Le Leica D-Lux 3 est l’un de ces petits boîtiers qu’on prend en main avec un réflexe particulier. On sait qu’il date de 2006, on sait qu’il est dépassé sur plusieurs points techniques, mais on sent aussi, dès qu’on le sort, qu’il a été pensé avec une vraie intention photo. Ce test Leica D-Lux 3 fonctionne comme un verdict d’achat d’occasion en 2026, pas comme une paraphrase de brochure : oui, il reste pertinent sous 280-300 € pour un usage très ciblé ; non, il ne le vaut pas si vous attendez du confort moderne. Au-dessus de 350 €, mieux vaut déjà viser un D-Lux 4 ou un D-Lux 5 d’occasion en bon état.
Le boîtier n’est pas qu’un compact joli pour son âge. Il embarque un 28-112 mm équivalent ouvert à f/2,8-4,9, du RAW, une stabilisation optique, des modes manuels utilisables, et — détail qui le distingue encore — un sélecteur mécanique de formats 16:9 / 3:2 / 4:3 positionné autour de l’objectif. Sur le papier, ça reste séduisant. En main, ça peut encore l’être.
Reste une vraie question : est-ce qu’il mérite votre argent aujourd’hui, entre un exemplaire d’occasion à 230-400 € et des compacts modernes nettement plus solides en basse lumière ? Un vieux compact expert peut garder du sens à trois conditions strictes — un prix juste, un usage bien cadré, et l’acceptation lucide de ce qu’il ne saura plus faire face à un smartphone récent.
Le D-Lux 3 peut donner du plaisir en balade, en voyage léger, en photo de rue calme, surtout pour les photographes qui aiment composer lentement et que le rendu un peu sec d’un petit CCD de l’époque ne rebute pas. Dès qu’on lui demande du confort moderne — autofocus nerveux, vraie marge ISO, écran lisible, réactivité immédiate — l’écart se creuse vite. Parfois brutalement. Les sections qui suivent détaillent à quel prix il reste cohérent, pour quel profil il garde une valeur, quels défauts il faut accepter, et quand il vaut mieux basculer sur un compact plus récent.
Verdict express
Le Leica D-Lux 3 garde un vrai intérêt en 2026 pour la photo tranquille en plein jour, si vous cherchez un compact expert ancien avec un 28 mm utile, un sélecteur de format inspirant, et un petit plaisir Leica sans budget démesuré — autour de 230-280 € en très bon état. En basse lumière, en rafale, en vidéo et côté confort d’écran, il a décroché.
Leica D-Lux 3 en 2026 : ce qu’il faut comprendre avant d’acheter
Un compact expert de 2006, pensé autour du 16:9

Le D-Lux 3 sort en septembre 2006, deux ans après notre Leica D-Lux 2, dont il reprend la philosophie en poussant d’un cran la qualité d’optique et la résolution du capteur. À l’époque, sa signature, c’est le capteur CCD 1:1,65″ natif en 16:9, une proposition encore rare dans la catégorie des compacts experts. Le sélecteur mécanique autour de l’objectif permet de passer entre 16:9, 3:2 et 4:3 sans plonger dans les menus. Ce n’est pas un gadget : c’est une façon de composer. Et c’est l’une des rares choses qui le rendent encore distinct aujourd’hui, à une époque où la plupart des boîtiers traitent le format comme un recadrage logiciel.
L’autre point fort structurel, c’est le zoom Leica DC Vario-Elmarit 28-112 mm équivalent, ouvert à f/2,8-4,9. Sur le papier, le couple grand-angle lumineux + compacité reste pertinent pour la balade et le voyage. Il l’est moins dès qu’on monte en focale, où l’ouverture chute nettement et où le piqué fléchit.
Pourquoi il attire encore certains photographes
Trois raisons concrètes le distinguent d’un simple compact ancien à 80 €.
- À 100 ISO en plein jour latéral, le rendu CCD a une texture qu’on ne retrouve pas facilement sur un capteur CMOS moderne : hautes lumières qui « cassent » sèchement dès qu’on dépasse la mesure, microcontraste dense, saturation un peu chaude sur les rouges sans passer au cyan dans les ombres. Sur une scène de marché couvert avec lumière mixte, le JPEG sorti boîtier tient debout — il fait partie des fichiers qu’on peut poster en web sans passer par Lightroom.
