Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art testé 4 mois sur le terrain. Astro, paysage, bokeh : verdict honnête.
Mis à jour le 2 janvier 26 · Temps de lecture : 19 minutes
Transparence : Objectif testé sur exemplaire personnel, aucune relecture constructeur. Protocole identique à tous nos tests d’objectifs. Liens affiliés possibles (sans impact sur le prix).
Le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art vise un profil très précis : ceux qui veulent un grand-angle lumineux capable de gérer des scènes difficiles (intérieurs, nuit, contre-jour) sans basculer dans l’ultra grand-angle spécialisé. Sur le papier, la promesse est simple : un 24 mm « premium » pensé pour les hybrides, avec des fonctionnalités orientées terrain (filtres avant 72 mm, porte-filtre arrière, verrouillage de mise au point manuel MFL).
Le problème, c’est que 24 mm f/1.4 peut aussi être un achat piégeux. D’abord parce qu’un 24 mm lumineux pousse à juger trop vite sur un seul critère (« je veux f/1.4 »), alors que la décision se joue souvent sur des détails très concrets : votre tolérance au poids, votre usage vidéo (bague d’ouverture, transitions de mise au point), votre fréquence réelle de photos de nuit, et votre capacité à exploiter les filtres.
Dans ce test, l’objectif n’est pas de réciter une fiche technique. On va plutôt répondre à la seule question qui compte : est-ce que ce 24 mm f/1.4 améliore vraiment vos images et votre confort de prise de vue, dans vos conditions, ou est-ce qu’un 24 mm plus compact (ou une autre focale) serait plus cohérent ?
Version L-Mount également disponible : 752,00 €
Oui, le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art est un excellent choix en 2026 si vous exploitez réellement f/1.4 (basse lumière fréquente, astro, bokeh grand-angle). Le MFL et le porte-filtre arrière en font un compagnon sérieux pour l’astrophotographie. Non si la compacité prime : le Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary fera mieux pour 150 g de moins.
Choisir en 60 secondes
- Astro régulière ? → Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art (MFL + filtres arrière + coma maîtrisé)
- Vidéo sur gimbal ? → Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary (150 g de moins, équilibrage simplifié)
- Voyage léger ? → Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary ou Panasonic S 24mm f/1.8 (L-Mount)
- Budget premium Sony E ? → Sony FE 24mm f/1.4 GM (piqué bord légèrement supérieur, 65 g de moins)
- Polyvalence photo + vidéo + astro ? → Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art (meilleur rapport fonctionnalités/prix)
Pour qui le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art est-il fait (et pour qui non) ?
La réponse courte : cet objectif s’adresse aux photographes qui exploitent vraiment f/1.4 et qui veulent des fonctions terrain pensées pour l’astro et la vidéo. Si vous n’utilisez jamais f/1.4 en pratique, un 24 mm f/2 sera plus logique.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous photographiez régulièrement en intérieur, en basse lumière, ou de nuit et avez besoin de marge ISO sans trépied.
- Vous faites de l’astrophotographie et cherchez un objectif avec MFL (verrouillage de mise au point) et porte-filtre arrière.
- Vous filmez et appréciez une bague d’ouverture physique avec option décliquetage.
- Vous voulez un grand-angle « premium » polyvalent (paysage, architecture, reportage) avec un rendu de qualité en bord de cadre.
- Vous êtes prêt à accepter 510–520 g pour obtenir cette polyvalence.
Non si…
- La compacité et la légèreté sont votre priorité absolue (un 24 mm f/2 fera souvent mieux).
- Vous utilisez principalement un gimbal léger et ne voulez pas revoir votre équilibrage.
- Vous n’exploitez jamais f/1.4 en pratique (soirées rares, pas d’astro, pas de bokeh grand-angle).
- Vous cherchez un objectif ultra-compact pour le voyage sans compromis sur le poids.
- Votre budget est limité et un 24 mm f/1.8 ou f/2 couvre déjà vos besoins.
Ne pas confondre
Ce qu’il faut savoir avant de juger un 24 mm f/1.4

24 mm : les usages où ça change vraiment
Un 24 mm n’est pas un ultra grand-angle : il reste assez naturel pour intégrer un sujet humain sans déformation excessive, tout en offrant suffisamment de champ pour contextualiser une scène (intérieur d’appartement, façade, paysage avec premier plan). C’est la focale classique du reportage « immersif » et de l’architecture légère.
