Mis à jour le 21 décembre 25 • Temps de lecture : 22 min
Si vous cherchez des infos sur le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S, c’est rarement par curiosité. En général, c’est parce que vous avez déjà vécu au moins une de ces frustrations : un oiseau trop loin qui reste « petit » même après recadrage, un sujet sportif qui sort du cadre dès que l’action accélère, ou ce sentiment d’avoir un zoom long « pratique »… mais pas assez constant quand vous voulez vraiment une image nette, propre, exploitable.
Le dilemme est connu : pour gagner en portée et en taux de réussite, on pense supertélé. Mais les supertélés lumineux peuvent devenir un projet à part entière (poids, encombrement, fatigue, logistique, budget). Ce 400 mm f/4.5 Nikon Z promet justement un compromis intéressant : un téléobjectif sérieux pour l’animalier et le sport, conçu pour rester utilisable en mobilité, et compatible avec des téléconvertisseurs pour étendre la focale quand la distance l’exige.
Dans ce test, l’objectif n’est pas de réciter une fiche technique. On va répondre à la question qui compte : dans quels cas ce 400 mm vous fait réellement gagner des photos nettes, et dans quels cas il vous frustrera (portée, lumière, polyvalence). Vous trouverez des scénarios terrain (oiseaux, sport, fin de journée), des repères simples (vitesses et réglages AF), les limites à connaître sans détour, et un comparatif rapide face aux alternatives Nikon Z les plus logiques.
Le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S est un excellent choix pour les photographes animaliers et sportifs qui veulent un téléobjectif premium réellement utilisable à main levée. Trois atouts majeurs : piqué constant dès f/4.5, autofocus rapide et fiable en suivi 3D, stabilisation VR efficace sur sorties longues. Limite principale : 400 mm restent courts pour les petits sujets distants (prévoir le TC-1.4x). Évitez-le si vous avez besoin de 600–800 mm en permanence ou si la polyvalence d’un zoom est prioritaire.
Résumé en 6 points
- Poids optimisé : 1 245 g sans collier — utilisable à main levée sur des sorties de 2-3 heures.
- Piqué excellent : Net dès f/4.5, supporte le recadrage 50 % sur capteur 45 MP.
- AF rapide : Suivi 3D efficace sur Z8/Z9, taux de réussite élevé en rafale.
- VR performant : 5 stops CIPA — images nettes jusqu’à 1/60 s sur sujets statiques.
- TC compatibles : 560 mm f/6.3 (TC-1.4x) ou 800 mm f/9 (TC-2.0x).
- Limite clé : 400 mm insuffisants pour petits passereaux au-delà de 15 m sans TC.
Pour qui ce 400 mm est (ou n’est pas) fait
Le NIKKOR Z 400mm f/4.5 VR S n’est pas un choix universel. Un téléobjectif fixe premium excelle dans certains contextes et devient frustrant dans d’autres. Avant d’investir, voici les profils pour lesquels il est pertinent — et ceux pour qui une alternative sera plus logique.
À qui s’adresse le NIKKOR Z 400mm f/4.5 VR S ?
Oui si…
- Vous faites principalement du sport ou de l’animalier et vous voulez un télé « facile à sortir » (poids/équilibre).
- Vous privilégiez la constance optique (piqué, contraste, AF) plutôt que la polyvalence d’un zoom.
- Vous travaillez souvent à main levée et/ou en mobilité sur le terrain.
- Vous acceptez de compléter ponctuellement la portée avec un TC-1.4x pour atteindre 560 mm.
- Vous êtes équipé Nikon Z6 III, Z8 ou Z9 et vous voulez exploiter pleinement le suivi AF.
Non si…
- Vos sujets sont presque toujours loin (petits oiseaux, affûts longs) et vous visez 600–800 mm en standard.
- Vous voulez une seule optique polyvalente avec changement de cadrage fréquent.
- Vous travaillez souvent en faible lumière et vous avez besoin d’une ouverture plus grande que f/4.5.
- Votre budget est limité : un zoom long type 180-600 sera plus « rentable » en couverture focale.
- Vous faites beaucoup de safari où la distance sujet varie énormément.
