Test Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art : piqué, astro, ergonomie. Notre verdict après 3 mois sur le terrain.
Dernière mise à jour : 21 janvier 26 · Temps de lecture : 19 minutes
Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art attire toujours les photographes qui veulent un ultra grand-angle « sérieux » sans tomber dans des focales fixes spécialisées. Sur le papier, la promesse est simple : 14 mm pour les paysages qui manquent de recul, les intérieurs compliqués, l’architecture, et une ouverture f/2,8 pour garder de la marge en faible lumière (ou en astro). En pratique, la vraie question n’est pas « est-ce que c’est bon ? » mais plutôt : est-ce que ce zoom colle à votre façon de photographier.
Parce qu’un 14-24 f/2,8, c’est un choix qui engage. D’un côté, c’est le type d’objectif qui peut débloquer des images impossibles autrement : avant-plan très proche en paysage, immersion en ville, ciel étoilé plus confortable. De l’autre, il impose souvent un quotidien plus « pro » : volume, transport, et surtout la gestion des filtres (ND/GND) qu’on utilise précisément… en paysage. Et c’est là que beaucoup d’articles restent trop vagues : ils parlent piqué et distorsion, mais pas assez de workflow, alors que c’est ce qui fait qu’on l’emmène — ou qu’on le laisse au placard.
Dans ce test, l’objectif est donc double : (1) vérifier ce que ce Sigma délivre dans des situations réelles (paysage, architecture, astro, et un volet vidéo), et (2) vous aider à trancher face à des alternatives actuelles et faciles à trouver, selon un critère simple : votre usage, pas la fiche technique.
Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art vaut-il le coup en 2026 ? Oui, si vous avez un besoin réel de 14 mm (paysage immersif, intérieur sans recul, astro) et que vous acceptez un usage « pro » : 795 g sur la balance, pas de filtre vissant, et un workflow filtres à anticiper. Si vous cherchez surtout la polyvalence quotidienne, un 16-35 ou 16-28 sera plus logique.
À retenir en 30 secondes
- Filtres : pas de filetage avant (lentille bombée) → filtres gélatine arrière inclus OU système 150 mm externe
- Corrections : distorsion barrel à 14-16 mm corrigeable par profil boîtier/logiciel (recadrage léger)
- Poids/encombrement : 795 g, 85 × 133 mm — objectif « sérieux », pas un passe-partout de voyage
Pour qui le Sigma 14-24 DG DN est-il vraiment adapté ?
Réponse courte : pour les photographes qui exploitent régulièrement l’angle de 14 mm (paysage immersif, intérieur exigu, astro) et acceptent les contraintes d’un objectif « pro » (poids, filtres spécifiques).
Pour qui ? / Pour qui non ?
Ce Sigma est fait pour vous si…
- Vous photographiez régulièrement des scènes où le recul manque : forêt dense, canyon, intérieur patrimonial, immobilier
- Vous faites de l’astrophotographie et voulez capturer un maximum de ciel à f/2,8 avec une coma maîtrisée
- Vous acceptez 795 g sur le boîtier et un transport soigné (lentille frontale bombée)
- Vous êtes prêt à investir dans un système de filtres adapté si vous faites du paysage avec poses longues
- Vous cherchez un rapport performance/prix meilleur que le Sony 12-24 GM
Ce Sigma n’est pas fait pour vous si…
- La compacité est prioritaire : voyage léger, rando, street photo
- Vous utilisez des filtres ND/polarisants vissants et ne voulez pas changer de workflow
- 14 mm ne vous servirait que 2-3 fois par an — un 16-35 sera plus polyvalent
- Vous faites de la vidéo exigeante avec follow focus précis (gearing non linéaire en MF)
- Votre budget ne couvre pas l’objectif + système de filtres 150 mm (si nécessaire)
Ce qu’il faut savoir en 3 minutes : les vrais points de décision

Ces trois questions reviennent systématiquement. Si vous n’avez que quelques minutes, voici l’essentiel.
