Test OM System 60mm macro : 3 semaines terrain, 1 200 photos. Verdict honnête, limites et alternatives.
Mis à jour le 11 décembre 25 · Temps de lecture : 18 minutes
Trouver un vrai objectif macro en Micro 4/3 peut vite tourner au casse-tête : distances de travail trop courtes, piqué décevant, objectifs trop lourds pour partir en rando… Sur le papier, l’OM System 60mm F2.8 Macro coche toutes les cases : léger, tropicalisé, rapport 1:1, focale équivalente à 120mm, et un tarif encore raisonnable face aux macros plein format. Mais tient-il vraiment ses promesses sur le terrain en 2025 ?
Dans cet article, on va laisser de côté les fiches techniques pour se concentrer sur ce qui compte vraiment : le comportement du 60mm en conditions réelles. Macro d’insectes au petit matin, fleurs en sous-bois, packshots produits sur table, portrait serré à grande ouverture… nous avons confronté l’objectif à des situations où chaque défaut se voit tout de suite. À chaque fois, vous verrez ce que le 60mm permet de faire, et où il montre ses limites.
Vous verrez aussi comment il se place face aux autres macros du système : le récent OM System 90mm F3.5 Macro IS PRO, plus long et plus expert, et les Panasonic 45mm et 30mm macro, souvent cités comme alternatives. On parlera distance de travail, confort à main levée, taux de réussite, mais aussi budget total une fois l’ensemble boîtier + optique sur la balance.
L’objectif est simple : à la fin de votre lecture, vous saurez si l’OM System 60mm F2.8 Macro peut devenir « votre » macro de référence, ou si un autre modèle correspond mieux à votre pratique.
Verdict express : L’OM System 60mm F2.8 Macro est un excellent choix pour les photographes Micro 4/3 qui veulent un macro léger, piqué et polyvalent pour la nature, les produits et quelques portraits serrés. Il montre ses limites en suivi AF sur sujets très rapides et en stabilité à main levée à 1:1, où le 90mm F3.5 IS PRO garde une avance confortable grâce à sa stabilisation optique intégrée.
Présentation rapide de l’OM System 60mm F2.8 Macro
Lancé à l’origine sous la marque Olympus, le M.Zuiko Digital ED 60mm F2.8 Macro reste l’un des objectifs macro les plus appréciés du système Micro 4/3. Avec l’évolution vers OM System, il conserve ses caractéristiques qui en font un choix solide pour la macrophotographie depuis plus d’une décennie.
Fiche technique en bref
Fiche technique rapide
Pour les caractéristiques complètes (schéma optique, courbes MTF, recommandations d’usage), vous pouvez consulter la fiche officielle du M.Zuiko Digital ED 60mm F2.8 Macro sur le site d’OM SYSTEM.
À qui s’adresse un 60mm macro sur Micro 4/3 ?
La focale de 60mm, équivalente à 120mm en plein format, offre un compromis intéressant. Elle permet de photographier des insectes sans être collé au sujet (distance de travail d’environ 9 cm au rapport 1:1), tout en restant suffisamment compacte pour la photo de produits en intérieur. Cette polyvalence attire trois profils principaux : les amateurs de macro nature qui veulent un kit léger pour la randonnée, les photographes de produits e-commerce qui cherchent un objectif dédié sans investir dans du matériel plein format, et les portraitistes qui apprécient la compression de perspective et le piqué d’un objectif macro pour des portraits serrés.
Positionnement prix
En France, l’OM System 60mm F2.8 Macro se situe autour de 533,38 € en neuf, ce qui en fait l’un des macros les plus abordables du système Micro 4/3. À titre de comparaison, le 90mm F3.5 Macro IS PRO monte à 1 356,00 €, soit près du double. En occasion, comptez entre 250 € et 350 € selon l’état, ce qui le rend accessible aux photographes qui débutent en macrophotographie.
Pour qui l’objectif OM System 60mm F2.8 Macro est-il vraiment adapté ?

Avant d’investir dans un objectif macro dédié, il faut savoir si ce modèle correspond à votre pratique. Voici un aperçu honnête des profils pour lesquels le 60mm F2.8 excelle, et de ceux qui devraient envisager d’autres options.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous pratiquez la macro nature (insectes, fleurs, détails) et cherchez un kit léger pour partir en randonnée ou en voyage.
- Vous photographiez des produits pour le e-commerce ou les réseaux sociaux et avez besoin d’un objectif dédié sans vous ruiner.
