Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 vise un point très précis : offrir un zoom standard lumineux pour les hybrides Nikon Z, sans basculer dans le gabarit (et le budget) d’un 24-70 mm f/2.8 « pro ». Sur le papier, la promesse est séduisante : une ouverture constante à f/2.8 pour l’intérieur, le portrait et l’événement, une plage de focales qui couvre l’essentiel du quotidien, et une capacité à s’approcher très près du sujet — jusqu’à 0,19 m à 28 mm — qui peut changer votre façon de photographier en voyage ou en reportage léger.
Mais la vraie question n’est pas « est-ce un bon objectif ? ». C’est plutôt : est-ce le bon compromis pour votre pratique. Parce que ce 28-75 assume deux choix qui comptent sur le terrain : il démarre à 28 mm (pas 24 mm), et il n’est pas positionné comme une optique « sans compromis » face aux zooms Nikon Z plus haut de gamme. Selon que vous photographiez dans des espaces restreints, des paysages, des scènes de rue serrées, ou des portraits à 50–75 mm, cette différence peut être invisible… ou décisive.
Dans ce test, l’objectif est simple : vous aider à trancher vite et proprement. On va distinguer ce qui relève des caractéristiques officielles (distance mini, rapport de reproduction) et ce qui doit être validé en usage réel : confort de cadrage à 28 mm, netteté perçue sur vos scènes, autofocus en lumière difficile, contre-jour, et — si vous filmez — le comportement lors des transitions de mise au point. Le tout avec une méthode claire et reproductible.
Verdict express : Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 est un choix cohérent si vous voulez un transtandard lumineux et polyvalent sur Nikon Z sans passer au zoom pro. Sa limite la plus clivante reste le 28 mm (pas 24). Si vous voyagez « objectif unique » et que f/4 vous suffit, le 24-120 f/4 S peut être plus logique. Si vous exigez le top optique sans compromis, regardez le 24-70 f/2.8 S ou son successeur le 24-70 f/2.8 S II. Pour un usage mixte (famille, événement, portrait, street) avec un budget maîtrisé, c’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix actuels sur Nikon Z.
Pour qui ce zoom standard est (ou n’est pas) fait
Avant d’entrer dans le détail technique, posez-vous une question simple : quel photographe êtes-vous, et dans quelles conditions photographiez-vous le plus souvent ? Ce 28-75 f/2.8 n’est pas universel — aucun objectif ne l’est. Voici comment trancher rapidement.
À qui s’adresse le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 ?
Oui si…
- Vous photographiez régulièrement en intérieur (événements, famille, mariages) et avez besoin de f/2.8 pour gagner de la vitesse sans monter trop en ISO.
- Vous cherchez un zoom unique pour le quotidien (street, voyage, reportage léger) et 28 mm vous suffit côté grand-angle.
- Vous voulez un bon rendu portrait à 50-75 mm avec un flou d’arrière-plan agréable, sans investir dans une focale fixe.
- Le poids et l’encombrement comptent : ce 28-75 pèse 565 g, soit environ 30 % de moins que le 24-70 f/2.8 S.
- Vous filmez occasionnellement (YouTube, vlogs, clips) et cherchez un objectif polyvalent avec une compensation du focus breathing.
- Vous voulez profiter du rapport de reproduction de 0,34× pour des plans rapprochés créatifs.
Non si…
- Vous photographiez souvent dans des espaces très restreints (petits appartements, cuisines étroites, salles de bain) où 24 mm fait vraiment la différence.
- Vous êtes professionnel exigeant et ne tolérez aucun compromis optique (le 24-70 f/2.8 S ou S II reste la référence).
- Vous préférez une plage plus longue (jusqu’à 120 mm ou plus) quitte à perdre un stop de lumière — le 24-120 f/4 S sera plus pertinent.
- Vous avez un budget très serré : le 24-70 f/4 S, moins lumineux mais plus compact et moins cher, peut suffire pour un usage généraliste.
- Vous faites beaucoup de paysage grand-angle : 28 mm peut être frustrant si vous êtes habitué au 24 mm.
- Vous utilisez un boîtier DX (Z50, Zfc, Z30) : l’équivalent 42-112 mm devient un téléobjectif, pas un transtandard.
Ce que Nikon promet (et ce que ça implique en vrai)

La fiche technique officielle du NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 met en avant plusieurs arguments. Voyons ce qu’ils signifient concrètement sur le terrain — et ce qu’il faut vérifier par vous-même. Pour les caractéristiques officielles complètes, référez-vous à la fiche Nikon officielle.
