Test complet du Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR. Qualité d’image, AF et légèreté passés au crible. Notre verdict terrain.
Dernière mise à jour : 6 janvier 26
Temps de lecture : 22–26 min
Le Nikon AF-S NIKKOR 500mm f/5.6E PF ED VR intrigue parce qu’il promet quelque chose de rare en photo animalière : une vraie focale de 500 mm pensée pour être transportable et utilisable plus souvent, pas seulement « le jour où on sort le trépied ». Sur le terrain, c’est précisément là que la décision se joue.
Un 500 mm peut transformer vos images d’oiseaux, de mammifères ou de sport extérieur. Mais il peut aussi vous frustrer si vous l’achetez pour de mauvaises raisons : distance insuffisante par rapport au sujet, technique de suivi mal maîtrisée, attentes irréalistes sur la lumière ou la vitesse.
Ce test a un objectif simple : vous aider à décider si ce 500 PF est cohérent pour votre pratique aujourd’hui, y compris si vous êtes en transition vers Nikon Z. On va parler des vraies questions que les fiches techniques évitent souvent : le comportement réel de l’AF en suivi, ce que la technologie PF change concrètement (et ce qu’elle impose en contre-jour), les réglages qui font la différence, et quelles alternatives « mainstream » restent faciles à trouver.
Vous trouverez aussi un protocole de test transparent, pour que vous puissiez comparer nos constats à votre propre terrain — ou vérifier vous-même les points critiques avant un achat d’occasion.
Verdict express : Oui, le Nikon 500mm f/5.6 PF vaut le coup en 2026 si vous cherchez un 500 mm compact pour l’animalier ou le sport et que vous maîtrisez déjà les bases du suivi AF. Il excelle en portage longue durée et main levée. Attention si votre terrain impose souvent des contre-jours marqués (vigilance PF requise) ou si vous avez besoin de polyvalence focale. Sinon, regardez le Z 180-600mm (Nikon Z natif) ou le 200-500mm (zoom polyvalent).
À retenir en 20 secondes
- Pour qui : photographe animalier/sport expérimenté, équipé Nikon reflex F ou hybride Z via FTZ, qui veut un 500 mm portable.
- Forces : compacité exceptionnelle (1 460 g), utilisable à main levée, piqué excellent, AF rapide.
- Limite principale : technologie PF sensible au contre-jour (flare coloré possible si soleil proche du cadre).
- Alternative si zoom : Nikon 200-500 (reflex) ou Z 180-600 (hybride).
Pour qui ce 500 PF est fait (ou pas)

Avant de parler technique, la question la plus utile reste : est-ce que cet objectif correspond à votre façon de photographier ? Voici les profils pour lesquels ce 500 PF fait vraiment sens — et ceux pour lesquels il risque de décevoir.
À qui s’adresse ce téléobjectif ?
À choisir si…
- Vous pratiquez l’affût ou l’approche régulièrement et vous avez besoin d’un 500 mm que vous pouvez porter plusieurs heures sans finir épuisé.
- Vous photographiez des oiseaux ou des mammifères à distance moyenne (15–80 m) et vous maîtrisez déjà les bases du suivi AF.
- Vous cherchez un téléobjectif capable de fonctionner à main levée ou sur monopode, sans dépendre systématiquement d’un trépied lourd.
- Vous êtes équipé Nikon reflex (D500, D850, D5, D6…) ou hybride Z via FTZ, et vous voulez une optique éprouvée.
- Vous acceptez la logique « focale fixe » : pas de zoom arrière possible, il faut cadrer avec les pieds ou accepter de recadrer.
À éviter si…
- Vous débutez en animalier et vous ne savez pas encore quelle focale vous convient (un zoom serait plus formateur).
- Vous avez besoin de polyvalence : passer de 200 mm à 500 mm sans changer d’optique est un vrai confort sur certains terrains.
- Votre terrain impose souvent des contre-jours marqués (soleil dans le cadre, reflets sur l’eau) : le PF demande plus de vigilance.
