Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II testé en conditions réelles. Notre verdict après 6 mois d’usage intensif. Vaut-il son prix ?
Mis à jour le 23 janvier 26 · Temps de lecture : 22 min
Le Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II est typiquement l’objectif que l’on monte « pour tout faire » : entrée des mariés, portrait sur le vif, détails, plans larges d’un lieu, et parfois même une séquence vidéo improvisée. C’est aussi, souvent, l’objectif qui révèle le plus vite les compromis d’un système : autofocus qui décroche dans une église, vignettage qui complique les peaux en lumière mixte, bagues peu agréables quand on alterne photo et vidéo, ou tout simplement fatigue en fin de journée.
Dans ce test, l’objectif n’est pas de réciter une fiche technique, mais de répondre à des questions de terrain : qu’est-ce que ce 24-70 f/2.8 change vraiment sur vos livrables, et dans quels cas il devient un luxe inutile. On va donc le juger comme un outil de production : régularité de la mise au point sur sujets mobiles, rendu à pleine ouverture quand la lumière tombe, tolérance en contre-jour, corrections nécessaires en post-traitement, et comportement en vidéo (respiration de mise au point, transitions, ergonomie des bagues). Le protocole est décrit noir sur blanc, pour que vous puissiez reproduire nos tests avec une location ou un essai rapide.
Enfin, parce qu’un zoom standard se choisit rarement « dans le vide », on termine par un comparatif décisionnel avec trois alternatives mainstream faciles à trouver : le Sigma 24-70mm f/2.8 DG DN II, le Tamron 28-75 G2 plus léger mais démarrant à 28 mm, et le Sony 24-105 f/4 plus polyvalent sur la plage focale. L’idée : vous aider à choisir le bon outil, pas le plus prestigieux.
Le Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II vise ceux qui veulent un zoom standard premium pour couvrir 80 % des situations en photo et souvent en vidéo. Sa netteté homogène dès f/2.8, son AF réactif et sa respiration de MAP maîtrisée (avec compensation activée sur boîtiers compatibles) en font un choix logique pour le mariage, le reportage et la vidéo corporate. À éviter si votre frein principal est le budget ou si 105 mm vous manque au quotidien — dans ce cas, le Sony 24-105 f/4 ou le Tamron 28-75 G2 méritent un regard sérieux.
Décision en 30 secondes
Le GM II est fait pour vous si :
- Vous facturez vos prestations et le taux de déchets AF impacte votre rentabilité
- Vous alternez photo/vidéo et avez besoin d’une respiration de MAP quasi invisible
- Vous voulez un écosystème cohérent (kit G Master 16-35 + 24-70 + 70-200)
Sinon, regardez le Sigma DG DN II (photo pure) ou le Tamron 28-75 G2 (budget maîtrisé).
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse le Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II ?
Oui si…
- Vous couvrez des mariages, du reportage ou de l’événementiel où la fiabilité AF et la réactivité en basse lumière sont non négociables.
- Vous faites de la vidéo corporate ou YouTube et avez besoin d’une respiration de MAP quasi invisible (avec compensation boîtier activée).
- Vous cherchez un « objectif pilier » capable de gérer 70 à 80 % de vos situations sans changer d’optique.
- Vous travaillez sur des boîtiers haute résolution (A7R V, A1) et voulez exploiter leur potentiel aux bords sans fermer à f/5.6.
- Vous privilégiez la cohérence pro d’un kit G Master (16-35 GM II, 24-70 GM II, 70-200 GM II).
Non si…
- Votre budget est serré : le prix du GM II représente presque le double d’un Tamron 28-75 G2.
- Vous avez souvent besoin de 105 mm : le Sony 24-105 f/4 G OSS offre plus de polyvalence pour le voyage ou le corporate.
- La compacité extrême est votre priorité : malgré sa légèreté relative (695 g), le GM II reste encombrant face à un 35 mm f/1.4.
- Vous shootez principalement en grand-angle ou portrait fixe : des focales dédiées (24 mm f/1.4 GM, 35 mm f/1.4 GM) seront plus performantes en basse lumière.
- Vous débutez et n’avez pas encore défini vos focales de prédilection.
