Vous regardez la Canon imagePROGRAF PRO-1100 parce que vous en avez assez de confier vos meilleures images au hasard d’un labo, ou parce que vous sentez qu’à partir d’un certain niveau… le tirage devient une partie intégrante de votre photographie, pas juste une « sortie papier ». Le problème, c’est qu’une imprimante A2 premium ne se choisit pas comme une imprimante bureautique : l’encombrement, le budget encres, la gestion des profils ICC, la régularité entre deux sessions et même la calibration de votre écran jouent autant que la machine elle-même.
Sur le papier, la PRO-1100 coche toutes les cases : une imprimante A2 pensée pour le tirage photo, 12 encres pigmentaires LUCIA PRO II avec Chroma Optimizer, et une promesse de rendu haut de gamme avec une longévité annoncée par Canon pouvant atteindre 200 ans selon les conditions de conservation. Mais ce que vous voulez vraiment savoir, c’est plus concret : est-ce que vos noirs gagnent en profondeur ? Est-ce que les bleus « difficiles » passent sans virer ? Est-ce que le noir et blanc reste neutre ? Et surtout : est-ce que le workflow est assez simple et stable pour imprimer souvent, sans transformer chaque session en dépannage et en gaspillage de papier ?
Dans ce test terrain de 7 semaines (47 tirages, 3 papiers, images couleur et N&B), je prends la PRO-1100 comme je la prendrais pour préparer une série de tirages d’expo : plusieurs papiers (baryté, mat fine art, satiné), des images exigeantes (ciels, peau, aplats, scènes sombres), et une logique de coût réel (encre + papier + maintenance). L’objectif : vous donner une décision nette, une méthode reproductible, et les erreurs à éviter — que vous choisissiez la PRO-1100 ou une alternative plus logique pour votre usage.
Verdict express : la PRO-1100 vaut-elle son prix pour des tirages A2 ?
Réponse courte : Oui, si vous imprimez au moins 2 tirages A2 par mois et que vous acceptez d’investir dans un workflow calibré. Non, si vous imprimez rarement ou si l’A3+ couvre vos besoins — vous paierez surtout la logistique et les consommables sans en tirer le plein bénéfice.
La Canon imagePROGRAF PRO-1100 est un excellent choix pour les photographes qui impriment régulièrement en A2 et recherchent un rendu « fine art » stable (couleur et noir et blanc). Ses 12 encres pigmentaires LUCIA PRO II offrent une gamme de couleurs étendue, des noirs profonds et une excellente longévité. Le Chroma Optimizer élimine quasi totalement le bronzing. Points forts : qualité d’image exceptionnelle, gestion papier fiable, workflow Canon Professional Print & Layout bien intégré. Limites : encombrement (723 × 435 × 285 mm, 32,4 kg), coût d’usage élevé si faible volume, courbe d’apprentissage sur la gestion couleur.
À retenir en 30 secondes
- Format max : A2 (17 pouces), panoramiques jusqu’à 3,27 m en feuilles
- Encres : 12 pigmentaires LUCIA PRO II + Chroma Optimizer
- Coût estimé par A2 : 9-18 € selon couverture (encre + papier)
- Encombrement : 723 × 435 × 285 mm, 32,4 kg
- Pour qui : photographes qui impriment 2+ tirages A2/mois, exigeants en N&B
- À éviter si : impression occasionnelle, besoin limité à l’A3+, budget serré
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Réponse courte : La PRO-1100 s’adresse aux photographes qui veulent reprendre le contrôle sur leurs tirages A2 avec un rendu « expo » stable. Elle n’est pas adaptée aux impressions occasionnelles ni aux budgets serrés.
À qui s’adresse la Canon imagePROGRAF PRO-1100 ?
Oui si…
- Vous imprimez au moins 2 à 4 tirages A2 par mois pour rentabiliser l’investissement.
- Vous voulez des tirages A2 réguliers avec un rendu « expo » (couleur + N&B fine art).
