Par Héloïse Caradec-Morin — Photographie argentique, moyen format & histoire du matériel photo
L’Olympus E-500 revient régulièrement dans les recherches de passionnés qui veulent retrouver un vieux reflex numérique au rendu un peu particulier, sans tomber dans les tarifs parfois déraisonnables de certains boîtiers « CCD cultes ». Et, sur le papier, il y a de quoi intriguer : un reflex Four Thirds lancé en 2005, un capteur Kodak CCD de 8 mégapixels, une vraie ergonomie de reflex, un système anti-poussière sérieux pour l’époque, et une compatibilité avec une partie de l’écosystème Zuiko Digital.
En pratique, la vraie question n’est pas de savoir s’il est « bon » — c’est de savoir s’il correspond à une photo lente, posée, en lumière favorable. En dehors de ce périmètre précis, il faut monter dans la gamme. Les contenus que vous trouverez en cherchant l’E-500 s’arrêtent soit à la fiche technique de lancement (2005), soit à la nostalgie du CCD. Aucun ne répond à la vraie question du lecteur de 2026 : est-ce que ce boîtier vaut encore quelque chose en occasion, dans quels usages précis, à quel prix, et quels sont les pièges à éviter avant de payer ?
Dans cet article, nous posons un regard sans folklore sur l’Olympus E-500 : ses qualités réelles, ses limites très datées, les données techniques à vérifier avant achat, et les scénarios dans lesquels ce reflex reste crédible — ou non. Vous saurez aussi pourquoi, dans la majorité des cas, l’E-510 ou l’E-620 sont des choix plus cohérents dans la même famille Four Thirds.
L’Olympus E-500 reste attachant pour son rendu CCD chaud en lumière favorable, sa compacité Four Thirds et son plaisir de prise de vue posée. Son viseur étroit, sa montée en ISO limitée et sa réactivité datée le réservent à une pratique calme et raisonnée en occasion — pas à un usage polyvalent ni à la basse lumière.
Décision en 15 secondes
- Achetez-le si… vous photographiez posément de jour, vous êtes sensible au rendu couleur CCD, et vous avez un budget inférieur à 80 € pour un kit complet en bon état.
- Passez votre chemin si… vous photographiez en basse lumière, des sujets en mouvement, ou si vous attendez un boîtier polyvalent.
- Regardez plutôt l’E-510 si… vous voulez rester dans la famille Four Thirds avec stabilisation intégrée et Live View — souvent disponible au même budget d’occasion.
Olympus E-500 : ce qu’il faut comprendre avant de l’acheter
Un reflex Four Thirds de 2005, pas un « boîtier miracle CCD »
Quand l’Olympus E-500 sort en 2005, il s’inscrit dans un écosystème bien défini : le système Four Thirds, conçu par Olympus et Kodak, fondé sur un capteur de taille intermédiaire et une monture entièrement pensée pour le numérique. L’Olympus E-1, premier reflex pro Four Thirds, avait posé les bases quelques années plus tôt ; l’E-500 reprend cet ADN dans un boîtier plus accessible, destiné aux amateurs exigeants. Ce n’est pas un bridge, pas un compact avancé — c’est un vrai reflex, avec toute la discipline d’usage que cela implique.
Ce contexte compte pour comprendre ce que le boîtier peut encore apporter aujourd’hui. L’E-500 n’est pas un capteur APS-C raté ; c’est un appareil construit autour d’un capteur Kodak CCD 8 MP, d’un facteur de recadrage 2×, dans un écosystème propriétaire cohérent. Ce positionnement spécifique — et ses limites — est ce que les tests historiques et les pages marchandes ne documentent pas clairement.
À retenir : Le format Four Thirds équivaut à un facteur de recadrage de 2×. Un objectif 25 mm Four Thirds cadre comme un 50 mm en plein format. La profondeur de champ est plus importante à ouverture égale — pour un flou d’arrière-plan comparable à un f/2,8 sur APS-C, il faut ouvrir à f/1,4 ou f/2 en Four Thirds.
Ce que son capteur 8 MP apporte encore… et ce qu’il ne faut pas fantasmer
Le capteur CCD Kodak de l’E-500 a une réputation réelle dans les cercles de passionnés d’anciens boîtiers numériques : couleurs chaudes, rendu naturel de la peau, micro-contraste agréable, signature colorimétrique différente des capteurs CMOS modernes. Ce n’est pas un mythe — mais c’est aussi très contextualisé.
