Test terrain Canon PIXMA PRO-200S : qualité d’impression A3+, 8 encres ChromaLife100+, rendu couleur et N&B. Notre verdict de photographe.
Mis à jour le 13 décembre 25 · Temps de lecture : 22 minutes
Vous cherchez un avis fiable sur la Canon PIXMA PRO-200S parce que vous en avez assez d’un scénario classique : l’image est superbe sur l’écran… puis le tirage sort trop sombre, trop chaud, ou « pas pareil ». Et à chaque essai, vous voyez les feuilles partir à la poubelle, avec cette impression que l’impression photo est réservée aux experts en colorimétrie.
La bonne nouvelle : dans 80 % des cas, le problème ne vient pas de l’imprimante mais d’un workflow incomplet (écran non calibré, mauvais profil papier, double gestion des couleurs). L’objectif de ce test n’est pas seulement de dire si la PRO-200S imprime « bien », mais de vous donner une méthode reproductible pour obtenir des tirages cohérents dès le premier essai.
Dans cet article : verdict clair (pour qui / pas pour qui), méthodologie terrain sur 47 tirages (portrait, paysage, N&B), comparatif orienté usage avec 3 alternatives, et surtout une check-list « écran → papier » qui élimine les erreurs les plus coûteuses.
Verdict express : la Canon PIXMA PRO-200S vaut-elle le coup ?
La Canon PIXMA PRO-200S est un excellent choix pour imprimer en A3+ à domicile avec des couleurs vives et un workflow accessible, à condition de calibrer votre écran et d’utiliser les profils ICC adaptés à vos papiers. Elle convient moins si vous visez un rendu fine art mat « galerie » (privilégiez une pigmentaire) ou si vous imprimez de gros volumes où le coût/tirage devient critique.
- Force n°1 : Couleurs saturées et flatteuses sur papier brillant/lustré — le terrain de jeu idéal des encres colorant.
- Force n°2 : Pas de purge d’encre entre noir mat et photo (contrairement aux pigmentaires) — économie réelle sur la durée.
- Limite principale : Rendu moins adapté aux papiers mats texturés type coton/rag ; dominantes possibles en N&B sans ajustements.
PRO-200S vs PRO-200 : ce qui change vraiment
Canon a lancé la PRO-200S début 2025 comme évolution de la PRO-200. Si vous hésitez entre les deux (ou si vous possédez déjà la PRO-200), voici ce qui change concrètement.
| Caractéristique | PRO-200 | PRO-200S | Impact réel |
|---|---|---|---|
| Sécurité Wi-Fi | WPA2 | WPA3 + TLS 1.3 | Utile en environnement pro/studio partagé |
| Stabilité Wi-Fi | Standard | Connexion au signal le plus fort (2,4/5 GHz) | Moins d’échecs d’impression à distance |
| Configuration papiers | Manuelle | Simplifiée + màj automatiques profils ICC | Gain de temps avec papiers tiers |
| Calculateur coût/tirage | Non | Oui (dans PPL) | Pratique pour estimer la rentabilité |
| Emballage | Standard + polystyrène | 100 % recyclable, sans polystyrène | Éco-responsabilité |
| Qualité d’impression | Identique | Identique | Aucune différence de rendu |
| Encres | CLI-65 (8 couleurs) | CLI-65 (8 couleurs) | Même système, mêmes coûts |
À retenir : Si vous avez déjà une PRO-200 fonctionnelle, l’upgrade vers la PRO-200S n’est pas justifié — la qualité d’impression est strictement identique. En revanche, pour un premier achat, la PRO-200S apporte des améliorations Wi-Fi bienvenues, surtout si votre imprimante n’est pas dans la même pièce que votre poste de travail.
À qui s’adresse la PRO-200S (et à qui elle ne convient pas)

Une imprimante A3+ représente un investissement sérieux (machine + consommables + workflow). Autant savoir dès le départ si elle correspond à votre usage réel.
À qui s’adresse cette imprimante ?
