Temps de lecture : 22 minutes
Un grand-angle f/2.8, c’est souvent le premier objectif qu’on rêve d’avoir… et le premier qu’on laisse à la maison quand il est trop gros. Le Sony FE 16-25mm f/2.8 G cherche précisément à casser ce dilemme : garder l’ouverture constante f/2.8, rester vraiment compact, et couvrir les focales qui servent le plus en voyage, paysage, intérieur et vidéo.
Le problème, c’est que sur ce type de zoom, la décision ne se fait pas sur « f/2.8 » écrit en gros sur la boîte. Elle se joue sur des détails très concrets : est-ce que les coins tiennent quand on photographie un bâtiment à 16 mm ? Est-ce que la distorsion se corrige proprement sans déformer les bords de l’image ? Est-ce que le contre-jour reste exploitable sans perdre tout le contraste ? Et, si vous filmez, est-ce que la mise au point change le cadrage (focus breathing) au point de vous agacer au montage ?
Dans ce test, je ne vais pas empiler des généralités. On va vérifier ce qui compte vraiment avec un protocole simple et reproductible : bords/corners, corrections ON/OFF, flare, comportement en vidéo. Et surtout, on va voir dans quels scénarios le 25 mm suffit… ou devient frustrant. Ensuite, on remettra ce zoom face à cinq alternatives réalistes — dont le 16-35 GM II plus polyvalent et le Tamron 17-28 plus abordable — pour que vous puissiez trancher sans acheter au hasard. Si vous hésitez avec un zoom plus « couteau suisse », notre retour détaillé sur le Sony 24-105 f/4 aide à comprendre ce que vous gagnez (ou perdez) quand on veut un seul objectif.
Verdict express : Le Sony FE 16-25mm f/2.8 G a du sens si vous cherchez un grand-angle lumineux compact et que vous vivez majoritairement entre 16 et 20 mm. Il excelle en voyage, paysage et vidéo légère grâce à ses 409 g, son diamètre de filtre 67 mm et sa compatibilité breathing compensation. Le compromis principal : l’absence du 35 mm limite la polyvalence en reportage, et l’homogénéité dans les coins à 16 mm demande de fermer à f/4 pour les sujets exigeants. Si vous avez besoin du 35 mm régulièrement, le 16-35 GM II reste plus logique malgré son volume et son prix supérieurs.
En 30 secondes : l’essentiel à retenir
- Pour qui : Photographes/vidéastes Sony FF cherchant un grand-angle f/2.8 compact pour voyage, paysage, vlog.
- Principal gain : 409 g seulement, filtres 67 mm, breathing compensation sur boîtiers récents.
- Principal compromis : Plage focale courte (pas de 35 mm), coins à f/2.8 légèrement en retrait à 16 mm.
- Réglage recommandé : f/4 à 16 mm pour l’architecture, f/2.8 accepté en vidéo/paysage.
- Alternative si besoin de 35 mm : Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II ou Tamron 17-28mm f/2.8 (budget).
Pour qui ce zoom est (ou n’est pas) fait

Avant de rentrer dans les détails techniques, voici la vraie question : est-ce que ce 16-25 mm correspond à votre pratique ? Pas à celle du voisin ou du YouTubeur, mais à la vôtre.
À qui s’adresse le Sony FE 16-25mm f/2.8 G ?
Oui si…
- Vous voulez un grand-angle lumineux mais vraiment portable (voyage, sorties légères, randonnée) — 409 g contre 547 g pour le 16-35 GM II.
- Vous shootez souvent entre 16 et 20 mm : paysage, intérieurs, architecture, vlog.
- Vous utilisez des filtres 67 mm et voulez rester cohérent sur votre parc optique (même diamètre que plusieurs fixes Sony G).
- Vous privilégiez la simplicité : un zoom compact plutôt que plusieurs focales fixes.
- Vous filmez en run&gun et la gestion du breathing vous importe — compensation disponible sur A7 IV, A7C II, A7S III, ZV-E1.
Non si…
- 25 mm est votre focale « de base » pour le reportage polyvalent : vous risquez de vous sentir court régulièrement (groupes, ambiances, danse).
- Vous faites beaucoup d’événementiel où 35 mm sert tout le temps.
