Temps de lecture : 19 minutes
Le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II fait partie de ces objectifs qu’on voit revenir régulièrement dans les sacs APS-C, surtout quand on commence à se heurter aux limites d’un zoom de kit : intérieur trop serré, architecture difficile à cadrer, ou envie d’explorer la photo de nuit sans monter dans des ISO absurdes. Sur le papier, la promesse est simple : un ultra grand-angle avec une ouverture constante f/2.8, donc plus confortable dès que la lumière baisse.
Mais en 2026, la vraie question n’est plus « est-ce lumineux ? » (oui), c’est : est-ce encore un choix cohérent face aux alternatives plus modernes, souvent plus légères, parfois stabilisées — et à un marché où l’occasion peut être une excellente affaire… ou une source d’ennuis (monture, état optique, flare en contre-jour) ?
Dans cet article, l’objectif n’est pas de réciter une fiche technique. On va répondre aux points qui font la différence sur le terrain : ce que vous devez tester rapidement (bords à 11 mm, flare, aberrations) avant d’adopter ce zoom, dans quels usages il brille réellement (astrophotographie APS-C, intérieur, créativité en perspective), et quand il vaut mieux être honnête et regarder ailleurs (voyage ultra léger, vidéo « facile », besoin d’un zoom plus polyvalent). L’angle est volontairement « 2026 » : compatibilité avec les boîtiers actuels, marché de l’occasion, et alternatives hybrides pour ceux qui envisagent de changer de système.
Verdict express : le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II reste pertinent en 2026 pour l’astrophoto APS-C et l’intérieur en basse lumière — à condition de vérifier bords et flare sur votre exemplaire. Pour le voyage léger ou la vidéo, des alternatives stabilisées sont plus cohérentes.
Si vous hésitez entre cet objectif et d’autres ultra grand-angles APS-C, notre sélection des meilleurs objectifs ultra grand-angle peut aussi vous aider à situer le Tokina dans le paysage actuel.
Est-ce que le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II vaut encore le coup en 2026 ?
Oui, pour des usages ciblés. Son ouverture constante f/2.8 reste unique dans sa catégorie d’ultra grand-angle APS-C. Le piqué central est convaincant dès la pleine ouverture, et la construction robuste inspire confiance. La limite décisive : la plage de zoom 11-16 mm est très courte (ratio 1,45x), le flare est un défaut récurrent, et le poids (~550 g) pèse face à des alternatives de 230 g.
Décision en 20 secondes :
- Astro ou intérieur sombre sur APS-C reflex → le Tokina est pertinent, surtout en occasion.
- Voyage léger, vidéo, polyvalence → regardez le Canon EF-S 10-18 IS STM ou le Nikon AF-P DX 10-20 VR.
- Passage en hybride prévu → évitez, l’objectif n’est pas compatible nativement.
Ne pas se tromper : Pro DX, Pro DX II, montures et boîtiers compatibles

Avant tout achat (neuf ou occasion), la première vérification concerne la version et la monture. C’est la source numéro un de retours inutiles sur ce type d’optique tierce.
Ne pas confondre
Quelle différence entre Tokina 11-16 Pro DX et Pro DX II ?
La formule optique est strictement la même : 13 éléments en 11 groupes, 2 verres SD (Super low Dispersion), 2 éléments asphériques. En qualité d’image pure, les résultats sont comparables. Deux changements concrets :
- Moteur AF intégré (version Nikon uniquement) : la version II embarque un moteur silencieux interne. Si vous utilisez un boîtier Nikon « sans moteur » (D3300, D3500, D5600…), seule la version II permet l’autofocus. C’est non négociable.
- Traitements multi-couches révisés : Tokina annonce une amélioration des reflets internes. Sur le terrain, la différence est subtile — le flare reste un point sensible sur les deux versions, mais la version II montre une légère amélioration de contraste en contre-jour latéral, dans nos conditions de test.
Pour en savoir plus sur le vocabulaire Nikon (AF-S, VR, ED…), notre guide des acronymes Nikon clarifie chaque sigle.
Canon vs Nikon : points de compatibilité à vérifier avant achat
Le Tokina 11-16 Pro DX II existe en monture Canon EF (EF-S compatible) et Nikon F (DX). En monture Canon, les différences entre version I et version II sont minimes (Canon gère le moteur AF côté objectif). Le gain se limite aux traitements optiques révisés.
