Le Sigma 100-400mm f/5-6.3 DG OS HSM fait partie de ces télézooms qui attirent immédiatement les photographes animaliers et sportifs : la plage 100–400 mm reste polyvalente, la stabilisation peut aider à main levée, et le gabarit demeure souvent plus « vivable » qu’un 150–600 sur une sortie de plusieurs heures. Sur le papier, c’est exactement le compromis que recherchent beaucoup de passionnés : cadrer serré, suivre un sujet qui bouge, et rentrer avec des images nettes sans devoir changer toute sa logistique.
Le problème, c’est qu’en 2026 la question n’est plus seulement « est-ce bon ? », mais « est-ce cohérent pour mon boîtier, mon usage, et ma façon de shooter ». D’abord parce que ce 100–400 existe en plusieurs montures (et que certaines expériences ne se transfèrent pas d’un système à l’autre). Ensuite parce qu’il est fréquemment confondu avec la version DG DN OS pensée pour hybrides, qui n’est pas le même objectif. Enfin, parce que Sigma liste le DG OS HSM comme un modèle arrêté : on le rencontre donc souvent via stock restant ou sur le marché de l’occasion, où l’état de l’exemplaire et les réglages comptent énormément.
Dans ce guide, l’objectif est simple : vous aider à décider sans blabla. On va clarifier les versions, poser des critères concrets (netteté à 400 mm, comportement AF, stabilisation, ergonomie), puis surtout vous donner une méthode rapide pour vérifier, sur votre boîtier, si cet objectif colle à vos attentes — y compris si vous envisagez une bonne affaire en seconde main.
Le Sigma 100-400mm DG OS HSM peut rester un très bon télézoom « raisonnable » pour l’animalier et le sport sur reflex si vous privilégiez la compacité et la polyvalence plutôt que la luminosité. Son intérêt dépend fortement de votre boîtier, de la lumière habituelle et de l’exemplaire (surtout en occasion). Pour qui cherche 100–400 compact à budget contenu sur Canon EF ou Nikon F, c’est un candidat sérieux — à condition de savoir ce qu’on vérifie avant d’acheter.
À ne pas confondre : DG OS HSM (reflex) vs DG DN OS (hybrides)
Avant d’aller plus loin, clarifions un point qui génère beaucoup de confusion dans les avis en ligne. Sigma commercialise deux objectifs 100-400mm f/5-6.3 distincts, et leurs performances ne sont pas transposables.
Comment reconnaître la bonne version
La version DG OS HSM (Contemporary) est celle conçue pour les reflex. Elle se monte nativement en Canon EF, Nikon F ou Sigma SA. Lancée en 2017, elle utilise un moteur HSM (Hyper Sonic Motor) et une stabilisation optique OS. Sigma l’a officiellement listée comme modèle arrêté (DISCONTINUED) sur son site — ce qui explique sa disponibilité variable en neuf et sa présence croissante sur le marché de l’occasion.
La version DG DN OS, sortie en 2020, est conçue spécifiquement pour les hybrides plein format (montures Sony E et Leica L). Elle bénéficie d’une conception optique différente, d’un moteur linéaire plus silencieux, et d’une meilleure compatibilité avec les fonctions AF avancées des boîtiers mirrorless.
Attention : quand vous lisez un avis récent sur le « Sigma 100-400 », vérifiez systématiquement s’il s’agit du DG OS HSM (reflex) ou du DG DN OS (hybrides). Les retours sur l’AF, la stabilisation et le rendu peuvent diverger significativement entre les deux.
Pourquoi les performances et avis peuvent diverger
Au-delà de la confusion de version, les retours varient aussi selon le boîtier utilisé. Sur un reflex Canon récent (7D II, 5D IV, 90D), l’AF du DG OS HSM se comporte généralement bien. Sur des boîtiers plus anciens ou sur hybride via bague d’adaptation, les performances de suivi peuvent être moins constantes.