Ce que change vraiment ce 400 mm f/4.5 en monture Z

Le NIKKOR Z 400mm f/4.5 VR S représente une approche spécifique : offrir les performances optiques d’un supertélé pro dans un gabarit qui reste gérable au quotidien. Pour comprendre si cette promesse tient sur le terrain, il faut regarder trois aspects clés : gabarit, stabilisation et compatibilité téléconvertisseurs.
Gabarit, poids, filtre : ce que ça implique sur le terrain
Avec 1 245 g (sans collier de trépied) et 23,4 cm de longueur, ce 400 mm reste dans une catégorie maniable. Pour comparaison, l’ancien AF-S 400mm f/2.8 reflex pesait plus de 4,5 kg. Le gain est radical.
Fiche technique rapide
Le filtre frontal de 95 mm mérite attention. C’est un diamètre peu courant et les filtres de protection de qualité dans cette taille coûtent entre 80 et 150 €. Prévoyez ce budget si vous travaillez dans des environnements à risque (embruns, poussière, branches).
Est-ce que le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S vaut son prix aujourd’hui ?
À 3 199,00 € en France, le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S se positionne dans le segment premium. Ce prix se justifie si vous privilégiez la qualité optique constante, l’AF rapide et le poids optimisé. Pour un photographe animalier ou sportif régulier, le gain en taux de réussite et en confort de prise de vue compense l’investissement. En revanche, si vous débutez ou si vos sorties sont occasionnelles, le Nikon Z 180-600mm (1 989,00 €) offre plus de polyvalence pour un budget inférieur.
VR et promesse « main levée » : ce que disent vraiment les 5 stops
Nikon annonce 5 stops de stabilisation selon la norme CIPA DC-011. Cette norme mesure le bougé photographe sur un protocole standardisé, pas le mouvement du sujet.
Ce que 5 stops signifient concrètement : En théorie, vous pouvez descendre de 1/400 s (règle du 1/focale) à environ 1/25 s et obtenir une image nette du point de vue du bougé photographe. En pratique, c’est plus nuancé — et le VR ne compense jamais le mouvement du sujet.
| Type de sujet | Vitesse mini (VR) | Risque principal | Taux de netteté observé |
|---|---|---|---|
| Sujet statique (oiseau posé) | 1/60 s – 1/125 s | Bougé photographe | 90-95 % |
| Sujet lent (héron, marche) | 1/250 s – 1/500 s | Mix bougé + mouvement | 80-85 % |
| Sujet rapide (vol, sprint) | 1/1000 s – 1/2000 s | Flou de mouvement sujet | 50-70 % |
Verdict terrain vs marketing
Téléconvertisseurs : transformer l’usage (560/800 mm)
L’un des atouts majeurs de ce 400 mm est sa compatibilité native avec les téléconvertisseurs Nikon Z. La page officielle Nikon confirme la compatibilité avec les TC-1.4x et TC-2.0x.
TC 1.4× ou TC 2× : lequel choisir avec ce 400 mm ?
Le TC-1.4x (572,00 €) transforme le 400 mm en 560 mm f/6.3. L’autofocus reste rapide et précis, la perte de piqué est minime (visible uniquement en pixel-peeping à 100 %). C’est le compromis que j’utilise le plus souvent quand la distance l’exige.
Le TC-2.0x (628,00 €) donne un 800 mm f/9. L’AF ralentit sensiblement et devient plus hésitant sur les fonds chargés. Le piqué baisse d’un cran visible. Réservez cette configuration aux situations de lumière généreuse et aux sujets peu mobiles.
| Configuration | Focale effective | Ouverture | AF | Piqué | Usage recommandé |
|---|---|---|---|---|---|
| 400 mm natif | 400 mm | f/4.5 | ★★★★★ | ★★★★★ | Polyvalent, basse lumière OK |
| + TC-1.4x | 560 mm | f/6.3 | ★★★★☆ | ★★★★☆ | Oiseaux moyens, sport éclairé |
| + TC-2.0x | 800 mm | f/9 | ★★★☆☆ | ★★★☆☆ | Affût lumière forte uniquement |
À retenir : Le TC-1.4x est le meilleur compromis portée/qualité. Gardez le TC-2.0x pour les situations où vous avez absolument besoin de 800 mm et où la lumière est généreuse.
Méthodologie de test (conditions réelles)

Un test d’objectif n’a de valeur que s’il reflète des conditions d’utilisation réelles. Voici le protocole suivi pour évaluer ce 400 mm sur plusieurs semaines — avec des données vérifiables.
