Contexte de test
Boîtiers : Lumix S5 II (firmware 2.6), Lumix S1 · Logiciels : Lightroom Classic 14.1, Capture One 23 · Période : décembre 2025 – janvier 2026 · Ce qui n’a PAS été testé : banc optique MTF (évaluation terrain uniquement), immersion prolongée, utilisation en conditions extrêmes (< -10 °C).
Choisir un grand-angle en monture L, ce n’est pas seulement choisir une focale : c’est choisir une manière de travailler. Le Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f/4 vise celles et ceux qui veulent couvrir 80 % des scènes « grand-angle utiles » — paysage, architecture, intérieur, voyage, parfois vidéo — sans s’éparpiller entre trois focales fixes.
Le vrai sujet, c’est d’éviter les mauvaises surprises typiques des ultra-grand-angles : un objectif peut sembler parfait sur le papier… puis compliquer la vie sur le terrain avec du flare ingérable au coucher de soleil, des coins inégaux en architecture, une distorsion qui demande trop de corrections, ou une incompatibilité pénible avec les filtres quand on fait de la pose longue. Et si vous filmez, il y a un autre piège : la respiration de mise au point (focus breathing) qui peut donner un rendu « amateur » sur un simple rack focus.
Dans ce test, l’objectif n’est pas de réciter une fiche technique. On va répondre à des questions concrètes : dans quels scénarios ce 16-35 f/4 est un vrai bon choix, quelles sont ses limites logiques (f/4, pas de 14 mm), ce qu’il faut vérifier rapidement après réception, et quelles alternatives L-mount sont crédibles si votre priorité est ailleurs. Vous trouverez aussi une section souvent ignorée ailleurs : comment ce zoom gère les corrections automatiques en RAW, et ce que ça change pour votre workflow.
Verdict express
Pour qui : photographes L-mount qui veulent un zoom grand-angle polyvalent et robuste pour paysage, architecture et voyage, avec filtres frontaux et ouverture f/4 constante. Pas pour : priorité astrophoto ou intérieurs très sombres (préférer f/2.8), besoin absolu de 14 mm (voir le 14-28), ou recherche du setup le plus compact possible. Force majeure : cohérence optique + focus clutch pour hyperfocale/vidéo. Limite principale : f/4 en basse lumière sans trépied.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant de parler technique, clarifions l’essentiel : ce 16-35 f/4 cible un profil précis et assume ses compromis. Il ne cherche pas à tout faire.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous faites beaucoup de paysage, architecture ou voyage et voulez un zoom fiable au quotidien.
- Vous utilisez des filtres (ND/polarisant) et souhaitez une solution simple avec filetage frontal 77 mm.
- Vous cherchez une optique « série Pro » pour accompagner un Lumix S (usage intensif, tropicalisation).
- Vous filmez régulièrement et voulez un zoom grand-angle exploitable au gimbal, avec AF silencieux et focus clutch.
- Vous valorisez la cohérence de gamme et le passage rapide AF/MF via le mécanisme clutch.
Non si…
- Votre usage principal est l’astrophoto ou les scènes très sombres : un f/2.8 sera plus confortable (Sigma 16-28).
- Vous avez absolument besoin de 14 mm pour intérieurs exigus ou architecture monumentale.
- Vous cherchez le setup le plus compact possible : le Lumix S 14-28mm f/4-5.6 peut être plus logique.
- Vous n’utilisez presque jamais la plage 16-20 mm : un zoom standard sera plus rentable.
- Votre budget est serré et vous pouvez vous contenter d’une alternative moins « pro ».
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter (les 6 pièges d’un grand-angle)
Les grands-angles ont leurs défauts typiques que les fiches produit ne montrent pas. Voici ce qu’un photographe averti devrait systématiquement vérifier.
Le flare et le ghosting sont-ils gérables en contre-jour ?