- Vous cherchez l’ultra grand-angle extrême (12–14 mm) pour l’immobilier ou l’astro-paysage.
- Vous n’acceptez pas les corrections logicielles actives sur la distorsion et le vignetage — ce zoom en dépend fortement.
- Votre budget impose un choix unique : le 16-35 GM II couvre plus de situations pour un investissement long terme.
Ce que Sony promet… et ce que nous vérifions vraiment
Ce que dit la fiche officielle (sans surinterpréter)
Pour la fiche officielle complète (dimensions, fonctions annoncées, compatibilités), je m’appuie sur la page Sony du SEL1625G. Voici les points clés annoncés par le constructeur :
Fiche technique rapide
Pour replacer ce 16-25 dans la logique des G Lens (compacité/usage), la présentation officielle de la gamme donne le contexte de positionnement.
Les 5 points qui changent une décision d’achat
Sur un zoom grand-angle compact f/2.8, la décision ne se fait pas sur la fiche : elle se fait sur le comportement réel dans les situations critiques. Voici les cinq points que nous avons systématiquement vérifiés :
- Homogénéité bords/corners — Les coins tiennent-ils à 16 mm grande ouverture, ou faut-il fermer à f/4-5.6 ?
- Distorsion à 16 mm — Le profil de correction intégré déforme-t-il les bords de l’image (étirement) ?
- Flare et contre-jour — Résistance aux sources lumineuses dans le cadre, contraste préservé ?
- AF et suivi — Réactivité, précision, comportement en vidéo (pompage, accroche) ?
- Focus breathing — Changement de cadrage visible lors des variations de mise au point, et impact de la compensation ?
Méthodologie de test (reproductible et transparente)
Un test n’a de valeur que si vous pouvez comprendre comment il a été réalisé — et éventuellement le reproduire chez vous. Voici notre protocole.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 5 semaines, incluant 2 week-ends de voyage urbain (Lisbonne, Lyon), 4 sorties paysage (Vercors, bord de Seine, forêt de Fontainebleau), et 3 séances vidéo (studio + extérieur).
- Volume approximatif : ~1 800 photos RAW + JPEG, ~45 clips vidéo 4K.
- Types de prises de vue : architecture (lignes droites, intérieurs de musées), paysage (ciels, feuillages fins), reportage léger (scènes de rue, famille), vidéo run&gun (vlog, interviews).
- Conditions de lumière : plein soleil (contre-jour volontaire), golden hour, intérieurs sombres (ISO 3200+), éclairage mixte (néons + lumière naturelle).
Matériel utilisé pour ce test
Sony A7R V (firmware 2.01)
Trépied Manfrotto 190 + rotule
Filtre ND variable 67 mm K&F Concept
Carte CFexpress Type A
Boîtiers et réglages
Les tests ont été réalisés principalement sur Sony A7 IV (capteur 33 MP, représentatif du parc hybride Sony actuel) et ponctuellement sur A7R V (61 MP) pour pousser l’analyse des coins. Pour comprendre le contexte boîtier et la cohérence du setup, notre avis sur le Sony A7 IV détaille les forces et limites de ce boîtier. Si vous utilisez un A7R V pour de la haute définition, notre test de l’A7R V vous donnera des repères complémentaires.
Réglages systématiques : RAW non compressé (ARW), corrections de distorsion et vignetage activées puis désactivées pour comparaison, AF-C avec suivi Eye-AF pour les sujets mobiles, mise au point manuelle sur trépied pour les tests de piqué statique.
Convertisseurs utilisés : Lightroom Classic 13.1 (profil Adobe + profil embarqué) et Capture One 23.2 pour comparaison.
Scènes terrain couvertes
- Intérieur/archi : lignes droites (façades, couloirs de musée) pour évaluer distorsion et homogénéité — 12 scènes.
- Paysage : détails fins dans les coins (feuillages, rochers), micro-contraste sur textures — 8 sorties.
- Contre-jour : soleil dans le cadre, sources ponctuelles (lampadaires), évaluation du flare et des ghosts — 15 situations.
- Vidéo : rack focus (passage d’un plan à l’autre), panoramiques, interviews avec sujet mobile — 45 clips.
