Le Sony FE 12-24mm f/4 G pose une question simple : avez-vous vraiment besoin du 12 mm ? Parce que ces 4 millimètres de différence avec un 16 mm changent tout — l’angle de champ passe de 107° à 122°, soit environ 30 % de scène supplémentaire. C’est souvent la différence entre « je rentre tout » et « je dois reculer »… sauf qu’en architecture ou en intérieur étroit, reculer n’est pas toujours possible.
Mais un ultra grand-angle aussi extrême impose ses règles. Verticales qui « penchent » si vous inclinez le boîtier, premiers plans qui s’étirent, et surtout : aucun filtre n’est officiellement fixable (Sony l’indique noir sur blanc dans les spécifications). Pour un photographe de paysage habitué aux ND et GND, c’est un frein majeur. Pour quelqu’un qui travaille en bracketing ou qui n’utilise pas de filtres, ce n’est pas bloquant.
Dans ce test, on va isoler ce qui dépend de l’optique (rendu, flare, netteté coin à coin), ce qui dépend de la technique (gestion des verticales, cadrage), et ce qui dépend du flux de travail (stratégies sans filtres, corrections ON/OFF). L’objectif : vous donner tous les éléments pour décider si cet objectif correspond à votre pratique — ou si une alternative serait plus logique.
En bref : Le Sony FE 12-24mm f/4 G reste pertinent en 2026 si vous avez absolument besoin du 12 mm (paysage, architecture, intérieurs étroits) et acceptez deux compromis : l’impossibilité de fixer des filtres classiques, et une ouverture f/4 limitante pour l’astro ou l’intérieur sombre à main levée. Pour qui accepte ces contraintes, il délivre une qualité d’image convaincante dès f/5.6 et un poids contenu (565 g) appréciable en voyage.
À retenir :
- 12 mm = 122° de champ (vs 107° à 16 mm) → environ 30 % de scène en plus
- Aucun filtre fixable (source : spécifications Sony officielles)
- Netteté coin à coin optimale entre f/5.6 et f/11
Spécifications vérifiées (source constructeur)
Avant d’aller plus loin, voici les données officielles Sony. Toutes les autres observations de cet article sont issues de nos tests terrain.
Fiche technique Sony FE 12-24mm f/4 G (SEL1224G)
Source : fiche produit officielle Sony France
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

Un ultra grand-angle de 12 mm n’est pas universel. Voici les profils pour lesquels il fait sens — et ceux pour lesquels il risque de frustrer.
À qui s’adresse le Sony FE 12-24mm f/4 G ?
Oui si…
- Vous photographiez du paysage ou de l’architecture et vous avez besoin du 12 mm (cathédrales, intérieurs étroits, perspectives extrêmes)
- Vous voyagez souvent et la compacité relative (565 g) compte dans votre arbitrage
- Vous travaillez au trépied et pouvez gérer l’absence de filtres via bracketing ou porte-filtres tiers grand format
- Vous faites de la vidéo grand-angle en extérieur où f/4 suffit
- Vous acceptez de corriger distorsion et vignetage en post (ce que tout le monde fait sur ce type d’optique)
Non si…
- Vous faites de l’astrophotographie exigeante : f/4 impose des ISO trop élevés ou des temps de pose trop longs
- Vous avez besoin de filtres ND/polarisant/GND régulièrement : aucun filtre n’est fixable sur cet objectif
- Vous shootez souvent en intérieur sombre à main levée sans trépied
- Vous préférez une plage 16-35 mm avec filtres faciles et f/2.8
- Le budget est serré et un Tamron 17-28mm f/2.8 couvre déjà vos besoins
Pourquoi 12 mm change vraiment la composition (vs 16 mm)
La différence entre 12 mm et 16 mm ne se résume pas à « un peu plus large ». C’est un changement de paradigme dans la façon de composer.
À 12 mm, l’angle de champ atteint 122° en plein format. À 16 mm, il est de 107°. Cela représente environ 30 % de scène supplémentaire. Concrètement : dans une pièce de 4 × 4 m, à 12 mm vous captez les 4 murs + le plafond sans reculer. À 16 mm, vous devez souvent choisir ce que vous excluez.
