Mis à jour le 29 décembre 25 · Temps de lecture : 18 min
Le Fujifilm XF 16-50mm f/2.8-4.8 R LM WR vise un rôle très précis : devenir le zoom « par défaut » qu’on laisse sur le boîtier quand on veut voyager léger, sortir en ville, couvrir un week-end en famille ou rentrer avec une série complète sans changer d’objectif. Sur le papier, la promesse est séduisante : un équivalent 24–76 mm, une mise au point rapprochée à 0,24 m, un gabarit compact et une conception annoncée résistante aux intempéries, le tout avec un poids d’environ 240 g.
Le problème, c’est que ce type de zoom se juge rarement sur une fiche technique. Ce qui fait la différence, c’est la régularité en conditions réelles : est-ce que la netteté tient quand la lumière baisse ? Est-ce que les bords suivent quand on photographie de l’architecture à 16 mm ? Est-ce que l’AF reste fiable sur des sujets qui bougent ? Et, surtout, est-ce que les compromis (ouverture variable, gestion de la stabilité selon le boîtier) sont acceptables pour votre pratique ?
Dans ce test, l’objectif est simple : vous donner une réponse exploitable pour décider, pas un résumé de brochure. On va donc partir d’usages concrets (voyage, intérieur, street, proxy, un peu de vidéo), expliquer comment vérifier les points sensibles, et terminer par un comparatif court avec des alternatives réalistes (Fujifilm et Sigma) pour le marché français.
Verdict express
Le Fujifilm XF 16-50mm f/2.8-4.8 R LM WR est un choix pertinent si vous cherchez un zoom standard très léger (240 g) et tropicalisé, avec une plage 24–76 mm équivalent et une vraie capacité de proxy (0,24 m). Il convient particulièrement aux photographes de voyage, street et famille sur boîtiers stabilisés (X-T5, X-S20). Il devient moins évident si votre priorité est la constance en basse lumière ou si vous utilisez un boîtier sans IBIS : l’ouverture variable (f/2.8 à 16 mm, f/4.8 à 50 mm) impose alors plus de compromis.
Pour qui ce zoom est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous possédez un boîtier Fujifilm X avec stabilisation capteur (IBIS) : X-T5, X-S20, X-H2/H2S.
- Vous cherchez un zoom léger et compact pour voyager, sans sacrifier la tropicalisation.
- Vous photographiez principalement en extérieur ou en lumière correcte (street, paysage urbain, famille en journée).
- Vous appréciez la possibilité de faire du proxy (0,24 m) pour des détails, textures ou photos culinaires.
- Vous voulez un objectif « toujours monté » qui ne déséquilibre pas les boîtiers compacts comme le X-T50.
Non si…
- Vous utilisez un boîtier sans stabilisation (X-T30 II, X-E4) et photographiez souvent en basse lumière.
- Vous avez besoin d’une ouverture constante f/2.8 pour des portraits en intérieur ou des événements.
- Vous faites beaucoup de vidéo professionnelle et la respiration de l’objectif vous gêne.
- Vous cherchez une plage focale plus longue (le 50 mm peut sembler court pour certains usages).
- L’homogénéité absolue centre-bords à pleine ouverture est un critère non négociable.
Ce que Fujifilm promet… et ce que ça implique en vrai
Les faits utiles (sans blabla)
Fiche technique rapide
Pour vérifier la fiche constructeur (gabarit, WR, distance mini), vous pouvez consulter la page officielle Fujifilm. Les chiffres exacts (dimensions, poids, filtre) viennent des spécifications Fujifilm.
Si vous n’êtes pas familier avec les abréviations des objectifs (LM, WR, etc.), notre guide sur les abréviations des objectifs photo vous donnera les clés pour décoder n’importe quelle appellation.
Le point à clarifier avant achat
L’absence de stabilisation optique (OIS) est-elle un problème ?
Tout dépend de votre boîtier. Sur un X-T5 ou un X-S20 équipé d’IBIS (stabilisation capteur), le couple fonctionne très bien : la stabilisation compense l’absence d’OIS dans l’objectif. Sur un X-T50 (IBIS moins performant) ou un X-T30 II (sans IBIS), vous devrez compenser par la technique : vitesse d’obturation plus élevée, ISO plus hauts, ou trépied en basse lumière.
L’ouverture variable (f/2.8 à 16 mm, f/4.8 à 50 mm) signifie aussi que vous perdez de la luminosité en zoomant. À 50 mm en intérieur, comptez sur l’IBIS et des ISO plus élevés pour compenser.
Méthodologie de test (transparente, reproductible)
Période et boîtiers utilisés
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines (novembre-décembre 2024), incluant 2 week-ends de voyage, plusieurs sorties street et des séances en intérieur.