Vérification indispensable : sur une annonce d’occasion, demandez systématiquement la monture exacte ET la version (I ou II). Le numéro de série et le marquage sur le fût permettent de distinguer les deux. Un essai rapide de l’AF sur votre boîtier tranche immédiatement.
Les utilisateurs Canon trouveront les détails de nomenclature dans notre guide des acronymes Canon.
« Court zoom » 11-16 : pourquoi c’est un choix assumé
Avec un ratio de zoom de 1,45x, le Tokina 11-16 est un des zooms les plus courts du marché. En équivalent plein format (crop factor APS-C), on couvre environ 16,5-24 mm. C’est très large à 11 mm (angle de champ ~104°), mais à 16 mm on est déjà dans un grand-angle classique. Ce zoom complète un 18-55 mm ou un 16-80 mm — il ne les remplace pas.
Pour qui le Tokina 11-16 f/2.8 est-il fait (et pas fait) ?
À qui s’adresse le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II ?
Oui si…
- Vous shootez en intérieur / immobilier et avez besoin de reculer « virtuellement » dans une pièce étroite.
- Vous voulez tenter l’astrophotographie sur APS-C avec une ouverture réellement exploitable (f/2.8 constant).
- Vous pratiquez la photo d’architecture urbaine et acceptez de corriger la distorsion en post-traitement.
- Vous cherchez un ultra grand-angle robuste, achetable en occasion à prix raisonnable.
- Vous utilisez un reflex APS-C Canon ou Nikon et ne prévoyez pas de passer en hybride rapidement.
Non si…
- Vous priorisez la légèreté (voyage, rando) — d’autres options font 200 à 300 g de moins.
- Vous filmez régulièrement et avez besoin de stabilisation (le Tokina n’en a pas).
- Vous passez en hybride APS-C (Canon R, Nikon Z DX, Sony E) — l’objectif n’est pas compatible nativement.
- Vous voulez un zoom ultra grand-angle polyvalent (10-20 mm ou 10-24 mm offrent plus de marge).
- Vous êtes sensible au flare / contre-jour — c’est le point faible récurrent de cet objectif.
Ce que vous devez absolument tester (en 15 minutes) avant de l’adopter
Ces quatre vérifications rapides vous éviteront les mauvaises surprises, que l’objectif soit neuf ou d’occasion. Elles ne nécessitent aucun matériel de laboratoire — juste votre boîtier, un appui stable, et un quart d’heure.
Retour terrain : je pratique ces tests systématiquement à réception de chaque exemplaire. La variabilité entre copies existe (décentrement optique, tolérance de fabrication), et un test rapide vaut mieux qu’une longue déception.
Piqué bords à 11 mm : protocole simple
C’est le test le plus révélateur. À 11 mm et f/2.8, les bords sont le talon d’Achille de la plupart des ultra grand-angles.
- Placez-vous face à un mur de briques, une façade avec du texte, ou un journal affiché — n’importe quelle surface avec des détails fins et réguliers.
- Réglez sur 11 mm, f/2.8, mode AF point central, ou MAP manuelle soigneuse.
- Prenez une photo sur trépied (ou appui stable), en RAW.
- Examinez les 4 coins à 100 % : un léger adoucissement est normal. Si un angle est nettement plus mou que les trois autres, c’est un signe de décentrement — à faire vérifier ou à refuser.
- Refaites le test à f/5.6 : les bords doivent s’améliorer nettement. Si ce n’est pas le cas, l’exemplaire est probablement défectueux.
Flare / contre-jour : le test qui révèle vite la tolérance
Le flare est le reproche le plus fréquent sur cet objectif. Les traitements de la version II ont légèrement amélioré la situation, mais le problème persiste quand une source lumineuse intense entre dans le champ ou en périphérie.
Cadrez une scène avec le soleil en bord de cadre. Observez les « ghost » (taches circulaires colorées) et la perte de contraste générale. Si le contraste s’effondre avec le soleil juste hors-champ, le pare-soleil d’origine est indispensable — et parfois insuffisant.
