Test Sony FE PZ 16-35mm f/4 G : qualité d’image, AF et vidéo passés au crible. Notre verdict après 3 semaines de terrain.
Mis à jour le 12 janvier 26 · Temps de lecture : 20 minute
Le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (SELP1635G) n’est pas un 16-35 « de plus ». L’idée est simple : conserver un grand-angle très polyvalent, mais le rendre plus cohérent pour la vidéo, notamment quand on filme souvent en mouvement, sur gimbal, ou quand on veut des transitions de zoom propres sans à-coups. Sur le papier, il coche beaucoup de cases « créateurs » : zoom motorisé, ouverture constante f/4, gabarit pensé pour garder une longueur constante, et une ergonomie qui se prête aux tournages légers. Sony positionne clairement cet objectif comme un outil hybride photo/vidéo, avec un design orienté contrôle et mobilité.
Là où ça se complique, c’est que ce type d’objectif demande de se poser les bonnes questions, pas celles de la fiche technique. Est-ce que le « Power Zoom » va réellement vous servir, ou juste changer vos habitudes ? Est-ce que le f/4 est compatible avec vos usages réels (intérieur, événementiel, immobilier, vlog en lumière mixte) ? Et surtout : comment gérer les points qui font souvent débat sur un ultra grand-angle moderne — distorsion au plus large, corrections automatiques, et rendu en RAW selon votre workflow ?
Dans ce test, l’objectif n’est pas de « vendre » un 16-35, mais de vous faire gagner du temps : des critères concrets, des scénarios (vlog/gimbal, immobilier, voyage/reportage), et une méthode simple pour vérifier chez vous ce qui peut vous gêner… avant de vous retrouver avec un objectif excellent « en général » mais frustrant pour votre pratique.
Le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G est surtout pertinent si vous faites vraiment de la vidéo (gimbal, vlog, plans zoom réguliers) et que vous voulez un grand-angle compact à ouverture constante. Sa principale limite reste le f/4 en intérieur et la distorsion au très grand-angle, visible en RAW non corrigé. À vérifier selon votre workflow avant achat.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G s’adresse à un profil spécifique : le créateur hybride qui filme autant qu’il photographie, et qui privilégie le contrôle et la fluidité aux performances brutes en basse lumière.
À qui s’adresse le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G ?
Oui si…
- Vous filmez régulièrement sur gimbal ou stabilisateur et avez besoin d’un objectif à longueur constante pour maintenir l’équilibre.
- Vous faites du vlog, des interviews ou du contenu YouTube et voulez des zooms fluides sans à-coups mécaniques.
- Vous voyagez léger (353 g) et cherchez un grand-angle polyvalent photo/vidéo sans sacrifier la qualité.
- Vous travaillez en JPEG ou vidéo et acceptez les corrections automatiques Sony (distorsion, vignettage).
- Vous avez besoin d’une bague d’ouverture dé-cliquable pour des transitions d’exposition silencieuses.
Non si…
- Vous travaillez souvent en intérieur sombre ou en basse lumière et avez besoin de f/2.8 (mariages, concerts, événementiel).
- Vous shootez exclusivement en photo et le zoom motorisé n’apporte rien à votre pratique.
- Votre workflow RAW exige un rendu sans correction logicielle (distorsion au 16 mm prononcée = recadrage).
- Vous préférez la sensation d’un zoom mécanique classique pour cadrer vite et précis.
- Vous avez besoin d’un bokeh très marqué sur grand-angle (ouverture f/2.8 ou plus).
Ce que ce 16-35 « Power Zoom » change vraiment (et ce que ça ne change pas)

Le terme « Power Zoom » peut prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’un gadget marketing, mais d’un choix de conception pensé pour un usage spécifique : le contrôle motorisé de la focale pendant l’enregistrement vidéo. Concrètement, ce zoom est entraîné par quatre moteurs linéaires XD qui permettent des transitions de focale régulières, à vitesse constante, sans les micro-saccades d’un zoom manuel.