Comment nous évitons les biais
Trépied systématique pour les comparaisons de piqué (pas de flou de bougé parasite). Mise au point vérifiée en live view agrandi (×10). Plusieurs ouvertures testées (f/2.8, f/4, f/5.6, f/8) pour identifier le « sweet spot ». Comparaison avec corrections ON/OFF pour isoler le comportement optique brut. Trois prises par configuration pour moyenner les résultats.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain

Cette section ne contient que des observations datées et contextualisées. Rien de « générique » ou copié d’une fiche technique.
À 16 mm : bords, distorsion et lignes droites
C’est le point critique de ce zoom. À 16 mm et f/2.8, les coins montrent un léger affaiblissement du piqué sur l’A7R V (visible en crop 100 %, moins perceptible en tirage A3). En fermant à f/4, l’homogénéité devient excellente — c’est le réglage que je recommande pour l’architecture ou les sujets exigeants.
À 20-25 mm : est-ce que ça devient un « reportage léger » ?
Entre 20 et 25 mm, le zoom est très à l’aise. Le piqué est excellent dès la pleine ouverture, le bokeh reste agréable pour isoler un sujet à courte distance (grâce à la distance mini de 0,19 m à 25 mm). Pour du portrait environnemental ou des scènes de rue, 25 mm suffit dans la majorité des situations.
La limite : 25 mm reste « serré » pour du reportage événementiel classique. Si vous avez l’habitude de cadrer des groupes ou des scènes larges à 35 mm, vous ressentirez le manque. Pour situer le 16-25 f/2.8 G face à une référence plus polyvalente, jetez un œil à notre test du Sony 16-35 GM II : on y voit très vite si l’amplitude supplémentaire vaut le volume et le budget.
Proximité et plans rapprochés (proxy)
Un point souvent négligé : la distance minimale de mise au point de 0,18 m à 16 mm permet des cadrages créatifs impossibles avec beaucoup de zooms grand-angle. Le grossissement de 0,20x n’est pas du macro, mais il suffit pour des plans produits en vlog, des détails d’architecture, ou des compositions « sujet proche + arrière-plan large ».
En contre-jour : flare, ghosts, contraste
Bonne surprise. Le traitement multicouche Sony (Nano AR Coating II) limite efficacement le flare. Avec le soleil dans le coin du cadre (golden hour, Vercors), j’ai obtenu des images contrastées sans voile généralisé. Les ghosts apparaissent surtout quand la source est très ponctuelle et centrée — un comportement classique, pas pire que sur des zooms plus onéreux.
Verdict terrain vs marketing
En vidéo : breathing, stabilité de l’AF, filtres ND
C’est l’un des points forts de ce zoom. Le focus breathing est perceptible sur les boîtiers sans compensation, mais reste modéré comparé à beaucoup de zooms grand-angle.
Breathing compensation : ce que ça change (et ce que ça coûte)
Sur A7 IV, A7C II, A7S III ou ZV-E1 avec la « Breathing Compensation » activée, le recadrage lors des changements de mise au point devient quasi invisible. Attention toutefois : cette compensation implique un léger recadrage de l’image (crop variable selon le boîtier et les mises à jour firmware), ce qui peut impacter marginalement la qualité vidéo. Sony indique que le niveau de recadrage peut évoluer après mise à jour. La correction peut aussi être appliquée en post via les logiciels Sony (métadonnées embarquées).
En vidéo, la question du breathing se traite aussi via la liste officielle Sony des objectifs compatibles avec la Breathing Compensation.
L’AF est rapide et silencieux (moteurs XD). En rack focus, la transition est fluide, sans pompage notable. Le diamètre 67 mm permet d’utiliser des filtres ND standards sans vignettage — un point pratique pour les créateurs qui filment en plein soleil. Pour un retour plus orienté vidéo, notre test du Sony ZV-E1 aborde la synergie boîtier/objectif en détail.
Et pour l’astrophotographie ?
Un 16 mm f/2.8 est souvent envisagé pour l’astro-paysage. Nous n’avons pas réalisé de test astro dédié sur ce zoom (conditions météo défavorables pendant la période de test), mais voici ce qu’on peut attendre et comment vérifier vous-même :
Protocole astro simplifié (à faire chez soi)
- Trépied stable, mise au point manuelle sur une étoile brillante (live view ×10).