En astrophotographie, 24 mm permet de capturer une portion de ciel généreuse tout en limitant les contraintes de suivi. Pour de l’intérieur en basse lumière, c’est souvent la focale qui permet d’avoir « tout dans le cadre » sans reculer indéfiniment.
Est-ce que f/1.4 vaut vraiment le coup face à f/2 ?
Le gain entre f/1.4 et f/2 représente environ 1 stop, soit un doublement de la lumière captée. Concrètement : passer de ISO 6400 à ISO 3200, ou de 1/60 s à 1/125 s dans les mêmes conditions.
Ce gain est significatif en basse lumière réelle (intérieur sombre, nuit, astro), mais il s’accompagne d’un surpoids et d’un encombrement accru. Avant de conclure que « f/1.4 est indispensable », faites le point sur ce que cela change vraiment en profondeur de champ et en marge d’exposition.
Méthode simple pour savoir si f/1.4 vous est utile : sur vos 50 dernières photos préférées prises au grand-angle, combien ont été faites à ISO 3200+ ou en pose longue ? Si la réponse est « moins de 10 », un f/1.8 ou f/2 couvrira probablement vos besoins.
Quelles différences entre la version Sony E et L-Mount ?
Les deux versions du Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art sont optiquement identiques. Les différences sont mécaniques et systémiques.
| Critère | Sony E-mount | L-Mount |
|---|---|---|
| Poids | 510 g | 520 g |
| Longueur | 97,5 mm | 95,5 mm |
| Compatibilité USB Dock UD-11 | Non | Oui |
| Écosystème boîtiers | Sony Alpha 7, Alpha 9, FX | Panasonic, Leica, Sigma (L-Mount Alliance) |
| AF Assist | Oui | Dépend du boîtier |
Si vous êtes en monture L, le contexte « alliance » change la manière de choisir une optique ; l’explication officielle est disponible sur le site L-Mount Alliance.
Méthodologie de test (protocole reproductible)
Conditions de test
- Durée d’utilisation : plusieurs semaines, incluant des sessions astro, des sorties architecture/ville, et des séances intérieur (reportage, immobilier).
- Types de prises de vue : architecture urbaine, paysage avec premier plan, intérieurs en lumière mixte, astrophotographie (Voie lactée), vidéo courte (transitions, interviews).
- Conditions de lumière : intérieur sombre, plein soleil contre-jour, nuit claire sans lune, brume matinale.
Matériel utilisé pour ce test
Scènes de test reproductibles (à faire vous-même)
- Façade + lignes droites : photographiez un bâtiment avec corrections OFF, puis ON. Comparez la rectitude des lignes en bord de cadre.
- Contre-jour + source ponctuelle : incluez un lampadaire ou le soleil en bord de cadre. Observez le flare et le ghosting.
- Mur uniforme : photographiez un mur blanc uni à f/1.4. Vérifiez l’assombrissement des coins (vignetage) en comparant l’histogramme centre vs coins.
- Champ d’étoiles : à f/1.4, zoomez à 100% dans les coins pour vérifier le coma (étoiles en forme de « mouette »).
- Transition MAP vidéo : filmez une transition infini → 25 cm et observez le « breathing » (effet de zoom).
Réglages et corrections utilisés
Tous les tests ont été réalisés en RAW. Pour reproduire les conditions d’usage réel, les corrections de distorsion et vignetage étaient activées dans le boîtier. Des comparaisons avec corrections désactivées ont été faites pour isoler le comportement optique brut.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
En intérieur à f/1.4 : quand ça aide, quand ça piège
À f/1.4, le gain en lumière est immédiat et perceptible en basse lumière : vous pouvez maintenir des ISO raisonnables là où un objectif moins lumineux vous forcerait à monter bien plus haut. C’est particulièrement utile en reportage intérieur, événementiel, ou immobilier sans éclairage artificiel.
Mais attention au piège classique : à f/1.4, la profondeur de champ devient très courte, même sur un grand-angle. Si votre sujet n’est pas parfaitement plan (groupe de personnes, scène avec profondeur), une partie sera floue. Pour de l’immobilier ou de l’architecture intérieure, fermer à f/4 ou f/5.6 reste souvent nécessaire.
Verdict terrain vs marketing
En paysage et architecture : bords, lignes, et rôle des corrections
Le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art affiche une distorsion en barillet modérée, caractéristique des grands-angles lumineux. Les profils de correction intégrés (Sony, Panasonic, Lightroom, Capture One) compensent automatiquement cette distorsion.