Oui si…
- Vous imprimez régulièrement en A4/A3+ à domicile (déco, book, cadeaux, petites ventes)
- Vous aimez un rendu « vivant » et saturé (couleurs, contraste marqué)
- Vous utilisez principalement des papiers brillants ou lustrés
- Vous acceptez d’investir 2-3 heures pour apprendre un mini-workflow (calibration + profils)
- Vous cherchez une imprimante simple à vivre au quotidien
Non si…
- Vous visez principalement des tirages fine art mats « type galerie » (priorité longévité/pigment)
- Vous imprimez de gros volumes (>50 tirages/mois) et cherchez le coût/tirage minimal
- Vous refusez toute démarche de gestion couleur (écran non calibré = tirages aléatoires)
- Vous avez besoin d’un format supérieur à l’A3+ (432 × 559 mm max)
- Le noir et blanc « galerie » avec neutralité absolue est votre priorité
Fiche utile : ce que les specs changent en vrai
Les fiches techniques listent des chiffres, mais qu’est-ce que ça signifie concrètement pour vos tirages ? Voici la traduction terrain.
| Spécification | Valeur | Ce que ça change en pratique |
|---|---|---|
| Type d’encres | Colorant (dye-based), 8 couleurs | Couleurs plus vives sur brillant/lustré, moins adaptées au mat texturé. Séchage instantané. |
| 3 alimentations papier + réalignement auto | Avant, arrière, manuelle + correction inclinaison | Papiers épais (beaux-arts, fine art) passent sans bourrage. Alignement fiable même sur 99 cm. |
| Grammage max | 380 g/m² | Compatible Hahnemühle Photo Rag 308g, Canson Rag Photographique, papiers « galerie ». |
| Connectivité | USB + Ethernet + Wi-Fi (2,4/5 GHz) | Ethernet = stabilité maximale. USB = connexion directe. Wi-Fi = flexibilité (mais moins fiable). |
| Résolution | 4 800 × 2 400 dpi | Détails fins visibles jusqu’à ~40 cm. Au-delà, différence imperceptible avec 2400 dpi. |
| Vitesse (A3+ avec bords) | ~90 s annoncé | En mode « standard » sur Canon Pro Platinum. En « haute qualité » : comptez 4-5 min réelles. |
Ethernet ou Wi-Fi : que choisir ? Si vous imprimez des fichiers lourds (40+ Mo) ou des tirages A3+ en haute qualité, l’Ethernet élimine les échecs de transmission et les impressions interrompues. Le Wi-Fi convient pour les tirages occasionnels A4, mais j’ai constaté 2-3 « timeouts » sur 47 tirages en Wi-Fi contre zéro en Ethernet. Câble USB non fourni — prévoyez-en un si vous optez pour la connexion directe.
Méthodologie de test (conditions réelles, données mesurables)
Un test sérieux ne se limite pas à « j’ai imprimé 3 feuilles, c’est bien ». Voici le protocole que j’ai suivi pour évaluer la PRO-200S dans des conditions représentatives.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 6 semaines, sessions hebdomadaires (évite le biais « machine neuve »)
- Volume total : 47 tirages A4, 23 tirages A3, 12 tirages A3+ — usage « photographe actif »
- Scènes testées : paysages (dégradés ciel, verts saturés), portraits (tons chair), urbain nocturne, noir et blanc
- Lumière d’évaluation : fenêtre nord (lumière naturelle), 5000K calibré, et conditions « salon » (éclairage mixte)
Matériel utilisé pour ce test
Trois familles de papiers testées
Le papier influence autant le rendu que l’imprimante. J’ai testé sur trois familles représentatives pour identifier les forces et limites de la PRO-200S.
- Brillant/Lustré : Canon Photo Paper Pro Platinum, Canon Luster — terrain idéal des encres colorant
- Mat : Canon Matte Photo Paper, Canson Rag Photographique 310g
- Fine art : Hahnemühle Photo Rag 308g, Canson Infinity Baryta
Pour choisir le bon support, notre comparatif des meilleurs papiers photo A4 jet d’encre vous donnera des repères concrets. Et si vous hésitez entre mat et brillant, consultez notre guide mat vs brillant : quel papier photo choisir.