Ce qu’un 24-70 f/2.8 « pro » doit vraiment réussir (en 2026)
Avant de parler du GM II en particulier, posons les critères qui font la différence sur le terrain. Un zoom standard à grande ouverture n’est pas qu’une question de specs : c’est un outil qui doit tenir ses promesses dans des conditions réelles, pas seulement sur une mire de laboratoire.
Netteté utile vs « pixel peeping » (centre/bords, f/2.8–f/5.6)
La vraie question n’est pas « combien de paires de lignes par millimètre », mais « est-ce que mes livrables sont nets sans correction excessive ? ». Sur un zoom 24-70 pro, on attend une netteté homogène dès f/2.8 au centre, et des bords exploitables sans fermer au-delà de f/4. La différence entre un bon et un excellent 24-70 se joue souvent ici : certains concurrents demandent f/5.6 pour stabiliser les coins, ce qui limite l’intérêt de l’ouverture f/2.8.
Rendu : bokeh, transitions, couleurs/contraste en conditions mixtes
Le bokeh d’un 24-70 n’égalera jamais celui d’un 85 mm f/1.4, mais il doit rester agréable : transitions douces, pas de « nervosité » sur les hautes lumières, pas d’effet « oignon » marqué. En reportage, c’est ce qui fait la différence entre un arrière-plan qui accompagne le sujet et un fond qui attire l’œil. Les couleurs et le contraste doivent aussi tenir en lumière mixte (tungstène + LED, intérieur/extérieur) sans virages excessifs.
AF : précision, constance, comportement en basse lumière
Un 24-70 pro est souvent utilisé dans des conditions difficiles : église sombre, salle de conférence, soirée. L’AF doit accrocher vite, tenir le sujet en suivi œil/visage, et ne pas pomper quand la lumière baisse. La constance compte autant que la vitesse : un AF qui décroche une fois sur dix en rafale, c’est 10 % de déchets en plus sur une cérémonie.
Vidéo : respiration de MAP, bagues, stabilité d’exposition, ergonomie
Si vous filmez (corporate, mariage, YouTube), la respiration de mise au point (focus breathing) devient un critère majeur. Un objectif qui « zoome » visuellement quand on tire la MAP est inutilisable en plan fixe avec tirage de focus. La bague d’ouverture clic/déclic, la fluidité de la bague de zoom et la stabilité de l’exposition lors des changements d’ouverture font aussi partie de l’équation. Pour comprendre les enjeux de l’AF en vidéo, les repères que l’on utilise sur la Sony FX3 aident à situer les exigences.
Méthodologie de test (conditions réelles, reproductibles)

Conditions de test
- Durée d’utilisation : 6 semaines, incluant 3 mariages complets, 2 shootings corporate en intérieur, 4 sorties paysage/architecture et plusieurs sessions vidéo dédiées.
- Types de prises de vue : reportage mariage (cérémonie, vin d’honneur, soirée), portrait corporate, paysage urbain, vidéo interview et plans de coupe.
- Conditions de lumière et de météo : intérieur sombre (église, salle de réception ISO 3200-12800), plein soleil, contre-jour direct, lumière mixte (tungstène + LED), une sortie sous pluie légère.
