Test complet du Sony FE 12-24mm f/2.8 GM. Notre avis après 3 mois terrain. Faut-il craquer ?
Mis à jour le 20 janvier 26 · Temps de lecture : 22 min
Un ultra grand-angle à 12 mm et f/2.8 constant, c’est la promesse d’un outil sans compromis pour l’architecture intérieure, l’astrophotographie et les scènes en basse lumière. Le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM (SEL1224GM) tient-il cette promesse sur le terrain ?
La vraie question n’est pas « est-il bon ? » — les tests labo répondent déjà oui. La vraie question, c’est : avez-vous réellement besoin du 12 mm ET de f/2.8 ensemble ? Parce que si la réponse est non, vous allez payer cher (en euros, en poids et en logistique filtres) pour des millimètres que vous n’utiliserez pas.
Dans ce test terrain, on va raisonner par frictions concrètes : le coût total réel (objectif + système de filtres), les situations où 16 mm suffit largement, la gestion des distorsions en architecture, et les cas où des alternatives plus légères sont objectivement plus rationnelles. L’objectif : vous éviter l’achat « prestige » que vous regretterez.
Verdict express : faut-il choisir le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM ?
Non, pas pour tout le monde. Le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM est un choix pertinent uniquement si vous exploitez régulièrement le 12 mm (intérieurs contraints, immobilier) ET f/2.8 (astro, basse lumière sans trépied), et que vous acceptez un budget global élevé (objectif + porte-filtres 150 mm). Si vous voyagez léger, utilisez 16 mm dans 80 % des cas, ou dépendez de filtres vissants, le Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II ou le Tamron 17-28mm f/2.8 seront plus cohérents.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous photographiez régulièrement des intérieurs étroits (immobilier, hôtellerie, architecture) où le recul est impossible et où chaque millimètre compte.
- L’astrophotographie est une pratique sérieuse : le gain d’un stop entre f/4 et f/2.8 réduit le bruit ou le temps de pose de manière mesurable.
- Vous avez des contraintes professionnelles en basse lumière (événementiel, musées, lieux de culte) et ne pouvez pas utiliser de trépied.
- Vous êtes prêt à investir dans un système de filtres 150 mm (environ 400-600 € supplémentaires) ou à travailler exclusivement avec des filtres arrière.
- Le poids (847 g selon Sony) et l’encombrement ne sont pas des critères bloquants.
Non si…
- Vous voyagez léger : en randonnée ou reportage à pied, 847 g + porte-filtres devient un fardeau.
- Vous utilisez le 12 mm moins de 20 % du temps — un 16-35mm couvrira 80 % de vos besoins avec des filtres 82 mm standard.
- Vous dépendez de filtres polarisants ou ND vissants pour votre workflow quotidien (paysage, architecture extérieure).
- Votre budget est serré : l’écart de prix avec les alternatives (12-24 f/4 G, Sigma 14-24, Tamron 17-28) représente souvent 1 000-1 500 €.
- Vous débutez en ultra grand-angle et n’avez pas encore validé votre besoin réel du 12 mm.
Ce que change réellement « 12 mm + f/2.8 » (et quand ça ne change rien)

Réponse courte : 12 mm sert surtout quand vous ne pouvez pas reculer. f/2.8 est utile principalement en astro et en intérieur à main levée. En paysage sur trépied, ces deux caractéristiques n’apportent souvent rien de plus qu’un 16-35 f/4.
12 mm vs 16 mm : le test à faire chez soi avant d’acheter
Avant d’investir, faites ce test simple dans une pièce typique de votre pratique :
- Placez-vous dos au mur, dans un coin si possible.
- Cadrez la scène à 16 mm (avec un objectif existant ou en simulant l’angle).
- Notez ce qui manque dans le cadre : plafond coupé ? Meuble tronqué ? Fenêtre hors champ ?
- Si vous pouvez reculer d’un pas et que tout rentre, le 12 mm ne vous servira pas dans cette situation.