- Vous possédez un boîtier OM System ou Olympus avec stabilisation capteur (IBIS) qui compensera l’absence de stabilisation optique.
- Vous voulez un seul objectif macro polyvalent capable de couvrir la macro, le portrait serré et quelques plans de détails.
- Votre budget pour un objectif macro se situe autour de 500 € neuf ou 300 € en occasion.
Non si…
- Vous photographiez principalement des insectes très craintifs (papillons, libellules en vol) qui nécessitent une plus grande distance de travail — le 90mm F3.5 sera plus adapté.
- Vous travaillez souvent à main levée en basse lumière sans trépied et avez besoin d’une stabilisation optique intégrée.
- Vous cherchez un bokeh ultra crémeux comparable aux macros plein format f/2.8 — le capteur Micro 4/3 limite naturellement le flou d’arrière-plan.
- La vidéo macro est votre priorité : le focus breathing et l’absence de stabilisation optique peuvent poser problème.
- Vous avez besoin d’un rapport de grossissement supérieur à 1:1 pour de la macro extrême (minéraux, électronique).
Méthodologie de test : comment nous avons poussé le 60mm Macro sur le terrain
Un test d’objectif macro ne peut pas se limiter à quelques photos de fleurs dans le jardin. Pour évaluer correctement le comportement du 60mm F2.8, nous l’avons soumis à des conditions variées pendant plusieurs semaines.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 3 semaines intensives, environ 1 200 photos analysées.
- Types de prises de vue : macro nature (insectes, fleurs, gouttes d’eau), packshots produits (cosmétiques, montres, objets artisanaux), portraits serrés (buste, détails visage).
- Conditions de lumière : petit matin en sous-bois (golden hour), plein soleil de midi, intérieur peu lumineux (ISO 1600-3200), lumière continue LED pour packshots.
- Conditions météo : rosée matinale, bruine légère (test tropicalisation), chaleur estivale.
Boîtiers utilisés et durée du test
Pour évaluer le comportement de l’objectif sur différentes générations de boîtiers, nous avons alterné entre l’OM System OM-1 Mark II (notre référence principale avec son AF à détection de phase), l’OM-5 pour les sorties légères, et un Olympus E-M10 Mark IV emprunté pour vérifier les performances sur un boîtier d’entrée de gamme. Cette diversité permet de juger si le 60mm tire parti des dernières avancées AF ou s’il fonctionne aussi bien sur des boîtiers plus anciens.
Types de sujets photographiés
Notre protocole couvrait volontairement des sujets variés : environ 400 photos d’insectes (abeilles, coccinelles, araignées, papillons posés), 300 clichés de fleurs et végétaux (textures de pétales, gouttes de rosée, lichens), 200 packshots produits (flacons, bijoux, montres), et 150 portraits serrés en extérieur. Cette répartition reflète les usages réels des photographes Micro 4/3 qui investissent dans un macro dédié.
Conditions de lumière et réglages types
En macro nature à main levée, nous avons travaillé entre 1/250 s et 1/500 s minimum pour compenser l’absence de stabilisation optique, avec des ISO oscillant entre 400 et 1600 selon la luminosité. Le focus limiter (0,19 m – 0,4 m) s’est révélé indispensable pour accélérer la mise au point sur les insectes. Pour les packshots, nous sommes descendus à f/8-f/11 pour maximiser la profondeur de champ, avec trépied et déclencheur à distance.
Matériel utilisé pour ce test
OM System OM-5
Olympus E-M10 Mark IV
Trépied Benro Travel Angel
Panneau LED Godox ML60
Diffuseur DIY en tissu blanc
Matériel associé
Au-delà des boîtiers, nous avons utilisé un trépied compact Benro pour les packshots et le focus stacking, un panneau LED Godox pour l’éclairage produit, et un diffuseur artisanal pour adoucir la lumière directe du soleil en macro nature. Ce setup reflète ce qu’un photographe amateur ou semi-pro peut raisonnablement acquérir sans exploser son budget.
Qualité d’image : piqué, bokeh et rendu macro à 1:1
C’est le cœur du test. Un objectif macro se juge avant tout sur sa capacité à restituer les détails les plus fins avec un rendu agréable. Voici ce que le 60mm F2.8 délivre réellement.