Le flare (voile lumineux) et le ghosting (reflets parasites) sont les ennemis classiques du grand-angle en paysage. Pour tester : placez le soleil dans le cadre, puis juste hors cadre, à différentes focales. Observez si des traînées ou des taches colorées apparaissent. Certains objectifs gèrent très bien le contre-jour direct, d’autres deviennent rapidement inexploitables sans pare-soleil.
Les bords et coins sont-ils homogènes ?
Un grand-angle peut être piqué au centre mais mou sur les bords, surtout à pleine ouverture et à 16 mm. Pour évaluer : photographiez une surface texturée (feuillage, briques, texte) et comparez centre et coins à 100 %. La plupart des zooms grand-angle gagnent en homogénéité en fermant d’un ou deux stops.
La distorsion complique-t-elle l’architecture ?
En architecture et intérieur, les lignes droites comptent. Un grand-angle présente souvent une distorsion en barillet plus marquée à 16 mm qu’à 35 mm. Vérifiez que le profil de correction existe dans Lightroom ou Capture One, et que la correction ne « mange » pas trop les bords de l’image.
Le vignetage est-il acceptable pour votre usage ?
Le vignetage (assombrissement des coins) est fréquent à grande ouverture sur les grands-angles. Il peut être corrigé en post-traitement ou utilisé de façon créative. Vérifiez son intensité à f/4 et sa réduction à f/5.6-f/8.
Peut-on utiliser des filtres sans vignettage mécanique ?
Le 16-35 f/4 accepte des filtres frontaux 77 mm, ce qui est un avantage pratique. Attention cependant aux bagues de filtre épaisses qui peuvent provoquer du vignettage mécanique à 16 mm. Privilégiez des filtres « slim » si vous empilez plusieurs filtres.
Le focus breathing se voit-il en vidéo ?
En vidéo, le « focus breathing » se traduit par un léger zoom involontaire quand la mise au point change. Pour tester : filmez un plan fixe et faites un rack focus de l’infini à 50 cm. Observez si le cadrage varie. Panasonic annonce un mécanisme de suppression du breathing sur ce modèle — nous avons vérifié.
Méthode rapide après réception : faites une série de 10-15 photos test (paysage contre-jour, façade, intérieur avec lignes droites) et une courte vidéo avec rack focus. Examinez-les sur écran calibré avant de valider définitivement votre achat.
Fiche pratique : ce qui aide vraiment à décider

Plutôt qu’une liste de spécifications, concentrons-nous sur les points qui changent vraiment l’expérience d’utilisation.
Focus clutch : le vrai atout différenciant
Le Lumix S PRO 16-35mm f/4 intègre un mécanisme focus clutch — une bague de mise au point que l’on peut tirer vers soi pour passer instantanément en mode manuel, avec une échelle de distance gravée. Concrètement, cela permet de :
- Régler l’hyperfocale rapidement : positionnez la bague sur la distance voulue sans chercher dans les menus.
- Passer de l’AF au MF en un geste : utile en vidéo pour des transitions précises ou quand l’AF hésite.
- Supprimer le jeu et l’approximation des bagues fly-by-wire classiques.
Sur le terrain, c’est un avantage réel pour le paysage (hyperfocale) et la vidéo (contrôle manuel précis). C’est aussi un élément qui manque à beaucoup d’alternatives moins chères.
Retour terrain : en paysage, j’utilise le focus clutch pour caler l’hyperfocale à f/8 sans regarder l’écran. En vidéo, le passage AF → MF se fait sans à-coup, ce qui évite les « sauts » de mise au point visibles à l’image.
Monture L et L-Mount Alliance
Le 16-35 f/4 utilise la monture L, standard partagé par Panasonic, Leica et Sigma via la L-Mount Alliance. Cet objectif fonctionne sur tous les boîtiers L-mount (Lumix S5 II, S1, S1R, Leica SL2, Sigma fp…) sans adaptateur.
