Mis à jour le 19 décembre 25 · Temps de lecture : 19 min
Le Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM intrigue parce qu’il promet un trio rare sur le terrain : un vrai grand-angle « utile » pour raconter une scène, une ouverture f/1.8 pour sauver des intérieurs sans monter trop haut en ISO, et une capacité macro 0,5× pour passer du plan large au détail en quelques secondes. Sur le papier, c’est exactement l’objectif qu’on a envie de laisser vissé sur un EOS R en voyage, en photo de rue, ou quand on tourne des séquences simples type vlog.
Le problème, c’est que les objectifs « polyvalents » cachent souvent une facture : distorsion visible sur les lignes droites, bords moins convaincants que le centre, flare capricieux au contre-jour, ou autofocus qui respire/pompe en vidéo. Et côté macro, une question revient tout le temps : 0,5×, est-ce vraiment exploitable… ou juste un argument marketing ? La réponse dépend moins du chiffre que de la distance de travail, de la lumière disponible, et de votre tolérance aux prises ratées quand on s’approche vraiment.
Dans ce test, on va traduire les specs en décisions concrètes : ce que ce 24 mm change en intérieur et en voyage, ce qu’il vaut en vlog à main levée (stabilisation + AF), jusqu’où on peut aller en macro sans s’énerver, et dans quels cas il vaut mieux choisir un RF 28 mm pancake, un RF 35 mm macro, ou carrément un ultra grand-angle. Pour recouper les données annoncées (distance mini, rapport macro, commandes), je renvoie aussi aux caractéristiques officielles Canon, puis on traduit ces chiffres en impact réel sur le terrain.
Oui, le Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM vaut le coup si vous cherchez un fixe léger pour intérieur, voyage et vlog, avec une vraie marge en basse lumière et une macro 0,5× utile pour des plans rapprochés occasionnels. À éviter si vous refusez les corrections de distorsion, faites de la macro régulière à distance confortable, ou exigez un focus breathing quasi invisible en vidéo.
Le Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM est-il un bon objectif polyvalent ?
Oui, c’est l’un des fixes RF les plus polyvalents du catalogue Canon. Il combine grand-angle utile (24 mm), ouverture lumineuse (f/1.8), stabilisation optique 5 stops, et macro 0,5× dans un boîtier compact de 270 g. Pour le vlog, l’intérieur et le voyage, c’est un choix cohérent. En revanche, ses compromis (distorsion, bords, breathing) le destinent aux usages généralistes plutôt qu’aux exigences techniques pointues.
À qui s’adresse ce 24 mm f/1.8 ?
Oui si…
- Vous filmez des vlogs à main levée et avez besoin d’un AF silencieux + stabilisation combinée (IS + IBIS sur R5/R6/R6 II/R7).
- Vous photographiez en intérieur ou en basse lumière sans vouloir dépasser ISO 3200 trop souvent.
- Vous voyagez léger et cherchez un fixe compact qui reste vissé sur le boîtier (270 g, filtre 52 mm).
- Vous faites de la macro occasionnelle (nourriture, textures, objets) sans exigence de distance de travail confortable.
- Vous aimez alterner plan large contextuel et plan rapproché détail, sans changer d’objectif.
Non si…
- Vous photographiez de l’architecture avec des lignes droites et refusez d’appliquer une correction de distorsion systématique.
- Vous faites de la macro « sérieuse » régulière (insectes, bijoux, produits e-commerce) : la distance de travail de 9 cm est trop courte.
- Vous tournez des vidéos cinéma exigeantes où le focus breathing doit être invisible (variation ~5-8 % mesurée).
- Vous voulez un piqué bords irréprochable dès la pleine ouverture, sans compromis.
- Vous préférez un cadrage plus « naturel » type 35 mm pour le portrait environnemental.
Ce que ce 24 mm change vraiment sur le terrain
Un 24 mm, c’est plus large qu’un 35 mm classique, mais moins extrême qu’un 16 mm. Concrètement, ça veut dire quoi au quotidien ?
24 mm en pratique : cadrage, storytelling, intérieur, rue
À 24 mm, vous incluez le contexte sans écraser votre sujet. En intérieur (salon, cuisine, chambre d’hôtel), c’est souvent la focale qui permet de montrer l’espace sans reculer contre le mur. En street, vous captez l’ambiance d’une scène de rue sans vous coller aux passants. Le compromis : les sujets proches des bords subissent une légère déformation de perspective (effet « étirement »), visible sur les visages placés aux extrémités du cadre.