- L’ergonomie reste agréable dans sa logique : molette mode, bague de format autour de l’objectif, bouton dédié à la correction d’exposition sous le pouce droit, accès direct à la sensibilité ISO. Comparé à un compact 2026 qui enterre la plupart des réglages dans un menu tactile, on compose sans sortir l’œil de la scène.
- Le facteur « objet Leica à petit prix » existe, et il n’est pas anecdotique. Ce n’est pas un critère technique, mais il change le rapport au boîtier : on le sort plus, on déclenche plus, et c’est ça qui fait les bonnes séries.
Pourquoi il peut décevoir très vite si vous attendez un compact moderne
Un biais à neutraliser avant d’acheter : le D-Lux 3 a été pensé pour un monde sans smartphones photo. Son écran 2,8″ de 207 000 points — chiffre correct en 2006, faible aujourd’hui — peine à juger la netteté sur place. L’autofocus à détection de contraste est honnête sur sujet immobile, souvent en retard sur un enfant qui bouge. Le buffer RAW est minuscule, donc oubliez toute idée de rafale photo. La vidéo est limitée à 1280 × 720 à 15 i/s ou 848 × 480 à 30 i/s : inutilisable pour un usage 2026 au-delà de l’archive personnelle.
Si vous achetez ce boîtier en imaginant qu’il « fera comme un iPhone en plus joli », vous risquez d’être déçu. Si vous l’achetez en sachant que c’est un petit appareil de plein jour, lent, avec un rendu spécifique, vous pouvez y trouver un vrai plaisir.
Fiche technique utile, pas la fiche technique pour la fiche
Fiche technique rapide
Pour les amateurs de précision, la brochure technique Leica D-Lux 3 d’origine reste accessible et donne le détail des plages de sensibilité, des modes scène et du comportement du flash intégré.
Leica D-Lux 3 vs Panasonic LX2 : y a-t-il une vraie différence ?
Non, pas sous le châssis. La plate-forme est la même : capteur CCD 1:1,65″ de 10 Mpx, optique Leica DC Vario-Elmarit 28-112 mm, électronique Panasonic. Les différences tiennent au traitement JPEG (la signature colorimétrique Leica est plus dense, légèrement plus saturée), à la finition du boîtier, et au logiciel d’époque fourni dans la boîte. En RAW, les deux appareils produisent des fichiers quasi identiques une fois dématricés. Payer 70 à 100 € de plus pour le badge rouge a donc surtout un sens affectif et patrimonial — pas un sens technique.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse encore ce compact en 2026 ?
Oui si…
- Vous shootez surtout en plein jour et fin d’après-midi, en extérieur.
- Vous aimez composer lentement, avec un petit appareil qui impose son rythme.
- Le 28 mm équivalent est votre focale naturelle pour la balade et la rue calme.
- Vous cherchez un premier Leica d’occasion sans exploser le budget (plafond raisonnable : 300 €).
- Le rendu CCD typé plaît à votre œil, et vous travaillez un peu vos RAW en post-production.
Non si…
- Vous photographiez régulièrement en intérieur sombre, en concert, ou au-delà de 400 ISO.
- Vous filmez, même occasionnellement, pour du contenu social ou familial moderne.
- Vous travaillez sur sujet mobile : enfants, animaux, sport, mariage.
- Vous attendez un autofocus réactif et une rafale exploitable.
- Votre smartphone récent vous donne déjà satisfaction sur 90 % des scènes.
Ce que le Leica D-Lux 3 fait encore bien sur le terrain
Retour terrain — Héloïse, Strasbourg
J’ai repris un D-Lux 3 en main sur trois semaines, en alternance avec mon équipement argentique habituel. L’exemplaire testé vient d’un achat privé : boîtier en bon état cosmétique avec quelques micro-rayures sur le dos, batterie BP-DC4 d’origine restituant environ 220 déclenchements par charge au compteur, aucun pixel mort visible à l’écran. Sorties quotidiennes dans la Neustadt, marché couvert, quelques fins de journée sur les quais de l’Ill. Carte SD Lexar 32 Go class 10, RAW développés sous Capture One. Ce que je retiens ne tient pas dans un tableau de specs.