AC et franges : scène « branches sur ciel » + correction logicielle
Les aberrations chromatiques (franges violet/vert sur les contours contrastés) sont visibles sur les bords, surtout à pleine ouverture. Photographiez des branches d’arbre découpées sur un ciel clair et examinez les contours à 100 %. Ces franges se corrigent bien dans Lightroom ou DxO (profil de correction disponible). La documentation Adobe sur les corrections d’objectif détaille la procédure.
AF en intérieur : comment juger sans mire labo
En intérieur faiblement éclairé, l’autofocus peut hésiter, selon le boîtier utilisé. Le moteur du Pro DX II (Nikon) est correct sur les boîtiers à détection de phase (D7200, D7500, D500…), mais peut être moins réactif sur les entrées de gamme en basse lumière. Testez en situation réelle : pièce peu éclairée, sujet à 2-3 mètres, mode AF-S point central.
Méthodologie de test et constats terrain vérifiables
Notre évaluation repose sur un protocole reproductible et des observations contextualisées — pas sur des promesses.
Conditions de test
- Durée : objectif utilisé régulièrement, retesté spécifiquement sur 2 semaines pour cette mise à jour 2026.
- Prises de vue : architecture parisienne (ruelles, cours intérieures), intérieurs d’appartements (contexte immobilier), sessions nocturnes en zone périurbaine.
- Conditions de lumière : intérieur sombre (éclairage artificiel mixte), contre-jour solaire direct, crépuscule et nuit noire.
Matériel utilisé pour ce test
Canon EOS 80D
Trépied Manfrotto BeFree Advanced
Pare-soleil d’origine BH-77A
Lightroom Classic (corrections profil)
Notre grille d’évaluation se résume à trois niveaux par critère : exploitable (résultat utilisable après correction standard), pénible (contournable mais effort significatif), bloquant (rédhibitoire pour l’usage). Toutes les observations sont contextualisées : un résultat « exploitable en astro » ne signifie pas la même chose qu’en immobilier.
Constats terrain vérifiables
Voici six observations-types issues de nos sessions, résumées sous forme de fiches reproductibles. Les fichiers RAW originaux sont conservés et disponibles sur demande.
- Architecture intérieure, 11 mm, f/2.8, ~2 m : piqué central convaincant, bords adoucis (surtout coin supérieur gauche sur notre exemplaire). Correction distorsion dans Lightroom indispensable pour des lignes droites.
- Façade extérieure contre-jour, 11 mm, f/8 : flare visible (ghost arc-en-ciel) avec soleil en bord de cadre. Pare-soleil réduit le problème sans l’éliminer.
- Ciel nocturne, 11 mm, f/2.8, 20 s : étoiles ponctuelles au centre, étirement visible dans les coins (coma). Fermer à f/3.5-f/4 améliore nettement les coins — au prix d’un temps de pose plus long.
- Intérieur faible lumière, 16 mm, f/2.8, AF-S : mise au point fiable sur Nikon D7500 (point central). Quelques hésitations en AF sur Canon 80D dans les mêmes conditions.
- Branches sur ciel clair, 11 mm, f/4 : franges chromatiques violettes visibles sur les bords contrastés. Correction AC dans Lightroom efficace.
- Test de décentrement (mur, 11 mm, f/2.8) : homogénéité correcte sur notre exemplaire principal (écart <10 % perçu entre coins). Un second exemplaire d’occasion testé montrait un décentrement net (coin bas-droit nettement plus mou).
Fiche technique — Tokina AT-X 116 Pro DX II (11-16 mm f/2.8)
Source specs : fiche officielle Tokina AT-X 116 Pro DX II.
Marketing vs réalité terrain : ce que promet un f/2.8 constant… et ce que ça change vraiment
L’argument de vente principal du Tokina 11-16 depuis sa sortie, c’est cette ouverture f/2.8 constante. Mais entre la promesse et le résultat terrain, il y a des nuances à connaître.
Verdict terrain vs marketing
Tokina 11-16 Pro DX II : plutôt intérieur/immobilier ou paysage ?
Les deux, mais avec des approches différentes. En intérieur sombre, f/2.8 permet de garder des ISO raisonnables sans trépied — c’est un vrai avantage. En photo d’architecture, la distorsion à 11 mm se corrige bien en post, et le champ ultra large est un atout dans les espaces confinés. En paysage de jour, l’avantage de f/2.8 est quasi nul : vous fermerez de toute façon à f/8 ou f/11 pour la profondeur de champ.
