que c’est un piège classique sur les objectifs Sony compacts. Voici l’impact réel des corrections :
| Paramètre | Sans correction (RAW brut) | Avec correction (profil activé) |
|---|---|---|
| Distorsion | Visible (coussinet ~0,3%) | Invisible / négligeable |
| Vignettage à f/1.8 | Fort (>3 IL) | Réduit (~1,5–2 IL) mais visible |
| Vignettage à f/4 | Modéré (~2 IL) | Léger mais perceptible sur ciels unis |
| CA latérales | Visibles aux coins | Corrigées automatiquement |
| Impact vidéo | Recadrage potentiel si correction distorsion active | Cohérence entre plans à vérifier |
Recommandation : par défaut, laissez les corrections activées — c’est ainsi que Sony a conçu l’objectif pour un rendu optimal. Désactivez-les uniquement si vous voulez mesurer le comportement optique brut ou si vous préférez appliquer vos propres corrections en post. Pour les sigles des objectifs (FE, G, GM, DG DN…), notre guide sur les abréviations des objectifs photo peut aider à s’y retrouver.
Cas d’usage : portrait « en contexte », photo de rue, intérieur
En portrait environnemental (sujet + décor), le rendu est agréable : bokeh assez doux, transitions fluides, sans « onion rings » disgracieux. La séparation sujet/fond est correcte à f/1.8, mais moins marquée qu’avec un f/1.4 — c’est mathématique. En street photo, le rendu neutre/moderne plaît ou déplaît selon les goûts : pas de « caractère » vintage, mais une image propre et facile à post-traiter.
Astrophoto et ciel nocturne : verdict prudent

Beaucoup de lecteurs cherchent un 35mm utilisable en astrophotographie. Voici notre constat honnête :
Ce qui fonctionne
- Piqué central correct pour la Voie Lactée
- Compacité appréciable en randonnée nocturne
- À f/2.8, les résultats s’améliorent nettement
Ce qui pose problème
- Coma et astigmatisme aux coins à f/1.8 (étoiles déformées)
- Vignettage très marqué, difficile à rattraper sur ciel uni
- Nécessite de fermer à f/2.8 minimum pour des coins acceptables
Verdict astro : ce n’est pas un objectif conçu pour l’astrophoto. Si vous prévoyez des sorties nocturnes occasionnelles, il peut dépanner à f/2.8. Pour un usage sérieux, orientez-vous vers des objectifs optimisés (voir notre guide des meilleurs objectifs Sony pour l’astrophotographie).
Autofocus et vidéo : ce que les créateurs doivent regarder
Si vous faites de la vidéo hybride, voici les points à vérifier avant d’adopter cet objectif.
AF continu en vidéo : stabilité, transitions, bruit
L’AF continu est globalement fluide et silencieux — pas de bruit de moteur perceptible au micro interne ou externe à distance raisonnable. Les transitions entre sujets sont douces, sans à-coups brusques. En revanche, en très basse lumière (ISO 6400+), l’AF peut hésiter légèrement avant de verrouiller.
Focus breathing : comment le repérer et décider si c’est bloquant
Pour tester le breathing vous-même : placez la caméra sur trépied, faites un rack focus manuel d’un objet proche (30 cm) à un arrière-plan lointain (5 m+), et observez si le cadrage « zoome » légèrement. Sur le SEL35F18F, l’effet est modéré — acceptable pour la plupart des usages, potentiellement gênant pour des productions très exigeantes.
Réglages recommandés (selon boîtier) : pistes, pas de promesses
Pistes de réglages vidéo (Sony A7 IV/A7C II) :
- AF-C avec sensibilité du sujet réglée sur « Standard » ou « Verrouillé » pour éviter les sauts intempestifs.
- Vitesse de transition AF sur « Lent » pour des mouvements plus cinématiques.
- Eye AF activé pour les interviews face caméra.
- Breathing Compensation : non compatible avec cet objectif — désactivez si vous voyez des artefacts.
Ergonomie, construction, bague de MAP : détails qui comptent
Manipulation à une main, pare-soleil, bague de MAP
Le SEL35F18F se manipule facilement d’une main grâce à son gabarit compact. La bague de mise au point manuelle est fluide, sans jeu excessif, mais elle est « by-wire » (électronique) — donc moins directe qu’une bague mécanique pour les puristes. Le pare-soleil fourni (type pétale) protège efficacement contre le flare latéral sans ajouter d’encombrement significatif.