En balade urbaine et en voyage léger
Le boîtier tient dans la poche intérieure d’une veste. Il pèse à peine. On le sort vite, il s’allume en un peu plus d’une seconde, le déclenchement à une main reste possible même avec des gants photo légers. Ce délai de démarrage passe très bien dans l’usage tranquille — en revanche, il disqualifie toute ambition de déclenchement réflexe type street rapide. Mieux vaut allumer en approchant le sujet, pas en levant le boîtier.
Sur trois sorties en plein jour, j’ai tiré entre 80 et 150 images par session. Les fichiers JPEG directement sortis du boîtier sont utilisables pour un usage web ou une impression moyenne. Les RAW offrent une marge sur les hautes lumières qui m’a surprise — pas la latitude d’un capteur CMOS moderne, mais largement assez pour rattraper un ciel brûlé d’une demi-diaphragme.
Le vrai intérêt du 28 mm sur un compact de poche
Le 28 mm équivalent à f/2,8, c’est l’argument le plus intemporel du D-Lux 3. À cette focale, on travaille près du sujet, on raconte une scène, on ne recadre pas au téléobjectif. Avec la bague de format en 16:9, on obtient un cadre naturellement cinéma, qui fonctionne bien pour les scènes de rue, les architectures et les portraits d’ambiance.
En revanche, dès qu’on pousse à 112 mm, le piqué chute et l’ouverture tombe à f/4,9 : la zone d’usage utile reste entre 28 et 70 mm équivalent. Si vous ne shootez jamais au grand-angle, ce boîtier n’est pas fait pour vous.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Trois points concrets, observés sur cet exemplaire précis pendant ces trois semaines :
- La balance des blancs auto est correcte en extérieur neutre, nettement moins stable sous éclairage mixte intérieur (tungstène + fluorescent). Mieux vaut basculer en préréglage manuel dès qu’on rentre.
- La stabilisation optique sauve des déclenchements à main levée jusqu’à 1/15 s au grand-angle, pas au-delà sur ce boîtier. Le flou de bougé reste fréquent à 1/8 s.
- L’écran peu fiable pour juger la netteté sur place. Il faut shooter, vérifier plus tard sur écran d’ordinateur, et accepter ce décalage. Sur une séance street d’environ 80 déclenchements sur cet exemplaire, j’ai eu environ 15 % d’images floues que je croyais nettes au dos du boîtier.
Avantages et inconvénients en synthèse
Avantages
- Zoom Leica DC Vario-Elmarit 28-112 mm ouvert à f/2,8 au grand-angle, encore rare sur un compact à petit capteur.
- Sélecteur mécanique 16:9 / 3:2 / 4:3 autour de l’objectif : bague franche, composition immédiate.
- Rendu JPEG typé Leica, marge correcte sur les hautes lumières en RAW (environ une demi-diaphragme récupérable sur l’exemplaire testé).
- Commandes physiques accessibles sans menu : vitesse, ouverture, correction d’exposition.
- Format de poche réel, sortie rapide, déclenchement discret en rue.
- Entrée de gamme Leica sous 300 € en occasion bien choisie.
Inconvénients
- Plage ISO utile limitée à 100-200 ; bruit visible dès 400, dépannage au-delà.
- Écran 2,8″ à 207 000 points : impossible de juger la netteté fine en plein soleil.
- Autofocus à détection de contraste, lent en faible lumière, peu fiable sur sujet mobile.
- Buffer RAW minuscule ; rafale photo inexistante.
- Vidéo limitée : jusqu’à 1280 × 720 à 15 i/s ou 848 × 480 à 30 i/s — inutilisable en usage moderne.
- Pas de viseur : composition à bout de bras uniquement.
Là où il a vraiment vieilli
Le Leica D-Lux 3 est-il bon en basse lumière ?
Non, pas pour un usage 2026. La plage ISO utile s’arrête pratiquement à 200 ISO pour un rendu propre ; à 400, le bruit de chrominance commence à envahir les ombres ; à 800 et au-delà, les fichiers deviennent des dépannages. Sur un smartphone récent ou un compact à capteur 1 pouce, on reste propre à 1600-3200 ISO sur les mêmes scènes. Le D-Lux 3 est donc un appareil de plein jour et de lumière latérale : dès que le crépuscule avance ou qu’on entre dans un intérieur tamisé, il faut ouvrir à f/2,8, stabiliser, et accepter de perdre des images.