Conditions de test
- Durée totale : 6 semaines (9 sessions de terrain).
- Rafales évaluées : 52 séries de 20 images (1 040 photos analysées).
- Animalier : 6 sorties oiseaux (plan d’eau, sous-bois, jardin), distances de 8 à 50 mètres.
- Sport : 2 matchs (football amateur, rugby régional) + 1 séance cyclisme.
- Lumière : plein soleil, couvert, golden hour, crépuscule.
- Main levée vs support : 80 % main levée, 20 % monopode.
- Critère « net » : sujet net à 100 % sur zone œil/plumage ou point focal principal.
Matériel utilisé pour ce test
Nikon Z6 III (firmware 1.20)
TC-1.4x Nikon Z
TC-2.0x Nikon Z
Monopode Gitzo GM4562
Cartes CFexpress Type B 512 Go
Transparence : Cet objectif a été acheté pour ce test. Aucune influence éditoriale de la part de Nikon ou d’un revendeur. expert-photo.fr se finance par l’affiliation (liens Amazon), ce qui n’affecte ni les conclusions ni les recommandations.
Qualité d’image : ce que vous verrez vraiment (et quand)
Le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S délivre une qualité d’image de niveau professionnel. Mais cette affirmation générale ne vous aide pas à décider. Voici ce que ça donne concrètement, dans différentes situations.
Piqué utile (centre/bords) et micro-contraste
Dès f/4.5, le piqué central est excellent. Les détails fins (plumes, pelages, textures de maillots) ressortent avec une netteté qui supporte le recadrage jusqu’à 50 % sans dégradation visible à l’écran. Les bords restent de très bonne qualité, légèrement en retrait du centre mais largement exploitables.
Le micro-contraste est l’un des points forts de cet objectif. Les transitions tonales sont nettes sans être artificielles, ce qui donne du « punch » aux images sans post-traitement excessif. Sur des oiseaux au plumage complexe (geai, martin-pêcheur), le rendu des irisations est particulièrement satisfaisant.
Pour l’oiseau en France, 400 mm suffisent ou il faut 600 mm ?
C’est LA question qui revient le plus souvent. La réponse dépend de votre distance habituelle au sujet et de votre capacité à approcher.
| Sujet | Distance typique | Taille dans cadre (45 MP) | Verdict |
|---|---|---|---|
| Héron, cigogne | 15-25 m | Plein cadre ou recadrage léger | 400 mm suffisants |
| Canard, foulque | 10-20 m | Confortable | 400 mm suffisants |
| Mésange, rouge-gorge | 8-12 m (mangeoire) | Recadrage 30-50 % | 400 mm OK si proche |
| Passereau sauvage | 20-35 m | Recadrage 60-70 % | TC-1.4x recommandé |
| Rapace en vol | 30-80 m | Petit dans le cadre | 560-600 mm minimum |
Règle simple : Si vous pouvez approcher à moins de 15 m (jardin, affût aménagé, mangeoire), 400 mm suffisent. Au-delà, le TC-1.4x devient quasi indispensable pour les petits sujets. Pour les rapaces et limicoles distants, envisagez le 600mm f/6.3 ou le 180-600mm.
Bokeh et séparation sujet/fond
À f/4.5 et sur des distances réalistes (10-30 mètres), le bokeh est agréable sans être spectaculaire. Les arrière-plans se fondent de façon homogène, avec des disques de flou bien ronds (légèrement « cat-eye » sur les bords extrêmes). La séparation sujet/fond est efficace dans la plupart des cas.
Contre-jour, aberrations, flare
Les aberrations chromatiques sont très bien maîtrisées. Même en contre-jour franc, les liserés colorés restent discrets et facilement corrigibles. Le flare est présent mais contenu : des reflets internes peuvent apparaître en plein soleil, mais ils restent localisés.
Autofocus et stabilisation en action (sport / oiseaux)

C’est ici que ce 400 mm justifie son prix. L’autofocus est rapide, précis, et le suivi fonctionne remarquablement bien avec les boîtiers Nikon Z récents. Si votre principal problème est le taux de déchets, commencez par caler vos bases : notre guide pour maîtriser la mise au point vous aidera à choisir les bons modes AF avant même de changer d’objectif.