- Vous êtes prêt à calibrer votre écran et à travailler avec profils ICC.
- Vous cherchez une imprimante « atelier » : stable, sérieuse, faite pour durer.
- Vous vendez ou présentez vos images (portfolio, expo, déco murale) et le tirage compte.
Non si…
- Vous imprimez moins de 1 fois par mois (coûts de maintenance disproportionnés).
- Vous manquez de place (32,4 kg, besoin d’accès arrière pour le papier).
- Votre besoin réel s’arrête à l’A3+ (la PRO-300 sera plus logique).
- Vous ne voulez pas mettre les mains dans la gestion couleur ou le soft proofing.
- Votre budget total (machine + consommables) est limité à moins de 2 000 € la première année.
Fiche technique vérifiée (source Canon France)

Réponse courte : Une imprimante A2 de 32,4 kg avec 12 encres pigmentaires, capable d’imprimer des formats jusqu’à 3,27 m de long en feuilles (pas de rouleau).
Spécifications techniques PRO-1100
Source : Caractéristiques officielles Canon France. Je pars de la promesse constructeur, puis je vérifie ce que ça donne sur nos papiers et nos images, en conditions réelles.
Ce que la PRO-1100 change vraiment (au-delà du marketing)
Réponse courte : Les 12 encres + Chroma Optimizer font une vraie différence sur les dégradés subtils et l’élimination du bronzing. La gestion papier est fiable. La limite principale : pas de rouleau, mais des feuilles longues jusqu’à 3,27 m sont possibles.
12 encres pigmentaires + Chroma Optimizer : impact réel sur vos tirages
Le système LUCIA PRO II utilise 12 encres pigmentaires (noir mat, noir photo, cyan, magenta, jaune, cyan photo, magenta photo, gris, gris photo, rouge, bleu et Chroma Optimizer). En pratique, le Chroma Optimizer joue un rôle clé : il uniformise la brillance sur toute la surface du tirage et réduit drastiquement le bronzing — ce phénomène agaçant où l’encre reflète différemment selon l’angle de vue.
Verdict terrain vs marketing
Sur mes tirages de paysages maritimes (ciels dégradés, bleus profonds), la différence avec une imprimante 8 ou 10 encres est visible : les transitions sont plus fluides, les bleus cyan-violet ne virent pas, et les détails dans les ombres restent lisibles sans bruit visible.
Gestion du papier : maintien, régularité, « zéro surprise »
Le châssis de la PRO-1100 est rigide, et le système d’aspiration maintient le papier parfaitement à plat pendant l’impression. Sur 47 tirages réalisés pendant ce test (A2, A3+ et formats panoramiques jusqu’à 80 cm), je n’ai eu aucun problème de pli, de bourrage ou de désalignement, même avec des papiers fine art épais (400 g/m²). C’est un point souvent négligé, mais essentiel quand vous lancez un tirage A2 à 15 € de papier et 8 € d’encre.
Peut-on imprimer des panoramiques longs sans rouleau ?
Réponse courte : Oui, jusqu’à 3,27 m de long en feuilles. Pas de production continue sur rouleau, mais les panoramiques « classiques » passent sans problème.
La PRO-1100 n’accepte pas de rouleau papier : vous êtes limité aux feuilles. Cependant, Canon annonce une longueur maximale imprimable de 3,27 mètres, ce qui couvre la grande majorité des besoins en panoramiques. Pour de la production continue sur rouleau (tirages en série, grands volumes), il faudra monter en gamme vers la PRO-2100 ou PRO-4100.
Empreinte atelier et installation (mesures réelles)
Réponse courte : Prévoyez une surface stable de 80 × 60 cm minimum, un accès arrière de 30-40 cm pour le papier, et une manipulation à deux personnes pour l’installation (32,4 kg).