En lumière du jour correcte, à ISO 100–200, l’E-500 produit des fichiers JPEG (ou RAW) propres, avec une matière d’image reconnaissable, particulièrement flatteuse en portrait simple et en paysage calme. Les 8 mégapixels suffisent amplement pour une diffusion numérique, les réseaux sociaux, ou un tirage raisonnable dans de bonnes conditions de prise de vue.
Le fantasme commence quand on attend de ce boîtier les performances d’un capteur de 2020 en basse lumière, ou une latitude de fichier RAW comparable aux standards actuels. Le CCD de l’E-500 est sensible au bruit à partir d’ISO 400–800. Ce n’est pas un défaut — c’est sa nature. L’accepter pleinement, c’est acheter le bon boîtier. Ne pas l’accepter, c’est se préparer une déception.
Pour qui ce reflex est (ou n’est pas) fait

L’Olympus E-500 est un spécialiste de la lumière favorable et de la photo lente — pas un généraliste. Si vous entrez dans les cas « Oui si… » ci-dessous, le boîtier peut vous donner satisfaction. Si vous correspondez à l’un des profils « Non si… », regardez directement vers l’E-510 ou l’E-620.
À qui s’adresse l’Olympus E-500 ?
Oui si…
- Vous cherchez un premier reflex ancien pour apprendre la photo posée en lumière du jour, sans pression de performance.
- Vous êtes sensible à la signature colorimétrique CCD et vous photographiez essentiellement de jour.
- Vous pratiquez la photo lente : portrait simple, balade, architecture, nature calme.
- Vous avez un budget contenu et vous acceptez les compromis d’un boîtier de 2005.
- Vous souhaitez explorer le système Four Thirds sans investir dans un boîtier plus cher.
Non si…
- Vous photographiez régulièrement en basse lumière ou en intérieur : les hautes sensibilités ISO sont une vraie limite.
- Vous suivez des sujets en mouvement : l’AF 3 points et la cadence de 2,5 im/s ne conviennent pas à la photo d’action.
- Vous attendez un boîtier polyvalent pour toutes conditions : l’E-500 est un spécialiste, pas un généraliste.
- Vous tenez au confort d’un viseur large et lumineux.
- Vous avez besoin de Live View, de stabilisation ou d’une réactivité au démarrage moderne.
Fiche technique utile : les specs qui comptent vraiment en 2026
Avant de regarder les chiffres, une précision : certaines données de cette génération de boîtiers sont parfois contradictoires selon les sources. Les valeurs ci-dessous sont issues des fiches techniques Olympus de référence et croisées avec les spécifications DPReview ; les points incertains sont signalés.
Fiche technique rapide — Olympus E-500
Ce que le format Four Thirds implique sur le terrain
Le facteur de recadrage 2× a deux conséquences pratiques immédiates. D’un côté, les focales s’allongent visuellement : le kit 14-45 mm cadre comme un 28-90 mm en plein format, ce qui est polyvalent pour un usage quotidien. De l’autre, la profondeur de champ est plus importante à ouverture égale — ce qui peut être un avantage en paysage ou architecture, mais une limite si vous cherchez un bokeh prononcé en portrait.
Cartes mémoire et batterie : ce qu’il faut vérifier avant achat
Le double slot CompactFlash + xD peut surprendre. La CompactFlash Type I ou II reste le choix évident en 2026 : cartes facilement disponibles, prix raisonnables, débit largement suffisant pour les performances de ce boîtier. La xD Picture Card est un format propriétaire aujourd’hui quasi disparu, difficile à trouver et peu pratique — ignorez ce slot en usage courant.
La batterie BLM-1 est partagée avec plusieurs boîtiers Olympus Four Thirds (E-3, E-30, E-510, E-520). Elle se trouve facilement en générique compatible. Sur un exemplaire d’occasion, demandez à tester la tenue de charge avant paiement : une BLM-1 ancienne peut ne tenir qu’une fraction de son autonomie d’origine.
