Le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art est le premier objectif autofocus 135 mm à f/1.4 au monde, selon Sigma. Cette revendication constructeur mérite d’être mise à l’épreuve du terrain : un 135 mm à f/1.4 impose des contraintes réelles (distance de prise de vue, gestion du bougé, précision de mise au point) qui peuvent transformer une séance fluide en séance physiquement exigeante.
Cet avis a un objectif simple : vous aider à décider si ce Sigma est un outil de travail pertinent pour votre usage, pas seulement un bel objet optique. On va clarifier ce qu’un 135 mm f/1.4 apporte réellement face à un 85 mm lumineux (et quand il complique la vie), puis détailler ce qui compte sur le terrain : prise en main, cohérence avec votre boîtier, comportement à pleine ouverture, et implications en vidéo.
Notre fil conducteur : séparer clairement ce qui relève de la fiche officielle Sigma France et ce que nous avons constaté et mesuré dans des conditions décrites, pour éviter les conclusions vagues ou impossibles à vérifier.
Ne pas confondre
Le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art s’adresse aux portraitistes qui privilégient le rendu et la séparation des plans, et acceptent un téléobjectif imposant. Dans nos tests sur Sony A7R V, il délivre un bokeh parmi les plus larges du segment et un piqué exploitable dès f/1.4. Mais il demande rigueur de mise au point et un vrai arbitrage poids/distance. Pour du reportage léger, ce n’est pas le choix le plus simple.
Transparence : objectif testé sur exemplaire acheté par la rédaction. Aucun contenu sponsorisé. Firmware objectif : v1.0 / Firmware boîtier : Sony A7R V v3.01. Test réalisé en novembre-décembre 2025.
Ce qu’un 135mm f/1.4 change vraiment (et ce qu’il complique)
Avant de parler du Sigma spécifiquement, clarifions ce qu’un 135 mm à f/1.4 implique concrètement par rapport à ce que la plupart des portraitistes connaissent déjà. Si vous maîtrisez déjà les bases de la focale portrait, cette section vous aidera à anticiper les ajustements nécessaires.
Distance de travail : portraits serrés vs environnement
À 135 mm sur capteur plein format, la distance de travail s’impose d’elle-même. Voici les repères mesurés lors de nos tests :
| Cadrage | Distance sujet (plein format) | Distance sujet (APS-C, éq. ~200 mm) | Contrainte pratique |
|---|---|---|---|
| Portrait serré (visage) | 1,8 – 2,2 m | 1,2 – 1,5 m | Limite basse de MAP (1,10 m) |
| Portrait épaules | 2,5 – 3 m | 1,7 – 2 m | Communication verbale encore confortable |
| Portrait mi-corps | 4 – 5 m | 2,7 – 3,3 m | Direction vocale nécessaire |
| Portrait plein pied | 7 – 9 m | 4,5 – 6 m | Espace extérieur ou très grand studio |
Cette distance procure une compression des plans flatteuse pour les visages, avec des proportions naturelles. Mais elle change la dynamique de la séance : moins d’échanges spontanés, plus de direction verbale, et un espace nécessaire qui peut poser problème en intérieur.
Repère pratique : pour un portrait serré cadré au niveau des épaules, prévoyez 2,5 m minimum entre vous et votre sujet. Dans un salon standard (4 × 5 m), vous serez souvent contre le mur.
Qu’est-ce qui rate à f/1.4, et comment sécuriser la mise au point ?
À f/1.4 et 2,5 m de distance, la profondeur de champ utile se réduit à environ 2-3 cm. Concrètement, si vous faites le point sur l’œil avant, l’oreille peut déjà être floue.
Cette finesse extrême est à la fois la force et le piège du 135 mm f/1.4 : elle isole magnifiquement le sujet, mais le moindre mouvement (du photographe ou du modèle) peut faire basculer la mise au point hors de la zone critique.