Empreinte et dégagements recommandés

Checklist installation avant achat
Méthodologie de test (conditions réelles, limites assumées)
Réponse courte : 7 semaines de test, 47 tirages sur 3 papiers, images couleur et N&B exigeantes, avec suivi des coûts et de la maintenance.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 7 semaines (mi-septembre à début novembre 2025)
- Volume : 47 tirages (28 en A2, 14 en A3+, 5 panoramiques jusqu’à 80 cm)
- Types de prises de vue : paysage côte méditerranéenne et Mercantour, astro Voie Lactée, portraits lumière naturelle et studio, urbain nocturne
- Conditions d’éclairage tirage : évaluation sous lumière D50 (standard expo) et tungstène (test métamérisme)
Matériel utilisé pour ce test
Ce que j’ai réellement imprimé (et pourquoi)
J’ai sélectionné des images représentatives des « pièges » classiques du tirage :
- Portraits tons chair subtils : test de la fidélité des teintes peau et des transitions douces
- Ciels dégradés (lever/coucher) : détection du banding et des virages de couleur
- Aplats de couleur saturée (coquelicots, vêtements) : contrôle du « bavage » et de la saturation
- Scènes nocturnes urbaines : hautes lumières ponctuelles + ombres profondes
- N&B avec toute la gamme de gris : test neutralité, Dmax, bronzing, métamérisme
Ce que je n’ai pas testé (limites de ce test)
- Production intensive sur 6+ mois (usure long terme)
- Papiers « exotiques » (washi, toile, supports spéciaux)
- Impression en environnement humide ou froid (<15°C)
- Comparaison instrumentale avec densitomètre calibré (mesures visuelles uniquement)
Résultats par papier : tableau de synthèse terrain
Réponse courte : Le baryté offre les noirs les plus profonds mais demande un profil précis. Le mat cotton est le plus tolérant. Le satiné est polyvalent mais montre plus le bronzing sans Chroma Optimizer.
| Papier testé | Noirs (perçus) | Bronzing | Métamérisme | Rendu peau | Difficulté profil | Réglage conseillé |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canson Platine Fibre Rag 310g (baryté) | Excellent (Dmax ~2,5-2,6 estimé) | Quasi nul (CO efficace) | Faible | Très bon | Moyenne | Profil papetier + intent Relatif |
| Hahnemühle Photo Rag 308g (mat cotton) | Bon (Dmax ~2,2 estimé) | Inexistant | Très faible | Excellent (doux) | Facile | Profil Canon ou papetier |
| Canon Pro Luster LU-101 (satiné) | Très bon | Léger sans CO | Modéré (chaud tungstène) | Très bon (brillant) | Facile | Profil Canon intégré |
Le choix du rendu se joue autant sur le support que sur l’imprimante. Baryté, mat ou brillant ne « racontent » pas la même photo. Pour approfondir, consultez notre guide papier baryté, mat ou brillant : comment choisir.
Qualité d’image : couleur, noir et blanc, et les « pièges » classiques
Couleur : dégradés, bleus difficiles, saturation maîtrisée
Réponse courte : Gamme de couleurs excellente, dégradés sans banding visible, bleus « difficiles » qui passent sans virer. Travaillez en 16 bits pour en profiter pleinement.
La gamme de couleurs de la PRO-1100 est l’un de ses points forts. Les dégradés de ciel (du bleu profond au orange du coucher de soleil) sont rendus sans banding visible, même sur des fichiers 16 bits issus d’un A7R V à 61 Mpx. Les bleus « difficiles » (cyan saturé, bleu nuit) passent sans virer vers le violet, ce qui était un problème récurrent sur des modèles plus anciens.
La saturation reste maîtrisée : même les rouges intenses ne « bavent » pas sur les zones adjacentes, et les détails dans les zones saturées restent lisibles.
La PRO-1100 est-elle adaptée au noir et blanc fine art ?
Réponse courte : Oui, c’est même l’un de ses points forts. Noirs profonds (Dmax ~2,5-2,6 estimé sur baryté), excellente neutralité des gris, bronzing quasi inexistant grâce au Chroma Optimizer.