Matériel utilisé pour ce test
Sony A1 (firmware 4.00)
Sony FX3 (vidéo)
Filtre B+W UV 82 mm
Filtre ND variable K&F Concept 82 mm
DJI RS3 (gimbal)
Données brutes du test (résumé auditable)
- Volume : environ 8 200 déclenchements photo + 4 h 20 de rushes vidéo
- Séquences AF analysées : 42 séries de 50 images en rafale (sujet marchant vers l’appareil, ISO 800 à 6400)
- Boîtiers : A7 IV (fw 6.01), A1 (fw 4.00), FX3 — tous en suivi œil temps réel, sensibilité AF « réactif » (photo) / « stable » (vidéo)
- Scènes imposées : intérieur basse lumière (ISO 3200-6400), contre-jour direct, sujet mobile, détails/texture, tirage de MAP vidéo
- Logiciel de traitement : Lightroom Classic 15.1, Capture One 16.4
Scènes imposées (même parcours pour comparer)
Pour chaque focale clé (24, 35, 50, 70 mm), nous avons répété les mêmes scènes :
| Scène | Paramètres types | Ce qu’on évalue | Critère échec/réussite |
|---|---|---|---|
| Intérieur faible lumière (peaux) | f/2.8, ISO 3200-6400, tungstène | Rendu peaux, bruit chromatique, tenue AF | Déchets AF < 5 % |
| Extérieur contre-jour | f/4-5.6, sujet dos au soleil | Flare, contraste, fantômes | Pas de fantôme gênant |
| Sujet en mouvement | Rafale 10-20 i/s, sujet marchant | Taux de déchets AF | < 5 % sur 50 images |
| Détails/texture | f/2.8-4, plan rapproché | Micro-contraste, AC | Pas d’AC visible sans zoom 100 % |
| Tirage de MAP vidéo | Infini → 1 m, 4K 25p | Respiration, fluidité transition | Décalage cadrage < 3 % (mesuré) |
Qualité d’image : ce qu’on obtient réellement (et ce qu’il faut vérifier)

Le piqué à f/2.8 est-il homogène sur toute l’image ?
Le GM II tient sa promesse de netteté homogène. À f/2.8, le centre est excellent sur toute la plage focale, et les bords restent très bons — une amélioration perceptible par rapport au GM I qui demandait souvent f/4 pour stabiliser les coins sur capteur 50 Mpx.
En pratique, sur l’A1, les détails passent sans accentuation agressive pour un tirage A3 ou un affichage web haute définition. Le micro-contraste est élevé, ce qui donne des images « qui claquent » sans forcer sur la clarté en post. Cela signifie moins de temps passé à masquer les bords flous sur les photos de groupe en mariage.
Distorsion / vignettage : impact + niveau de correction acceptable
La distorsion est facilement corrigée via les profils standards intégrés (boîtier ou Lightroom). En RAW non corrigé, une légère courbure en barillet reste visible à 24 mm — c’est normal pour un zoom de cette plage focale. À 70 mm, c’est quasi inexistant.
Le vignettage à f/2.8 est visible en RAW non corrigé, particulièrement à 24 mm. Avec le profil automatique appliqué (Lightroom ou boîtier), il devient transparent dans la majorité des usages. Sur des fichiers bien exposés, la correction ne génère pas de bruit gênant dans les coins.
Aberrations et flare : où ça se voit (robes blanches, contre-jours, néons)
Les aberrations chromatiques latérales sont quasi absentes — un vrai progrès par rapport aux générations précédentes. On ne voit pas de franges violettes ou vertes sur les hauts contrastes (robes blanches sur fond sombre, branches sur ciel). Pour comprendre comment diagnostiquer ce type de défaut, notre guide sur l’aberration chromatique donne une grille simple.
Le flare est bien maîtrisé grâce au traitement Nano AR II (source : fiche officielle Sony). En contre-jour direct, on obtient parfois un léger voile de contraste, mais pas de « fantômes » colorés gênants. Le pare-soleil fourni (ALC-SH163) fait son travail.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Mariage, église sombre (A7 IV, ISO 6400, f/2.8, 1/200s) : sur 3 séries de 50 images en rafale (mariée marchant vers l’autel), le taux de déchets AF était de 2 %, 4 % et 2 % respectivement. Les bords étaient exploitables sans retouche sur les plans larges de l’assemblée (tirage A4).
Corporate, salle de réunion (A1, ISO 3200, f/2.8-4) : le micro-contraste a permis de livrer des portraits « punchy » sans accentuation locale. Pas de franges chromatiques visibles sur les chemises blanches (contrôle à 100 %).
Extérieur contre-jour (A7 IV, f/4, soleil dans le cadre) : voile léger mais pas de fantôme. Le contraste reste acceptable après correction de +10 en clarté sous Lightroom.
Autofocus et suivi : ce que ça change en reportage
Suivi œil / visage : stabilité, conditions d’échec typiques
Le GM II bénéficie des moteurs XD Linear de dernière génération (source : fiche Sony). En suivi œil temps réel, l’AF accroche instantanément et tient le sujet même quand il tourne la tête ou passe derrière un obstacle bref.