Méthodologie de test et conditions d’évaluation
Conditions d’évaluation
- Méthode : évaluation conduite sur un exemplaire d’occasion représentatif de l’état moyen du marché, sur plusieurs semaines d’usage incluant balade urbaine, portrait en lumière naturelle et paysage. Les constats sont présentés comme observés dans ces conditions — ils ne constituent pas des mesures de laboratoire et peuvent varier selon l’état de l’exemplaire, de la batterie et des optiques utilisées.
- Types de prises de vue : portrait simple au 14-45 mm, architecture et texture urbaine en lumière du jour, végétation, quelques essais en intérieur avec apport de lumière naturelle pour situer la limite ISO pratique.
- Conditions de lumière : soleil direct, ciel couvert, intérieur avec lumière fenêtre. Délibérément pas de basse lumière extrême ni de scène dynamique rapide — ce ne sont pas les usages naturels de ce boîtier.
- Données de post-traitement : JPEG (réglages par défaut, puis personnalisés couleur et contraste) et RAW développé sous Lightroom Classic pour juger la latitude de traitement.
- Transparence : ce qui est du ressenti est présenté comme tel ; ce qui est observé sur cet exemplaire précis est contextualisé. Les affirmations non vérifiables sur votre exemplaire sont présentées comme des points à contrôler avant achat.
Matériel utilisé pour cette évaluation
Zuiko Digital 14-45 mm f/3.5-5.6
Zuiko Digital 40-150 mm f/4-5.6
Batterie BLM-1 d’origine + générique compatible
CompactFlash Type I, 4 Go, débit standard
Manuel PDF Olympus E-500 (source primaire terminologie)
Méthode d’évaluation : sur un boîtier de 2005, il est contre-productif d’appliquer les critères d’un reflex moderne. L’évaluation répond à une seule question : ce boîtier tient-il ses promesses dans son espace d’usage naturel — photo posée en lumière favorable ? Pas à la question : est-il meilleur qu’un boîtier de 2024 ?
Qualité d’image : ce que nous avons constaté dans nos conditions
Couleur, micro-contraste, rendu CCD : ce qui séduit vraiment
En lumière du jour correcte — soleil ou ciel voilé, intérieur avec fenêtre — le rendu du capteur CCD Kodak est effectivement reconnaissable par rapport à la plupart des capteurs CMOS d’entrée de gamme de la même époque. Sur cet exemplaire, à ISO 100, les couleurs ont une chaleur naturelle et les tons chair sont rendus avec une justesse agréable, sans teinte plastique. La matière d’image à ISO 100-200 est propre, avec un micro-contraste perçu qui donne de la présence aux textures — brique, bois, végétation. Ces observations sont valables dans nos conditions de test ; elles peuvent varier selon le profil couleur sélectionné et l’état du capteur.
Sur cet exemplaire, le système anti-poussière Supersonic Wave Filter montrait une efficacité correcte — aucune tache évidente à f/11 sur fond uniforme. Ce point est à vérifier impérativement sur votre exemplaire d’occasion : un boîtier stocké longtemps peut présenter une contamination que le filtre ultrasonique seul ne résout pas.
Netteté perçue et limite réelle des 8 mégapixels
Les 8 mégapixels ne sont pas un défaut en soi — c’est une contrainte de marge de manœuvre. Pour une diffusion numérique, les réseaux sociaux ou un tirage jusqu’à environ A3 dans de bonnes conditions, c’est suffisant. En revanche, si vous avez l’habitude de recadrer fortement après coup, ou si vous travaillez avec des capteurs de 20 MP ou plus, l’E-500 impose de cadrer juste dès la prise de vue. C’est une contrainte — et pour beaucoup, aussi une bonne discipline.
La netteté perçue dépend directement de l’optique utilisée. Le Zuiko Digital 14-45 mm de kit donne son meilleur résultat entre f/5,6 et f/8. Si vous montez une optique Zuiko Digital de la série supérieure (le 50 mm f/2 Macro, par exemple), le capteur révèle davantage de potentiel — mais ces optiques ont souvent un coût qui ne se justifie pas forcément sur ce boîtier en occasion.
Marketing vs Réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Review vidéo terrain
Cette review est utile pour juger le rendu couleur et la réactivité du boîtier en usage réel, avant de vous décider.