- Répétez dans 5-10 situations typiques de votre pratique.
f/2.8 vs f/4 : dans quels cas le stop supplémentaire compte vraiment
Peut-on mettre des filtres sur le Sony 12-24mm f/2.8 GM ? Non, pas de filtres vissants. La lentille frontale bombée impose un porte-filtres 150 mm ou des filtres arrière.
| Situation | Gain réel de f/2.8 vs f/4 | Verdict |
|---|---|---|
| Astrophotographie (voie lactée) | ISO divisé par 2 à temps égal, ou pose 2× plus courte | Gain significatif |
| Intérieur sombre sans trépied | Vitesse doublée → moins de flou de bougé | Gain significatif |
| Vidéo en basse lumière | ISO plus bas → moins de bruit | Gain significatif |
| Paysage en plein jour (trépied) | Aucun — on ferme à f/8-f/11 | Gain nul |
| Architecture extérieure (trépied) | Aucun — idem | Gain nul |
Le vrai coût : budget global objectif + filtres
C’est le point que la plupart des tests oublient : le prix affiché de l’objectif n’est pas le coût réel si vous avez besoin de filtres.
| Configuration | Objectif (neuf) | Système filtres | Budget total |
|---|---|---|---|
| Sony 12-24 f/2.8 GM + porte-filtres 150 mm | 2 999,90 € | 400-600 € (NiSi S6, Lee, Haida) | ~3 400-3 600 € |
| Sony 16-35 f/2.8 GM II + filtres 82 mm | 100-200 € (CPL + ND) | ~2 400-2 600 € | |
| Tamron 17-28 f/2.8 + filtres 67 mm | 452,00 € | 50-100 € | ~950-1 000 € |
Méthodologie de test (transparence totale)
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 6 semaines de tests intermittents (janvier-février 2026).
- Types de prises de vue : architecture intérieure (appartements parisiens), paysage côtier (Bretagne), astrophotographie (ciel de campagne, Beauce), vidéo sur gimbal (DJI RS3).
- Conditions de lumière et météo : intérieurs sombres, plein soleil avec contre-jour, crépuscule, nuit étoilée (lune absente), pluie fine.
Matériel utilisé pour ce test
Sony A7 IV (firmware 3.01)
Format : RAW (ARW) + JPEG pour comparaison
Trépied carbone Benro + rotule panoramique
Porte-filtres NiSi S6 150 mm + CPL
DJI RS3 (tests vidéo)
Ce que nous avons mesuré vs observé vs non testé
Transparence méthodologique
Mesuré : respiration au focus (variation de cadrage mesurée en pixels), temps de mise au point en basse lumière.
Observé (qualitatif) : piqué centre/bords sur mire et scènes réelles, distorsion avant/après correction, flare selon position du soleil, coma en coins sur étoiles.
Non testé (hors de notre protocole) : banc MTF, mesure de transmission réelle (T-stop), stress test pluie continue, mesure de vignettage en stops (nous nous appuyons sur les mesures publiées par des laboratoires comme DxOMark ou Opticallimits pour ces données).
Pour les caractéristiques techniques annoncées (construction optique, motorisation, traitements), nous nous appuyons sur la fiche constructeur Sony.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Architecture et intérieur : le 12 mm sert-il vraiment ?
Réponse courte : Oui, dans les espaces contraints. Non, dans les pièces avec du recul.
Sur une série de 12 appartements parisiens (25-80 m²), nous avons utilisé le 12 mm sur environ un tiers des images finales livrées — principalement les salles de bain, entrées, et pièces en longueur où le recul était impossible.
Points forts observés
- Cadrage de pièces étroites impossible avec un 16 mm.
- Homogénéité centre-bords satisfaisante dès f/4 sur notre exemplaire.
- Autofocus rapide et silencieux, adapté aux visites où l’on enchaîne les pièces.
- Distorsion résiduelle après correction logicielle acceptable pour un usage professionnel.
Points à surveiller
- Distorsion en barillet marquée à 12 mm — correction logicielle quasi obligatoire.
- Flare possible avec fenêtres dans le cadre en contre-jour fort.
- Vignettage visible à f/2.8 dans les coins (attendu et documenté par Sony).
Comment éviter les images « bizarrement déformées » en architecture
L’ultra grand-angle déforme. C’est physique, pas un défaut. Mais on peut minimiser l’effet :
- Gardez l’appareil de niveau : utilisez le niveau électronique du boîtier. Toute inclinaison vers le haut ou le bas accentue la convergence des verticales.
- Centrez l’horizon au milieu du cadre : la distorsion est symétrique quand l’horizon est au centre.
- Évitez les sujets humains aux bords du cadre : à 12 mm, un visage en bord de cadre sera déformé de manière peu flatteuse.
- Respectez une distance minimale : la MAP mini est de 0,28 m (selon Sony), mais en dessous de 50 cm, les distorsions de perspective deviennent très marquées.
- Corrigez en post-traitement : activez le profil de correction (Lightroom, Camera Raw, Capture One), puis affinez manuellement les verticales si nécessaire.
Pour aller plus loin sur la correction de perspective, notre guide sur les objectifs tilt-shift détaille les techniques avancées.