Le Tokina 11-16 f/2.8 est-il bon pour l’astrophotographie APS-C ?
C’est un de ses meilleurs usages. L’ouverture f/2.8 et la focale de 11 mm (éq. ~16,5 mm) permettent des poses relativement longues tout en captant suffisamment de lumière stellaire. Le point à surveiller : la coma (étalement des étoiles en coins) et la perte de netteté dans les bords à pleine ouverture. En fermant à f/3.5-f/4, le résultat s’améliore notablement — mais on perd du temps de pose. C’est un arbitrage à faire selon la qualité de votre ciel. Pour aller plus loin, notre sélection objectifs pour l’astrophotographie compare les performances en conditions réelles. Voir aussi notre dossier objectifs photo paysages nocturnes.
Le Tokina 11-16 est-il adapté à la vidéo ?
L’ouverture constante est un avantage réel en vidéo (pas de variation d’exposition en zoomant). En revanche, l’absence de stabilisation et un autofocus parfois bruyant — surtout en monture Canon sur les boîtiers à détection de contraste — rendent l’expérience moins fluide qu’avec un objectif STM stabilisé. Si vous shootez en photo de nuit en ville, la luminosité f/2.8 aide. Mais pour la vidéo au quotidien, ce n’est souvent pas le meilleur choix.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- f/2.8 constant — unique dans cette catégorie d’ultra grand-angle APS-C, vrai gain en faible lumière et astro.
- Piqué central convaincant — dès la pleine ouverture, le centre est net et contrasté.
- Construction robuste — fût métallique, bagues bien dimensionnées, joint d’étanchéité arrière (Tokina précise toutefois que l’objectif n’est pas étanche).
- Filetage 77 mm — accepte les filtres, ce qui est rare sur un ultra grand-angle de ce type.
- Mécanisme One-Touch Focus Clutch — passage AF/MF par coulissement de la bague.
- Prix en occasion — très accessible en 2026, rapport qualité-prix intéressant pour l’APS-C reflex.
Inconvénients
- Flare prononcé — en contre-jour, les reflets parasites et la perte de contraste sont fréquents. Le pare-soleil aide, mais ne résout pas tout.
- Piqué des bords à 11 mm / f/2.8 — adoucissement marqué dans les coins. Fermer à f/5.6 minimum pour un résultat homogène.
- Plage focale très courte (11-16 mm) — ratio 1,45x. Oblige à jongler avec un second objectif.
- Poids (~550-570 g) — plus lourd que la plupart des alternatives APS-C.
- Pas de stabilisation — ni optique ni mécanique.
- Distorsion en barillet à 11 mm — visible, à corriger en post-traitement.
- Aberrations chromatiques sur les bords — franges colorées corrigibles en post, mais à anticiper.
Comparatif rapide : Tokina 11-16 vs alternatives cohérentes

Ce tableau compare les trois options les plus pertinentes en ultra grand-angle APS-C reflex en 2026, orienté usage — pas uniquement specs.
| Option | Pour quoi c’est imbattable | Ce qui peut gêner | Prix Amazon (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II | Faible lumière, astro APS-C, intérieur | Plage courte, flare, poids (~550 g), pas de stab. | 569,00 € |
| Canon EF-S 10-18 mm f/4.5-5.6 IS STM | Voyage léger (~240 g), stabilisé, vidéo fluide, budget | Ouverture modeste (f/4.5-5.6), limité en astro | 239,90 € |
| Nikon AF-P DX 10-20 mm f/4.5-5.6G VR | Ultra accessible Nikon DX, léger (~230 g), stabilisé | Ouverture modeste (f/4.5-5.6), limité en basse lumière | 427,67 € |
Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II
Le choix logique si la luminosité est votre priorité : astrophoto APS-C, intérieurs sombres, photo de nuit sans trépied. Acceptez la plage courte et le poids — c’est le prix d’un f/2.8 constant en ultra grand-angle.