- 16 mm, f/2.8, ISO 3200-6400, pose 10-15 s (règle des 500 : 500/16 ≈ 30 s max avant filé).
- Observez les étoiles dans les coins : coma (étoiles « comètes ») et astigmatisme (étoiles déformées en lignes).
- Comparez f/2.8 vs f/4 : si les coins s’améliorent nettement à f/4, c’est le réglage à privilégier.
D’après les retours de tests techniques disponibles (OpticalLimits, LensTip), ce type de zoom compact f/2.8 montre généralement un peu de coma dans les coins à pleine ouverture, corrigé en fermant d’un stop. À confirmer sur votre exemplaire.
Corrections logicielles : ce que ça change vraiment
Ce zoom repose fortement sur les corrections de distorsion et de vignetage intégrées au boîtier (et appliquées automatiquement par Lightroom/Capture One). Voici ce que ça implique concrètement.
Ce que le boîtier corrige en JPEG
En JPEG, les corrections sont appliquées automatiquement et non désactivables. Vous obtenez une image « propre » avec lignes droites et vignetage réduit. C’est transparent pour la plupart des usages.
Ce que Lightroom/Capture One applique en RAW
En RAW, Lightroom applique automatiquement le profil de correction Sony (distorsion + vignetage) dès l’import. Vous pouvez le désactiver dans le panneau « Corrections de l’objectif » pour voir le rendu brut.
Ce qui change en vidéo
En vidéo interne (pas de RAW externe), les corrections sont appliquées en temps réel par le boîtier. Aucune intervention possible en post. C’est généralement invisible, mais si vous faites du stabilisation logicielle agressive en plus, le cumul des recadrages peut impacter la qualité.
Pourquoi certains pros n’aiment pas
Les corrections de distorsion impliquent un étirement des bords de l’image, ce qui peut légèrement dégrader la netteté dans les coins (en plus de l’affaiblissement optique natif). Pour de l’architecture professionnelle avec des lignes parfaitement droites et une netteté maximale bord à bord, certains préfèrent des optiques avec une distorsion optique mieux corrigée nativement (focales fixes grand-angle ou zooms haut de gamme). C’est un choix de workflow.
Comment mesurer le vignetage chez soi (méthode simple)
Vous voulez savoir ce que votre exemplaire fait vraiment ? Voici une méthode reproductible :
- Photographiez un mur blanc uniforme ou un ciel gris homogène (pas de soleil direct).
- Réglez 16 mm, f/2.8, RAW non compressé, corrections désactivées si possible.
- Dans Lightroom, utilisez l’outil Pipette sur le centre de l’image (notez la valeur d’exposition).
- Faites de même sur les coins extrêmes.
- La différence (en IL) vous donne le vignetage brut. Répétez sur 3 images pour moyenner.
Sur notre exemplaire, nous avons constaté un vignetage marqué en RAW non corrigé à 16 mm f/2.8 (coins nettement plus sombres que le centre). Avec le profil de correction appliqué, c’est quasi invisible.
Limites, défauts et points agaçants (sans filtre)
Où ce type de zoom compact f/2.8 montre ses limites
Soyons clairs : un zoom 16-25 mm f/2.8 compact ne peut pas tout faire. Voici les compromis réels :
- Plage focale courte : 25 mm max, c’est limitant pour du reportage polyvalent. Si vous hésitez souvent entre 24 et 35 mm, ce n’est pas le bon choix.
- Coins à f/2.8 : Sur capteur haute définition (A7R V, 61 MP), les coins à 16 mm f/2.8 manquent de mordant en crop 100%. Fermez à f/4 pour les sujets critiques.
- Distorsion corrigée logiciellement : Le profil intégré fait bien son travail, mais si vous shootez en RAW pur sans correction, la distorsion en barillet est visible. Et la correction implique un léger étirement des bords.
Les compromis « invisibles »
Certains défauts ne se voient pas sur une fiche technique :
- Vignetage à f/2.8 : Marqué en RAW non corrigé, quasi invisible avec le profil appliqué. Mais si vous travaillez en correction manuelle, attendez-vous à un assombrissement notable des coins à 16 mm.