Power Zoom : les 3 gains concrets en vidéo (et les 2 contraintes à accepter)
Le zoom motorisé apporte trois avantages mesurables en vidéo.
1. Régularité des transitions. En actionnant la bague de zoom ou le levier latéral, la vitesse reste constante. Sur nos tests (rack focus plan fixe sur trépied), les zooms lents de 16 à 35 mm s’exécutent sans saccade perceptible sur la timeline, ce qui donne des transitions professionnelles sans effort de lissage en post.
2. Longueur constante pour gimbal. L’objectif ne s’allonge pas au zoom : le centre de gravité reste stable. Sur DJI RS 3 Mini avec Sony A7 IV, l’équilibrage initial tient pendant toute la plage focale sans rééquilibrage en cours de tournage.
3. Zoom silencieux. Les commandes tactiles réduisent le bruit capté par les micros intégrés ou shotgun montés sur griffe. En comparaison avec un zoom mécanique classique, le gain est perceptible sur les enregistrements audio.
Les 2 contraintes à accepter
Sensation de bague différente : la bague de zoom motorisée offre une résistance différente d’un zoom mécanique classique. Certains utilisateurs trouvent le feedback moins intuitif pour cadrer vite en photo.
Zoom inactif boîtier éteint : l’objectif ne peut pas être zoomé mécaniquement si l’appareil est éteint, ce qui peut surprendre au déballage.
Photo : est-ce un avantage, un gadget, ou juste une autre ergonomie ?
En photo pure, le Power Zoom n’apporte pas de gain évident. La bague de zoom reste fonctionnelle et réactive, mais la sensation de « tourner pour cadrer » diffère d’un zoom mécanique. Pour du paysage ou de l’architecture où l’on prend le temps de composer, ça ne pose pas de problème. Pour du reportage rapide où l’on cadre à la volée, l’adaptation peut demander quelques jours.
Qualité d’image : ce qu’il faut vérifier (sans se raconter d’histoires)
Un objectif grand-angle à f/4, même bien conçu, présente des compromis optiques. L’essentiel est de savoir lesquels comptent pour votre usage, et comment les vérifier vous-même.
Netteté et homogénéité : comment tester vite sur mire « maison »
Le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G affiche une netteté centrale correcte dès la pleine ouverture, avec une homogénéité qui s’améliore nettement à f/5.6-f/8.
Méthode de vérification netteté (reproductible)
Photographiez une surface texturée plate (mur de briques, affiche détaillée) en remplissant le cadre, sur trépied, à f/4 puis f/8. Comparez les coins au centre à 100% dans Lightroom. Vous constaterez que les bords gagnent en piqué en fermant d’un ou deux stops. C’est normal pour cette catégorie d’objectif.
Distorsion à 16 mm : ce que la correction vous coûte vraiment
C’est le point qui génère le plus de questions. À 16 mm, la distorsion en barillet est prononcée sur le fichier RAW non corrigé. En JPEG ou en vidéo, les corrections automatiques Sony compensent efficacement et le rendu apparaît rectilinéaire.
Ce que la correction de distorsion vous coûte
Recadrage : la correction géométrique implique un léger recadrage de l’image (perte d’environ 2-4% sur les bords selon la focale). Votre 16 mm « effectif » après correction se rapproche d’un 17 mm.
Traitement obligatoire en RAW : sans profil appliqué, les lignes droites aux bords du cadre apparaissent courbes. Pour l’immobilier ou l’architecture, la correction est indispensable.
Méthode de vérification distorsion (reproductible)
Photographiez un cadre de porte ou une grille régulière à 16 mm. Ouvrez le fichier RAW dans Lightroom avec les corrections de profil désactivées (décochez « Activer les corrections de profil »). Comparez avec le JPEG boîtier. Si l’écart vous gêne (lignes courbes au bord du cadre), notez que vous devrez soit accepter les corrections automatiques, soit corriger manuellement à chaque fois.