Ouverture f/1.8 : quand ça sert (et quand ça ne sert pas)
L’ouverture f/1.8 apporte deux choses : une marge en basse lumière (environ 1,3 stop de plus qu’un f/2.8) et un flou d’arrière-plan plus marqué qu’avec un zoom de kit. Mais à 24 mm, le bokeh reste modéré même à f/1.8 : la profondeur de champ est naturellement plus grande qu’à 50 ou 85 mm. Vous obtiendrez un joli détachement du sujet à courte distance (portrait serré, macro), mais pas un « mur de flou » derrière un sujet à 3 mètres.
En pratique, f/1.8 sert surtout à garder des vitesses d’obturation correctes en intérieur (1/60 s à 1/125 s) sans pousser l’ISO au-delà de 1600-3200. Pour le bokeh « esthétique », fermez plutôt à f/2.8 ou f/4 : le rendu reste agréable et vous gagnez en piqué sur les bords.
Le Canon RF 24mm f/1.8 est-il bon pour le vlog à main levée ?
Oui, c’est l’un des meilleurs fixes RF pour le vlog. La stabilisation IS 5 stops, combinée à l’IBIS des boîtiers compatibles (R5, R6, R6 II, R7), offre des séquences fluides sans gimbal. L’AF STM est silencieux et le cadrage 24 mm inclut le contexte même bras tendu. Seul bémol : le focus breathing visible si vous faites des transitions de mise au point marquées (environ 5-8 % de variation de cadrage mesurée).
Le RF 24mm f/1.8 intègre une stabilisation optique (IS) annoncée à 5 stops par Canon. Combinée à l’IBIS d’un boîtier compatible, vous atteignez théoriquement 6,5 stops. Voici ce que j’ai observé en conditions réelles :
| Configuration boîtier | IBIS ? | Vitesse mini exploitable (photo nette 80 %) | Observation terrain |
|---|---|---|---|
| EOS R5 / R6 / R6 II / R7 | Oui | 1/2 s à 1 s (sujet statique) | Très efficace, pose longue main levée possible |
| EOS R8 / R10 / R50 / R100 | Non | 1/8 s à 1/15 s | IS objectif seul, suffisant pour intérieur statique |
| Vidéo vlog (marche, bras tendu) | Selon boîtier | — | IS + IBIS = séquences exploitables sans gimbal, micro-tremblements visibles en 4K 100 % |
Ne pas confondre
Méthodologie de test (conditions réelles)

Pour que ce test vous serve à décider, voici exactement comment j’ai utilisé cet objectif et ce que j’ai mesuré.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 3 semaines, environ 2 500 déclenchements + 4 heures de vidéo.
- Types de prises de vue : street/voyage (4 sorties urbaines Paris), intérieur (appartement, restaurant, musée), vlog à main levée (marche + parole), macro (nourriture, objets, textures).
- Conditions de lumière : plein soleil, ciel couvert, intérieur sombre (ISO 1600-6400), contre-jour direct (test flare).
- Météo : sec, températures 8-15 °C (pas de test pluie/humidité extrême).
Matériel utilisé pour ce test
Canon EOS R7 (APS-C, IBIS)
Canon EOS R8 (plein format, sans IBIS)
Filtre ND variable 52 mm (vidéo extérieur)
Micro Rode VideoMic GO II (test bruit AF)
Comment on juge : piqué perçu, déchets, contre-jour, corrections, audio AF
Je ne fais pas de tests MTF en laboratoire, mais j’applique une grille d’évaluation reproductible sur le terrain. Voici mes critères :
- Piqué perçu : netteté au centre et aux bords à 100 % sur écran calibré, à différentes ouvertures (f/1.8, f/2.8, f/5.6, f/8).
- Taux de déchets : pourcentage de photos floues (mise au point ratée ou bougé) sur une série de 50 images dans des conditions données.
- Contre-jour : apparition de flare, perte de contraste, voile, artefacts colorés.
- Corrections nécessaires : distorsion et vignettage visibles avant/après correction automatique (Lightroom, DPP).
- Bruit AF en vidéo : audibilité du moteur STM avec micro intégré et micro externe.
- Focus breathing : variation de cadrage en % entre MAP infini et MAP mini, mesurée sur mire.
Mesures terrain : les chiffres qui comptent
Peut-on vraiment faire de la macro avec le Canon RF 24mm f/1.8 ?