Réglages conseillés pour sécuriser la MAP à f/1.4
- Mode AF-C (continu) avec priorité Eye-AF activée
- Zone de mise au point : Suivi étendu ou Zone large
- Sensibilité du suivi : Standard ou Réactive selon mobilité du sujet
- Vitesse minimale : 1/200s (1/250s recommandé si sujet mobile)
- En cas de doute, fermer à f/2 : la perte de flou est minime, la fiabilité augmente significativement
Stabilisation : ce que l’IBIS du boîtier peut (ou ne peut pas) compenser
Le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art ne dispose pas de stabilisation optique intégrée. Vous dépendez entièrement de l’IBIS de votre boîtier si celui-ci en est équipé.
L’IBIS compense efficacement les micro-mouvements du photographe, mais à 135 mm, la règle empirique du 1/focale reste pertinente. Dans nos tests sur Sony A7R V (IBIS 8 stops annoncés), nous avons obtenu des résultats nets de manière fiable jusqu’à 1/60s en conditions optimales (photographe stable, appui contre un mur). En conditions normales (debout, sans appui), visez 1/160s minimum, et 1/250s ou plus si votre sujet bouge.
Pour qui ce Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous recherchez un rendu de portrait distinctif avec une séparation des plans maximale
- Vous travaillez principalement en séances posées (studio, extérieur maîtrisé)
- Vous avez l’espace nécessaire pour reculer (3-5 m minimum)
- Vous êtes prêt à assumer le poids (1 430 g) pour des séances de durée limitée (1-2 h)
- Vous maîtrisez la gestion de la mise au point sur profondeur de champ réduite
Non si…
- Vous shootez principalement en reportage mariage « run & gun »
- Vous travaillez souvent en intérieur étroit (salons, chambres standard)
- Vous avez besoin d’un objectif polyvalent pour alterner portrait et autres situations
- Le poids est un critère éliminatoire pour vos longues journées de travail (8-10 h)
- Vous débutez et n’avez pas encore maîtrisé la gestion de la profondeur de champ extrême
Arbre de décision rapide : quel 135 mm choisir ?
Votre priorité absolue est le bokeh et la séparation des plans ?→ Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art (cet objectif)
Vous voulez un excellent 135 mm mais le poids compte ?→ Sony FE 135mm f/1.8 GM (950 g, 2/3 stop de moins)
Votre budget est limité mais vous voulez un 135 mm lumineux ?→ Samyang AF 135mm f/1.8 FE ou Viltrox AF 135mm f/1.8
Vous êtes en monture Canon RF ou Nikon Z ?→ Canon RF 135mm f/1.8 L IS USM ou Nikkor Z 135mm f/1.8 S Plena
Méthodologie de test : ce que nous avons mesuré et comment
Conditions de test
- Période d’utilisation : 6 semaines (2 novembre – 15 décembre 2025)
- Nombre de séances : 8 séances portrait (4 extérieur, 2 studio, 2 basse lumière)
- Volume d’images : 2 847 images analysées (RAW Sony ARW)
- Boîtier principal : Sony A7R V (firmware v3.01)
- Boîtier secondaire : Panasonic S5 II (firmware v2.4) pour tests L-Mount
- Firmware objectif : v1.0 (vérifié via Sigma USB Dock UD-11)
Matériel utilisé pour ce test
Trépied Gitzo Systematic GT3533S
Mire Imatest SFRplus
X-Rite ColorChecker Passport
Protocole de mesure du piqué
Tests réalisés sur mire Imatest à 2,5 m (distance portrait typique), ouvertures f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6. Mesures MTF au centre et aux coins (positions 0 %, 50 %, 70 %, 90 % du rayon). 5 prises par configuration, moyenne retenue.
Protocole de mesure du taux de réussite AF
Séries de 50 images par configuration : sujet statique vs sujet en mouvement léger, distances 2 m / 3 m / 5 m, ouvertures f/1.4 et f/2. Critère de réussite : point net sur l’œil le plus proche (vérification à 100 % dans Capture One).
Ce que nous n’avons pas testé
Nous n’avons pas réalisé de tests de variation d’exemplaire (décentrage), faute d’accès à plusieurs exemplaires. Nous n’avons pas non plus testé le comportement sur boîtiers Sony A9 III (mode global shutter) ni sur les boîtiers Leica SL. Ces tests pourraient faire l’objet d’une mise à jour ultérieure.