Vignettage, flare, AC : check-list de scènes révélatrices
Le vignettage à pleine ouverture et focale large est visible sur fond uni (ciel dégagé, mur blanc) mais se corrige facilement en post ou automatiquement en JPEG. Le flare apparaît dans les situations de contre-jour direct avec source lumineuse dans le cadre. Les aberrations chromatiques restent bien contrôlées dans la plupart des situations, mais peuvent apparaître sur des contrastes forts (branches sur ciel clair).
Check-list scènes révélatrices (à tester chez vous)
- Ciel bleu uni à 16 mm f/4 → vignettage visible ?
- Fenêtre en contre-jour direct → flare/ghosting ?
- Branches sur ciel clair à 100% → aberrations chromatiques ?
- Mur blanc en lumière rasante → homogénéité bord à bord ?
Vidéo : respiration de MAP, parfocal, bruit des commandes — le protocole simple

Pour un objectif vendu comme « hybride vidéo », ces trois critères sont décisifs. Voici comment les évaluer concrètement.
Focus breathing : test reproductible + compensation boîtier
Le focus breathing (respiration de mise au point) désigne le changement d’angle de champ quand on passe d’une distance de mise au point à une autre. Sur le Sony PZ 16-35 f/4 G, Sony a intégré une conception « Smooth Motion Optics » (SMO) qui réduit ce phénomène.
Focus breathing : optique vs compensation boîtier
Optique (SMO) : le focus breathing est déjà réduit par la conception de l’objectif. Sur notre plan fixe à 35 mm (rack focus 0,5 m → infini), le cadrage varie peu à l’œil.
Compensation boîtier : sur les Alpha compatibles (A7 IV, A7S III, FX3, FX30…), la fonction « Compensation respiration » applique un recadrage d’environ 1,1× pour éliminer totalement l’effet. Inconvénient : vous perdez un peu de grand-angle (16 mm devient ~17,5 mm effectif).
Quand l’activer : pour les pulls focus créatifs où la stabilité du cadre est critique. Quand l’éviter : si vous avez besoin du maximum de grand-angle.
Méthode de vérification focus breathing
Placez un sujet au premier plan (0,5 m) et un repère vertical à l’arrière-plan (>3 m). Filmez un rack focus (transition de MAP de l’un à l’autre) en plan fixe sur trépied. Exportez 2 images fixes (début et fin de transition) et comparez l’occupation du cadre (en %) du repère vertical. Moins de 2% de variation = acceptable pour la plupart des usages.
Zoom en plan : stabilité, micro-accoups, vitesse constante
Testez le zoom motorisé en filmant un plan fixe sur trépied : actionnez la bague lentement puis rapidement. Observez si la vitesse reste régulière, si des micro-vibrations apparaissent, et si le cadrage reste stable.
Bague d’ouverture (dé-cliquable) : quand c’est utile, quand ça gêne
La bague d’ouverture peut être configurée en mode « cliqué » (crans classiques) ou « dé-cliqué » (rotation fluide) via un switch physique sur le fût.
| Mode | Avantage | Inconvénient | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| Cliqué | Repères tactiles clairs, pas de modification accidentelle | Transitions audibles et par paliers | Photo, reportage |
| Dé-cliqué | Transitions d’expo silencieuses et progressives | Facile de modifier l’ouverture par inadvertance | Vidéo, interviews |
Mise à jour workflow 2026 : compatibilité logiciels et boîtiers
Contrairement à ce qui était signalé lors du lancement en 2022, le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G est désormais pris en charge par les principaux logiciels de développement RAW.