Oui, pour des sujets de taille moyenne (nourriture, objets, textures), mais non pour de la macro « sérieuse » régulière. Le rapport 0,5× permet de photographier un objet de 7 cm qui remplira la largeur du cadre plein format. C’est suffisant pour Instagram, un plat au restaurant ou un détail de voyage. En revanche, la distance de travail très courte (9 cm lentille-sujet) complique l’éclairage et augmente les ratés.
Macro 0,5× : ce que vous pouvez photographier « pour de vrai »
Le rapport 0,5× (ou 1:2) signifie que le sujet est reproduit à la moitié de sa taille réelle sur le capteur. Concrètement, un objet de 7 cm remplit la largeur du cadre plein format. C’est suffisant pour photographier une tasse de café en gros plan, une texture de tissu, une fleur de taille moyenne, ou un plat pour Instagram.
En revanche, pour des sujets plus petits (insectes, détails de bijoux, composants électroniques), vous serez limité. Un vrai macro 1:1 comme le Canon RF 100mm f/2.8 L Macro IS USM reste indispensable si la macro devient prioritaire dans votre pratique. Pour une vue d’ensemble, consultez notre comparatif des meilleurs objectifs macro.
Verdict terrain vs marketing
Quelle distance de mise au point et quelle distance « utile » en macro ?
La distance minimale de mise au point est de 14 cm (mesurée depuis le plan du capteur). Mais ce qui compte vraiment, c’est la distance entre la lentille frontale et le sujet : environ 9 cm en pratique (mesurée sans pare-soleil, à MAP mini). C’est très court. Conséquences :
- Lumière : votre objectif projette son ombre sur le sujet. Il faut un éclairage latéral ou un anneau LED.
- Stabilité : à cette distance, le moindre mouvement crée du flou. Le taux de déchets monte vite (j’ai mesuré ~15 % de ratés en série rapide, contre 5 % à distance normale).
- Confort : pour les sujets vivants (insectes, animaux), vous êtes trop près pour ne pas les faire fuir.
Le moteur STM est-il assez rapide pour du reportage et de la vidéo ?
Oui, le moteur STM est suffisamment rapide pour le reportage décontracté, la street et le voyage. Il n’est pas aussi véloce qu’un USM Nano sur les séries L, mais pour un usage non sportif, ça passe. En vidéo, c’est son terrain de jeu naturel : transitions douces et bruit minimal.
Avec un micro externe (Rode VideoMic GO II), le bruit de mise au point est quasi inaudible (3/10 sur mon échelle). Avec le micro intégré du boîtier, on perçoit parfois un léger « clic » au démarrage de l’AF, mais rien de rédhibitoire pour du vlog.
Le pompage (hunting) apparaît surtout en basse lumière extrême (ISO 12800+) ou sur des sujets à faible contraste. Sur un R6 II avec détection œil/visage, l’AF reste accroché dans 95 % des cas en conditions normales.
Quels sont les défauts du Canon RF 24mm f/1.8 ? (Transparence)
Aucun objectif n’est parfait. Les principales limites du RF 24mm f/1.8 sont : une distorsion en barillet marquée sans correction logicielle, un piqué bords en retrait à f/1.8, une distance de travail macro très courte (9 cm), un focus breathing visible en vidéo (5-8 %), et du flare en contre-jour direct. Ces compromis sont acceptables pour un usage généraliste, mais peuvent gêner les usages exigeants.
Le Canon RF 24mm f/1.8 est-il net sur les bords pour l’architecture ?
Avec correction de distorsion activée (automatique dans Lightroom/DPP), oui. À f/1.8, les bords sont en retrait par rapport au centre (netteté ~70 % du centre). À f/4-f/5.6, le piqué devient homogène sur tout le cadre. Sans correction, les lignes droites seront courbes en périphérie (distorsion en barillet visible). Si vous refusez toute correction logicielle, préférez un objectif à distorsion plus faible.
Le vignettage est modéré à f/1.8 (coins plus sombres d’environ 1,5 IL) et disparaît presque à f/2.8. Là encore, la correction automatique règle le problème en un clic.
Flare et contre-jour : les situations à risque et les parades
Le RF 24mm f/1.8 gère correctement le contre-jour modéré (soleil hors cadre, lumière rasante). En revanche, avec le soleil dans le cadre, vous verrez apparaître des artefacts de flare (traînées vertes/magenta) et une perte de contraste globale.