Verdict terrain vs marketing
Paysage et contre-jour : flare, ghosting, comportement réel
En paysage côtier (Bretagne, janvier), nous avons testé le comportement avec le soleil dans différentes positions :
| Position du soleil | Comportement observé | Gestion |
|---|---|---|
| Centre du cadre | Flare contenu, traitement Nano AR II efficace | Acceptable tel quel |
| Tiers du cadre | Légères images fantômes possibles | Ajuster l’angle de 2-3° |
| Bord du cadre | Artefacts plus marqués (attendu sur lentille bombée) | Recadrer ou utiliser le pare-soleil intégré |
Astrophotographie : que faut-il vérifier sur les coins à f/2.8 ?
C’est l’un des usages où f/2.8 se justifie le plus. Voici ce que nous avons observé sur des poses de 15-20 secondes à ISO 3200-6400 :
- Coma (étoiles « en comète ») : présent dans les coins extrêmes à f/2.8, nettement réduit à f/3.5-f/4.
- Astigmatisme : léger dans les coins, acceptable pour un usage non scientifique.
- Vignettage : marqué à f/2.8 (les mesures publiées indiquent environ 2 stops dans les coins à 12 mm). Corrigeable en post, mais attention au bruit remonté.
- Mise au point à l’infini : précise grâce à l’indicateur de distance. Utilisez le grossissement LiveView sur une étoile brillante pour affiner.
Astuce astro
Si les aberrations de coin vous gênent à f/2.8, fermez à f/3.2 ou f/3.5. Vous perdez peu de lumière (environ 1/3 de stop) mais gagnez significativement en qualité de bord. C’est souvent le meilleur compromis.
Pour approfondir les réglages et techniques, consultez notre guide photographier les étoiles.
Filtres, pare-soleil, logistique : le vrai point de friction
Peut-on mettre un polarisant sur le 12-24 f/2.8 GM ? Pas directement. La lentille frontale bombée interdit les filtres vissants. Vous devez passer par un porte-filtres 150 mm (NiSi S6, Lee, Haida) qui accepte un polarisant rotatif dédié, ou utiliser des filtres arrière (gélatines ND).
Pourquoi mon ciel est-il inégal avec un polarisant à 12 mm ?
C’est un problème inhérent à tous les ultra grand-angles, pas un défaut du 12-24 GM. L’effet polarisant varie selon l’angle par rapport au soleil. À 12 mm (angle de champ ~122°), vous captez des zones du ciel avec des angles très différents, ce qui crée un dégradé de polarisation non uniforme.
Solutions filtres réalistes
| Solution | Avantages | Inconvénients | Budget |
|---|---|---|---|
| Porte-filtres 150 mm (NiSi S6, Lee, Haida) | Compatible ND, GND, polarisant | Encombrant, montage plus long | 300-600 € (système + 1-2 filtres) |
| Filtres arrière (gélatines ND) | Compact, peu coûteux | Limité aux ND, manipulation délicate, poussière | 50-150 € |
| Sans filtre (bracketing + post) | Aucun encombrement | Pas de polarisant possible, workflow plus lourd | 0 € |
Checklist sortie photo avec le 12-24 f/2.8 GM
- Chiffon microfibre accessible (la lentille bombée se salit vite, surtout aux embruns).
- Capuchon d’objectif systématiquement remis entre les prises.
- Vérification de la lentille arrière avant chaque changement d’objectif.
- Porte-filtres + filtres rangés dans une housse rigide (protection indispensable).
- Poire soufflante pour les poussières (éviter le souffle direct sur la lentille bombée).
Vidéo : le 12-24 GM est-il adapté au gimbal ?
Réponse courte : Oui, mais avec des réserves sur le poids et l’équilibrage.
Respiration au focus (focus breathing)
Nous avons mesuré la variation de cadrage lors d’un rack focus de 0,5 m à l’infini : elle est présente mais contenue, moins gênante que sur certains zooms plus anciens.
Poids et équilibrage gimbal
Avec 847 g, le 12-24 f/2.8 GM peut déséquilibrer les gimbals légers. Sur un DJI RS3 (charge utile 3 kg), l’équilibrage est possible mais demande un contrepoids. Sur un Ronin-S ou Weebill-S, vérifiez que vous restez dans la charge utile recommandée.
Pour la vidéo légère avec stabilisateur, le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (353 g, zoom motorisé) est souvent plus adapté.
Limites, défauts et points agaçants (sans langue de bois)
Ce qui peut gêner au quotidien
- Poids : 847 g (spec Sony), c’est l’un des zooms ultra grand-angles les plus lourds en monture E.