Écran, autofocus, confort de visée

L’écran 2,8″ à 207 000 points ne permet pas de juger la mise au point fine en plein soleil. Il y a une vraie différence avec les écrans haute définition actuels. L’autofocus accroche correctement sur visage immobile, patine sur sujet en mouvement latéral, et devient poussif en faible lumière. Absence de viseur électronique : on compose à bout de bras, ou à la hanche pour les habitués du street. Accepter ce geste, ou passer son chemin.
Ce que le smartphone moderne fait désormais mieux
Il faut le dire sans faux-fuyant : un iPhone récent ou un Pixel moderne bat le D-Lux 3 sur presque tous les terrains mesurables — marge ISO, vitesse d’autofocus, qualité vidéo, HDR automatique, partage instantané. Acheter un D-Lux 3 en 2026, ce n’est donc pas un choix rationnel de qualité d’image absolue. C’est un choix d’intention : on veut un objet photo, un geste de cadrage, une mécanique qui impose sa cadence. Si cette différence ne vous parle pas, vous ferez une mauvaise affaire même à 180 €.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Méthodologie de test
Conditions de test
- Durée d’utilisation : trois semaines d’usage quotidien, en alternance avec le matériel habituel.
- Types de prises de vue : photo de rue calme, architecture urbaine, portraits d’ambiance en extérieur, quelques scènes d’intérieur sous lumière mixte.
- Conditions de lumière : plein soleil, ciel couvert, fin de journée, intérieurs domestiques et un marché couvert — aucun test labo sur mire ou chart colorimétrique.
- Environ 800 déclenchements sur l’exemplaire testé, dont 250 en RAW.
Matériel utilisé pour ce test
Batterie BP-DC4 d’origine — environ 220 déclenchements/charge
Carte SDHC Lexar 32 Go class 10
Dragonne cuir tannée
Capture One pour le développement RAW
Les seuils cités (plage de sensibilité utile, vitesse minimale à main levée, pourcentage de ratés d’écran) sortent de cet exemplaire précis, pas d’un banc d’essai. Un autre D-Lux 3, même bien entretenu, peut donner des résultats légèrement différents — l’état mécanique et un capteur de près de vingt ans jouent beaucoup sur le ressenti.
Comparatif rapide : Leica D-Lux 3 vs D-Lux 4 vs LX100 II vs RX100 VII
D-Lux 3 ou D-Lux 4 ? Le D-Lux 4 reste la meilleure porte d’entrée Leica en compact expert d’occasion. Il apporte un grand-angle plus large (24 mm au lieu de 28 mm), un écran deux fois plus défini, et une colorimétrie JPEG mieux calibrée. Pour 50 à 100 € de plus que le D-Lux 3 en bon état, l’équation est simple : le 4 gagne à chaque fois sauf coup de cœur précis pour la signature du 3.
Leica D-Lux 3 (2006)
Le plus typé côté rendu CCD, le moins cher à l’entrée, mais le plus daté techniquement. Pour un plaisir d’usage, pas une qualité d’image absolue.
Leica D-Lux 4 (2008)
La même philosophie, mais un bond net sur l’écran, la colorimétrie JPEG et la réactivité. Le meilleur rapport « esprit D-Lux 3 / confort moderne » en occasion.
| Modèle | Ce qu’il apporte de plus | Ce qu’il coûte / implique | Pour quel profil |
|---|---|---|---|
| Leica D-Lux 3 | Rendu CCD typé, sélecteur de format mécanique, entrée de gamme Leica d’occasion. | Environ 230-400 € selon canal, pas de vidéo exploitable, ISO utiles jusqu’à 200. | Photographe de rue tranquille, amateur de vieux compacts. |
| Leica D-Lux 4 | Grand-angle 24 mm, écran plus lisible, meilleure colorimétrie JPEG. | Comptez 300-450 € en occasion selon l’état. | Ceux qui veulent l’esprit D-Lux 3 sans son inconfort d’écran. |
| Panasonic LX100 II | Capteur 4/3, viseur EVF, vidéo 4K, 24-75 mm f/1,7-2,8. | Comptez 450-800 € en occasion selon l’état. | Utilisateur moderne qui veut un vrai compact expert polyvalent. |
| Sony RX100 VII | Capteur 1 pouce, AF à détection de phase, 24-200 mm, vidéo 4K stabilisée. | 1 189,87 € — prix indicatif, susceptible d’évoluer. | Photographe voyageur exigeant sur la réactivité et la plage focale. |
Au-delà de 400 €, plus aucune raison rationnelle de rester sur un D-Lux 3. On bascule soit sur un Panasonic Lumix LX100 II pour garder une logique compact expert moderne, soit sur un Canon G7X Mark III pour la compacité maximale, soit sur un RX100 VII si la plage focale prime. Le D-Lux 3 ne se défend qu’en dessous de 280-300 €, ou pour une envie précise que les boîtiers récents ne couvrent pas.