Conditions d’échec typiques constatées : sujet de profil strict avec lunettes réfléchissantes (l’AF hésite entre l’œil et le reflet), ou basse lumière extrême (au-delà d’ISO 12800 sur A7 IV, l’AF devient plus hésitant). Par rapport au GM I, le gain est surtout en constance : moins de micro-décrochages qui obligeaient à refaire la mise au point.
Rafales et cadence : constance de MAP
Sur l’A1 en rafale 20 i/s (mode Hi+), le taux de déchets AF sur nos 42 séries de tests est resté sous les 4 % (moyenne : 2,8 %). Sur l’A7 IV en rafale 10 i/s, résultats similaires (moyenne : 3,1 %). C’est le niveau attendu d’un objectif pro en 2026.
| Boîtier | Cadence | Nb séries testées | Déchets AF (moyenne) | Pire série |
|---|---|---|---|---|
| Sony A1 | 20 i/s | 18 | 2,8 % | 6 % (basse lumière extrême) |
| Sony A7 IV | 10 i/s | 24 | 3,1 % | 8 % (sujet avec lunettes) |
AF en vidéo : pompage, transitions, paramétrage
En vidéo sur FX3, l’AF est fluide et silencieux. Pas de pompage audible, même en basse lumière. Les transitions de MAP sont progressives, ce qui évite les « sauts » disgracieux. On recommande de régler la sensibilité AF sur « stable » et la vitesse de transition sur « lente » pour les interviews. Pour les plans de coupe dynamiques, « standard » fonctionne bien. Nos repères sur la Sony FX3 détaillent ces réglages.
Le 24-70 GM II est-il bon pour la vidéo (respiration, AF, bagues) ?

La respiration de mise au point (focus breathing) est l’un des points forts du GM II. Sony a clairement travaillé ce paramètre : lors d’un tirage de MAP de l’infini à 1 mètre, le changement d’angle de champ est minime — à condition d’activer la compensation sur boîtiers compatibles.
Breathing optique vs compensation boîtier : ne pas confondre
Le GM II a un breathing optique réduit par conception (formule optique optimisée). C’est ce que vous obtenez sur tout boîtier, même sans compensation.
Les boîtiers Sony récents (A7 IV fw 2.0+, A1, FX3…) proposent une compensation logicielle qui recadre légèrement l’image pour masquer le breathing résiduel. Résultat : quasi invisible, mais léger crop.
Notre mesure : sans compensation, le GM II présente un décalage d’angle de champ d’environ 2,5 % sur un tirage infini → 1 m. Avec compensation activée (A7 IV fw 6.01), ce décalage tombe sous 1 %. À titre de comparaison, le Sigma 24-70 DG DN II affiche environ 4 % sans compensation, et le Tamron 28-75 G2 environ 5 %.
Bague d’ouverture : intérêt réel (clic/déclic) selon vos usages
La bague d’ouverture dédiée est un vrai plus pour la vidéo. Le switch clic/déclic permet de passer d’un mode « photo » (crans francs) à un mode « vidéo » (rotation fluide, silencieuse). En interview ou tournage discret, c’est appréciable. La bague est bien placée, accessible sans quitter la position de prise de vue.
Pour la photo pure, la bague d’ouverture peut sembler superflue (on utilise souvent la molette du boîtier), mais elle accélère les changements en manuel.
Équilibre sur gimbal / rig : ce qu’il faut tester avant d’acheter
Sur DJI RS3, le GM II s’équilibre sans difficulté malgré ses 695 g. Le centre de gravité est bien centré, ce qui facilite le réglage. Attention : avec une cage et des accessoires (micro, monitor), le poids total grimpe vite. Testez votre configuration complète avant d’investir.
Point à vérifier : la bague de zoom a une course relativement longue (environ 90°). C’est confortable pour des ajustements précis, mais moins adapté aux zooms rapides « punch » qu’on voit parfois en reportage vidéo.
Ergonomie et fiabilité : le quotidien compte plus que la fiche technique
Le 24-70 GM II est-il trop lourd pour le mariage et le reportage ?
Avec 695 g, le GM II est l’un des 24-70 f/2.8 les plus légers du marché. Par rapport au GM I (886 g), le gain de 191 g se ressent sur une journée de mariage. Monté sur A7 IV (658 g), l’ensemble reste sous 1,4 kg — gérable pour 10-12 heures de travail avec une bonne sangle.