Plage 28–75 mm : le compromis assumé (le cas concret du « pas 24 mm »)
C’est le point qui revient le plus souvent dans les hésitations. Perdre 4 mm côté grand-angle (28 vs 24), est-ce vraiment gênant ?
Verdict terrain vs marketing
Comment savoir si ça vous concerne — test en 10 minutes :
- Montez votre objectif actuel (ou un kit 24-70, 24-105, etc.) à 28 mm.
- Photographiez vos scènes habituelles pendant une semaine.
- Comptez combien de fois vous auriez voulu être à 24 mm.
- Si c’est moins de 10 % de vos images, le 28-75 vous conviendra. Si c’est plus, regardez le 24-70 f/4 S ou le 24-120 f/4 S.
Sur un boîtier à haute résolution (Z7, Z8), vous pouvez recadrer légèrement en post-traitement pour « simuler » un 24 mm, mais vous perdez alors une partie de l’avantage résolution. Ce n’est pas une solution miracle, mais ça dépanne ponctuellement.
La mise au point très rapprochée : à quoi ça sert vraiment
Nikon annonce une distance minimale de mise au point de 0,19 m à 28 mm, avec un rapport de reproduction maximal d’environ 0,34× (soit environ 1:3). C’est remarquablement court pour un zoom standard — beaucoup de 24-70 concurrents plafonnent autour de 0,38 m avec un rapport inférieur.
Distances minimales de MAP selon la focale
En pratique, cela ouvre des possibilités que les photographes sous-estiment souvent :
- Détails en voyage : une assiette de restaurant, une texture de mur, un objet artisanal — vous remplissez le cadre sans changer d’objectif.
- Reportage événementiel : les alliances, les petits objets décoratifs, les mains tenant un verre — le genre de plans « B-roll » qui enrichissent une série.
- Storytelling : alterner grand-angle contextuel et plan serré sur un détail, sans permuter d’optique.
Gabarit, filtre 67 mm, logique de kit
Le 28-75 f/2.8 pèse 565 g et accepte des filtres de 67 mm de diamètre. Ces deux points comptent dans une logique de kit :
- Poids : Comparé au 24-70 f/2.8 S (environ 805 g), c’est une économie de 240 g sur le cou ou dans le sac — significatif sur une journée de marche ou un reportage long.
- Filtres 67 mm : Ce diamètre est partagé avec d’autres optiques Nikon Z (comme le 24-200 f/4-6.3). Si vous possédez déjà des filtres ND ou polarisants en 67 mm, vous évitez d’en racheter.
Pas de stabilisation VR : ce que ça change selon votre boîtier
Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 ne possède pas de stabilisation optique intégrée (VR). Il dépend entièrement de la stabilisation capteur (IBIS) de votre boîtier.
Sur boîtiers plein format (Z5, Z6, Zf, Z7, Z8, Z9) : L’IBIS compense efficacement les tremblements. Vous pouvez descendre à des vitesses relativement basses (1/15s à 28 mm) si vous avez une bonne technique de maintien.
Sur boîtiers DX (Z50, Zfc, Z30) : Attention, certains de ces boîtiers n’ont pas d’IBIS (Z50, Z30) ou un IBIS limité. Sans stabilisation, vous devrez respecter la règle classique (vitesse ≥ 1/focale équivalente, soit 1/60s minimum à 28 mm sur DX).
Sur boîtier DX (APS-C) : que vaut ce 28-75 ?
Monté sur un Z50, Zfc ou Z30, le 28-75 devient un équivalent 42-112 mm. Ce n’est plus un transtandard, mais un téléobjectif polyvalent. Cela peut convenir pour le portrait et le reportage, mais vous perdez tout l’aspect « grand-angle ».
Contexte marché : Tamron, Nikon, et ce que vous devez savoir
Un élément important pour la transparence : le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 partage son design optique avec le Tamron 28-75mm f/2.8 Di III RXD (première génération, modèle A036). Plusieurs analyses (dont Photography Life et Amateur Photographer) confirment que les deux objectifs ont une construction optique identique ou très proche.
Depuis, Tamron a sorti une version améliorée (G2) désormais disponible en monture Nikon Z. Voici ce que cela signifie concrètement :
Ne pas confondre
En 2026, si vous hésitez entre les deux, comparez les prix réels au moment de l’achat. Le Nikon est souvent en promotion ; le Tamron G2 apporte des améliorations mais à un tarif généralement proche. Le choix dépend de votre priorité : garantie/intégration Nikon vs améliorations optiques/AF du G2.