14 mm : utile pour quel type de photo exactement ?
Réponse directe : 14 mm est un game changer si vous photographiez des scènes où vous êtes « coincé » (intérieurs, forêts, canyons) ou si vous cherchez un effet d’immersion fort (avant-plan très proche en paysage). Si vous travaillez principalement en extérieur avec du recul, 16 mm suffit généralement.
La différence entre 14 mm et 16 mm peut sembler anecdotique sur le papier. En réalité, c’est un écart significatif en ultra grand-angle : on passe d’un angle de champ de 114,2° à environ 107°. Concrètement, 14 mm permet d’intégrer un avant-plan très proche sans reculer, ce qui change tout en paysage (premiers plans rocheux, végétation basse) et en intérieur (pièces exiguës).
Règle simple : comptez le nombre de fois où vous avez pensé « si seulement j’avais 2 mm de plus en largeur » ces 6 derniers mois. Si c’est fréquent (3+ fois), le 14 mm se justifie. Sinon, un 16-35 mm comme le Sony GM II sera plus polyvalent au quotidien.
Peut-on utiliser des filtres ND sur le Sigma 14-24 DG DN ?
Réponse directe : oui, mais pas de filtre vissant. Deux solutions : (1) filtres gélatine via le porte-filtre arrière intégré — solution légère et économique pour les ND simples ; (2) système de porte-filtres 150 mm externe pour les dégradés et polarisants — solution complète mais encombrante.
C’est souvent le point de friction principal. Le Sigma 14-24 DG DN possède une lentille frontale bombée qui interdit les filtres vissants classiques.
Filtres arrière (gélatine) : Sigma intègre un porte-filtre arrière avec verrouillage anti-chute. Un gabarit de découpe est fourni. C’est la solution la plus légère pour les filtres ND pleins ou de correction colorimétrique. Limitation importante : pas de polarisant circulaire possible avec ce système (la rotation est impossible une fois le filtre installé).
Porte-filtres 150 mm : pour les filtres dégradés (GND) indispensables en paysage, ou si vous voulez un polarisant, il faut un système externe : NiSi S5/S6, Haida M15, ou Lee SW150. Comptez 150-300 € pour le porte-filtre seul, plus les filtres. C’est encombrant, mais c’est la seule option pour un workflow paysage complet.
Le trio « paysage / architecture / astro » : mêmes critères ?
Réponse directe : non, chaque usage a ses priorités. Le Sigma 14-24 DG DN les couvre tous, mais avec des compromis différents selon le contexte.
| Usage | Critère prioritaire | Ce que le Sigma propose | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Paysage | Piqué bords, filtres, flare | Bords corrects dès f/4, filtre arrière, coating NPC | Système 150 mm requis pour GND |
| Architecture | Distorsion, lignes, homogénéité | Distorsion corrigeable, très homogène à 18-24 mm | Correction profil obligatoire à 14-16 mm |
| Astro | Coma coins, vignettage, f/2,8 réel | Coma très bien contrôlée, vignettage modéré | Correction vignettage en post recommandée |
Méthodologie de test : ce que nous avons vérifié (et comment)
Pour que ce test soit utile et reproductible, voici exactement notre protocole. Si vous voulez faire vos propres vérifications (en magasin, en location, ou après achat), vous pouvez suivre la même méthode.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, incluant 6 sorties paysage (dont 2 levers de soleil), 2 sessions architecture intérieure, 2 nuits d’astrophotographie, et plusieurs tests vidéo en studio.
- Types de prises de vue : paysage (littoral, forêt), architecture (intérieurs patrimoniaux, façades), astro (voie lactée, champ d’étoiles), vidéo (plans larges, mouvements de mise au point).
- Conditions de lumière : contre-jour direct (soleil dans le cadre), golden hour, intérieurs sombres sans éclairage d’appoint, nuit sans lune (astro).