Compatibilité logiciels (janvier 2026)
Comment activer/désactiver le profil dans Lightroom
Module Développement → Corrections de l’objectif → Cochez/décochez « Activer les corrections de profil ». Le profil « Sony FE PZ 16-35mm F4 G » apparaît dans la liste Sony (en fin de liste alphabétique, classé par « PZ » et non par « 16-35 »).
Pour visualiser le RAW « nu » : décochez la case et observez la distorsion brute. C’est utile pour évaluer l’impact réel des corrections sur votre workflow.
Compatibilité fonctions boîtier (Alpha récents)
Méthodologie de test : ce qu’on a réellement mesuré

Conditions de test
- Durée d’utilisation : 3 semaines (du 15 décembre 2025 au 5 janvier 2026).
- Types de prises de vue : vlog bras tendu, plans immobiliers (lignes droites, contre-jour fenêtres), portraits environnementaux, vidéo événementielle (intérieur LED), reportage urbain (rue nocturne, néons).
- Conditions de lumière : intérieur faiblement éclairé (ISO 3200-6400), plein soleil (ISO 100-400), contre-jour direct, lumière mixte artificielle/naturelle.
Matériel associé
Matériel utilisé pour ce test
Sony FX30
DJI RS 3 Mini
Filtre ND variable 72 mm
Micro Rode VideoMic NTG
Trépied Manfrotto BeFree
Réglages de base : mode manuel ou priorité ouverture selon la situation, AF continu (AF-C) avec détection des yeux/visages activée, profils colorimétriques S-Log3 pour la vidéo et Standard/Neutre pour la photo. Tests comparatifs réalisés avec corrections de distorsion activées/désactivées.
3 profils → réglages et focales utiles
| Profil d’usage | Focales privilégiées | Réglages clés | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Vlog / Gimbal | 16-24 mm (bras tendu, scène large) | f/4, ND variable, bague dé-cliquée, compensation respiration ON | Distorsion visage aux bords du cadre à 16 mm |
| Immobilier / Architecture | 16-20 mm (pièces), 24-35 mm (détails) | f/5.6-f/8, trépied, bracketing expo, profil distorsion obligatoire | Lignes droites : vérifier les verticales en post |
| Voyage / Reportage | 24-35 mm majoritaire, 16 mm pour scènes larges | f/4-f/8 selon lumière, AF-C eye tracking | Adaptation au zoom motorisé (4-5 sorties) |
Comment on archive les observations
Chaque série de prises de vue a été archivée avec les métadonnées EXIF complètes (focale, ouverture, ISO, vitesse) et une note contextuelle (lumière, sujet, intention). Les rushes vidéo ont été revus à la recherche de focus breathing, micro-saccades au zoom, et bruit de bague. Dossier RAW/rushes archivé, EXIF disponibles sur demande.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
5 observations qui aident à décider (contexte précis)
Observation 1 — Gimbal (DJI RS 3 Mini + A7 IV) : l’objectif s’équilibre en moins de 2 minutes et ne déséquilibre pas le système au zoom. Les transitions de focale de 16 à 35 mm restent fluides. À vitesse moyenne (position 3 sur le levier), pas de vibration perceptible sur les rushes.
Observation 2 — Vlog bras tendu : le poids (353 g) et la compacité rendent l’utilisation confortable sur plusieurs minutes (testé sur 3 séquences de 5 min continues). Le 16 mm permet de cadrer large sans trop s’éloigner. Attention : distorsion des visages et bras au bord du cadre à 16 mm (effet « fish-eye » léger). À 20-24 mm, l’effet disparaît.
Observation 3 — Intérieur événementiel (salle de réception, lumière LED) : à f/4 et ISO 3200-6400 sur Sony A7 IV, les images restent exploitables. Le bruit est présent mais gérable en post. Sur Sony FX30 (APS-C), le crop factor impose de reculer davantage et l’équivalent ~24 mm au plus large peut être limitant. Pour de l’événementiel « sérieux » en basse lumière, un f/2.8 sera plus confortable.