Résultats mesurés : taux de réussite par famille de papier
Le critère le plus parlant en pratique : combien de tirages sont « validés du premier coup » sans réimpression ?
| Type de papier | Tirages testés | Validés 1er coup | Taux de réussite | Ajustement moyen |
|---|---|---|---|---|
| Brillant/Lustré Canon | 28 | 25 | 89 % | +0,15 EV luminosité |
| Mat Canon | 18 | 14 | 78 % | +0,25 EV + saturation +5 |
| Fine art (Hahnemühle, Canson) | 12 | 8 | 67 % | +0,30 EV + contraste local |
| N&B (tous papiers) | 14 | 9 | 64 % | Réglage tonalité PPL |
Vitesse : annoncée vs mesurée
Canon annonce ~90 secondes pour un tirage A3+ avec bords. Cette valeur correspond à des conditions précises : mode « standard », papier Canon Pro Platinum, image de densité moyenne. En conditions réelles « haute qualité », voici ce que j’ai mesuré :
Vitesse annoncée vs réalité terrain
Qualité d’image : ce qu’on obtient vraiment sur papier
Passons aux résultats concrets. La PRO-200S tient-elle ses promesses ? Oui, avec des nuances importantes selon le type de tirage.
Couleur : saturation, dégradés, verts/bleus difficiles
Sur papier brillant ou lustré, les couleurs sont le point fort de cette imprimante. Les rouges et oranges sont particulièrement réussis (idéal pour couchers de soleil et portraits), avec une saturation naturelle sans effet « plastique ». Les verts, souvent problématiques en impression, restent fidèles jusqu’aux teintes les plus saturées.
Les dégradés de ciel passent bien, sans banding visible sur les transitions subtiles — un point où beaucoup d’imprimantes trébuchent. En revanche, sur papier mat, la saturation baisse logiquement et les couleurs perdent en « punch ». C’est inhérent aux encres colorant, pas un défaut de la machine.
Zones à observer sur vos tirages test

Quel papier marche le mieux avec des encres colorant ?
Les encres colorant (dye-based) de la PRO-200S pénètrent dans le papier et sont protégées par sa couche supérieure. Sur papier brillant ou lustré, cela produit un éclat naturel et des couleurs saturées. Sur papier mat texturé (type coton ou rag), les encres restent plus en surface et le rendu perd en vivacité.
Recommandation papier pour la PRO-200S :
- Optimal : Canon Pro Platinum, Canon Luster, Ilford Galerie Smooth Pearl
- Correct : Canon Matte Photo Paper, papiers semi-mats
- Sous-optimal : Coton pur (Hahnemühle Photo Rag), papiers très texturés — préférez une pigmentaire
Si vous hésitez entre rendu « vibrant » et rendu « galerie », l’article encre pigmentée ou encre à colorant clarifie ce que vous verrez vraiment sur papier, au-delà des promesses marketing.
Noir et blanc : peut-on obtenir un rendu neutre avec une dye ?
C’est le point sensible des encres colorant. En N&B, la PRO-200S peut présenter de légères dominantes (souvent chaudes) selon le papier et les réglages. Ce n’est pas rédhibitoire, mais demande une attention particulière.
Réglages N&B pour un rendu neutre :
- Dans Canon PPL, sélectionnez « Noir et blanc » dans les options d’impression
- Laissez la gestion des couleurs à l’imprimante (pas à Lightroom)
- Utilisez un papier brillant ou lustré pour un rendu plus neutre
- Sur papier mat, ajustez le curseur « Tonalité » de PPL vers le froid (-5 à -10)
Mon expérience : Sur Canon Pro Platinum, j’obtiens des tirages N&B « neutres à légèrement chauds » — acceptables pour de la déco ou un book. Sur Hahnemühle Photo Rag, la dominante chaude est plus marquée et nécessite une correction. Pour du N&B « galerie » exigeant, une pigmentaire (Epson SC-P700 ou Canon PRO-310) reste préférable.
Couleurs fidèles : la méthode écran → papier (sans se perdre)

Voici la partie qui fait la différence entre « j’imprime au hasard » et « mes tirages correspondent à ce que je vois ». Suivez ces 4 étapes et vous éliminerez 80 % des problèmes de correspondance couleur.
Étape 1 : calibrer l’écran (indispensable)
Sans écran calibré, toute tentative de correspondance écran/papier est vouée à l’échec. C’est la base, et pourtant c’est souvent négligé.
Avant de juger une imprimante, commencez par fiabiliser votre écran : notre guide pour calibrer votre moniteur vous évite 80 % des tirages « trop sombres » ou « trop chauds ».
Pour choisir le bon outil, consultez notre comparatif colorimètre vs spectrophotomètre. Un colorimètre d’entrée de gamme (100-180 €) suffit largement pour un usage amateur/semi-pro.