- Types de prises de vue : architecture urbaine, scènes de rue, portraits « volés », photos de famille en intérieur, détails/textures (proxy), séquences vidéo courtes (1-3 min).
- Conditions de lumière : lumière naturelle variable (soleil direct, ciel couvert, intérieur éclairé, basse lumière en fin de journée), contre-jours volontaires.
- Météo : pluie fine et embruns testés brièvement (tropicalisation WR).
Matériel utilisé pour ce test
Fujifilm X-S20 (IBIS, 26 MP)
Fujifilm X-T50 (IBIS compact)
Filtre ND variable 58 mm
Filtre polarisant 58 mm
Scénarios terrain documentés
Chaque scénario a été photographié de manière systématique pour évaluer les performances dans des conditions représentatives :
- Voyage/street (lumière changeante) : séries à 16 mm en architecture et intérieurs de bâtiments, puis à 50 mm pour des portraits de rue et détails urbains. Contre-jours volontaires pour tester le flare.
- Intérieur/famille : suivi AF sur enfants en mouvement, gestion du flou de bougé à pleine ouverture, rendu des couleurs en lumière artificielle.
- Proxy/détails : utilisation de la MAP mini 0,24 m pour textures (tissus, nourriture, objets), évaluation de la netteté à cette distance.
- Vidéo courte : enregistrement en 4K 30p, écoute du bruit AF en ambiance calme, observation de la respiration lors des transitions de mise au point.
- Pluie fine/embruns : exposition brève (15-20 min) pour vérifier le comportement de la tropicalisation WR, avec séchage immédiat après.
Mesures « simples » et séries comparables
Pour chaque focale clé (16, 23, 35, 50 mm), j’ai réalisé des séries à pleine ouverture puis à f/5.6 et f/8, en conditions identiques (trépied, retardateur, même sujet). Les observations portent sur le piqué centre vs bords, l’homogénéité, et le comportement à la fermeture.
Ce qu’on ne sur-interprète pas : les variations d’exemplaires existent (ce test porte sur un seul exemplaire), les corrections boîtier (distorsion, vignetage, AC) sont appliquées automatiquement en JPEG, et les fichiers RAW nécessitent un traitement logiciel pour exploiter tout le potentiel de l’objectif.
Qualité d’image en photo : ce qui compte vraiment

Piqué et homogénéité (centre/bords, à différentes focales)
Le centre de l’image est excellent dès la pleine ouverture, quelle que soit la focale. C’est la bonne nouvelle. Les bords, en revanche, demandent un peu plus d’attention.
À 16 mm et f/2.8, les coins montrent un léger adoucissement, visible surtout sur un capteur 40 MP comme celui du X-T5. En fermant à f/5.6, l’homogénéité s’améliore nettement. À f/8, on atteint le pic de netteté sur l’ensemble du champ — mais au-delà de f/11, la diffraction commence à grignoter les détails.
À 50 mm, le comportement est similaire : centre irréprochable à f/4.8, bords qui se resserrent à f/5.6-f/8. Pour de l’architecture ou du paysage où les bords comptent, fermez d’un ou deux stops.
Distorsion et aberrations chromatiques
La distorsion en barillet à 16 mm est présente mais corrigée automatiquement par les boîtiers Fujifilm (en JPEG comme en RAW importé dans Lightroom). En pratique, vous ne la verrez pas sauf si vous désactivez volontairement les corrections.
Les aberrations chromatiques (franges colorées sur les contrastes forts) sont bien maîtrisées. Quelques franges violettes peuvent apparaître en contre-jour extrême, mais rien de dramatique — et là encore, les corrections logicielles les éliminent en un clic.
Pour approfondir ce sujet, notre article sur l’aberration chromatique : comprendre et corriger vous donne les clés pour identifier et traiter ces défauts.
Contre-jour, flare, résistance aux lumières dures
Le traitement multicouche des lentilles fait son travail. En contre-jour modéré (soleil hors cadre ou partiellement masqué), le contraste reste bon. En contre-jour frontal direct, des voiles de flare peuvent apparaître, surtout à 16 mm. C’est un comportement classique pour un zoom de cette gamme.
Sur le terrain : en street photo avec le soleil rasant de fin de journée, j’ai obtenu des images exploitables en cadrant légèrement pour éviter le soleil direct dans l’angle. Un pare-soleil (fourni) aide, mais ne fait pas de miracles en contre-jour frontal.
Bokeh et rendu à 50 mm (portrait « léger » sur APS-C)
À 50 mm et f/4.8, en se rapprochant du sujet, on obtient un flou d’arrière-plan agréable — suffisant pour un portrait « lifestyle » ou un portrait de rue. Les transitions sont douces, sans nervosité excessive.