En paysage, le 12 mm permet d’inclure un premier plan très proche (fleur, rocher, texture) tout en conservant un horizon lointain — l’effet d’immersion typique des grands-angles extrêmes. Mais cette amplitude a un coût : tout ce qui est proche des bords s’étire, et les verticales « fuient » si le boîtier n’est pas parfaitement horizontal.
Concrètement sur le terrain : À 12 mm, vous pouvez vous tenir à 1 mètre d’un sujet et inclure toute la scène derrière. À 16 mm, vous devez reculer de 30-40 cm supplémentaires. En architecture intérieure, ces centimètres font souvent la différence entre « ça passe » et « je suis coincé contre le mur ».
La question des filtres : ce que Sony dit officiellement
C’est le point qui génère le plus de confusion. Soyons clairs : selon les spécifications officielles Sony, aucun filtre n’est fixable sur cet objectif. Le diamètre de filtre est indiqué comme « — (non fixable) » sur la fiche technique.
La lentille frontale est bombée et dépasse du pare-soleil intégré. Il n’y a pas de filetage frontal, et contrairement à ce qu’on peut lire parfois, Sony ne prévoit pas de système de filtre arrière officiel sur ce modèle (contrairement au 12-24 f/2.8 GM qui dispose d’un porte-filtre arrière).
Point de vigilance : Certaines sources mentionnent un « slot arrière pour gélatine ». Après vérification du manuel Sony et des spécifications officielles, cette fonctionnalité n’est pas documentée pour le SEL1224G. Ne vous fiez pas à des informations non vérifiées. Si vous avez besoin de filtres, vérifiez la compatibilité avec des systèmes tiers (NiSi, Lee, Haida) spécifiques au SEL1224G avant achat.
Stratégies réalistes sans filtres vissants
Si vous ne pouvez pas visser de filtre, voici les alternatives qui fonctionnent réellement. Pour approfondir le sujet, consultez notre guide complet sur les filtres photo.
- Si vous faites des poses longues (mer, nuages) : porte-filtres grand format 150 mm (NiSi, Lee, Haida). Solution efficace mais encombrante et coûteuse (200-400 € pour le système). Vérifiez la compatibilité SEL1224G avant achat.
- Si vous faites du HDR intérieur ou paysage : bracketing + fusion logicielle (Lightroom, Photoshop, Photomatix). Pas de matériel supplémentaire, mais temps de post-traitement accru.
- Si vous avez besoin de ND fréquemment en vidéo : envisagez plutôt le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (filetage 72 mm, 353 g).
- Si vous voulez un polarisant : à 12 mm, l’effet d’un polarisant sur le ciel devient irrégulier (effet « bande » visible). C’est un problème optique, pas une solution pratique.
Méthodologie de test (protocole reproductible)
Pour que ce test soit utile et vérifiable, voici exactement comment il a été réalisé.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 5 semaines, incluant 8 sorties paysage (dont 3 en contre-jour), 4 sessions architecture/intérieurs, 2 séances vidéo extérieur
- Types de prises de vue : paysage côtier, architecture (église, musée, appartement), immobilier, vidéo B-roll
- Conditions de lumière : plein soleil + contre-jour, lumière diffuse, intérieurs faiblement éclairés, heure bleue
Matériel utilisé pour ce test
Sony A7R V (tests résolution)
Trépied carbone + rotule 3 axes
Niveau à bulle
Porte-filtres NiSi 150 mm (test compatibilité)
Protocole de test netteté coin à coin
Pour évaluer la netteté aux coins, nous avons utilisé un protocole reproductible :
- Scène fixe (mur texturé, affiche détaillée) au trépied, mise au point manuelle
- Focales testées : 12 mm, 18 mm, 24 mm
- Ouvertures testées : f/4, f/5.6, f/8, f/11
- Développement : Lightroom Classic, corrections de profil ON puis OFF pour comparaison
- Analyse : crops 100 % des 4 coins + centre
Preuves terrain : ce que nous avons réellement constaté
Place aux observations. Chaque constat est situé (conditions, réglages) pour que vous puissiez reproduire ou contextualiser.
Netteté coin à coin : à quelle ouverture les coins deviennent vraiment nets ?
Réponse courte : Les coins deviennent vraiment satisfaisants à partir de f/5.6, et optimaux entre f/8 et f/11. À f/4, les coins montrent un adoucissement visible sur un capteur haute résolution (A7R V, 61 Mpx).