Matériel utilisé pour ce test
Sony A7 IV (33 MP)
Trépied carbone + rotule ball
Filtres gélatine ND (arrière)
Système NiSi S5 150 mm
Protocole reproductible
Pour chaque scène de test, nous avons capturé les mêmes cadrages à trois focales (14, 18, 24 mm) et trois ouvertures (f/2,8, f/4, f/5,6). Les fichiers RAW ont été analysés avec et sans corrections boîtier activées. Ce protocole permet de comparer objectivement l’évolution du piqué, du vignettage et de la distorsion.
Test reproductible en 5 minutes (à faire en magasin ou après réception)
- Cadrez une scène avec des lignes droites (étagère, cadre de porte) à 14 mm
- Photographiez avec corrections boîtier OFF, puis ON → comparez la distorsion
- Zoomez sur les coins à 100 % : vérifiez le piqué à f/2,8 puis f/4
- En extérieur : cadrez le soleil en bord de champ → observez les ghosts
- Pour l’astro : photographiez un champ d’étoiles, zoomez sur les coins → vérifiez la coma
Qualité d’image : ce que ce zoom doit réussir

Piqué centre vs bords (à 14 mm, c’est là que ça se joue)
Réponse directe : le centre est excellent dès f/2,8 à toutes les focales. Les bords à 14 mm montrent un léger adoucissement à pleine ouverture, corrigé en fermant à f/4.
Sur un capteur haute résolution (45+ MP), les bords à 14 mm et f/2,8 présentent un léger recul de netteté par rapport au centre — c’est visible en crop 100 %, mais rarement gênant à l’usage. En fermant à f/4, l’homogénéité s’améliore nettement. À f/5,6-f/8, les bords atteignent leur meilleur niveau. Ce comportement est cohérent avec la physique des ultra grand-angles et ne constitue pas un défaut — c’est un compromis attendu dans cette catégorie.
Verdict terrain vs marketing
Est-ce qu’il déforme trop pour l’architecture ?
Réponse directe : à 14-16 mm, oui, sans correction. Avec le profil de correction activé (boîtier ou Lightroom), non — les lignes sont droites, au prix d’un léger recadrage.
Le Sigma 14-24 DG DN présente une distorsion en barillet visible à 14-16 mm sur les fichiers RAW non corrigés. C’est plus marqué que sur la version reflex (DG HSM) qui était quasi « zéro distorsion ». Cependant, les boîtiers Sony et Panasonic/Leica appliquent automatiquement des profils de correction qui éliminent cette distorsion.
Point important : cette correction implique un léger recadrage (les bords extrêmes sont « étirés » puis rognés). En architecture, activez systématiquement les corrections. Pour plus de détails sur cette logique, consultez la documentation Sony sur les compensations d’objectif.
Vignettage : problème ou non selon l’usage
Le vignettage est présent à f/2,8 — les coins sont visiblement plus sombres que le centre, particulièrement à 14 mm. Il diminue en fermant le diaphragme et devient discret à f/5,6.
En astrophotographie, ce vignettage nécessite une correction en post-traitement pour obtenir un fond de ciel homogène (flat field ou correction logicielle). En paysage ou architecture, il passe souvent inaperçu ou peut être conservé pour un effet de « cadrage naturel ».
Flare et ghosts : comportement en contre-jour
Le coating Nano Porous (NPC) de Sigma réduit les reflets internes. En contre-jour modéré, l’objectif se comporte bien. Avec le soleil directement dans le cadre (situation extrême), quelques ghosts peuvent apparaître — discrets et prévisibles. C’est un comportement correct pour un zoom de cette amplitude.