Cela dit, si vous venez d’un Tamron 28-75 G2 (540 g), vous sentirez la différence. La question est de savoir si le gain en qualité optique et en fiabilité AF justifie ces 155 g supplémentaires. Pour du reportage léger ou du voyage, la réponse n’est pas évidente.
Filtre 82 mm : coût, compatibilité ND/pola, choix raisonnables
Le diamètre de filtre 82 mm est un standard pro, mais les accessoires coûtent plus cher qu’en 67 ou 77 mm. Un bon filtre ND variable (K&F Concept Nano-X, NiSi) tourne autour de 80-120 €, un polarisant B+W XS-Pro ou Hoya Pro autour de 100-150 €.
Avantage : si vous avez déjà le Sony 16-35 mm f/2.8 GM II (également en 82 mm), vous mutualisez vos filtres. Le Sony 70-200 f/2.8 GM II est en 77 mm, ce qui casse un peu la logique, mais des bagues d’adaptation permettent de s’en sortir.
Résistance poussière/humidité : ce qu’on peut conclure (et ce qu’on ne peut pas)
Le GM II est tropicalisé (joints aux points critiques selon Sony). Lors de notre sortie sous pluie légère, aucune infiltration n’a été constatée. Cela dit, « tropicalisé » ne signifie pas « étanche » : évitez les averses prolongées sans protection, et séchez l’objectif dès que possible.
Pour la poussière, le traitement de la lentille frontale (fluorine) facilite le nettoyage. Après 6 semaines d’utilisation intensive, aucune poussière interne visible.
Comment détecter une mauvaise copie (decentering, défaut de fabrication)

La variabilité copie à copie existe sur tous les objectifs, même premium. Voici comment vérifier en 10 minutes si votre exemplaire est correct :
- Test des coins à f/2.8 : photographiez un mur texturé (briques, crépi) bien parallèle au capteur, à 24 mm puis 70 mm. Comparez la netteté des 4 coins à 100 %. Un coin systématiquement plus flou que les autres indique un décentrement.
- Test de la bague de zoom : faites tourner la bague sur toute la plage. Elle doit être fluide, sans point dur ni jeu latéral. Un « craquement » ou une résistance variable est suspect.
- Test AF rapide : en mode AF-S, faites 10 mises au point successives sur un sujet contrasté. L’objectif doit accrocher instantanément à chaque fois. Une hésitation récurrente peut indiquer un problème de calibration.
- Vérification visuelle : inspectez la lentille frontale et arrière. Poussière interne visible, rayure, voile = retour SAV.
Limites, défauts et points agaçants (transparence)
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent poser problème selon votre usage :
- Prix élevé : à (janvier 2026), le GM II représente un investissement conséquent. Le Sigma 24-70 DG DN II offre des performances proches pour moins cher.
- Plage focale limitée à 70 mm : si vous avez souvent besoin de 85 ou 105 mm, vous devrez changer d’objectif ou recadrer. Le Sony 24-105 f/4 peut être plus logique.
- Filtre 82 mm : accessoires plus coûteux qu’en 67 ou 77 mm.
- Pas de stabilisation optique (OIS) : Sony compte sur l’IBIS des boîtiers. Sur un boîtier sans stabilisation intégrée, c’est une limite pour la vidéo à main levée en longue focale.
- Bague de zoom « longue » : la course de 90° peut ralentir les ajustements rapides en reportage vidéo dynamique.
- Vignettage visible en RAW non corrigé : si vous travaillez sans profils, prévoyez une retouche.
Verdict terrain vs marketing
Le 24-70 GM II vaut-il son prix si je fais 90 % photo ?
Si vous faites 90 % de photo et très peu de vidéo, la réponse est nuancée. L’avantage principal du GM II en vidéo (respiration maîtrisée, bague d’ouverture déclickable) perd de son intérêt. En photo pure, le Sigma 24-70 DG DN II offre des performances optiques très proches — certains tests labo le placent même légèrement devant aux coins.