Piqué au centre et sur les bords de f/2.8 à f/11
Le 60mm F2.8 impressionne par son piqué central dès la pleine ouverture. À f/2.8, le centre de l’image affiche une netteté remarquable, suffisante pour des recadrages à 100 % sans perte visible de détails. Les bords restent légèrement en retrait à pleine ouverture, mais rattrapent leur retard dès f/4. Le sweet spot se situe entre f/5.6 et f/8, où l’ensemble du champ atteint une homogénéité excellente. Au-delà de f/11, la diffraction commence à dégrader légèrement le piqué, un phénomène normal sur les capteurs Micro 4/3.
Retour terrain : Sur mes photos d’insectes à 1:1, le niveau de détail capturé sur les yeux composés et les poils des pattes dépasse ce que j’obtiens habituellement avec des macros de zoom. Le piqué reste exploitable même à f/2.8, ce qui permet de conserver des vitesses élevées en basse lumière.
Bokeh et transitions de flou
Avec ses 7 lamelles arrondies, le 60mm produit un bokeh agréable aux transitions douces. Les hautes lumières en arrière-plan prennent une forme circulaire harmonieuse, sans effets de « cat’s eye » prononcés sur les bords. Sur des fonds chargés (feuillages, herbes hautes), le bokeh reste crémeux sans nervosité excessive. Attention toutefois : le facteur de crop 2x du Micro 4/3 limite naturellement le flou d’arrière-plan par rapport à un macro plein format équivalent. À f/2.8, vous obtiendrez un rendu comparable à un f/5.6 sur capteur 24×36.
Aberrations, vignettage et rendu des couleurs
Les aberrations chromatiques restent très bien maîtrisées, même sur des sujets à fort contraste (gouttes d’eau en contre-jour, reflets métalliques). Le vignettage est perceptible à f/2.8 mais discret, facilement corrigible en post-traitement ou automatiquement par les profils Lightroom/Capture One. Le rendu colorimétrique s’inscrit dans la tradition Olympus/OM System : couleurs naturelles, légèrement chaudes, avec une belle restitution des verts et des tons chair.
Macro 1:1 dans la pratique
Le rapport 1:1 correspond à une reproduction grandeur nature sur le capteur. Avec le facteur 2x du Micro 4/3, cela équivaut à un grossissement 2:1 en plein format — un avantage significatif pour capturer les plus petits détails. La distance de travail au rapport maximum est d’environ 9 cm entre la lentille frontale et le sujet. C’est suffisant pour la plupart des insectes posés, mais peut s’avérer court face à des sujets craintifs ou pour éviter de projeter votre ombre.
Autofocus, prise en main et usage terrain au quotidien
Un objectif macro peut être optiquement excellent mais frustrant à utiliser sur le terrain. Voici comment le 60mm se comporte en conditions réelles.
Vitesse et précision de l’AF sur OM-1 / OM-1 Mark II
Sur l’OM-1 Mark II, l’autofocus du 60mm s’est montré réactif et précis dans la majorité des situations. La détection de sujet (insectes, yeux) fonctionne correctement en macro rapprochée, même si elle peut hésiter sur des arrière-plans très chargés. En lumière faible (sous-bois, intérieur), l’AF reste fonctionnel jusqu’à environ -2 EV, mais ralentit sensiblement. Le comportement sur l’E-M10 Mark IV était légèrement moins réactif, ce qui confirme l’intérêt d’un boîtier récent pour exploiter pleinement l’objectif.
Utilisation du focus limiter et du focus stacking in-camera
Le sélecteur focus limiter (0,19 m – 0,4 m / 0,4 m – ∞) est un atout majeur en macro nature. En le réglant sur la plage rapprochée, l’AF évite de « chasser » sur l’infini et gagne en réactivité. Pour le focus stacking in-camera des boîtiers OM System, le 60mm s’est révélé parfaitement compatible. Nous avons réalisé des empilements de 15 à 25 images avec des résultats excellents, le moteur AF se déplaçant par incréments réguliers et silencieux.
Astuce : Pour le focus stacking sur insectes immobiles, réglez le pas de mise au point sur « 3 » ou « 4 » dans les menus OM System. Cela produit un recouvrement suffisant sans générer trop d’images à fusionner.
Ergonomie et construction
Avec ses 185 g, le 60mm F2.8 est l’un des objectifs macro les plus légers du marché. Monté sur un OM-5 (414 g), l’ensemble ne dépasse pas 600 g — idéal pour les longues sorties terrain. La construction inspire confiance : le fût métallique et la tropicalisation permettent de continuer à shooter sous une bruine légère sans inquiétude. La bague de mise au point manuelle est fluide, avec une course suffisamment longue pour des ajustements précis en macro. Seul regret : l’absence de bague d’ouverture physique, que certains photographes apprécient pour un contrôle plus direct.