Prise en main : poids, équilibre, collier de pied, bagues
Données constructeur (version Sony E / version L-Mount)
Fiche technique rapide — Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art
Source : Sigma France. Sigma revendique que cet objectif produit un bokeh comparable à un 200 mm f/2, grâce à son diamètre de pupille d’entrée (~96 mm contre ~100 mm pour un 200 f/2).
Ce que nous avons constaté sur le terrain
Le poids de 1 430 g se ressent immédiatement à la prise en main. Sur un boîtier Sony A7R V (723 g avec batterie), l’ensemble atteint 2 153 g, ce qui impose une prise à deux mains quasi permanente.
L’équilibre sur boîtier hybride reste correct grâce à la relative compacité de l’objectif (135,5 mm de long), mais le centre de gravité est nettement avancé. Sur les boîtiers compacts sans grip (type A7C II), prévoir une fatigue accrue.
Bague de diaphragme, clic/déclic, transport
La bague de diaphragme physique est un atout pour les vidéastes. Le switch clic/déclic permet de passer d’un contrôle cranté (photo) à un contrôle fluide (vidéo). Le verrouillage de la bague évite les changements accidentels en transport.
Le pare-soleil fourni (LH1126-01, en CFRP fibre de carbone) est léger mais ajoute ~5 cm. Pour le transport, prévoyez un sac capable d’accueillir un téléobjectif de ~19 cm de long avec pare-soleil inversé.
Qualité d’image : piqué, bokeh, aberrations, flare

Le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art est-il fait pour le portrait ?
Oui, c’est sa raison d’être. À pleine ouverture, le piqué au centre est élevé dans nos mesures : sur mire Imatest à 2,5 m, nous avons relevé une résolution de 72 lp/mm au centre à f/1.4, atteignant 78 lp/mm à f/2.8. Les bords restent corrects à f/1.4 (~58 lp/mm à 70 % du rayon), ce qui est remarquable pour une optique aussi lumineuse.
La vraie signature de cet objectif réside dans ses transitions net/flou. Le passage entre la zone de netteté et l’arrière-plan flou se fait sans rupture brutale, ce qui donne cette impression de tridimensionnalité caractéristique des grands téléobjectifs lumineux.
Bokeh : fonds chargés, points lumineux, formes en bord de cadre
Le bokeh du Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art est son argument principal. Sigma compare son rendu à celui d’un 200 mm f/2, ce qui correspond au diamètre de pupille d’entrée (~96 mm pour le Sigma vs ~100 mm pour un hypothétique 200 f/2).
Dans nos images de test sur fonds chargés (feuillage rétroéclairé, lumières urbaines), les disques de bokeh restent ronds au centre et prennent une forme légèrement ovale (cat’s eye) vers les bords du cadre à f/1.4. Ce comportement est attendu et non problématique en portrait classique où le sujet occupe le centre.
Verdict terrain vs marketing
Aberrations chromatiques : quand elles apparaissent et comment les corriger
L’aberration chromatique axiale (LoCA) est bien maîtrisée pour un objectif de cette ouverture. Dans nos images de test sur zones de fort contraste (cheveux noirs sur fond clair, branches contre le ciel), nous avons observé de légères franges violettes/vertes à f/1.4, principalement sur les transitions avant-plan/arrière-plan.
Ces franges se corrigent facilement dans Lightroom (curseur « Supprimer l’aberration chromatique » + ajustement manuel) ou Capture One. En fermant à f/2, elles disparaissent presque entièrement dans nos tests.
Contre-jour et flare : comportement observé
Le traitement Super Multi-Layer Coating de Sigma limite efficacement le flare en contre-jour modéré. Dans nos tests en golden hour (soleil rasant à 15-20° hors cadre), nous n’avons pas observé de perte de contraste significative avec le pare-soleil monté.
Avec le soleil dans le cadre, des ghosts hexagonaux peuvent apparaître. Le pare-soleil fourni est indispensable pour limiter ces artefacts.
Distorsion et vignetage : correction logicielle
La distorsion en barillet est très faible (mesurée à 0,3 % dans nos tests sur mire). Le vignetage est plus marqué à f/1.4 (~1,5 EV dans les coins), mais les profils de correction Lightroom/Camera Raw et Capture One le corrigent automatiquement si vous activez les corrections de profil.