Méthodologie de test (reproductible et transparente)
Un test utile doit permettre au lecteur de reproduire les observations — ou au minimum de comprendre dans quelles conditions elles ont été faites. Voici notre protocole.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 3 semaines en usage quotidien, incluant 2 événements familiaux (anniversaire, réunion de famille), 4 sorties street/voyage, et plusieurs sessions portrait en intérieur.
- Types de prises de vue : portrait (50-75 mm), reportage léger, street, architecture urbaine, quelques plans vidéo (vlogs, interviews).
- Conditions de lumière : intérieur à lumière mixte (tungstène + fenêtre), extérieur plein soleil, contre-jour modéré, basse lumière (fin de journée, intérieur sombre).
Matériel utilisé pour ce test
Nikon Zf (firmware 1.40)
NIKKOR Z 28-75mm f/2.8
Filtre ND variable 67 mm
Trépied Manfrotto BeFree
Boîtiers et réglages (AF-S/AF-C, détection visage/œil, stabilisation boîtier)
Les tests ont été réalisés principalement sur Nikon Z6 III et Zf, en utilisant les modes AF-S (sujets statiques) et AF-C (sujets en mouvement). La détection des yeux était activée pour les portraits. La stabilisation boîtier (IBIS) était active — ce qui est la configuration que la majorité des utilisateurs adopteront.
Comment nous mesurons (méthodes reproductibles)
Pour éviter les impressions vagues, voici comment nous évaluons — et comment vous pouvez reproduire ces tests vous-même :
- Taux de photos nettes : Sur une série de 50 images en conditions données (lumière, mouvement), nous comptons combien sont exploitables à 100 % (netteté sur le point de focus visé). Nous notons le nombre et les conditions, pas un pourcentage sorti de nulle part.
- Flare et ghosting : Séries avec soleil dans le cadre, hors cadre à environ 15°, 30°, 45°. Observation du voile, des artefacts, de la perte de contraste. Nous documentons l’angle et l’intensité.
- Décentrage : Photo d’un mur plat (briques, journal affiché) à différentes focales (28, 50, 75 mm) et ouvertures (f/2.8, f/5.6). Comparaison de la netteté entre les coins gauche et droit à 100 %. Un décentrage prononcé (visible à l’œil) justifie un retour SAV.
- Focus breathing : En vidéo, transition de mise au point manuelle entre un sujet à 1 m et un arrière-plan à 5 m. Observation du changement de cadrage (« zoom » parasite).
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain

Passons aux observations issues de notre utilisation prolongée. Je distingue ce qui est mesurable de ce qui relève du ressenti — et je précise toujours les conditions.
En intérieur : vitesse gagnée à f/2.8 (et limite à connaître)
L’ouverture f/2.8 constante est l’argument principal de ce zoom face à un f/4. En pratique, sur un anniversaire en intérieur (lumière mixte, fenêtres + plafonniers), nous avons pu travailler à 1/125s et ISO 3200-6400 là où un f/4 nous aurait poussés vers ISO 6400-12800 ou des vitesses trop basses pour figer le mouvement.
La limite ? À f/2.8 et à courte distance, la profondeur de champ est très réduite. Sur un groupe de 4-5 personnes alignées différemment, tout le monde ne sera pas net. Il faut alors fermer à f/4 ou f/5.6, ce qui réduit l’avantage de luminosité.
Portrait 50–75 mm : rendu du flou, micro-contraste perçu, franges sur haut contraste
La plage 50-75 mm à f/2.8 produit un flou d’arrière-plan (bokeh) agréable pour le portrait. Le rendu est doux, sans « effet oignon » prononcé sur les hautes lumières d’arrière-plan. Le micro-contraste — cette impression de « relief » sur les textures — est correct sans atteindre le niveau des meilleures focales fixes.
Sur les zones à fort contraste (cheveux noirs sur ciel clair, branches sur fond lumineux), des franges colorées (aberration chromatique latérale) peuvent apparaître, surtout à pleine ouverture et en bord de cadre. Ces franges se corrigent facilement dans Lightroom ou Camera Raw (correction automatique du profil), mais il faut savoir qu’elles existent sur les fichiers bruts. Pour mieux comprendre ce phénomène et le traiter, consultez notre guide sur l’aberration chromatique.