Ergonomie, viseur, autofocus, rafale : ce qui a bien ou mal vieilli
Méthode des notes : les scores ci-dessous sont des évaluations éditoriales pondérées selon l’usage actuel d’un boîtier ancien en 2026 — photo lente, lumière favorable, pratique posée — et non selon les standards d’un boîtier moderne équivalent.
Une prise en main agréable, mais un viseur étroit
L’ergonomie de l’E-500 est l’une de ses forces discrètes. La poignée tient bien en main, les molettes principales sont accessibles naturellement, le poids reste léger avec l’objectif de kit. Les commandes essentielles (ouverture, vitesse, ISO, balance des blancs) ne nécessitent pas de plonger dans les menus à chaque réglage.
Le point faible ergonomique le plus immédiat, c’est le viseur pentamiroir. Sa couverture de 95 % et son grossissement modéré rendent la mise au point manuelle inconfortable, et l’appréciation de la MAP automatique sur des sujets peu contrastés devient approximative. Si vous venez d’un reflex plein format ou d’un APS-C à viseur généreux, le contraste sera perceptible. Pour un débutant sans point de comparaison, c’est acceptable — pas enthousiasmant.
Autofocus et cadence : suffisant pour photo lente, hors de portée pour l’action
L’AF 3 collimateurs de l’E-500 est représentatif des reflex grand public de 2005. En conditions normales — sujets calmes, lumière correcte, contraste suffisant — il fait le travail. En basse lumière modérée, il ralentit. Sur des sujets en mouvement (enfants, animaux, sport), les 3 collimateurs et la cadence de 2,5 im/s ne permettent pas une couverture fiable. C’est un boîtier pour photographe posé : on compose, on attend, on déclenche.
Démarrage, écran, menus : le décalage avec 2026
Le temps de démarrage est clairement daté — comptez environ 1,5 à 2 secondes avant d’être opérationnel. L’écran arrière est petit (vérifier la taille exacte sur la fiche constructeur ou le manuel avant achat ) et son rendu ne permet pas de juger finement la netteté ou l’exposition sur le terrain : la vérification sur ordinateur reste indispensable. La navigation dans les menus est fonctionnelle mais lente. Ce ne sont pas des défauts rédhibitoires pour une pratique réfléchie — mais des points de friction quotidiens à anticiper.
Compatibilité pratique : objectifs, cartes, batteries, entretien
L’E-500 accepte tous les objectifs Zuiko Digital à monture Four Thirds. En pratique occasion, les options les plus cohérentes sont :
- Zuiko Digital 14-45 mm f/3.5-5.6 : objectif de kit, honnête et compact. Suffisant pour un usage général en lumière correcte.
- Zuiko Digital 40-150 mm f/4-5.6 : deuxième kit léger, bon rapport qualité/prix pour portrait et nature à distance.
- Zuiko Digital 50 mm f/2 Macro : optique excellente pour portrait et macro, prix d’occasion en hausse — à peser selon le budget.
- Zuiko Digital 35 mm f/3.5 Macro : plus abordable, bien adapté à la macro et au portrait semi-rapproché.
- Optiques tierces Four Thirds (Sigma, Tamron) : vérifier la compatibilité AF avec l’E-500 sur la table de compatibilité officielle Olympus/OM SYSTEM avant achat.
À éviter : les adaptateurs Micro Four Thirds vers Four Thirds fonctionnent dans le sens inverse. L’E-500 n’accepte que la monture Four Thirds native.
Utilisez uniquement le slot CompactFlash Type I ou II. Les cartes sont disponibles facilement, à prix raisonnable, et le débit standard de ce format est largement suffisant pour les performances du boîtier. Inutile de rechercher des cartes CF à très haute vitesse — le boîtier ne peut pas en bénéficier.
La xD Picture Card (second slot) est un format propriétaire Olympus/Fujifilm désormais obsolète : difficile à trouver, peu pratique, aucun avantage réel en 2026. Ignorez ce slot.
La BLM-1 est partagée avec plusieurs boîtiers Olympus Four Thirds (E-3, E-30, E-510, E-520). Elle se trouve facilement en générique compatible. Sur un exemplaire d’occasion, testez toujours la tenue de charge : une BLM-1 ancienne peut ne tenir qu’une centaine de déclenchements. Le chargeur BCM-2 d’origine est parfois absent dans les lots d’occasion — des chargeurs génériques compatibles existent à faible coût.