- Votre budget est serré : le 500 PF reste un investissement conséquent, et des alternatives zoom offrent une portée similaire pour moins cher.
- Vous passez en 100 % Nikon Z et vous préférez éviter la bague FTZ pour des raisons d’ergonomie ou de fluidité AF.
Decision framework : quel téléobjectif selon votre priorité ?
- Priorité = portage léger + focale fixe : 500 PF
- Priorité = polyvalence focale (zoom) : 200-500mm (reflex) ou Z 180-600mm (hybride Z)
- Priorité = natif Nikon Z + amplitude : Z 180-600mm
- Priorité = budget contenu + 600 mm : Tamron 150-600 G2
Ce que vous devez comprendre avant d’investir dans un 500 mm f/5.6
Un 500 mm ne fait pas de miracles. Avant de parler du 500 PF en particulier, quelques réalités de terrain méritent d’être posées pour éviter les déceptions.
500 mm, ça ne « rapproche » pas tout : comment calculer
La focale de 500 mm impressionne sur le papier, mais elle ne compense pas une distance trop grande. Voici une méthode simple pour estimer ce que vous obtiendrez réellement.
Formule pratique : quelle taille dans le cadre ?
Hauteur couverte par le cadre (plein format) ≈ distance × (24 mm / focale)
Exemple à 500 mm et 30 m de distance : 30 × (24/500) = 1,44 m de hauteur couverte.
Un oiseau de 25 cm (type grive, merle) occupe donc 0,25 / 1,44 ≈ 17 % de la hauteur, soit environ 1/6 du cadre.
Pour « remplir » la hauteur du cadre avec un sujet de 25 cm : distance ≈ 500 × 0,25 / 24 ≈ 5,2 m.
Ce que le 500 mm permet vraiment : travailler à des distances « respectueuses » du sujet (15–50 m pour les oiseaux farouches, 30–100 m pour les mammifères) tout en obtenant des images exploitables après un recadrage raisonnable.
Conseil opérationnel : prévoyez systématiquement une approche ou un affût pour réduire la distance, et acceptez un recadrage de 30–50 % sur les petits sujets éloignés.
PF : pourquoi Nikon a fait ce choix (et ce que ça implique en contre-jour)
La lentille Phase Fresnel (PF) est la technologie qui permet au 500 PF d’être aussi compact et léger (1 460 g contre plus de 3 kg pour un 500 mm f/4 classique). Au lieu d’empiler des verres épais pour corriger les aberrations chromatiques, la lentille PF utilise une structure en « marches » microscopiques qui dévie la lumière différemment.
Avantage direct : un objectif plus court, plus léger, utilisable à main levée sans se ruiner le dos. C’est ce qui rend le 500 PF unique dans sa catégorie.
En revanche, la technologie PF a une contrepartie : elle peut produire des artefacts colorés (souvent verts ou magenta) quand une source lumineuse intense se trouve dans ou près du cadre. Ce phénomène, appelé « PF flare », n’est pas systématique, mais il demande une discipline de placement que les optiques classiques n’exigent pas.
Pour recouper les caractéristiques et la terminologie officielle (PF/VR), la fiche Nikon reste la référence.
Reflex F vs Nikon Z via FTZ : ce qui change concrètement
Le 500 PF est une optique en monture F (reflex). Si vous l’utilisez sur un boîtier Nikon Z, vous aurez besoin d’une bague d’adaptation FTZ ou FTZ II.
L’équilibre en main change : la bague ajoute quelques centimètres et déplace le centre de gravité. Ce n’est pas rédhibitoire, mais sur de longues sessions, la prise en main demande un léger temps d’adaptation. Si vous hésitez entre FTZ et FTZ II, notre comparatif FTZ II clarifie les différences.