Voyage/street : le vrai sujet, c’est 28 mm (et comment on s’adapte)
En voyage urbain (ruelles, marchés, scènes de rue), nous avons volontairement testé la limite des 28 mm. Verdict : sur les scènes que nous avons documentées, les moments où nous aurions voulu 24 mm se comptent sur les doigts d’une main : un intérieur de boutique étroit, une façade depuis un trottoir étroit, une photo de groupe dans un couloir.
La solution ? Accepter de reculer quand c’est possible, ou de faire un pas de côté pour changer de perspective. Ce n’est pas toujours faisable (mur dans le dos, circulation), mais c’est rarement bloquant en extérieur.
Qualité d’image : ce qu’il faut regarder (sans se perdre)
Les tests « labo » mesurent des paramètres précis (MTF, distorsion, vignettage). Mais sur le terrain, ce qui compte, c’est ce que vous percevez sur vos images. Voici comment juger sans mire.
Netteté centre/bords : comment juger sans mire de labo
À f/2.8, le centre de l’image est net et contrasté. Les bords sont légèrement moins définis — c’est normal pour ce type d’optique et cette ouverture. En fermant à f/5.6 ou f/8, la netteté s’homogénéise sur tout le cadre.
Test maison pour évaluer votre exemplaire :
- Photographiez un mur de briques ou une façade avec beaucoup de détails fins, de face, sur trépied.
- Faites une série à chaque focale (28, 50, 75 mm) et ouverture (f/2.8, f/4, f/5.6, f/8).
- Comparez le centre et les quatre coins à 100 % dans Lightroom.
- Si un coin est systématiquement plus flou que son opposé, c’est peut-être un décentrage — à faire vérifier.
Vignettage et distorsion : quand c’est visible, quand c’est anecdotique
Le vignettage (assombrissement des coins) est présent à f/2.8, surtout à 28 mm (plus de 2 stops dans les coins extrêmes selon nos observations). Il se réduit nettement à f/5.6. En pratique, le profil de correction Lightroom/Camera Raw le supprime automatiquement si vous le souhaitez.
La distorsion en barillet à 28 mm est modérée (type « moustache »). Elle se remarque sur des lignes droites en bord de cadre (architecture, horizons). Là encore, le profil de correction la neutralise. Si vous shootez en JPEG avec corrections activées dans le boîtier, vous ne la verrez même pas.
Pour comprendre comment fonctionnent les lentilles asphériques utilisées dans ce type d’objectif pour réduire les aberrations, consultez notre article sur les objectifs asphériques.
Aberrations chromatiques : reconnaître et corriger vite
Comme évoqué plus haut, des franges violettes ou vertes peuvent apparaître sur les contours à fort contraste. C’est un défaut optique classique, plus visible à pleine ouverture. La correction est simple : cochez « Supprimer l’aberration chromatique » dans Lightroom, ou activez le profil objectif. Résultat : les franges disparaissent en un clic.
Autofocus, ergonomie, usage long terme
Un objectif, c’est aussi une expérience au quotidien : rapidité de mise au point, sensations à l’usage, résistance dans le temps.
AF photo : précision, constance, comportement en basse lumière
Sur Z6 III et Zf, l’autofocus du 28-75 f/2.8 s’est montré rapide et précis dans la majorité des situations. La détection des yeux accroche bien, même en AF-C sur des sujets en mouvement modéré (marche, gesticulation).
En basse lumière (intérieur sombre, fin de journée), l’AF reste fonctionnel mais ralentit légèrement. Nous avons observé quelques hésitations (pompage) dans des situations extrêmes, mais rien de bloquant pour un usage courant. Pour améliorer vos résultats, pensez à consulter notre guide pour maîtriser la mise au point.
Bague(s), personnalisations, sensations
La bague de zoom est fluide, sans jeu excessif (rotation d’environ 60° de 28 à 75 mm). La bague de contrôle (focus by wire par défaut) est réactive, sans latence perceptible. Elle peut être assignée à ISO, ouverture ou compensation d’exposition — pratique pour ceux qui préfèrent ajuster sans quitter le viseur.
Ce qui peut agacer certains utilisateurs : l’absence de commutateur AF/MF sur le fût (il faut passer par le menu boîtier), l’absence de bouton personnalisable (présent sur les optiques S-Line), et une construction qui, bien que solide, ne donne pas le même « sentiment de robustesse premium » que le 24-70 f/2.8 S.