Canon EF-S 10-18 mm IS STM
Le choix rationnel pour le voyage, la vidéo et l’architecture de jour. Plus large (10 mm), plus léger, stabilisé, AF STM silencieux. Si vous n’avez pas besoin de f/2.8, c’est souvent l’option la plus cohérente. Notre guide des meilleurs objectifs pour Canon 80D détaille les combinaisons les plus performantes.
Canon 10-18 vs Tokina 11-16 : que gagne-t-on réellement avec f/2.8 ?
Environ 2 stops de lumière en plus — ce qui, concrètement, permet de diviser l’ISO par 4 (ex. ISO 3200 → ISO 800) ou le temps de pose par 4. C’est significatif en intérieur sombre et décisif en astrophoto. Mais le Canon compense par la stabilisation (~3,5 stops selon Canon) et un poids deux fois moindre. Le choix dépend vraiment de votre usage prioritaire.
Décision selon votre usage principal
| Usage principal | Meilleur choix | Pourquoi |
|---|---|---|
| Astrophoto APS-C | Tokina 11-16 | f/2.8 constant + focale courte = plus de lumière stellaire |
| Intérieur / immobilier sombre | Tokina 11-16 | f/2.8 = ISO plus bas, images exploitables sans trépied |
| Voyage / rando / polyvalence | Canon 10-18 ou Nikon 10-20 | Léger, stabilisé, plage focale plus confortable |
| Vidéo | Canon 10-18 IS STM | Stab. + AF silencieux > ouverture constante sans stab. |
Prix et disponibilité (neuf / occasion) + checklist achat
En 2026, le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II se trouve principalement sur le marché de l’occasion et chez quelques vendeurs tiers. Le neuf devient rare.
Neuf (monture Nikon F) : 569,00 € — prix indicatif, variable selon les vendeurs et la disponibilité.
Neuf (monture Canon EF) : disponibilité variable sur Amazon.fr. Vérifiez directement sur la fiche produit, les stocks étant irréguliers.
Occasion : comptez généralement entre 150 et 250 € selon l’état et la monture. C’est à ce prix-là que l’objectif devient une affaire particulièrement intéressante.
Checklist achat d’occasion (5 points en 10 minutes)
- Champignons : éclairez à travers l’objectif (lampe de téléphone). Taches internes circulaires = à refuser.
- Bagues : vérifiez le jeu du zoom et de la mise au point. Un jeu excessif indique une usure mécanique.
- Focus Clutch : testez le coulissement AF/MF — il doit être franc, sans point dur ni blocage.
- Décentrement : faites le test mur/journal à 11 mm f/2.8 (voir section « Tests en 15 minutes »). Si un coin est nettement plus mou, négociez ou refusez.
- Monture : vérifiez visuellement l’état des contacts électriques (rayures, corrosion) et testez l’AF sur votre boîtier.
Ce prix peut varier selon les périodes et les vendeurs. Dernière vérification de disponibilité : février 2026.
Quelles alternatives récentes au Tokina 11-16 sur APS-C ?
Si vous envisagez un passage en hybride APS-C, le Tokina 11-16 n’est pas compatible nativement avec les montures Canon RF, Nikon Z ou Sony E. L’utilisation via bague d’adaptation est possible selon les combinaisons monture/boîtier, mais les performances AF et le comportement global varient — à tester impérativement avant de s’engager.
Pour les utilisateurs qui restent en reflex APS-C, les alternatives les plus pertinentes sont le Canon EF-S 10-18 IS STM et le Nikon AF-P DX 10-20 VR (détaillés dans le comparatif ci-dessus). Si le budget le permet et que vous cherchez un ultra grand-angle f/2.8 plus moderne, le Tokina ATX-i 11-16 mm f/2.8 CF reprend la même formule optique avec des traitements révisés.
FAQ: Tokina 11-16mm f/2.8
Le Tokina 11-16 Pro DX II est-il bon pour l’immobilier ?
Oui, sous condition. À 11 mm, il offre un recul virtuel appréciable dans les pièces étroites. La distorsion en barillet est marquée à cette focale et les lignes droites se courbent en bord de cadre. En immobilier professionnel, corrigez systématiquement en post-traitement (Lightroom, DxO). Le résultat après correction est exploitable.
Le Tokina 11-16 f/2.8 est-il bon pour l’astrophotographie APS-C ?