Quelle vitesse minimale et quels réglages AF pour éviter les photos floues ?
Voici la check-list que j’utilise systématiquement en sport et animalier avec ce 400 mm :
Je peux vraiment l’utiliser à main levée sur une sortie de 2 heures ?
Oui, c’est l’un des points forts de cet objectif. Avec 1 245 g et un équilibre bien pensé, le 400 mm f/4.5 reste confortable sur des sorties de 2-3 heures. J’ai testé des sessions de 3h30 à main levée : la fatigue cervicale arrive en fin de sortie, mais reste gérable. Le collier de trépied, même non utilisé sur trépied, offre un point d’appui naturel pour la main gauche qui améliore le confort.
Mon expérience terrain : Après 9 sessions de 2 à 4 heures, je n’ai jamais regretté de ne pas avoir emporté de monopode pour les sorties de moins de 2h30. Au-delà, un monopode léger devient un vrai plus pour soulager les épaules.
Taux de netteté observés (données terrain)
| Type de sujet | Vitesse utilisée | Mode AF | Taux de netteté (sur 20 images) | Conditions |
|---|---|---|---|---|
| Oiseau posé | 1/250 s | Zone dynamique | 92 % (18-19/20) | Lumière moyenne, 12-15 m |
| Héron en vol lent | 1/800 s | Suivi 3D + oiseaux | 78 % (15-16/20) | Ciel couvert, 20-30 m |
| Martinet en vol rapide | 1/2000 s | Suivi 3D + oiseaux | 55 % (11/20) | Plein soleil, trajectoire erratique |
| Footballeur en course | 1/1000 s | Suivi 3D + personnes | 82 % (16-17/20) | Lumière stade amateur |
| Cycliste (filé léger) | 1/500 s | Zone large | 65 % (13/20) | Fin de journée |
Règle terrain : Pour figer l’action, doublez la vitesse que vous pensez suffisante. Mieux vaut monter en ISO que récupérer du flou de mouvement.
Avec TC 1.4× / 2× : ce qui change (AF, lumière, tolérance)
Le TC-1.4x (560 mm f/6.3) reste un excellent compromis. L’AF conserve sa rapidité et sa précision sur Z8/Z9. Sur Z6 III, j’ai noté un léger ralentissement en basse lumière, mais rien de rédhibitoire. Le piqué reste très bon.
Le TC-2.0x (800 mm f/9) est plus exigeant. L’AF devient sensiblement plus lent, surtout sur fonds chargés. En basse lumière, le taux de déchets peut dépasser 50 %. Réservez-le aux situations de lumière généreuse.
Le téléconvertisseur 1.4× dégrade beaucoup l’autofocus et le piqué ?
Non, la dégradation est minime avec le TC-1.4x. L’AF reste rapide et le piqué ne baisse que d’un demi-cran visible uniquement en comparaison directe à 100 %. En revanche, le TC-2.0x dégrade davantage : AF plus lent, piqué en retrait d’un cran complet, tolérance réduite aux erreurs de mise au point.
Ergonomie et commandes : ce que vous devez savoir
L’ergonomie est souvent négligée dans les tests, mais c’est un facteur décisif pour le confort sur le terrain.
Équilibre boîtier-objectif
Avec un Z8 (820 g), l’ensemble pèse environ 2 065 g. L’équilibre est légèrement avant, ce qui est normal pour un télé. Le collier de trépied permet d’ajuster le point de pivot. Avec un Z6 III (760 g), l’équilibre est similaire mais légèrement plus « tiré vers l’avant ».
Boutons L-Fn et bagues : usages concrets
L’objectif dispose de 4 boutons L-Fn programmables. Ma configuration :
- L-Fn1 : AF-ON (rappel de mise au point)
- L-Fn2 : Mémorisation MAP (focus lock)
- L-Fn3 : Basculement zone AF (passage rapide à zone large)
- L-Fn4 : Compensation d’exposition (-1/3)
La bague de contrôle peut être assignée à l’ISO, la compensation d’exposition ou l’ouverture. Je la règle sur ISO Auto pour ajuster rapidement le plafond.
Collier de trépied : laissé ou retiré ?
Je recommande de laisser le collier monté même à main levée. Il offre un point d’appui naturel pour la main gauche et améliore la stabilité. Le retirer économise environ 115 g mais réduit le confort de prise en main.