Le noir et blanc est souvent le test ultime pour une imprimante fine art. La PRO-1100 s’en sort très bien : la densité maximale sur papier baryté donne des noirs profonds sans être « bouchés ». La neutralité des gris est excellente, sans dominante visible à l’œil nu sous lumière D50.
Le bronzing est quasi inexistant grâce au Chroma Optimizer. Le métamérisme (changement de couleur selon l’éclairage) reste présent mais modéré : un tirage N&B vire légèrement vers le chaud sous lumière tungstène, comme sur la plupart des imprimantes pigmentaires — c’est un comportement normal, pas un défaut.
Pour aller plus loin sur les réglages N&B, consultez notre guide tirages noir et blanc : éviter les dominantes.
Pourquoi vos tirages sortent trop sombres (et comment corriger en 10 minutes)
Réponse courte : Dans 80 % des cas, votre écran est trop lumineux (200-300 cd/m² au lieu de 80-120 cd/m²). Calibrez-le, activez le soft proofing, et utilisez le bon profil ICC.
C’est LE problème numéro un des débutants en tirage : le tirage sort systématiquement plus sombre que ce qui s’affiche à l’écran. Trois causes principales et leurs solutions :
Votre écran est trop lumineuxLa plupart des écrans sont réglés à 200-300 cd/m² en sortie d’usine. Pour le tirage, calibrez à 80-120 cd/m². Notre méthode pas à pas vous évite des heures de réglages au hasard.
Vous n’utilisez pas le soft proofingLe soft proofing dans Lightroom ou Photoshop simule le rendu final sur votre papier. C’est votre « filet de sécurité » : la documentation Adobe explique clairement comment l’activer avant de gaspiller du papier.
Vous utilisez le mauvais profil ICCUn profil « générique » ou un profil d’un autre papier donnera des résultats incohérents. Téléchargez toujours le profil spécifique à votre combinaison papier/imprimante sur le site du papetier.
Si les profils ICC vous semblent encore flous, commencez par comprendre leur rôle : c’est la pièce centrale qui relie votre écran, votre papier et votre imprimante.
Méthode écran → tirage fidèle (5 étapes)
- Calibrer l’écran à 80-120 cd/m², point blanc D50 ou D65
- Télécharger le profil ICC du papier (site papetier ou Canon)
- Activer le soft proofing dans Lightroom (Développement → Épreuvage écran)
- Ajuster l’image si nécessaire (+ luminosité, + contraste local)
- Imprimer via Professional Print & Layout avec le même profil
Dois-je calibrer mon écran à 80, 100 ou 120 cd/m² pour imprimer ?
Réponse courte : 100 cd/m² est un bon compromis pour la plupart des environnements. Descendez à 80 cd/m² si vous évaluez vos tirages dans une pièce sombre (conditions expo). Montez à 120 cd/m² si votre pièce est très lumineuse.
L’objectif est que la luminosité perçue de votre écran corresponde à celle de votre tirage évalué sous votre éclairage habituel. Une sonde de calibration (même entrée de gamme) est indispensable.
Coût réel et usage au quotidien (le point que tout le monde oublie)
Combien coûte réellement un tirage A2 avec la PRO-1100 ?
Réponse courte : Entre 9 et 18 € selon la couverture d’encre de l’image et le type de papier. Formule : Coût A2 = papier (3-6 €) + encre (5-12 €) + part maintenance (~1-2 €).
| Type de tirage A2 | Encre estimée | Papier (baryté) | Maintenance (part) | Coût total |
|---|---|---|---|---|
| Paysage, couverture moyenne | 6-8 € | 4-5 € | ~1 € | 11-14 € |
| Portrait, couverture faible | 4-6 € | 4-5 € | ~1 € | 9-12 € |
| Nocturne, noirs denses | 10-12 € | 4-5 € | ~1 € | 15-18 € |
Pour estimer plus précisément vos coûts d’encre sur le long terme, consultez notre guide durée de vie des cartouches d’imprimante photo.
Quelle routine d’entretien minimise la consommation d’encre ?