Résistance à l’usage vs simple « tropicalisation » marketing
Sony annonce une conception « résistante à la poussière et à l’humidité » — ce qui ne signifie pas étanche. En pratique, l’objectif a supporté sans problème nos sorties sous crachin parisien, mais nous ne l’avons pas exposé à une pluie battante prolongée. Pour un usage raisonnable en conditions variées, la construction inspire confiance.
Limites, défauts et points agaçants (transparence)
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent poser problème selon votre usage :
Avantages
- Compacité et légèreté remarquables (280 g) pour un 35mm plein format
- AF rapide, silencieux et fiable dans la plupart des conditions
- Proximité de mise au point (0,22 m) très pratique pour les plans détails
- Rendu neutre et moderne, facile à post-traiter
- Rapport qualité/prix cohérent dans la gamme Sony
- Construction solide avec tropicalisation de base
Inconvénients
- Piqué coins/bords en retrait à f/1.8 — fermer à f/2.8–f/4 si besoin d’homogénéité
- Vignettage élevé même avec corrections — le point faible majeur
- Bokeh « correct » mais pas au niveau d’un f/1.4 pour la séparation des plans
- Focus breathing modéré, non compatible Breathing Compensation
- Pas adapté à l’astrophoto (coma aux coins, vignettage)
- Sur APS-C, l’équivalent ~52,5 mm peut être trop serré
Comparatif rapide : Sony 35mm f/1.8 vs alternatives réalistes

Plutôt qu’une liste catalogue, voici un arbre de décision par objection — pour trouver le bon objectif selon votre priorité n°1.
Arbre de décision : quelle objection, quelle alternative ?
« Je veux plus de bokeh et de séparation des plans »→ Sony FE 35mm f/1.4 GM (premium, compact pour un f/1.4) ou Sigma 35mm f/1.2 DG DN Art (roi du bokeh, mais encombrant).
« Je veux de meilleurs coins dès la pleine ouverture »→ Sony FE 35mm f/1.4 GM. Ses coins sont nettement meilleurs à f/1.4 que ceux du f/1.8 à son ouverture max.
« Je fais beaucoup de rack focus en vidéo »→ Sony FE 35mm f/1.4 GM (compatible Breathing Compensation sur boîtiers récents).
« Je veux un setup ultra léger »→ Restez sur le Sony FE 35mm f/1.8. À 280 g, c’est le plus compact des 35mm performants en monture E.
« Je veux un f/1.4 sans exploser mon budget »→ Sigma 35mm f/1.4 DG DN Art (excellent rapport performance/prix) ou Samyang AF 35mm f/1.4 II FE (plus abordable, mais vérifiez votre exemplaire).
Tableau comparatif
| Objectif | Pour quoi | Compromis typique | Poids | Prix neuf (Amazon) |
|---|---|---|---|---|
| Sony FE 35mm f/1.8 (SEL35F18F) | Polyvalence, compacité, reportage | Coins à f/1.8, vignettage, pas de Breathing Comp. | 280 g | 549,00 € |
| Sony FE 35mm f/1.4 GM | Rendu/bokeh, vidéo pro, basse lumière | Budget élevé | 524 g | 1 699,00 € |
| Sigma 35mm f/1.4 DG DN Art | Performance/prix, alternative sérieuse | Poids/encombrement (645 g) | 645 g | 849,00 € |
| Samyang AF 35mm f/1.4 II FE | Ouverture f/1.4 plus accessible | Variabilité copie à contrôler | 645 g | 379,05 € |
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Sony FE 35mm f/1.8
Choisissez-le si la compacité et la polyvalence priment, si vous voulez un objectif « à tout faire » sans vous encombrer, et si le rendu f/1.4 n’est pas indispensable à votre pratique.
Sony FE 35mm f/1.4 GM
Choisissez-le si le bokeh et la séparation des plans sont prioritaires, si vous faites de la vidéo avec rack focus, et si le budget/poids ne sont pas des freins.
Prix et disponibilité
Le Sony FE 35mm f/1.8 se positionne dans le milieu de gamme des focales fixes Sony pour monture E plein format. Le prix varie selon les périodes et les promotions — le repère ci-dessous est indicatif.
Le marché de l’occasion propose également cet objectif régulièrement — vérifiez au cas par cas (piqué coins, AF, état cosmétique, décentrement potentiel).