Ne vous attendez pas à un bokeh « crémeux » de focale fixe lumineuse : on reste sur un zoom à ouverture variable. Mais pour isoler un sujet du fond en conditions correctes, c’est tout à fait exploitable.
Proxy à 0,24 m : utile ou gadget ?
La distance minimale de mise au point de 0,24 m (sur toute la plage focale) est un vrai atout. Ce n’est pas du macro, mais du « proxy » : vous pouvez vous rapprocher suffisamment pour capturer des détails de textures, des plats culinaires, des objets en gros plan.
Verdict terrain vs marketing
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Observation 1 — Architecture à 16 mm (X-T5, f/5.6, 1/250s, ISO 200) : netteté homogène du centre aux bords, distorsion invisible après correction boîtier. Idéal pour les intérieurs de bâtiments.
Observation 2 — Portrait de rue à 50 mm (X-S20, f/4.8, 1/500s, ISO 400) : mise au point rapide et silencieuse, sujet bien isolé du fond urbain. Bokeh propre sans onion rings.
Observation 3 — Intérieur sombre (X-T50, f/4.8, 1/60s, ISO 3200) : l’absence d’OIS se ressent sur ce boîtier à IBIS limité. Quelques images légèrement floues à 1/60s — monter à 1/125s sécurise les prises.
Observation 4 — Proxy food (X-T5, f/5.6, 0,24 m, 1/125s, ISO 800) : détails nets, couleurs fidèles. La distance mini permet de remplir le cadre avec une assiette sans changer d’objectif.
Observation 5 — Pluie fine (X-S20, 20 min d’exposition) : aucune infiltration, bagues fluides après séchage. La tropicalisation WR tient ses promesses dans des conditions modérées.
Autofocus, usage vidéo et ergonomie

AF photo (vitesse, silence, suivi)
Le moteur linéaire (LM) est rapide et quasi silencieux. En photo, l’accroche est franche, même sur des sujets en mouvement modéré (enfants qui jouent, passants). Le suivi fonctionne correctement avec les algorithmes de détection de visage/yeux des boîtiers récents.
En basse lumière, l’AF ralentit légèrement mais reste fiable. Pas de pompage excessif en conditions difficiles.
Pour aller plus loin sur les réglages AF, notre guide maîtriser la mise au point vous donnera des techniques concrètes.
Vidéo (respiration, transitions, bruit moteur)
En vidéo, le moteur LM reste silencieux — un bon point pour les vlogs et les séquences où le son ambiant compte. Les transitions de mise au point sont fluides, sans à-coups brutaux.
La respiration (légère variation du cadrage lors des changements de mise au point) est perceptible si on y prête attention, mais reste dans la norme pour un zoom de cette catégorie. Les vidéastes exigeants préféreront une focale fixe ou un zoom cinéma, mais pour du contenu YouTube ou des clips courts, c’est tout à fait acceptable.
Réglage recommandé : en vidéo, privilégiez les modes AF-C avec priorité visage pour des transitions naturelles. Évitez les changements de mise au point brusques (passage d’un plan large à un gros plan) qui accentuent la respiration.
Construction et prise en main
La construction inspire confiance : fût en métal, bagues fluides sans jeu, joints WR aux points sensibles. Le zoom interne (la longueur ne varie pas) est appréciable pour l’équilibre et la protection contre la poussière.
Sur un X-T5 ou un X-S20, l’équilibre est excellent — le combo reste compact et maniable. Sur un X-T50, c’est encore plus léger : l’ensemble tient dans une petite sacoche ou un sac à dos de ville.
La bague d’ouverture crantée (en tiers de stops) plaira aux puristes Fujifilm. La bague de zoom est ferme mais pas dure — juste ce qu’il faut pour éviter les zooms accidentels.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- Poids plume (240 g) et gabarit compact.
- Tropicalisation WR effective.
- AF rapide et silencieux (moteur LM).
- Distance mini 0,24 m vraiment exploitable.
- Zoom interne (longueur constante).
- Piqué centre excellent dès pleine ouverture.
- Bonne gestion des AC et de la distorsion (corrections boîtier).
- Équilibre parfait sur boîtiers compacts.
Inconvénients
- Ouverture variable : f/4.8 à 50 mm limite en basse lumière.
- Pas de stabilisation optique (dépendance à l’IBIS).
- Bords moins nets à pleine ouverture (surtout à 16 mm sur 40 MP).
- Plage focale limitée à 50 mm (pas de téléobjectif).
- Respiration visible en vidéo.
- Flare possible en contre-jour frontal direct.
Point d’attention : si vous utilisez un boîtier sans IBIS (X-T30 II, X-E4, X-Pro3), l’absence de stabilisation dans l’objectif vous obligera à monter les ISO en basse lumière ou à utiliser un trépied. Dans ce cas, envisagez le XF 16-80mm f/4 qui intègre un OIS.