L’AF reste performant sur Z8/Z9 avec détection des yeux (oiseaux). Sur Z6/Z7 première génération, l’AF peut être légèrement moins réactif qu’avec une optique Z native. Pour un retour détaillé sur l’intégration reflex/hybride, notre test de la bague FTZ détaille les cas d’usage.
Le 500 PF est-il compatible avec votre boîtier ? (attention aux pièges)

Le 500 PF utilise un diaphragme électromagnétique (objectif « E »). Cela signifie qu’il n’est pas compatible avec tous les boîtiers Nikon.
Boîtiers NON compatibles (perte de fonctionnalité)
Les boîtiers suivants ne peuvent pas contrôler l’ouverture électroniquement. Vous ne pourrez utiliser le 500 PF qu’à pleine ouverture (f/5.6), sans possibilité de fermer le diaphragme :
D3000, D40, D40x, D50, D60, D70, D70s, D80, D90, D100, D200, D1 series, D2 series, F6 et reflex argentiques.
Boîtiers COMPATIBLES (fonctionnalité complète)
D5, D6, D4/D4S, D3 series, Df, D850, D810/D810A, D800/D800E, D750, D700, D610, D600, D500, D300/D300S, D7500, D7200, D7100, D7000, D5600, D5500, D5300, D5200, D5100, D5000, D3400, D3300, D3200, D3100.
Nikon Z : tous les boîtiers Z (Z5, Z6, Z6II, Z6III, Z7, Z7II, Z8, Z9, Zf, Z30, Z50, Zfc) via bague FTZ/FTZ II.
Cette information est rarement mise en avant par les vendeurs, mais elle peut créer une vraie déception si vous possédez un ancien boîtier.
Méthodologie de test (protocole transparent et reproductible)
Pour que nos constats soient vérifiables et comparables à votre propre terrain, voici comment nous avons structuré ce test.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, incluant 6 sorties terrain dédiées (2 affûts en forêt, 2 sessions oiseaux en vol, 1 sortie sport extérieur, 1 session « stress test » contre-jour).
- Types de prises de vue : oiseaux posés et en vol (passereaux, rapaces, limicoles), mammifères à l’affût (chevreuil, renard), sport extérieur (rugby amateur).
- Conditions de lumière : aube et crépuscule (lumière rasante), plein soleil de mi-journée, ciel couvert, contre-jour volontaire pour tester le comportement PF.
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D500
Nikon Z8 + FTZ II
TC-14E III (test téléconvertisseur)
Monopode Gitzo GM4562
Trépied carbone + rotule pendulaire
Critères évalués et méthode de mesure
Nous avons évalué cinq critères principaux, chacun avec une méthode de vérification que vous pouvez reproduire :
- Réactivité AF : sur séries de 50 images en rafale (sujet en mouvement), comptage du taux d’images nettes (mise au point sur l’œil ou la zone visée).
- Stabilisation VR : séries de 10 images à différentes vitesses (1/500, 1/250, 1/125, 1/60 s) à main levée, comptage du taux d’images exploitables.
- Piqué : comparaison visuelle centre/bords à 100 % sur des sujets fixes (écorces, plumages), à f/5.6 et f/8.
- Comportement PF/flare : séries avec soleil dans le cadre, hors cadre proche, et en contre-jour latéral. Observation des artefacts colorés.
- Confort d’utilisation : évaluation subjective après 2–3 heures de portage continu (main levée, monopode, bandoulière).
Ce que nous n’avons pas testé
- Pluie battante ou conditions météo extrêmes (humidité forte, gel).
- Très basse lumière (crépuscule avancé, sous-bois dense en hiver).
- Boîtiers D4/D5/D6 (non disponibles pendant la période de test).
- Téléconvertisseur TC-20E III (testé brièvement mais pas de manière exhaustive).
Si ces conditions vous concernent, prenez nos constats avec la réserve appropriée.
Peut-on vraiment photographier à main levée avec ce 500 mm ?