Vidéo : oui, mais dans quelles limites ?
Est-ce un bon objectif aussi pour la vidéo (sujet en mouvement) ?
Oui, avec des nuances. L’AF continu est fluide et silencieux (moteurs STM), idéal pour les séquences animalières. Le VR stabilise efficacement les plans à main levée. Le focus breathing est présent mais discret — acceptable pour la plupart des usages YouTube/documentaire.
Réglages vidéo recommandés
- AF : AF-C avec vitesse de transition « lisse » (évite les à-coups)
- VR : Mode Normal (plus stable que Sport pour la vidéo)
- Ouverture : f/5.6 minimum pour plus de tolérance à la profondeur de champ
La limite principale reste l’ouverture f/4.5 en basse lumière. Pour la vidéo en conditions difficiles, prévoyez des ISO élevés ou un éclairage d’appoint.
Limites, défauts et points agaçants (transparence)
Aucun objectif n’est parfait. Voici ce que vous devez savoir avant d’investir dans ce 400 mm.
Quelles sont les vraies limites du Nikon Z 400mm f/4.5 VR S ?
Points forts
- Piqué excellent dès la pleine ouverture
- Autofocus rapide, précis, suivi fiable
- Poids/équilibre optimisés pour la main levée
- Stabilisation VR efficace (5 stops CIPA)
- Compatible TC-1.4x et TC-2.0x
- Construction pro, tropicalisation
- 4 boutons L-Fn programmables
Points faibles
- Portée limitée pour petits sujets distants (>15 m)
- Ouverture f/4.5 contraignante en basse lumière
- Prix élevé + accessoires coûteux
- Pas de polyvalence focale (fixe 400 mm)
- Filtre 95 mm : diamètre peu courant et cher
- TC-2.0x peu exploitable en basse lumière
Portée réelle : 400 mm, ce n’est pas « magique »
Sur les petits passereaux (mésanges, roitelets), 400 mm restent souvent insuffisants si vous ne pouvez pas vous approcher à moins de 10 mètres. En affût classique à 25-30 mètres, le sujet reste petit dans le cadre. Pour vous situer rapidement, notre guide téléobjectif explique comment choisir une focale selon la distance réelle de vos sujets.
Ouverture f/4.5 : contraintes en faible lumière
À f/4.5, vous perdez environ 1 stop par rapport à un f/2.8. En sport indoor ou en fin de journée, cela se traduit par des ISO plus élevés. Sur un match en nocturne (éclairage stade amateur), j’ai dû monter régulièrement à ISO 12800-25600 pour maintenir 1/1000 s.
Si vous envisagez ce 400 mm avec un boîtier orienté action, lisez aussi notre test du Nikon Z9 : on y détaille ce que le boîtier apporte en termes de gestion du bruit à hauts ISO.
Coût global : le budget réaliste
| Élément | Prix indicatif | Indispensable ? |
|---|---|---|
| Objectif 400mm f/4.5 VR S | 3 199,00 € | Oui |
| TC-1.4x Nikon Z | 572,00 € | Très utile (portée) |
| TC-2.0x Nikon Z | 628,00 € | Selon terrain |
| Filtre protection 95 mm | 80-150 € | Selon environnement |
| Monopode carbone | 150-350 € | Selon durée sorties |
Budget réaliste : Comptez 500-1 200 € d’accessoires selon votre pratique, en plus de l’objectif.
Comparatif rapide : Nikon Z 400mm f/4.5 VR S vs alternatives mainstream

Vous hésitez entre plusieurs téléobjectifs Nikon Z ? Voici un comparatif décisionnel, orienté usage plutôt que specs. Pour une vision plus large des options, notre sélection des meilleurs objectifs Nikon couvre l’ensemble du parc optique.
400 mm fixe ou zoom 180-600 : lequel est le plus rentable pour débuter en animalier ?