Observation 4 — Immobilier (appartement, 3 pièces) : les corrections de distorsion automatiques (JPEG) ou via profil Lightroom rendent les lignes droites sur murs et cadres de porte. En RAW sans correction, la distorsion à 16 mm est clairement visible et demande une correction manuelle systématique + contrôle des verticales.
Observation 5 — Reportage urbain (rue, métro, lumière mixte) : l’AF est réactif (tracking visage en AF-C), la plage 16-35 couvre les besoins classiques (scène large + détail environnemental). Le zoom motorisé est moins intuitif que mécanique pour cadrer vite, mais le réflexe revient après 4-5 sorties.
Les « petites surprises » qu’on ne voit pas sur la fiche technique
Bonne surprise : le rendu des couleurs et le micro-contraste sont agréables, avec un « caractère » qui rappelle les optiques G de Sony. Les transitions de MAP sont silencieuses et adaptées à la captation audio embarquée. Le profil Lightroom est maintenant disponible et fonctionnel.
Mauvaise surprise : la bague de zoom motorisée peut sembler « molle » pour ceux habitués aux zooms mécaniques à course fixe. Le commutateur de dé-cliquage de l’ouverture est facile à actionner par erreur en sortant l’objectif du sac. L’objectif n’est pas parfocal (refocus nécessaire après changement de focale).
Limites, défauts et points agaçants (transparence)
Avantages
- Zoom motorisé fluide et silencieux, 4 moteurs XD linéaires
- Compacité et légèreté remarquables (353 g, 88 mm de long)
- Longueur constante, équilibrage gimbal facilité
- Bague d’ouverture dé-cliquable pratique en vidéo
- Focus breathing très bien maîtrisé + compensation boîtier disponible
- AF rapide et fiable en photo comme en vidéo (30 fps, 120 fps tracking)
- Profil Lightroom/Camera Raw disponible (2026)
- Filtre 72 mm standard, construction tropicalisée
Inconvénients
- f/4 limitant en basse lumière (pas d’alternative, c’est structurel)
- Distorsion prononcée à 16 mm en RAW non corrigé (recadrage ~3%)
- Sensation de la bague de zoom différente d’un zoom mécanique
- Pas de stabilisation optique (repose sur l’IBIS boîtier)
- Pas parfocal (refocus nécessaire après zoom)
- Commutateur dé-click facile à actionner par erreur
Distorsion « forte » au très grand-angle : quand ça compte vraiment
Ce n’est pas un défaut de fabrication, c’est inhérent à la formule optique compacte. La question clé : travaillez-vous en JPEG/vidéo (corrections transparentes) ou en RAW avec un workflow exigeant (corrections manuelles systématiques + perte de champ) ?
f/4 : grille de décision selon votre boîtier
Règle simple pour évaluer si f/4 vous suffit
Si vous filmez souvent à 1/50–1/100 en intérieur sans lumière additionnelle, le f/4 impose un ISO plus élevé qu’un f/2.8 (environ 1 stop, soit ISO 3200 au lieu de 1600). Testez votre seuil de bruit acceptable sur votre boîtier :
Ergonomie PZ : 2 minutes en main — check-list avant achat
Points à vérifier en magasin ou avant de garder l’objectif
- Bague PZ : tournez-la lentement et rapidement, le feeling vous convient-il ?
- Zoom boîtier éteint : constatez que l’objectif ne zoome pas mécaniquement.
- Risque dé-click : manipulez l’objectif, le switch est-il facile à actionner par erreur ?
- Bruit micro : montez un micro sur griffe, actionnez le zoom, écoutez le bruit capté.
- Équilibre sur votre boîtier : vérifiez que l’ensemble reste confortable à main levée.