Ouverture f/4 constante : avantages et limites
Une ouverture f/4 constante signifie que vous gardez la même luminosité quelle que soit la focale. C’est surtout utile en vidéo (pas de variation d’exposition en zoomant) et pour la cohérence des réglages en photo. Ce que ça ne change pas : le f/4 reste moins lumineux qu’un f/2.8, donc moins adapté à la basse lumière sans monter en ISO ou utiliser un trépied. Pour mieux comprendre l’impact de l’ouverture, notre tableau des ouvertures est un bon point de départ.
Tropicalisation : ce que dit (et ne dit pas) Panasonic
L’objectif est annoncé « résistant à la poussière, aux éclaboussures et au gel jusqu’à -10 °C ». Cependant, Panasonic précise dans sa documentation : « La résistance à la poussière et aux éclaboussures ne garantit pas l’absence de dommage en cas de contact direct avec la poussière et l’eau. » Autrement dit : c’est une protection supplémentaire, pas une garantie d’étanchéité totale. Pour des conseils sur la protection de votre matériel sous la pluie, consultez notre guide dédié.
Fiche technique essentielle (source : Panasonic)
* Ne garantit pas l’absence de dommage en cas de contact direct avec l’eau ou la poussière (source : Panasonic).
Pour les caractéristiques complètes, consultez la fiche officielle Panasonic du S-R1635.
RAW et corrections automatiques : ce que personne n’explique
C’est un point aveugle de beaucoup de tests : comment les corrections automatiques (distorsion, vignetage, aberrations) affectent-elles vos fichiers ? Et comment comparer l’optique « brute » vs « corrigée » sans se tromper ?
Ce qui est corrigé automatiquement selon le logiciel
En monture L, certaines corrections sont intégrées différemment selon votre workflow :
- Lightroom Classic : le profil Panasonic S PRO 16-35mm est disponible et s’applique automatiquement si « Activer les corrections de profil » est coché. Il corrige distorsion, vignetage et aberrations latérales.
- Capture One : les corrections sont également disponibles via le module Objectif, avec des curseurs séparés pour chaque paramètre.
- RAW brut (sans profil) : vous voyez le rendu optique « réel », avec distorsion et vignetage non corrigés.
Comment comparer « optique brute » vs « corrigée »
Pour évaluer honnêtement un objectif, désactivez temporairement les corrections de profil dans Lightroom (onglet Optique → décocher « Activer les corrections de profil ») et comparez avec/sans. Vous verrez :
- La distorsion réelle à 16 mm (barillet visible sur les lignes droites).
- Le vignetage réel à f/4 (coins assombris).
- Le champ perdu après correction (environ quelques pourcents de recadrage sur les bords).
Méthode de vérification : photographiez une façade avec des lignes horizontales et verticales. Dans Lightroom, basculez corrections ON/OFF et observez : 1) la courbure des lignes, 2) le recadrage des bords, 3) l’assombrissement des coins. Exportez les deux versions pour comparaison.
Impact sur le champ réel et la distorsion perçue
Après correction logicielle, vous perdez une petite partie du champ capturé (le logiciel « étire » les bords pour redresser les lignes). Sur ce 16-35 f/4, notre évaluation terrain suggère une perte de l’ordre de quelques pourcents — visible si vous comparez avant/après, mais rarement gênante en pratique. Si vous avez besoin de chaque millimètre de champ, travaillez en RAW brut et corrigez manuellement.
Méthodologie de test : protocole transparent et répétable
Pour que ce test soit utile, voici ce qui a été mesuré, dans quelles conditions, et avec quelles limites.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, incluant 6 sorties terrain dédiées.
- Types de prises de vue : paysage lever/coucher (contre-jour), architecture urbaine (façades, intérieurs Airbnb/musées), voyage urbain, séquences vidéo (gimbal + main levée).
- Conditions de lumière : plein soleil, ciel couvert, golden hour, intérieurs faiblement éclairés.
- Météo : pluie fine (test tropicalisation sur une sortie), brouillard matinal, conditions sèches.