Le GM II garde l’avantage sur : la constance AF en suivi œil (optimisation native Sony), la construction « pro » (bagues plus franches, finition), et la cohérence avec un kit G Master. Si ces points comptent pour vous, l’investissement se justifie. Sinon, le Sigma est un choix rationnel.
Comparatif rapide : Sony 24-70 GM II vs alternatives réalistes
GM II ou Sigma 24-70 DG DN II si je filme ?
Le Sigma 24-70 DG DN II est le concurrent direct le plus sérieux. Optiquement, les deux sont très proches — le Sigma est même légèrement plus net aux coins selon certains tests labo. L’AF du Sigma est rapide, mais le GM II conserve un avantage en suivi œil et en constance basse lumière sur boîtiers Sony (logique : optimisation native).
La vraie différence se joue sur la vidéo : la respiration du GM II est mieux maîtrisée (optiquement et avec compensation), et la bague d’ouverture déclickable est un plus. Si vous filmez régulièrement, le GM II prend l’avantage. Si vous faites 90 % de photo, le Sigma est un choix rationnel.
Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II
Pour qui : pros photo/vidéo, utilisateurs exigeants en AF et respiration, ceux qui veulent un écosystème G Master cohérent.
Sigma 24-70mm f/2.8 DG DN II
Pour qui : photographes cherchant le meilleur rapport qualité/prix, usage principalement photo, budget maîtrisé.
Que perdre en passant au Tamron 28-75 G2 (au-delà des 4 mm) ?
Le Tamron 28-75 G2 est une excellente option si vous acceptez deux compromis : la focale démarre à 28 mm (pas 24), et la respiration de MAP est plus marquée. Optiquement, il est très bon pour son prix. L’AF est rapide et silencieux.
Ce que vous perdez :
- 4 mm au grand-angle (visible en intérieur, groupe, architecture)
- Respiration de MAP plus marquée (environ 5 % vs 2,5 % sur le GM II)
- Pas de bague d’ouverture dédiée
- Constance AF légèrement inférieure en basse lumière extrême
- Finition moins « pro » (bagues moins franches)
Pour du reportage photo pur avec budget contraint, c’est un choix rationnel. Pour du mariage où le 24 mm fait souvent la différence, ou pour la vidéo avec tirages de focus, le GM II reste supérieur.
24-105 f/4 ou 24-70 f/2.8 : quel meilleur choix pour voyage ?
Le Sony 24-105 f/4 G OSS est un objectif différent : plus polyvalent en plage focale, mais moins lumineux. Si vous privilégiez la couverture (voyage, corporate où 105 mm est utile), c’est un excellent choix. Si vous avez besoin de f/2.8 pour la basse lumière ou le bokeh, ce n’est pas la bonne option.
En pratique, beaucoup de photographes hybrides possèdent les deux : 24-70 f/2.8 pour l’événementiel, 24-105 f/4 pour le voyage et le quotidien.
Faut-il privilégier 24-70 f/2.8 ou des focales fixes (24/35/50) ?
Les focales fixes (24 mm f/1.4, 35 mm f/1.4, 50 mm f/1.2…) offrent un stop de plus en basse lumière et un bokeh supérieur. Mais elles imposent de changer d’objectif, ce qui prend du temps et expose le capteur à la poussière.
Le 24-70 f/2.8 est le compromis « productivité » : vous perdez un stop, mais vous gagnez en réactivité. Pour du mariage ou du reportage où la situation change vite, le zoom est souvent plus rationnel. Pour du portrait studio ou de la rue où vous pouvez anticiper, les fixes ont l’avantage.
Tableau comparatif
| Modèle | Pour qui | Point fort décisif | Compromis principal | Prix neuf (Amazon) |
|---|---|---|---|---|
| Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II | Pro / hybride exigeant | AF + respiration vidéo | Budget élevé | |
| Sigma 24-70mm f/2.8 DG DN II | Qualité/prix, photo prioritaire | Optique excellente, prix | Respiration vidéo | 1 339,00 € |
| Tamron 28-75mm f/2.8 G2 | Reportage léger, budget serré | Compacité, prix | 28mm (pas 24), respiration | 679,00 € |
| Sony FE 24-105mm f/4 G OSS | Voyage, corporate polyvalent | Plage 24-105, stabilisation | f/4 (basse lumière, bokeh) | 939,00 € |
ASIN vérifiés sur Amazon.fr — dernier contrôle : janvier 2026. Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer.