Verdict terrain vs marketing
Comparatif rapide : PZ 16-35 f/4 G vs concurrents pertinents

Plutôt que d’aligner dix objectifs, voici les trois dilemmes les plus fréquents. Si vous hésitez entre la logique « compacité + contrôle vidéo » et la recherche du piqué/du f/2.8, notre retour terrain sur le Sony 16-35mm f/2.8 GM II peut vous aider à poser un choix cohérent.
| Objectif | Pour qui | Ce que vous gagnez | Ce que vous perdez | Prix neuf Amazon |
|---|---|---|---|---|
| Sony FE PZ 16-35mm f/4 G | Vidéastes, vloggers, gimbal, créateurs hybrides | Power Zoom fluide, compacité (353 g), longueur constante, bague dé-cliquable | 1 stop de lumière vs f/2.8, distorsion RAW à corriger | 1 349,00 € |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | Photographes exigeants, événementiel, basse lumière | Piqué exceptionnel, f/2.8, construction premium, 547 g | Pas de Power Zoom, plus lourd, prix élevé | |
| Sony FE 16-25mm f/2.8 G | Compacité + luminosité, voyage, street, créateurs | f/2.8 dans un gabarit compact (409 g), excellent piqué | Plage 16-25 mm limitée (pas de 35 mm), pas de Power Zoom | 1 279,00 € |
| Tamron 16-30mm f/2.8 Di III VXD G2 | Budget maîtrisé, polyvalence, rapport qualité/prix | f/2.8 à prix contenu (440 g), qualité optique solide, VXD silencieux | Pas de Power Zoom, plage 16-30 mm (vs 35 mm) | 968,90 € |
Pour ceux qui veulent rester chez Sony mais réduire l’encombrement sans renoncer au f/2.8, le Sony 16-25mm f/2.8 G est une comparaison très logique. Si le budget est un critère décisif et que vous n’avez pas besoin du Power Zoom, le Tamron 16-30mm f/2.8 G2 offre un excellent rapport qualité/prix.
Sony FE PZ 16-35mm f/4 G
Choisissez-le si : vous filmez régulièrement avec zooms fluides (gimbal, vlog, interviews), vous voulez compacité maximale et équilibrage gimbal simplifié. Vous acceptez le compromis f/4 en échange du contrôle vidéo.
Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II
Choisissez-le si : la photo est prioritaire, vous voulez le meilleur piqué et la luminosité f/2.8 pour l’événementiel/basse lumière. Le Power Zoom ne vous manquera pas.
En vidéo à main levée, le débat « stabilisation optique vs stabilisation capteur » revient vite : voici un guide simple pour comprendre ce que vous gagnerez réellement selon votre boîtier. Pour les tournages sur Sony FX30 ou boîtiers cinéma, ce PZ reste très pertinent grâce à sa longueur constante et ses fonctions vidéo.
Prix et disponibilité
Prix indicatif susceptible d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (SELP1635G) est disponible autour de 1 349,00 € neuf. C’est un positionnement premium pour un f/4, qui s’explique par les fonctionnalités vidéo (Power Zoom 4 moteurs XD, longueur constante, bague dé-cliquable, SMO) absentes des zooms photo classiques.
Sur le marché de l’occasion, ce modèle est encore relativement récent et les prix restent proches du neuf. Pour les créateurs vidéo avec un budget serré, le Tamron 16-30mm f/2.8 G2 représente une alternative intéressante si le Power Zoom n’est pas indispensable (économie significative + gain de luminosité).
FAQ: Sony FE PZ 16-35mm f4 G

Votre prochaine étape
Avant de décider, posez-vous la question clé : est-ce que je filme régulièrement avec des zooms fluides (gimbal, vlog, interviews) ? Si oui, le PZ 16-35 f/4 G prend tout son sens. Si votre usage est majoritairement photo ou si la basse lumière est fréquente, orientez-vous vers un f/2.8 (GM II, 16-25 G, ou Tamron 16-30 G2). Testez si possible la sensation de la bague de zoom motorisée en magasin pour valider que l’ergonomie vous convient.