C’est probablement la question la plus fréquente. La réponse courte : oui, le 500 PF est l’un des rares 500 mm réellement utilisables à main levée sur des sessions de 1–2 heures, grâce à son poids de 1 460 g.
Comment mesurer votre propre limite VR
Nikon annonce un gain de 4 stops pour le VR du 500 PF. Ce chiffre est basé sur le protocole normalisé CIPA — utile pour comparer les objectifs entre eux, mais pas toujours représentatif de votre usage réel.
Procédure de test VR (à faire vous-même)
- Choisissez un sujet fixe contrasté (texte, écorce, grillage) à 15–30 m.
- Réglez en mode priorité vitesse. Commencez à 1/500 s.
- Prenez 10 images à main levée, sans appui. Évaluez à 100 % le taux d’images nettes.
- Descendez d’un cran (1/250, puis 1/125, puis 1/60 s). Répétez.
- Votre limite = la vitesse où vous passez sous 70 % de réussite.
Ce que nous avons observé : à main levée, avec une technique correcte (respiration, position stable, coudes au corps), nous obtenons des images exploitables jusqu’à environ 1/125 s — soit un gain réel de 2 à 2,5 stops par rapport à la règle classique (1/focale). Au-delà (1/60 s et moins), le taux de déchets augmente rapidement et l’usage devient aléatoire.
Main levée vs monopode : la règle simple pour décider
Main levée :Idéal pour les sessions courtes (moins d’1 heure), les déplacements fréquents, les sujets imprévisibles où la réactivité prime. Le monopode Gitzo GM4562 peut servir de « canne de marche » tout en restant disponible rapidement.
Monopode :Recommandé dès que la session dépasse 1–2 heures, ou si vous travaillez à des vitesses lentes (affût, faible lumière). Réduit la fatigue et améliore la stabilité sans sacrifier la mobilité.
Trépied :Utile pour l’affût fixe prolongé. Attention : testez VR ON vs OFF selon votre trépied (voir section suivante).
VR sur trépied : ce que dit vraiment le manuel Nikon
Contrairement à une idée reçue, Nikon ne recommande pas de systématiquement désactiver le VR sur trépied avec ce 500 PF.
Ce que dit le manuel Nikon (traduction)
« Les modes NORMAL et SPORT peuvent réduire le flou lorsque l’appareil est monté sur un trépied. Le mode OFF peut cependant produire de meilleurs résultats dans certains cas, selon le type de trépied et les conditions de prise de vue. »
Interprétation pratique : sur un trépied très stable (type Gitzo Systematic ou équivalent) avec pointes sur sol dur et conditions calmes, OFF peut donner des résultats légèrement plus nets. Sur un trépied moins rigide, en extérieur avec du vent, ou sur sol meuble, NORMAL ou SPORT peuvent aider.
Réglages AF par scénario : ce qui fait vraiment la différence
La réactivité AF du 500 PF dépend autant du boîtier et des réglages que de l’objectif lui-même. Voici les configurations que nous avons trouvées les plus efficaces.
Sur reflex Nikon (D500, D850)
Oiseaux en vol (trajectoire prévisible)
- Mode AF : AF-C (continu)
- Zone AF : Suivi 3D ou Zone dynamique 25 points
- Priorité : Déclenchement (pour ne pas rater l’instant)
- Limiteur de focus : 8 m à ∞ (évite le hunting sur les premiers plans)
Oiseaux en vol (trajectoire erratique)
- Mode AF : AF-C
- Zone AF : Zone dynamique 9 ou 25 points (plus réactif que 3D)
- Priorité : Mise au point
Affût / sujets lents
- Mode AF : AF-S (ponctuel) ou AF-C selon préférence
- Zone AF : Point unique
- Conseil : Utilisez le micro-réglage AF si vous constatez un décalage systématique
Sur Nikon Z via FTZ (Z8, Z9, Z6III)
Configuration recommandée
- Mode AF : AF-C
- Zone AF : Détection sujets (oiseaux) + zone large ou auto
- Eye AF : Activé (fonctionne très bien avec le 500 PF via FTZ)
- Limiteur de focus : 8 m à ∞
Le PF est-il problématique en contre-jour ?