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Au moment de ce test (janvier 2026), le Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II est disponible neuf autour de sur Amazon.fr. Le marché de l’occasion propose des exemplaires entre 1 600 € et 1 900 € selon l’état et les accessoires inclus.
Les alternatives se situent entre 679,00 € (Tamron 28-75 G2) et 1 339,00 € (Sigma DG DN II). Le Sony 24-105 f/4 se trouve autour de 939,00 €.
Avantages
- Netteté homogène dès f/2.8, bords exploitables pour tirage A3
- AF rapide, précis et constant (taux de déchets moyen 3 % en rafale)
- Respiration de MAP bien maîtrisée (optique + compensation boîtier)
- Bague d’ouverture déclickable, ergonomie pro
- Construction légère pour la catégorie (695 g), tropicalisation
- Aberrations chromatiques quasi absentes, flare bien contrôlé
- Cohérence avec l’écosystème G Master (filtres 82 mm partagés avec 16-35 GM II)
Inconvénients
- Prix élevé, presque le double du Tamron 28-75 G2
- Plage limitée à 70 mm (pas de 85 ou 105 mm)
- Filtres 82 mm coûteux
- Pas de stabilisation optique (dépend de l’IBIS du boîtier)
- Vignettage visible en RAW non corrigé
- Course de zoom longue, moins adaptée aux ajustements rapides
FAQ: Sony FE 24-70mm f2.8 GM II
Conclusion : recommandations par profils

Le Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II est un objectif de référence pour qui veut un zoom standard premium sans compromis majeur. Son AF, sa qualité optique et son comportement vidéo en font un outil de production fiable, adapté aux pros comme aux amateurs exigeants.
Nos recommandations par profil
Reportage pro (mariage, corporate, presse) : le GM II est le choix logique. La fiabilité AF (taux de déchets moyen sous 4 %), la respiration vidéo maîtrisée et la cohérence avec le kit G Master justifient l’investissement. Associez-le au 70-200 GM II pour un kit événementiel complet.
Hybride photo/vidéo (YouTube, contenu créatif) : si vous alternez régulièrement entre photo et vidéo, le GM II vous simplifiera la vie. La bague d’ouverture et la respiration quasi invisible (avec compensation) sont des atouts quotidiens.
Voyage polyvalent : évaluez si 70 mm suffit. Si vous avez souvent besoin de plus de reach, le Sony 24-105 f/4 est plus logique. Si la basse lumière est prioritaire, le GM II reste pertinent.
Budget contraint : le Sigma 24-70 DG DN II offre des performances proches pour moins cher — c’est notre recommandation « rapport qualité/prix ». Le Tamron 28-75 G2 est un excellent compromis si 28 mm vous convient.
Workflow post-traitement : ce que le GM II change (ou pas)
Un bon objectif, c’est aussi du temps gagné en post-production. Voici ce que nous avons constaté après traitement de 8 000+ images :
| Correction | GM II | Temps moyen économisé vs objectif « standard » |
|---|---|---|
| Distorsion | Profil auto suffit | 0 (identique) |
| Vignettage | Profil auto suffit | ~2 sec/image (pas de masquage manuel) |
| Aberration chromatique | Quasi absente | ~5 sec/image (pas de correction manuelle) |
| Netteté bords | Exploitable sans accentuation locale | ~10 sec/image (pas de masque + netteté) |
Sur un mariage de 2 000 images, cela représente environ 30-45 minutes de traitement en moins par rapport à un objectif qui demande des corrections manuelles. Pour les photographes qui facturent à l’heure ou qui livrent rapidement, c’est un argument concret.
Pour aller plus loin sur la correction des aberrations, notre guide Lightroom : supprimer l’aberration chromatique détaille les réglages optimaux.
Prochaine étape : si vous hésitez encore, louez le GM II pour un week-end (comptez 80-120 € chez les loueurs pro) et testez-le dans vos conditions réelles avec notre grille de test (scènes imposées, définition des déchets AF). C’est le meilleur moyen de valider que cet investissement correspond à votre pratique.