Matériel utilisé pour ce test
Panasonic Lumix S1
Filtre ND variable Freewell 77 mm
Filtre polarisant slim B+W
Trépied carbone Benro
Gimbal DJI RS 3
Les fichiers RAW ont été traités dans Lightroom Classic avec et sans correction automatique pour isoler le comportement optique brut. Les comparaisons ont été faites à 16, 24 et 35 mm, aux ouvertures f/4, f/5.6 et f/8.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Cette section présente nos observations contextualisées. Chaque constat est lié à une situation précise.
Paysage : détail fin, homogénéité et contre-jour
En paysage, le 16-35 f/4 montre un comportement cohérent sur toute la plage focale. À 16 mm et f/4, les coins présentent une légère baisse de netteté visible à 100 %, qui s’atténue nettement à f/5.6. Pour la plupart des tirages et usages web, c’est invisible en pratique.
Le contre-jour (soleil dans le cadre ou juste hors cadre) génère un léger flare diffus à certaines configurations, surtout sans pare-soleil. Avec le pare-soleil fourni, le phénomène reste bien contrôlé. Nous n’avons pas observé de ghosting prononcé dans nos scènes de test.
Pour aller plus loin sur les techniques de paysage, notre guide de la photographie basse lumière détaille les méthodes de compensation.
Architecture et intérieur : distorsion, lignes et facilité de correction
À 16 mm, la distorsion en barillet est présente mais modérée pour un ultra-grand-angle. Elle se corrige facilement dans Lightroom avec le profil intégré. À 24-35 mm, la distorsion devient négligeable.
En intérieur (Airbnb, musées, appartements), le 16 mm permet de capturer des pièces entières, mais attention aux verticales convergentes si vous ne corrigez pas la perspective. Pour comprendre comment lire un diagramme MTF et évaluer la netteté annoncée vs réelle, consultez notre guide dédié.
Verdict terrain vs constructeur
Voyage : confort, équilibre et réactivité
Avec environ 500 g sur la balance, le 16-35 f/4 reste raisonnable pour un objectif pro tropicalisé. Sur un Lumix S5 II, l’équilibre est bon ; sur un S1 plus lourd, l’ensemble reste maniable pour une journée de marche.
L’autofocus se montre réactif et silencieux, adapté à la photo de rue spontanée. La bague de zoom est fluide, sans jeu. Le focus clutch permet de passer rapidement en MF pour l’hyperfocale sans quitter le viseur.
Le focus breathing se voit-il en vlog ou documentaire ?
Panasonic annonce un « mécanisme de suppression du focus breathing » sur ce modèle. Sur le terrain, nous avons constaté que le breathing est effectivement contenu : sur un rack focus de l’infini à 50 cm environ, le cadrage varie légèrement — visible si on cherche, mais acceptable pour la plupart des usages documentaires ou vlog.
Pour du cinéma exigeant où le breathing doit être invisible, des objectifs dédiés vidéo (série Cine) seront plus appropriés. Pour comprendre la technique du rack focus et son utilisation créative, consultez notre article.
Ce que cet objectif permet de faire que d’autres compliquent
Au-delà des specs, voici les cas d’usage où ce 16-35 f/4 simplifie vraiment la vie.
Pose longue avec filtres 77 mm
Le filetage frontal 77 mm permet d’utiliser des filtres standards sans système porte-filtre encombrant. Pour une pose longue en paysage :
- Montez un filtre ND (fixe ou variable) directement sur l’objectif.
- Ajoutez éventuellement un polarisant slim (attention à l’empilement qui peut vignetter à 16 mm).
- Gardez le pare-soleil : il protège aussi contre les reflets latéraux.
Par rapport aux ultra-grand-angles à lentille frontale bombée (type 14-24 f/2.8), c’est un avantage pratique majeur en voyage.
Hyperfocale et paysage : le focus clutch en action
Pour le paysage avec profondeur de champ maximale :
- Tirez la bague de mise au point vers vous (mode MF avec échelle).
- Positionnez la bague sur la distance d’hyperfocale (environ 2-3 m à f/8 en 16 mm).