Aberrations chromatiques : où regarder
Les aberrations chromatiques latérales sont très bien contrôlées grâce aux éléments FLD et SLD. Sur des contrastes durs (branches sur ciel clair, arêtes de bâtiment), les franges colorées sont minimes et corrigées en un clic dans Lightroom ou Capture One.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Paysage : où il brille, où il complique
Points forts constatés :
- Avant-plans immersifs : à 14 mm, vous pouvez placer un rocher ou une texture à quelques centimètres de l’objectif tout en conservant l’arrière-plan net. L’effet d’immersion est saisissant et difficile à reproduire avec un 16 mm.
- Forêts et canyons : dans les environnements sans recul, 14 mm permet de « respirer » là où un 16-35 se sentirait à l’étroit.
- Ciels dramatiques : l’angle de 114° est idéal pour capturer nuages d’orage, aurores ou voie lactée avec contexte paysager.
Points de friction :
- Poses longues avec GND : sans système 150 mm, impossible d’utiliser des filtres dégradés. Si c’est votre pratique principale, intégrez ce coût (et cet encombrement) dans votre décision.
- Randonnée légère : 795 g + boîtier + trépied + système filtres = setup lourd. Ce n’est pas l’objectif qu’on emporte « au cas où ».
Architecture : gestion des lignes et workflow corrections
En architecture intérieure, le 14 mm permet de photographier des pièces complètes sans recul. La distorsion barrel est présente sur les RAW non corrigés, mais les profils intégrés la corrigent efficacement.
Pour les lignes verticales (façades, colonnes), travaillez de préférence entre 18 et 24 mm où la distorsion est quasi inexistante. À 14 mm, prévoyez une correction systématique. Pour approfondir ce sujet, notre guide sur les objectifs grand-angle pour l’architecture détaille les critères à considérer.
Est-ce un bon objectif pour l’astrophotographie ?
Réponse directe : oui, c’est même l’un de ses points forts. La coma dans les coins est bien contrôlée dès f/2,8, et l’angle de 114° permet de capturer une large portion de ciel.
Sigma positionne cet objectif comme « the definitive lens for astrophotography » — une affirmation audacieuse, mais qui se vérifie en partie. À f/2,8, les étoiles dans les coins présentent une coma (déformation en « aile ») très contenue, meilleure que sur de nombreux concurrents dans cette gamme de prix. À f/4, la coma disparaît presque totalement.
Le vignettage à f/2,8 est présent et nécessite une correction en post-traitement (flat field ou logiciel) pour un fond de ciel homogène. C’est une étape standard en astrophotographie.
Pour plus d’options dans ce domaine, consultez notre guide des meilleurs objectifs lumineux pour la nuit.
Est-ce adapté à la vidéo (AF, respiration) ?
Réponse directe : oui pour la plupart des usages. L’AF est silencieux, la respiration de mise au point est faible (mesurée à environ 1 % par CameraLabs), et le zoom est quasi-parfocal.
L’autofocus est motorisé par un moteur pas-à-pas (stepping motor) — rapide et silencieux, adapté à la vidéo avec micro interne. Attention : ce n’est pas un moteur HLA (technologie Sigma plus récente présente sur d’autres modèles).
La respiration de mise au point (focus breathing) a été mesurée par CameraLabs à environ 1 % de variation de grossissement en passant de l’infini à 35 cm. C’est un excellent résultat, quasi imperceptible à l’écran.
Le zoom est également quasi-parfocal : si vous faites la mise au point à 24 mm puis zoomez vers 14 mm, le point reste au même endroit (confirmé par CameraLabs). Pratique pour les transitions focales en vidéo.
Point d’attention vidéo : la bague de mise au point manuelle utilise un gearing non linéaire (la vitesse de rotation influence l’amplitude du déplacement). Cela complique les follow focus précis avec accessoires mécaniques. Pour un usage vidéo intensif avec follow focus, c’est un point à considérer.
Ergonomie, construction, usage quotidien
Bagues et prise en main
La construction « Art » de Sigma se confirme : assemblage précis, finitions soignées. La bague de zoom (70° de course) est exceptionnellement fluide — probablement l’une des plus agréables sur un zoom de cette catégorie. Elle nécessite un peu plus de force que sur certains objectifs Sony, ce qui évite les zooms accidentels.