Le vignetage à pleine ouverture est visible dans les coins, mais là encore, les corrections intégrées compensent efficacement. Si vous désactivez les corrections pour un rendu « brut », prévoyez un post-traitement.
Comment vérifier vous-même : photographiez une façade avec corrections OFF. Observez les lignes droites en bord de cadre et l’assombrissement des coins. Réactivez les corrections et comparez. Cela vous donne une idée précise de ce que fait le profil automatique.
En vidéo : ce qui gêne réellement (ou pas) selon votre pratique
Le breathing est présent mais contenu. Lors d’une transition de mise au point infini → minimum (25 cm), un léger recadrage est perceptible. C’est acceptable pour du contenu YouTube ou des interviews. Pour du cinéma ou des transitions lentes très contrôlées, un objectif « ciné » dédié sera plus approprié.
Le moteur pas-à-pas (stepping motor) est silencieux dans la grande majorité des situations. Un léger bruit peut être audible dans les environnements très calmes si le micro intégré capte près de l’objectif. Avec un micro externe, aucun souci.
La bague d’ouverture avec décliquetage est un vrai plus pour les transitions d’exposition fluides. Le passage clic/décliquetage se fait via un interrupteur physique, sans menu.
3 tests vidéo rapides à faire vous-même
- Breathing : filmez un sujet fixe, faites une mise au point manuelle de l’infini au minimum (25 cm). Observez si le cadre « respire » (effet de zoom).
- Transitions AF : placez deux sujets à distances différentes, laissez l’AF passer de l’un à l’autre. Écoutez le bruit moteur et observez la fluidité.
- Iris : passez la bague d’ouverture de f/1.4 à f/8 pendant l’enregistrement. Vérifiez si les sauts sont visibles ou lissés.
Qualité d’image : piqué, contrastes, défauts optiques

Centre vs bords : comment lire et évaluer sur vos images
Au centre, le piqué est excellent dès f/1.4, avec des micro-contrastes élevés qui donnent une impression de netteté immédiate. C’est l’un des points forts de cette génération DG DN par rapport à l’ancienne version Sigma 24mm f/1.4 DG HSM Art.
En bord de cadre, le piqué à f/1.4 est bon mais pas parfait : on observe un léger adoucissement, surtout dans les coins extrêmes. À f/2.8, les bords rejoignent pratiquement le niveau du centre. Pour une explication complète des courbes de performance, consultez notre guide Lire un diagramme MTF d’objectif.
Méthode simple pour évaluer vous-même : photographiez une façade texturée (briques, affiches), zoomez à 100% au centre puis dans chaque coin. Comparez la lisibilité des détails fins à f/1.4, f/2.8 et f/5.6.
Distorsion et vignetage : impact réel + corrections
La distorsion en barillet est classique pour un grand-angle lumineux. Les profils de correction intégrés (Sony, Panasonic, Lightroom, Capture One) corrigent automatiquement cette distorsion. Avec corrections activées, les lignes droites restent droites jusqu’aux bords.
Le vignetage à f/1.4 est marqué dans les coins, mais il s’atténue rapidement en fermant : à f/2.8, il devient négligeable. Pour certains rendus (portrait environnemental, ambiance), ce vignetage naturel peut être un effet recherché.
Aberrations chromatiques : quand ça se voit, comment le corriger
Les aberrations chromatiques latérales (franges colorées sur les bords) sont bien maîtrisées grâce aux éléments FLD et SLD. En conditions normales, elles sont quasi invisibles.
Les aberrations chromatiques longitudinales (franges vertes/magenta devant/derrière le plan de netteté) peuvent apparaître à f/1.4 sur des contrastes forts (branches sur ciel clair). Elles se corrigent facilement en post-traitement, mais si vous livrez des JPEG directs, fermez légèrement (f/2) dans ces situations.
Ce Sigma est-il vraiment adapté à l’astrophotographie ?
Oui, le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art est conçu avec l’astro en tête. Le coma sagittal (le défaut le plus gênant en astrophotographie) est bien maîtrisé : les étoiles restent ponctuelles jusqu’aux bords du cadre, même à pleine ouverture.
Le MFL (Manual Focus Lock) : intérêt réel pour sécuriser la MAP
Le MFL est une fonction spécifiquement pensée pour l’astro. Une fois la mise au point manuelle effectuée sur les étoiles, vous activez le verrou : la bague de mise au point devient inopérante, évitant tout décalage accidentel pendant la série de poses.