Résistance poussière/humidité : ce que ça autorise (et ce que ça n’autorise pas)
Nikon indique une protection contre la poussière et les éclaboussures (joints d’étanchéité internes et externes, revêtement fluoré sur la lentille frontale). En pratique, cela signifie que vous pouvez l’utiliser sous une pluie fine ou dans un environnement poussiéreux modéré. Ce n’est pas une tropicalisation « pro » niveau S-Line — évitez les averses prolongées ou l’immersion. Le guide officiel Nikon précise les précautions à prendre.
Vidéo : est-ce un bon zoom « YouTube pragmatique » ?
De plus en plus de photographes filment aussi. Voici ce que donne le 28-75 f/2.8 en contexte vidéo.
Transitions de mise au point et pompage
L’AF en vidéo est fluide, sans à-coups brutaux lors des transitions de mise au point (sujet proche → arrière-plan). Le moteur pas-à-pas (STM) permet des changements de focus silencieux — important si vous enregistrez le son ambiant ou une voix off.
Le « pompage » (l’AF qui cherche) peut survenir si le contraste est faible ou si vous passez devant une zone très uniforme. C’est un comportement normal, pas spécifique à cet objectif.
Focus breathing : comment l’observer et décider si c’est bloquant
Le focus breathing, c’est ce léger changement de cadrage (effet « zoom ») quand la mise au point passe du premier plan à l’arrière-plan. Nikon met en avant une compensation/suppression du breathing sur cet objectif.
Verdict terrain vs marketing
Le setup simple si vous filmez souvent
Pour un kit vidéo minimaliste et efficace :
- Boîtier avec stabilisation capteur (Z6 III, Zf, Z8…)
- NIKKOR Z 28-75mm f/2.8
- Filtre ND variable 67 mm (pour contrôler l’exposition en extérieur à grande ouverture)
- Micro externe (shotgun ou cravate)
- Mini trépied ou monopode pour la stabilité
Points forts et limites
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent légitimement vous faire hésiter — ou vous convaincre.
Points forts
- F/2.8 constant : un vrai gain en intérieur et basse lumière.
- Distance de mise au point très courte (0,19 m à 28 mm) avec rapport de reproduction 0,34× : polyvalence accrue.
- Poids contenu (565 g) : confortable pour une journée de marche ou de reportage.
- Bokeh agréable pour le portrait à 50-75 mm.
- Focus breathing compensé : utilisable en vidéo sans effet parasite marqué.
- Prix nettement plus accessible que le 24-70 f/2.8 S.
- Filtre 67 mm partageable avec d’autres optiques.
- Joints d’étanchéité et revêtement fluoré sur la lentille frontale.
Limites
- Démarre à 28 mm, pas 24 : peut manquer en intérieur restreint ou pour le paysage.
- Qualité optique « très bonne » mais pas au niveau du 24-70 f/2.8 S (compromis assumé).
- Aberrations chromatiques visibles à pleine ouverture sur hauts contrastes (corrigibles en post).
- Vignettage marqué à f/2.8, surtout à 28 mm (corrigible en post).
- Pas de stabilisation VR : dépend de l’IBIS du boîtier.
- Pas de commutateur AF/MF ni de bouton personnalisable sur le fût.
- Tropicalisation moins poussée que les optiques S-Line.
- Sur boîtier DX (APS-C) : devient un 42-112 mm, perd son utilité « transtandard ».
Quand changer de stratégie ? Si le 28 mm vous frustre régulièrement, regardez le 24-70 f/4 S (plus compact, 24 mm, moins lumineux) ou le 24-120 f/4 S (plage étendue, f/4 constant). Si vous exigez le maximum optique sans compromis, le 24-70 f/2.8 S ou le nouveau 24-70 f/2.8 S II restent les références — mais à un prix et un poids supérieurs.
Comparatif 2026 : NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 vs alternatives Nikon Z et Tamron

Le choix d’un zoom standard dépend de vos priorités. Ce tableau vous aide à décider selon votre profil — mis à jour avec les alternatives actuellement disponibles.