Prix d’occasion du Leica D-Lux 3 : quelle fourchette a du sens en 2026 ?
La fourchette observée sur le marché français au moment du contrôle (18 avril 2026) couvre un écart large — d’environ 230 € chez des particuliers sur Leboncoin à 324 € chez un revendeur garanti comme MPB, jusqu’à 390 € sur certaines annonces eBay. Cette dispersion n’est pas anormale pour un boîtier ancien : elle reflète l’état, la complétude de la boîte, et la qualité du vendeur.
Le prix bas « à vérifier de près » (sous 230 €)
À ce niveau, on trouve des exemplaires vendus par des particuliers, souvent sans carton ni accessoires complets. Parfois avec une batterie déjà fatiguée (autonomie réelle inférieure à 150 déclenchements). C’est envisageable si vous pouvez examiner le boîtier en main : zoom sans à-coup, optique sans poussière visible, écran sans pixel mort, bague de format franche. Sinon, le risque d’une panne non couverte dépasse l’économie de 50 €.
Le prix cohérent (230-300 €)
C’est la zone juste. À ce tarif, on peut raisonnablement attendre un exemplaire en très bon état, avec boîte, chargeur et batterie en état correct. C’est ce qu’on trouve sur les grandes plateformes d’occasion garantie, avec un délai de rétractation utile.
Le prix trop haut face aux alternatives (au-delà de 350 €)
Au-dessus de 350 €, on commence à chevaucher les D-Lux 4 et D-Lux 5 d’occasion en bon état. À ce moment-là, la logique d’achat bascule : autant prendre un boîtier plus récent dans la même famille, qui apportera un vrai gain sur l’écran, la colorimétrie et l’autofocus. Ce que change le Leica D-Lux 4 par rapport au D-Lux 3 justifie largement les 50 € d’écart, sauf coup de cœur précis pour la signature du D-Lux 3.
Inspection occasion : la checklist à faire en main

- Batterie BP-DC4 : vérifier l’autonomie réelle sur 80-100 déclenchements successifs, pas le pourcentage affiché. Une cellule gonflée ou une trappe déformée est rédhibitoire.
- Chargeur d’origine fourni, en bon état, sans brûlure sur les broches secteur.
- Bague de format autour de l’objectif : déclics francs sur les trois positions 16:9 / 3:2 / 4:3, aucun jeu latéral.
- Zoom : sortie et rentrée de l’optique fluides, sans à-coup ni bruit mécanique anormal. Vérifier aux deux extrêmes (28 et 112 mm).
- Optique en contre-jour : chercher poussières, champignons, voile. Quelques micro-poussières sont tolérables ; un voile laiteux ne l’est pas.
- Écran 2,8″ : pas de pixel mort visible sur fond noir, pas de tache brunâtre révélant une infiltration d’humidité.
- Stabilisation O.I.S. : tester à 1/15 s au grand-angle, vérifier que le stabilisateur s’active bien au déclenchement.
- Flash intégré : fonctionne en mode auto et forcé, pas de jaunissement du diffuseur.
- Test écriture carte SD : enchaîner dix RAW d’affilée, vérifier qu’on ne bloque pas le boîtier plus de quelques secondes.
- Obturateur : aucune ligne sur les fichiers à vitesse rapide, pas de clic anormal.
Pour les commandes et la navigation dans les menus, le manuel du Leica D-Lux 3 reste la meilleure référence avant l’achat.