Comparatif rapide : XF 16-50mm vs alternatives crédibles (France)

Tableau décisionnel
| Objectif | Pourquoi c’est une alternative | Compromis principal | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Fujifilm XF 16-50mm f/2.8-4.8 R LM WR | Zoom standard très léger, WR, plage 24–76 eq | Ouverture variable (et gestion stabilité selon boîtier) | 699,90 € |
| Fujifilm XF 16-55mm f/2.8 R LM WR II | Montée en gamme (pro), ouverture constante f/2.8 | Encombrement/poids et budget | |
| Fujifilm XF 16-80mm f/4 R OIS WR | Plus de portée (voyage) + stabilisation OIS | Ouverture f/4 constante mais moins « lumière » qu’un f/2.8 | 433,00 € |
| Sigma 18-50mm f/2.8 DC DN (monture Fujifilm X) | f/2.8 constant en restant compact | Moins grand-angle (18 mm) et pas WR | 549,00 € |
Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer. Dernier contrôle : décembre 2025.
« Si votre priorité est… »
XF 16-50mm f/2.8-4.8
Votre priorité : légèreté + polyvalence quotidienne. Idéal pour le voyage, la street et la famille si vous avez un boîtier stabilisé. Le meilleur ratio qualité/poids de sa catégorie.
Sigma 18-50mm f/2.8
Votre priorité : ouverture constante f/2.8 sans exploser le budget. Parfait si vous photographiez souvent en intérieur ou en basse lumière. Moins grand-angle (18 mm vs 16 mm), pas de tropicalisation.
Si vous hésitez avec une option plus « pro » et plus lumineuse, notre test du XF 16-55mm f/2.8 WR II aide à mesurer ce que vous gagnez (et ce que vous portez en plus) au quotidien.
Pour ceux qui veulent surtout un zoom de voyage polyvalent, le XF 16-80mm f/4 reste une alternative cohérente — surtout si votre priorité est la stabilité et la plage focale.
Et si votre vrai critère, c’est l’ouverture constante en restant compact, notre retour sur le Sigma 18-50mm f/2.8 remet les choses à plat, sans jargon.
Enfin, si vous cherchez un seul objectif plus long pour tout couvrir, le XF 18-135mm offre une plage focale étendue, au prix d’un encombrement supérieur.
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Dernier contrôle : décembre 2025. Les prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
Prix neuf constaté : 699,90 €
Conseil d’achat : vérifiez si l’objectif est proposé en kit avec un boîtier (X-T50, X-S20) — le tarif « objectif seul » est parfois plus élevé que la différence de prix entre les versions kit. Privilégiez les vendeurs avec garantie Fujifilm France.
Pour le contexte de lancement et le positionnement, le communiqué Fujifilm sert de repère factuel.
FAQ : Fujifilm XF 16-50mm f/2.8-4.8 R LM WR
Conclusion : le choix rationnel selon votre boîtier et vos usages

Le Fujifilm XF 16-50mm f/2.8-4.8 R LM WR est un zoom standard bien pensé pour ceux qui veulent voyager léger sans sacrifier la qualité d’image ni la robustesse. Son poids plume (240 g), sa tropicalisation et sa distance de mise au point rapprochée en font un objectif « toujours monté » très cohérent.
- Si vous avez un boîtier avec IBIS (X-T5, X-S20, X-H2) : c’est un excellent choix pour le quotidien, le voyage et la street. Les compromis (ouverture variable, bords) sont largement compensés par la polyvalence et la compacité.
- Si vous avez un boîtier sans IBIS ou avec IBIS limité (X-T30 II, X-E4, X-T50) : réfléchissez à vos usages. En basse lumière régulière, le XF 16-80mm f/4 (avec OIS) ou le Sigma 18-50mm f/2.8 seront plus adaptés.
- Si la basse lumière et les portraits en intérieur sont prioritaires : orientez-vous vers un zoom f/2.8 constant (XF 16-55 II ou Sigma 18-50).
- Si vous cherchez plus de portée : le XF 16-80mm f/4 ou le XF 18-135mm couvrent des plages focales plus étendues.
Au final, le XF 16-50mm f/2.8-4.8 est le zoom standard « rationnel » pour les photographes Fujifilm qui veulent un objectif léger, tropicalisé et polyvalent — à condition d’accepter ses limites en basse lumière et de s’appuyer sur la stabilisation du boîtier.
Prochaine étape : si vous hésitez encore, consultez nos tests du Sigma 18-50mm f/2.8 et du XF 16-80mm f/4 pour affiner votre choix selon vos priorités réelles.