- Déclenchez sans vous soucier de l’AF.
C’est plus rapide et plus fiable que de chercher un réglage MF dans les menus ou d’espérer que l’AF trouve le bon point.
Vidéo gimbal : transitions et breathing maîtrisés
Pour la vidéo documentaire au gimbal :
- L’ouverture f/4 constante évite les variations d’exposition en zoomant.
- Le contrôle d’ouverture par micro-pas (annoncé par Panasonic) permet des transitions fluides.
- Le focus clutch permet de passer en MF pour des transitions de focus précises sans « chasse » de l’AF.
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait. Voici les compromis à accepter.
Le f/4 dans les cas limites : soir, intérieur, astro
En intérieur faiblement éclairé, le f/4 oblige à monter en ISO plus qu’avec un f/2.8. Sur un Lumix S5 II, les ISO 3200-6400 restent exploitables pour du web et des tirages modérés, mais vous perdez en marge de manœuvre. Pour comprendre l’impact du bruit en photographie et comment le gérer, consultez notre guide.
Pour l’astrophoto, le f/4 est un handicap réel : vous captez moins de lumière qu’un f/2.8, ce qui impose des temps de pose plus longs (risque de filé d’étoiles) ou des ISO plus élevés. Si l’astro est votre priorité, orientez-vous vers le Sigma 16-28mm f/2.8 ou une focale fixe grand-angle lumineuse.
Notre guide du triangle d’exposition montre comment gagner 1-2 stops sans changer d’objectif (IBIS, technique, ISO). Et pour comprendre la différence entre stabilisation OIS et IBIS, consultez notre comparatif — important car ce 16-35 n’a pas d’OIS intégré.
16 mm vs 14 mm : quand ça fait vraiment une différence
Si vous photographiez régulièrement des intérieurs très exigus (petites pièces, couloirs étroits), passer de 16 à 14 mm fait une différence visible sur le champ capturé. Le Lumix S 14-28mm mérite alors considération, même s’il a une ouverture variable.
Quel vignettage réel avec un polarisant + ND empilés ?
Nous avons testé l’empilement polarisant slim + ND variable à 16 mm. Résultat : un léger vignettage mécanique apparaît dans les coins extrêmes avec des bagues de filtre standard. Solution : utiliser des filtres « ultra slim » ou accepter un léger recadrage en post.
Pas de stabilisation optique (OIS)
Contrairement au 70-200 f/4 de la même gamme, ce 16-35 n’intègre pas de stabilisation optique. Vous dépendez entièrement de l’IBIS du boîtier. Sur les Lumix S5 II et S1, c’est généralement suffisant pour les focales grand-angle, mais c’est un point à noter si vous venez d’un système avec OIS dans l’objectif.
Contrôles qualité en 5 minutes après réception
Voici une méthode rapide pour vérifier que votre exemplaire est conforme avant de le garder définitivement.
Checklist de réception
- Coins homogènes : photographiez une façade texturée à 16 mm, f/5.6. Critère : coins nets à 100 %, pas de flou asymétrique (signe de décentrement).
- Flare acceptable : soleil dans le cadre à 16 mm, avec et sans pare-soleil. Critère : pas de traînées colorées envahissantes.
- Distorsion corrigeable : façade avec lignes droites, correction ON/OFF dans Lightroom. Critère : lignes redressées sans artefacts.
- AF silencieux : filmez une courte séquence avec audio interne. Critère : pas de bruit de moteur audible.
- Focus clutch fonctionnel : tirez la bague, vérifiez le passage AF/MF fluide et l’échelle de distance lisible.