Parades efficaces :
- Utilisez le pare-soleil EW-65B (vendu séparément, ~40-50 €) : il réduit significativement le flare latéral.
- Fermez légèrement (f/4 à f/5.6) : les artefacts diminuent.
- Décalez légèrement le cadrage pour placer le soleil derrière un élément (arbre, bâtiment).
Le focus breathing est-il gênant en vidéo ?
Le focus breathing (changement de focale apparente pendant la mise au point) est présent et modéré à visible selon la distance. J’ai mesuré une variation de cadrage de 5-8 % entre l’infini et la MAP mini. Pour du vlog, ce n’est généralement pas gênant. Pour des productions cinéma exigeantes avec rack focus, ça peut poser problème.
Les transitions de MAP sont fluides (point fort du STM), mais on observe parfois des micro-corrections en suivi continu, surtout en basse lumière. Si vous êtes sensible à ça, testez en conditions réelles avant d’acheter.
Avantages
- Polyvalence réelle : grand-angle + f/1.8 + macro 0,5× dans un boîtier compact (270 g).
- Stabilisation efficace, surtout combinée à l’IBIS (poses longues main levée possibles).
- AF STM silencieux et fluide, idéal pour la vidéo et le vlog.
- Filtre 52 mm partagé avec d’autres fixes RF (économie sur les filtres ND/pola).
- Prix contenu par rapport aux séries L (milieu de gamme accessible).
- Bague de contrôle personnalisable (ISO, ouverture, compensation d’exposition).
Inconvénients
- Distorsion en barillet marquée sans correction logicielle.
- Piqué bords en retrait à f/1.8 (s’améliore nettement à f/2.8-f/4).
- Distance de travail macro très courte (9 cm), complique l’éclairage.
- Focus breathing modéré à visible en vidéo (5-8 %, gênant pour le cinéma).
- Flare présent en contre-jour direct avec soleil dans le cadre.
- Pas d’étanchéité annoncée (prudence sous la pluie).
- Pare-soleil EW-65B vendu séparément.
Quelle différence entre le RF 24mm f/1.8 et le RF 28mm f/2.8 ?

Le RF 24mm f/1.8 offre plus de luminosité (+1,3 stop), une stabilisation intégrée et une capacité macro 0,5×, mais pèse 270 g. Le RF 28mm f/2.8 pancake mise sur la compacité absolue (120 g) et la discrétion, mais sans IS ni macro. Choisissez le 24mm pour le vlog/intérieur/basse lumière, le 28mm pour la street minimaliste où la taille prime.
Si vous hésitez entre un 24 mm et un objectif plus « passe-partout », notre test du Canon RF 24-105mm f/4-7.1 IS STM aide à comprendre ce que vous gagnez en polyvalence… et ce que vous perdez en ouverture. Pour une comparaison honnête, on mettra aussi ce 24 mm face au Canon RF 28mm f/2.8 STM, parce que sur le terrain, le vrai match c’est souvent « pancake ultra discret » vs « f/1.8 stabilisé + macro ».
Tableau décisionnel : RF 24mm vs alternatives RF mainstream
| Modèle | Profil idéal | Point fort clé | Point faible clé | Prix neuf indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM | Vlog + intérieur + macro occasionnelle | f/1.8 + IS + macro 0,5× | Distorsion, breathing | 626,72 € |
| Canon RF 28mm f/2.8 STM | Ultra discret, street, voyage minimaliste | Compacité « pancake » (120 g) | f/2.8 + pas de macro 0,5× + pas d’IS | 331,00 € |
| Canon RF 35mm f/1.8 Macro IS STM | Polyvalent reportage, portrait environnemental | Perspective plus naturelle + macro 0,5× | Moins large, cadrage différent | 535,00 € |
| Canon RF 16mm f/2.8 STM | Vlog très large, petits espaces, immersif | Ultra grand-angle léger (165 g) | Déformations très marquées, f/2.8 | 485,18 € |
Canon RF 24mm f/1.8
Choisissez-le si vous voulez un fixe polyvalent avec marge en basse lumière, stabilisation intégrée et capacité macro occasionnelle. Idéal pour vlog, intérieur, voyage léger.
Canon RF 28mm f/2.8
Choisissez-le si la compacité absolue prime sur tout le reste. Parfait comme « objectif oublié sur le boîtier » pour la street pure, mais vous perdez 1,3 stop de lumière et la macro.