C’est le point qui génère le plus de questions — et parfois d’inquiétudes excessives. Voici ce que nous avons réellement observé et comment gérer le problème.
Ce que nous observons vs ce que dit Nikon
Verdict terrain vs marketing
Playbook contre-jour : 6 règles concrètes
- 1. Pare-soleil systématique : ne retirez jamais le HB-84 en extérieur, même par ciel couvert. C’est la première ligne de défense.
- 2. Lentille frontale impeccable : traces de doigts et poussières amplifient le flare PF. Nettoyez avant chaque session (microfibre + souffle).
- 3. Repositionnement 30 cm : si le flare apparaît, un léger déplacement latéral (30–50 cm) suffit souvent à sortir de l’angle critique.
- 4. Main en pare-soleil d’appoint : en cas d’urgence, utilisez votre main gauche pour ombrager la lentille du côté de la source lumineuse.
- 5. Exposer pour les hautes lumières : sous-exposez légèrement (-0,3 à -0,7 EV) pour limiter l’intensité du flare, puis récupérez en post.
- 6. Correction logicielle : Capture NX-D (option « Contrôle des lumières parasites PF ») peut atténuer les artefacts résiduels.
3 scènes à risque (vigilance maximale)
- Eau + soleil rasant : reflets intenses sur l’eau = risque élevé de flare coloré.
- Soleil bas (aube/crépuscule) hors cadre : l’angle critique est souvent atteint.
- Reflets métalliques ou surfaces brillantes : voitures, structures métalliques, vitres.
Qualité d’image : piqué, bokeh, aberrations
Au-delà des performances AF, la qualité optique reste un critère décisif pour un téléobjectif de ce niveau de prix.
Piqué centre et bords
À pleine ouverture (f/5.6), le piqué au centre est excellent — comparable aux meilleures focales fixes Nikon dans cette gamme. Les bords sont légèrement en retrait, mais restent très corrects pour de l’animalier où le sujet est rarement dans les coins.
À f/8, l’homogénéité s’améliore encore, avec des bords qui rattrapent le centre. C’est un réglage à privilégier si la lumière le permet et que vous voulez maximiser la netteté sur l’ensemble du cadre.
Sur capteur APS-C (D500), le facteur de recadrage (1,5×) concentre l’image sur la partie centrale de l’optique — là où le piqué est optimal. C’est un avantage réel pour l’animalier.
Bokeh et transitions
Le bokeh est agréable, avec des transitions douces entre les plans. Sur des arrière-plans de type sous-bois (branches, feuillages), le rendu reste propre sans être « crémeux » comme sur un f/4 ou f/2.8 plus lumineux.
Les hautes lumières d’arrière-plan (reflets sur l’eau, trouées de ciel) conservent une forme relativement ronde, sans « oignons » marqués.
Aberrations chromatiques et franges
Les aberrations chromatiques latérales sont très bien corrigées — c’est précisément l’intérêt de la technologie PF. Sur des plumages contrastés (pie, mésange charbonnière), nous n’avons pas observé de franges colorées gênantes en conditions normales.
Compatibilité téléconvertisseurs : ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) faire

Le 500 PF est compatible avec les téléconvertisseurs Nikon TC-14E III, TC-17E II et TC-20E III. Mais « compatible » ne signifie pas « sans limitations ».
| Téléconvertisseur | Focale effective | Ouverture effective | AF disponible ? | Ce qu’on perd |
|---|---|---|---|---|
| TC-14E III (×1,4) | 700 mm | f/8 | Oui, sur boîtiers supportant f/8* | ~1 stop de lumière, points AF limités sur reflex |
| TC-17E II (×1,7) | 850 mm | f/9,5 | Limité (Z oui, reflex très limité) | ~1,5 stop, AF lent, piqué dégradé |
| TC-20E III (×2) | 1000 mm | f/11 | Z uniquement (reflex : MF seulement)** | ~2 stops, piqué nettement réduit, AF très lent |
*Boîtiers supportant l’AF à f/8 : Z5, Z6, Z6II, Z6III, Z7, Z7II, Z8, Z9, Zf, D5, D6, D500, D4/D4S, Df, D850, D810/D810A, D800/D800E, D750, D600/D610, D7100, D7200, D7500.