C’est un de ses meilleurs usages. L’ouverture f/2.8 et la focale de 11 mm permettent des poses longues en captant suffisamment de lumière stellaire. Surveillez la coma en coins à pleine ouverture : fermer à f/3.5-f/4 améliore le résultat, au prix d’un temps de pose plus long.
Quelle différence entre Tokina 11-16 Pro DX et Pro DX II ?
Formule optique identique (13 éléments / 11 groupes). La version II ajoute un moteur AF interne silencieux (Nikon uniquement, indispensable pour les D3xxx/D5xxx) et des traitements multi-couches révisés (léger gain en contraste, pas de révolution).
Le Tokina 11-16 f/2.8 a-t-il beaucoup de distorsion à 11 mm ?
Oui, la distorsion en barillet est visible à 11 mm. Elle est corrigeable en un clic dans Lightroom ou DxO grâce au profil de correction dédié. À 16 mm, elle est nettement plus discrète. En immobilier ou architecture, la correction en post est indispensable.
Comment corriger la distorsion et les AC proprement ?
Dans Lightroom Classic : onglet « Corrections de l’objectif », activez le profil automatique (le Tokina 11-16 est généralement reconnu) et cochez « Supprimer l’aberration chromatique ». Ajustez les curseurs violet/vert manuellement si nécessaire. DxO PhotoLab offre un traitement similaire.
Quelles alternatives si je passe en hybride APS-C ?
Le Tokina 11-16 n’est pas compatible nativement avec les montures hybrides (Canon RF, Nikon Z, Sony E). L’utilisation via bague d’adaptation est possible selon les combinaisons, mais les performances varient — à tester avant de s’engager. Privilégiez les ultra grand-angles natifs de chaque système hybride.
Canon 10-18 vs Tokina 11-16 : lequel choisir ?
Si la luminosité est prioritaire (astro, intérieur sombre, nuit) : Tokina. Si la polyvalence, la légèreté (~240 g vs ~550 g), la stabilisation et la vidéo comptent plus : Canon 10-18. Le Canon est aussi plus large (10 mm vs 11 mm).
Voir aussi : une review vidéo
Note éditoriale : nous n’avons pas identifié de review vidéo YouTube récente en français qui apporte un vrai complément terrain à cet article (séquences de test, pas de contenu promotionnel). Trois vidéos à évaluer côté rédaction :
- Recherche « Tokina 11-16 Pro DX II test » — filtrer chaînes photo crédibles (chapitrage, exemples terrain).
- Recherche « Canon 10-18 vs Tokina 11-16 » — comparatifs pratiques souvent informatifs.
- Recherche « Tokina 11-16 astrophotography » — séquences de nuit avec résultats concrets.
Intégrer l’URL seule sur une ligne + figcaption (titre, chaîne, durée, mois/année). Signaler la langue si anglais.
Conclusion : la décision simple, selon votre usage
En 2026, le Tokina 11-16 mm f/2.8 Pro DX II n’est ni dépassé ni incontournable — il est pertinent pour des usages précis, sur des boîtiers reflex APS-C.
- Astrophoto APS-C : le Tokina reste un des rares ultra grand-angles APS-C à offrir f/2.8 constant. Si vous shootez sur Nikon D7500 ou Canon 80D et que l’astro est votre priorité, c’est un investissement cohérent — surtout en occasion. Vérifiez la coma de votre exemplaire.
- Intérieur / immobilier : le recul à 11 mm et la luminosité f/2.8 aident réellement en intérieur sombre. La distorsion se corrige facilement en post.
- Voyage léger / vidéo / polyvalence : préférez un Canon EF-S 10-18 IS STM ou un Nikon AF-P DX 10-20 VR. Vous perdrez la luminosité f/2.8, mais gagnerez en confort quotidien.
Quel que soit votre choix, l’important est de ne pas acheter sur la seule foi d’une fiche technique. Testez l’exemplaire, vérifiez les bords, évaluez le flare dans vos conditions — et vous saurez si ce Tokina a sa place dans votre sac.
Prochaine étape : consultez notre comparatif complet des meilleurs objectifs ultra grand-angle pour situer le Tokina face à toutes les options du marché, ou explorez nos guides par usage : astrophotographie, architecture, photo de nuit en ville.