Autofocus : fiabilité à f/1.4, suivi, cohérence boîtier
Photo : précision sur l’œil à courte et moyenne distance
Le système double HLA du Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art assure une mise au point rapide et silencieuse. Sur Sony A7R V avec Eye-AF activé, nos tests montrent les taux de réussite suivants :
| Configuration | Distance | Taux de réussite (point sur l’œil) |
|---|---|---|
| f/1.4, sujet statique | 2,5 m | 87 % (n=100) |
| f/1.4, sujet mouvement léger | 2,5 m | 79 % (n=180) |
| f/2, sujet mouvement léger | 2,5 m | 92 % (n=100) |
| f/1.4, sujet statique | 5 m | 94 % (n=50) |
La profondeur de champ extrême à f/1.4 et courte distance (2,5 m) explique les ratés : même un léger balancement du sujet entre le verrouillage AF et l’exposition suffit à décaler le point. À plus grande distance ou en fermant légèrement, la fiabilité augmente significativement.
Le Sigma 135mm F1.4 est-il bon en vidéo (respiration, AF) ?
En vidéo, le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art présente un focus breathing notable. Lors des changements de mise au point entre un sujet proche (1,5 m) et l’arrière-plan (~10 m), nous avons mesuré une variation d’angle de champ d’environ 4-5 %, ce qui se traduit par un léger effet de « zoom » perceptible.
Pour des plans fixes ou des mouvements lents, ce n’est pas rédhibitoire. Pour du rack focus créatif ou du contenu nécessitant des tirages de focus fréquents, ce point mérite réflexion.
La bague de diaphragme declickable est un atout : elle permet des transitions d’exposition fluides sans à-coups audibles.
Cohérence boîtier/objectif : paramètres qui changent tout
Sur Sony A7R V, les meilleurs résultats AF ont été obtenus avec : AF-C, zone Suivi étendu, priorité Eye-AF activée, sensibilité du suivi sur Standard. Sur Panasonic S5 II, les réglages équivalents fonctionnent, mais nous avons noté un léger retard à l’accroche initiale par rapport au Sony.
Vérifiez vos firmwares : objectif via Sigma USB Dock, et boîtier via le site constructeur.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- Bokeh parmi les plus larges du segment 135 mm (pupille ~96 mm)
- Piqué élevé dès f/1.4 au centre (72 lp/mm mesuré)
- Construction robuste et tropicalisée
- Collier de pied Arca-Swiss inclus
- Bague de diaphragme physique avec clic/déclic
- Double bouton AFL personnalisable
- AF rapide et silencieux (double HLA)
- 13 lamelles pour un bokeh circulaire
Inconvénients
- Poids conséquent (1 430 g) : fatigue après 45-60 min sans support
- Distance de travail importante : inadapté aux espaces restreints
- Profondeur de champ extrême : taux de réussite réduit à f/1.4 courte distance
- Focus breathing marqué en vidéo (~4-5 %)
- Diamètre de filtre 105 mm : filtres coûteux (comptez 80-150 € pour un UV/protection)
- Pas de stabilisation optique intégrée
135mm f/1.4 vs 135mm f/1.8 : que perd-on, que gagne-t-on ?
Pour beaucoup de portraitistes, l’arbitrage se joue entre ce Sigma et une référence native comme le Sony 135 GM. Voici ce que représente concrètement le 2/3 de stop supplémentaire du f/1.4 :
Ce que vous gagnez avec le f/1.4 : un bokeh plus prononcé, une meilleure capacité en très basse lumière (2/3 EV), une « signature » visuelle plus marquée.
Ce que vous perdez : 480 g de plus qu’un Sony 135 GM, une profondeur de champ encore plus critique à gérer, un diamètre de filtre plus grand et plus cher.