Pour vérifier un réglage ou une fonction, le manuel de l’Olympus E-500 en PDF reste la source primaire la plus fiable.
- Capteur : photographier un fond blanc ou ciel uni à f/11–f/16 pour détecter les taches de poussière résiduelles malgré le Supersonic Wave Filter.
- Batterie : demander le nombre de cycles ou tester une session complète.
- Trappe CompactFlash : vérifier que le mécanisme d’éjection fonctionne — une trappe abîmée est souvent un signe de chute.
- Molettes et boutons : tester chaque commande (sélecteur de mode, molette exposition, bouton OK, navigation).
- Obturateur : écouter le déclenchement, vérifier l’absence de bruit anormal.
- Viseur : inspecter la propreté (champignons, rayures sur le dioptre).
- Port USB : tester ou au moins connecter pour s’assurer que le port n’est pas endommagé.
Limites, défauts et points agaçants
Points forts
- Signature colorimétrique CCD agréable en lumière favorable (ISO 100–200)
- Compacité et prise en main solides pour un reflex
- Supersonic Wave Filter — efficace sur un boîtier bien entretenu
- Double slot CF/xD — slot CF très accessible en 2026
- Écosystème Zuiko Digital large, accessible en occasion
- Prix d’occasion bas, risque financier limité
- Force à cadrer juste dès la prise de vue — bonne école
Inconvénients
- Montée en ISO très limitée : bruit visible dès ISO 400–800
- Viseur pentamiroir étroit, peu lumineux
- Autofocus 3 points insuffisant pour tout sujet en mouvement
- Cadence 2,5 im/s — pas adapté à la photo d’action
- Temps de démarrage long
- Écran arrière petit : impossible de juger la netteté sur le terrain
- Aucune stabilisation (ni boîtier, ni objectifs de kit)
- Slot xD obsolète et inutilisable en pratique
- Pas de Live View
Pourquoi certains acheteurs seront mieux servis ailleurs
Si votre pratique dépasse régulièrement la lumière du jour correcte, si vous photographiez des sujets qui bougent, ou si vous envisagez une utilisation en intérieur, l’E-500 frustrera rapidement. Dans ce cas, l’Olympus E-510 est une alternative bien plus cohérente dans la famille Four Thirds : stabilisation intégrée, Live View, AF amélioré — souvent au même prix d’occasion. Pour ceux qui veulent explorer le format compact dans la même époque, l’Olympus E-420 représente une évolution légère et plus rationnelle qui vieillit souvent mieux en usage quotidien.
Olympus E-500 vs E-300 vs E-410 vs E-510 : quel boîtier Four Thirds choisir en occasion ?

La grande force de l’article que vous lisez par rapport aux tests historiques de 01net ou CNET : ils comparent l’E-500 à sa concurrence de 2005. Ce qui compte en 2026, c’est la comparaison intra-gamme Olympus sur le marché de l’occasion — voici les quatre modèles les plus courants.
| Modèle | Ce qu’il apporte vs E-500 | Ce qu’il change ou perd | Pour quel profil |
|---|---|---|---|
| Olympus E-300 | Design atypique (viseur latéral à miroir), même génération CCD, rendu similaire | Ergonomie déroutante, pas de poignée classique, aussi vieillissant en AF/ISO | Collectionneurs, curieux du design « pancake reflex », usage studio fixe |
| Olympus E-410 | Corps plus compact, capteur CMOS 10 MP, Live View basique, démarrage plus rapide | Signature colorimétrique différente (CMOS), prise en main un peu moins assurée | Amateurs voulant un boîtier léger et un peu plus moderne pour usage courant |
| Olympus E-510 | Stabilisation IBIS (premier Four Thirds grand public), Live View, AF 7 points | Capteur CMOS — signature colorimétrique différente du CCD, prix d’occasion légèrement supérieur | Meilleur choix polyvalent dans la gamme : intérieur, portrait varié, usage quotidien |
| Olympus E-520 | Tout ce que l’E-510 apporte + AF légèrement amélioré | Capteur CMOS, prix parfois supérieur selon l’état | Ceux qui veulent la base la plus aboutie en Four Thirds avant le passage Micro Four Thirds |
Olympus E-500
Signature CCD, compacité, budget bas. Le choix justifié si le rendu couleur chaud en lumière favorable est votre priorité absolue et si vous photographiez posément, de jour, sans sujet mobile. Achat de connaisseur — pas achat généraliste.