- Pas de stabilisation optique : Vous dépendez de l’IBIS du boîtier. Sur A7C (IBIS moins performant que A7 IV), le gain en basse lumière est moindre. Pour comprendre les différences de stabilisation entre boîtiers, notre test de l’A7C II donne des repères.
- Tropicalisation « G » : Sony annonce une résistance poussière/humidité, mais sans quantification précise. En conditions humides prolongées (pluie battante, brouillard dense), je protège systématiquement l’objectif par précaution.
Réglages conseillés selon l’usage

Configuration recommandée par situation
Architecture / lignes droites :
- Focale : 16-20 mm selon le cadrage
- Ouverture : f/4 minimum (homogénéité coins)
- Corrections boîtier : ON (ou appliquer le profil en post)
- Trépied recommandé pour netteté maximale
Paysage :
- Focale : selon composition
- Ouverture : f/5.6 à f/8 (sweet spot netteté)
- ISO : le plus bas possible
- Corrections : ON
Intérieur / basse lumière :
- Ouverture : f/2.8 acceptable (coins moins critiques en intérieur)
- ISO : monter si nécessaire, l’IBIS aide
- Corrections : ON
Vidéo / vlog :
- Breathing Compensation : ON (si disponible sur votre boîtier)
- Filtre ND 67 mm : ND variable ou ND8-64 pour extérieur
- Ouverture : f/2.8 à f/4 selon la profondeur de champ souhaitée
- AF-C avec suivi Eye-AF
Astro-paysage (si vous testez) :
- Focale : 16 mm
- Ouverture : f/4 recommandé (réduction coma dans les coins)
- MAP manuelle, live view ×10
- Trépied obligatoire
Comparatif : Sony 16-25mm f/2.8 G vs alternatives réalistes
Comparer les specs ne suffit pas. Ce qui compte, c’est de savoir qui devrait choisir quoi, et pourquoi. Voici un tableau synthétique avec les vrais trade-offs, suivi d’une analyse par usage.
| Modèle | Plage focale | Ouv. | Poids | Filtre | Ce qui change en vrai | Prix (indicatif) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sony FE 16-25mm f/2.8 G | 16–25 mm | f/2.8 | 409 g | 67 mm | Le plus compact f/2.8 ; pas de 35 mm | 1 279,00 € |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | 16–35 mm | f/2.8 | 547 g | 82 mm | 35 mm = reportage/groupes ; filtres 82 mm plus chers | |
| Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN C | 16–28 mm | f/2.8 | 450 g | 72 mm | 3 mm de plus que Sony ; pas de breathing compensation Sony | 882,43 € |
| Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD | 17–28 mm | f/2.8 | 420 g | 67 mm | Budget ; commence à 17 mm (moins large) ; 28 mm plus confortable | 452,00 € |
| Sony FE 20-70mm f/4 G | 20–70 mm | f/4 | 488 g | 72 mm | Polyvalent « zoom unique » ; moins large (20 mm) ; f/4 seulement | 1 389,00 € |
| Sony FE 12-24mm f/2.8 GM | 12–24 mm | f/2.8 | 847 g | Arrière | Ultra-wide 12 mm ; lourd ; filtres arrière contraignants | 2 999,90 € |
Sony 16-25mm f/2.8 G
Choisissez-le si la compacité prime et que vous vivez entre 16 et 20 mm. Idéal pour le voyage, le paysage, et la vidéo légère. Filtres 67 mm économiques. Breathing compensation disponible.
Sony 16-35mm f/2.8 GM II
Choisissez-le si vous avez besoin du 35 mm régulièrement (reportage, événementiel, groupes). Plus lourd (+138 g) et filtres plus chers (82 mm), mais plus polyvalent au quotidien. Investissement long terme.
Logique de kit : 16-25 + complément ?
Si vous choisissez le 16-25 mais voulez couvrir plus de situations, voici deux logiques de kit :
- Kit compact voyage : 16-25 f/2.8 G + Sony 50mm f/1.8 (ou Sigma 50mm f/2 DG DN). Couverture 16-50 mm avec deux optiques légères.
- Kit polyvalent : 16-25 f/2.8 G + Sony 24-70mm f/2.8 GM II (ou Tamron 28-75 f/2.8 G2). Couverture 16-70 mm avec overlap au 25 mm.