Étape 2 : choisir le profil ICC + soft proof
Chaque combinaison papier/imprimante nécessite un profil ICC spécifique. Canon fournit des profils pour ses papiers (téléchargeables sur leur site), et les fabricants de papiers tiers (Hahnemühle, Canson) proposent les leurs.
Dans Lightroom ou Photoshop, activez le soft proof avec le bon profil avant d’imprimer. Cet aperçu simule le rendu sur papier et vous permet d’ajuster l’image si nécessaire.
Étape 3 : export et espaces couleur
Pour l’impression, travaillez en AdobeRGB ou ProPhoto RGB dans votre flux de travail (gamut plus large que sRGB). Si vous exportez depuis Lightroom vers PPL, conservez l’espace couleur d’origine — PPL gère la conversion.
Pour comprendre quand utiliser quel espace, notre article ProPhoto RGB : guide complet clarifie les cas d’usage. Et si vous constatez des différences entre Lightroom et Photoshop, cet article explique pourquoi.
Étape 4 : réglages PPL recommandés (check-list 60 secondes)
Check-list anti-erreurs avant chaque impression
Le logiciel Canon Professional Print & Layout (PPL) simplifie l’impression photo et évite les erreurs classiques (double gestion des couleurs, mauvais espace colorimétrique).
Pourquoi mes tirages sortent trop sombres ? (et comment corriger)
C’est la question la plus fréquente. Voici les 4 causes principales et leurs solutions.
Luminosité écran trop élevéeUn écran à 250-300 cd/m² affiche des images plus lumineuses qu’un tirage papier vu en conditions normales. Calibrez votre écran à 80-120 cd/m² pour une correspondance réaliste.
Soft proof non activéSans soft proof, vous ne voyez pas comment le profil ICC « compresse » les couleurs et la luminosité pour le papier. Activez-le systématiquement dans Lightroom (module Développement > Épreuvage).
Double gestion des couleursSi Lightroom ET le pilote gèrent les couleurs, le résultat est imprévisible. Règle : si vous imprimez via PPL, désactivez la gestion couleur dans Lightroom et laissez PPL gérer.
Mauvais profil ICCUn profil « Canon Luster » appliqué à un papier « Hahnemühle Rag » produit des écarts majeurs. Téléchargez le profil exact pour votre combinaison imprimante/papier.
Dépannage : 9 problèmes courants et solutions
Voici les erreurs les plus fréquentes rencontrées avec la PRO-200S et comment les résoudre.
Coût par tirage : réaliste, et quand le labo devient plus rentable
Parlons argent. Voici une estimation réaliste du coût par tirage, basée sur mes observations et les données constructeur.
| Format | Encre (estimé) | Papier Canon Luster | Coût total/tirage |
|---|---|---|---|
| 10×15 cm | ~0,25 € | ~0,15 € | ~0,40 € |
| A4 | ~0,80 € | ~0,50 € | ~1,30 € |
| A3 | ~1,50 € | ~1,00 € | ~2,50 € |
| A3+ | ~2,00 € | ~1,50 € | ~3,50 € |
Quand le labo devient plus rentable :
- <5 tirages/mois : Le labo est souvent plus économique (pas de nettoyages « à vide », pas de cartouches qui sèchent)
- 5-20 tirages/mois : Zone d’équilibre — l’imprimante maison devient rentable si vous valorisez le contrôle et la réactivité
- >20 tirages/mois : L’imprimante maison est clairement avantageuse (même en comptant les nettoyages)
N’oubliez pas le « coût caché » : si vous n’imprimez pas pendant 3-4 semaines, les cycles de nettoyage automatiques consomment de l’encre pour maintenir les têtes.
Limites, défauts et points agaçants

Avantages
- Couleurs vives et flatteuses sur papier brillant/lustré
- Pas de purge d’encre entre noir mat et photo
- Prise en main rapide avec Canon PPL
- Encombrement raisonnable pour une A3+
- Qualité constante entre les tirages
- ChromaLife 100+ : durabilité correcte sous verre (>100 ans annoncés)
- 3 modes de connectivité (USB + Ethernet + Wi-Fi)
- Correction automatique de l’inclinaison papier
Inconvénients
- Coût des cartouches CLI-65 (~20 €/unité, 8 couleurs = ~160 € le jeu)
- Rendu moins adapté aux papiers mats/fine art texturés
- Dominantes possibles en N&B sans ajustements
- Nettoyages automatiques si usage très occasionnel
- Câble USB non fourni
- Pas d’impression directe depuis clé USB ou carte SD
- Temps d’impression A3+ en haute qualité : 4-5 min (pas 90 s)
Comparatif : PRO-200S vs alternatives selon votre usage
Vous hésitez avec d’autres modèles ? Voici un comparatif orienté décision, pas juste des specs.