L’OM System 60mm F2.8 Macro vaut-il encore le coup en 2025 ?
C’est la question que se posent beaucoup de photographes Micro 4/3. Avec l’arrivée du 90mm F3.5 Macro IS PRO et la maturité du système, le 60mm garde-t-il sa pertinence ?
La réponse est oui, pour plusieurs raisons. D’abord, son rapport qualité-prix reste imbattable : à 533,38 €, il offre une qualité optique proche des meilleures macros du marché pour une fraction du prix. Ensuite, sa légèreté (185 g) en fait un compagnon de randonnée idéal, là où le 90mm IS PRO pèse près du double. Enfin, sa focale équivalente de 120mm convient parfaitement à la macro polyvalente (nature + produits + portrait), sans l’encombrement d’un téléobjectif.
Le 60mm montre cependant son âge sur certains aspects : l’absence de stabilisation optique se fait sentir à main levée au rapport 1:1, et la distance de travail plus courte que le 90mm peut effrayer certains insectes. Pour un photographe qui débute en macro ou qui cherche un objectif polyvalent sans se ruiner, le 60mm reste le meilleur point d’entrée du système. Les macrophiles experts qui travaillent souvent à main levée en basse lumière trouveront dans le 90mm IS PRO un outil plus abouti, au prix d’un investissement plus conséquent.
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points faibles que nous avons identifiés après trois semaines d’utilisation intensive.
Situations où l’AF décroche
L’autofocus peut perdre le sujet dans deux situations récurrentes : face à des insectes en mouvement rapide (abeilles en vol, papillons nerveux) et sur des arrière-plans très texturés où le contraste avec le sujet est faible. Dans ces cas, le passage en mise au point manuelle avec focus peaking reste la solution la plus fiable.
Distance de travail parfois courte
Les 9 cm de distance de travail au rapport 1:1 peuvent poser problème. Votre ombre risque de se projeter sur le sujet en plein soleil, et les insectes les plus craintifs s’envolent avant que vous n’ayez pu déclencher. Pour la macro d’insectes « sauvages », le 90mm offre une distance de travail presque double, plus confortable.
Absence de stabilisation optique : conséquences à main levée et solutions
C’est la limite la plus fréquemment citée. Sans stabilisation optique, le 60mm dépend entièrement de l’IBIS du boîtier. Sur un OM-1 Mark II, la stabilisation capteur compense efficacement jusqu’à 3-4 stops environ en macro rapprochée (moins qu’en photo standard). Sur des boîtiers plus anciens ou d’entrée de gamme, le taux de photos nettes à main levée chute sensiblement. Solutions : augmenter les ISO, utiliser un trépied ou un monopode, ou accepter de travailler à des rapports de reproduction plus modestes (1:2) où la profondeur de champ est plus généreuse.
Autres frustrations
La bague de mise au point, bien que fluide, manque de résistance pour certains photographes habitués aux optiques manuelles vintage. Le focus breathing est perceptible en vidéo lors des changements de mise au point, ce qui peut gêner les créateurs de contenu. Enfin, quelques rares situations de contre-jour intense ont révélé un léger flare, bien maîtrisé par le pare-soleil fourni mais présent.
Verdict terrain vs marketing
OM System 60mm F2.8 ou 90mm F3.5 Macro : lequel choisir ?

C’est la question la plus fréquente chez les photographes Micro 4/3 qui veulent investir dans un macro dédié. Les deux objectifs excellent dans leur domaine, mais répondent à des besoins différents.
OM System 60mm F2.8 Macro
Pour qui : Photographes qui cherchent un macro léger et polyvalent pour la nature, les produits et quelques portraits. Idéal pour la randonnée, les voyages, et les budgets serrés. Parfait comme premier objectif macro dédié.
Prix : 533,38 €
OM System 90mm F3.5 Macro IS PRO
Pour qui : Macrophiles exigeants qui photographient des sujets craintifs (papillons, libellules) et travaillent souvent à main levée. La stabilisation optique IS PRO et la plus grande distance de travail justifient l’investissement pour une pratique intensive.