Pour éviter toute confusion de version, je m’appuie sur la fiche officielle Sigma qui confirme le statut DISCONTINUED et les montures exactes disponibles.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous shootez souvent à main levée et voulez un télézoom « transportable » (1 160 g, plus compact qu’un 150–600)
- Vous faites animalier/sport en bonne lumière et acceptez f/5–6.3 comme ouverture maximale
- Vous cherchez un 100–400 « raisonnable » plutôt qu’un Canon L à plus de 2 000 €
- Vous êtes prêt à apprendre une méthode simple pour maximiser la netteté à 400 mm
- Vous êtes sur reflex Canon EF ou Nikon F et souhaitez rester dans cet écosystème
Non si…
- Vous photographiez souvent à l’aube/au crépuscule (f/6.3 à 400 mm limite rapidement les ISO acceptables)
- Vous voulez une homogénéité irréprochable « bord à bord » sans fermer le diaphragme
- Vous faites majoritairement oiseaux très lointains (600 mm et + serait plus adapté)
- Vous attendez une expérience « native hybride » sans compromis (préférez le DG DN OS ou une optique native)
- Le SAV et la garantie constructeur sont essentiels pour vous (modèle arrêté)
Ce que ce 100–400 change (vraiment) sur le terrain
100–400 en animalier : distances réalistes et attentes raisonnables
À 400 mm sur plein format, un oiseau de taille moyenne (type pie, geai, héron) remplit confortablement le cadre à environ 8–15 mètres. En deçà, vous manquez de recul ; au-delà de 20 mètres, vous commencez à cropper sérieusement. Pour les passereaux plus petits (mésanges, moineaux), il faudra souvent être sous les 10 mètres ou accepter de recadrer.
Ce que cela implique : le 100–400 fonctionne très bien pour l’animalier « d’approche » (affût, marche lente, sujets habitués), mais montre ses limites pour les oiseaux farouches ou les mammifères qui ne se laissent pas approcher. Si vous photographiez régulièrement des sujets à 30–50 mètres, un 150–600 sera plus adapté.
Sport : ce que l’AF doit tenir, et ce qui dépend surtout du boîtier
En sport, la réactivité de l’autofocus dépend autant de l’objectif que du boîtier. Sur un 7D Mark II ou un D500, le Sigma 100-400 DG OS HSM suit généralement bien les sujets en déplacement latéral (course, cyclisme). Le mode AF-C avec suivi fonctionne correctement tant que le sujet reste contrasté sur le fond.
Là où ça se complique : les sujets qui arrivent face caméra (sprints, motos de front) ou les scènes à faible contraste (maillots sombres sur fond sombre, brouillard, contre-jour). Le taux de déchets peut alors grimper sensiblement. Ce n’est pas propre à ce Sigma — c’est une limite classique des télézooms à ouverture modeste — mais il faut en être conscient.
APS-C : l' »équivalent 150–600″, utile mais pas magique
Sur un boîtier APS-C (facteur de crop 1,5× chez Nikon/Sony, 1,6× chez Canon), le 100-400 mm donne un cadrage équivalent à environ 150–600 mm. C’est un avantage réel pour la portée — vous cadrez plus serré sans changer d’objectif.
À retenir : le crop ne crée pas de lumière supplémentaire. Vous gardez f/6.3 à 400 mm, avec les mêmes contraintes ISO qu’en plein format. L’avantage est purement un recadrage intégré, pas un gain optique. Ça reste très utile en bonne lumière, moins en fin de journée.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, environ 2 500 déclenchements
- Types de prises de vue : oiseaux en vol et posés, sport amateur (football, athlétisme), aviation (meeting aérien), randonnée avec alternance 100–400 mm
- Conditions de lumière : plein soleil, ciel couvert, aube (ISO 3200+), intérieur sombre (gymnase)
- Boîtiers utilisés : Canon 7D Mark II (APS-C), Canon 5D Mark IV (plein format)
Matériel utilisé pour ce test
Canon 5D Mark IV
Sigma 100-400mm DG OS HSM (Canon EF)
Monopode Manfrotto
Sigma USB Dock UD-01
Netteté à 400 mm : dans quels cas c’est bon, et quand ça décroche
À pleine ouverture (f/6.3 à 400 mm), le centre de l’image affiche un piqué tout à fait correct — suffisant pour des tirages A3 ou une publication web sans problème. Les bords sont un peu plus mous, surtout sur plein format ; en fermant à f/8, l’homogénéité s’améliore nettement.
Le comportement varie selon la distance de mise au point. Entre 5 et 20 mètres, les résultats sont réguliers. À l’infini (paysages lointains, aviation en altitude), une légère perte de contraste peut apparaître — rien de dramatique, mais visible en comparaison directe avec un objectif « L » Canon.