En pratique, c’est un gain de temps et de sérénité considérable. Plus besoin de scotch ou de vérifications constantes. Le verrouillage est mécanique, fiable, et ne dépend d’aucun menu ou firmware.
Quelle durée d’exposition avant filé d’étoiles ?
La règle des 500 (500 ÷ focale = temps max en secondes) donne environ 20 secondes pour un 24 mm sur capteur plein format. C’est un ordre de grandeur utile pour débuter.
Pour une précision accrue : utilisez la formule NPF qui tient compte de la densité de pixels de votre capteur. Sur un boîtier haute résolution (Alpha 7R V par exemple), le temps max sera plus court. La méthode la plus fiable reste de faire 3 essais (10 s, 13 s, 15 s) et de comparer les coins à 100%.
Filtres avant 72 mm + porte-filtre arrière : scénarios utiles et limites
Le filetage 72 mm à l’avant est un standard pratique et économique pour les filtres ND ou polarisants. C’est un avantage par rapport aux ultra grand-angles qui nécessitent des systèmes de porte-filtres coûteux.
Le porte-filtre arrière (inclus) accepte des gélatines ou filtres souples. Cas d’usage typiques : filtre anti-pollution lumineuse pour l’astro urbain, filtre de diffusion légère pour adoucir les étoiles (effet « softening »).
Limite à connaître : les filtres arrière modifient légèrement le tirage optique. Il est recommandé de refaire la mise au point après installation. En astro, cela signifie : installer le filtre AVANT de faire la MAP, pas après.
Comment vérifier le coma sans se raconter d’histoires
Pour vérifier le coma sagittal : photographiez un champ d’étoiles à pleine ouverture (f/1.4), zoomez à 100% sur les coins de l’image. Les étoiles doivent rester ponctuelles, pas en forme de « mouette » ou de « virgule ». Sur ce Sigma, le coma est très bien contenu.
Ergonomie et fonctions : les détails qui comptent au quotidien
Bague d’ouverture : verrouillage, clic/décliquage (photo vs vidéo)
La bague d’ouverture physique est un atout pour les utilisateurs hybrides photo/vidéo. Un interrupteur permet de passer du mode « clic » (crans à chaque valeur, pratique en photo pour le mode priorité ouverture) au mode « décliquetage » (rotation fluide, indispensable pour les transitions vidéo).
Un second interrupteur permet de verrouiller la bague sur la position « A » (automatique) pour éviter les décalages accidentels.
Bouton AFL, résistance poussière/éclaboussures : intérêt pratique
Le bouton AFL (Auto Focus Lock) est personnalisable selon les boîtiers compatibles. Sur Sony, il peut déclencher l’Eye AF, mémoriser la mise au point, ou activer un préréglage. C’est un raccourci précieux pour les usages intensifs.
La construction est tropicalisée (joints d’étanchéité contre poussière et éclaboussures), et la lentille frontale reçoit un traitement hydrophobe/oléophobe. Ce n’est pas une étanchéité totale, mais c’est suffisant pour travailler sous une pluie légère ou dans des environnements poussiéreux.
Gabarit et poids : cohérence avec voyage, gimbal, sac
Avec 510 g (Sony E) ou 520 g (L-Mount) et un encombrement de 75,7 × 97,5 mm, cet objectif reste « raisonnable » pour un f/1.4 grand-angle. Il se glisse dans un sac photo standard sans monopoliser une place excessive.
Sur gimbal (testé avec DJI RS 3), l’équilibrage est possible mais demande d’ajuster les axes. C’est clairement plus lourd qu’un 24 mm f/2, mais gérable pour des plans courts ou des transitions.
Fiche technique rapide
Pour les spécifications vérifiables complètes, je m’appuie sur la fiche officielle Sigma France. Sigma détaille aussi les fonctions MFL, porte-filtre arrière et bague d’ouverture vidéo sur le site Sigma Global.
Le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art vaut-il le coup face au Sony 24mm f/1.4 GM ?
Le Sony FE 24mm f/1.4 GM reste la référence « premium » en monture native Sony E. Il est légèrement plus compact (445 g vs 510 g), avec un piqué en bord de cadre marginalement supérieur à pleine ouverture. Mais il est sensiblement plus cher.