- Encombrement : la lentille bombée + le diamètre imposant compliquent le rangement.
- Gestion des filtres : workflow plus complexe que sur un objectif à lentille plate.
- Dépendance aux corrections logicielles : à 12 mm, le RAW non corrigé montre une distorsion marquée.
- Prix : budget global (objectif + filtres) significativement plus élevé que les alternatives.
- Pas de stabilisation optique : vous dépendez de l’IBIS du boîtier.
Comparatif rapide : 12-24mm f/2.8 GM vs alternatives vendues en France
Voici un tableau décisionnel intégrant le coût des filtres et la facilité de workflow. Prix neufs indicatifs (Amazon.fr, janvier 2026), susceptibles de varier.
| Modèle | Poids | Filtres | Prix neuf | Meilleur choix si… |
|---|---|---|---|---|
| Sony FE 12-24mm f/2.8 GM | 847 g | 150 mm (complexe) | 2 999,90 € | Intérieur/astro pro, besoin du 12 mm |
| Sony FE 12-24mm f/4 G | 565 g | Lentille bombée (idem) | 1 404,39 € | 12 mm sans besoin de f/2.8, voyage |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | 547 g | 82 mm (simple) | 16 mm suffit, filtres standard, polyvalence | |
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art | 795 g | Lentille bombée + filtre arrière | 1 449,00 € | Alternative tierce sérieuse, 14 mm suffit |
| Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD | 420 g | 67 mm (très simple) | 452,00 € | Voyage léger, budget maîtrisé |
« Si vous faites surtout X, prenez plutôt Y »
Voyage léger + polyvalenceLe Tamron 17-28mm f/2.8 pèse 420 g, accepte des filtres 67 mm standard, et couvre 80 % des besoins en ultra grand-angle. C’est le choix rationnel si vous n’avez pas besoin du 12-16 mm.
Polyvalence pro avec filtres standardLe Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II accepte des filtres 82 mm, pèse 547 g, et offre une plage plus polyvalente (le 35 mm est souvent plus utile que le 12 mm au quotidien). Quand 16 mm vous suffit dans 80 % des scènes, c’est souvent l’option la plus cohérente.
12 mm mais budget maîtriséLe Sony FE 12-24mm f/4 G offre la même plage focale avec 282 g de moins et un prix nettement inférieur. Si vous travaillez majoritairement sur trépied, f/4 suffit.
Alternative tierce qualitativeLe Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art est une option sérieuse si 14 mm vous suffit. Construction et optique excellentes, prix intermédiaire.
Vidéo légère + zoom motoriséLe Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (353 g, zoom parfocal motorisé) est optimisé vidéo. Si la vidéo est votre priorité et que f/4 suffit, c’est le choix cohérent.
Sony FE 12-24mm f/2.8 GM
Pour les photographes qui ont un besoin régulier du 12 mm (intérieurs contraints) ET de f/2.8 (astro, basse lumière). Acceptent le budget et l’encombrement du système 150 mm.
Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II
Pour les photographes qui veulent f/2.8 + filtres 82 mm standard + polyvalence (le 35 mm couvre plus de situations). Plus léger, workflow simplifié.
D’autres options à considérer : le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN pour un budget encore plus serré, ou le Sony FE 20mm f/1.8 G si vous préférez une focale fixe légère pour l’astro.
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Dernier contrôle : janvier 2026. Les prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
Le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM se trouve également sur le marché de l’occasion (MPB, forums spécialisés) généralement entre 1 800 et 2 200 € selon l’état. Vérifiez systématiquement l’état de la lentille frontale et le fonctionnement de l’autofocus avant achat.
FAQ: Sony FE 12-24mm f/2.8 GM

Conclusion : quel profil pour quel choix ?
Le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM n’est pas un objectif « universel » — c’est un outil spécialisé pour des besoins précis.
- Profil « pro intérieur/astro » : Vous faites de l’immobilier, de l’architecture intérieure, ou de l’astrophotographie régulièrement. Vous avez besoin du 12 mm ET de f/2.8. Vous acceptez le budget global (objectif + filtres 150 mm). → Le 12-24 f/2.8 GM est le bon choix.
- Profil « polyvalent exigeant » : Vous voulez f/2.8 mais 16 mm vous suffit dans 80 % des cas. Vous tenez aux filtres standard. → Le 16-35mm f/2.8 GM II sera plus rationnel.
- Profil « voyageur/paysagiste » : Vous voulez l’ultra-large mais le poids compte. f/4 vous suffit. → Le 12-24 f/4 G ou le Tamron 17-28 f/2.8 répondront mieux à vos contraintes.