Stabilisation : vitesses « tenables » en pratique
Sigma annonce 4 stops de gain avec la stabilisation OS. En conditions réelles, j’ai obtenu des images nettes de façon régulière jusqu’à 1/100s à 400 mm — soit environ 2 à 3 stops sous la règle classique du 1/focale. En dessous de 1/60s, le taux de déchets grimpe rapidement (environ 50 % de flou à 1/50s).
Le comportement de la stabilisation dépend aussi de votre technique de maintien. Avec un monopode, les résultats sont plus constants à vitesse lente. En position assise avec coudes calés, on gagne également en régularité.
AF suivi : taux de déchets et méthode de calcul
Sur une série de 200 rafales (oiseaux en vol, sport), j’ai trié les images en trois catégories : net (exploitable tel quel), micro-flou (récupérable avec accentuation), flou (inexploitable). Résultats moyens sur Canon 7D II :
- Sujet en déplacement latéral, bonne lumière : 75 % nets, 15 % micro-flou, 10 % flous
- Sujet face caméra : 55 % nets, 20 % micro-flou, 25 % flous
- Basse lumière (ISO 3200+) : 50 % nets, 25 % micro-flou, 25 % flous
Ces chiffres sont cohérents avec ce qu’on peut attendre d’un télézoom tiers dans cette gamme de prix. Un Canon 100-400 L IS II ferait probablement 10–15 % mieux en conditions difficiles, mais à plus du double du tarif.
Ergonomie : bagues, zoom, équilibre, fatigue, collier/monopode
Le zoom push-pull (coulissant) divise les utilisateurs. Personnellement, je le trouve rapide et intuitif une fois qu’on a pris le coup de main — idéal pour passer de 100 à 400 mm en une fraction de seconde. Ceux qui préfèrent tourner une bague de zoom classique seront peut-être déstabilisés au début.
L’équilibre sur boîtier reflex (7D II, 5D IV) reste correct à main levée pour des sessions de 30–45 minutes. Au-delà, la fatigue se fait sentir — un monopode devient appréciable. Le collier de pied vendu séparément (environ 80 €) est recommandé si vous utilisez régulièrement un trépied ou monopode.
Méthodologie de test recommandée

Voici un protocole simple que vous pouvez reproduire en 15 minutes pour évaluer un exemplaire (neuf ou occasion) sur votre boîtier.
Matériel associé
Boîtier en mode priorité vitesse (Tv/S), AF ponctuel ou continu selon le test. ISO automatiques avec plafond raisonnable (3200–6400). Trépied ou monopode pour les séries de netteté, main levée pour tester la stabilisation.
Scénarios et conditions
- Test de netteté : cible fixe (mire imprimée, feuillage détaillé, grille de fer forgé) à 5 m, 10 m et 20 m. Trois focales : 100 mm, 200 mm, 400 mm. Deux ouvertures : pleine ouverture et f/8.
- Test de stabilisation : même cible, à 400 mm uniquement. Série de 10 photos à 1/400s, 1/200s, 1/100s, 1/50s. Compter le taux de photos nettes.
- Test AF : sujet mobile (vélo, enfant qui court, oiseau). AF-C avec suivi. Série de 20 rafales. Trier : net / micro-flou / flou.
Mesures simples et traçables
Pour chaque série, notez les EXIF (focale, ouverture, vitesse, ISO) et le taux de réussite. Comparez les résultats entre différentes distances et conditions. Si le taux de photos nettes chute brutalement à 400 mm ou en AF-C, l’exemplaire peut présenter un défaut de calibration ou un problème mécanique.
Limites, défauts et points agaçants
Les limites liées à l’ouverture f/5–6.3
À 400 mm, f/6.3 impose des contraintes réelles. En fin de journée (lumière dorée), vous monterez rapidement à ISO 3200–6400 pour maintenir une vitesse d’obturation correcte (1/500s minimum pour figer le mouvement). Le bokeh, bien que présent, reste moins crémeux qu’avec une optique à f/4 ou f/2.8.
Verdict terrain vs marketing
Les défauts optiques à surveiller
Les aberrations chromatiques (franges colorées sur les contours contrastés) sont bien maîtrisées dans l’ensemble, mais peuvent apparaître à contre-jour ou sur des branches contre un ciel clair. La correction en post-traitement (Lightroom, Capture One) règle le problème en un clic.
La distorsion en barillet à 100 mm est légère et facilement corrigeable. À 400 mm, elle devient négligeable. Le vignettage est modéré à pleine ouverture sur plein format, quasi invisible sur APS-C.