Ce comportement est normal pour un ultra grand-angle de cette amplitude. En pratique, la plupart des photographes de paysage ferment à f/8 ou f/11 pour la profondeur de champ, ce qui coïncide avec le sweet spot optique.
Distorsion et vignetage : profil ON vs OFF
La distorsion barrel (en barillet) à 12 mm est marquée si vous désactivez les corrections. Les lignes droites en bordure de cadre se courbent vers l’extérieur. Une fois le profil appliqué (automatique sur les boîtiers Sony récents, ou manuel dans Lightroom), les lignes redeviennent droites.
Le vignetage (assombrissement des coins) est très visible à f/4 sans correction : environ -2 EV dans les coins extrêmes. Il s’atténue en fermant et disparaît quasi totalement avec le profil appliqué.
En pratique : Laissez les corrections de profil activées (c’est le comportement par défaut). Sony a conçu cet objectif en comptant sur ces corrections logicielles. Le « rendu brut » sans correction n’est pas représentatif de l’usage réel.
Flare et contre-jour : comportement réel
Avec un angle de 122°, le soleil entre facilement dans le cadre. Le traitement Nano AR Coating de Sony contient bien les reflets dans la plupart des cas, mais pas tous.
Observations sur 8 sorties avec contre-jour volontaire :
- Soleil dans le cadre (centre) : reflets colorés (ghosts) présents mais maîtrisés, contraste global préservé
- Soleil dans le cadre (bord) : situation la plus critique — ghosts plus visibles, léger voile possible
- Soleil juste hors cadre : perte de contraste modérée, pas de ghost
- Soleil masqué par un élément : aucun problème
Pour aller plus loin sur ce sujet, notre guide sur le flare optique explique comment diagnostiquer ce qui vient de l’optique… et ce qui vient du placement du soleil.
Aberrations chromatiques : quoi surveiller
Les aberrations chromatiques (franges colorées magenta/vert sur les contrastes forts) sont bien maîtrisées. On observe de légères franges latérales dans les coins à f/4, corrigées automatiquement par les profils Lightroom ou Capture One.
Pour comprendre et corriger proprement ces franges dans Lightroom, notre guide terrain sur l’aberration chromatique vous fait gagner du temps.
Mini-guide : 12 mm sans ruiner ses images
Le 12 mm est un outil puissant mais impitoyable. Voici comment éviter les erreurs classiques.
Gardez le boîtier parfaitement horizontalUtilisez le niveau intégré au boîtier (grille dans l’EVF) ou une bulle sur la griffe flash. À 12 mm, la moindre inclinaison rend les verticales convergentes de façon très visible.
Éloignez les personnes des bords du cadreÀ moins de 2 mètres du bord du cadre, les visages et corps s’étirent de façon disgracieuse. Gardez les sujets humains dans le tiers central pour éviter cet effet.
Utilisez le premier plan avec intentionLa distance mini de 0,28 m permet des premiers plans très proches. Mais attention : un premier plan « par défaut » (herbe, cailloux sans intérêt) n’ajoute rien. Choisissez un élément qui guide le regard vers le sujet principal.
Anticipez la correction de perspectiveSi vous devez incliner le boîtier pour inclure plus de ciel ou de plafond, laissez de la marge autour du sujet. La correction de perspective en post (Lightroom > Transformation) recadrera l’image.
Erreurs typiques à éviter :
- Horizon légèrement penché (très visible à 12 mm)
- Personnes aux coins du cadre (déformation)
- Premier plan « par défaut » sans intérêt
- Bords surchargés qui distraient du sujet
Ce 12-24 f/4 est-il pertinent pour l’astro ?
Réponse courte : Non, si vous êtes exigeant. L’ouverture f/4 impose des compromis trop importants (ISO élevés ou temps de pose longs) pour l’astrophotographie sérieuse.
À f/4, pour obtenir une exposition correcte de la Voie lactée, vous devez soit monter à ISO 6400-12800 (bruit important), soit allonger le temps de pose au-delà de la règle des 500/NPF (étoiles qui filent). Les objectifs f/2.8 comme le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM captent deux fois plus de lumière, ce qui change la donne.
De plus, la coma (déformation des étoiles dans les coins) est présente à f/4 sur ce type d’optique. Elle s’atténue en fermant, mais fermer aggrave le problème de luminosité.