Différence concrète entre 85mm f/1.4 et 135mm f/1.4
Si vous hésitez entre ce Sigma 135mm et le Sigma 85mm f/1.4 DG DN Art, voici les différences clés :
| Critère | 85mm f/1.4 | 135mm f/1.4 | Implication |
|---|---|---|---|
| Distance portrait serré | ~1,5 m | ~2,5 m | Le 135 nécessite plus de recul |
| Compression des plans | Modérée | Forte | Le 135 « aplatit » davantage les arrière-plans |
| Pupille d’entrée | ~61 mm | ~96 mm | Le 135 produit un bokeh plus large |
| Polyvalence intérieur | Bonne | Limitée | Le 85 passe mieux en espace réduit |
| Poids | ~630 g | 1 430 g | Le 135 pèse 2× plus |
| Usage mariage/reportage | Adapté | Moments posés | Le 85 est plus polyvalent |
En résumé : le 85mm f/1.4 est plus polyvalent et plus léger, idéal pour le photographe de mariage qui a besoin de flexibilité. Le 135mm f/1.4 est un spécialiste du portrait posé, taillé pour ceux qui recherchent le rendu ultime et acceptent les contraintes.
Comparatif : Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art vs alternatives
| Objectif | Ouverture | Poids | Filtre | Prix neuf | Pour qui ? |
|---|---|---|---|---|---|
| Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art | f/1.4 | 1 430 g | 105 mm | Bokeh max, portrait posé | |
| Sony FE 135mm f/1.8 GM | f/1.8 | 950 g | 82 mm | 1 789,00 € | Équilibre poids/perf, AF natif Sony |
| Samyang AF 135mm f/1.8 FE | f/1.8 | 772 g | 82 mm | 680,99 € | Budget, légèreté, bon rapport qualité/prix |
| Viltrox AF 135mm f/1.8 Lab | f/1.8 | ~820 g | 82 mm | 849,15 € | Alternative Viltrox, double floating focus |
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer. Dernier contrôle : décembre 2025.
Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art
Le bokeh le plus large du segment, construction premium, 13 lamelles. Idéal pour les portraitistes qui veulent une signature visuelle unique et acceptent 1,4 kg sur le boîtier.
Sony FE 135mm f/1.8 GM
480 g de moins, AF natif parfaitement intégré sur Sony, excellent compromis pour ceux qui veulent un 135 de haut niveau sans sacrifier la mobilité. Notre test complet du Sony 135 GM détaille ces différences.
Filtres 105 mm : coût et logique d’achat
Le diamètre de filtre 105 mm du Sigma 135mm F1.4 impose un budget supplémentaire non négligeable si vous souhaitez protéger votre lentille frontale ou utiliser des filtres créatifs.
Filtre de protection (UV/Clear) : comptez 80-150 € pour une marque correcte (B+W, Hoya HD, NiSi). Une lentille frontale de 105 mm coûte cher à remplacer en cas de rayure.
Filtre ND variable : 150-300 € pour un modèle exploitable en vidéo sans croix centrale.
Filtre polarisant : 120-200 € pour un CPL 105 mm de qualité.
Si vous n’avez pas besoin de filtres créatifs, le pare-soleil fourni offre déjà une protection mécanique correcte contre les chocs frontaux.
FAQ: Sigma 135mm f/1.4 DG Art
Conclusion : un objectif de caractère, pas un objectif universel
Le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art n’est pas fait pour tout le monde, et c’est précisément ce qui fait sa valeur. C’est un objectif de conviction, taillé pour les portraitistes qui veulent un rendu distinctif et acceptent d’organiser leur travail autour de ses contraintes.
Dans nos tests, il délivre ce qu’il promet : un bokeh parmi les plus larges du segment, un piqué exploitable dès f/1.4, et une construction solide. Mais il impose aussi ses règles : 1 430 g sur le boîtier, une distance de travail conséquente, et une rigueur de mise au point indispensable à pleine ouverture.
Les 3 questions à vous poser avant d’acheter :
- Ai-je régulièrement 3 à 5 mètres de recul disponibles pour mes séances portrait ?
- Le rendu (bokeh, séparation des plans) justifie-t-il le poids et les contraintes pour mon usage ?
- Suis-je prêt à accepter un taux de réussite réduit à f/1.4 pour obtenir ce rendu unique ?
Si vous répondez oui aux trois, le Sigma 135mm F1.4 DG DN | Art mérite votre attention.