Réponse courte : Laissez l’imprimante alimentée (mode veille), imprimez au moins 1 petit tirage test par semaine si vous ne produisez pas, et évitez les mises hors tension prolongées qui déclenchent des cycles de nettoyage coûteux.
Routine anti-gaspillage PRO-1100
- Laisser l’imprimante alimentée : Le mode veille consomme ~1,2W et évite les cycles de nettoyage intensifs au redémarrage.
- 1 tirage test par semaine minimum : Un simple A5 ou vérification buses maintient les têtes en bon état.
- Éviter les coupures prolongées (>3-4 jours) : Chaque remise en route après inactivité déclenche un nettoyage automatique (~2-3 € d’encre).
- Stocker les papiers correctement : À plat, dans leur emballage d’origine, à l’abri de l’humidité.
- Nettoyer les têtes manuellement : Seulement si vous constatez des défauts (banding, lignes manquantes), pas « par précaution ».
Pour en savoir plus sur la gestion des consommables, consultez notre guide cartouches et maintenance pour imprimantes photo.
Budget annuel selon 10 / 30 / 60 tirages A2
| Volume annuel | Encre | Papier (baryté) | Maintenance | Total estimé | Coût/tirage |
|---|---|---|---|---|---|
| 10 tirages A2 | ~70 € | ~50 € | ~50 € | ~170 € | 17 €/tirage |
| 30 tirages A2 | ~210 € | ~150 € | ~60 € | ~420 € | 14 €/tirage |
| 60 tirages A2 | ~420 € | ~300 € | ~80 € | ~800 € | 13,3 €/tirage |
En neuf, la PRO-1100 se situe autour de 1 128,50 €. Avec un budget annuel de 400-500 € de consommables, le coût total sur 3 ans (machine + usage) avoisine 2 800-3 200 € pour un usage régulier de 30 tirages A2/an.
Pour savoir si l’impression maison est rentable par rapport au labo, consultez notre comparatif impression photo express vs labo pro.
La PRO-1100 est-elle rentable si j’imprime moins de 2 tirages A2 par mois ?
Réponse courte : Non, sauf projet expo ponctuel. À ce rythme, les cycles de nettoyage automatiques consomment une part significative de votre budget encre, et le coût par tirage devient prohibitif (15-20 €+). Une PRO-300 (A3+) ou un passage en labo sera plus économique.
Le vrai piège : l’impression occasionnelle sur une machine A2 premium. Les nettoyages automatiques à chaque mise en route (après 3-4 jours d’inactivité) consomment l’équivalent de 1-2 tirages A4 en encre. Si vous n’imprimez qu’une fois par mois, cette consommation « invisible » représente 20-30 % de votre budget encre annuel.
Limites, défauts et points agaçants (transparence totale)
Points forts
- Qualité d’image exceptionnelle (couleur et N&B)
- 12 encres pigmentaires + Chroma Optimizer efficace
- Gestion papier fiable (0 bourrage sur 47 tirages)
- Workflow Canon Professional Print & Layout bien intégré
- Longévité annoncée des tirages (conservation archives)
- Profils ICC Canon et papetiers de qualité
- Panoramiques jusqu’à 3,27 m en feuilles
Points faibles
- Encombrement et poids (32,4 kg, installation à 2)
- Pas d’option rouleau (feuilles uniquement)
- Coût consommables élevé si faible volume
- Courbe d’apprentissage (calibration, ICC, soft proof)
- Nettoyages automatiques consommateurs d’encre
- Prix d’entrée supérieur à la concurrence A3+
- AirPrint déconseillé pour le fine art (préférer driver Canon)
Quelle différence réelle entre PRO-1100 et PRO-1000 ?
Réponse courte : La PRO-1100 utilise les encres LUCIA PRO II (évolution des LUCIA PRO), avec une gamme de bleus légèrement étendue et une meilleure gestion du bronzing. Les différences sur le tirage final sont subtiles ; la PRO-1100 apporte surtout des améliorations de connectivité et de workflow logiciel.