Et si votre usage « macro » devient plus sérieux (produit, textures, détails), le test du Canon RF 100mm f/2.8 L Macro IS USM vous montrera quand un vrai macro change réellement la donne. Pour situer ce 24 mm dans un kit complet, consultez aussi notre guide des meilleurs objectifs Canon RF en 2025.
Prix, disponibilité et meilleure alternative selon votre usage
Prix neuf indicatif (Amazon.fr) – décembre 2025
Voici les tarifs actuels des principales options évoquées dans ce test :
- Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM
- Canon RF 28mm f/2.8 STM
- Canon RF 35mm f/1.8 Macro IS STM
- Canon RF 16mm f/2.8 STM
- Canon RF 24-105mm f/4-7.1 IS STM (option zoom)
En occasion, le RF 24mm f/1.8 se trouve entre 400 et 480 € selon l’état (vérifiez l’absence de poussières internes et le bon fonctionnement de l’IS).
Mini-guide de choix : 3 scénarios
- « Je veux le plus discret possible » → Canon RF 28mm f/2.8 STM. Pancake ultra compact, parfait pour oublier qu’on a un appareil.
- « Je veux vlog/intérieur + marge low light » → Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM. Le meilleur compromis luminosité/stabilisation/polyvalence.
- « Je veux un quotidien plus polyvalent + détails » → Canon RF 35mm f/1.8 Macro IS STM. Cadrage plus naturel, moins de distorsion, même capacité macro.
Sur APS-C (R7, R10, R50), ça équivaut à quoi et c’est cohérent ?
Monté sur un boîtier APS-C Canon (facteur de crop 1,6×), ce 24 mm devient un équivalent 38 mm. C’est un cadrage proche du 35 mm « classique » plein format : polyvalent, ni trop large ni trop serré, idéal pour le reportage du quotidien.
Points d’attention sur APS-C :
- R7 : a l’IBIS → vous bénéficiez de la combinaison IS + IBIS, très efficace (jusqu’à 7-8 stops selon Canon).
- R10/R50/R100 : pas d’IBIS → vous comptez uniquement sur l’IS de l’objectif (5 stops théoriques, ~1/8 s exploitable en pratique).
- La macro 0,5× reste identique (le crop n’augmente pas le rapport de reproduction, juste le cadrage apparent).
- Le piqué bords est moins critique car vous n’utilisez que la partie centrale du cercle image.
Quels réglages pour éviter les déformations à 24 mm ?
Activez la correction de distorsion dans le boîtier (automatique). En prise de vue, évitez de placer des visages aux extrémités du cadre (effet « nez proéminent »). Pour l’architecture, gardez le boîtier bien horizontal pour limiter les perspectives convergentes. En post-traitement, les profils Lightroom/DPP corrigent automatiquement la distorsion et le vignettage.
Erreurs classiques à 24 mm à éviter :
- Placer un visage dans les coins → déformation de perspective disgracieuse.
- Incliner le boîtier vers le haut pour l’architecture → lignes fuyantes exagérées.
- S’approcher trop en macro sans éclairage latéral → ombre de l’objectif sur le sujet.
- Oublier d’activer la correction de distorsion en RAW → lignes courbes à l’export.
Pour aller plus loin sur la mise au point et les réglages AF, consultez nos 12 conseils pour maîtriser la mise au point.
Questions fréquentes
Conclusion : verdict final et recommandation

Le Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM est un objectif honnête qui tient ses promesses principales : un grand-angle lumineux, stabilisé, compact, avec une capacité macro occasionnelle réelle. Il excelle en vlog à main levée, en photo d’intérieur/voyage, et en street décontractée. C’est un excellent « fixe du quotidien » pour les hybrides Canon EOS R.
Ses limites sont assumées : distorsion visible sans correction, bords moyens à pleine ouverture, distance de travail macro très courte, focus breathing modéré en vidéo. Si ces compromis vous gênent, le RF 35mm f/1.8 Macro offre un cadrage plus naturel avec moins de distorsion, ou le RF 28mm f/2.8 mise sur la compacité absolue.
Pour moi, c’est l’objectif à recommander aux créateurs hybrides qui veulent voyager léger sans sacrifier la polyvalence. Si vous faites 80 % de photo/vidéo généraliste et 20 % de macro occasionnelle, c’est un choix cohérent et bien positionné en prix.