**Important : avec un téléconvertisseur attaché, le suivi 3D n’est plus disponible sur les reflex. Vous êtes limité aux points AF centraux.
Notre recommandation : Le TC-14E III (700 mm f/8) est le seul téléconvertisseur vraiment cohérent avec le 500 PF. Le TC-20E III ne devrait être envisagé que sur hybride Z et en très bonnes conditions de lumière. Pour approfondir, voir notre test du TC-14E III et notre avis sur le TC-20E III.
Les 3 erreurs qui ruinent les images au 500 mm
Erreur #1 : Croire que le 500 mm compense la distance
Un sujet trop éloigné reste un sujet trop éloigné. Aucune focale ne remplace l’approche ou l’affût. Prévoyez systématiquement de réduire la distance avant de compter sur la focale.
Erreur #2 : Négliger la vitesse d’obturation
À 500 mm, le flou de bougé est impitoyable. Même avec le VR, ne descendez pas sous 1/500 s pour les sujets en mouvement. La règle « 1/focale » est un minimum, pas un objectif.
Erreur #3 : Oublier que le VR ne compense pas le mouvement du sujet
Le VR stabilise vos tremblements, pas le mouvement de l’oiseau. Pour figer un sujet rapide, vous avez besoin de vitesse — le VR n’y changera rien.
Limites, défauts et points agaçants (sans langue de bois)
- Flare PF en contre-jour : le point le plus discuté. Gérable avec de bonnes pratiques, mais demande une vigilance que les optiques classiques n’exigent pas.
- Focale fixe : pas de zoom arrière possible. Si le sujet est trop proche, vous reculez ou vous recadrez — c’est parfois frustrant.
- Ouverture f/5.6 : moins lumineuse qu’un f/4, ce qui peut limiter les vitesses en basse lumière ou réduire le flou d’arrière-plan.
- Pas de pied Arca-Swiss : le collier de trépied utilise une vis standard, il faut ajouter une plaque si vous utilisez un système Arca.
- Compatibilité boîtiers anciens : les objectifs « E » ne fonctionnent pas complètement sur les reflex antérieurs au D3100.
- Prix : le 500 PF reste un investissement conséquent, même en occasion.
Comparatif rapide : 500 PF vs alternatives mainstream
Si vous hésitez avec un zoom plus polyvalent, notre retour sur le Nikon 200-500mm f/5.6E aide à comprendre ce que vous gagnez (et perdez) face à un fixe de 500 mm. Pour ceux qui sont passés en Nikon Z, notre test du 180-600mm Z détaille les différences.
Quand le 500 PF gagne (et quand il perd)
Nikon 500mm f/5.6 PF
Gagne si : vous privilégiez la compacité, le portage longue durée, la qualité optique d’une focale fixe, et vous acceptez de cadrer avec les pieds.
Zooms 200-500 / 180-600 / 150-600
Gagnent si : vous avez besoin de polyvalence (sujets à distance variable), vous débutez en animalier, ou votre budget est plus serré.