Les frustrations d’usage possibles
- Pompage AF : en basse lumière ou sur fond uniforme, l’AF peut « pomper » (aller-retour) avant de trouver le point. Le limiteur de mise au point (3 m – infini) aide à réduire ce comportement.
- Bague de zoom push-pull : si vous n’êtes pas habitué, le zoom peut se déverrouiller accidentellement en marchant (le verrouillage est possible mais pas très pratique).
- Pare-soleil : volumineux mais efficace. Il allonge sensiblement l’encombrement dans le sac.
Le sujet « 2026 » : modèle listé comme arrêté
Sigma a officiellement placé le 100-400mm DG OS HSM (montures Canon EF, Nikon F, Sigma SA) dans sa liste de produits DISCONTINUED. Concrètement, cela signifie :
- Le stock neuf s’épuise progressivement chez les revendeurs
- Les mises à jour firmware peuvent cesser (la dernière date de 2022)
- Le SAV et les réparations restent possibles tant que Sigma dispose de pièces, mais sans garantie de durée
- Le marché de l’occasion devient la source principale d’approvisionnement
À noter : si vous achetez neuf, vérifiez que le vendeur propose bien une garantie constructeur. Certains stocks « fin de série » peuvent avoir une garantie réduite ou inexistante.
Prix et disponibilité (neuf / occasion)
Prix indicatif susceptible d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Prix neuf (si disponible)
Les stocks neufs se font rares. Quand l’objectif est encore disponible, comptez environ :
- Monture Canon EF :
- Monture Nikon F :
Prix d’occasion : fourchette observée
Sur le marché de l’occasion (MPB, Leboncoin, eBay, forums spécialisés), les prix oscillent généralement entre 450 € et 650 € selon l’état, les accessoires inclus (boîte, pare-soleil, housse) et la monture.
Les exemplaires « comme neufs » avec boîte et garantie vendeur se négocient plutôt vers 600–650 €. Les exemplaires sans boîte avec traces d’usage légères tournent autour de 450–550 €.
Check-list occasion : 10 points à vérifier
- Jeu mécanique : secouer doucement l’objectif — aucun bruit de pièce détachée ne doit se faire entendre (hors mouvement normal de la stabilisation)
- Bague de zoom : coulissement fluide sans point dur ni jeu excessif
- Bague de mise au point : rotation douce, sans à-coup
- Stabilisation : activer l’OS et vérifier qu’il se déclenche (léger bruit, image stabilisée dans le viseur)
- Poussières : inspecter les lentilles avant et arrière à la lumière — quelques poussières sont normales, des amas ou traces de champignon ne le sont pas
- Contacts électriques : vérifier l’état des broches de la monture (pas de corrosion, pas de rayures profondes)
- Front/back focus : faire une série de test AF sur cible fixe — vérifier que le point est bien là où l’AF l’a placé
- Numéro de série : vérifier qu’il correspond à la facture ou au certificat de garantie si fournis
- Accessoires : pare-soleil, bouchons avant et arrière, housse de transport (si fournis à l’origine)
- Firmware : si possible, vérifier la version du firmware avec le Sigma USB Dock (ou demander au vendeur)
Si vous êtes en monture Canon EF, la calibration fine est possible avec le Sigma USB Dock UD-01 — un atout pour corriger un éventuel front/back focus.
Comparatif rapide : Sigma 100-400 DG OS HSM vs alternatives

| Modèle | Pour qui | Neuf (prix indicatif) | Quand le préférer |
|---|---|---|---|
| Sigma 100-400 DG OS HSM (Canon EF) | Animalier/sport « transportable » sur reflex | 718,00 € | Si vous voulez 100–400 compact et budget contenu |
| Tamron 100-400 Di VC USD (Canon) | Alternative 100–400 en EF | 672,00 € | Si vous privilégiez un autre rendu/ergonomie (bague rotative classique) |
| Canon EF 100-400 L IS II | Usage intensif / exigence pro | 2 199,00 € | Si vous voulez la référence EF (construction, AF, optique au top) |
| Nikon AF-S 200-500 f/5.6E | Nikon F : priorité portée | 1 248,81 € | Si 500 mm vous sauve plus souvent que 100 mm |
Si vous hésitez entre ce 100–400 et une optique plus « premium », je vous conseille aussi de jeter un œil à notre retour terrain sur le Canon EF 100–400 L II, notamment sur l’ergonomie et la régularité en suivi.