Vidéo : comportement réel
En vidéo, le Sony 12-24 f/4 G se comporte correctement pour certains usages, moins pour d’autres.
Points positifs :
- Autofocus silencieux (moteur DDSSM) — pas de bruit capté par le micro intégré
- Respiration de mise au point modérée (changement d’angle de champ lors du passage de près à loin)
- Grand-angle utile pour B-roll, établissement de lieu, vlogs en extérieur
Limites :
- Pas de stabilisation optique (dépend de l’IBIS du boîtier)
- Pas de zoom motorisé (contrairement au FE PZ 16-35 f/4 G)
- f/4 limitant en basse lumière (montée en ISO rapide)
- Aucun filtre ND fixable — problématique si vous filmez en extérieur lumineux avec ouverture forcée
Si la vidéo est votre priorité et que vous avez besoin de filtres ND + zoom motorisé, le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G répond mieux à ce besoin (filetage 72 mm, 353 g, power zoom).
Limites et points agaçants (sans langue de bois)
Aucun objectif n’est parfait. Voici ce qui peut frustrer selon les usages.
Points forts
- 12 mm en plein format (angle de champ unique)
- Poids contenu pour la catégorie (565 g)
- Qualité d’image convaincante dès f/5.6
- AF silencieux (DDSSM)
- Distance mini 0,28 m (premiers plans créatifs)
- Tropicalisation (poussière/humidité)
Points faibles
- Aucun filtre fixable (workflow contraignant)
- f/4 limitant en basse lumière et astro
- Gestion des verticales exigeante
- Personnes déformées aux bords
- Pare-soleil fixe (non amovible)
- Vignetage marqué à f/4 (correction quasi obligatoire)
- Prix encore élevé en 2026
Verdict terrain vs marketing
Comparatif : Sony FE 12-24mm f/4 G vs alternatives (2026)

Le 12-24 f/4 G n’est pas le seul ultra grand-angle Sony E. Voici un tableau orienté usage pour vous aider à choisir.
| Modèle | Pour qui | Filtres | Point fort | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|
| Sony FE 12-24mm f/4 G | Paysage/archi, priorité 12 mm | Non fixable | 12 mm + 565 g | 1 404,39 € |
| Sony FE 12-24mm f/2.8 GM | Astro, événement, basse lumière | Filtre arrière | f/2.8 constant | 2 999,90 € |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | Polyvalence pro | 82 mm | Zoom principal complet | |
| Sony FE PZ 16-35mm f/4 G | Vidéo + filtres | 72 mm | 353 g, zoom motorisé | 1 349,00 € |
| Tamron 17-28mm f/2.8 | Budget, compact, f/2.8 | 67 mm | Rapport qualité/prix | 452,00 € |
Dernier contrôle prix/disponibilité : janvier 2026. Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer.
Sony FE 12-24mm f/4 G
À choisir si vous avez absolument besoin du 12 mm et acceptez le compromis filtres + f/4. Idéal pour paysage/architecture au trépied, voyage photo où le poids compte.
Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II
À choisir si la polyvalence prime : filtres vissants (82 mm), f/2.8 pour basse lumière, plage 16-35 mm suffisante. Workflow plus simple, mais vous perdez le 12 mm.
Pour une approche plus polyvalente (reportage + paysage), le FE 16-35mm f/2.8 GM II mérite d’être comparé.
Si vous hésitez à cause de l’ouverture f/4 pour l’astro ou les intérieurs sombres, notre retour sur le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM pose les compromis noir sur blanc.
Pour une culture grand-angle plus large ou comprendre pourquoi le 24 mm reste une focale de référence, ces guides complètent la réflexion.
FAQ: Sony FE 12-24mm f/4 G

Peut-on mettre des filtres sur le Sony 12-24 f/4 G ?
Non, aucun filtre n’est officiellement fixable. Sony indique « non fixable » dans les spécifications. La lentille frontale bombée empêche tout filetage. Les alternatives sont : porte-filtres grand format 150 mm (NiSi, Lee, Haida — vérifier compatibilité SEL1224G), ou bracketing + fusion HDR en post-traitement.
Peut-on utiliser un filtre polarisant à 12 mm ?