Tableau décisionnel complet

| Modèle | Pourquoi je le choisis | Piège typique | Poids | Prix neuf (Amazon) |
|---|---|---|---|---|
| Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR | Portage léger + piqué fixe premium + main levée crédible | Flare PF en contre-jour, focale unique | 1 460 g | 3 399,01 € |
| Nikon AF-S 200-500mm f/5.6E ED VR | Polyvalence zoom + budget maîtrisé + ouverture constante | Encombrement (2,3 kg), moins compact, AF plus lent | 2 300 g | 821,00 € |
| NIKKOR Z 180-600mm f/5.6-6.3 VR | Natif Z + amplitude 180–600 + AF moderne | Ouverture variable (f/6.3 à 600), poids (2 kg), reflex incompatible | 1 955 g | 1 989,00 € |
| Tamron 150-600mm G2 (Nikon) | 600 mm accessible + prix contenu + polyvalence | Variabilité optique selon exemplaire, poids (2 kg), pas de monture Z native | 2 010 g | 820,00 € |
Si vous cherchez une alternative encore plus légère mais moins longue, le 300mm f/4 PF partage la même philosophie « télé léger » Nikon.
Prix et disponibilité (neuf/occasion)
Prix neuf
Ce prix est indicatif et susceptible d’évoluer selon les périodes et les stocks.
Occasion : fourchettes et points de contrôle
Sur le marché de l’occasion (MPB, eBay, groupes spécialisés), le 500 PF se négocie généralement entre 2 200 € et 2 800 € selon l’état et les accessoires inclus.
Checklist impitoyable avant achat d’occasion
- Test VR : activez le VR, visez un sujet fixe au téléobjectif. Le viseur doit se stabiliser en ~1 seconde. Pas de vibrations parasites, pas de bruit anormal.
- Test AF : montez sur boîtier, passez en AF-C. L’AF doit accrocher rapidement un sujet contrasté à 15–30 m. Pas de hunting excessif, pas de décalage systématique.
- Inspection lentille PF/avant : examinez à contre-jour. Aucune rayure visible, pas de champignon, pas de buée interne. Les traces de doigts se nettoient, les rayures non.
- Test de régularité : prenez 3 séries de 10 images sur un sujet fixe à 3 distances différentes (10 m, 30 m, 80 m). Vérifiez la netteté à 100 %. Pas de décalage aléatoire.
- Red flags : chocs visibles sur le collier/pied, jeu dans la bague de zoom (il n’y en a pas sur ce fixe, mais vérifiez la bague de focus), traces internes, VR qui vibre au repos.
- Accessoires : vérifiez la présence du pare-soleil HB-84, du collier de pied, de la housse CL-M5 d’origine.
FAQ : questions fréquentes sur le Nikon 500mm PF
Conclusion : pour qui et pourquoi choisir ce 500 PF

Le Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR reste en 2026 l’un des rares 500 mm vraiment transportables et utilisables à main levée. Son intérêt principal : permettre de sortir plus souvent avec une vraie focale de 500 mm, sans les contraintes de poids et d’encombrement des optiques classiques.
Si vous faites de l’affût, de l’approche, de l’animalier de terrain régulier et que vous maîtrisez déjà les bases du suivi AF, c’est un choix cohérent — à condition d’accepter la logique « focale fixe » et de rester vigilant en contre-jour.
Si vous débutez, si vous avez besoin de polyvalence, ou si vous êtes 100 % Nikon Z et préférez éviter la bague FTZ, les alternatives zoom (200-500 en monture F, 180-600 en monture Z) méritent d’être considérées.
Points forts
- Compacité exceptionnelle pour un 500 mm (1 460 g)
- Utilisable à main levée sur des sessions longues
- Piqué excellent dès la pleine ouverture
- AF rapide et silencieux
- Compatible Nikon Z via FTZ avec de très bons résultats
- Construction robuste et tropicalisée
Points faibles
- Sensibilité au flare PF en contre-jour
- Focale fixe (pas de polyvalence zoom)
- Ouverture f/5.6 (moins lumineuse qu’un f/4)
- Prix élevé (même en occasion)
- Incompatible avec les anciens boîtiers Nikon (avant D3100)
Et vous, quel est votre terrain ? Si vous avez testé ce 500 PF ou si vous hésitez encore, partagez votre expérience en commentaire — votre retour aidera d’autres photographes à décider.