Pour d’autres idées de focales complémentaires, le Sony FE 20mm f/1.8 G peut servir de « grand-angle principal » si vous voulez un fixe plus lumineux, et le Sony FE 24mm f/1.4 GM pour les situations de faible lumière exigeantes.
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Prix neuf indicatif
Au moment de ce test (janvier 2026), le Sony FE 16-25mm f/2.8 G se négocie autour de 1 279,00 € neuf. Ce prix est indicatif et susceptible d’évoluer selon les périodes et les vendeurs.
Pour comparaison :
- Sony 16-35mm f/2.8 GM II : environ
- Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN : environ 882,43 €
- Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD : environ 452,00 €
- Sony 20-70mm f/4 G : environ 1 389,00 €
Occasion : fourchettes et points de contrôle
En occasion récente (moins d’un an), comptez environ 15 à 20 % de moins que le prix neuf. Points à vérifier avant achat :
- Décentrage : Photographiez un mur uniforme à 16 mm, f/8, et vérifiez l’homogénéité des coins. Un coin systématiquement plus flou que les autres indique un problème.
- Bague de zoom : Doit être fluide sans jeu excessif ni point dur.
- Contacts électroniques : Vérifiez l’AF et la communication des EXIF (focale, ouverture doivent s’afficher correctement).
- Lentille frontale : Aucune rayure visible, pas de champignon (stockage humide), pas de poussières excessives à l’intérieur.
- Joints et bagues : Pas de jeu anormal, pas de traces d’usure excessive.
Checklist décision (1 minute)
Pas le temps de tout lire ? Voici comment trancher rapidement selon votre usage principal.
Si votre usage = voyage / architecture
- Vous shootez majoritairement entre 16 et 20 mm → Le 16-25 f/2.8 G est fait pour vous.
- Vous avez besoin de lignes parfaitement droites sans correction logicielle → Envisagez une focale fixe ou le 12-24 GM.
- Vous voulez des filtres économiques (67 mm) et un poids contenu → C’est le bon choix.
Si votre usage = reportage polyvalent
- Vous utilisez souvent le 35 mm pour les groupes et les ambiances → Préférez le 16-35 GM II.
- 25 mm vous suffit pour 80 % de vos situations → Le 16-25 peut convenir avec un complément (50 mm par exemple).
- Budget serré mais besoin de 28 mm → Le Tamron 17-28 est une alternative pertinente.
Si votre usage = vidéo
- Vous filmez en run&gun avec un boîtier Sony récent (A7 IV, A7C II, ZV-E1) → Le 16-25 f/2.8 G est excellent (breathing compensé, AF silencieux, filtres ND 67 mm).
- Vous avez besoin d’un zoom motorisé (power zoom) → Regardez le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G.
- L’ouverture f/2.8 est indispensable pour la basse lumière → Le 16-25 reste pertinent.
- Le breathing vous gêne ET vous êtes sur un boîtier non compatible compensation → Testez avant d’acheter ou envisagez un fixe.
FAQ : vos questions fréquentes
Conclusion : à choisir si… / à éviter si…

Le Sony FE 16-25mm f/2.8 G n’est pas un zoom « universel » — et c’est précisément ce qui fait son intérêt. Il cible un usage précis : le photographe ou vidéaste qui veut un grand-angle lumineux sans sacrifier la portabilité, et qui accepte de s’arrêter à 25 mm.
Avantages
- Compacité remarquable pour un f/2.8 (409 g, 67 mm de filtre).
- Excellent en vidéo : AF silencieux, breathing compensable, filtres ND standards.
- Piqué très bon au centre, homogène dès f/4.
- Flare bien maîtrisé, contraste préservé en contre-jour modéré.
- Distance mini de MAP courte (0,18 m) pour des plans créatifs.
- Construction G Lens solide, bague déclickable, bouton AF-L.
Inconvénients
- Plage focale courte : 25 mm max, pas de 35 mm.
- Coins à f/2.8 sur capteur haute déf : léger affaiblissement à 16 mm.
- Distorsion et vignetage corrigés logiciellement (visible en RAW pur).
- Pas de stabilisation optique (dépend de l’IBIS boîtier).
- Breathing compensation réservée aux boîtiers Sony compatibles.
- Prix positionné proche d’alternatives offrant 2-3 mm de plus.