Techniquement oui (via porte-filtres), mais le résultat est problématique. À 12 mm, l’angle de champ est si large que le polarisant crée un effet « bande » irrégulier sur le ciel — plus sombre au centre, plus clair sur les bords. Ce n’est pas un défaut du filtre, mais une limite physique de la polarisation à ces angles extrêmes.
12 mm vs 16 mm : quelle différence concrète ?
Environ 30 % de champ supplémentaire. À 12 mm, l’angle est de 122° contre 107° à 16 mm. Concrètement, dans une pièce de 4 × 4 m, le 12 mm capte les 4 murs ; le 16 mm oblige à choisir ce qu’on exclut. En extérieur, c’est la différence entre « je rentre tout » et « je dois reculer ».
À quelle ouverture les coins sont vraiment nets ?
À partir de f/5.6, optimal entre f/8 et f/11. À f/4, les coins montrent un adoucissement visible sur capteur haute résolution. La plupart des photographes de paysage ferment de toute façon à f/8+ pour la profondeur de champ, ce qui coïncide avec le sweet spot optique.
Le Sony 12-24 f/4 G est-il adapté à l’astrophotographie ?
Non pour l’astro exigeante. L’ouverture f/4 impose des ISO trop élevés (6400+) ou des temps de pose trop longs (étoiles qui filent). De plus, la coma dans les coins est présente à f/4. Pour l’astro, privilégiez le 12-24 f/2.8 GM ou des focales fixes f/1.4-1.8.
Comment éviter les verticales qui penchent à 12 mm ?
Gardez le boîtier parfaitement horizontal. Utilisez le niveau intégré (grille EVF) ou une bulle sur la griffe flash. Si vous devez incliner pour inclure plus de ciel/plafond, anticipez une correction de perspective en post (Lightroom > Transformation) et laissez de la marge autour du sujet.
Cet objectif est-il pertinent pour la vidéo ?
Oui pour du B-roll en extérieur, non si vous avez besoin de filtres ND. L’AF est silencieux, la respiration modérée. Mais pas de zoom motorisé, pas de stabilisation optique (dépend de l’IBIS), et aucun filtre ND fixable. Pour la vidéo avec ND fréquent, le Sony PZ 16-35 f/4 G (filetage 72 mm) est plus adapté.
Quelle alternative légère avec filtres vissants ?
Tamron 17-28mm f/2.8 (420 g, 67 mm) ou Sony PZ 16-35mm f/4 G (353 g, 72 mm). On perd le 12 mm, mais on gagne en simplicité de workflow. Le Tamron offre en plus f/2.8 pour la basse lumière.
Vaut-il mieux acheter neuf ou d’occasion ?
L’occasion peut représenter 20-30 % d’économie, mais vérifiez : état de la lentille frontale (très exposée), fonctionnement AF sur toute la plage, absence de poussières internes. Demandez des photos macro de la lentille avant et arrière. Testez le zoom de 12 à 24 mm (fluidité, pas de jeu).
Conclusion : le bon choix si… (et sinon, quoi prendre)
Le Sony FE 12-24mm f/4 G reste en 2026 un ultra grand-angle pertinent pour qui veut absolument le 12 mm sur un boîtier Sony plein format. Il excelle en paysage et architecture, offre un poids raisonnable pour le voyage, et délivre une qualité d’image convaincante une fois les corrections appliquées.
Ses limites sont claires et non négociables : aucun filtre fixable (workflow contraignant), ouverture f/4 insuffisante pour l’astro ou l’intérieur sombre à main levée, et une gestion des verticales qui demande de la rigueur.
- Vous voulez le 12 mm + un objectif transportable : le Sony FE 12-24mm f/4 G est le bon choix. Acceptez le compromis filtres et travaillez en bracketing ou avec un porte-filtres tiers.
- Vous faites de l’astro ou shootez souvent en basse lumière : orientez-vous vers le Sony FE 12-24mm f/2.8 GM (plus lourd, plus cher, mais f/2.8).
- Vous voulez un grand-angle polyvalent avec filtres et f/2.8 : le Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II ou le Tamron 17-28mm f/2.8 répondent mieux, même si vous perdez le 12 mm.
Prochaine étape : Si vous hésitez encore, notre guide complet sur les objectifs grand-angle vous aide à poser les bonnes questions avant d’investir.