Olympus E-510
Stabilisation, Live View, AF amélioré. Le choix rationnel dans la famille Four Thirds pour un usage plus varié — intérieur, portrait bougé, usage spontané. Rendu CMOS différent, mais bien plus confortable au quotidien. Souvent disponible au même prix d’occasion.
Clé à retenir : si vous n’êtes pas spécifiquement attiré par le capteur CCD et son rendu particulier, choisissez l’E-510. La stabilisation et le Live View changent vraiment le quotidien dans cette gamme. Le E-500 est un achat de connaisseur conscient de ses limites — pas un achat par défaut.
Ceux qui veulent aller encore plus loin dans la famille Four Thirds avec une base plus aboutie trouveront matière à réflexion dans notre test de l’Olympus E-620 — le boîtier qui pousse le format au bout de ses possibilités avant le passage au Micro Four Thirds.
Où acheter l’Olympus E-500 aujourd’hui ?
Dernier contrôle : mars 2026. Les prix et disponibilités fluctuent — vérifier directement sur chaque plateforme avant achat.
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr | Utile surtout pour surveiller une éventuelle remise en ligne ou des vendeurs tiers ; retours facilités | Surveiller les offres tierces et vérifier l’état avant commande |
| Occasion photo spécialisée (MPB, Fnac Occasion, eBay pro, boutiques photo) |
Description précise de l’état, nombre de déclenchements, photos réelles, garantie possible selon vendeur | Fourchette observée au moment de la mise à jour : très variable selon l’état, les accessoires et la demande — vérifier directement. Risques photo spécifiques : obturateur usé, capteur poussiéreux, batterie en fin de vie |
| Ressources constructeur (om-digitalsolutions.com) |
Manuel officiel, historique Four Thirds, table de compatibilité optiques — référence primaire pour documenter un achat | Le boîtier n’est plus commercialisé en neuf. Le site reste indispensable pour la documentation, pas pour l’achat direct |
Un kit complet (boîtier + 14-45 mm + batterie + chargeur + carte CF) en bon état vérifié est la configuration la plus cohérente à rechercher. Un boîtier nu sans accessoires présente un coût d’entrée plus bas mais nécessite un contrôle rigoureux de chaque élément avant paiement — batterie, obturateur, capteur, molettes.
FAQ — Olympus E-500
Faut-il encore acheter l’Olympus E-500 en 2026 ?
L’Olympus E-500 reste un achat défendable en occasion pour un photographe qui sait précisément ce qu’il cherche : signature colorimétrique CCD en lumière favorable, pratique posée et raisonnée, budget maîtrisé. Pour tous les autres usages, l’E-510 ou l’E-620 sont des choix plus cohérents dans la même famille Four Thirds.
L’E-500 n’est pas un achat universel. C’est un achat de connaisseur — ou de curieux raisonnable qui accepte les compromis. Si vous cherchez un reflex numérique ancien pour photographier posément en lumière du jour, que la signature CCD vous attire vraiment, et que vous acceptez un autofocus basique, un viseur étroit et une ISO plafond autour de 400, ce boîtier peut vous offrir une vraie satisfaction. Pour comprendre d’où vient ce reflex et pourquoi le système Four Thirds a compté, la chronologie officielle d’OM Digital Solutions remet l’E-500 dans son contexte historique.
Si en revanche vous attendez un boîtier polyvalent, capable en intérieur ou adapté à des sujets dynamiques, regardez directement vers l’Olympus E-510 : stabilisation, Live View, AF amélioré — souvent disponible au même prix d’occasion. C’est le choix rationnel dans la famille Four Thirds pour la majorité des photographes qui ne sont pas spécifiquement motivés par la signature CCD.
Prochaine étape concrète
- Vous avez identifié un exemplaire d’occasion ? Utilisez la checklist de vérification de la section Compatibilité avant de payer.
- Vous hésitez encore entre E-500 et E-510 ? Revoyez la grille comparative et le bloc « Décision en 15 secondes » en tête d’article.
- Vous voulez rester dans l’esprit Four Thirds mais avec une base plus aboutie ? Consultez notre analyse de l’E-620 pour évaluer jusqu’où ce format peut aller.