Le zoom 180-600 est plus « rentable » en couverture focale et en budget initial. Le 400 mm fixe est plus « rentable » en taux de réussite et en qualité d’image constante. Le choix dépend de ce qui vous manque le plus : la polyvalence ou la performance brute.
| Objectif | Focale | Ouverture | Poids | Prix neuf | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|---|
| Nikon Z 400mm f/4.5 VR S | 400 mm fixe | f/4.5 | 1 245 g | 3 199,00 € | Qualité max, main levée, action |
| Nikon Z 180-600mm f/5.6-6.3 VR | 180-600 mm | f/5.6-6.3 | 1 955 g | 1 989,00 € | Polyvalence, débutants, budget |
| Nikon Z 100-400mm f/4.5-5.6 VR S | 100-400 mm | f/4.5-5.6 | 1 355 g | 2 689,00 € | Safari, voyage, polyvalence |
| Nikon Z 600mm f/6.3 VR S | 600 mm fixe | f/6.3 | 1 470 g | 4 899,00 € | Portée max, oiseaux distants |
Matrice de décision : quel objectif selon votre usage ?
| Si 80 % de vos photos sont… | Choisissez… | Pourquoi |
|---|---|---|
| Sport rapide (foot, rugby, cyclisme) | 400mm f/4.5 VR S | AF le plus rapide, poids optimisé |
| Oiseaux proches (jardin, mangeoire) | 400mm f/4.5 VR S | Qualité max, + TC-1.4x si besoin |
| Oiseaux distants (affût, rapaces) | 600mm f/6.3 ou 180-600mm | Portée native supérieure |
| Safari / voyage polyvalent | 100-400mm ou 180-600mm | Polyvalence focale |
| Mix sport + animalier occasionnel | 180-600mm | Meilleur rapport couverture/prix |
Nikon Z 400mm f/4.5 VR S
Ce que vous gagnez : Piqué supérieur, AF plus rapide, poids optimisé, meilleur taux de réussite en rafale.
Ce que vous perdez : Polyvalence focale, portée native limitée à 400 mm.
Nikon Z 180-600mm f/5.6-6.3 VR
Ce que vous gagnez : Polyvalence 180-600 mm, portée 600 mm native, prix plus accessible.
Ce que vous perdez : 710 g de plus, AF légèrement moins rapide, piqué en retrait à focale égale.
Pour une réflexion plus poussée sur les super-zooms polyvalents, consultez aussi notre test du Sigma 60-600mm. Et si vous préparez un safari, notre guide des meilleurs objectifs pour safari photo vous aidera à trancher.
Quel boîtier Nikon Z marche le mieux avec ce 400 mm : Z6 III, Z8 ou Z9 ?
Les trois fonctionnent très bien, mais avec des nuances :
- Z9 : Meilleur suivi AF, rafale 20 fps, buffer illimité. Idéal pour sport intensif et oiseaux en vol.
- Z8 : Performances quasi identiques au Z9 dans un boîtier plus compact. Meilleur équilibre pour la plupart des usages.
- Z6 III : Plus léger, moins cher, excellent pour un usage régulier non professionnel. AF légèrement moins performant en basse lumière.
Notre test du Nikon Z6 III détaille ses capacités en suivi AF. Et si vous hésitez avec Sony, notre comparatif Nikon Z8 vs Sony A7R V peut éclairer votre choix système.
FAQ : vos questions sur le Nikon Z 400mm f/4.5 VR S
Conclusion : pour qui ce 400 mm est-il le bon choix ?

Le Nikon NIKKOR Z 400mm f/4.5 VR S est un téléobjectif premium qui tient ses promesses : qualité d’image constante, autofocus rapide et fiable, gabarit maîtrisé pour une utilisation à main levée. Sur le terrain, il permet de ramener un taux de photos nettes élevé en sport et en animalier, à condition de rester dans son domaine de pertinence.
Choisissez-le si : vous voulez le meilleur compromis qualité/poids/AF en focale fixe 400 mm, vous travaillez majoritairement à main levée, et vous acceptez de compléter avec un TC-1.4x quand la portée manque.
Évitez-le si : vous avez besoin de 600-800 mm en permanence (préférez le 600mm f/6.3), vous cherchez une optique polyvalente (préférez le 100-400 ou le 180-600), ou si votre budget est limité.
Prochaine étape : Définissez clairement vos sujets principaux et vos distances de prise de vue habituelles. Si 400 mm (ou 560 mm avec TC) couvrent 80 % de vos besoins, ce téléobjectif vous fera gagner en qualité et en taux de réussite. Sinon, explorez les alternatives zoom pour plus de polyvalence.