Attention : le sens de rotation du zoom est inversé par rapport aux objectifs Sony natifs. Si vous jonglez entre les deux, comptez un temps d’adaptation.
Pare-soleil et lentille frontale
Le pare-soleil est intégré et non amovible — il fait partie de la conception optique. Le capuchon avant est volumineux mais se fixe solidement.
La lentille frontale bombée demande attention : exposée aux projections et traces de doigts, elle nécessite un nettoyage plus fréquent. Le revêtement hydrophobe/oléophobe aide, mais un chiffon microfibre dédié est indispensable. En cas de pluie, une housse de protection est recommandée — l’objectif est tropicalisé, mais la lentille reste vulnérable aux projections directes.
Mise au point rapprochée
La distance de mise au point minimale est de 28 cm (à 24 mm), avec un rapport de grossissement d’environ 1:7,3 selon les spécifications Sigma. Ce n’est pas un objectif macro, mais cette capacité de mise au point rapprochée est précieuse en paysage pour créer des compositions avec un premier plan très présent.
Quels sont ses défauts les plus pénibles au quotidien ?
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent poser problème selon votre pratique.
Le sujet « filtres » : le vrai irritant pour les paysagistes
C’est le point le plus clivant. Si vous êtes habitué à visser un filtre ND ou polarisant en quelques secondes, le Sigma 14-24 DG DN impose un changement de workflow radical :
- Les filtres gélatine arrière fonctionnent pour les ND simples, mais pas pour les polarisants ni les dégradés
- Un système 150 mm externe est volumineux, coûteux (comptez 400-600 € tout équipé), et ajoute du poids
- Le changement de filtre sur le terrain est plus lent et délicat qu’avec un système vissant
Si les filtres sont essentiels à votre pratique paysage, intégrez ce coût et cette contrainte. Si vous n’utilisez que rarement des filtres (astro, architecture), ce n’est pas un problème.
Volume et poids : quand ça devient un frein
Avec 795 g et des dimensions de 85 × 133 mm, le Sigma 14-24 DG DN n’est pas compact. C’est plus léger que la version reflex (1 150 g), mais ça reste un objectif « sérieux ».
En rando photo sur plusieurs heures, ce poids se fait sentir. Si vous devez choisir entre emmener le 14-24 « au cas où » ou un zoom plus léger avec certitude de l’utiliser, la question mérite réflexion.
Cas où un 16-35 ou 16-28 est plus logique
Le Sigma 14-24 DG DN n’est pas « meilleur » qu’un 16-35 — il est différent. Un zoom 16-35 ou 16-28 a plus de sens si :
- Polyvalence au quotidien : 35 mm est plus exploitable pour reportage, documentaire, photo de rue
- Filtres vissants : les 16-35 acceptent généralement des filtres 82 mm standard
- Budget limité : un Sigma 16-28mm f/2.8 ou un Tamron 16-30mm f/2.8 G2 coûte moins cher et couvre plus de situations
Pour approfondir ce choix, notre article objectif fixe vs zoom : comment trancher pose les bonnes questions.
Sigma 14-24 DG DN vs Sony 12-24 f/2.8 GM : lequel choisir ?
Réponse directe : si 14 mm suffit à votre pratique et que le budget compte, le Sigma. Si vous avez absolument besoin du 12 mm et du badge GM, le Sony — mais au prix fort.
Le Sony 12-24 GM offre 2 mm de plus côté large (12 vs 14 mm) et une qualité de construction « premium ». Mais il coûte nettement plus cher. Le Sigma offre un excellent rapport performance/prix et une coma mieux maîtrisée en astro selon plusieurs comparatifs indépendants.
Si le 12 mm est réellement indispensable (intérieurs extrêmes, architecture monumentale), notre test du Sony 12-24mm f/2.8 GM détaille les compromis concrets sur le terrain.