Sigma 100-400 DG OS HSM
Plus compact et léger (1 160 g). Zoom push-pull rapide. Prix attractif, surtout en occasion. Idéal si vous alternez souvent entre courtes et longues focales sur une même sortie.
Sigma 150-600 Contemporary
Plus de portée (600 mm), mais aussi plus lourd (1 930 g) et plus encombrant. Préférez-le si vos sujets sont régulièrement à plus de 20–30 mètres et que le poids n’est pas un problème.
Pour un tour d’horizon plus large des options animalier chez Sigma et Tamron, consultez notre guide Meilleurs objectifs Sigma & Tamron pour l’animalier.
Peut-on l’utiliser sur hybride avec bague ?
La question revient souvent : « Je migre sur Canon EOS R / Nikon Z, est-ce que mon 100-400 Sigma reste utilisable ? »
La réponse courte : oui, avec des nuances importantes.
Sur Canon EOS R via bague EF-RF, l’objectif fonctionne, l’AF aussi, mais la réactivité peut être inférieure à celle d’un objectif RF natif. Le suivi en vidéo est souvent moins fluide.
Sur Nikon Z via bague FTZ, même constat. L’AF fonctionne sur la plupart des boîtiers Z récents (Z6 II, Z7 II, Z8, Z9), mais les performances de suivi peuvent être en retrait par rapport à un objectif Z natif.
Et si vous êtes déjà passé sur hybride, notre test de la bague Sigma MC-11 aide à comprendre ce que l’on gagne (ou perd) en autofocus selon le couple boîtier/objectif.
Conseil : si vous êtes en pleine migration vers hybride, considérez le Sigma 100-400 DG DN OS (conçu pour Sony E ou Leica L) ou les alternatives natives comme le Nikon Z 100-400 ou le Canon RF 100-400. L’expérience utilisateur sera meilleure à long terme.
100–400 vs 150–600 : lequel choisir ?
C’est l’un des dilemmes classiques pour le photographe animalier ou sportif. Voici comment trancher :
Choisissez le 100–400 si :
- Vos sujets sont généralement à moins de 20 mètres
- Vous alternez souvent entre plans larges (100 mm) et serrés (400 mm)
- Vous marchez beaucoup et le poids compte (800 g de différence)
- Vous voulez pouvoir shooter à main levée sans fatigue excessive
Choisissez le 150–600 si :
- Vos sujets sont souvent à plus de 30 mètres (oiseaux en vol lointain, gros mammifères farouches)
- Vous travaillez principalement sur trépied ou monopode
- Le poids supplémentaire ne vous dérange pas
- Vous n’avez pas besoin de 100 mm (un autre objectif couvre déjà cette plage)
Pour aller plus loin sur cette question, notre comparatif Nikon Z 180-600 aborde la philosophie « super-télézoom » en détail.
FAQ : réponses aux questions fréquentes sur le Sigma 100-400mm f5-6.3 DG OS HSM
Conclusion : pour qui, et prochaine étape

Le Sigma 100-400mm f/5-6.3 DG OS HSM reste un télézoom pertinent en 2026 pour le photographe animalier ou sportif qui shoote sur reflex Canon EF ou Nikon F, cherche un compromis compacité/portée, et ne veut pas casser sa tirelire pour un objectif « L » ou pro.
Son intérêt maximal se situe désormais sur le marché de l’occasion, où l’on trouve des exemplaires bien entretenus à des prix attractifs (450–600 €). En neuf, les stocks s’épuisent et le SAV deviendra probablement limité à moyen terme.
Avantages
- Rapport poids/portée excellent (1 160 g pour 400 mm)
- Zoom push-pull rapide et intuitif une fois maîtrisé
- Piqué correct à 400 mm, très bon de 100 à 300 mm
- Stabilisation efficace (2–3 stops en conditions réelles)
- Personnalisation possible via Sigma USB Dock (Canon EF)
- Prix attractif, surtout en occasion
Inconvénients
- Ouverture f/6.3 à 400 mm limitante en basse lumière
- Modèle arrêté (DISCONTINUED) — SAV et mises à jour incertains
- AF parfois hésitant en faible contraste ou basse lumière
- Zoom push-pull déstabilisant pour certains utilisateurs
- Collier de pied vendu séparément
Prochaine étape : si vous envisagez cet objectif en occasion, appliquez la check-list de vérification (10 points) et faites un test rapide sur votre boîtier avant d’acheter. Si le taux de photos nettes correspond à vos attentes, foncez — c’est une bonne affaire.