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
FAQ : vos questions sur le Sony FE 35mm f/1.8

Oui, pour du portrait en contexte (environnemental). Le 35mm intègre le décor autour du sujet, ce qui fonctionne bien en reportage ou lifestyle.
Pour du portrait serré avec bokeh prononcé, un 50mm ou 85mm à grande ouverture sera souvent plus adapté.
Cela dépend de votre style. L’équivalent ~52,5 mm est plus serré qu’un vrai 35mm — moins large pour la street ou les intérieurs.
Si vous aimez cadrer large, envisagez plutôt un 24mm (équivalent ~36 mm sur APS-C).
L’ouverture f/1.8 permet de gagner en lumière par rapport à un zoom de kit. Cela limite la montée en ISO en intérieur.
Le piqué central est très bon, mais les coins sont moins nets à pleine ouverture — rarement gênant en portrait centré.
Photographiez une mire ou page de journal à plat, centrée dans le cadre, à f/1.8. Les 4 coins doivent être également flous/nets.
Si un coin est nettement plus flou que les autres (pas juste différent du centre), suspectez un décentrement et envisagez un échange.
Oui, c’est le point faible majeur. Plus de 3 IL de vignettage en RAW non corrigé, et il reste visible (~1,5–2 IL) même avec les corrections activées.
C’est particulièrement gênant sur des ciels unis ou des fonds clairs. Fermez à f/4 minimum pour l’atténuer significativement.
Le breathing est modéré sur cet objectif. Pour du vlog ou des interviews sans rack focus, c’est rarement perceptible.
Pour des transitions créatives répétées (proche → lointain), l’effet peut devenir visible. Testez selon votre style de montage.
Non. La fonction Breathing Compensation des boîtiers Sony récents (A7 IV, A7C II, A7R V…) n’est pas compatible avec le SEL35F18F.
Si vous avez besoin de cette compensation pour la vidéo, orientez-vous vers le Sony FE 35mm f/1.4 GM.
Un filtre UV de qualité (B+W, Hoya Pro) suffit pour la protection quotidienne.
Pour la vidéo en extérieur à grande ouverture, un filtre ND variable (ND2–ND32 ou ND2–ND400) permet de contrôler l’exposition sans fermer le diaphragme.
Le Sony FE 35mm f/1.4 GM offre un bokeh supérieur et une meilleure séparation des plans.
Le Sigma 35mm f/1.4 DG DN Art est une alternative performante à prix plus contenu. Le Sigma 35mm f/1.2 DG DN Art va encore plus loin si le bokeh est vraiment prioritaire.
Le 24mm cadre plus large — idéal pour intégrer beaucoup de contexte (paysage, architecture, intérieurs).
Le 35mm est plus polyvalent (street, portrait en contexte, reportage). Notre comparatif 35mm vs 50mm peut aider à clarifier vos préférences de cadrage.
Conclusion : le Sony FE 35mm f/1.8 vaut-il le coup ?

Le Sony FE 35mm f/1.8 (SEL35F18F) est un objectif cohérent pour qui cherche une focale fixe compacte, polyvalente et fiable sur Sony E. Son point fort : l’équilibre entre qualité d’image, légèreté (280 g), proximité de mise au point et tarif raisonnable. Il excelle en street, voyage, reportage et contenu hybride photo/vidéo où la discrétion et la polyvalence comptent.
Ses limites sont connues et assumées : piqué coins en retrait à f/1.8, vignettage élevé même corrigé (son point faible principal), bokeh « correct » mais pas exceptionnel, breathing modéré et non compensable, et performances astro insuffisantes. Si le rendu et la séparation des plans sont votre priorité absolue, un 35mm f/1.4 (Sony GM, Sigma Art) vous apportera plus de satisfaction — avec un budget et un encombrement supérieurs.
Si vous devez retenir une chose : le SEL35F18F est le 35mm des photographes qui veulent un objectif « à tout faire » sans se poser de questions et sans s’encombrer. Ce n’est pas celui des perfectionnistes qui cherchent le meilleur rendu possible quel qu’en soit le prix ou le poids.
Checklist « 5 minutes à réception » — vérifiez votre exemplaire
- Test coins à f/1.8 (mur/affiche) : flou homogène sur les 4 coins ?
- Test AF en faible lumière : verrouillage sans pompage excessif ?
- Test décentrement : les 4 coins également nets/flous ?
- Inspection visuelle : pas de poussière visible, bagues fluides ?