Tableau décisionnel (prix indicatifs janvier 2026)
| Objectif | Pour qui | Pourquoi | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 | Polyvalence + f/2.8 budget maîtrisé | Zoom standard lumineux, compromis 28 mm, garantie Nikon | 899,00 € |
| Tamron 28-75mm f/2.8 G2 (Nikon Z) | Alternative améliorée, photo/vidéo | Design G2 amélioré, AF VXD rapide, Tamron Lens Utility | 729,00 € |
| NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S | Usage pro / exigence optique | 24 mm, qualité S-Line, tropicalisation pro | 1 899,00 € |
| NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II | Pro 2025+ / zoom interne / vidéo | Nouveau design, zoom interne, AF amélioré, plus léger que le S | 2 589,00 € |
| NIKKOR Z 24-120mm f/4 S | Voyage / un seul objectif polyvalent | Plage 24-120 mm énorme, f/4 constant, très polyvalent | 796,98 € |
| NIKKOR Z 24-70mm f/4 S | Budget/poids, usage quotidien léger | Compact, 24 mm utile, moins lumineux mais accessible | 712,29 € |
Pour une analyse plus large de la catégorie, consultez notre guide des meilleurs objectifs 24-70mm.
La règle des 3 choix
- Vous voulez f/2.8 + budget maîtrisé + poids léger ? → NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 ou Tamron G2 (comparez les prix au moment de l’achat).
- Vous voulez f/2.8 + 24 mm + qualité pro maximale ? → NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S ou S II.
- Vous voulez un seul objectif pour tout (voyage, quotidien) et f/4 vous suffit ? → NIKKOR Z 24-120mm f/4 S.
NIKKOR Z 28-75mm f/2.8
Idéal si vous acceptez le compromis 28 mm pour gagner en luminosité, poids et prix. Garantie et intégration Nikon natives. Meilleur choix pour un usage mixte (famille, événement, portrait, street) sans viser le haut de gamme absolu.
Tamron 28-75mm f/2.8 G2 (Nikon Z)
Design amélioré par rapport au G1 (base du Nikon). AF VXD plus rapide, qualité optique légèrement supérieure selon les tests. Compatible Tamron Lens Utility pour personnalisation. À considérer si les prix sont proches.
Si vous envisagez de construire un kit f/2.8 cohérent (28-75 + télézoom), notre test du NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 vous donnera des repères.
Prix et disponibilité
Prix indicatif, susceptible d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Si vous venez d’un parc d’objectifs Nikon F (reflex), n’oubliez pas que vous aurez peut-être besoin de la bague d’adaptation. Consultez notre verdict sur la bague Nikon FTZ après usage intensif.
Que faire si vous suspectez un problème sur votre exemplaire
Comme tout objectif, le 28-75 peut présenter des variations d’exemplaire (décentrage, AF défaillant). Voici comment réagir :
- Décentrage suspecté : Faites le test du mur plat décrit plus haut. Si un coin est systématiquement plus flou que son opposé à toutes les focales, c’est probablement un décentrage.
- AF erratique : Testez avec un autre boîtier si possible. Mettez à jour le firmware de votre boîtier. Si le problème persiste, c’est peut-être un défaut objectif.
- Bruits anormaux : Un léger bruit STM est normal. Des cliquetis ou grincements ne le sont pas.
Questions fréquentes
Conclusion : pour qui et dans quelles conditions

Le NIKKOR Z 28-75mm f/2.8 n’est pas un objectif « au rabais » : c’est un choix réfléchi pour les photographes Nikon Z qui veulent un zoom standard lumineux, polyvalent et maniable, sans basculer dans le prix et le poids du haut de gamme absolu.
Il est fait pour vous si : vous photographiez régulièrement en intérieur, en événement familial, en voyage, en street, et que 28 mm vous suffit côté grand-angle. Il excelle aussi en portrait à 50-75 mm avec un bokeh agréable, et son rapport de reproduction de 0,34× ouvre des possibilités créatives que beaucoup de concurrents n’offrent pas à cette distance.
Il n’est pas fait pour vous si : vous avez absolument besoin de 24 mm (espaces très restreints, paysage grand-angle), vous exigez une qualité optique sans aucun compromis, vous préférez une plage plus longue quitte à sacrifier la luminosité (24-120 f/4 S), ou vous utilisez principalement un boîtier DX.
Si vous hésitez entre le Nikon et le Tamron G2, comparez les prix réels au moment de l’achat — le Nikon est souvent en promotion, ce qui peut inverser l’équation.
Si vous hésitez encore, le test terrain reste la meilleure solution : louez l’objectif un week-end, ou empruntez-le, et confrontez-le à vos scènes habituelles. Vous saurez en quelques heures si le compromis 28 mm vous convient — ou pas.