Ce qui change entre PRO-1000 et PRO-1100
Si vous trouvez une PRO-1000 en occasion à bon prix et que vous n’avez pas besoin des dernières évolutions logicielles, c’est une option viable. Sinon, la PRO-1100 est le choix logique pour un achat neuf.
Comparatif rapide : PRO-1100 vs alternatives crédibles
PRO-1100 ou Epson SC-P900 : laquelle est la plus simple au quotidien ?
Réponse courte : Les deux sont comparables en simplicité. L’Epson P900 propose une option rouleau (en accessoire), un encombrement légèrement réduit, et un passage noir mat/photo sans purge. La PRO-1100 offre 2 encres de plus et un Chroma Optimizer plus efficace sur le bronzing. Choisissez selon votre écosystème (Canon ou Epson).
Canon PRO-1100
- 12 encres (vs 10)
- Chroma Optimizer = bronzing quasi nul
- Workflow Canon PP&L
- Pas de rouleau
- Prix : 1 128,50 €
Idéal si : N&B exigeant, écosystème Canon, tirages expo fréquents.
Epson SC-P900
- 10 encres UltraChrome Pro
- Pas de changement encre noir mat/photo
- Option rouleau disponible
- Encombrement légèrement réduit
- Prix : 1 325,00 €
Idéal si : besoin rouleau, écosystème Epson, production mixte.
Tableau comparatif complet (prix + critères photo)
| Modèle | Format max | Encres | N&B | Rouleau | Meilleur cas d’usage | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canon PRO-1100 | A2 + pano 3,27 m | 12 pigmentaires | Excellent | Non | Tirages expo A2 réguliers, N&B exigeant | 1 128,50 € |
| Epson SC-P900 | A2 + pano | 10 pigmentaires | Très bon | Option | Production mixte, besoin rouleau | 1 325,00 € |
| Canon PRO-1000 | A2 | 12 pigmentaires | Excellent | Non | Occasion si budget serré | |
| Canon PRO-300 | A3+ | 10 pigmentaires | Très bon | Non | Besoin limité à l’A3+, budget maîtrisé | 827,36 € |
| Canon PIXMA PRO-200 | A3+ | 8 à colorants | Bon | Non | Couleur vive, usage amateur avancé | 799,99 € |
Pour comprendre les formats d’impression photo standard et choisir le format adapté à vos besoins, consultez notre guide dédié.
Lecture rapide « si… alors… »
- Si A2 + N&B exigeant + usage régulier (2+ tirages/mois) → PRO-1100 ou Epson P900 selon votre écosystème.
- Si A3+ suffit + budget serré → Canon PRO-300 (pigmentaires, bon N&B, encombrement réduit).
- Si couleur uniquement + budget limité → Canon PIXMA PRO-200 (encres à colorants, moins durable mais moins cher).
- Si vous passez au grand format (A1+) → Consultez notre guide Top imprimantes grand format 2025.
- Si A2 mais impression rare (<10/an) → Passez en labo, c’est plus économique.
Pour une vision historique du marché A2, consultez notre test de l’Epson SureColor SC-P800. Et si vous hésitez sur le format, notre comparatif imprimante photo A4 ou A3+ peut clarifier votre besoin réel.
FAQ : vos questions fréquentes sur la PRO-1100
Conclusion : la PRO-1100 vaut-elle son investissement ?

La Canon imagePROGRAF PRO-1100 est une imprimante A2 sérieuse, conçue pour des photographes qui veulent reprendre le contrôle sur leurs tirages. Si vous imprimez régulièrement (2+ tirages A2 par mois), si vous êtes prêt à investir dans un workflow calibré, et si le rendu fine art (couleur et N&B) compte pour vous, c’est un excellent choix qui vous accompagnera pendant des années.
À éviter si vous imprimez rarement, si l’A3+ couvre vos besoins, ou si vous n’êtes pas prêt à vous former à la gestion couleur. Dans ces cas, une PRO-300 ou un passage en labo sera plus pertinent et économique.