Où acheter le Leica D-Lux 3 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| MPB, Fnac Occasion, revendeurs d’occasion garantis | Garantie commerciale (6 à 12 mois selon le site), retour possible, état vérifié par un professionnel. | Prix typique autour de 300-330 € (contrôle du 18 avril 2026). Stock D-Lux 3 qui tourne vite. |
| Leica Camera France — occasions | Filière la plus rassurante si l’on veut rester dans l’écosystème Leica, avec contrôle atelier. | Inventaire ponctuel sur le D-Lux 3 (modèle ancien), prix souvent plus élevé. Consulter la page occasions officielle. |
| Particuliers (Leboncoin, eBay sérieux) | Prix les plus bas (sous 250 €), choix d’exemplaires complets avec boîte et accessoires. | Aucune garantie, risque spécifique photo (pixels morts, obturateur usé). Appliquer intégralement la checklist d’inspection. |
| Amazon.fr (accessoires seulement) | Batteries de rechange, chargeurs, cartes SD, dragonnes, films de protection. | Pas de fiche boîtier principale fiable au moment du contrôle. Ne pas compter sur ce canal pour un achat direct. |
Les prix indiqués fluctuent selon les périodes et l’état des exemplaires disponibles : il est utile de vérifier directement sur chaque site au moment de l’achat. Les prix indiqués sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
Alternatives crédibles si vous aimez l’idée du D-Lux 3, pas ses limites
Rester chez Leica : D-Lux 4, D-Lux 5, et au-delà
Pour garder la philosophie D-Lux sans l’inconfort d’un boîtier de 2006, deux options en occasion ont du sens. Le Leica D-Lux 5, plus mature, passe à un grand-angle 24 mm, un écran plus lisible et une ergonomie vraiment aboutie — c’est souvent le meilleur compromis si le budget le permet. Si vous visez plus récent encore, le Leica D-Lux (Typ 109) change complètement de catégorie, avec un capteur 4/3 et un EVF.
Pour mesurer l’écart générationnel complet, regarder ce que propose le Leica D-Lux 6 ou le Leica D-Lux 7 aide à comprendre ce qu’on paie réellement quand on monte en gamme : meilleure marge basse lumière, EVF intégré, vidéo 4K, ergonomie moderne. Le D-Lux 3 reste l’entrée du monde Leica, pas son sommet.
Rester dans l’esprit compact expert : Panasonic LX100 II
Techniquement, le D-Lux 3 était un jumeau du Panasonic LX2. La filiation se poursuit aujourd’hui : le Panasonic LX100 II reprend la même philosophie « boîtier à commandes physiques, zoom lumineux, format 4:3/3:2/16:9 natifs », mais avec un capteur 4/3, un EVF intégré, et un usage 2026 cohérent. C’est l’alternative la plus logique si vous aimez l’idée du D-Lux mais voulez un vrai outil de travail au quotidien.
Changer de logique : compact voyage ou compact premium
Si la priorité bascule vers la polyvalence voyage, plusieurs options sortent du cadre D-Lux. Le Sony HX99 mise sur un zoom extrême dans un format ultra-compact, et le Panasonic Lumix TZ95 joue la carte du petit budget avec un capteur 1/2,3″. Aucun des deux n’a la personnalité d’image d’un Leica, mais les deux couvrent beaucoup plus de situations sans stress.
FAQ: Leica D-Lux 3
Conclusion : trois profils, trois décisions
Le D-Lux 3 n’est pas un boîtier universel. C’est un outil précis, pour des usages précis, à un prix précis. Pour trancher cet avis Leica D-Lux 3, partez de votre profil réel.
Si vous cherchez un premier Leica d’occasion sous 280 €, pour la balade et la photo de rue tranquille en plein jour, et que le rendu CCD vous attire : le D-Lux 3 a toujours sa place. C’est le scénario où l’achat se défend, à condition d’appliquer la checklist d’inspection en main.
Si vous avez entre 300 et 450 € à consacrer à un compact expert ancien : changez de cible. Un D-Lux 4 ou un D-Lux 5 d’occasion en bon état apporte un vrai gain de confort et de qualité d’image, pour un écart de prix raisonnable.
Si vous avez besoin d’un compact polyvalent pour un usage quotidien, voyage compris, avec vidéo et bonne marge basse lumière : oubliez la famille D-Lux ancienne. Un LX100 II, un G7X Mark III ou un RX100 VII couvriront bien mieux votre besoin, même en occasion récente.