Comparatif rapide : Lumix S PRO 16-35 f/4 vs concurrents L-mount
Plutôt que de lister des specs, concentrons-nous sur qui devrait choisir quoi selon son usage réel.
| Objectif | Pour qui | Ce que ça change | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f/4 | Paysage/archi/voyage « pro », filtres simples, focus clutch | f/4 constant, cohérence série Pro, tropicalisation, clutch | 1 147,04 € |
| Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN (L) | Basse lumière, astro, priorité ouverture | f/2.8 (+1 stop), plage plus courte (pas de 35 mm) | 899,00 € |
| Panasonic Lumix S 14-28mm f/4-5.6 | Ultra-grand-angle compact, voyage léger, intérieurs | 14 mm utile en intérieur exigu, plus compact, ouverture variable | 624,99 € |
Lumix S PRO 16-35mm f/4
Le choix « couteau suisse pro » : polyvalent, robuste, compatible filtres, focus clutch pour hyperfocale et vidéo. Idéal si vous voulez un seul zoom grand-angle fiable sans compromis sur la construction.
Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN
Le choix « basse lumière » : un stop de plus pour l’astro, les intérieurs sombres, ou si vous refusez de monter en ISO. Plage plus courte (pas de 35 mm), pas de focus clutch, mais ouverture f/2.8 constante.
Si vous hésitez avec un ultra-grand-angle plus compact, notre test du Lumix S 14-28mm aide à trancher selon l’usage. Et si votre budget est plus serré, le zoom kit 20-60mm reste une option polyvalente pour débuter, même s’il ne descend pas à 16 mm.
Prix et disponibilité
Le Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f/4 se positionne dans la gamme « pro » de Panasonic, avec un tarif en conséquence.
Quelques repères utiles avant achat :
- Neuf vs occasion : sur le marché de l’occasion, ce modèle se trouve parfois 20-30 % moins cher. Vérifiez l’état des joints (tropicalisation), la fluidité des bagues et le fonctionnement du focus clutch.
- Garantie : en neuf, la garantie Panasonic France couvre généralement 2 ans. En occasion, négociez une facture pour un éventuel SAV.
- Retours : si vous achetez en ligne, vérifiez la politique de retour pour pouvoir tester l’objectif sur votre boîtier avant validation définitive.
FAQ: Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f4
Verdict final et prochaine étape
Le Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f/4 est un zoom grand-angle solide, cohérent et polyvalent pour les photographes L-mount qui veulent un objectif « pro » fiable en paysage, architecture et voyage. Sa construction tropicalisée, son ouverture f/4 constante, sa compatibilité filtres et surtout son focus clutch en font un compagnon logique pour les Lumix S5 II, S1 ou S1R.
Ses limites sont assumées : le f/4 n’est pas idéal en très basse lumière ou en astro, le 16 mm n’est pas un vrai ultra-grand-angle pour les intérieurs exigus, et l’absence d’OIS vous rend dépendant de l’IBIS du boîtier. Si ces cas représentent votre usage principal, regardez plutôt le Sigma 16-28mm f/2.8 (basse lumière) ou le Lumix S 14-28mm (ultra-grand-angle compact).
Prochaine étape : si vous recevez ce 16-35 f/4, faites immédiatement vos contrôles qualité (coins, flare, clutch, AF) avec la checklist ci-dessus. Vérifiez les résultats sur écran calibré avant de valider définitivement. C’est la meilleure façon de confirmer que l’exemplaire reçu correspond à vos attentes.
Avantages
- Plage 16-35 mm polyvalente pour paysage, archi et voyage
- Focus clutch pour hyperfocale et passage AF/MF instantané
- Ouverture f/4 constante (cohérence photo/vidéo)
- Filetage 77 mm compatible filtres standards
- Construction « Pro » tropicalisée et robuste
- AF linéaire silencieux avec suppression du breathing
- Rendu homogène sur toute la plage focale (surtout à f/5.6+)
Inconvénients
- f/4 limitant en très basse lumière et astrophoto
- 16 mm pas suffisant pour les intérieurs vraiment exigus
- Pas de stabilisation optique (OIS) — dépend de l’IBIS boîtier
- Distorsion à 16 mm nécessite correction logicielle
- Tarif « pro » plus élevé que les alternatives
- Poids conséquent pour un kit voyage minimaliste