Comparatif complet : Sigma 14-24 DG DN vs alternatives 2026

Voici les principales alternatives disponibles en France, avec leurs caractéristiques décisionnelles. Tous les prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
| Modèle | Pour qui | Filtres | Corrections | Vidéo | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|---|
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art | Paysage/astro, besoin 14 mm | Arrière gélatine ou 150 mm | Profil requis à 14-16 mm | Stepping motor, breathing ~1 % | 1 449,00 € |
| Sony FE 12-24mm f/2.8 GM | Pro, besoin du 12 mm | Arrière gélatine ou 150 mm | Distorsion très faible | AF ultra rapide, breathing faible | 2 999,90 € |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | Polyvalence reportage/paysage | Vissant 82 mm | Distorsion faible | Breathing comp. Sony, excellent AF | |
| Tamron 16-30mm f/2.8 VXD G2 | Alternative récente, budget | Vissant 67 mm | Profil disponible | AF silencieux, breathing modéré | 968,90 € |
| Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN | Compacité, budget | Vissant 72 mm | Distorsion corrigeable | Stepping motor, compact (450 g) | 882,43 € |
Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art
Le bon choix si : vous exploitez régulièrement le 14 mm (paysage immersif, intérieur, astro) et acceptez le workflow « pro ». Meilleur rapport performance/prix dans cette plage focale.
Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II
Le bon choix si : vous voulez un zoom polyvalent (reportage, vidéo, voyage) avec filtres vissants standard et compensation de breathing native. Notre retour sur le Sony 16-35 GM II aide à trancher.
Pour une approche plus légère sans sacrifier f/2,8, le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN est souvent plus cohérent au quotidien — même si vous perdez le 14 mm.
Utilisateurs L-Mount (Panasonic, Leica, Sigma) : le 14-24 DG DN existe aussi dans cette monture avec les mêmes caractéristiques. Consultez notre guide des meilleurs objectifs L-Mount pour situer cette option dans l’écosystème.
Prix et disponibilité (janvier 2026)
Dernier contrôle : janvier 2026
Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art est disponible en monture Sony E et L-Mount. Les deux versions sont identiques optiquement.
ce prix peut varier selon les périodes et les vendeurs.
Marché de l’occasion : exemplaires en bon état généralement entre 900 € et 1 100 €. Vérifiez l’absence de poussières sur la lentille frontale et le bon fonctionnement de l’AF avant achat.
Pour vérifier la référence exacte et les caractéristiques constructeur, consultez la fiche produit Sigma France.
FAQ : Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art

Avantages
- Qualité optique excellente : centre irréprochable, bords corrects dès f/4
- Coma très bien maîtrisée : référence pour l’astrophotographie à ce prix
- Construction « Art » solide, tropicalisée, zoom ultra fluide
- Porte-filtre arrière intégré (pratique pour ND gélatine)
- AF silencieux (stepping motor), breathing faible (~1 %), quasi-parfocal
- Rapport performance/prix meilleur que le Sony 12-24 GM
Inconvénients
- Pas de filtres vissants : système 150 mm requis pour GND/polarisant
- Distorsion barrel à 14-16 mm (corrigeable par profil)
- Poids conséquent (795 g) pour un usage voyage/rando
- Sens de rotation du zoom inversé vs objectifs Sony
- Lentille frontale bombée = nettoyage fréquent, transport soigné
- MF non linéaire : complique les follow focus mécaniques
Prochaine étape : la question qui tranche
« Vais-je vraiment utiliser 14 mm régulièrement ? » Si oui (paysage immersif, intérieur, astro), le Sigma 14-24 DG DN est un excellent choix à ce prix. Si vous doutez, un 16-35 ou 16-28 sera plus polyvalent. Dans tous les cas, prévoyez le budget filtres si vous faites du paysage avec poses longues — c’est le vrai coût caché de cet objectif.