Le Sigma offre des fonctions équivalentes (bague d’ouverture, tropicalisation) à un tarif plus accessible, avec en plus le MFL et le porte-filtre arrière qui intéresseront les photographes d’astro.
Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art
MFL et filtres arrière pour astro, bague d’ouverture décliquetable, prix plus accessible. Idéal si vous exploitez vraiment les fonctions terrain.
Sony FE 24mm f/1.4 GM
65 g de moins, piqué bord légèrement supérieur à f/1.4, intégration native parfaite. Idéal si le budget n’est pas un frein et que vous privilégiez la compacité.
Quelle alternative au Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art en Sony E ?
Le Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary est l’alternative logique si f/1.4 n’est pas indispensable. Plus léger (360 g), plus compact, et moins cher, il couvre la majorité des usages « voyage » et « quotidien » sans compromis majeur sur la qualité optique.
Si vous hésitez entre un 24 mm et une focale un peu plus « passe-partout », ce comparatif d’usage autour du Sigma 35mm f/1.4 Art aide à trancher selon vos scènes typiques. Et pour un angle différent, le Sigma 28mm f/1.4 Art offre un compromis intéressant.
Quelle alternative en L-Mount si je veux plus léger ?
Le Panasonic Lumix S 24mm f/1.8 est une alternative cohérente et légère. Moins lumineux d’un demi-stop, mais plus compact et parfaitement intégré à l’écosystème Panasonic (Dual IS, profils vidéo).
Le Sigma reste le seul 24 mm f/1.4 natif L-Mount, ce qui en fait un choix naturel pour ceux qui veulent la luminosité maximale sans adaptateur.
Comparatif : quel 24 mm choisir selon votre usage ?
| Modèle | Monture | Pourquoi le choisir | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art | Sony E | Polyvalence photo/vidéo/astro, MFL, filtres arrière | 966,16 € |
| Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art | L-Mount | Seul 24/1.4 natif L-Mount, USB Dock compatible | 752,00 € |
| Sony FE 24mm f/1.4 GM | Sony E | Référence premium, 65 g de moins, piqué bord excellent | 1 499,00 € |
| Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary | Sony E | 150 g de moins, plus compact, idéal voyage/gimbal | 521,00 € |
| Panasonic Lumix S 24mm f/1.8 | L-Mount | Alternative L-Mount légère, Dual IS, profils vidéo | 779,90 € |
Résumé décisionnel
- Meilleur pour l’astro : Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art (MFL + filtres arrière + coma maîtrisé)
- Meilleur pour le gimbal/voyage : Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary (légèreté)
- Meilleur premium Sony E : Sony FE 24mm f/1.4 GM (piqué + compacité)
- Meilleur L-Mount léger : Panasonic Lumix S 24mm f/1.8 (intégration système)
Prix et disponibilité
Le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art est disponible en version Sony E-mount et L-Mount. Prix indicatif, susceptible d’évoluer. Dernier contrôle : janvier 2026.
Version Sony E :
Version L-Mount :
Avantages
- Piqué excellent au centre dès f/1.4, très bon sur l’ensemble du champ dès f/2.8
- Coma sagittal bien maîtrisé pour l’astrophotographie
- MFL (verrouillage de MAP) très pratique en astro
- Porte-filtre arrière inclus pour filtres créatifs ou anti-pollution lumineuse
- Bague d’ouverture physique avec option clic/décliquetage
- Filetage filtre 72 mm pratique et économique
- Construction tropicalisée, finition premium
- Autofocus silencieux et réactif (stepping motor)
Inconvénients
- Poids de 510–520 g, plus encombrant qu’un f/2
- Vignetage marqué à f/1.4 (corrigé automatiquement, mais visible en RAW brut)
- Breathing perceptible en vidéo (acceptable pour YouTube, moins pour cinéma)
- Prix supérieur aux alternatives f/1.8 ou f/2
- USB Dock compatible uniquement en L-Mount
FAQ: Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art

Prochaine étape : Si le Sigma 24mm f/1.4 DG DN Art correspond à votre profil (basse lumière fréquente, astro, vidéo avec bague d’ouverture), c’est un choix solide et polyvalent. Si la compacité prime, orientez-vous vers le Sigma 24mm f/2 DG DN Contemporary. Et pour exploiter un grand-angle lumineux sans subir des photos trop sombres ou trop bruitées, consultez notre méthode structurée de photographie en basse lumière.