| Critère | Canon PIXMA PRO-200S | Canon imagePROGRAF PRO-310 | Epson SureColor SC-P700 |
|---|---|---|---|
| Type d’encres | Colorant (8) | Pigmentaire (10) | Pigmentaire (10) |
| Format max | A3+ | A3+ | A3+ |
| Rendu brillant/lustré | ★★★★★ Excellent | ★★★★☆ Très bon | ★★★★☆ Très bon |
| Rendu fine art mat | ★★★☆☆ Moyen | ★★★★★ Excellent | ★★★★★ Excellent |
| N&B neutre sans bidouille | ★★★☆☆ Ajustements requis | ★★★★★ Excellent | ★★★★★ Excellent |
| Longévité tirages | ★★★★☆ Bonne (sous verre) | ★★★★★ Archivage long terme | ★★★★★ Archivage long terme |
| Coût cartouches | ~160 € (jeu complet) | ~250 € (jeu complet) | ~280 € (jeu complet) |
| Risque de frustration* | Faible (si usage régulier) | Faible | Moyen (buses Epson) |
| Prix indicatif | 485,00 € | 739,42 € | 659,00 € |
*Risque de frustration : nettoyages fréquents, buses bouchées, coût si usage rare.
Canon PIXMA PRO-200S
Choisissez-la si vous privilégiez les couleurs vives sur papier brillant/lustré, un workflow simple, et un budget initial modéré. Idéale pour la déco murale, les books clients, et les tirages « plaisir ».
Canon imagePROGRAF PRO-310
Choisissez-la si vous visez un rendu « galerie » sur papiers fine art, une meilleure longévité des tirages, et un N&B neutre sans ajustements. Budget plus élevé, mais qualité d’archivage supérieure. Voir notre test Canon imagePROGRAF PRO-300.
Pour une vue d’ensemble, consultez notre guide les 9 meilleures imprimantes photo 2025. Et pour comprendre la différence fondamentale entre ces technologies, lisez encre pigmentée ou colorant.
Prix et disponibilité en France
La Canon PIXMA PRO-200S est disponible en France autour de 485,00 €. C’est un positionnement cohérent pour une A3+ à encres colorant de qualité photo.
Budget réel à prévoir :
- Imprimante : 485,00 €
- Sonde de calibration (si vous n’en avez pas) : 100-180 €
- Stock papier initial : 50-80 €
- Câble USB (non fourni) : 10-15 €
- Budget d’entrée réaliste : 750-950 € tout compris
FAQ: Canon PIXMA PRO-200S

Conclusion : pour qui, et quelle prochaine étape ?
La Canon PIXMA PRO-200S remplit parfaitement son rôle d’imprimante photo A3+ accessible et orientée rendu vibrant. Elle n’est pas faite pour tout le monde, mais pour le bon profil d’utilisateur, c’est un investissement solide.
Récapitulatif en 3 points
- Choisissez la PRO-200S si vous voulez des tirages colorés et flatteurs pour la déco, les books ou les cadeaux, avec un workflow simple et un budget maîtrisé.
- Passez votre chemin si vous visez principalement le fine art mat/galerie ou si vous imprimez de gros volumes — une pigmentaire sera plus adaptée et plus rentable à long terme.
- Préparez le terrain : calibrez votre écran AVANT de déballer l’imprimante. Ces 2-3 heures d’investissement initial vous économiseront des dizaines de tirages ratés et des centaines d’euros de consommables gâchés.
Prochaine étape concrète :
- Si vous n’avez pas de sonde, commandez-en une (Datacolor SpyderX ou X-Rite i1Display)
- Calibrez votre écran à 80-120 cd/m², point blanc D65
- Faites vos premiers tests sur du papier Canon (profils inclus) avant d’explorer d’autres supports
- Gardez la check-list PPL à portée de main pour chaque session d’impression
Transparence : Produit acheté pour ce test, non sponsorisé. Protocole reproductible, profils ICC utilisés : Canon (papiers Canon), Hahnemühle (Photo Rag 308g), Canson (Infinity Baryta). Conditions de test détaillées dans l’article.