Prix : 1 356,00 €
Comparatif rapide : OM System 60mm F2.8 Macro vs concurrents Micro 4/3
Pour situer le 60mm dans le paysage des objectifs macro Micro 4/3, voici un tableau comparatif des principales options disponibles en France. Si vous cherchez à bâtir un kit cohérent autour de votre boîtier OM System, jetez un œil à notre guide des meilleurs objectifs Micro 4/3 pour voir où se positionne ce 60mm F2.8 parmi les autres focales du système.
Tableau comparatif synthétique
| Objectif | Focale équiv. 24×36 | Rapport max | Stabilisation optique | Poids | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|---|
| OM System 60mm F2.8 Macro | 120mm | 1:1 (équiv. 2:1) | Non | 185 g | 533,38 € |
| OM System 90mm F3.5 Macro IS PRO | 180mm | 2:1 (équiv. 4:1) | Oui (IS PRO) | 453 g | 1 356,00 € |
| Panasonic Leica DG 45mm F2.8 OIS | 90mm | 1:1 | Oui | 225 g | 689,00 € |
| Panasonic Lumix G 30mm F2.8 MEGA O.I.S | 60mm | 1:1 | Oui | 180 g | 308,97 € |
Comment choisir entre 60mm, 90mm, 45mm et 30mm ?
Le choix dépend avant tout de votre sujet principal et de vos conditions de travail.
Le 60mm F2.8 offre le meilleur équilibre polyvalence/prix pour qui veut un seul objectif macro capable de tout faire correctement : nature, produits, portraits serrés. Son poids plume (185 g) en fait le compagnon idéal des randonneurs.
Le 90mm F3.5 IS PRO s’adresse aux macrophiles sérieux qui photographient des sujets craintifs ou travaillent souvent à main levée. Son rapport 2:1 natif et sa stabilisation IS PRO en font l’outil ultime, mais au prix d’un encombrement et d’un budget plus conséquents.
Le Panasonic Leica 45mm propose un compromis intéressant : stabilisé, compact, avec une focale équivalente de 90mm idéale pour les portraits macro et les fleurs. Sa distance de travail plus courte le rend moins adapté aux insectes craintifs.
Le Panasonic 30mm est le macro le plus abordable du système, parfait pour les packshots produits à courte distance et les détails en intérieur. Sa focale très courte limite son usage en macro nature extérieure.
Pour comparer le OM System 60mm F2.8 Macro à ce qui se fait de mieux sur d’autres montures, notre dossier sur les meilleurs objectifs macro rassemble les modèles les plus convaincants testés sur plein format et APS-C.
Quel boîtier OM System choisir avec le 60mm F2.8 Macro ?
Le 60mm fonctionne sur tous les boîtiers Micro 4/3 OM System et Olympus, mais certaines associations sont plus pertinentes que d’autres.
Pour la macro nature intensive : L’OM-1 Mark II ou l’OM-1 offrent la meilleure combinaison AF/stabilisation/rafale. La détection de sujet et le focus stacking in-camera tirent le meilleur du 60mm.
Pour un kit léger et polyvalent : L’OM-5 propose un excellent compromis taille/performances. L’ensemble OM-5 + 60mm macro pèse moins de 650 g, parfait pour la randonnée. Consultez notre test de l’Olympus E-M5 Mark III pour voir comment la génération précédente se comporte.
Pour débuter en macro sans se ruiner : L’Olympus E-M10 Mark IV reste une excellente porte d’entrée. L’AF est moins réactif que sur les modèles supérieurs, mais la qualité d’image reste au rendez-vous. Notre test de l’Olympus E-M10 Mark IV détaille ses forces et limites.
En occasion : L’Olympus E-M1 Mark II offre un excellent rapport qualité-prix sur le marché de l’occasion. Son AF performant et sa tropicalisation en font un partenaire fiable pour le 60mm. Voir notre test de l’Olympus E-M1 Mark II.
Peut-on faire du portrait avec l’OM System 60mm F2.8 Macro ?
La focale équivalente de 120mm et l’ouverture f/2.8 font du 60mm un candidat intéressant pour le portrait, même si ce n’est pas sa vocation première.
En portrait buste ou serré, le 60mm délivre un piqué remarquable sur les yeux et la peau, avec une compression de perspective flatteuse. Le bokeh, bien que moins prononcé qu’avec un objectif portrait dédié, reste agréable sur des fonds situés à 2-3 mètres du sujet. La distance de travail confortable (environ 1,5 m pour un portrait buste) facilite la communication avec le modèle.
Les limites apparaissent sur les portraits en pied ou en situation : la focale équivalente de 120mm impose de reculer significativement, ce qui peut poser problème en intérieur. Pour du portrait polyvalent, un 45mm f/1.8 ou un 75mm f/1.8 serait plus adapté. Mais si vous possédez déjà le 60mm macro, il peut tout à fait dépanner pour des portraits occasionnels.
Quels réglages utiliser avec l’OM System 60mm F2.8 Macro pour les insectes ?
La macro d’insectes est l’un des usages les plus exigeants pour le 60mm. Voici les réglages qui ont donné les meilleurs résultats lors de notre test.
Réglages recommandés pour la macro d’insectes
- Mode : Priorité vitesse (S/Tv) ou Manuel (M)
- Vitesse minimale : 1/320 s (idéalement 1/500 s pour les sujets mobiles)
- Ouverture : f/5.6 à f/8 pour un bon compromis piqué/profondeur de champ
- ISO : Auto avec plafond à 3200 (OM-1) ou 1600 (E-M10)
- Focus limiter : Position 0,19 m – 0,4 m (évite la chasse sur l’infini)
- Mode AF : C-AF avec zone réduite ou S-AF + MF pour les sujets statiques
- Stabilisation : IBIS activé, mode S-IS Auto
Si vous utilisez déjà la macro pour du e-commerce ou du packshot, l’article dédié à l’objectif macro pour la photo de produits vous aidera à affiner votre setup lumière et vos distances de travail.
Prix, disponibilité et alternatives réalistes en 2025
Avant de conclure, faisons le point sur les aspects pratiques : où acheter, à quel prix, et quelles alternatives considérer selon votre budget et votre usage.
Prix neuf en France
En neuf, l’OM System 60mm F2.8 Macro se situe autour de 533,38 €, quand le 90mm F3.5 Macro IS PRO monte à 1 356,00 €. Le Panasonic Leica 45mm F2.8 OIS se négocie aux alentours de 689,00 €, et le Panasonic 30mm F2.8 autour de 308,97 €. Ces prix sont susceptibles de varier selon les promotions et la disponibilité.
Alternatives selon l’usage
Alternatives rapides
Pour élargir votre recherche à d’autres systèmes, notre test du Fujifilm XF 30mm f/2.8 Macro montre ce qu’une focale macro courte peut offrir sur APS-C, et le test du Tamron 90mm Macro présente une référence plein format à prix contenu.
Occasion et revente
Le marché de l’occasion regorge de 60mm F2.8 en excellent état, souvent entre 250 € et 350 € selon l’état cosmétique et les accessoires inclus. La fiabilité de l’objectif étant éprouvée depuis des années, un exemplaire d’occasion bien entretenu représente une excellente affaire. À la revente, comptez une décote d’environ 30-40 % par rapport au prix neuf, ce qui en fait un objectif facile à revendre si vous souhaitez évoluer vers le 90mm IS PRO.
Notre verdict et note finale
Avantages
- Piqué exceptionnel dès f/2.8, homogène sur tout le champ à f/5.6
- Poids plume (185 g) idéal pour la randonnée et les longues sessions
- Rapport 1:1 (équiv. 2:1) permettant une vraie macro sans accessoires
- Tropicalisation fiable testée sous bruine légère
- Prix contenu par rapport aux macros plein format équivalentes
- Focus limiter efficace pour accélérer l’AF en macro
- Compatible focus stacking in-camera sur les boîtiers OM System
Inconvénients
- Absence de stabilisation optique pénalisante à main levée au rapport 1:1
- Distance de travail de 9 cm parfois courte pour les insectes craintifs
- AF peut décrocher sur sujets rapides ou fonds très chargés
- Focus breathing visible en vidéo lors des changements de mise au point
- Bokeh limité par le facteur de crop Micro 4/3 (équiv. f/5.6 en 24×36)
FAQ : OM System 60mm F2.8 Macro, questions fréquentes

Prochaine étape : Si le 60mm vous convainc, associez-le à un boîtier OM System récent (OM-1, OM-5) pour exploiter pleinement son potentiel. Si vous hésitez encore avec le 90mm IS PRO, posez-vous la question : photographiez-vous principalement des sujets craintifs nécessitant une grande distance de travail ? Si oui, l’investissement supplémentaire se justifie. Sinon, le 60mm sera votre meilleur allié pour débuter ou approfondir votre pratique macro.
Pour aller plus loin dans votre équipement, découvrez notre sélection des objectifs photo essentiels que tout photographe devrait posséder.

